Christine Bidaud

Professeur
Droit privé et sciences criminelles.
Faculté de Droit

Equipe de recherche Louis Josserand

Responsabilités administratives et scientifiques :

Responsable des formations suivantes :
  • THESE

    L'état civil en droit international privé, soutenue en 2005 à Lyon 3, sous la direction de Hugues Fulchiron 

  • Christine Bidaud, Françoise Cayrol-Baudrillart (dir.), L'identité et le droit, Presses universitaires de la Nouvelle-Calédonie, 2020, Collection LARJE, 191 p. 

    Christine Bidaud, Hugues Fulchiron (dir.), Vers un statut européen de la famille: [actes du colloque organisé par le Centre de droit de la famille de l'Université Jean-Moulin Lyon 3, en association avec le CREDIP, à Lyon, les 21 et 22 novembre 2013], Dalloz, 2014, Thèmes et commentaires, 276 p. 

  • Christine Bidaud, Guillaume Millerioux, « Premières vue sur la notion de vulnérabilité en droit »: La protection des majeurs vulnérables par le droit des personnes, in Vrin (dir.), Vulnérabilité(s). Du cadre théorique aux enjeux pratiques, 2023 

    Christine Bidaud, U. Basset, Hugues Fulchiron, J. Lafferrière, Guillaume Rousset, « La santé de l’enfant et le respect de sa vie privée et familiale en droit français : entre autonomie et protection », Tratado de la vulnerabilidad, La Ley, 2018, pp. 1171 

  • Christine Bidaud, Hugues Fulchiron, « Transcription dans l'affaire Mennesson aujourd'hui. Et demain ? », Recueil Dalloz, 2019, n°40, p. 2228   

    Christine Bidaud, Hugues Fulchiron, « Gestation pour autrui internationale : changement de cap à la Cour de cassation », Recueil Dalloz, 2015, n°31, p. 1819   

    Christine Bidaud, Hugues Fulchiron, « Reconnaissance ou reconstruction ? », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2015, n°01, p. 1   

    Christine Bidaud, « Reconnaissance ou reconstruction ? : À propos de la filiation des enfants nés par GPA, au lendemain des arrêts Labassée, Mennesson et Campanelli-Paradiso de la Cour européenne des droits de l’homme », Revue critique de droit international privé , 2015, n° 1, pp. 1-42    

    Reconnaître la filiation des enfants nés par GPA telle qu’elle a été établie à l’étranger ou reconstruire cette filiation selon les dispositions du droit national ? Depuis les arrêts Labassée et Mennesson de la Cour européenne des droits de l’homme (Cour EDH), plusieurs juridictions nationales ont eu à statuer sur des questions liées à la filiation des enfants nés avec l’assistance d’une mère porteuse. Dans son arrêt du 14 décembre 2014, le Conseil d’État français valide la circulaire Taubira relative à la délivrance des certificats de nationalité mais ne prend pas partie sur les questions de filiation. Dans un arrêt du 11 novembre 2014, la Corte suprema di cassazione italienne s’en tient, pour sa part, à une lecture stricte des arrêts Labassée et Mennesson. En revanche, le Bundesgerichtshof allemand, dans une décision du 10 décembre 2014, est allé au-delà des prescriptions de la Cour EDH : il a ordonné la transcription de la filiation d’intention telle qu’établie à l’étranger par un jugement, sur les registres allemands de l’état civil. Des deux voies ouvertes par la Cour EDH, chacune présente des avantages et des inconvénients. L’une et l’autre suscitent de délicates questions de techniques et de méthodes. Elles sont surtout liées à des choix politiques en matière de gestation pour autrui.

    Christine Bidaud, Hugues Fulchiron, « L'enfant de la fraude... », Recueil Dalloz, 2014, n°15, p. 905   

    Christine Bidaud, Hugues Fulchiron, « Dans les limbes du droit », Recueil Dalloz, 2013, n°35, p. 2349   

  • Christine Bidaud, « La réforme des retraites : impacts, objectifs et perspectives », le 28 septembre 2023  

    Colloque organisé sous la direction scientifique de Jessica Attali-Colas, Maître de Conférences - Université Jean Moulin Lyon 3 - Centre de Droit de la famille, Equipe Louis Josserand

    Christine Bidaud, « La place de la coutume à Mayotte », le 01 juin 2022  

    Organisé sous la direction scientifique de Etienne Cornut, Hugues Fulchiron, Elise Ralser et Aurélien Siri.

    Christine Bidaud, « Le divorce : bilan, réformes et perspectives », le 25 mars 2021  

    Organisé sous la direction scientifique de Christine Bidaud, Univ. Jean Moulin Lyon 3, et Hugues Fulchiron, Conseiller à la Cour de cassation

    Christine Bidaud, « Les enjeux territoriaux du Pacifique », le 03 juillet 2018  

    Organisé par Le Laboratoire de recherches juridique et économique (LARJE-UNC) sous la direction scientifique du Professeur Géraldine Giraudeau

    Christine Bidaud, « L’influence des organismes chargés de la protection des droits de l’homme sur les droits nationaux de la famille », le 04 mai 2018  

    Organisé par l’Equipe de Recherche Louis Josserand de l’Université Lyon 3, l’ISFL et le CDF

    Christine Bidaud, « La coutume dans le droit calédonien », le 16 août 2017  

    Organisé par l’Université de la Nouvelle-Calédonie, via son Laboratoire de recherches juridique et économique (LARJE) sous la direction scientifique d’Étienne Cornut, Maître de Conférence HDR en droit privé - UNC - LARJE

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Guillaume Millerioux, La capacité juridique des majeurs vulnérables, thèse soutenue en 2021 à Lyon en co-direction avec Hugues Fulchiron, membres du jury : Fabien Marchadier (Rapp.), Ingrid Maria (Rapp.), Anne-Marie Leroyer, William Dross et Jean-Marie Plazy    

    Étudier la capacité juridique des majeurs vulnérables ne revient pas à étudier les incapacités. Au contraire, parce qu’elle est la règle pour les majeurs, la capacité juridique dispose d’un véritable pouvoir normatif. Elle est l’alpha et l’oméga du droit de la protection des majeurs parce que le tempérament ne peut se comprendre qu’à l’aune du principe dont il constitue une application particulière. Outre cette lecture de lege lata du droit positif, l’étude confronte le droit français à l’article 12 de la Convention internationale relative des droits des personnes handicapées. Il est en particulier discuté de l’opportunité de reconnaitre un « droit à la capacité juridique » et de ses implications sur les rapports entre capacité et incapacité. Entre le statu quo et une relecture du droit de la protection des majeurs à l’aune d’un droit à la capacité juridique, une voie médiane est envisagée dans le but de renforcer la fonction de principe de la capacité juridique. L’étude envisage la possibilité de basculer d’un système de protection à un système de soutien de la capacité d’agir reposant sur une fonction renouvelée de la vulnérabilité et la technique du soutien.

    Bastien Baret, Vers un ordre public familial européen ? : contribution à l'étude des rapports entre ordres juridiques, thèse soutenue en 2021 à Lyon en co-direction avec Hugues Fulchiron, membres du jury : Fabien Marchadier (Rapp.), Lukas Rass-Masson (Rapp.), Sabine Corneloup et Isabelle Pingel    

    Les droits fondamentaux sont au cœur des ordres et systèmes juridiques en Europe. Le Conseil de l’Europe, l’Union européenne et les États membres de l’Union les protègent et contrôlent leur mise en œuvre les uns par les autres. Par ces interactions, se crée progressivement un corpus de normes matricielles cohérent et partagé par ces acteurs européens. Un tel corpus présente des avantages indéniables pour chacun des acteurs, ce qui en fait le terreau fertile pour l’émergence d’un ordre public familial européen composé des droits fondamentaux et de leurs applications en matière familiale. Son respect est assuré par chacun des acteurs, ce qui peut entraîner un renouvellement de certaines méthodes, et notamment un renouveau de l’ordre public national, en droit interne comme en matière internationale.

    Axel Berna, De la notion de vérité en droit de la filiation, thèse en cours depuis 2020 

    Mounia El bahja, La situation juridique des femmes franco-marocaines – unions et successions, thèse en cours depuis 2012  

    L’immigration massive entre le Maroc et la France, et l'augmentation du nombre de mariages mixtes sont à l’origine de divers conflits entre le système juridique laïque et le système juridique religieux dans un domaine affectant profondément la vie des individus dans les relations internationales, celui du droit de la famille. En France comme au Maroc, les notaires et les juges s’efforcent chaque fois qu’ils sont confrontés à des situations assorties d’un élément d’extranéité, de trouver des solutions suivant les règles de conflits de lois édictées en l’espèce par les conventions franco-marocaines. L'objet de la thèse sera l'étude comparée des deux systèmes juridiques. D’abord le droit international privé marocain, pays musulman dont les citoyens sont soumis à des règles particulières : polygamie, Régime matrimonial séparatiste, ''inégalité'' des sexes en matière de droit successoral, etc. Ensuite le droit international privé français des régimes matrimoniaux, libéralités et des successions internationales. Dans un futur proche, le nouveau reglement du parlement européen et du conseil du 4 juillet 2012 relatif aux successions internationales, sera applicable, et par conséquent, le droit international privé Français « traditionnel » sera intégralement bouleversé. Cette recherche sera aussi l’occasion d’étudier les conséquences de ses nouvelles dispositions sur les successions internationales entre le Maroc et le France. Ce sujet de thèse, pratique mais actuel, nous paraît fort intéressant, puisque le but escompté est la recherche d’une harmonisation du droit international privé contemporain de la famille dans la pratique notariale au Maroc et en France.

  • Alla Dyuka, La filiation des enfants nés après une assistance médicale à la procréation dans les Etats de l'ex-URSS : Russie, Ukraine, Kazakhstan, Biélorussie, thèse soutenue en 2021 à Paris 10 sous la direction de Aurore Chaigneau, membres du jury : Florence Bellivier (Rapp.), Igor Renz (Rapp.), Anne Gazier  

    La présente étude examine les règles juridiques encadrant la procréation médicalement assistée et celles de la filiation des enfants nés grâces à ces techniques dans les États de l’ex URSS (la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan). Elle met en exergue les divergences et les ressemblances des cadres juridiques de ces législations encore imprégnées de la culture juridique soviétique. L’étude procède aussi à une comparaison avec le droit français. Une attention particulière est portée aux réformes en cours en Russie et en Ukraine, mais aussi à la jurisprudence récente de ces deux pays qui reflète les carences du cadre législatif et la fragilité du lien de filiation des enfants nés de la gestation pour autrui. Alors que ces pratiques comportent de nombreux enjeux transnationaux il nous semblait important de nous pencher également sur leur impact et leur reconnaissance dans le droit international et sur les solutions recherchées tant sur le plan national qu’international pour encadrer des situations supranationales.

  • Pierre Hector, La circulation des actes et des décisions en droit international privé, thèse soutenue en 2021 à Bordeaux sous la direction de Éric Fongaro, membres du jury : Lukas Rass-Masson (Rapp.), Hélène Péroz  

    La circulation des actes et des décisions relève de méthodes propres au droit international privé et à ses objectifs. L'intérêt de lathèse est de porter une évaluation sur l'efficacité des méthodes telles qu'appliquées aujourd'hui en droit international privé quant à la circulation des actes et des décisions afin de déterminer si le recours aux méthodes employées répond, ou non, de la manière la plus efficiente, aux objectifs de la matière. Cette finalité permet donc de s'interroger sur les méthodes du droit international privé concernant la circulation des actes et des décisions.

    Emilie Thomas, L'enfant adoptif : étude des conséquences et de la reconnaissance de la filiation adoptive, thèse soutenue en 2021 à Strasbourg sous la direction de Alice Tisserand-Martin et Nicolas Nord, membres du jury : Jean-Marie Plazy (Rapp.), Françoise Monéger    

    Inspirées du droit romain, « adoption plénière » et « adoption simple » émergèrent en France au lendemain de la loi du 11 juillet 1966 portant réforme de l’adoption. Tantôt destinée à se substituer à la filiation biologique, tantôt vouée à s’y adjoindre, l’une et l’autre formes de cette institution connaissent des effets semblables qui ne se distinguent que dans leur étendue. Les retouches ponctuelles du législateur ont concouru à rendre l’institution de moins en moins lisible. Aujourd’hui, elle souffre de distorsions entre les résidus de ce qu’elle était et ce qu’elle devrait être. Des imperfections qui contribuent à la désuétude de l’adoption. Ces lacunes militent cependant en faveur d’une réforme d’envergure. Une restructuration globale, logique et actualisée, opportune dans un contexte où l’adoption pourrait s’imposer, demain, comme le moyen de reconnaître la filiation d’intention lors du recours à une convention de gestation ou de procréation pour le compte d’autrui.

  • Jordy Bony, Le statut juridique du cadavre humain : Approches comparatives, thèse soutenue en 2023 à Lyon 2 sous la direction de Jérémy Heymann, membres du jury : Xavier Labbée (Rapp.), Louis Perdrix (Rapp.), Grégoire Loiseau  

    Le cadavre humain, pour ne pas dire le corps humain privé de vie dans tous ses états (désagrégation biologique, accidents, etc.), ainsi que ses restes, doivent-ils être qualifiés d’objets de droit ou de sujets de droit ? Si le rejet de la personnification semble être une piste évidente (extinction de la personnalité juridique), l’acception de la qualification selon laquelle le cadavre est un objet s’avère tentante. Le cadavre est considéré par le droit positif comme un objet « sacré », au sens antique du terme, dans le sens où lui est dû un respect absolu. En témoigne l’article 16-1-1 du Code civil lui accordant une protection fondée sur le principe de la dignité humaine. Est-ce suffisant pour autant ? Ne serait-il pas possible d’éprouver la dichotomie entre personnes et biens du droit civil en explorant une troisième voie, celle de la création d’une catégorie sui generis pour le corps humain privé de vie ?Explorer une telle solution n’est pas impossible, le législateur l’a déjà fait en modifiant le statut juridique de l’animal en 2015. Dès lors, pourquoi ne pas envisager une théorie similaire pour une nouvelle qualification juridique du corps humain après la mort ?Une étude sociologique ainsi qu’une approche comparative permettent de mieux comprendre en quoi il est nécessaire de s’interroger aujourd’hui sur le statut juridique du corps humain après la mort, statut juridique qui, bien qu’existant aujourd’hui, mériterait plus de cohérence et un régime juridique plus complet afin de rendre compatible sa protection juridique aux enjeux contemporains dont il fait l’objet (notamment sur les questions du rapport des vivants au corps des morts, sur celles des alternatives à l’inhumation et à la crémation qui se montrent limitées et enfin sur des réflexions d’ordre environnemental). Il est possible d’imaginer une nouvelle qualification juridique pour le corps humain après la mort, notamment par le prisme de l’identité. En effet, cette notion d’identité est sous-estimée par le droit positif et permettrait autant d’éclaircir les règles de droit positif sur la question que de rendre ces dernières plus accessibles aux profanes du droit (et de ses fictions) qui ne voient pas le corps humain sans vie comme un objet. C’est ce que propose la présente étude, d’envisager autrement le corps humain privé de vie en lui proposant une nouvelle qualification juridique fondée sur la notion d’identité afin de rendre le droit à la fois plus complet et plus clair à ce sujet.Un tempérament existe au sujet des restes du cadavre humain qui, eux, peuvent continuer à être perçus comme des objets sacrés d’un point de vue juridique comme d’un point de vue sociologique.

    Marcos Vinicius Torres Pereira, Les Couples de Personnes du Même Sexe en Droit International Privé, thèse soutenue en 2020 à Lyon sous la direction de Hugues Fulchiron, membres du jury : Gian Paolo Romano (Rapp.), Guillaume Kessler (Rapp.), Gustavo Ferraz Monaco    

    Cette thèse étudie la reconnaissance des couples de personnes du même sexe en Droit International privé. L’on départ des rapports entre les conjoints ou partenaires, au niveau horizontal jusqu’au rapports entre les conjoints ou partenaires et ses enfants, au niveau vertical. L’on examine comment les partenariats et mariages sont reconnus comme valables ou non dans plusieurs États, pour faire une critique de l’étendue des effets reconnus dans d’autres juridictions. L’on explore la richesse du Droit International privé : ses principes, ses rattachements, le dépeçage; et aussi avec les figures spécifiques comme le renvoi, l’adaptation, les droits acquis au niveau international, la qualification, la question préalable, etc. L’on analyse l’application du principe de l’ordre public, comme un mécanisme de contrôle utilisé pour la reconnaissance ou non de ces rapports au niveau juridique, sans oublier que les couples de personnes du même sexe jouissent aujourd’hui de la liberté individuelle, de l’égalité entre le couples, du refus des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle. L’on considère aussi la contribution de la coopération juridique multilatérale, de l’intégration régional dans l’Union Européenne et des systèmes régionaux de droits de l’Homme à l’égard des couples de personnes du même sexe.On veut examiner comment les partenariats et mariages sont reconnus comme valables ou non dans plusieurs pays, pour faire une critique de l’étendue des effets reconnus dans d’autres juridictions. On croit que certains effets seraient moins facilement acceptés que d’autres, comme par exemple, le mariage lui-même et la filiation. Quels seraient les meilleurs critères pour indiquer la loi ou la juridiction la plus appropriée aux couples de personnes du même sexe? On travaillera donc avec la richesse du droit international privé : ses principes, ses rattachements, le dépeçage; et aussi avec les figures spécifiques comme le renvoi, l’adaptation, les droits acquis au niveau international, la qualification, la question préalable, etc. On analysera l’application du principe de l’ordre public, comme un mécanisme de contrôle utilisé pour la reconnaissance ou non de ces rapports au niveau juridique, sans oublier que les couples de personnes du même sexe jouissent aujourd’hui de la liberté individuelle, de l’égalité entre le couples, du refus des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle. On considère aussi des questions de coopération juridique multilatérale, d’intégration régional dans l’Union Européenne et des systèmes régionaux de droits de l’Homme à l’égard des couples de personnes du même sexe.

    Hanane El Qotni, Les droits de l'enfant : étude du droit français et du droit positif marocain à travers la source du droit musulman, thèse soutenue en 2013 à Lyon 3 sous la direction de Hugues Fulchiron, membres du jury : Adeline Gouttenoire (Rapp.)    

    A partir d’idées purement théoriques sur l’enfance, fruits d’un bouleversement sociétal en occident au temps des Lumières, il a fallu des siècles pour accomplir le trajet conduisant à la reconnaissance juridique des droits de l’enfant : La Convention internationale des droits de l’enfant de 1989 marque l’aboutissement et le point de départ d’une nouvelle vision de l’enfant. Ainsi, les droits de l’enfant deviennent un enjeu politique et juridique pour tous les États qui l’ont ratifié dont la France et le Maroc. Si pour la France, la ratification de la CIDE a été le prolongement de réformes entamées au niveau interne, il s’agit pour le Maroc d’une première prise de conscience. Néanmoins, la reconnaissance des droits de l’enfant ne s’arrête pas au stade de la ratification symbolique du texte international. Les États parties doivent rendre effective les dispositions de la CIDE que ce soit au niveau de la norme ou en pratique. La mise en œuvre du texte international dont son applicabilité directe devant le juge, sa concrétisation dans le quotidien de l’enfant, l’adoption de sa philosophie et de sa nouvelle logique constitue les preuves de cette reconnaissance. En effet, c’est à ce stade là que les divergences entre les deux systèmes juridiques étudiés s’opèrent. Entre débordements et manquements, omniprésence et occasionalité, chaque contexte et chaque système juridique appréhende la question des droits de l’enfant, notamment son effectivité en dépend de son histoire, de son processus socioculturel, de son système politique et également de sa situation socioéconomique. De cette manière, la CIDE devient un outil parmi d’autre et non pas un objectif en soi. Au final ce sont les droits de l’enfant qu’on veut réaliser et non pas le compromis des États signataires de la Convention.