Institut d'Histoire du Droit Jean Gaudemet

#IHD UMR 7184
Unité mixte de recherche Paris (75) ScanR IdRef Site web

L’Institut d’Histoire du Droit (UMR 7184) a pour domaine de recherche tout le champ chronologique de l’histoire juridique et institutionnelle depuis l’Antiquité.

L’IHD est né en 2001 du regroupement des trois équipes de recherche qui existaient alors à l’Université de Paris II dans le domaine de l’histoire du droit.

L’IHD est composé d’enseignants-chercheurs universitaires et de chercheurs CNRS, d’ingénieurs et techniciens du CNRS, ainsi que du personnel administratif de l’Université.

L’équipe contribue à l’encadrement des étudiants ayant un contrat doctoral et des attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER) ainsi que de l’ensemble des doctorants et post-doctorants en Histoire du Droit de l’Université de Paris II.

Actualités

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Axes de recherche

  • Forme du gouvernement, nature du droit et droit commun
      Droits de l’homme et libertés fondamentales ; Procédure et systèmes judiciaires ; Jus commune
  • Actes juridiques
      Notion d’acte juridique, formation et forme de l’acte ; Actes entre vifs ; Actes à cause de mort
  • Éditions critiques et histoire des sources
      Constitutions impériales de l’époque sévérienne ; Institutes de Justinien ; Collectio canonum et Epistola XIV d’Abbon de Fleury ; De Asse de Guillaume Budé ; Les loix civiles dans leur ordre naturel de Jean Domat

Direction

Localisation

4, rue Valette
75005 Paris

Enseignants-chercheurs

Publications

  • Articles

    Luigi-Alberto Sanchi, « Salomon et la petite étincelle »: Guillaume Budé, lecteur de la Sagesse, Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, Librairie Droz, 2025, n°2   

    François Waquet, « Suicide, taedium uitae et droit romain sous le Principat », Criminocorpus, revue hypermédia. Histoire de la justice, des crimes et des peines, Criminocorpus , 2025 

    François Waquet, « Chronique : Le imposte a Roma fra città e impero : storia, economia ediritto (III sec. a.C.-III d.C.), XVI Collegio di Diritto Romano, Pavie, 8-26 janv. 2024 », Revue historique de droit français et étranger, Sirey - Dalloz , 2025 

  • Ouvrages

    Anthony Mergey, Arnault Skornicki (dir.), The Age of Du Pont de Nemours. Politics, law and physiocracy in the Ancien Régime to the American republic: politics, law and physiocracy in the Ancien Régime to the American Republic, Liverpool University Press, 2025, Oxford University studies in the Enlightenment, 425 p.  

    Luigi-Alberto Sanchi, François Bougard, Dario Mantovani (dir.), Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : éditer les textes anciens comment et pour quel public ?, Institut de recherche et d'histoire des textes, 2025, Bibliothèque d’Histoire des Textes  

    La philologie est au cœur d’un triangle, formé par l’auteur, le texte et le public. Cette relation à trois implique également le facteur du temps, celui rempli par la transmission du texte, qui sépare l’auteur du lecteur. Or la mission de la philologie est d’affronter les effets du temps. D’une part, elle doit en réduire, presque effacer les effets, en rapprochant le texte de l’état original dans lequel l’auteur l’avait conçu, en éliminant les erreurs accumulées au fil des siècles. D’autre part, il lui incombe de réactiver le temps, en plaçant le lecteur en condition de comprendre le texte dans le contexte où il a été conçu. Elle a en outre la tâche de rendre le texte présent, à le faire vivre encore, à travers l’œuvre de traduction. Soit autant d’enjeux qui nourrissent les contributions du volume, issues d’un colloque tenu au Collège de France les 5 et 6 octobre 2023. Le premier volet, « Voies de la philologie classique », analyse les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d’évoquer ses figures marquantes, ses périodisations, ses concepts, ses modèles. Le second volet, « Voix de la philologie classique », donne la parole à plusieurs représentants de l’édition des œuvres classiques et des études d’histoire de la philologie. Certains se penchent sur les tendances actuelles de l’art d’éditer, traduire et commenter les textes anciens. D’autres retracent le parcours de plusieurs revues et collections éclairant l’histoire de ce domaine scientifique.

    Luigi-Alberto Sanchi, Romain Menini, L’Antiquité selon Guillaume Budé: À l'école d'un humaniste érudit, Les Belles Lettres, 2025, Essais, 245 p.  

    Parmi les géants de son temps, Guillaume Budé tient une place à part. Il est assurément le plus singulier des lettrés français de la première Renaissance. Contemporain d'Érasme et de Thomas More, il posa comme nul autre avant lui - mais aussi après lui, peut-être - la question des humanités en France, ainsi que les bases d'une réflexion nationale en la matière. Parallèlement à son rôle dans la politique culturelle du royaume, ses ouvrages montraient la voie encyclopédique d'études qui n'entendaient laisser de côté aucun domaine de la connaissance antiquaire : philologie du Digeste, patristique, lexicologie du grec ancien, érudition numismatique, histoire économique. Autant de domaines qui, de nos jours, n'apparaissent plus guère dans un cursus de lettres classiques, voire d'histoire ancienne. Or les recherches savantes auxquelles Budé s'adonna tout au long de sa vie ne sauraient être comprises, dans leur portée et dans leur signification, qu'en étant replacées dans le contexte qui fut le leur. Sans cet effort historique - lequel était déjà au fondement de la démarche même de Budé face à l'Antiquité -, nous risquons de nous heurter à un monde incompréhensible. Ainsi sonnait déjà la leçon des écrivains de la « Renaissance » : c'est en tentant de comprendre de l'intérieur les civilisations révolues, dans toute la diversité de leurs préoccupations - et quitte à mesurer ce qui nous en sépare -, que nous en pourrons tirer les enseignements les plus utiles à notre temps

    Xavier Prévost, Luigi-Alberto Sanchi (dir.), Introduction à l’humanisme juridique. Auteurs, œuvres, idées, formes, destinées: auteurs, œuvres, idées, formes, destinées, Droz, 2025, Cahiers d'Humanisme et Renaissance, 593 p.  

    Sur l’écran d’accueil : «Dans l’Europe de la Renaissance, les humanistes ont investi le domaine du droit, notamment les textes romains compilés sous Justinien, et les juristes ont intégré à leur savoir le renouveau encyclopédique des lettres. Ce mouvement convergent a donné lieu à un phénomène culturel multiforme, l’humanisme juridique, qui a transformé tant la science du droit moderne que la connaissance de l’Antiquité. Les noms de Lorenzo Valla, Guillaume Budé, André Alciat, Jacques Cujas, Jean Bodin ou encore Johannes Althusius illustrent l’apport de ce courant intellectuel ; d’autres, comme Pétrarque, Érasme, Thomas More, Luther, Calvin, Machiavel ou Montaigne, y sont pour partie associés. Les contributions ici présentes entendent offrir à un large public une synthèse méthodique pour s’initier aux rapports entre droit et humanisme à travers les figures et les œuvres de ce mouvement, en questionnant ses enjeux grâce à l’ensemble des savoirs et des formes d’expression mobilisés, ainsi que sa réception jusqu’à nos jours.»