Anne-Sophie Condette-Marcant

Maître de conférences
Histoire du droit et des institutions.
Université Paris Panthéon-Assas

Institut d'Histoire du Droit Jean Gaudemet
  • THESE

    Le droit des travaux publics dans la généralité d'Amiens au XVIIIe siècle, soutenue en 1997 à Paris 2 sous la direction de Albert Rigaudière 

  • Anne-Sophie Condette-Marcant, Jean-Paul Andrieux, Céline Combette, Dominique Thirion (dir.), La chair: perspectives croisées, Mare & Martin, 2018, Libre Droit, 357 p.  

    La 4e de couv. indique : "La chair renvoie ontologiquement à l'origine et à la finitude de l'homme. C'est un sujet encore largement méconnu, alors que le "corps", qui a pour finalité la mise en relation avec l'autre et le monde, a été amplement traité. Comment, de l'Antiquité à nos jours, l'homme a-t-il rendu des représentations symboliques véhiculées par la chair ? Celles-ci traduisent-elles une universalité de la conception de l'existence charnelle, ou au contraire ces représentations sont-elles d'abord culturelles ? Le champ d'investigation relatif à la chair se décline presque à l'infini. De l'autel du sacrifice à la table du repas en passant par l'étal du boucher, de la flétrissure de la chair du condamné à l'impassibilité de la chair des saints, de l'incarnation à l'union charnelle, de la chair magnifiée par l'art à la chair fragile mise au tombeau : autant de perspectives croisées susceptibles d'éclairer une anthropologie juridique de la chair."

    Anne-Sophie Condette-Marcant, Bâtir une généralité: le droit des travaux publics dans la généralité d'Amiens au XVIIIe siècle, Institut de la gestion publique et du développement économique, Comité pour l'histoire économique et financière de la France et OpenEdition, 2014, Histoire économique et financière de la France. Série Études générales, 661 p.    

    La généralité d'Amiens participe au vaste mouvement d'embellissement des villes du siècle des Lumières. Sans pouvoir égaler le faste de la capitale, les Picards se consacrent à la construction, aux réparations et à l'entretien d'édifices publics : l'hôtel de l'intendance, le théâtre et les fontaines publiques. En creusant des canaux, en traçant de nouvelles routes, ils s'ouvrent vers d'autres provinces, vers d'autres pays afin de participer à ce qu'ils qualifient déjà, en 1766, de « marché commun de l'Europe ». Cette grande politique de travaux publics ne va pas sans débats politiques et juridiques. Comment bâtir la généralité d'Amiens sur des fondements institutionnels qui permettent une collaboration féconde entre les autorités locales et le pouvoir royal ? Comment faire sa place a l'administration sans nier les intérêts privés ? Les notions d'administration publique, d'utilité publique, d'adjudication, d'expropriation ou encore de contentieux administratif sont autant d'éléments qui contribuent à donner corps à un droit public toujours plus élaboré, que l'on découvre, grâce à Anne-Sophie Condette-Marcant, déjà très proche de la réglementation des XIXe et XXe siècles. Ainsi, au-delà du développement d'une province qui combat pour son identité picarde, pour l'autonomie de son gouvernement local, apparait un droit administratif dont le droit des travaux publics est sans conteste la pierre angulaire.

  • Anne-Sophie Condette-Marcant, « Les intendants de province et le marché des grains : considérations adressées à l'abbé Terray », Concurrence et marchés. Droits et institutions du Moyen Âge à nos jours., sous la direction de Patrick Fridenson, François Monnier, Albert Rigaudière, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 2023, pp. 39-79 

  • Anne-Sophie Condette-Marcant, « Ce droit qui n’était pas (encore) administratif », le 15 septembre 2022  

    Organisé par le CEPRISCA, Université d'Amiens, sous la direction scientifique de Cédric Glineur, professeur d'histoire du droit.

    Anne-Sophie Condette-Marcant, « L’État en scènes. Théâtres, opéras, salles de spectacles du XVIe au XIXe siècle », le 14 juin 2017  

    Organisé par : Robert Carvais, Directeur de recherche, CNRS, Paris-Ouest-Nanterre-La Défense ; Cédric Glineur, Prof. d’histoire du droit, Céline Husson-Rochcongar, MCF droit public et Sophie Sedillot, MCF histoire du droit, Univ. Picardie Jules Verne

    Anne-Sophie Condette-Marcant, « Le financement des infrastructures de transport », le 23 juin 2016 

    Anne-Sophie Condette-Marcant, « Centre et périphérie », le 02 décembre 2015 

    Anne-Sophie Condette-Marcant, « L’Histoire du droit en France. Nouvelles tendances, nouveaux territoires », le 28 janvier 2013 

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Mégane Delporte, Le droit des travaux d'intérêt public : l'embellissement de Lyon au XVIIIe siècle, thèse soutenue en 2021 à Lyon sous la direction de Philippe Delaigue, membres du jury : Katia Weidenfeld (Rapp.), Anthony Mergey (Rapp.), Guillaume Richard et Catherine Fillon    

    L’étude des travaux d’intérêt public dans la ville de Lyon au XVIIIe siècle permet d’étudier la réalité d’un droit administratif sous la Monarchie absolue, droit généralement considéré comme une construction récente qui coïnciderait avec la jurisprudence du Conseil d’État. Considérer l’inexistence de ce droit, c’est refuser par la même l’idée d’un droit des travaux publics, de contrat et d’une responsabilité propre à l’administration au XVIIIe siècle. Dans la cité rhodanienne et en dépit d’indéniables difficultés financières, le consulat lyonnais cherche à embellir la ville, l’adapter aux exigences de son temps et l’agrandir pour loger une population toujours plus importante. Des particuliers ambitieux se saisissent de ces questions, et soumettent au consulat des projets d’agrandissement à la ville, des propositions pour améliorer l’espace urbain ou encore présenter les réparations devenues nécessaires sur certains édifices publics. Ainsi sont nés les plus fameux quartiers lyonnais : le quartier Saint-Clair de Soufflot, le quartier des Brotteaux de Morand, ou encore le quartier Perrache. Les différents projets menés sur le sol lyonnais, les petits comme les grands, répondent alors à un souci de collaboration entre les institutions. Celle-ci ne saurait toutefois faire oublier que les prévôt des marchands et échevins lyonnais restent les maîtres de cette matière dans la cité et tout particulièrement dans la première moitié du XVIIIe siècle. Ils contribuent davantage que toutes les autres institutions de la cité à l’émergence de ces règles quant à la gestion des travaux d’intérêt public sur le territoire communal.Alors que l’adjudication publique est le mode ordinaire de réalisation des ouvrages publics, le consulat développe un arsenal juridique plus global dont l’ensemble atteste du caractère exorbitant de ce droit. Lié à son entrepreneur par les conditions générales du devis, le pouvoir adjudicateur s’attache à délimiter les droits des entrepreneurs et leurs diverses obligations. Il consacre de la sorte sa position dominante dans cette relation contractuelle et le caractère exorbitant de ces contrats. Ce dernier caractère est encore consacré par la gestion contentieuse qui échappe très largement aux juridictions de droit commun.