Publications
Mathieu Carpentier, « Le juge administratif et le juge constitutionnel face à l’exécution provisoire des peines d’inéligibilité », Revue française de droit administratif (RFDA), 2026, n°01, p. 147
Mathieu Carpentier, « Against Legal Facts », Canadian Journal of Law and Jurisprudence, 2026, pp. 1-37
Charles-André Dubreuil, Grégory Kalfleche, « Chronique de droit des contrats des personnes publiques (septembre 2025 à janvier 2026) », Lexbase Public, 2026, n°78137853
Eric Naim-Gesbert, Éric Naim-Gesbert, « Les 40 ans de la loi Littoral. Rubrique Questions à, interview par Y. Le Foll », Lexbase Public, 2026, n°781, pp. 61-62
Julia Schmitz, « Rétention administrative et liberté individuelle », Actualité juridique Droit administratif, 2026, n°03, p. 161
Philippe Zavoli, Grégory Kalfleche, « Droit de l'urbanisme et cadre de vie », Revue juridique de l'environnement, 2026
Eric Naim-Gesbert, Éric Naim-Gesbert, « La loi littoral a 40 ans, et il est temps de la moderniser », Journal Le Monde, 2025
Jean-Baptiste Guyonnet, « Environnement et intelligence artificielle : AI for Green plutôt que Green AI ? », Revue de droit immobilier. Urbanisme - construction, 2025, n°12, p. 552
Xavier Bioy, « La théorie de l'institution a cent ans ! », Actualité juridique Droit administratif, 2025, n°44, p. 2293
Mathieu Carpentier, « Les ordonnances budgétaires et sociales », Actualité juridique Droit administratif, 2025, n°42, p. 2185
Aurore Gaillet, « La communication du Bundesverfassungsgericht allemand », Revue française de droit constitutionnel (RFDC), 2025, n°144, pp. 1023-1035
Aurore Gaillet, Claus Dieter Classen, « La culture allemande du compromis . À propos d’une référence récurrente dans le débat français », Jus Politicum : Revue de droit politique, 2025
Xavier Bioy, « L'unité du régime de la liberté d'enseignement », Actualité juridique Droit administratif, 2025, n°34, p. 1765
Aurore Gaillet, « Juges constitutionnels en Allemagne : un processus de nomination sous tension », Le Club des juristes, 2025
https://www.leclubdesjuristes.com/international/juges-constitutionnels-en-allemagne-un-processus-de-nomination-sous-tension-12256/
Aurore Gaillet, « Chronique de droit public des États européens – Allemagne », Revue du droit public et de la science politique en France et à l'étranger, 2025, n°3, pp. 138-145
Isabelle Poirot-Mazères, « Vers un nouveau partage de compétences entre professionnels de santé ? », Revue de droit sanitaire et social (RDSS), 2025, n°4, pp. 632-651
Isabelle Poirot-Mazères, « Le droit disciplinaire des professions de santé », Revue de droit sanitaire et social (RDSS), 2025, p. 5
Xavier Bioy, « Encadrer la disponibilité de l'état civil », Actualité juridique Droit administratif, 2025, n°25, p. 1290
Pierre Blanquet, « L'effet relatif des conventions : le juge administratif gardien du temple », Revue française de droit administratif, 2025, n°03, p. 437
Morgan Schmiederer, « La prohibition des libéralités publiques », Revue française de droit administratif, 2025, n°03, p. 447
Hiam Mouannès, « D'une histoire douloureuse vers un droit universaliste de protection de l'autonomie de l'individu, de l'unité du peuple et des intérêts fondamentaux de la Nation », Politeia , 2025, n°47, pp. 285-293
Cent-dix-sept années nous séparent de la loi du 9 décembre 1905 mais les débats, les inquiétudes, les incompréhensions, les doutes et même les attaques contre le principe qu’elle sous-tend persistent … comme si l’encre versée en vue de son parachèvement n’a pas encore séché … Débats, inquiétudes, incompréhensions et doutes sur ce qu’elle dit précisément pour aujourd’hui, sur ce qu’elle pose comme principes et remparts intangibles, sur ce qu’elle prohibe fermement et surtout sur ce qu’elle protège évidemment. Parce que précisément le principe de laïcité est le fondement de la liberté mais aussi de la citoyenneté et de la République (pas uniquement en tant que « res publicae ») ; et parce que la solidité de ces trois piliers tient à la solidité du principe de laïcité, tout comme, inversement, la rupture de ce dernier entraîne une déstabilisation de l’édifice tout entier et avec lui les libertés, dont la liberté de culte. Pour le mettre en perspective, le principe de laïcité doit donc, en France, être positionné à l’intersection de trois piliers cardinaux : la liberté, la citoyenneté et ce qui les fonde historiquement et les incarne : la République. Ces trois piliers, intimement imbriqués et l’un confortant les deux autres, permettent en cela même à chacun et à la communauté nationale de s’épanouir, de se projeter, de construire et de se développer. C’est pour cela que le principe de laïcité est inhérent à l’identité constitutionnelle de la France ; et c’est pourquoi la laïcité ne peut se voir attribuée un qualificatif définitionnel (calme, absolutisée, positive, négative, ouverte, fermée, inclusive, exclusive, laxiste, punitive (ou coercitive), accommodante ou gallicane). Elle ne peut non plus être érigée en « religion » ni en « idéal à atteindre », car elle n’est ni de l’ordre du spirituel ni de l’ordre d’une vertu vers laquelle une personne pourrait souhaiter tendre, tout simplement parce que la laïcité est un principe, un principe d’organisation de l’Etat et plus précisément un instrument juridique de garantie et de protection des libertés, de toutes les libertés, « même religieuses », pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. C’est d’ailleurs à ce titre que la loi du 9 décembre 1905 pose le principe de laïcité (sans en prononcer le mot) en condition substantielle de la liberté de conscience qui est une liberté absolue impliquant pour chaque membre de la société la liberté de croire ou de ne pas (ou de ne plus) croire, d’avoir ou de refuser d’avoir une religion (cultuelle, philosophique, idéologique ou politique), d’être sceptique à l’égard des religions, d’être athée, indifférent ou agnostique (pour reprendre les termes de la CEDH dans son arrêt Kokkinakis c/ Grèce de 1993). Si cependant le principe de laïcité fait l’objet de tellement de polémiques, de lectures, d’interprétations, de controverses voire d’affronts, c’est en raison de sa problématisation (délibérée, intéressée ou par méconnaissance). Chacun selon sa conception des libertés, selon ses intérêts électoralistes, ou encore selon son positionnement idéologique en faveur ou en défaveur de telle ou telle opinion politique ou cultuelle, l’adjective pour le glorifier ou l’accuser des maux les plus incongrus. L’objet de cette contribution est de démontrer la simplicité et la limpidité du principe de laïcité sous le prisme du douloureux cheminement de la France vers une conception universaliste des droits de l’homme, seule à même de protéger chacun et tous du repli communautaire et/ou identitaire, de l’entrisme religieux radical, de l’emprise du religieux sur les pensées et les comportements, de la haine raciale et de l’alimentation de toutes sortes d’idéologies identitaristes, racialistes et/ou essentialisantes.
Sophie Théron, « Encore une censure partielle de la loi relative à l'isolement et la contention », Actualité juridique Droit administratif, 2025, n°19, p. 986
Charles-André Dubreuil, Grégory Kalfleche, « Chronique de droit des contrats des personnes publiques (décembre 2024 -mars 2025) », Lexbase Public, 2025, n°77321693
Pierre Blanquet, « L’européanisation du droit administratif des investissements étrangers en France : un reflet des ambitions stratégiques de l’Union », Revue française de droit administratif (RFDA), 2025, n°02, p. 288
L’illusion d’une mondialisation heureuse s’est dissipée, cédant la place à une mondialisation aux accents bien plus belliqueux. L’Union européenne, jadis taxée de naïveté, s’arme désormais d’instruments géo-économiques pour faire face aux assauts d’intérêts étrangers. Ce qui était naguère perçu par les institutions européennes comme une entorse à la libre circulation – la police administrative des investissements étrangers – devient aujourd’hui un rempart stratégique. L’ombre du principe de subsidiarité plane sur ces dispositifs, offrant à la Commission l’opportunité d’étendre son contrôle. L’étude du droit français, pris dans ce mouvement d’européanisation, révèle une tension entre la défense de la souveraineté nationale et la quête d’une intégration européenne toujours plus profonde portée par un discours lui aussi fondé sur l’idée d’une souveraineté menacée, mais cette fois à l’échelle de l’Europe.
Eric Naim-Gesbert, Éric Naim-Gesbert, « Face à l'insécurité environnementale, le principe de non-régression », Revue juridique de l'environnement, 2025, n°1, pp. 5-10
Que peut le principe de non-régression à l'épreuve de l'insécurité environnementale ? Cette étude montre les enjeux et les défis de ce principe juridique comme partie constitutive du droit général de l'environnement
Xavier Bioy, « Le principe de dignité et le Conseil constitutionnel », Actualité juridique Droit administratif, 2025, n°07, p. 347
Mathieu Carpentier, « Ce qu'aurait (peut-être) dit le Conseil constitutionnel de la loi spéciale », Actualité juridique. Droit administratif (AJDA), 2025, n°42025, pp. 171-178
Aurore Gaillet, Dieter Grimm, « Allemagne, une réforme constitutionnelle dictée par le contexte politique », Le Club des juristes, 2025
Mathieu Carpentier, « Le contentieux des ordonnances de l’article 38 : vers la stabilisation », Revue française de droit constitutionnel (RFDC), 2025, n°142, pp. 469-485
Hiam Mouannès, « Comment le Liban se trouve au cœur d'une guerre qui ne le concerne pas. », Politeia , 2025, n°47, pp. 69-80
La réponse est liée d’une part au « front de soutien » que le bras militaire du régime des mollah au Liban, le hezbollah, a déclenché dès le 8 octobre 2023 contre Israël depuis le territoire libanais, et d’autre part aux conséquences tragiques pour le Liban frappé dans sa sécurité, son identité, sa spécificité et en tant qu’État souverain. Le Liban subit les guerres des autres sur son territoire ; mais le Liban est aussi victime de ses propres démons, de ses faiblesses et de la défaillance de ses Institutions étatiques. Le Liban est une République parlementaire. Son territoire est d’une superficie de 10452 km², avec une population d’environ 4 millions d’habitants (et environ 20 millions dans la diaspora). Il partage ses frontières avec la Syrie au Nord et à l’Est sur 376 km, avec Israël au Sud sur 79 km et la Méditerranée à l’Ouest sur 220 km de côtes. Pour appréhender la question posée en titre, une présentation lapidaire et chronologique du Liban et de certains évènements permet de comprendre : 1/ pourquoi le Liban s’est trouvé, institutionnellement et jusqu’au 9 janvier 2025, dans un statu quo de « non-État » ; 2/ et pourquoi, par la force des choses, il s’est trouvé et se trouve encore pris en étau dans la guerre entre Israël et le régime iranien ? 3/ les solutions susceptibles de mettre définitivement fin à ce conflit … sachant qu’en fond de tableau, nul ne doute du perpétuel rôle « sacrificiel » du Liban. Historiquement, le Liban est ancré dans l’Histoire de l’Humanité. Il est plurimillénaire et 71 fois cité dans la Bible où il y est décrit comme « la terre du lait et du miel » ; Terre d’asile, terre de culture et « Mère des lois » (avec sa célèbre École de droit de Berytus dont la première source écrite remonterait à 239 et dans laquelle, sous le règne de l’empereur Justinien (527-565) la loi romaine fut enseigné et interprétée en latin et en grec. C’est dans ce sens que le 1er mai 1984, le Pape Saint Jean-Paul II disait : « Le Liban « constitue une valeur de civilisation précieuse : que l’on songe à ce que l’humanité tout entière lui doit depuis la lointaine époque des Phéniciens, sans oublier la rencontre des religions, le dialogue culturel Orient-Occident et les initiatives économiques ». « La liberté, la compréhension, l’hospitalité et l’ouverture d’esprit ont été les valeurs sur lesquelles reposait le Liban d’hier. Elles sont à la base du Liban de demain. Une société animée par l’idéal démocratique et pluraliste est un patrimoine précieux que personne ne peut se résoudre à voir disparaître ».
Eric Naim-Gesbert, Éric Naim-Gesbert, « Le steak végétal en procès. Par-delà le mot et la chose, nommer est-ce penser ? », Revue juridique de l'environnement (RJE), 2025, n°22025, pp. 249-254
Un steak peut-il être végétal ? Question nominaliste, à la confluence du droit de la santé et des droits du consommateur. L'étude analyse le raisonnement juridique de la CJUE, et pousse jusqu'à la philosophie du langage.
Eric Naim-Gesbert, Éric Naim-Gesbert, « De la pénalisation des déviances climatiques.Note sur Le droit pénal face au changement climatique, J. Lagoutte et R. Ollard (dir.), Lefevre Dalloz, 2005 »: Note sur Le droit pénal face au changement climatique, J. Lagoutte et R. Ollard (dir.), Lefebvre Dalloz, 2005, Revue juridique de l'environnement, 2025, n°3
Aurore Gaillet, Claus Dieter Classen, « Droit constitutionnel allemand. Quelques étapes marquantes de l’année 2024 », Revue Française de Droit Constitutionnel (RFDC), 2025, n°142, pp. 561-581
Eric Naim-Gesbert, Éric Naim-Gesbert, « Un droit du paysage qui sort de la nuit », Revue juridique de l'environnement, 2025, n°4
Pierre Esplugas-Labatut, Hélène Pauliat, Gilles Guglielmi, « Faut-il constitutionnaliser les services publics ? (à propos d’une proposition de loi constitutionnelle instaurant une Charte des services publics ) », La Semaine juridique - Administrations et collectivités territoriales, 2024, n°5152, pp. 37-40
Serait-il utile d’insérer dans la Constitution des dispositions consacrant les services publics ? Une telle question semble appeler une réponse positive sur le principe au regard du fait que les services publics constituent une valeur ou un symbole fondamental de la République auquel le constituant peut être légitimement attaché. Toutefois, si le principe d’une reconnaissance constitutionnelle peut être acté, se pose alors la question de la forme d’une telle consécration. Une proposition de loi constitutionnelle récente voulait insérer dans le texte fondamental une Charte à l’image de ce qui existe pour l’environnement ; cette option ne paraît pas pertinente compte tenu de l’instrumentalisation politique dans ce texte de la notion et, par ailleurs, de la complexité de celle-ci ainsi que de la gestion et du régime juridique des services publics.
Pierre Blanquet, « Quand l'Etat contourne sa propre police, quels maux de tête ! », Actualité juridique Droit administratif, 2024, n°43, p. 2289
Pierre Blanquet, « Tribune : Quand l’État contourne sa propre police, quels maux de tête ! À propos du rachat d’une filiale de Sanofi par un fonds américain », Actualité juridique. Droit administratif, 2024, n°43, p. 2289
Pierre Esplugas-Labatut, « L’interdiction de la grève à certaines périodes est-elle constitutionnelle ? », Blog Le Club des juristes, 2024
Des propositions de lois ont émergé, sur le modèle italien, pour interdire la grève dans les transports à certaines périodes de l'année correspondant à des vacances scolaires ou jours fériés. On sait que le Conseil constitutionnel exige une juste conciliation entre le droit fondamental de grève et le principe constitutionnel de continuité du service public. Il n'est ainsi pas certain qu'une interdiction franche, et non une simple limitation, même cantonnée à certaines périodes, réponde à cette juste conciliation.
Stéphane Mouton, Sophie Paricard, « Les enjeux juridiques soulevés par la constitutionnalisation de l'IVG », Recueil Dalloz, 2024, n°40, p. 1966
Isabelle Poirot-Mazères, « Les professionnels de santé en 2024 », RDSS. Revue de droit sanitaire et social, 2024, p. 5
Aurore Gaillet, Maximilian Gerhold, « Chronique constitutionnelle étrangère – La jurisprudence constitutionnelle allemande en 2023 », Revue du droit public et de la science politique en France et à l'étranger (RDP), 2024, n°3, pp. 141-148
Aurore Gaillet, Claus Dieter Classen, « Droit constitutionnel allemand. Quelques étapes marquantes de l’année 2023 », Revue française de droit constitutionnel (RFDC), 2024, n°139, pp. 813-831
Emilie Debaets, Émilie Debaets, Nathalie Jacquinot, « Droit constitutionnel », Recueil Dalloz, 2024, n°25, p. 1250
Jean-Gabriel Sorbara, Nicolas Binctin, Norbert Foulquier, Grégory Kalfleche, « Droit public des propriétés intellectuelles [Chronique] », Propriétés intellectuelles, 2024, n°92
