Olivier Beaud

Professeur
Droit public.
Université Paris Panthéon-Assas

Institut Michel Villey pour la Culture Juridique et la Philosophie du Droit

Responsabilités administratives et scientifiques :

  • Olivier Beaud, Cécile Guérin-Bargues, Samy Benzina, Les états d'urgence sécuritaire et sanitaire : une étude constitutionnelle, historique et critique, 3e éd., Dalloz, 2024, Droit politique ( Textes fondamentaux ), 300 p.   

    Olivier Beaud, Denis Baranger, Cécile Guérin-Bargues (dir.), Les démocraties face au covid, Éditions Panthéon-Assas, 2023, 288 p. 

    Olivier Beaud, Le Pacte Fédératif: Essai sur la constitution de la Fédération et sur l'Union européenne, Dalloz, 2022, Droit politique ( Textes fondamentaux ), 500 p.   

    Olivier Beaud, Le savoir en danger. Menaces sur la liberté académique: Menaces sur la liberté académique, Presses Universitaires de France et Cairn, 2022, Hors collection  

    À la fois réflexion sur la notion de liberté académique et enquête sur les menaces qui la visent, l'ouvrage examine, d'une part, la signification de cette notion, consubstantielle à l'idée d'université moderne, et d'autre part, deux évènements historiques?? le maccarthysme aux États-Unis et Mai 68 en France — au cours desquels la liberté académique fut malmenée. La seconde partie de l'ouvrage porte sur les menaces actuelles à l'encontre de la liberté académique en évoquant la résurgence des anciennes menaces provenant de divers pouvoirs (politique, administratif et économique) et l'apparition de nouvelles menaces résultant de la lutte contre le terrorisme, de l'utilisation abusive d'internet, ou encore de la promotion des « causes identitaires »

    Olivier Beaud, Florence Benoît-Rohmer, Nicolas Chifflot, Peggy Ducoulombier, Olivier Jouanjan, Fabrice Picod (dir.), Défendre les libertés publiques: mélanges en l'honneur de Patrick Wachsmann, Dalloz, 2021, Études, mélanges, travaux, 485 p.  

    Sur l'écran d'accueil : "Par ses enseignements, le professeur Patrick Wachsmann a profondément marqué, à Nancy et surtout à Strasbourg, des générations d’étudiants, mais il a aussi par ses nombreux écrits acquis une réputation nationale et internationale en offrant à ses lecteurs des idées, des manières de voir nouvelles et une sensibilité critique alliant rigueur et finesse d’analyse. Afin de lui rendre hommage pour la contribution exceptionnelle qu’il a apportée à la doctrine publiciste française et à la promotion des libertés publiques, ce volume de Mélanges a pour thème « Défendre les libertés publiques ». Le manuel que Patrick Wachsmann publie aux Éditions Dalloz est encore l’un des rares à utiliser l’appellation de « libertés publiques », expression à laquelle il tient beaucoup, ne serait-ce que pour dénoncer les insuffisances persistantes du système français de protection des libertés. Les contributions ici réunies émanent de ses collègues, anciens élèves et amis. Par-delà l’hommage rendu à un auteur, un professeur et un maître, elles témoignent de l’actualité d’une œuvre qui, à la croisée des droits européens et du droit interne, tant dans ses dimensions historiques, théoriques que de droit positif, rappelle à tous les juristes la constante vigilance que réclame, contre les maux de notre temps, la défense des libertés. Patrick Wachsmann est professeur à l'Université de Strasbourg."

    Olivier Beaud, Denis Baranger (dir.), L'État de la Constitution 2018-2019: Les billets du blog Jus Politicum, Editions Panthéon-Assas, 2020, 322 p.   

    Olivier Beaud, François Saint-Bonnet (dir.), La citoyenneté comme appartenance au corps politique: [colloque, 9 et 10 mars 2017, à Paris], Éditions Panthéon-Assas, 2020, Colloques, 278 p. 

    Olivier Beaud, Catherine Colliot-Thélène, Catherine Colliot-Thélène, Jean-François Kervégan, Jean-François Kervégan (dir.), Droits subjectifs et citoyenneté, Classiques Garnier Numérique, 2019, Classiques Garnier en ligne ( Bibliothèque de la pensée juridique ), 357 p.   

    Olivier Beaud, La République injuriée: Histoire des offenses au chef de l’État de la IIIe à la Ve République, PUF, 2019, 684 p.    

    "Moi, je ne dis pas Pétain, mais putain !", "Général rebelle, bradeur de l'Empire, paranoïaque à délire intermittent", "Casse-toi pov'con !" : "ces apostrophes au chef de l'Etat furent poursuivies par le parquet pour délit d'offense et leurs auteurs, condamnés par les juridictions pénales". De 1875 à 2013, date de sa suppression, le délit d'offense a protégé le chef de l'état en exercice. Souvent présenté comme un délit d'opinion, considéré depuis les années 1970 comme anachronique et illibéral, il fut un véritable sismographe des affrontements politiques de notre pays. A la croisée de l'histoire politico-judiciaire et de l'histoire des libertés, l'ouvrage d'Olivier Beaud révèle des épisodes méconnus ou oubliés de la vie politique française. Fondé sur l'étude des procés et sur des archives politiques et judiciaires inédites, il apporte un éclairage original sur les relations entre le pouvoir exécutif et la justice, révélant la permanence, dans l'histoire française contemporaine, d'une guerre civile larvée.

    Olivier Beaud, Cécile Guérin-Bargues, L’État d’urgence: Une étude constitutionnelle, historique et critique, 2e éd., Librairie générale de droit et de jurisprudence, une marque de Lextenso, 2018, Systèmes ( Perspectives ), 204 p.    

    La 4e de couverture indique : "Déclaré le 14 novembre 2015, dans la nuit des attentats du Bataclan, l'état d'urgence fut prorogé à six reprises avant de prendre fin le 1er novembre 2017. Dans cette deuxième édition largement actualisée, le présent ouvrage s'attache non seulement à en analyser le régime juridique et à en retracer l'histoire, mais aussi et surtout à mettre en lumière sa capacité à affecter les rapports entre pouvoirs publics. Comme toutes les législations de crise, l'état d'urgence relève en effet d'une légalité extraordinaire qui se substitue provisoirement à une légalité ordinaire. Est ainsi assurée la domination du pouvoir administratif sur les pouvoirs législatif et judiciaire, tandis que s'ouvre la possibilité de porter aux libertés publiques des atteintes qui, dans des circonstances normales, seraient illégales ou inconstitutionnelles. Si la perspective se veut constitutionnelle, elle n'en est pas moins historique et critique. Le lecteur trouvera donc ici une analyse serrée des multiples décrets de novembre 2015 qui déploient l'état d'urgence, ainsi qu'une étude approfondie des insuffisances de son fondement législatif, qui réside dans la loi du 3 avril 1955 à maintes reprises modifiée. Cette édition s'efforce également de dresser le bilan de cette prolongation sans précédent de l'état d'urgence à partir d'une étude des diverses lois de prorogation et de la jurisprudence constitutionnelle et d'en mesurer le legs, à l'aide d'un début d'approche comparatiste. La démarche s'accompagne enfin d'un souci constant de replacer la création et l'usage de l'état d'urgence dans son contexte historique et politique, tant il est vrai que l'histoire de la République et celle de cet état d'exception semblent s'éclairer mutuellement."

    Olivier Beaud, Pierre Auriel, Carl Wellman (dir.), The rule of crisis: terrorism, emergency legislation and the rule of law, Springer, 2018, Ius gentium, 251 p.  

    La 4e de couverture indique : "This book analyzes emergency legislations formed in response to terrorism. In recognition that different countries, with different legal traditions, have different solutions, it adopts a comparative point of view. The countries profiled include America, France, Israel, Poland, Germany and United Kingdom. The goal is not to offer judgment on one response or the other. Rather, the contributors offer a comprehensive and thoughtful examination of the entire concept. In the process, they draw attention to the inadaptability of traditional legal and philosophical categories in a new and changing political world. The contributors first criticize the idea of these legislations. They then go on to develop different models to respond to these crises. They build a general analytical framework by answering such questions as: What is an emergency legislation? What kinds of emergencies justify laws of this nature ? Why is contemporary terrorism such a specific emergency justifying new laws ? Using legal and philosophical reflections, this study looks at how we are changing society. Coverage also provides historical experiences of emergency legislations to further illustrate this point. In the end, readers will gain insight into the long-term consequences of these legislations and how they modify the very work of the rule of law."

    Olivier Beaud, La puissance de l'État, P.U.F., 2017, Léviathan 

    Olivier Beaud, Mélanie Plouviez, Denis Baranger (dir.), Hommage à Michel Villey, Dalloz, 2017, Les fondements du droit, 253 p. 

    Olivier Beaud, Cécile Guérin-Bargues, L'état d'urgence: une étude constitutionnelle, historique et critique, LGDJ, une marque de Lextenso, 2016, Systèmes ( Perspectives ), 186 p. 

    Olivier Beaud, Denis Baranger, Carlos Miguel Pimentel (dir.), Charte de 1814 & justice constitutionnelle contemporaine, Dalloz, 2015, Les Fondements du droit, 412 p. 

    Olivier Beaud, Denis Baranger, Mélanie Plouviez (dir.), Annuaire de l'Institut Michel Villey, Dalloz, 2015, Les fondements du droit, 257 p. 

    Olivier Beaud, Denis Baranger, Mélanie Plouviez (dir.), Annuaire de l'Institut Michel Villey, Dalloz, 2014, Les fondements du droit, 268 p. 

    Olivier Beaud, Denis Baranger (dir.), Annuaire de l'Institut Michel Villey, Dalloz, 2013, Les fondements du droit, 349 p. 

    Olivier Beaud, Alain Caillé, François Vatin, Marcel Gauchet, Pierre Encrenaz, Refonder l'université: pourquoi l'enseignement supérieur reste à reconstruire, Cairn et La Découverte, 2012, Cahiers libres  

    En mai 2009, alors que s'enlisait la longue lutte engagée par un nombre considérable d'universitaires contre la loi « libertés et responsabilités des universités » (LRU) de 2007 et contre les projets de « mastérisation », un petit groupe d'entre eux lançait un « Appel à refonder l'université ». Ce manifeste, qui recueillit plus de 5 000 signatures, a été perçu comme un tournant décisif dans le débat : au-delà du conflit en cours, il montrait que la crise de l'université française, de plus en plus aiguë, ne peut s'analyser sans prendre en considération l'ensemble de l'enseignement supérieur français, dont elle n'est qu'une fraction chaque jour plus restreinte. De fait, la société française ne peut plus se permettre de confiner l'université au rôle de voiture-balai de l'enseignement supérieur, avec la charge d'accueillir le public refusé par les autres établissements - classes préparatoires, classes de BTS, grandes, mais aussi moyennes ou petites écoles. En entretenant la fuite des étudiants, cette politique aveugle engendre la désespérance des enseignants-chercheurs, sans l'appui desquels toute réforme est vouée à l'échec et coûte cher à la nation sans espoir de profit. Le groupe des « refondateurs », qui réunit des représentants de disciplines et de sensibilités idéologiques variées, a continué à réfléchir à une indispensable refonte de l'enseignement supérieur. La conviction qui l'anime est qu'aucune réforme positive ne peut se faire sans un diagnostic lucide de la situation et un large consensus des universitaires. Fruit des réflexions de ce groupe, ce livre rassemble toutes les pièces du dossier et propose des mesures concrètes aisément applicables qui peuvent permettre de redresser la barre et de remettre l'université au service de la société

    Olivier Beaud, Denis Baranger (dir.), Annuaire de l'Institut Michel Villey: [Civilité classique, John Selden (1584-1654), juriste européen], Dalloz, 2012, Les Fondements du droit, 515 p. 

    Olivier Beaud, Les libertés universitaires à l'abandon ?: Pour une reconnaissance pleine et entière de la liberté académique, Dalloz, 2010, Les sens du droit, 348 p.      

    La 4ème de couv. indique : "Après la réforme LRU d'août 2007 et les nombreuses réactions qu'elle a suscitées au printemps 2009, la récente décision du Conseil constitutionnel du 6 août 2010 est l'occasion d'enrichir le débat sur les libertés universitaires. Cet ouvrage dégage à la fois le sens et le contenu de ces libertés, entendues comme des libertés publiques et individuelles. Plus connues à l'étranger sous le nom de liberté académique, elles sont les condititons d'exercice du métier de professeur à l'Université. Il en décrit également les principales garanties juridiques, que ce soient le principe d'indépendance des professeurs ou les "franchises universitaires". Véritable plaidoyer en faveur des libertés universitaires, cet essai se veut aussi un réquisitoire contre la façon dont le pouvoir politique et les hautes juridictions maltraitent aujourd'hui la liberté académique. Ce livre qui s'inquière de l'indifférence manifestée par les élites politiques et administratives françaises à l'égarde de l'Université, s'adresse au monde universitaire, enseignants, chercheurs, étudiants."

    Olivier Beaud, François Vatin, Marcel Gauchet, Pierre Encrenaz, Alain Caillé, Refonder l'université: Pourquoi l'enseignement supérieur reste à reconstruire, La Découverte, 2010, Cahiers libres, 276 p.   

    Olivier Beaud, Théorie de la Fédération, 2e éd., Presses universitaires de France, 2009, Léviathan, 456 p.   

    Olivier Beaud, Pasquale Pasquino (dir.), La controverse sur "le gardien de la Constitution" et la justice constitutionnelle , Éditions Panthéon-Assas, 2007, Colloques, 216 p.   

    Olivier Beaud, Théorie de la fédération, Presses universitaires de France, 2007, Léviathan, 433 p. 

    Olivier Beaud, Face au nazisme - Ecrits 1933-1938: Textes réunis par Olivier Beaud, postface de Philippe Burrin, Presses Universitaires de Strasbourg - P.U.S., 2004, 286 p.   

    Olivier Beaud, Écrits d'entre-deux-guerres (1928-1940): Textes réunis et présentés par Olivier Beaud., Éditions Panthéon-Assas, 2004, 580 p.   

    Olivier Beaud (dir.), Écrits d'entre-deux-guerres: 1928-1940, Éd. Panthéon-Assas, 2004, Les introuvables, 580 p. 

    Olivier Beaud (dir.), Face au nazisme: écrits 1933-1938, Presses universitaires de Strasbourg, 2004, Collections de l'Université Robert Schuman ( Institut de recherches Carré de Malberg ), 282 p. 

    Olivier Beaud, Jean-Michel Blanquer (dir.), La responsabilité des gouvernants, Descartes et compagnie, 1999, Collection Droit, 323 p.    

    La 4ème de couverture indique : "La responsabilité des gouvernants est devenue le problème central de notre vie politique. Hier, le substantif " responsabilité " renvoyait au verbe " assumer " et signifiait aussi bien la prise d'un pouvoir que la nécessité, par ce fait, de rendre des comptes. Mais, depuis quelque temps, la notion de responsabilité politique s'est diluée. Ce phénomène a suscité, une réaction, aussi passionnelle politiquement que désastreuse juridiquement : l'émergence d'une responsabilité pénale qui vient compenser le vide laissé par la responsabilité politique. Dans, cet ouvrage, les auteurs tentent de cerner, d'un point de vue historique, politique et juridique les tenants et les aboutissants de cette situation et dessinent les voies d'un renouveau de la responsabilité politique."

    Olivier Beaud, Erk Volkmar Heyen, Une science juridique franco-allemande? , Nomos, 1999, 367 p.   

    Olivier Beaud, Fédéralisme et fédération en France: histoire d'un concept impossible ?, Presses universitaires de Strasbourg, 1999, Annales de la Faculté de droit de Strasbourg, 339 p.   

    Olivier Beaud, Erk Volkmar Heyen (dir.), Eine deutsch-französische Rechtswissenschaft?, Nomos, 1999, 367 p. 

    Olivier Beaud, Les derniers jours de Weimar: Carl Schmitt face à l’avènement du nazisme, Descartes & Cie, 1997, Collection Droit, 256 p.     

    Olivier Beaud, Patrick Wachsmann (dir.), La science juridique française et la science juridique allemande de 1870 à 1918: actes du colloque organisé à la Faculté de droit de Strasbourg les 8 et 9 décembre 1995, Presses Universitaires de Strasbourg, 1997, Annales de la Faculté de droit de Strasbourg, 345 p.     

    Olivier Beaud, La puissance de l'État, Presses Universitaires de France, 1994, Léviathan, 512 p.     

    Olivier Beaud, La révolution française et le droit, Presses universitaires de France, 1993, 187 p. 

    Olivier Beaud, Jacques Ellul, Christian Lavialle, L'État, Presses universitaires de France, 1992, 192 p. 

    Olivier Beaud, André-Jean Arnaud, Marie-France Renoux-Zagamé, L'Europe et le droit, Presses universitaires de France, 1991, 192 p. 

  • Olivier Beaud, David Mongoin, « Préface à Jacques Lambert », Histoire constitutionnelle de l’Union américaine, Dalloz, 2023, pp. -   

    Olivier Beaud, « Charles Leben face à la question européenne : le détour par le fédéralisme », in Institut des Hautes Etudes Internationales (dir.), Charles Leben, Pedone, 2023, pp. 249-265   

    Olivier Beaud, « Quelques éclaircissements sur la “doctrine Mitterrand“ sur la non-extradition des terroristes italiens : une page peu glorieuse de la Ve République », Mélanges en l’honneur du Professeur Philippe Conte, LexisNexis, 2023, pp. 59-82   

    Olivier Beaud, « Lettre à un ami allemand », Ouvrage collectif sous la direction de Katharina de la Durantaye, Wolfgang Zenker, David Paulus, Ignacio Tirado et Jay Westbrook, Verbindungslinien im Recht, C.H.Beck, 2023, pp. 11-18   

    Olivier Beaud, « Academic Freedom in France »: A Concept Neglected and Liberties under Threat, Ouvrage collectif sous la direction Ivo De Gennaro, Hannes Hofmeister et Ralf Lüfter, Academic Freedom in the European Context. Legal, Philosophical and Institutional Perspectives, Palgrave Macmillan Cham, 2022, pp. 205-240   

    Olivier Beaud, « Peut-il y avoir encore un pouvoir souverain ? », Article du recueil des séances ordinaires de l’Académie sur la thématique du pouvoir en 2020 sous la présidence de Pierre Delvolvé., Le pouvoir, PUF, 2022, pp. 117-145   

    Olivier Beaud, « La critique initiale de Weimar par Schmitt (1919-1924) », Ouvrage collectif sous la direction de Giulia Caravale, Stefano Ceccanti, Laura Frosina, Paola Piciacchia et Astrid Zei, Scritti in onore di Fulco Lanchester, Jovene Editore, 2022, pp. 105-127   

    Olivier Beaud, « Liberté académique et anarchie académique »: un ouvrage et une distinction à méditer, Ouvrage collectif sous la direction de Cécile Chaussard, Charles Fortier et David Jacotot, Le sport au carrefour des droits. Mélanges en l'honneur de Gérald Simon, LexisNexis, 2021, pp. 502-552   

    Olivier Beaud, « La représentation dans l’État fédéral », Ouvrage collectif sous la direction de Manuela Albertone et Michel Troper., La Représentation politique. Anthologie, Classiques Garnier, 2021, pp. 439-458     

    Olivier Beaud, « Max Weber, les droits subjectifs et l’État. »: Quand un sociologue prend au sérieux le langage des juristes, Article du colloque « La pensée et les normes. Hommage à Jean-François Kervégan » organisé par Isabelle Aubert, Élodie Djordjevic et Gilles Marmasse à l'Université Paris I - Panthéon-Sorbonne les 21 et 22 janvier 2021. NoSoPhi (Université Paris I - Panthé, La pensée et les normes. Hommage à Jean-François Kervégan, Editions de la Sorbonne, 2021, pp. 167-184   

    Olivier Beaud, « Le Conseil constitutionnel et l’état d’urgence », Cet ouvrage sous la direction de Samy Benzina réunit l'ensemble des contributions issues des travaux du colloque, organisé par l'Institut du droit public (IDP), qui s'est tenu le 25 octobre 2019 à la Faculté de droit de Poitiers., Le Conseil constitutionnel est-il le gardien des libertés ?, Faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers, 2021, pp. 139-163   

    Olivier Beaud, « Un angle mort de la pensée de Jellinek »: Sa théorie de l’institutionnalisation de l’État, Article du colloque "Les équivoques de l’institution : normes, individu et pouvoir" organisé par l'Institut Michel Villey, Université Paris II - Panthéon-Assas le 31 mai et 1er juin 2018., Les Équivoques de l’institution Normes, individu et pouvoir, Classiques Garnier, 2021, pp. 275-303   

    Olivier Beaud, « Un épisode méconnu de la IIIe République »: les procès pour offenses au président Grévy (1879-1881), Collectif sous la direction de Tanguy Pasquiet-Briand, Spicilegium Juris Politici. Mélanges offerts à Philippe Lauvaux, Éditions Panthéon-Assas, 2021, pp. 93-108   

    Olivier Beaud, « Des citoyennetés fédérative et impériale »: Deux modes particuliers d’appartenance à la communauté politique, Ouvrage collectif sous la direction d'Olivier Beaud et François Saint-Bonnet issu du colloque organisé à l'Institut Michel Villey, Université Panthéon-Assas - Paris II., La citoyenneté comme appartenance au corps politique, Éditions Panthéon-Assa, 2021   

    Olivier Beaud, « From Political Accountability to Criminal Liability »: The Strange Case of French Penal Populism, Ouvrage collectif sous la direction de Miguel Poiares Maduro, (European University Institute, Florence), Paul W. Kahn, (Yale University, Connecticut), Democracy in Times of Pandemic, Cambridge University Press, 2020, pp. 54-65   

    Olivier Beaud, Denis Baranger, « Avant-propos », Cet Ouvrage collectif (sous la direction de D. Baranger et O. Beaud), fruit de la réflexion propre au temps universitaire mise au service de l'actualité, ce premier volume de L'État de la Constitution propose un état des lieux de la Constitution en France, Recherche sur la notion de Constitution et l'évolution des régimes constitutionnels, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 2020, pp. 9-23     

    Olivier Beaud, François Vatin, « L’université française : la mal-aimée de la République », Ouvrage sous la direction de Yves Charles Zarka, La France en récits, Presses Universitaires de France, 2020, pp. 789-800   

    Olivier Beaud, « Jean Casimir Périer et les procès pour offense au président de la République »: une victoire à la Pyrrhus ?, Ouvrage collectif sous la direction d'Alain laquièze, Elina Lemaire, Éric Peuchot, Les Perier, une famille au service de l'Etat, Éditions du Cerf, 2019, pp. 173-190   

    Olivier Beaud, « La sécession dans une Fédération »: plaidoyer pour l’autonomie du concept de sécession fédérative, Ouvrage collectif sous la direction de Jorge Cagiao y Conde et Alain-G. Gagnon, Fédéralisme et Sécession, Peter Lang B, 2019, pp. 57-109   

    Olivier Beaud, « La liberté d’expression, face méconnue de la citoyenneté en démocratie », Ouvrage collectif sous la direction de Véronique Champeil-Desplats, Jean-Marie Denquin, Démocratie et constitutionnalisme. Retours critiques, Mare et Martin, 2019   

    Olivier Beaud, « La vocation de l’université »: un élément à prendre en considération pour la définir, Ouvrage collectif, Les droits de l’homme à la croisée des droits. Mélanges en l’honneur de Frédéric Sudre, NexisLexis, 2018, pp. 33-42   

    Olivier Beaud, « Les étrangers exclus du droit de vote. »: Une telle exclusion est-elle nécessairement anti-démocratique ?, Ouvrage collectif sous la direction de Thomas Ehrard et Silvie Strudel, Vies politiques ; mélanges en l'honneur de Hugues Portelli, Dalloz, 2018, pp. 223-247   

    Olivier Beaud, « “Anything Goes” »: How Does French Law Deal with the State of Emergency?, Ouvrage collectif sous la direction de Pierre Auriel, Olivier Beaud et Carl Wellman This text is the same as the speech which was delivered at the Maison française d’Oxford on 29 April 2016. It does not take into account the whole literature which was, sin, The Rule of Crisis. Terrorism, Emergency Legislation and the Rule of Law, Springer Cham, 2018, pp. 229-240   

    Olivier Beaud, « Comment réinterroger l’État à partir des notions de citoyen et de citoyenneté ? », Ouvrage collectif sous la direction de Pierre Bonin, Pierre Brunet et Soazick kerneis issu du colloque international organisé le 14/01/2013 à l'Université Université Paris Nanterre – UFR Droit & ScPo., Formes et doctrines de l’État. Dialogue entre histoire du droit et théorie du droit, Éditions Pedone, 2018, pp. 215-234   

    Olivier Beaud, Denis Baranger, « De La Théorie de la Constitution (1928) au Gardien de la Constitution (1931) : les derniers feux théoriques de Schmitt sous Weimar »: Préface à Carl Schmitt, Ouvrage de Carl Schmitt, Le tribunal du Reich comme gardien de la constitution, Dalloz, 2017, pp. 45-66   

    Olivier Beaud, « Prolégomènes : le principe majoritaire dans la théorie constitutionnelle des formes politiques », Ouvrage collectif sous la direction de Fabrice Picot.(Article légèrement modifié dans le « Le principe majoritaire dans la théorie constitutionnelle des formes politiques », in Jus Politicum n° 15), Le principe majoritaire en droit de l'Union européenne, Bruylant, 2016, pp. 9-32   

    Olivier Beaud, « Que nous apprennent les archives présidentielles sur la notion d’offense au président de la République ? », Collectif. Article issu des actes de la journée d'étude organisée par Isabelle Chave et Nicole Even qui a eu lieu le 20 novembre 2012 aux Archives nationales sur le site de Paris (hôtel de Soubis)., Charles de Gaulle. Archives et histoire, Publications des Archives nationales, 2016   

    Olivier Beaud, « Comment Robert Redslob, professeur alsacien, vécut à Rostock l’épreuve de la première guerre mondiale », Ouvrage collectif, Mélanges offerts à Charles Leben. Droit international et culture juridique, Éditions Pedone, 2015, pp. 391-342   

    Olivier Beaud, « La loi LRU »: dégonfler la baudruche, L’intérêt général. Mélanges en l'honneur de Didier Truchet, Dalloz, 2015, pp. 1-27   

  • Olivier Beaud, Elina Lemaire, « La destruction de l'université par son propre ministère… », Recueil Dalloz, 2024, n°10, p. 487   

    Olivier Beaud, « Professeur d’Université : un métier à plein temps ? Réflexions sur le cumul d’activités dans les facultés de droit », Revue du droit public et de la science politique en France et à l'étranger, 2023, n°5, pp. 1220-1261   

    Olivier Beaud, « Quand le Conseil d'État invoque la liberté d'expression des universitaires pour censurer une sanction disciplinaire. Sans convaincre », Recueil Dalloz, 2023, n°07, p. 380   

    Olivier Beaud, « Nous ne sommes pas les personnels de l'Université, nous sommes l'Université », Recueil Dalloz, 2022, n°03, p. 113   

    Olivier Beaud, « Beaud, O. (2021). Le savoir en danger : menaces sur la liberté académique. Paris : PUF, 330 p. », Carrefours de l'éducation , 2022, n° 53, p. -   

    Olivier Beaud, « Ouverture », Jus Politicum (numérique), 2022, n°27, pp. 5-8   

    Olivier Beaud, « Le secret professionnel des avocats faiblement protégé. En quoi est-ce un problème ? », Recueil Dalloz, 2021, n°41, p. 2081   

    Olivier Beaud, « La liberté académique en France  »: un silence instructif, Commentaire, 2021, n°3, pp. 631-640   

    Olivier Beaud, « Retour sur le cas paroxystique d'un procès-bâillon au Québec : les difficiles rapports entre droit et science », Recueil Dalloz, 2021, n°24, p. 1304   

    Olivier Beaud, « Préhistoire législative du délit d’offense en France »: De l’offense au Roi à l’offense au président de la République (1819–1875), Jus Politicum (numérique), 2021, n°26, pp. 257-283   

    Olivier Beaud, « Le glissement de la responsabilité politique vers une responsabilité pénale des ministres »: regard critique sur un certain exceptionnalisme française révélé par le cas de l’épidémie du coronavirus, Revue de droit d'Assas, 2021, n°21, pp. 151-159   

    Olivier Beaud, « Entretien avec Olivier Beaud : la liberté académique, le point de vue d’un juriste », 2021  

    Comment définir d’un point de vue juridique la liberté académique ? Existe-t-il des particularités du statut actuel des enseignants-chercheurs français en cette matière ? Avant de vous répondre sur le fond, je ferai une clarification sémantique : en toute rigueur, on doit utiliser le mot de liberté académique au singulier. C’est la traduction normale de l’expression allemande « Akademische Freiheit », qui est devenue célèbre sous son vocable anglais de « academic freedom ». En France, nous n’...

    Olivier Beaud, François Vatin, « La profession universitaire. Une expression malheureuse, enseignant-chercheur, et un statut dégradé (II) », Commentaire, 2021, n°173, pp. 141--152 

    Olivier Beaud, François Vatin, « La profession universitaire »: une expression malheureuse, « enseignant-chercheur », et un statut dégradé (II), Commentaire, 2021, n°173, pp. 141-152   

    Olivier Beaud, « Faire du droit constitutionnel un droit politique »: La thèse de Jean Rossetto, Jus Politicum (numérique), 2020, n°24, pp. 13-24   

    Olivier Beaud, Cécile Guérin-Bargues, « L'état d'urgence sanitaire : était-il judicieux de créer un nouveau régime d'exception ? », Recueil Dalloz, 2020, n°16, p. 891   

    Olivier Beaud, « Le rapport Thiriez sur la haute fonction publique », La Semaine juridique. Édition générale, 2020, n°13, pp. 652-659   

    Olivier Beaud, François Vatin, « La profession universitaire. Une expression malheureuse, enseignant-chercheur, et un statut dégradé (I) », Commentaire, 2020, n°172, pp. 859--870 

    Olivier Beaud, « La lente décadence du corps des professeurs d'université : la fin d'une juridiction de fond purement universitaire », Recueil Dalloz, 2019, n°33, p. 1825   

    Olivier Beaud, « Le Conseil constitutionnel sur la souveraineté et ses approximations », Jus Politicum : Revue de droit politique, 2019, pp. 175-226   

    Olivier Beaud, « Le procès d'Alfred Fabre-Luce pour offense au président de la République »: La fiction littéraire confrontée au droit pénal, Fabula - Atelier de Théorie littéraire, 2019   

    Olivier Beaud, « Retour sur la question des télégrammes du Général de Gaulle », Recueil Dalloz, 2018, n°43, p. 2373   

    Olivier Beaud, « Où va le droit (constitutionnel) ? », La Semaine juridique. Édition générale, 2018, n°1022, pp. 1765-1773   

    Olivier Beaud, « Le Conseil constitutionnel sur la souveraineté et ses approximations », Jus Politicum (numérique), 2018, n°21, pp. 143-186   

    Olivier Beaud, François Vatin, Sylvia Marques, « Parcoursup : la loi en pratique. Une nouvelle loi pour les universités (II) », Commentaire, 2018, n°164, pp. 911-924 

    Olivier Beaud, François Vatin, « Orientation et réussite des étudiants . Une nouvelle loi pour les universités (I) », Commentaire, 2018, n°163, pp. 687-698 

    Olivier Beaud, « Federation and empire: About a conceptual distinction of political forms », International Journal of Constitutional Law, 2018, n°4, pp. 1199--1206 

    Olivier Beaud, « Glose », Tribonien. Revue critique de législation et de jurisprudence, 2018, n°2, pp. 90-95   

    Olivier Beaud, François Vatin, Sylvia Marques, « Une nouvelle loi pour l’Université (II) »: Parcoursup : la loi en pratique, Commentaire, 2018, n°164, pp. 911-924   

    Olivier Beaud, François Vatin, « Une nouvelle loi pour les universités (I) »: Orientation et réussite des étudiants, Commentaire, 2018, n°163, pp. 687-697   

    Olivier Beaud, « Les mots pour le dire »: autorité, pouvoir, dans le débat actuel, Après-demain : journal mensuel de documentation politique, 2017, n°1, pp. 3-4   

    Olivier Beaud, « The Founding Constitution »: Reflections on the Constitution of a Federation and its Peculiarity, Jus Politicum (numérique), 2017, pp. 33-63   

    Olivier Beaud, « Jusqu'où descendront les universités ? », Actualité juridique Droit administratif, 2016, n°38, p. 2129   

    Olivier Beaud, « La répartition des compétences dans une Fédération »: Essai de reformulation du problème, Jus Politicum (numérique), 2016, pp. 179-206   

    Olivier Beaud, « Présentation du cours inédit de R. Capitant : Fédéralisme et démocratie », Jus Politicum (numérique), 2016, pp. 207-208   

    Olivier Beaud, « René Capitant, juriste républicain anti-fasciste », Nichifutsu bunka. 日仏文化 : Revue de collaboration culturelle franco-japonaise , 2016, n°85, pp. 7-15   

    Olivier Beaud, « État d’urgence »: un statut constitutionnel donné à l’arbitraire, La Semaine juridique. Édition générale, 2016, pp. 139-140   

    Olivier Beaud, « Le cas français : l’obstination de la jurisprudence et de la doctrine à refuser toute idée de limitation au pouvoir de révision constitutionnelle », Nomos. Le attualità del diritto, 2016, pp. 39-62   

    Olivier Beaud, « L’étrange  démocratie exécutive  à la française », Critique : revue générale des publications françaises et étrangères, 2016, n°11, pp. 945-955   

    Olivier Beaud, Cécile Guérin-Bargues, « L’état d’urgence de novembre 2015 », Jus Politicum (numérique), 2016   

    Olivier Beaud, « Universités : la coupe est pleine », Recueil Dalloz, 2015, n°38, p. 2177   

    Olivier Beaud, « Le changement du ministre du travail et ce que cela révèle de l'actuelle Ve République », Recueil Dalloz, 2015, n°31, p. 1761   

    Olivier Beaud, Dieter Grimm, « Démocratie européenne : les raisons de la défiance »: Entretien, Revue Esprit, 2015, n°416, pp. 83-95   

    Olivier Beaud, « La désolante passivité de la Cour de cassation face à la fraude électorale en Nouvelle-Calédonie », Recueil Dalloz, 2015, n°20, p. 1145   

    Olivier Beaud, « Brèves remarques sur la nomination du secrétaire général du Conseil constitutionnel », Actualité juridique Droit administratif, 2015, n°18, p. 1009   

    Olivier Beaud, « Libres propos sur le concours d'agrégation du supérieur », Actualité juridique Droit administratif, 2015, n°16, p. 920   

    Olivier Beaud, « Jospin au Conseil constitutionnel : une affaire entendue ou un malentendu ? », Recueil Dalloz, 2015, n°01, p. 1   

    Olivier Beaud, « Carl Schmitt face à Weimar de la Verfassungslehre au hüter der Verfassung (1928-1931) », Nomos. Le attualità del diritto, 2015, pp. 507-529   

    Olivier Beaud, Rémy Libchaber, « L'air de la calomnie », Commentaire, 2015, n°151, pp. 615-620   

    Olivier Beaud, « Présentation », Recueil Dalloz, 2014, n°17, p. 984   

    Olivier Beaud, « L'Etat de droit à la française », Actualité juridique Droit administratif, 2014, n°07, p. 369   

    Olivier Beaud, « A propos de la suppression du délit d'offense au président de la République », Actualité juridique Droit administratif, 2014, n°01, p. 25   

    Olivier Beaud, « Nationalisations et souveraineté de l'État », Histoire@Politique , 2014, n° 24, pp. 72-87    

    L’étude du programme du CNR donne l’occasion de préciser le sens qu’a en droit la notion de « nationalisation », ici étudiée à partir non pas du régime des entreprises nationalisées, mais de l’acte qui procède à la nationalisation. Cet acte témoigne de la souveraineté de l’État qui décide d’exproprier des actionnaires d’entreprises. Le fondement d’une telle opération de nationalisation est un motif de police économique qui l’emporte alors sur la défense des intérêts privés.

    Olivier Beaud, « Cumul des mandats : peut-on encore faire entendre une voix dissonante ? », AJCT. Actualité juridique Collectivités territoriales, 2013, n°05, p. 213   

    Olivier Beaud, Denis Baranger, « Un regard de constitutionnalistes sur le rapport Jospin », Revue française de droit administratif, 2013, n°02, p. 389   

    Olivier Beaud, « L'offense au président de la République : petite leçon aux juridictions françaises sur la primauté de la liberté d'expression », Recueil Dalloz, 2013, n°14, p. 968   

    Olivier Beaud, « La séparation des pouvoirs une nouvelle fois dénaturée. », Actualité juridique Droit administratif, 2013, n°03, p. 137   

    Olivier Beaud, « Evaluer l'évaluateur : la Cour des comptes et les facultés de droit », Recueil Dalloz, 2012, n°36, p. 2399   

    Olivier Beaud, « Président et partie civile : une compatibilité problématique ? », Recueil Dalloz, 2012, n°29, p. 1916   

    Olivier Beaud, « Quand un juriste explique et déconstruit l'État », Critique , 2012, n° 780, pp. 401-410   

    Olivier Beaud, « L'extension de l'immunité pénale aux collaborateurs du président », Recueil Dalloz, 2011, n°43, p. 2946   

    Olivier Beaud, « Malaise à l'Université : la fuite des jeunes universitaires », Actualité juridique Droit administratif, 2011, n°26, p. 1457   

    Olivier Beaud, « Normale Sup au prétoire : la liberté de réunion dans les locaux universitaires », Actualité juridique Droit administratif, 2011, n°11, p. 585   

    Olivier Beaud, « Obligation de réserve ou devoir de parler ? Deux conceptions de la fonction publique », Actualité juridique Droit administratif, 2010, n°16, p. 865   

    Olivier Beaud, « Débattre sur le Conseil constitutionnel... Enfin ! », Actualité juridique Droit administratif, 2010, n°07, p. 353   

    Olivier Beaud, « La constitution de partie civile du chef de l'Etat », Recueil Dalloz, 2009, n°35, p. 2408   

    Olivier Beaud, Cécile Chainais, « Universités : en état de légitime défense », Recueil Dalloz, 2009, n°06, p. 416   

    Olivier Beaud, « Carl Schmitt, juriste nazi ou juriste qui fut nazi. Tentative de réexamen critique », Droits , 2004, n° 40, pp. 207-218   

    Olivier Beaud, « Aperçus sur le fédéralisme dans la doctrine publiciste française au XXe siècle », Revue d'histoire des facultés de droit et de la culture juridique, du monde des juristes et du livre juridique, 2004, pp. 165-204 

    Olivier Beaud, Philippe Lauvaux, « Sur le prétendu impeachment à la française », Recueil Dalloz, 2003, n°39, p. 2646   

    Olivier Beaud, « Lectures croisées de hobbes : Carl Schmitt entre Leo Strauss et Michel Villey », Droits , 2003, n° 38, pp. 159-182   

    Olivier Beaud, « À propos des écrits de théorie du droit de Charles Eisenmann », Droits , 2002, n° 36, pp. 189-200   

    Olivier Beaud, « Decouvrir un grand juriste : le “ premier ” rene capitant », Droits , 2002, n° 35, pp. 163-194   

    Olivier Beaud, « La controverse doctrinale autour de la responsabilité pénale du Président de la République », Revue française de droit administratif, 2001, n°06, p. 1187   

    Olivier Beaud, « René Capitant et sa critique de l'idéologie nazie (1933-1939) », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques , 2001, n° 14, pp. 351-378    

    RésuméJeune professeur de droit public à Strasbourg, René Capitant a, dans des articles méconnus, démonté l’idéologie nazie, la critiquant d’un point de vue libéral. Il en fait ressortir aussi bien la dimension anti-individualiste que la dimension mystique. Mais, mieux encore, il en dévoile la contradiction interne, c’est-à-dire la coexistence conflictuelle d’un nationalisme belliciste, et d’un racisme irrationaliste.

    Olivier Beaud, Jean-Michel Blanquer, « Le Principe irresponsabilité. La crise de la responsabilité politique sous la Ve République », Le Debat , 2000, n°108, pp. 32-44 

    Olivier Beaud, « La Cour de justice de la République est-elle vraiment compétente pour juger les ministres dans l'affaire du sang contaminé ? », Recueil Dalloz, 1999, n°08, p. 75   

    Olivier Beaud, « La renaissance de la compétence concurrente pour juger pénalement des ministres », Recueil Dalloz, 1998, n°17, p. 177   

    Olivier Beaud, « La souveraineté de l'Etat, le pouvoir constituant et le Traité de Maastricht », Revue française de droit administratif, 1993, n°06, p. 1045   

    Olivier Beaud, « Le droit de vote des étrangers : l'apport de la jurisprudence constitutionnelle allemande à une théorie du droit de suffrage », Revue française de droit administratif, 1992, n°03, p. 409   

    Olivier Beaud, Hans Medick, « Missionnaires en canot . Les modes de connaissance ethnologiques, un défi à l'histoire sociale ? », 1990, pp. 24-46    

    Medick Hans, Beaud Olivier. « Missionnaires en canot ». Les modes de connaissance ethnologiques, un défi à l'histoire sociale ?. In: Genèses, 1, 1990. Les voies de l'histoire, sous la direction de Gérard Noiriel. pp. 24-46.

    Olivier Beaud, « Les archives saisies par le droit », 1990, pp. 131-143    

    Beaud Olivier. Les archives saisies par le droit. In: Genèses, 1, 1990. Les voies de l'histoire, sous la direction de Gérard Noiriel. pp. 131-143.

    Olivier Beaud, « Hauriou et le droit naturel », Revue d'histoire des facultés de droit et de la culture juridique, du monde des juristes et du livre juridique, 1988, pp. 123-138 

    Olivier Beaud, « L'Affirmative Action aux États-Unis : Une discrimination à rebours », 1984, pp. 503-521    

    Aux États-Unis, la mise en œuvre, dans les années soixante, d'une politique de lutte contre la discrimination raciale s'est traduite, notamment, par l'élaboration de programmes d'affirmative action, consistant à conférer un traitement préférentiel aux minorités jadis opprimées (par exemple, quotas raciaux). La Cour suprême, appelée à trancher le problème de la conformité à la Constitution de ces mesures, a admis, malgré quelques réticences, leur constitutionnalité. On peut, désormais, s'attendre à un conflit entre la Cour et le gouvernement du président Reagan, qui a entrepris de démanteler cette politique d'affirmative action jugée incompatible avec les principes du libéralisme.

    Olivier Beaud, Alexander Hannebeck. Der demokratischer Bundesstaat des Grundgesetzes, (L’État fédéral démocratique de la Loi fondamentale), Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2006, pp. 241-243    

    Beaud Olivier. Alexander Hannebeck. Der demokratischer Bundesstaat des Grundgesetzes, (L’État fédéral démocratique de la Loi fondamentale). In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 58 N°1,2006. pp. 241-243.

    Olivier Beaud, Alfred Kölz. Histoire constitutionnelle de la Suisse moderne. (Ses fondements idéologiques et son évolution institutionnelle dans le contexte européen, de la fin de l’Ancien Régime à 1848), (trad. fr par Alain Perrinjacquet et Sylvie Colbois, en collab. avec Alfred Dufour et Victor Monnier), Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2006, pp. 1278-1281    

    Beaud Olivier. Alfred Kölz. Histoire constitutionnelle de la Suisse moderne. (Ses fondements idéologiques et son évolution institutionnelle dans le contexte européen, de la fin de l’Ancien Régime à 1848), (trad. fr par Alain Perrinjacquet et Sylvie Colbois, en collab. avec Alfred Dufour et Victor Monnier). In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 58 N°4,2006. pp. 1278-1281.

    Olivier Beaud, Bruno Théret. Protection sociale et fédéralisme (L’Europe dans le miroir de l’Amérique du Nord), Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2006, pp. 1282-1283    

    Beaud Olivier. Bruno Théret. Protection sociale et fédéralisme (L’Europe dans le miroir de l’Amérique du Nord). In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 58 N°4,2006. pp. 1282-1283.

    Olivier Beaud, E. V. Heyen, Eine deutsch-franzosische Rechtswissenschaft ?//Une science juridique franco-allemande ?//Kritische Bilanz und Perspektiven eines kulturellen Dialogs//Bilan critique et perspectives d'un dialogue culturel, Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2003, pp. 995-1000    

    Beaud Olivier, V. Heyen E. Eine deutsch-franzosische Rechtswissenschaft ?//Une science juridique franco-allemande ?//Kritische Bilanz und Perspektiven eines kulturellen Dialogs//Bilan critique et perspectives d'un dialogue culturel. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 55 N°4, Octobre-décembre 2003. pp. 995-1000.

  • Olivier Beaud, Daniel Halberstam, Mathias Reimann, Jorge A. Sánchez Córdero (eds). -Federalism and Legal Unification A Comparative Empirical Investigation of Twenty Systems, 2012, Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2013, pp. 1015-1016    

    Beaud Olivier. Daniel Halberstam, Mathias Reimann, Jorge A. Sánchez Córdero (eds). -Federalism and Legal Unification A Comparative Empirical Investigation of Twenty Systems, 2012. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 65 N°4,2013. pp. 1015-1016.

    Olivier Beaud, Murielle Maugin Helgeson. L’élaboration parlementaire de la loi. Etude comparative (Allemagne, France et Royaume-Uni), Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2007, pp. 448-450    

    Beaud Olivier. Murielle Maugin Helgeson. L’élaboration parlementaire de la loi. Etude comparative (Allemagne, France et Royaume-Uni). In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 59 N°2,2007. pp. 448-450.

    Olivier Beaud, Armin von Bogdandy (dir.). Europaïsches Verfassungsrecht. (Theoretische und dogmatische Grundzüge), (Droit constitutionnel européen. -théorie et fondements doctrinaux), Société de législation comparée, Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2005, pp. 533-535    

    Beaud Olivier. Armin von Bogdandy (dir.). Europaïsches Verfassungsrecht. (Theoretische und dogmatische Grundzüge), (Droit constitutionnel européen. -théorie et fondements doctrinaux). In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 57 N°2,2005. pp. 533-535.

    Olivier Beaud, Beer (Samuel H.) - To make nation. The rediscovery of American federalism., Association française de science politique, Paris : Fondation nationale des sciences politiques (France), Paris : Association française de science politique et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1994, pp. 1095-1098    

    Beaud Olivier. Beer (Samuel H.) - To make nation. The rediscovery of American federalism.. In: Revue française de science politique, 44ᵉ année, n°6, 1994. pp. 1095-1098.

    Olivier Beaud, Erk Volkmar Heyen (éd.), Jahrbuch für europaïsche Verwaltungs- geschichte. Annuaire d'histoire administrative européenne, tome 1, 1989, "Formation et transformation des savoirs administratifs en France et en Allemagne (18e-19es.)", Baden-Baden, Nomos Verlagsgesellschaft, 348 p., Éditions Belin, Paris : Éditions Belin et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1991, pp. 179-180    

    Beaud Olivier. Erk Volkmar Heyen (éd.), Jahrbuch für europaïsche Verwaltungs- geschichte. Annuaire d'histoire administrative européenne, tome 1, 1989, "Formation et transformation des savoirs administratifs en France et en Allemagne (18e-19es.)", Baden-Baden, Nomos Verlagsgesellschaft, 348 p.. In: Genèses, 3, 1991. La construction du syndicalisme, sous la direction de Michel Offerlé. pp. 179-180.

    Olivier Beaud, Jean Cedrars, La justice pénale aux États-Unis, Paris, Economica, 1990, 406 p., Éditions Belin, Paris : Éditions Belin et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1991, 168 p.    

    Beaud Olivier. Jean Cedrars, La justice pénale aux États-Unis, Paris, Economica, 1990, 406 p.. In: Genèses, 4, 1991. Le national, sous la direction de Gérard Noiriel. p. 168.

    Olivier Beaud, Gérard Bergeron, Petit traité de l'Etat, Paris, PUF, "La politique éclatée", 1990, 261 p., Éditions Belin, Paris : Éditions Belin et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1991, pp. 187-188    

    Beaud Olivier. Gérard Bergeron, Petit traité de l'Etat, Paris, PUF, "La politique éclatée", 1990, 261 p.. In: Genèses, 5, 1991. Observer, classer, administrer, sous la direction de Christian Topalov. pp. 187-188.

    Olivier Beaud, Pouvoirs, «1789-1989. Histoire constitutionnelle », Pouvoirs, n° 50, 1989, Éditions Belin, Paris : Éditions Belin et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1990, 175 p.    

    Beaud Olivier. Pouvoirs, «1789-1989. Histoire constitutionnelle », Pouvoirs, n° 50, 1989. In: Genèses, 1, 1990. Les voies de l'histoire, sous la direction de Gérard Noiriel. p. 175.

    Olivier Beaud, Jean-Jacques Sueur « Les conceptions économiques des membres de la Constituante », Revue de droit public, n° 3, 1989, pp. 785-812, Éditions Belin, Paris : Éditions Belin et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1990, 175 p.    

    Beaud Olivier. Jean-Jacques Sueur « Les conceptions économiques des membres de la Constituante », Revue de droit public, n° 3, 1989, pp. 785-812. In: Genèses, 1, 1990. Les voies de l'histoire, sous la direction de Gérard Noiriel. p. 175.

    Olivier Beaud, André Castaldo, Les Méthodes de travail de la Constituante. Les techniques délibératives de l'Assemblée nationale, 1789-1791, Paris, Presses universitaires de France, "Léviathan", 1989, Éditions Belin, Paris : Éditions Belin et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1990, 172 p.    

    Beaud Olivier. André Castaldo, Les Méthodes de travail de la Constituante. Les techniques délibératives de l'Assemblée nationale, 1789-1791, Paris, Presses universitaires de France, "Léviathan", 1989. In: Genèses, 1, 1990. Les voies de l'histoire, sous la direction de Gérard Noiriel. p. 172.

    Olivier Beaud, Vida Azimi, « Les droits de l'homme-fonctionnaire », Revue historique de droit français et étranger, Éditions Belin, Paris : Éditions Belin et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1990, 195 p.    

    Beaud Olivier. Vida Azimi, « Les droits de l'homme-fonctionnaire », Revue historique de droit français et étranger. In: Genèses, 2, 1990. A la découverte du fait social, sous la direction de Robert Salais. p. 195.

  • Olivier Beaud, « Haute Cour », Dictionnaire encyclopédique du Parlement, Larcier, 2023, pp. 543-549 

  • Olivier Beaud, François Vatin, L'université n'est pas la solution pour tout le monde, Le Monde, 2017 

    Olivier Beaud, Réplique à une réponse. Contenu et portée d’une controverse sur la constitutionnalisation du droit de recourir à l’avortement, 2023 

    Olivier Beaud, Un Ministre ne devrait pas faire cela. Et après ?, 2023 

    Olivier Beaud, Pour une interprétation raisonnable de la disposition votée par le Sénat sur la constitutionnalisation du droit à l’IVG, 2023 

    Olivier Beaud, Philippe Tesson et Charles de Gaulle : leur rencontre à l’occasion d’un procès pour offense, 2023 

    Olivier Beaud, Libres propos sur le référendum en Nouvelle-Calédonie, 2021 

    Olivier Beaud, Quand le juge pénal fait du droit constitutionnel: Une bien curieuse interprétation de la constitution, 2021 

    Olivier Beaud, Jusqu’où iront les syndicats de magistrats ?: À propos de la plainte pénale devant la Cour de justice de la République contre le Garde des Sceaux, 2020 

    Olivier Beaud, Mal gouverner est-il un crime ?: Réflexions critiques sur les perquisitions effectuées dans le cadre de l’enquête judiciaire relative aux ministres impliqués dans la gestion de l’épidémie du coronavirus, 2020 

    Olivier Beaud, Cécile Guérin-Bargues, CJR et plaintes pénales contre les ministres: La « machine infernale » est lancée, 2020 

    Olivier Beaud, De Gaulle. Une certaine idée de la France: Une biographie qui devrait intéresser les constitutionnalistes, 2020 

    Olivier Beaud, Le 50ème anniversaire de la mort de René Capitant: Hommage à une grande figure de la République et de l’Université, 2020 

    Olivier Beaud, La surprenante invocation de l’article 16 dans le débat sur le report du second tour des élections municipales, 2020 

    Olivier Beaud, La réunification allemande : une annexion de la RDA par la RFA ?: Une réfutation, 2019 

    Olivier Beaud, Le coup de grâce donné au principe constitutionnel d’indépendance des universitaires 2/2, 2019 

    Olivier Beaud, La justice universitaire mise sous la tutelle du Conseil d’État: Le coup de grâce donné au principe constitutionnel d’indépendance des universitaires 1/2, 2019 

    Olivier Beaud, Remarques sur le référendum d’initiative parlementaire et sur les arguments de ceux qui ont voulu en bloquer la procédure, 2019 

    Olivier Beaud, Impressions diffuses sur le grand débat à l’Élysée: un témoignage et une analyse, 2019 

    Olivier Beaud, Le Conseil d’État et la citoyenneté: une lecture décalée et critique, 2019 

    Olivier Beaud, un miroir grossissant, mais intéressant, 2019 

    Olivier Beaud, Un nouveau site au Conseil constitutionnel. Hélas !, 2018 

    Olivier Beaud, De l’art d’aplanir les problèmes: le Conseil constitutionnel face à la loi sur l’accès aux universités, 2018 

    Olivier Beaud, Crise politique allemande et pouvoirs méconnus du Président fédéral, 2017 

    Olivier Beaud, La circulaire du Premier ministre sur « le travail gouvernemental »: une impression de « déjà vu » ou une promesse de renouveau ?, 2017 

    Olivier Beaud, L’élection présidentielle face à l’imprévu, 2017 

    Olivier Beaud, L’affaire Fillon n’est pas un « coup d’Etat institutionnel », 2017 

    Olivier Beaud, La condamnation de Christine Lagarde par la Cour de Justice II, 2016 

    Olivier Beaud, La condamnation de Christine Lagarde par la Cour de Justice I, 2016 

    Olivier Beaud, Le veto wallon contre le traité Ceta: une leçon à méditer, 2016 

    Olivier Beaud, Une présidence « à la dérive » ?: Les dernières confidences de François Hollande soulèvent la question de son éventuelle destitution, 2016 

    Olivier Beaud, L’échec de la révision constitutionnelle: leçons d’un fiasco présidentiel, 2016 

    Olivier Beaud, Le principe irresponsabilité : La crise de la responsabilité politique sous la Ve République, Le Débat, 2000, 1e éd., 108, pp. 32-44   

  • Olivier Beaud, « Le concept d'Etat à travers les civilisations », le 23 mai 2024  

    Colloque organisé par Julien Barroche et Grégory Bligh.

    Olivier Beaud, « Perspectives on Academic Freedom : USA & Europe », le 17 mai 2024  

    Colloque organisé par le Center for Critical Democracy Studies de l'American University of Paris sous la direction scientifique de Patrick Weil, Yale Law School, CNRS et Roman Zinigrad, American University of Paris

    Olivier Beaud, « La politique saisie par le droit ? », le 15 février 2024  

    Colloque organisé par l'Association du Master 2 Droit public approfondi, Université Paris Panthéon-Assas

    Olivier Beaud, « Colloque en hommage à Catherine Colliot-Thélène », le 14 décembre 2023  

    Colloque organisé par l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l'ISJPS (UMR 8103, CNRS-Paris 1), l’HIPHIMO de la Sorbonne (UR1451) sous la direction de Magali Bessone, ISJPS - Katia Genel, Hiphimo - Céline Jouin, Université de Caen, EA Identité et Subjectivité avec l'aide de Etienne Balibar, Patrice Duran, Eva Illouz, Elisabeth Kauffmann et Jacqueline Lagrée

    Olivier Beaud, « Y a-t-il un pacte fédératif européen ? », le 09 novembre 2023  

    Organisée par l'EDIEC, Faculté de droit Lyon 3

    Olivier Beaud, « "Le Commun de la liberté. Du droit de propriété au devoir d'hospitalité" », le 23 juin 2023  

    Table Ronde autour de l'ouvrage « Le Commun de la liberté. Du droit de propriété au devoir d'hospitalité » organisée pour l'Institut Michel Villey par Élodie Djordjevic, Maître de conférences à l'Université Paris Panthéon-Assas

    Olivier Beaud, « Sur le banc. La mise en scène du gouvernement dans l’espace parlementaire », le 12 mai 2023  

    Conférence organisée par l’Institut Michel Villey - Université Paris Panthéon-Assas et le GEVIPAR - Sciences Po, Assemblée Nationale, Sénat sous la direction de Olivier Beaud, Professeur à l’Université Panthéon-Assas et Éric Buge, Secrétaire Général du GEVIPAR, Membre associé de l’Institut Villey

    Olivier Beaud, « Le savoir en danger. Menaces sur la liberté académique », le 25 avril 2023  

    Conférence organisée par Farah Safi, Pr. de droit privé, CMH, Université Clermont-Auvergne

    Olivier Beaud, « Le recours aux clauses de dérogation aux droits et libertés dans un contexte fédéral : l’exemple canadien », le 12 avril 2023  

    Organisée par l'Institut Villey – Paris Panthéon-Assas

    Olivier Beaud, « Locke - Droit et pacification sociale (2) : le droit comme instrument de résistance ? », le 30 mars 2023  

    Conférence organisée sous l'égide du Laboratoire de sociologie juridique et de l'École doctorale d'histoire du droit, philosophie du droit et sociologie du droit (ED8), dans le cadre du Cycle de conférences : Les conflits et le droit - Le XVIIe siècle sous la direction scientifique de Raphaëlle Thery – Jérôme Chacornac et Eric Martin-Hocquenghem

    Olivier Beaud, « L'éternel défi. L’État et les religions en France des origines à nos jours », le 16 mars 2023  

    Organisée par l'Institut Villey

    Olivier Beaud, « [Reporté] L’Éternel défi. L’État et les religions en France des origines à nos jours », le 16 mars 2023  

    Table ronde organisée par l’Institut Michel Villey, Université Paris-Panthéon-Assas

    Olivier Beaud, « Conférences de la Société d’histoire du droit », le 15 octobre 2022  

    Programme de la SHD pour l'année universitaire 2022-2023

    Olivier Beaud, « Démocratie et Représentation », le 12 mai 2022  

    Organisé par l’Institut Michel Villey - Univ. Paris Panthéon-Assas avec le concours du Centre Maurice Hauriou - Univ. Paris Cité sous la direction de Denis Baranger, Université Paris Panthéon-Assas et Bruno Daugeron, Université Paris Cité

    Olivier Beaud, « Le savoir en danger », le 13 avril 2022  

    Organisée pour l'ISJPS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne par Xavier Dupré de Boulois, Directeur du Centre d'études et de recherches sur l'administration publique (CERAP)

    Olivier Beaud, « Ernst Kantorowicz, un historien pour les juristes ? », le 04 mars 2022  

    Organisé par Olivier Beaud, Université Paris Panthéon Assas avec le soutien de l’Institut Michel Villey

    Olivier Beaud, « L'exemplarité des gouvernants », le 10 février 2022  

    Colloque organisé par Olivier Beaud, Université Paris Panthéon Assas, Éric Buge, Fellow de l’Institut Michel Villey, Secrétaire général du GEVIPAR, Cécile Guérin-Bargues, Université Paris Panthéon-Assas et Charles-Édouard Sénac, Université de Bordeaux

    Olivier Beaud, « Le savoir en danger. Menaces sur la liberté académique », le 29 janvier 2022  

    Organisée par l'Association Qualité de la Science Française

    Olivier Beaud, « La liberté académique », le 11 janvier 2022  

    Organisée par l'Ecole Doctorale Droit et science politique de l'Université de Montpellier

    Olivier Beaud, « Open Minds », le 10 décembre 2021  

    Organisée en visio-conférence par le MIL, Upec et le CRDFED, Université de Caen Normandie sous la responsabilité scientifique de Eleonora Bottini

    Olivier Beaud, « Kojève et le droit », le 06 décembre 2021  

    Dirigé par Olivier Beaud (Université Paris II Panthéon Assas) et Sabina Tortorella (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)

    Olivier Beaud, « La République injuriée. Histoire des offenses au chef de l'Etat de 1881 à nos jours », le 17 novembre 2021  

    Organisée par Monsieur Clément Chevereau, Doctorant en Histoire du droit et des institutions à l’Université de Poitiers, Président du Cercle André Tiraqueau, et par Adrien Lauba, Maître de conférences en histoire du droit, Université de Poitiers.

    Olivier Beaud, « Justice en scène(s) », le 11 octobre 2021  

    Organisé par Dr Valérie Hayaert, LE STUDIUM / Marie Skłodowska-Curie Research Fellow ; Hélène Jagot, Directrice du Musée des Beaux-Arts de Tours et Christophe Regnard, Président du Palais de Justice de Tours

    Olivier Beaud, « La pensée et les normes », le 21 janvier 2021  

    Colloque organisé par Isabelle Aubert, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/IUF, Élodie Djordjevic, Université Paris II Panthéon-Assas et Gilles Marmasse, Université de Poitiers avec l’ISJPS, l’Institut Michel Villey et le MAPP

    Olivier Beaud, « La justice en ses livres », le 07 décembre 2019  

    Organisé parle Ministère de la Justice en partenariat avec l'Association française pour l'histoire de la justice

    Olivier Beaud, « La République injuriée : histoire des offenses au chef de l’Etat de la IIIe à la Ve République », le 17 septembre 2019  

    Organisée par le CTHDIP, Université Toulouse Capitole

    Olivier Beaud, « Séminaire de philosophie du droit », le 06 septembre 2019  

    Séminaire du Groupe de recherche en philosophie du droit de Lyon (DroitPhil), organisé avec la SFPJ par François Chénedé, (Louis Josserand), Isabelle Delpla (IRPhiL), Pascale Deumier (Louis Josserand), Charles Girard (IRPhiL) et David Mongoin (EDPL)

    Olivier Beaud, « Les libertés universitaires et la déontologie », le 02 mai 2019  

    Organisée par l’Université des Antilles, LC2S dans le cadre des « Jeudis de l'Université »

    Olivier Beaud, « L’état d’urgence / La République injuriée », le 29 avril 2019  

    Conférence organisée dans le cadre du séminaire "Penser les frontières et les appartenances depuis la Caraïbe et les Amériques" organisé par l’Université des Antilles, Pôle Martinique, Equipe FRACAGE du LC2S.

    Olivier Beaud, « Ordre juridique et légitimité », le 11 avril 2019  

    Organisé par le Master 2 DPA, en collaboration avec le Centre d’études constitutionnelles et politiques de l’Université Panthéon-Assas Paris II, avec l’assistance de l’Institut Cujas de l’Université Panthéon-Assas Paris II

    Olivier Beaud, « L'isonomie moderne », le 10 décembre 2018 

    Olivier Beaud, « Les équivoques de l’institution : normes, individu et pouvoir », le 31 mai 2018 

    Olivier Beaud, « Les observatoires du droit », le 14 mars 2018  

    Séminaire du CHAD dans le cadre du Master II

    Olivier Beaud, « Le bon gouvernement de la recherche », le 13 octobre 2017  

    Colloque de l’association Qualité de la Science Française

    Olivier Beaud, « La citoyenneté comme appartenance au corps politique », le 09 mars 2017  

    Organisé par Olivier Beaud, Université Panthéon-Assas, IUF et François Saint-Bonnet, Université Panthéon-Assas

    Olivier Beaud, « Peut-on penser l'Union européenne comme une fédération ? », le 17 février 2017  

    4e séance du séminaire 2016-2017 de la Chaire de Philosophie de l'Europe / Alliance Europa, consacré à "L'intégration européenne - mythes et limites"

    Olivier Beaud, « L'indépendance des universités », le 18 novembre 2016  

    Organisé sous la direction scientifique de Mathias Chauchat, professeur des universités en droit public, à l'UNC.

    Olivier Beaud, « Droit et indétermination », le 21 mars 2016  

    Institut Michel Villey, colloque internat., "Droit et indétermination", Paris, 21 mars 2016

    Olivier Beaud, « Table Ronde autour de "La force de gouverner. Le pouvoir exécutif en France XIX-XXe s.", de N. Roussellier, Paris, 27 nov. 2015 », le 27 novembre 2015 

    Olivier Beaud, « Die moderne Isonomie. Demokratie und Menschenrechtsschutz als Gleichberechtigungsordnung », le 05 novembre 2013 

    Olivier Beaud, « Droit et sociologie (1860-1939) », le 20 juin 2013 

    Olivier Beaud, « H.L.A. Hart, le droit et la morale », le 19 avril 2013  

    Colloque organisé par l'Institut Michel Villey pour la Culture juridique et la Philosophie du Droit et la Maison française d’Oxford

    Olivier Beaud, « Cumul des mandats : réfléchir davantage », le 01 septembre 2013   

    Olivier Beaud, « Les libertés universitaires (II) », le 01 mai 2010   

    Olivier Beaud, « Les libertés universitaires (I) », le 01 mars 2010   

    Olivier Beaud, « Penser le fédéralisme », le 01 décembre 2007   

  • Olivier Beaud, Table ronde 2 – Liberté académique : les enjeux et conditions juridiques de la production de connaissance - Questions-réponses 

    Olivier Beaud, J3E - Faire des choix ? Les fonctionnaires dans l’Europe des dictatures, 1933-1948/Conclusions des rencontres : "Quelles leçons de l’histoire ?" 

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Théophane Verniseau, La Constitution césarienne du Consulat et de l'Empire (1799-1814), thèse soutenue en 2022 en co-direction avec François Saint-Bonnet, membres du jury : Guillaume Richard (Rapp.), Elina Lemaire (Rapp.), Thierry Lentz et Paolo Alvazzi Del Frate    

    Les constitutions napoléoniennes sont généralement qualifiées de « façades » par les juristes. Les auteurs négligent le droit constitutionnel du Consulat et de l’Empire. Il est assimilé à une simple dissimulation de la dictature de Napoléon Bonaparte. Cependant, la constitution de l’an VIII est issue d’un contexte révolutionnaire. Il semble rétrospectif de séparer le gouvernement personnel napoléonien du mouvement constitutionnel initié en 1789. Le constat des insuffisances de la doctrine conduit à réexaminer objectivement l’édifice consulaire et impérial. Quelles raisons permettent d’expliquer qu’un régime autoritaire puisse émerger à partir d’un droit constitutionnel libéral ? Bonaparte surmonte les oppositions politiques pour instaurer une constitution autoritaire aux fondements césariens. Fondée sur l’acceptation populaire de la primauté du chef de l’État, elle entraîne la concentration de l’exercice du pouvoir politique et la primauté de l’ordre au détriment des libertés publiques. La rupture du droit constitutionnel napoléonien avec le projet révolutionnaire est renforcée sous l’Empire. Désormais, le droit constitutionnel devient un instrument au service de la politique de l’empereur. La volonté de consolider la constitution napoléonienne est illustrée par la tentative de créer une monarchie dynastique. C’est à l’examen, souvent négligé, de ce projet de consolidation institutionnelle qu’est consacrée la deuxième partie de ce travail. Cette étude propose une nouvelle analyse des institutions politiques d’une époque importante dans l’Histoire constitutionnelle française.

    Kamel El Hilali, De la surveillance à la vigilance de l'État: Le contrôle des informations et des plateformes aux États-Unis, thèse soutenue en 2022, membres du jury : Céline Castets-Renard (Rapp.), David Singh Grewal (Rapp.), Camille Broyelle, Idris Fassassi et Patrick Wachsmann    

    Cette thèse entend démontrer que dans le cadre de la lutte antiterroriste, la vigilance des autorités étatsuniennes exige non pas la surveillance des communications électroniques mais bien, d’une part, le contrôle de l’infrastructure numérique et, d’autre part, la réquisition par voie légale, contractuelle et judiciaire des opérateurs privés devenus de facto des informateurs indispensables à la lutte antiterroriste voire des collaborateurs permanents. En contrepartie, ces opérateurs privés ont bénéficié d’un régime juridique favorable à leur développement. En particulier, le Congrès des Etats-Unis a octroyé une immunité légale aux fournisseurs de services pour le contenu hébergé sur leurs sites. Cette seule disposition et l’abstention du Congrès à légiférer pour protéger les données ont permis à ces entreprises d’acquérir une puissance et une domination technique, fonctionnelle, et économique qui s’apparente à une forme de souveraineté. Partant, il est revenu au secteur privé d’administrer le réseau et d’assurer une forme de garantie des droits et libertés à leurs utilisateurs. Elles ont donc développé des normes réglementaires, des standards constitutionnels, et un droit disciplinaire dont les effets débordent sur la sphère publique. Toutefois, ces entreprises ne sont pas souveraines et la législation relative à la protection des données et à la modération des contenus aux Etats-Unis et en Europe marque la réaffirmation de la souveraineté étatique sur internet.

    Julien Naccache, Les fondements théoriques de la philosophie juridique de F. A. Hayek: les équivoques de la Nomocratie, thèse soutenue en 2021 en co-direction avec Philippe Raynaud, membres du jury : Bernard Quiriny (Rapp.), Vincent Valentin (Rapp.), Gilles Campagnolo    

    Les incursions de Friedrich Hayek dans les domaines de la philosophie du droit et de la philosophie politique sont restées célèbres par la critique radicale du constructivisme dont elles ont cherché à rendre compte, au bénéfice d’une théorisation ambitieuse du concept d’ordre spontané. Moyennant une lecture critique de certains grands esprits de la pensée occidentale, le constructivisme (notamment dans son versant juridique que serait positivisme) y est alors accusé de faire le lit du totalitarisme, tandis qu’une série de penseurs de « tradition évolutionniste » auraient offert une voie vers le type de liberté dont à Hayek se fit le promoteur. L’ambition de cette thèse est de déconstruire ce récit. En montrant que le Prix Nobel a non seulement procédé à des lectures biaisées d’auteurs lui servant de faire-valoir, mais aussi en démontrant en quoi cela eut des répercussions importantes sur ses propres prescriptions juridico-politiques, nous nous proposerons d’évaluer ce qui constitue selon nous le cœur de sa pensée : l’inopérance de nos protestations morales les plus viscérales, aux fins de gestion d’un ordre de coopération étendu. Nous tenterons de montrer par-là que cette idée est en réalité jumelle plus que rivale de l’approche machiavélienne de la coordination sociale ; toutes deux trouvant leur source dans une singularité qu’offre le christianisme. Partant, nous nous proposons d’offrir une alternative aux grands récits d’interprétation du « néolibéralisme ».

    Anthony Sfez, La question catalane ou le problème de la souveraineté en Espagne, thèse soutenue en 2020, membres du jury : Elia Marzal Yetano (Rapp.), Guillaume Tusseau (Rapp.), Xavier Arbós Marín et Jean-François Gaudreault-DesBiens    

    L’objet de cette étude est d’analyser un conflit constitutionnel, celui qui se manifeste par la « question catalane ». En 2017, la tentative de sécession a pu donner l’impression d’un conflit portant sur l’indépendance de la Catalogne. Mais si l’on affine les visions des différents acteurs intéressés et des multiples enjeux qui sous-tendent le conflit, l’on s’aperçoit que celui-ci porte sur la forme de l’unité de l’Espagne. L’ambition historique de la Catalogne depuis la suppression de ses institutions en 1714 n’a jamais été l’indépendance. Elle a toujours été le fédéralisme. Si la Catalogne a un temps pu croire que cette ambition avait été assouvie par la Constitution espagnole (CE) de 1978, c’est parce que celle-ci reposait sur un compromis dilatoire. À la question de savoir si l’Espagne était un État-nation décentralisé ou une Fédération plurinationale, la CE n’avait pas tranché. C’est le Tribunal constitutionnel espagnol, dans sa Sentence 31/2010 sur le Statut catalan de 2006, qui a pris le risque de mettre un terme à cette ambivalence constitutive. En jugeant qu’il y a qu’une seule nation en Espagne et que le Statut n’est pas un pacte constitutionnel, il a ouvert la voie à une revendication jusqu’alors marginale : celle du droit de décider. Si ce dernier n’a pour l’heure pas d’existence juridique, la CE n’interdit pas pour autant l’organisation d’un référendum consultatif sur l’indépendance, mais l’État espagnol refuse de l’autoriser. Tels sont les contours du conflit qui ont conduit à une crise sans précédent. Par l'analyse constitutionnelle des causes de la crise, nous pourrons apporter un nouveau regard sur les solutions qui pourraient être apportées à la question de « l’emboitement » de la Catalogne dans l’Espagne.

    Benjamin Fargeaud, La doctrine constitutionnelle sous la IVe République: Naissance d'une nouvelle génération de constitutionnalistes, thèse soutenue en 2018, membres du jury : Cécile Guérin-Bargues (Rapp.), Renaud Baumert (Rapp.), Daniel Bourmaud, Jean-Marie Denquin et Philippe Lauvaux    

    En 1945, la période de la Libération devait également être un moment de rénovation pour le droit constitutionnel. Au moment même où la France se dotait d’une nouvelle Constitution, une nouvelle génération de constitutionnalistes accède au devant de la scène. A la génération des « disciples », qui elle-même avait succédé à la génération des fondateurs, succède celle que Marcel Prélot avait baptisée la « troisième génération de constitutionnalistes » et qui devait être la génération des « novateurs ». La rénovation du droit constitutionnel s’avéra toutefois un programme difficile à mettre en œuvre. La IVe République, malgré l’adoption d’une Constitution nouvelle, est rapidement revenue aux pratiques et usages de la IIIe République antérieure, décevant ainsi les espoirs de la doctrine constitutionnelle et les tentatives de façonner un droit constitutionnel propre au nouveau régime. Constatant l’échec du droit constitutionnel à encadrer la vie parlementaire, les constitutionnalistes ont alors délaissé le terrain de la technique constitutionnelle et se sont tournés vers la science politique afin de refonder leur discipline. Si cette voie politiste a permis à la « jeune école de droit public » d’aborder des champs de recherches nouveaux, tels que les partis politiques ou l’histoire des idées politiques, elle l’a toutefois détournée du terrain de la technique constitutionnelle sur lequel allait finalement se jouer la révision constitutionnelle de 1958, qui a consacré la Constitution de la Ve République.

    Themistoklis Raptopoulos, L'entrée en vigueur de la loi, thèse soutenue en 2018, membres du jury : Jacques Petit (Rapp.), Guillaume Tusseau (Rapp.), Denis Baranger et Agnès Roblot-Troizier    

    L’objet de cette étude est de mettre en évidence les traits distinctifs de l’institution que désigne le terme « entrée en vigueur de la loi ». Il s’agit d’un ensemble de règles et de pratiques correspondantes qui permettent aux acteurs du système juridique de déterminer avec précision le moment à compter duquel devient obligatoire toute nouvelle loi. Pour qu’une telle détermination soit possible, le système juridique doit consacrer au moins une règle de droit commun, à savoir une règle qui permet de déterminer, à défaut de disposition contraire, la date d’entrée en vigueur de toute nouvelle loi. La consécration d’une telle règle présuppose l’existence d’un critère qui permet de déterminer avec précision le moment où la procédure d’édiction chaque nouvelle loi est achevée. En droit positif français, ce critère est la promulgation. Pour rendre compte de cette fonction de la promulgation, il importe de distinguer entre deux séries de conditions d’entrée en vigueur : les conditions particulières, dont dépend l’entrée en vigueur des lois d’après les règles du droit positif, et les conditions générales, dont la réunion est nécessaire pour qu’il soit en premier lieu possible de consacrer des règles d’entrée en vigueur. Concernant les conditions particulières, l’étude des règles de droit commun montre que, contrairement à une idée communément admise, la publication n’est pas une condition nécessaire de l’entrée en vigueur des lois. S’agissant des conditions générales, il s’avère que l’institution de l’entrée en vigueur présuppose une conception volontariste de la loi et un haut degré de formalisation de la procédure de son édiction.

    Ruth Weber, Der Begründungsstil von Conseil constitutionnel und Bundesverfassungsgericht: eine vergleichende Analyse der Spruchpraxis, thèse soutenue en 2018 en co-direction avec Matthias Jestaedt, membres du jury : Oliver Lepsius (Rapp.), Catherine Haguenau-Moizard    

    Le style, c’est la Cour ! – Cette thèse examine la manière dont le Conseil constitutionnel français et la Cour constitutionnelle fédérale allemande motivent leurs décisions, et ce que ces motivations nous disent sur la façon dont chaque Cour se perçoit. Le Conseil constitutionnel peut-il être qualifié de bouche de la Constitution ? et la Cour constitutionnelle fédérale allemande est-elle l’incarnation différenciée de l’état de droit constitutionnel ? Telles sont les questions qui sous-tendent la thèse.La thèse montre que les styles de motivation façonnent l’identité de chaque Cour nationale. Depuis la création de la Cour constitutionnelle fédérale allemande, son style de motivation a contribué à garantir l’acceptation de ses décisions, notamment en ce qui concerne son rôle d’autorité constitutionnelle suprême du pays. En revanche, le style de motivation du Conseil constitutionnel français a traditionnellement servi à mettre en évidence sa subordination au législatif. Toutefois, les réformes de 2016 suggèrent que le Conseil constitutionnel commence lui aussi à s’affirmer en tant que gardien de la Constitution. L’une des raisons probables de ces changements réside dans la manière dont la jurisprudence française est reçue par les autres juridictions nationales et supranationales en Europe. Les réformes facilitant une communication inter-juridictionnelle européenne sont en effet souhaitables. Et bien qu’il soit trop tôt pour le dire, on pourrait faire valoir qu’elles représentent un premier pas important vers un style de motivation européen.

    Bertrand Lavoie, La foi musulmane et la laïcité en France et au Québec, entre régulation publique et négociation quotidienne, thèse soutenue en 2017 en co-direction avec Luc Tremblay, membres du jury : Camille Broyelle, David Koussens, Lori G. Beaman et Jean-François Gaudreault-DesBiens    

    Le but de la recherche est de comprendre comment un individu se sentant lié à une norme religieuse interprétée comme prescrivant le port d'un signe religieux peut se sentir en même temps lié à une norme étatique prescrivant des exigences en terme de neutralité religieuse. Afin d'analyser la dynamique d'interaction entre le hijab et la laïcité, je conduis des entretiens semi-dirigés avec des femmes portant un hijab qui travaillent pour l'État ou qui sont appelées à travailler pour celui-ci dans un avenir professionnel proche. Cette recherche a un volet comparatif par la constitution de deux échantillons de 25 entretiens provenant de deux contextes juridiques où l'application de la laïcité implique soit une interdiction du port du hijab pour les employés de l'État (en droit français) ou soit une autorisation (en droit québécois). Les principaux résultats de la recherche démontrent que la majorité des participantes réussissent à concilier les deux normes par la mise en oeuvre d'une interaction stratégique, une conscience internormative du droit, qui a pour but de faciliter la rencontre de normes en apparence conflictuelles.

    Jérôme Couillerot, Un régime de la liberté: la démocratie dans l'œuvre de Claude Lefort, thèse soutenue en 2017, membres du jury : Justine Lacroix (Rapp.), Bernard Quiriny (Rapp.), Carlos-Miguel Herrera et Philippe Raynaud    

    Claude Lefort est un penseur majeur du totalitarisme soviétique et un théoricien original de la démocratie ; mais cette pense��e souffre d’être encore trop peu étudiée, et surtout peu comprise dans son articulation générale. Ce travail se propose de remédier à cette carence, et s’efforce, au travers d’une reconstruction des dimensions fondamentales de l’œuvre, de restituer à la pensée de l’auteur sa cohérence interne. Nous postulons ici que cette cohérence se dévoile à bien vouloir identifier le projet central de Claude Lefort, qui fut de penser les conditions de possibilité de la liberté politique, et partant, la démocratie comme un régime de la liberté. Un tel projet, d’abord envisagé dans le cadre de la théorie marxiste, va progressivement être réévalué à l’aide de la philosophie de Maurice Merleau-Ponty, pour aboutir à une récusation des acceptions traditionnelles – telles que comprises en droit public – des notions de pouvoir et de liberté. Il s’agit alors pour Lefort de permettre la liberté politique, c’est ce que s’efforce de montrer la première partie. Il faut ensuite tirer les conséquences logiques d’une telle récusation. Elle amène à reconsidérer en profondeur la nature des deux termes : le pouvoir gagne une dimension « symbolique », et les libertés se pensent comme indissociablement individuelles et collectives. Cette construction se veut une manière spécifique d’organiser la liberté politique, c’est ce que s’emploie à révéler la seconde partie.

    Grégory Bligh, Les bases philosophiques du positivisme juridique de H.L.A. Hart, thèse soutenue en 2016, membres du jury : David Mongoin (Rapp.), Bruno Gnassounou (Rapp.), Véronique Champeil-Desplats, Philippe Raynaud et Jean-François Kervégan    

    Cette thèse cherche à reconstituer les bases philosophiques de la pensée juridique de H.L.A. Hart (1907-1992), figure majeure du positivisme juridique anglo-saxon au XXe siècle, et professeur de jurisprudence à l'université d'Oxford de 1952 à 1968. Ses travaux demeurent largement méconnus en France.Dégager les sources philosophiques du « positivisme analytique » de Hart permettra, premièrement, de reconstruire le dialogue entre le juriste d'Oxford et certaines figures importantes de la théorie du droit continentale. Hart oppose d’importantes critiques à certaines formes continentales de positivisme juridique, comme le normativisme de Hans Kelsen ou le réalisme scandinave d'Alf Ross. Cependant, cette thèse montrera également qu'il est possible d'établir des rapprochements étroits entre la pensée de Hart et celle du juriste francophone Chaïm Perelman. L'étude des bases philosophiques de la pensée juridique de Hart offre ainsi des points de contact intéressants entre ces différentes cultures juridiques.Deuxièmement, cette thèse cherche à faire ressortir l'influence déterminante de la philosophie du langage ordinaire qui se développa à Oxford au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Notre propos s'appuiera notamment sur un « premier corpus » de textes philosophiques publiés avant son accession à la chaire de jurisprudence en 1952, ainsi que sur les travaux préparatoires à son ouvrage The Concept of Law (1961). Nous défendons l'idée que ses prises de position philosophiques se retrouvent dans sa réflexion juridique et permettent de comprendre la cohérence de son œuvre, ainsi que la forme d'empirisme juridique qui sous-tend sa conception de la notion de Constitution.

    Thibault Guilluy, Du "self-government" des Dominions à la dévolution: recherches sur l'apparition et l'évolution de la Constitution britannique, thèse soutenue en 2014, membres du jury : Jean-Marie Denquin (Rapp.), Carlos Miguel Pimentel (Rapp.), Denis Baranger et John Bell    

    L’objet de cette étude est d’identifier une constitution « britannique » distincte de la constitution anglaise. Si le langage commun tend trop souvent à confondre une partie pour le tout, l’Angleterre pour le Royaume-Uni, cet écueil n’épargne pas les juristes. La notion de constitution britannique vise précisément à rendre compte de la manière dont le droit constitutionnel a pu appréhender et saisir la tension fondamentale qui l’anime entre deux exigences en apparence contraires, l’unité et la diversité. Depuis les lois de dévolution adoptées à la fin du XXe siècle, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord disposent d’institutions de gouvernement autonomes, soumises théoriquement à la souveraineté du Parlement de Westminster. Le corps de lois, règles et principes qui régissent cet arrangement institutionnel permettent d’identifier un cadre constitutionnel spécifiquement britannique. Mais celui-ci n’est pas pour autant né à la fin du XXe siècle. Il nous semble en effet que cette constitution britannique trouve ses sources et son origine dans les relations qui ont pu s’établir entre le Royaume-Uni et certaines de ses colonies dotées d’un statut particulier et d’un gouvernement autonome, les Dominions. C’est dans ce cadre historique et intellectuel qu’a pu apparaître une manière spécifiquement britannique d’organiser cette tension entre l’unité et la diversité. Celle-ci puise d’ailleurs dans les ressources propres du constitutionnalisme britannique, qui résulte d’un entrelacement ingénieux de règles et principes juridiques et de pratiques institutionnalisées, les conventions de la constitution. Cette rencontre entre le droit et les conventions dessine un droit constitutionnel original et peut-être fédéral.

    Jean-Régis Catta, Le cabinet ministériel: essai d'analyse constitutionnelle, thèse soutenue en 2012, membres du jury : Grégoire Bigot (Rapp.), Bruno Daugeron (Rapp.), Denis Baranger, Christian Bidégaray et Jean-Jacques Bienvenu    

    Le cabinet ministériel représente depuis plus d’un siècle un élément incontournable du système politique français. Équipe formée par les collaborateurs immédiats du ministre, nommée par lui, le cabinet est situé à un carrefour complexe d’interactions qui comporte les administrations, le Parlement, les groupes d’intérêt et les médias. Délaissée par les juristes, l’étude institutionnelle du cabinet ministériel est aujourd’hui l’apanage de la sociologie et des sciences politiques. À de rares exceptions près, la doctrine constitutionnelle l’a toujours considéré comme une institution juridiquement indissociable de la personne du ministre. Malgré l’ampleur du phénomène, elle observe à son égard un silence quasi unanime qui ne laisse pas de surprendre. Cette indifférence doctrinale ne peut être véritablement expliquée qu’à l’aune de l’histoire des représentations constitutionnelles. L’apparition et le développement des cabinets ministériels procèdent en effet des mutations subies par le Conseil d’État napoléonien tout au long du XIXe siècle. Par-delà les vicissitudes de l’histoire politique, les cabinets expriment la persistance coutumière d’un principe issu du constitutionnalisme révolutionnaire, selon lequel la fonction gouvernementale doit être organiquement séparée de la fonction administrative. Confondues à l’échelon du ministre, conformément à la logique propre du régime parlementaire, ces deux fonctions vont rester dissociées à l’intérieur même des ministères, grâce aux cabinets ministériels. Les réticences traditionnelles de la doctrine publiciste à l’égard de la notion de « fonction gouvernementale » expliquent en grande partie le caractère inédit d’une telle lecture de l’histoire constitutionnelle.

    Apostolos Vlachogiannis, Les juges de la Cour Suprême des Etats-Unis et la notion de constitution vivante, thèse soutenue en 2011, membres du jury : Gwénaële Calvès (Rapp.), Michel Troper (Rapp.), Pierre Birnbaum, Armel Le Divellec et Philippe Raynaud    

    Les juges de la Cour Suprême des États-Unis et la notion de constitution vivante.Une constitution écrite peut-elle évoluer au cours du temps et s’adapter aux besoins et aux valeurs évolutives de la société, sans pour autant être révisée formellement ? Et si oui, qu’en est-il du texte constitutionnel ? Devant ces interrogations, la notion de constitution vivante vise à résoudre le paradoxe du changement matériel de la Constitution sans modification du texte. Elle est sans aucun doute un topos – qui ne manque pas de susciter des critiques,notamment celle de la théorie dite « originaliste » - de la pensée constitutionnelle américaine, un concept mobilisé, en l’occurrence, pour justifier la cause de la réforme juridique et sociale. Elle a été développée,durant le XXe siècle, principalement par des juges de la Cour Suprême américaine qui ont fourni une approche stimulante et fertile de la nature de la Constitution. La notion de constitution vivante exprime donc une conception évolutive de la Loi suprême, qui saurait, par sa flexibilité et sa fonctionnalité,s’adapter au changement de circonstances. Dans ce cadre, elle a été instrumentalisée afin de surmonter la rigidité de la procédure de révision formelle prescrite par l’article V de la Constitution. Cette notion est dès lors porteuse de la tension entre la permanence du texte et l’évolution du droit constitutionnel positif. Pour justifier ce décalage entre la forme et le fond, les juges défenseurs de la constitution vivante ont toujours traité le texte comme un « document vivant », qui doit être lu à la lumière des valeurs évolutives et des idéaux partagés par le peuple américain.

  • Élise Fraysse, L'Etat dans la construction doctrinale du droit administratif, thèse soutenue en 2019 sous la direction de David Mongoin, membres du jury : Anne-Laure Girard (Rapp.), Benoît Plessix (Rapp.), Sylvie Caudal      

    S'intéresser à l'Etat dans la construction doctrinale du droit administratif suppose de se pencher sur les rapports qu'ont entretenu les administrativistes avec l'Etat depuis la naissance de la discipline, au début du XIXe siècle. La période s'étendant de 1804 à 1870 révèle à quel point les administrativistes de cette époque sont porteurs d'une pensée d'Etat : grâce au droit administratif, ils parviennent à légitimer tant le modèle étatique que le pouvoir en place. Ils justifient l'Etat tel qu'il existe alors, à savoir un Etat administratif et instituteur du social, peu soucieux des libertés. Leur étatisme-libéral, qui consiste à défendre les intérêts de l'Etat avant ceux des individus, oeuvre en ce sens. Cela change toutefois à la fin du XIXe siècle avec l'avènement de la IIIe République, qui souffle un nouveau vent libéral dans la doctrine. Celle ci s'attache alors à penser l'Etat de façon théorique voire, pour certains auteurs, à ériger une véritable théorie de l'Etat. Pour autant, il ne faut pas s'y tromper: les administrativistes du XXe siècle ne rompent pas totalement avec ceux du siècle passé. Si leur pensée d'Etat a bien disparu, leur discours n'est toutefois pas dépourvu d'une forme de légitimation du modèle étatique. Ils restent en cela porteurs d'un certain libéral-étatisme, c'est à dire d'un libéralisme non pas contre l'Etat, mais par l'Etat.

    Marie Cretin Sombardier, Deux pensées constitutionnelles révolutionnaires: Robespierre et Condorcet, thèse soutenue en 2018 sous la direction de Olivier Jouanjan et Éric Maulin, membres du jury : Patrice Rolland (Rapp.), Vincent Valentin (Rapp.), Éric Desmons      

    Pareils à nombre de révolutionnaires français, Robespierre et Condorcet souhaitent rompre avec l'Ancien régime en reconnaissant la souveraineté naturelle du peuple et les droits naturels des hommes. Cependant, en démocrates assumés et conséquents, ils se singularisent en présentant la nécessité du gouvernement représentatif comme une étape provisoire de la réalisation libre et heureuse des hommes et non comme une fin. Convaincus d’une nature humaine perfectible, habilitant l’homme à un devenir libre et heureux, les deux révolutionnaires sont conduits à promouvoir, l’idée d’un droit perfectible et celle d’une constitution transitoire capable d’articuler souveraineté du peuple et gouvernement à la naturalisation progressive des institutions et des hommes. Les progrès de l’autoconstitution du peuple souverain, appuyés par ses représentants provisoires, engagent les conditions d’une autonomisation de la société et ouvrent la voie à celle de l’individu en réconciliant l’État et la société.

    Mathieu Carpentier, Norme et exception: essai sur la défaisabilité en droit, thèse soutenue en 2013 sous la direction de Jean-François Kervégan, membres du jury : Sylvie Delacroix (Rapp.), Pierre-Yves Quiviger (Rapp.)    

    Cette thèse s'intéresse aux rapports entre la règle et l'exception dans le domaine juridique. On assiste ces dernières années à un débat croissant en théorie du droit sur la « défaisabilité » et sur la question de savoir si cette dernière est un trait essentiel du droit. Cet essai se donne pour but d'évaluer les diverses positions de ce débat tant pour elles-mêmes qu'à la lumière de leurs présupposés conceptuels et théoriques. De fait, le terme « défaisabilité » est ambigu, et la plus grande partie de ce travail est dédiée à clarifier ce concept davantage qu'à en proposer une théorie originale. En effet, on trouve typiquement deux sortes de théories de la « défaisabilité du droit ». D'un côté on a des théories qui font de la défaisabilité un attribut du raisonnement juridique. Elle désigne alors le rôle que les exceptions jouent au sein du raisonnement. Ce rôle est de nous permettre d'effectuer des inférences par défaut dans les cas normaux sans avoir à établirt qu'aucune des exceptions n'est présente. De l'autre côté, on a des théories qui discutent de la défaisabilité comme d'un attribut des règles juridiques. Dire d'une règle qu'elle est défaisable, c'est dire qu'elle est sujette à des exceptions non spécifiées (ni spécifiables) à l'avance. Non seulement ces exceptions viennent bloquer l'inférence, comme c'est le cas dans les théories du premier type, mais elles provoquent la défaite de la règle. Les règles juridiques sont-elles ainsi défaisables ? Naturellement, la réponse à cette question n'est pas affaire d'enquête empirique ; elle dépend des présupposée conceptuels et théoriques que l'on a au sujet de la fonction des règles et de la nature du droit.

  • Camille Fernandes, Des libertés universitaires en France: Etude de droit public sur la soumission de l'enseignant-chercheur au statut général des fonctionnaires, thèse soutenue en 2017 sous la direction de Charles Fortier, membres du jury : Hélène Pauliat (Rapp.), Ariane Vidal-Naquet et Bernard Toulemonde    

    Les libertés universitaires sont fondamentales pour assurer la pérennité des sociétés démocratiques : sans elles, l’enseignement supérieur ne peut remplir son rôle qui est de dé-battre des connaissance acquises et d’en découvrir de nouvelles, ainsi que de les transmettre aux générations futures. Pour exercer cette double mission de recherche et d’enseignement, les universitaires doivent être libres de mener des investigations et d’en publier les résultats ; libres de choisir le contenu et la forme de leurs cours ; indépendants de tout pouvoir politique ou économique. Avec ces libertés, viennent cependant des responsabilités : les libertés universitaires ne pourraient conserver leur légitimité si elles ne s’accompagnaient pas du respect des exigences résultant de la déontologie universitaire. En France, les libertés universitaires sont singulières. Elles se distinguent de la définition qu’en proposent le droit allemand – à travers le concept de Wissenschaftsfreiheit – et le droit anglo-saxon – qui a consacré la liberté académique. Cette spécificité devrait permettre de répondre à la contradiction entre la soumission des enseignants-chercheurs français au statut général de la fonction publique – qui encadre les libertés individuelles des fonctionnaires – et la nécessité pour eux d’exercer leurs fonctions universitaires sans entraves. Cependant, les libertés universitaires telles qu’elles sont consacrées en France ne semblent pas, dans un contexte largement renouvelé, en mesure d’opérer efficacement cette conciliation : il convient, dès lors, d’étudier leur contenu et leurs sources. L’approche comparée mettant en perspective trois modèles différents – allemand, américain et britannique – permet d’envisager des possibilités d’évolution du droit universitaire français.

  • Alexis Le Barbier, Union monétaire et souveraineté, thèse soutenue en 2024 à Université ParisPanthéonAssas sous la direction de Stéphane Rials, membres du jury : Sébastien Adalid (Rapp.), Éric Desmons (Rapp.), Hélène Gaudin  

    Le concept de souveraineté connaît trois acceptions : la première formelle, la deuxième matérielle et la troisième organique. Cependant, l’identification des attributs de souveraineté au titre du sens matériel n’est jamais justifiée. Le propos de cette thèse est d’étudier les relations entre ces différentes significations du concept de souveraineté en se concentrant sur l’un des attributs de souveraineté : le droit de battre monnaie. Pour mieux l’isoler, ce travail se concentre sur les unions monétaires selon une méthode historique et comparative. Au terme de cette étude, il apparaît que les trois usages du concept de souveraineté ne peuvent être liés les uns aux autres que dans une perspective téléologique. Ceci révèle le caractère justificatif du concept de souveraineté qui n’est donc pas purement descriptif.

    Guillermo Arenas, Le principe de souveraineté: enquête sur la fonction d'un principe juridique, thèse soutenue en 2023 sous la direction de Bertrand Mathieu, membres du jury : Ariane Vidal-Naquet (Rapp.), Guillaume Tusseau (Rapp.), Jean-Eric Schoettl    

    Depuis plusieurs années, en France comme à l’étranger, des controverses existent parmi les juristes pour savoir si le vocable de souveraineté a encore un sens et doit continuer d’être employé. L’approfondissement de l’intégration européenne est le principal moteur des entreprises théoriques de réexamen de la souveraineté. Cependant, ce n’est pas le seul : les évolutions du droit international et l’apparition du droit transnational suscitent également des tentatives de redéfinition, voire de dépassement, de la souveraineté. Pourtant, l’état des débats ne laisse pas moins un sentiment d’insatisfaction. Cela semble provenir d’une mauvaise compréhension de la nature de la souveraineté comme objet de la science juridique. Il apparaît, après une étude des origines et des usages de la souveraineté, que celle-ci ne désigne pas réalité empirique - une chose, une puissance réelle - mais un ensemble d’attributs, que le discours juridique reconnaît à l’État. Son usage ne découlerait pas de la nécessité de décrire un objet mais de la volonté de bâtir une théorie et, de manière performative, de contribuer à la construction et à la reconnaissance de la notion d’État. De ce point de vue, le droit constitutionnel apparaît, dans le cadre de ces approches, comme l’expression normative la plus directe de la souveraineté. Après cette première analyse, une étude de certaines transformations du droit constitutionnel positif permet de mieux éclairer les controverses qui entourent le principe de souveraineté.

    Louis Terracol, Le gouvernement de fait, de la Révolution à la Libération: un expédient saisi par le droit, thèse soutenue en 2022 sous la direction de François Saint-Bonnet, membres du jury : Anne-Sophie Chambost (Rapp.), Sébastien Le Gal (Rapp.), Grégoire Bigot et Laurent Pfister   

    Arthur Gaudin, Les symboles constitutionnels: étude sur la force juridique des symboles à partir de l'article 2 de la Constitution de 1958, thèse soutenue en 2021 sous la direction de Dominique Rousseau, membres du jury : Marie-Claire Ponthoreau (Rapp.), Alexandre Viala (Rapp.)    

    L’article 2 de la Constitution de 1958 paraît, à la première lecture, entrer en dissonance avec l'idée que nombre de juristes se font d’un énoncé juridique. Il est, en effet, coutumier de présenter le droit constitutionnel comme un ensemble de normes organisant le pouvoir politique et garantissant les droits fondamentaux. Or, l’article 2 contraste par son caractère apparemment peu normatif et son manque de rapport avec les matières constitutionnelles classiques. Cette impression tient essentiellement à la présence de symboles, en l’occurrence le drapeau tricolore, La Marseillaise, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » et le principe du « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ». Dès lors, la présente étude se donne pour objet de comprendre pourquoi des énoncés à contenu symbolique sont inscrits dans la Constitution de la Ve République. Il s’avère, au terme du premier temps de la démonstration, que le droit n’est pas rétif au symbolique, l’article 2 parachevant en réalité un mouvement d’écriture juridique des symboles commencé en 1789. Ce mouvement correspond d’autant moins à une anomalie juridique qu’il est porteur d’un sens en droit : il s’agit de consacrer des images et un imaginaire de référence. La juridicité de symboles constitutionnels ne fait plus guère de doute, et s’explique plus précisément par leur importance dans le système de l’État constitutionnel de la Ve République. Non seulement ils incarnent durablement le souverain, État et Nation, mais ils participent à la légitimation du pouvoir étatique. La place des symboles constitutionnels au fondement de l’État induit et justifie la mise en place d’un régime conservatoire. En assurant leur préséance cérémonielle et en réprimant les atteintes à leur intégrité, l’État protège par le droit une part de son identité et de sa légitimité. Néanmoins, le déploiement d’une réglementation de ce type n’est pas sans susciter plusieurs réserves. Il n’est finalement pas certain que le modèle répressif soit le plus adéquat pour préserver la force des symboles constitutionnels. À cet égard, l’institutionnalisation d’une telle protection ne suffit pas à écarter les possibilités d’une désymbolisation, à laquelle seul le réinvestissement du sens paraît pouvoir remédier.

    Maud Michaut, L'État administratif aux États-Unis, thèse soutenue en 2021 sous la direction de Denis Baranger, membres du jury : Manon Altwegg-Boussac (Rapp.), Céline Roynier (Rapp.), Idris Fassassi et Anissa Hachemi    

    Aux États-Unis, l’administration fédérale est composée d’un ensemble d’entités, que le droit administratif appelle agences (agencies) et qui sont créées par le Congrès par voie législative. Sous la plume des juristes américains, l’expression d’ « État administratif » traduit l’idée, surprenante pour un spécialiste de droit public français, qu’à l’échelon fédéral, ce sont surtout ces agences qui exercent les trois fonctions juridiques de l’État, à savoir la fonction législative, la fonction exécutive et la fonction juridictionnelle. Cette thèse part du constat qu’il y a, aux États-Unis, une certaine réticence à qualifier d’ « État » le gouvernement fédéral. Le développement de la structure administrative fédérale, de la coercition administrative et du pouvoir discrétionnaire des agences impose-t-il néanmoins de reconnaître qu’un État fédéral, au sens que les juristes français donnent à ce terme, existe désormais aux États-Unis ? Cette thèse répond à cette question par la négative. Elle entend alors rechercher les caractères de l’ « État » fédéral à partir d’une analyse des grandes théories du droit administratif américain. Tout d’abord, cet « État » ne repose pas sur l’idée d’une puissance publique, le droit administratif ayant cherché à organiser la soumission de l’administration à la rule of law. Ensuite, il ne poursuit pas la réalisation d’un intérêt général substantiel et transcendant, mais retient une conception procédurale de l’intérêt public. Enfin, il n’est pas fondé sur un principe d’unité du pouvoir, parce que le droit administratif n’adopte pas une conception hiérarchique de l’administration et ne lui confie pas la mise en œuvre d’une volonté politique unifiée.

    Caroline Chaux, Les contraintes internationales sur le pouvoir constituant national, thèse soutenue en 2021 sous la direction de Denis Alland, membres du jury : Pierre-François Laval (Rapp.), Stéphane Pierré-Caps (Rapp.), Gérard Cahin et Olivier Corten    

    Les principes d’autodétermination des peuples et d’autonomie constitutionnelle supposent une compétence exclusive du peuple, émergeant comme corps politique de l’État, à adopter une constitution en vertu de son pouvoir constituant originaire. L’exercice de cette compétence par le peuple peut intervenir à l’issue d’une situation intéressant le droit international, à l’instar des guerres interétatiques, de la décolonisation ou des conflits infraétatiques constituant une menace pour la paix et la sécurité régionale ou internationale. Dans ces hypothèses, l’exercice du pouvoir constituant par le peuple est encadré par un acteur extérieur agissant sur le fondement de règles de droit international. Cet acteur extérieur peut, dans certains cas, se substituer au peuple dans l’adoption de l’acte constituant, oblitérant ainsi le pouvoir constituant populaire. Egalement, l’exercice du pouvoir, non plus d’adopter, mais de réviser la constitution subit des injonctions dans le cadre de la participation de l’État à la vie internationale. En effet, l’adhésion à une organisation internationale, l’instauration de relations commerciales ou encore la sollicitation d’une aide internationale sont désormais conditionnées par des exigences relatives à la structure constitutionnelle de l’État. Cette conditionnalité est double : positive par l’exigence de modifications constitutionnelles, négative par l’interdiction des changements anticonstitutionnels. L’étude de ces règles internationales et de la pratique subséquente nécessite de s’interroger sur leur compatibilité avec les principes d’autodétermination et d’autonomie constitutionnelle. L’issue de cette interrogation invite à repenser la portée de ces principes et d’ainsi mesurer l’impact de cette pratique sur le droit international.

    Jean-Hugues Barbé, Nouvelles recherches sur la condition des établissements publics en droit public, thèse soutenue en 2020 sous la direction de Benoît Plessix, membres du jury : Anne-Laure Girard (Rapp.), Pascale Idoux (Rapp.), Olivier Renaudie    

    La réduction de la forme de l’établissement public à l’idée de personne publique spéciale est un événement dans la pensée juridique française. Formalisée au moment de la construction du droit administratif moderne, cette réduction est le fruit d’une démarche a priori, éthique et statique qui a éloigné l’étude des établissements publics de la tradition du droit public. Il convenait de l’interroger afin de saisir ce que de tels choix avaient pu masquer. L’étude de la provenance des établissements publics et de leur développement historique, révélant leur dépendance à l’égard d’une réserve d’autorité à partir de laquelle l’autorité politique décide librement de la direction de l’administration d’un établissement, a justifié l’emploi d’une nouvelle perspective, plus proche de la tradition du droit public. Cette nouvelle perspective tend à se départir de considérations a priori en se tenant au plus près du développement historique des établissements publics, notamment en ne rejetant pas comme étranger à son objet les éléments politiques expliquant leur formation et leur développement. L’établissement public apparait alors comme une forme juridique spontanée, qui se reconnaît dans le déploiement de la pratique gouvernementale. Elle est dépendante pour sa formation d’une réserve d’autorité qui donne à l’autorité politique le pouvoir d’agir à l’écart du droit existant et de décider librement de la direction et de l’organisation des établissements publics en soumettant leur administration à son contrôle prudentiel. Cette perspective offre une approche différente des problèmes contemporains, telle que la question de leur compatibilité au droit européen de la concurrence, et éloigne les craintes de crise ou de déclin de la forme de l’établissement public.

    Thibault Desmoulins, L'Arbitraire, histoire et théorie. Le pouvoir de surmonter l'indétermination de l'Antiquité à nos jours, thèse soutenue en 2018 sous la direction de François Saint-Bonnet, membres du jury : Grégoire Bigot (Rapp.), Carlos Miguel Pimentel (Rapp.), Laurent Pfister    

    Le droit ne se réduit pas aux règles. Que cet ancien adage paraisse aujourd’hui sibyllin montre la difficulté des juristes face à ce qu’il faut appeler l’anomie. Le pouvoir confié à une autorité de surmonter cette absence de règles provoque l’émergence de l’arbitraire en droit. Depuis l’Antiquité, ses fonctions répressives et administratives témoignent de son utilité indéfectible. Sous l’emprise du déterminisme juridique intégral d’un Dieu (VIIIe-XIIIe) ou d’un Législateur (XVIIIe-XXe), l’arbitraire se réduit à l’interprétation des normes omniprésentes. Il peut également former une voie de droit extraordinaire en complément des règles fixes (XIIIe-XVIIIe). Son apogée comme principe général de gouvernement voire de répression n’est atteinte qu’à l’occasion du profond bouleversement moderne (XVIe). À travers ces variations, trois formes de légalité se côtoient et proposent les conditions du choix d’un arbitraire légal.

    Mathilde Unger, Les frontières de la justice sociale: les théories de la justice mondiales au prisme de l'Union Européenne, thèse soutenue en 2016 sous la direction de Jean-Fabien Spitz, membres du jury : Catherine Colliot-Thélène (Rapp.), Stéphane Chauvier (Rapp.)    

    Pouvons-nous maintenir la justice sociale à l'intérieur des frontières étatiques, malgré l'intensification des flux transnationaux? La thèse part des théories cosmopolitiques de la justice mondiale, qui entendent transposer les principes de justice rawlsiens à l'échelle du monde sur la base de deux arguments: l'universalisation de la position originelle et l'observation des rapports d'interdépendance tissés par la mondialisation. Cependant, en découplant les garanties sociales de la reconnaissance de l'égalité politique entre les citoyens -dont elles sont les corollaires au sein des institutions démocratiques -ces théories sortent la justice sociale de son cadre de justification normatif. Nous tentons au contraire de prendre en compte les injustices singulières produites par le commerce transnational, sans pour autant renoncer à l'ancrage politique de la justice. À ce titre, l'Union européenne offre un exemple fécond: bien que les citoyens européens bénéficient de protections sociales lorsqu'ils circulent dans un autre État membre, la politique sociale demeure essentiellement de la compétence des États. En revanche, c'est la Cour de justice de l'Union qui veille au respect des quatre libertés de circulation. Le décalage entre ces deux niveaux de protection nous permet de définir des contextes où les injustices sont de second ordre, car la concurrence entre les normes nationales dans un marché ouvert affecte le sens et l'application de la justice sociale à l'intérieur des États. Les raisons de vouloir harmoniser les politiques sociales et fiscales des États sont ainsi solides et néanmoins indépendantes du cosmopolitisme.

    Anne-Virginie Madeira, Nationaux et étrangers en droit public français, thèse soutenue en 2015 sous la direction de Guillaume Drago, membres du jury : Hugues Fulchiron (Rapp.), Vincent Tchen (Rapp.), François Julien-Laferrière, Paul Lagarde et Rémy Schwartz    

    La question de la relation entre nationaux et étrangers en droit public connaît un certain nombre de mutations caractérisées par un apparent rapprochement des deux statuts juridiques et par leur définition. La question est bien celle de la place que le droit public peut ou doit accorder à ceux qui vivent au sein de l'État mais n’en possèdent pas la nationalité et donc celle de l’actuelle signification donnée au lien de nationalité en droit public français. Cette signification semble dépendre à la fois du mode de distinction entre les concepts de national et d’étranger, c'est-à-dire de l’exercice de la souveraineté de l'État dans ce choix, et des statuts qui leur sont ensuite attachés en tant qu’ils sont liés par un élément primordial : la présence sur un même territoire. Ainsi, l’étranger, s’il n’est pas attaché à l'État par le lien de nationalité, est tout de même soumis au pouvoir étatique du fait de sa présence sur le territoire de l'État. Le droit relatif à la nationalité et à l’extranéité est avant tout un droit d’exclusion et de restriction qui conduit à reconnaître à l’étranger moins de droits qu’au national et qui codifie cette différence. Mais ce droit est aussi, en parallèle, un droit d’intégration car il définit un statut de l’étranger dans l'État où il réside et en fait un sujet du droit de cet État. L’enjeu d’une étude des relations entre « nationaux » et « étrangers » est donc de questionner l’actuelle distinction juridique des deux concepts. Il s’agirait ainsi à la fois de réconcilier en la matière les deux expressions du pouvoir étatique : le pouvoir de commandement unilatéral fondé sur la contrainte et la conservation de l’autonomie et de la liberté reconnue à l’individu dans la société, et d’assurer l’équilibre entre une nécessaire différenciation des statuts, en raison de l’existence d’une communauté nationale qui fonde le pacte constitutionnel et qui est à distinguer de la simple société civile, et le respect des libertés individuelles au sein de l'État.

    Pierre-Marie Raynal, De la fiction constituante. Contribution à la théorie du droit politique, thèse soutenue en 2014 sous la direction de Denis Baranger, membres du jury : Arnaud Le Pillouer (Rapp.), Alexandre Viala (Rapp.), Mikhaïl Xifaras    

    Inspiré par une démarche de droit politique, le présent travail se propose d’envisager la fiction en droit à travers le prisme inédit de la légitimité, afin d’étudier sous un angle théorique son utilité dans la constitution de la réalité juridique, c’est-à-dire dans les fondations du droit en vigueur. Caractérisée en référence à la réalité politique, la fiction constituante est une technique justificative dont la fonction relève soit de la connaissance, soit du gouvernement. En tant qu’instrument de connaissance, la fiction constituante se trouve au coeur de l’épistémologie du positivisme juridique, et sert à reléguer la légitimité en son sens le plus profondément politique à une simple affaire de "Sein", c’est-à-dire « extra-juridique » ; tel est notamment l’objet de la "Grundnorm" de Kelsen. Le propos de la première partie de ce travail est de montrer que cet isolement de la chose juridique empêche d’approfondir la connaissance de ses fondations ; ce faisant, il s’agira de poser les bases de ce que pourrait être une épistémologie de droit politique. En tant qu’instrument de gouvernement, la fiction constituante se trouve au coeur de l’État, et sert à légitimer l’exercice du pouvoir politique par le biais de la représentation. En s’appuyant sur des auteurs classiques tels que Hobbes, Locke et Rousseau, le propos de la seconde partie de ce travail est de montrer que ce sont les caractéristiques de ce système d’organisation politique, quelle que soit au demeurant la forme de gouvernement retenue, qui rendent nécessaire le recours au registre fictionnel "lato sensu" ; celui-ci étant en effet susceptible de s’inscrire dans trois catégories discursives distinctes : la fiction "stricto sensu", le mensonge ou le mythe.

    Maxence Christelle, Consentement et subjectivité juridique: contribution à une théorie émotivo-rationnelle du droit, thèse soutenue en 2014 sous la direction de Étienne Picard, membres du jury : Alain Supiot (Rapp.), Olivier Cayla (Rapp.)    

    Le consentement est probablement l'un des concepts les plus familiers aux juristes. Initiée à son fonctionnement dès le début des études du droit, par le prisme quasi exclusif du droit des obligations, la communauté juridique trouve dans celui-ci un moyen commode d'expliquer l'engagement individuel dans un ensemble de normes. Dès lors, c'est par le consentement que l'on pourrait rendre compte de la volonté, c'est-à-dire de cet élément subjectif qui permet l'application de la règle.Pourtant, après une étude approfondie, deux éléments au moins étonnent. Le premier tient à ce que la réflexion sur ce sujet est quantitativement faible. Le second, quant à lui, consiste dans le fait que la définition même du terme de consentement est trop peu interrogée. Ce faisant, elle varie d'un auteur à l'autre avec toutefois un trait commun: le consentement est presque toujours pensé comme détaché de la personne qui en est l'auteur. Ainsi, on évite d'avoir à s'interroger sur l'acteur principal de l'ordre juridique.Malgré ses mérites, cette vision abstraite est devenue trop excessive pour pouvoir demeurer en l'état. L'absence de définition du concept a pour effet de faire émerger des usages nouveaux de ce dernier. On pensait avoir résolu la question de la subjectivité, et pourtant elle fait retour dans ses manifestations les plus concrètes.Dès lors, notre recherche consistera à essayer de trouver une définition du consentement, en faisant l'hypothèse d'un retour fécond à ses origines. Grâce à cela, on pourra tenter de proposer une nouvelle compréhension du concept et de la subjectivité juridique, en intégrant la dimension émotionnelle dans la réflexion sur le droit.

    Arnaud Lami, La tutelle de l'Etat sur les universités françaises, mythe et réalité, thèse soutenue en 2013 sous la direction de Jean-Marie Pontier, membres du jury : Charles Fortier (Rapp.), Didier Truchet (Rapp.), Jean-Claude Ricci et Jacques Bourdon    

    La tutelle administrative sur les universités mérite une attention particulière en raison de son statut et de sa tonalité très particuliers. Elle recèle une part de mystère qu'il faut lever pour bien en comprendre les enjeux. D'un côté, la tutelle sur les universités est, sur bien des points, justifiée et légitimée par des traditions et des pratiques anciennes ; celles-ci souvent contradictoires avec la lettre des textes qui la réglementent, d'un autre côté, la tutelle répond à une finalité classique du droit administratif : assurer un contrôle de la décentralisation. Le pouvoir de tutelle sur les universités est déconcertant car cette notion, imprécise et indéterminée, est au centre d'intérêts, a priori, divergents. Alors que l'autonomie des universités et l'indépendance des universitaires semblent militer contre l'existence et l'exercice d'un pouvoir de tutelle, la préservation des intérêts du service public et de son unité est, au contraire, favorable à l'existence d'une tutelle sur les universités. Ainsi, la tutelle universitaire se dévoile sous un jour inattendu qui manifeste son ambivalence : à la fois protectrice, face aux universités, de certains intérêts généraux, et protectrice, face à l'Etat, de l'autonomie universitaire.

    Laurent Dechâtre, Le pacte fédératif européen, thèse soutenue en 2012 sous la direction de Claude Blumann, membres du jury : Anne Levade (Rapp.), Sébastien Roland (Rapp.), Fabrice Picod et Jörg Gerkrath    

    Dans le cadre du renouvellement doctrinal sur les unions fédérales, nous proposons une définition du pacte fédératif qui se fonde sur l'étude des systèmes fédéraux allemand, américain, et suisse dans la perspective d'une qualification juridique des traités européens. Le pacte fédératif est un acte conclu volontairement entre des Etats fondant une institution, la Fédération, qui constitue une union politique. La stabilité de cette Fédération impose des mécanismes assurant sa cohérence et le respect du droit fédéral, ainsi que le développement d'un sentiment d'appartenance fédéral. Mais les autorités fédérales doivent à l'inverse respecter l'intégrité des Etats membres. Si l'un de ces éléments n'est pas respecté la Fédération risque d'imploser ou de se transformer en Etat fédéral. L'Union européenne répond globalement à ces critères de définition, ce qui permet sa qualification de Fédération. L'étude de son fonctionnement permet également de mettre en évidence un respect général de l'équilibre entre les niveaux fédéral et fédéré nécessaire à sa pérennisation en tant que Fédération. Au plan matériel, l'équilibre entre impératif de bon fonctionnement de la Fédération et le respect de l'intégrité des Etats membres ne fait pas l'objet de tensions avec les Etats membres, que ce soit au niveau de la répartition comme de l'exercice des compétences. Au plan institutionnel, le processus décisionnel a dû s'adapter au renforcement de l'intégration européenne. On constate notamment un renforcement de la légitimité démocratique, condition préalable au développement d'un sentiment d'appartenance européen, même si des améliorations restent nécessaires. Le reproche de déficit démocratique lié à l'absence d'alternative partisane paraît plus difficile à résoudre car le facteur partisan n'est pas aisé à concilier avec la logique de fonctionnement des institutions européennes qui impose une forme de compromis.

    Thibaut Charles Fleury, La question du territoire aux Etats-Unis de 1789 à 1914: apports pour la construction du droit international, thèse soutenue en 2011 sous la direction de Denis Alland, membres du jury : Mathias Forteau (Rapp.), Marcelo Gustavo Kohen (Rapp.), Pierre Michel Eisemann    

    Cette étude repose sur l’hypothèse selon laquelle, de l’adoption de la constitution fédérale à la Première Guerre Mondiale, l’expansion territoriale des États-Unis d’Amérique, de même que le projet fédéral, ont appelé une « construction » des règles et principes du droit international au sein même des frontières américaines. Car, en 1789 déjà, tant les États-Unis,que les États membres de la Fédération ou les Nations indiennes, revendiquent sur tout ou partie de cet espace la souveraineté que reconnaît le droit international à tout « État ». C’est alors en définissant, en aménageant, en repensant, les notions d’ « État » ou de « souveraineté » sur un territoire, les conditions de détention et de formation d’un titre territorial, ou encore en fixant la valeur juridique interne du droit international, que ces revendications seront – ou non –satisfaites. Fondé sur l’analyse de la pratique, de la doctrine et de la jurisprudence américaines durant le « long XIXe siècle », ce travail a ainsi pour objet d’interroger la question du territoire telle qu’elle se pose au sein de cet « État fédéral » territorialement souverain que constitueraient les États-Unis. Il espère ce faisant mettre au jour des constructions du droit international dont l’actualité tient à leur objet : la question du territoire aux États-Unis entre 1789 et 1914interroge en effet les principales notions et problématiques de ce droit – au premier rang desquelles celle de l’articulation spatiale des compétences.