Fabien Bottini

Professeur
Droit public.
Faculté de Droit, des Sciences Economiques et de Gestion

Themis Université du Maine
Laboratoire d'Études en Droits Fondamentaux, des Échanges Internationaux et de la Mer

Docteur en droit public, titulaire d'une Habilitation à diriger les recherches, Fabien Bottini est Professeur des Universités. Titulaire de la chaire NC2040 de Le Mans Université et d'une chaire innovation de l'Institut Universitaire de France, il est membre du Themis-UM et membre associé du LexFEIM. Après s'être intéressés au phénomène d' "économicisation" du droit public induit par une certaine rationalité économique au tournant des années 1980, ses travaux portent sur son "écolomicisation" depuis la crise sanitaire, entendue comme la mise de la règle de droit au service de la transition écologique d'une façon qui s'inscrit dans une perspective de développement économique durable.

Il est pour cette raison le créateur et l'animateur de la rubrique "Dév-éco" des éditions WEKA et le fondateur et directeur de collection de la collection "Droit & Ecolomie" des éditions Legitech.

Il est enfin l'auteur de plusieurs ouvrages collectifs ou individuels. Peuvent au titre de ces derniers être cités une thèse sur "La protection pénale des décideurs publics" (LGDJ 2008), deux essais sur "Le service public du développement économique" (LGDJ 2019) et "L'action économique des collectivités publiques: ses enjeux, son droit, ses acteurs" (IFDJ-Legitech 2020) ainsi que deux manuels sur le droit des services publics (Bréal 2023) et le contentieux administratif (Bréal 2023).

Responsabilités administratives et scientifiques :

  • Titulaire de la chaire NC2040 de Le Mans Université et d'une chaire Innovation de l'Institut Universitaire de France
  • Ancien Président de Section droit et science politique, directeur de site de l'Ecole doctorale droit-Normandie et vice-doyen
  • Fondateur et Directeur scientifique de la collection "Droit et Ecolomie" des éditions Légitech
  • Créateur et animateur des rubrique "Dév-éco" des éditions WEKA
  • THESE

    La protection des décideurs publics face au droit pénal, soutenue en 2006 à Le Havre sous la direction de Gilles Lebreton 

  • Fabien Bottini, Catherine Puigelier, Pierre-Olivier Chaumet, Charlotte Denis, Jean-Louis Hérin, Dictionnaire juridique, Bruylant, 2025, Paradigme (Vocabulaire), 1266 p.   

    Fabien Bottini (dir.), Le pluralisme à l'épreuve du néopluralisme ?: l'avenir du droit des Lumières en question, Legitech, 2025, Droit et écolomie, 275 p.    

    La France est-elle sur la voie d'une "dictature de l'Etat", d'un Etat "préfasciste" ou d'une dérive "totalitaire" comme l'ont respectivement affirmé l'avocat François Surreau, la députée Clémentine Autain ou encore la sociologue Nathalie Heinich en 2019-2020 ? La capacité de la loi à encore "garantir les expressions pluralistes des opinions" nécessaire au débat public et à la vitalité de la démocratie est-elle en crise ? Si crise il y a, ne cache-t-elle pas la déconstruction de la conception du pluralisme héritée des Lumières et son remplacement par un "néo-pluralisme" induit par un droit global encore en construction ? Si oui, quelles peuvent être ses implications ? Le "Free speach" est-il condamné à s'effacer devant le "good speach" ? Ce phénomène est-il irréversible ? Comment le rendre compatible avec les valeurs européennes et la tradition juridique française ? Le LexFEIM de l'Université Le Havre- Normandie ne pouvait rester indifférent à ces interrogations. C'est pourquoi l'édition 2020 de son colloque bisannuel y est consacrée dans la perspective pluraliste, intergénérationnelle et interprofessionnelle qui est la sienne, sous l'angle de l'étude des droits fondamentaux, à partir d'une analyse transversale des différents défis juridiques que pose l'actualité sur le sujet

    Fabien Bottini, Droit des services publics, Bréal by Studyrama, 2025, Lexifac (Droit), 129 p. 

    Fabien Bottini, Contentieux administratif, Bréal by Studyrama, 2025, Lexifac (Droit), 232 p.  

    Branche du droit public énonçant les principes à suivre devant le juge administratif dans les procès relevant de sa compétence, le contentieux administratif est un moyen efficace pour les particuliers de faire valoir leurs droits face à l'Administration. Mais encore faut-il en maîtriser les règles. Ce sont elles qu'expose cet ouvrage sous forme de fiches synthétiques présentant la genèse du contentieux administratif, ses perspectives d'évolution et les conditions actuelles d'organisation et de fonctionnement des juridictions compétentes. Correspondant aux programmes de licence et de master, ce manuel sera utile aux étudiants en droit, AES et sciences politiques ainsi qu'à toutes celles et ceux qui souhaitent passer les concours de la fonction publique. Mais il servira également aux élus ou aux professionnels de l'Administration comme aux simples justiciables susceptibles d'être un jour en litige avec elle.

    Fabien Bottini, Laurent Bocéno, Cécilia Calheiros, Aurore Catherine, Les enjeux du développement de la télémédecine, LEH édition, 2025, Actes et séminaires   

    Fabien Bottini (dir.), La police de la liberté en économie de marché: quelle(s) contrainte(s) pour quelle(s)s liberté(s), Legitech, 2025 

    Fabien Bottini, Le pluralisme à l'épreuve du néopluralisme ?: l'avenir du droit des Lumières en question, Legitech, 2025 

    Fabien Bottini (dir.), Le droit (public économique) du monde d'après, Legitech, éditeur juridique, 2025 

    Fabien Bottini, L'action éco(lo)nomique des collectivités publiques: ses enjeux, son droit, ses acteurs, Legitech éditeur juridique, 2025 

    Fabien Bottini (dir.), L'obsolescence programmée du droit (public) économique ?, Legitech, éditeur juridique, 2025, Droit et écolomie, 367 p. 

    Fabien Bottini, L'action éco(lo)nomique des collectivités publiques : ses enjeux, son droit, ses acteurs, Legitech éditeur juridique, 2025, Droit et écolomie, 842 p.    

    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, droits français et européens se sont attelés à concrétiser le projet de paix par le commerce hérité des Lumières. Esquissé par la paix d'Utrecht de 1713 et tendant à organiser le "désarmement économique" (J.-C. Asselain) des Nations, ce projet a été depuis l'origine fondé sur cette conviction, érigée en "Vérité très importante" par Jacques Savary des Bruslons en 1744 : "le Commerce est plus propre à conserver, et même à agrandir un Etat, que les armes". "Entre nations", résumait Marta Torre-Schaub en 2002, le concept de marché substitue "la logique d'un jeu à somme positive (le commerce) à la logique d'un jeu à somme nulle (la puissance)". Dans le sillage des chocs pétroliers des années 1970, ce projet s'était concrétisé par une "politique d'économisation du champ social tout entier", parfaitement décrite par Michel Foucault dans "Biopolitique". 50 ans plus tard, l'interprétation par suite donnée à l'objectif de bon fonctionnement du marché, dont devait découler la création des richesses nécessaires au progrès social, se retourne toutefois contre lui en nourrissant le dérèglement climatique et l'effondrement du vivant qui compromettent sur la durée l'existence même des transactions économiques qu'il était supposé favoriser. D'où la refondation du droit de l'action économique des collectivités publiques qui se trouve, depuis les crises sanitaire et énergétique, "écolomisé" - "écolonomisé" dit le juriste américain Steve Charnovitz dans un sens voisin -, fort de cette idée que le développement ne peut qu'être durable. Le véritable enjeu devient pour cette raison désormais de mobiliser ses règles et ses acteurs pour redéployer l'objectif de bon fonctionnement du marché hérité des années 1970, afin de faire de sa logique concurrentielle un levier de réussite de la transition écologique et numérique, dans une perspective de justice sociale. C'est ce droit ainsi compris que présente cet ouvrage, en révélant les ressorts profonds de la "fertilisation croisée du droit économique et du droit de l'environnement" (B. Parange) induite par l'Accord de Paris de 2015, afin de permettre aux étudiants, professionnels du droit mais aussi aux agents de l'Administration, aux élus et à tous ceux qui sont concernés par ces questions de s'approprier ses règles et d'identifier ses acteurs, pour peser en faveur de ces évolutions

    Fabien Bottini (dir.), Le droit (public économique) du monde d'après, Legitech, éditeur juridique, 2025, Droit et écolomie, 336 p.    

    Dans le sillage de la crise sanitaire de 2020, le Président Emmanuel Macron faisait part de la nécessité de projeter la France dans le "monde d'après" avant que la guerre en Ukraine n'amène le Président américain Joe Biden à évoquer en 2022 l'émergence d'un "nouvel ordre mondial

    Fabien Bottini (dir.), La police de la liberté en économie de marché. Quelle(s) contrainte(s) pour quelle(s) liberté(s) ?: Quelle(s) contrainte(s) pour quelle(s) liberté(s) ?, Légitech, 2025, Droit et écolomie, 430 p.    

    Michel Foucault nous a prévenu : « le libéralisme, ce n'est pas ce qui accepte la liberté. Le libéralisme, c'est ce qui se propose de la fabriquer à chaque instant ». Pour cette raison, il n'exclut pas le recours à la contrainte. La police de la liberté qui en découle doit toutefois veiller à faciliter la libéralisation des énergies nécessaires au bon fonctionnement du marché sans l'entraver. Le point d'équilibre entre intérêts individuels et collectifs est complexe, mouvant, fragile. D'autant que les États sont limités dans leur marge de manoeuvre par un ordre public économique mondial et européen dont la mise en place s'accélère. Parce qu'elle se fait à coup de crises financières, sécuritaires et sanitaires, cette accélération transforme la signification même de la notion de police. Les termes sont en apparence les mêmes ; mais leur sens s'en trouve radicalement bouleversé. Cette police d'un genre nouveau parvient elle malgré tout à concilier les intérêts en présence ? Ne conduit-elle pas à l'instauration d'une grande « panoptique juridique » au risque d'un inquiétant contrôle social de tous sur tous ? Quels sont les garde-fous face à un tel danger ? Ce sont à ces interrogations que vous invite à réfléchir le présent ouvrage, dans une perspective pluraliste, intergénérationnelle et interprofessionnelle

    Fabien Bottini, L'action éco(lo)nomique des collectivités publiques , 2024   

    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, droits français et européens se sont attelés à concrétiser le projet de paix par le commerce hérité des Lumières. Esquissé par la paix d'Utrecht de 1713 et tendant à organiser le "désarmement économique" (J.-C. Asselain) des Nations, ce projet a été depuis l'origine fondé sur cette conviction, érigée en "Vérité très importante" par Jacques Savary des Bruslons en 1744 : "le Commerce est plus propre à conserver, et même à agrandir un Etat, que les armes". "Entre nations", résumait Marta Torre-Schaub en 2002, le concept de marché substitue "la logique d'un jeu à somme positive (le commerce) à la logique d'un jeu à somme nulle (la puissance)". Dans le sillage des chocs pétroliers des années 1970, ce projet s'était concrétisé par une "politique d'économisation du champ social tout entier", parfaitement décrite par Michel Foucault dans "Biopolitique". 50 ans plus tard, l'interprétation par suite donnée à l'objectif de bon fonctionnement du marché, dont devait découler la création des richesses nécessaires au progrès social, se retourne toutefois contre lui en nourrissant le dérèglement climatique et l'effondrement du vivant qui compromettent sur la durée l'existence même des transactions économiques qu'il était supposé favoriser. D'où la refondation du droit de l'action économique des collectivités publiques qui se trouve, depuis les crises sanitaire et énergétique, "écolomisé" - "écolonomisé" dit le juriste américain Steve Charnovitz dans un sens voisin -, fort de cette idée que le développement ne peut qu'être durable. Le véritable enjeu devient pour cette raison désormais de mobiliser ses règles et ses acteurs pour redéployer l'objectif de bon fonctionnement du marché hérité des années 1970, afin de faire de sa logique concurrentielle un levier de réussite de la transition écologique et numérique, dans une perspective de justice sociale. C'est ce droit ainsi compris que présente cet ouvrage, en révélant les ressorts profonds de la "fertilisation croisée du droit économique et du droit de l'environnement" (B. Parange) induite par l'Accord de Paris de 2015, afin de permettre aux étudiants, professionnels du droit mais aussi aux agents de l'Administration, aux élus et à tous ceux qui sont concernés par ces questions de s'approprier ses règles et d'identifier ses acteurs, pour peser en faveur de ces évolutions.Sommaire : Pages de début (p. 3-10)| Remerciements (p. 11-12)| Avant-propos (p. 13-14)| Préface de la 1re édition (p. 15-18)| Liste des abréviations (p. 19-22)| Introduction (p. 23-29)| Chapitre 1. La présence de l’État dans l’économie depuis l’Ancien Régime (p. 31-86)| Chapitre 2. Les enjeux de la crise actuelle de la relation État-marché (p. 87-112)| Annonce du plan (p. 113-114)| Présentation (p. 115-117)| Présentation (p. 119-121)| Présentation (p. 123)| Présentation (p. 125-127)| Chapitre 1. L’instrumentalisation de la propriété publique (p. 129-149)| Chapitre 2. La protection de la propriété privée (p. 151-160)| Présentation (p. 161)| Chapitre 1. Les garanties de la liberté du commerce et de l’industrie (p. 163-184)| Chapitre 2. Les garanties de la liberté contractuelle (p. 185-195)| Présentation (p. 197-199)| Présentation (p. 201)| Chapitre 1. Les activités de production, de distribution et de service (p. 203-217)| Chapitre 2. Les comportements nuisibles au bon fonctionnement du marché (p. 219-243)| Présentation (p. 245)| Chapitre 1. L’interdiction de certaines mesures juridiques (p. 247-268)| Chapitre 2. L’interdiction de certaines aides économiques (p. 269-277)| Présentation (p. 279-281)| Présentation (p. 283)| Présentation (p. 285)| Chapitre 1. L’émission de la monnaie (p. 287-298)| Chapitre 2. La garantie des droits (p. 299-330)| Présentation (p. 331-332)| Chapitre 1. La justice sociale (p. 333-343)| Chapitre 2. La justice environnementale (p. 345-359)| Présentation (p. 361-362)| Présentation (p. 363-364)| Chapitre 1. Le service public « à la française » (p. 365-374)| Chapitre 2. Le service d’intérêt général européen (p. 375-386)| Présentation (p. 387)| Chapitre 1. Le

    Fabien Bottini, Le pluralisme à l'épreuve du néopluralisme ? , 2024   

    La France est-elle sur la voie d'une "dictature de l'Etat", d'un Etat "préfasciste" ou d'une dérive "totalitaire" comme l'ont respectivement affirmé l'avocat François Surreau, la députée Clémentine Autain ou encore la sociologue Nathalie Heinich en 2019-2020 ? La capacité de la loi à encore "garantir les expressions pluralistes des opinions" nécessaire au débat public et à la vitalité de la démocratie est-elle en crise ? Si crise il y a, ne cache-t-elle pas la déconstruction de la conception du pluralisme héritée des Lumières et son remplacement par un "néo-pluralisme" induit par un droit global encore en construction ? Si oui, quelles peuvent être ses implications ? Le "Free speach" est-il condamné à s'effacer devant le "good speach" ? Ce phénomène est-il irréversible ? Comment le rendre compatible avec les valeurs européennes et la tradition juridique française ? Le LexFEIM de l'Université Le Havre- Normandie ne pouvait rester indifférent à ces interrogations. C'est pourquoi l'édition 2020 de son colloque bisannuel y est consacrée dans la perspective pluraliste, intergénérationnelle et interprofessionnelle qui est la sienne, sous l'angle de l'étude des droits fondamentaux, à partir d'une analyse transversale des différents défis juridiques que pose l'actualité sur le sujet. Sommaire : Pages de début (p. 3-9)| Remerciements (p. 11)| Préface (p. 13-14)| Le pluralisme des Lumières, victime sacrificielle de la globalisation juridique ? (p. 15-18)| Le droit international des droits de l’homme face aux exigences du pluralisme (p. 21-37)| L’ordo-libéralisme de l’Union européenne : atteinte au pluralisme et à la démocratie ou chance pour garantir l’existence du pluralisme et de la démocratie ? (p. 39-69)| Valeurs communes, pluralisme des territoires et droits fondamentaux dans l’Union européenne (p. 71-89)| Perspectives historiques sur la protection des données personnelles (p. 91-98)| Le pluralisme politique à l’épreuve de la mondialisation (p. 101-108)| Proportionnelle aux législatives et régulation d’internet pour lutter contre la crise du pluralisme politique (p. 109-111)| Crise du pluralisme politique : gare aux solutions pire que le mal (p. 113-118)| La Banque de la démocratie (p. 119-127)| Les limites de la garantie du pluralisme politique dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (p. 129-142)| Crise du pluralisme et audiovisuel (p. 143-168)| Le millefeuille territorial, expression d’un pluralisme institutionnel ? (p. 169-171)| Le retour du dogmatisme (p. 175-185)| Pluralisme et liberté d’expression : un contrôle pluraliste des médias pour protéger le pluralisme (p. 187-198)| Allers et retours de la neutralité d’internet (p. 199-205)| Une crise du droit des femmes en sciences ? (p. 207-220)| Le pluralisme des Lumières face à la transformation du droit de la recherche en droit de l’économie de la connaissance (p. 221-237)| Les derniers états généraux de la bioéthique : l’illusion du pluralisme (p. 239-252)| Deux versions du pluralisme (p. 255-269)| Pages de fin (p. 271-275).

    Fabien Bottini, Droit des services publics, Bréal by Studyrama, 2023, Lexifac (Droit), 130 p. 

    Fabien Bottini, Contentieux administratif, Bréal by Studyrama, 2023, Lexifac (Droit), 228 p. 

    Fabien Bottini, Manel Benzerafa, Danièle Lamarque, Gérald Orange, Véronique Achmet [et alii], Encyclopédie du management public, Institut de la gestion publique et du développement économique, 2023, Gestion publique, 736 p.    

    Le management public s’est affirmé comme une discipline académique à part entière, au confluent de courants venus du droit, de l’économie, de la gestion, des sciences politiques ou de la sociologie, et au croisement des pratiques des acteurs publics. Cette Encyclopédie s’adresse à un large public de chercheurs, d’étudiants, de praticiens ou d’élus soucieux d’approfondir et d’élargir leur champ de connaissance, et de trouver une réponse rapide et précise à leurs questionnements. Plus largement, tout citoyen pourra s’y référer pour mieux comprendre comment l’action publique se décide et se conduit. Rédigées par 150 chercheurs et praticiens spécialistes, ses 220 entrées rendent compte des concepts, des théories, des écoles et des modes qui caractérisent le management public, en France comme à l’étranger. Elles les mettent en situation, décrivent leurs contextes ainsi que les modalités et les limites de leur mise en œuvre, éclairant ainsi toutes les phases de l’action publique, depuis sa conception jusqu’à l’évaluation de ses résultats. Un index détaillé permet de les mettre en résonance et expliciter leurs liens. Chaque bibliographie a été soigneusement concentrée sur les références nécessaires

    Fabien Bottini, Catherine Puigelier, Pierre-Olivier Chaumet, Charlotte Denis, Jean-Louis Hérin, Dictionnaire juridique, Bruylant, 2023, Paradigme (Vocabulaire), 1284 p. 

    Fabien Bottini, Le droit (public économique) du monde d'après, 2023   

    Dans le sillage de la crise sanitaire de 2020, le Président Emmanuel Macron faisait part de la nécessité de projeter la France dans le "monde d'après" avant que la guerre en Ukraine n'amène le Président américain Joe Biden à évoquer en 2022 l'émergence d'un "nouvel ordre mondial" . Sommaire : Pages de début (p. 3-9)| Remerciements (p. 11)| Avant-propos (p. 13-17)| « Concurrents quand c’est la règle, coopératifs quand c’est possible, adversaires quand il le faut ? » À propos des droits (publics économiques) « du monde d’après » (p. 19-22)| Un monde d’après à la croisée des chemins (p. 25-31)| Le double défi fiscal du « droit public économique du monde d’après » (p. 33-37)| La transition écologique face à la transition technologique (p. 39-44)| « Perspectives historiques sur la protection des données personnelles » (p. 45-52)| La régulation de l’économie numérique : l’émergence d’un droit des plateformes ? (p. 53-67)| Les aides publiques économiques : stade suprême du désengagement de l’État dans l’économie ? (p. 69-80)| « Ecolonomy » is the missing policy to face the climate challenge (p. 81-90)| L’assouplissement du cadre européen (p. 93-99)| Retour à la Pyramide ? Brèves remarques sur la reconfiguration en cours de la liberté de choix des modes de gestion des services publics (p. 101-108)| Quelle place pour le contrôle juridictionnel des gestions publiques ? (p. 109-114)| La mobilisation du droit des assurances par l’État dans l’affrontement du défi climatique (p. 115-127)| L’École est finie (à propos de la suppression de l’ENA) (p. 129-144)| La constitution économique du « monde d’après » (p. 145-154)| La jurisprudence « écolomique » du Conseil constitutionnel (p. 155-166)| Le verdissement du droit public financier : réalité et marges de progression (p. 167-178)| Le devenir du patriotisme économique (p. 181-193)| Transition écologique et souveraineté économique (p. 195-203)| Concept d’économie sociale de marché et environnement durable dans l’Union européenne (p. 205-225)| Plaidoyer pour un nouveau pacte politique, social, économique et écologiste (écolonomique) européen (p. 227-236)| Transports et développement durable : un laboratoire d’expérimentation du monde d’après ? (p. 237-251)| Commande publique : une remise en cause du primat concurrentiel ? (p. 253-264)| L’État pilote est mort, vive le dirigisme coopératif ? (p. 265-286)| Vers un État post-néo-libéral ? Contribution à une analyse des évolutions récentes de la figure de l’État en France et du droit public économique (p. 287-312)| Vers un troisième âge de l’ordre public ? Réflexions sur la possible substitution d’un ordre public « écolomique » aux ordres publics économique et politique hérités de 1980 et 1789 (p. 315-327)| Pages de fin (p. 329-335).

    Fabien Bottini (dir.), Développement économique local, Éditions Weka, 2022, Aménagement des territoires, 288 p.  

    Fabien Bottini, Véronique Coq, Hugo Devillers, Maxence Chambon, Antoine Bailleux [et alii], Le paradigme de la croissance en droit public, LexisNexis, 2022, 329 p. 

    Fabien Bottini, La police de la liberté en économie de marché , 2021   

    Michel Foucault nous a prévenu : « le libéralisme, ce n’est pas ce qui accepte la liberté. Le libéralisme, c’est ce qui se propose de la fabriquer à chaque instant ». Pour cette raison, il n’exclut pas le recours à la contrainte. La police de la liberté qui en découle doit toutefois veiller à faciliter la libéralisation des énergies nécessaires au bon fonctionnement du marché sans l’entraver. Le point d’équilibre entre intérêts individuels et collectifs est complexe, mouvant, fragile. D’autant que les États sont limités dans leur marge de manoeuvre par un ordre public économique mondial et européen dont la mise en place s’accélère. Parce qu’elle se fait à coup de crises financières, sécuritaires et sanitaires, cette accélération transforme la signification même de la notion de police. Les termes sont en apparence les mêmes ; mais leur sens s’en trouve radicalement bouleversé. Cette police d’un genre nouveau parvient elle malgré tout à concilier les intérêts en présence ? Ne conduit-elle pas à l’instauration d’une grande « panoptique juridique » au risque d’un inquiétant contrôle social de tous sur tous ? Quels sont les garde-fous face à un tel danger ? Ce sont à ces interrogations que vous invite à réfléchir le présent ouvrage, dans une perspective pluraliste, intergénérationnelle et interprofessionnelle.Sommaire : Pages de début (p. 3-10)| Remerciements (p. 11)| Préface (p. 13-23)| Propos introductifs La police de « la liberté du marché » : quelles contrainte(s) pour quelle(s) liberté(s) ? (p. 24-38)| La police des foires et marchés. Précurseur de notre police de l’économie ? (p. 41-49)| La police des installations classées. Le chemin de l’impuissance (p. 50-59)| Au plus près du terrain économique et social, les policiers et le peuple depuis le Second Empire (p. 60-74)| Valéry Giscard d’Estaing et la mise en harmonie de la liberté (p. 75-91)| Ouverture La police de la liberté aujourd’hui. Vérifier que tout est bien dérégulé et ne se re-régule pas (p. 95-99)| Existe-t-il une véritable police de la liberté dans le marché intérieur de l’Union européenne ? (p. 100-125)| Une police administrative fiscale ambiguë, voire menacée ? (p. 126-132)| La marchandisation du corps humain (p. 133-143)| Police ou violence de la liberté de la recherche scientifique ? (p. 144-157)| La police du religieux (p. 158-166)| La « police de la liberté » selon Michel Foucault (p. 169-179)| La régulation, alternative à la police économique ? (p. 180-188)| La police administrative au service de l’ordre public économique (p. 189-195)| La police morale en économie. De la morale du marché au marché de la morale (p. 196-215)| La police de la liberté au service du développement économique. Les enseignements des réponses juridiques et judiciaires des autorités au mouvement des Gilets jaunes (p. 216-256)| Ouverture Comment redonner de l’agilité et du bon sens à la norme tout en maintenant l’administration dans son rôle d’exécution des lois ? (p. 259-264)| La « police » du développement économique : la stratification organique et matérielle du « surveiller et punir » (p. 265-278)| Vers une recentralisation sous couvert de New Public Management de la gestion des ressources humaines dans les collectivités locales ? (p. 279-283)| La régulation de la liberté de l’enseignement entre police et marché (p. 284-292)| La liberté de la police ? (p. 293-309)| La libre administration des collectivités territoriales : une liberté sous la contrainte de l’indivisibilité ? (p. 310-330)| Le paradoxe des droits de l’urbanisme et de la construction : entre police et liberté (p. 331-348)| La CJUE, gardienne de l’équilibre voulu par les traités entre la police et la liberté au sein de l’Union européenne (p. 351-358)| Contrôle du respect des règles de concurrence et garantie des libertés et droits fondamentaux sur le marché intérieur (p. 359-373)| La liberté sous le prisme triangulaire sécurité-sûreté-police : glissements étymologiques mis en exergue par la jurisprudence de la Cour administrative du Grand-Duché de Luxembourg (p. 374-386)| Y a-t-il une police des libertés locales d

    Fabien Bottini, L’action économique des collectivités publiques : ses enjeux, son droit, ses acteurs, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 2020, Kultura, 912 p. 

    Fabien Bottini, Harold Kobina Gaba, Jean-Paul Pastorel, Arnaud de Raulin (dir.), Les relations entre l'Union européenne, les pays ACP et les PTOM : la fin d'un cycle, L'Harmattan, 2020, Portes océanes, 256 p.   

    Fabien Bottini, Le service public du développement économique, LGDJ, une marque de Lextenso, 2019, Systèmes (Pratique), 196 p.   

    Fabien Bottini (dir.), Droits fondamentaux et crise(s) des solidarités, L'Harmattan, 2019, Le droit aujourd'hui, 270 p.     

    Fabien Bottini (dir.), Néolibéralisme et américanisation du droit: [actes de colloque], mare & martin, 2019, Droit public, 485 p.  

    Fabien Bottini, Droits fondamentaux et crise(s) des solidarités, 2019   

    La solidarité renvoie aux liens sociaux qui font le ciment d'une communauté. Si c'est pourquoi il semble plus juste de parler de solidarités au pluriel, l'Etat a pendant longtemps été leur garant au travers des droits sociaux fondamentaux. Mais le constat s'impose : des débats qui ont agité la réforme du droit du travail à ceux qui portent sur les régimes de retraites en passant par la crise des migrants ; des hésitations sur la place des territoires et de l'Union européenne dans la mise en oeuvre des politiques sociales à l'apparition d'un droit constitutionnel économique... Les interrogations ne manquent pas quant à savoir si ces droits fondamentaux parviennent encore à faire la solidarité. Si crises il y a, signent-elles la fin de l'âge d'or de la solidarité ou sa mutation ?Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| De la solidarité a la fraternité. Reflexions sur une substitution juridique, Sa portée et ses limites (avant-propos) (p. 7-24)| La solidarité et l’idée de république. Ouverture (p. 25-26)| La mue de l’état-providence et les nouvelles pratiques de la solidarité. Ouverture (p. 27-33)| Droit ou crise de la science solidaire ? (p. 35-53)| Un aspect des solidarités familiales au sein de la famille nucléaire : La relation parent(s)/enfant(s) (p. 55-69)| Le solidarisme a l’épreuve de la nouvelle constitution économique de la France (p. 71-92)| La réforme du droit des contrats, Une consécration du solidarisme contractuel ? (p. 93-102)| La loi El Khomri, Un épisode de la lutte entre la démocratie et l’oligarchie autour du droit du travail (p. 103-119)| La crise européenne des migrants : La faillite du système Schengen (p. 121-131)| La solidarité : Retour aux sources antiques et juridiques (p. 133-141)| La loi Hamon du 31 Juillet 2014 : La reconnaissance législative de l’économie sociale et solidaire (ESS) (p. 143-162)| L’économie sociale et solidaire : Une revue de la littérature en sciences de gestion (p. 163-174)| Délit de solidarité, Déni d’humanité : L’incrimination de l’aide aux migrants irréguliers, Plus que jamais d’actualité1 (p. 175-190)| L’union européenne : Facteur d’aggravation ou de résorption de la crise des solidarités ? (p. 191-206)| L’Europe sociale : Discours officiel et réalité (p. 207-220)| Réforme territoriale et refonte des solidarités (p. 221-225)| Solidarité et communautarisme : Le religieux face à la laïcité (p. 227-238)| La rhétorique du pouvoir et la crise de l’État-nation (p. 239-252)| Droits fondamentaux et crise(s) Des solidarités rapport de synthèse (p. 253-267)| Pages de fin (p. 269-276).

    Fabien Bottini (dir.), Néolibéralisme et droit public, Mare & Martin, 2017, Droit public, 435 p.   

    Fabien Bottini, Fabien Bottini, Harold Gaba, Pierre Chabal, Pierre Chabal, Harold Kobina Gaba, Harold Kobina Gaba (dir.), Le régionalisme et ses limites. Regards croisés franco-kazahs: regards croisés franco-kazakhs, P.I.E-Peter Lang S.A., Éditions Scientifiques Internationales, 2016, Cultures juridiques et politiques, 183 p.   

    Fabien Bottini (dir.), Les évolutions des modes de financement de l'action publique, L'Harmattan, 2015, 238 p.   

    Fabien Bottini (dir.), L'État interventionniste: le rôle de la puissance publique dans l'économie actes du colloque organisé par le GREDFIC à l'hôtel de Région Haute-Normandie le 26 novembre 2010, l'Harmattan, 2012, 192 p.   

    Fabien Bottini, La protection des décideurs publics face au droit pénal, LGDJ, 2008, Bibliothèque constitutionnelle et de science politique, 350 p. 

    Fabien Bottini, La protection des décideurs publics face au droit pénal, Atelier national de reproduction des thèses, Université de Lille 3, 2007, Lille-thèses 

    Fabien Bottini, Gilles Lebreton, La protection des décideurs publics face au droit pénal,, 2006, 463 p.  

    A la fin du XXe siècle, les scandales politico-financiers et l’affaire du sang contaminé cristallisaient l’opposition de l'opinion publique à une immunité-impunité, à un pouvoir "responsable" mais pas "coupable". Etait ainsi relancé le débat récurrent sur la légitimité des immunités accordées aux représentants de la nation ou à leurs agents. Comme la loi commune offre déjà un certain nombre de garanties d'impartialité aux justiciables ordinaires, la question se pose de savoir si elle n'assure pas un degré de protection suffisant aux autorités. Alors, les décideurs publics doivent-ils bénéficier d’une protection renforcée face au droit pénal ? La question reçoit une réponse différente selon qu’on l’envisage sous l'angle des logiques démocratique ou représentative. Tandis que la première recommande de les soumettre à la loi pénale commune, expression de la volonté générale, la seconde justifie de les faire bénéficier de règles dérogatoires. Comment le droit positif règle-t-il la question ? Le droit public a-t-il pris parti pour l'une ou l'autre de ces logiques ? La spécificité des fonctions en cause ne justifie-t-elle pas de faire bénéficier les dépositaires du pouvoir de certaines immunités ? Celles-ci ne favorisent-elles pas en pratique la dérive oligarchique de la représentation ? A quelles conditions peuvent-elles être compatibles avec les valeurs démocratiques ? ... Autant de questions auxquelles cette thèse essaie d’apporter une réponse.

  • Fabien Bottini, « L'héritage juridique de É.-D. Pasquier : une clé pour comprendre le présent à la lumière du passé et mieux anticiper le futur ? », in Allorant P., Cahen R. et Pierchon J.-B. (dir.), Étienne-Denis Pasquier (1767-1862) : un parlementaire gallican sous la Restauration et la monarchie de Juillet, Mare & Martin, 2024 

    Fabien Bottini, « Leviers et points de vigilance des administrations locales dans la lutte contre la désertification médicale grâce à la télémédecine », in Cayol A. (dir.), Les enjeux du développement de la télémédecine, LEH Edition, 2024 

    Fabien Bottini, « Le Professeur de droit hérité de la République libérale face à l’Enseignant-chercheur en sciences juridiques de la mondialisation néolibérale »: (ÉLEMENTS DE REFLEXION A PARTIR D’UNE LECTURE ECONOMIQUE DU DROIT), in Puigelier C. et P.-O. Chaumet (dir.), La disparition des professeurs de droit ?, Mare & Martin, 2024   

    Fabien Bottini, « CE, 20.7.1971, Ville de Sochaux, n° 80804 », in T. Perroud, J. Caillosse, J. Chevallier et D. Lochak (dir.), Les grands arrêts de la jurisprudence administrative : approche politique, LGDJ, 2024 

    Fabien Bottini, « Derrière l’intérêt renouvelé du juge administratif pour l’“effet utile” de son contrôle : l’adaptation du droit administratif aux défis des transitions », in Pontier J.-M. et Ngampio U. (dir.), Les contrôles en droit administratif, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie (IFJD), 2023 

    Fabien Bottini, « Le financement de la transition écologique et le risque de fragmentation du grand marché mondial et européen », in Moysan E. (dir.), Finances publiques : quel rôle dans la transition écologique ?, Enrick B. Editions, 2023 

    Fabien Bottini, « Derrière le devoir de loyauté : le service public face à l’objectif régulateur de bon fonctionnement du marché », in Puigelier C. et Chaumet P.-O. (dir.), Penser la loyauté en droit. Mélanges en l'honneur de Christine Youego, Mare et Martin, 2023   

    Fabien Bottini, « BIEN MESURER LES IMPACTS DES TRANSFORMATIONS DE LA RESPONSABILITE DES GESTIONNAIRES PUBLICS DANS L'INTERET DE TOUS (Préface) », RBF et responsabilité financière des gestionnaires publicsComment faire d’une double contrainte juridique une opportunité de gestion ?, 2023   

    Fabien Bottini, « Les valeurs communes de l'UE : facteur d'union ou de désunion pour les États membres ? », in Bruno M. (dir.), Les défis actuels de l'Union européenne, LEGITECH, 2022, pp. 83   

    Fabien Bottini, « Les entreprises publiques et les "échelles territoriales" de l'État et des marchés dans l'Union européenne », in Potvin-Solis L. (dir.), L'Union européenne et les territoires, Bruylant, 2022   

    Fabien Bottini, « La métamorphose du régime de responsabilité pénale de ceux qui font la loi », in Teyssié B. (dir.), Les métamorphoses de la loi. En hommage à Jean Foyer, Éditions Panthéon-Assas, 2022   

    Fabien Bottini, « Le contentieux administratif français, produit compétitif ? », in Ngampio U. et Pontier J.-M. (dir.), Le droit administratif aux défis du XXe siècle, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie (IFJD), 2022   

    Fabien Bottini, « Le droit public économique : du droit mais pas que », Mélanges en l'honneur du doyen Didier Guével. Une approche renouvelée des Humanités, LGDJ, 2021   

    Fabien Bottini, « Responsables mais pas punissables ? Le cumul de sanctions des ordonnateurs en question », in Debène M. et Médé N. (dir.), Les finances publiques entre globalisation et dynamiques locales, Mélanges en l'honneur deDiarra Eloi et Yonaba Salifou, L’Harmattan, 2021   

    Fabien Bottini, « La valorisation économique du domaine public maritime : un atout pour l’économie bleue », Le droit des activités maritimes et portuaires, 2019 

    Fabien Bottini, « Mutualisation des services en France au sein de l’intercommunalité : nécessités et aberrations », L’interprétation des textes juridiques, 2015 

    Fabien Bottini, « LE NEW PUBLIC MANAGEMENT : FACTEUR D'UN ALIGNEMENT DES FONCTIONS PUBLIQUES AMERICAINE ET FRANÇAISE SUR LE DROIT COMMUN DU TRAVAIL ? », Les politiques du marché du travail face à la crise économique, 2014   

    Fabien Bottini, « La démocratie participative dans la révision constitutionnelle française du 23 juillet 2008 », La démocratie participative : enjeux et réalités, 2013   

    Fabien Bottini, « DE LA CONCORDE À LA DISCORDE (OU DU BON USAGE DE LA CLÉMENCE EN DROIT PUBLIC) », in Jean-Michel Jude (dir.), La clémence et le droit, Economica, 2011   

    Fabien Bottini, « EDVIGE EST MORT ! VIVE… EDVIRSP ? », Sarkozysme et droits fondamentaux de la personne humaine, 2011   

    Fabien Bottini, « LE GOUVERNEMENT « DAMNE LE PION » (à propos de la substitution des assistants d'éducation aux maîtres d'internat -surveillants d'externat) », Crises sociales et droits fondamentaux de la personne humaine, 2009   

    Fabien Bottini, « BILAN DES 18 MOIS PREMIERS MOIS D'APPLICATION DE LA CHARTE DE L'ENVIRONNEMENT », in Raulin A., Saad G. (dir.), Droits fondamentaux et protection de l’environnement, Alnajoie, 2008   

  • Fabien Bottini, « Le budget soutenable est-il un obstacle au budget durable à l’heure du budget vert (ou inversement) ? », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2025, n°º 170, pp. 103-118  

    Fabien Bottini, Éric Portal, « La bifurcation écologique du droit public financier local », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2025, n°º 170, pp. 3-10  

    Fabien Bottini, « Les principes budgétaires, frein à la transition écologique ? », Revue française de finances publiques, Librairie générale de droit et de jurisprudence , 2024, n°167 

    Fabien Bottini, « Les principes budgétaires, frein à la transition écologique ? », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2024, n°167, pp. 155-166  

    Fabien Bottini, « Le coin de table et le couloir, véritables lieux de pouvoir ? », Revue française de finances publiques, Librairie générale de droit et de jurisprudence , 2023, n°164   

    Fabien Bottini, « Derrière les transformations du système local, la conception française de la séparation des pouvoirs à l'épreuve des transitions », Bulletin juridique des collectivités locales, EBCL, 2023   

    Fabien Bottini, « Limites à la résiliation unilatérale des marchés publics d'assurance par l'assureur (CE 12.7.2023, Grand port maritime de Marseille, n° 469319) », Dalloz Actualité, Dalloz, 2023 

    Fabien Bottini, « Faut-il s'inquiéter que l'État ne puisse pas tout à l'heure du financement de la transition écologique ? (propos introductifs) », Revue française de finances publiques, Librairie générale de droit et de jurisprudence , 2023, n°163, pp. 87-90 

    Fabien Bottini, « Les règles de l'organisation mondiale du commerce : un frein au financement de la transition écologique ? (propos conclusifs) », Revue française de finances publiques, Librairie générale de droit et de jurisprudence , 2023, n°163, p. 193   

    Fabien Bottini, « Dalloz actualité Limites à la résiliation unilatérale des marchés publics d'assurance par l'assureur CE, 12 juil. 2023, Grand port maritime de Marseille, n° 469319 », Dalloz Actualité, Dalloz, 2023   

    Fabien Bottini, « Dalloz actualité R et partage de responsabilité CE, 12 avr. 2023, Société SMA, n° 463881 », Dalloz Actualité, Dalloz, 2023   

    Fabien Bottini, « Le coin de table et le couloir, véritables lieux de pouvoir ? », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2023, n°164, pp. 101-112   

    Droits dispositionnel et jurisprudentiel n’épuisent pas à eux seuls les règles applicables à l’élaboration du droit étatique. Les saisir pleinement suppose de s’intéresser également aux pratiques de la vie politique qui relèvent de « l’infra-juridique ». Coins de tables et couloirs retiennent alors l’attention, du fait du rôle qu’ils ont joué dans l’adoption d’importantes réformes, notamment de finances publiques.

    Fabien Bottini, « Les règles de l’Organisation mondiale du commerce : un frein au financement de la transition écologique ? : À propos de l’Inflation Reduction Act américain et de ses conséquences », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2023, n°163, pp. 193-205   

    L’ Inflation Reduction Act du 16 août 2022 traduit le choix américain de l’incitation plutôt que de la coercition pour financer la transition énergétique à l’intérieur des frontières nationales, grâce notamment à des aides à l’installation des entreprises. Il se différencie de ce point de vue du Green new deal européen qui n’exclut pas le recours à des mesures coercitives, comme l’illustrent le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) ou le projet de révision de directive sur la taxation de l’énergie. C’est pourquoi l’ IRA pose ce faisant un problème de compétitivité économique à l’Union européenne : car il réinterprète sans le dire unilatéralement les règles du commerce international et le rôle assigné à la logique concurrentielle du marché mondial dans l’adaptation des économies nationales au défi de la transition écologique.

    Fabien Bottini, « Faut-il s’inquiéter que  l’État ne puisse pas tout  à l’heure du financement de la transition écologique ? : Propos introductifs », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2023, n°163, pp. 87-90  

    Fabien Bottini, « Quelle gouvernance des financements de la recherche pour mieux répondre aux besoins des territoires ? », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2022, n°160, pp. 117-128   

    Dans un contexte budgétaire contraint, comment organiser la gouvernance des financements de la recherche d’une façon qui : 1°) permette d’optimiser la dépense publique en créant les synergies nécessaires pour atteindre les objectifs jugés prioritaires par les autorités ; 2°) sans pour autant exposer certains champs d’investigation au risque d’angles morts ? À cette question, le droit français semble répondre en faisant jouer ensemble un principe de subsidiarité (I) et un principe de complémentarité (II) des financements.

    Fabien Bottini, « Le sens de l'article L. 2251-4 du code général des collectivités territoriales enfin clarifié », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2021, n°27, p. 1564   

    Fabien Bottini, « Le co-working à l’épreuve du home working : Quel avenir pour les tiers-lieux après la crise sanitaire ? », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2021, n°155, pp. 115-124   

    Les tiers-lieux ont-ils encore un avenir à l’heure où le home working semble devoir l’emporter sur le coworking du fait de la crise sanitaire ? La réponse est positive, notamment parce qu’ils ne se réduisent pas aux espaces de travail partagés et qu’ils constituent d’importants gisements d’économie et une manne financière non négligeable à capter pour l’État et ses démembrements. D’un côté, ils traduisent le redéploiement d’une puissance publique qui s’appuie davantage sur le « laissez-faire », le « faire-faire » et le « faire avec » pour faire plus avec moins. D’un autre, TL = impôts et taxes + redevances pour services rendus ou occupation domaniale + cotisations sociales. Au-delà, l’essor des TL de l’ESS confirme le renforcement du tiers secteur comme catégorie juridique à part entière dotée de règles de fonctionnement originales inspirées de la théorie des communs, dès lors que le marché et la régulation étatique seuls ne pourront faire face aux défis climatiques et numériques.

    Fabien Bottini, « Feriel Fezzani, Les neurosciences en tant que moyen de preuve. Ou les implications juridiques de l'utilisation judiciaire des neurosciences », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, Dalloz , 2020, n°03, p. 728   

    Fabien Bottini, « Du service public du développement économique au service public du développement économique durable ? : (à propos de la crise sanitaire de 2020 et de ses conséquences sur la  croissance verte ) », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2020, n°152, pp. 89-98   

    Les forces du marché ont-elles un rôle à jouer dans la transition écologique ? Si les auteurs de la charte de l’environnement avaient déjà pour ambition de construire une nouvelle économie conciliant protection de l’environnement, progrès social et croissance économique, les réponses à la crise sanitaire de 2020 annoncent l’accélération de ce projet. Celles-ci augurent à terme du redéploiement d’acteurs et d’outils à l’origine forgés pour assurer le développement économique aux fins d’assurer un développement économique durable. La crise devrait ce faisant catalyser la transformation du service public du développement économique progressivement apparu au tournant des années 1980 en un service public du développement économique durable, qui pourrait démultiplier les effets des externalités positives de l’action publique dans la transition écologique, avec pour objectif de faire de la France le leader de l’économie verte.

    Fabien Bottini, « La frontière communale à l’épreuve de l’intercommunalité. La revanche de Thouret », Academic Journal of Nawroz University, Nawroz University, 2020   

    Fabien Bottini, « Du service (pour le) public aux services par le public ? Les enseignements des tiers-lieux dans l’apparition d’un crowdsourcing “à la Française », Droit administratif, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2019   

    Fabien Bottini, « Devoir de réserve et règles de communication. Les bons réflexes à avoir à l’approche des élections municipales de 2020 », Legibase Elections, Berger-Levrault, 2019 

    Fabien Bottini, « Le droit constitutionnel de l’environnement ne vaut pas cristallisation des règles issues de la loi ”littoral” », Le Droit Maritime Français, Wolters Kluwer, 2019   

    Fabien Bottini, « Occupation sans titre et détermination des limites du domaine public. Rappel sur la répartition des compétences entre les deux ordres de juridiction », Le Droit Maritime Français, Wolters Kluwer, 2019   

    Fabien Bottini, « Entre vraie-fausse nouveauté et nouvelle forme d’externalisation de l’action publique, quel statut juridique pour les tiers-lieux ? », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2019, n°148, pp. 111-123   

    À l’heure où les tiers-lieux se multiplient un peu partout en France, la question se pose : faut-il alléger les contraintes juridiques existantes qui pèsent sur leur organisation et leur fonctionnement ou bien aller jusqu’à les doter d’un statut spécifique ? À l’analyse la réponse est nuancée car l’expression de tiers-lieux désigne en réalité trois situations différentes dans le langage courant qui ne sont pas saisies de la même façon par le droit : aux tiers-lieux du 1er type qui correspondent à des activités commerciales ou de service public classiques s’opposent les tiers-lieux du 2e type portés par les acteurs de l’ESS (économie sociale et solidaire) avec un soutien au démarrage des régions et du gouvernement qui y voient une façon de compenser le recul des services publics dans certains territoires. Mais certaines initiatives locales vont en réalité plus loin en inaugurant une nouvelle forme de partenariats publics-privés. Elles correspondent aux tiers-lieux du 3e type à propos desquels l’opportunité de créer un statut juridique spécifique se pose pour sécuriser leur avenir – si tant est qu’on veuille en faire un nouveau mode d’externalisation de l’action publique.

    Fabien Bottini, « L’État-gendarme aujourd’hui : réalité ou fiction ? », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2019, n°146, pp. 127-141   

    Le recentrage de l’État contemporain sur les missions régaliennes ne revient-il pas à en faire un État-gendarme comme au temps du libéralisme classique triomphant ? Si la question peut se comprendre, l’État n’a à l’analyse ni les moyens ni l’ambition de se cantonner aujourd’hui à ce rôle d’État « veilleur de nuit » : ni les moyens car le double phénomène de mondialisation et de régionalisation des continents le dépossède des prérogatives de ce dernier en matière de monnaie, de sécurité et de fiscalité ; ni l’ambition, car l’État contemporain revendique dans le même temps le droit d’intervenir en matière socio-économique, au travers d’un certain nombre de services publics, sur le fondement du principe de libre concurrence ou au nom de la théorie de l’investisseur avisé. La catégorie ne permet donc pas de rendre compte des transformations actuelles du rôle de l’État qui se mue en autre chose.

    Fabien Bottini, « Entre vraie-fausse nouveauté et nouvelle forme d’externalisation de l’action publique, quel statut juridique pour les tiers-lieux ? », Revue française de finances publiques, Librairie générale de droit et de jurisprudence , 2018   

    Fabien Bottini, « La valorisation économique du domaine public maritime : un levier de croissance prometteur pour l’économie bleue », Le Droit Maritime Français, Wolters Kluwer, 2018   

    Fabien Bottini, « Les tiers-lieux administratifs, nouvelle forme d’externalisation de l’action publique ? », Revue française de finances publiques, Librairie générale de droit et de jurisprudence , 2018   

    Fabien Bottini, « La liberté d’entreprendre des collectivités territoriales : une liberté locale en plein essor ? », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la décentralisation / Institut de la décentralisation, Institut de la décentralisation, 2018   

    Fabien Bottini, « La liberté d’entreprendre des collectivités territoriales », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la décentralisation / Institut de la décentralisation, Institut de la décentralisation, 2018 

    Fabien Bottini, « Les tiers lieux  administratifs , nouvelle forme d’externalisation de l’action publique ? », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2018, n°144, pp. 287-317  

    Fabien Bottini, « LE CRPA, UN ABOUTISSEMENT ? », Bulletin juridique des collectivités locales, EBCL, 2016   

    Fabien Bottini, « La VIe République : fausse solution à de vrais problèmes ? », Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2016   

    Fabien Bottini, « Les procédés de mutualisation au sein du bloc communal », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2016, n°03, p. 138  

    Fabien Bottini, « La mutualisation des services au sein du bloc communal : entre impératif institutionnel et casse-tête organisationnel », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2016   

    Fabien Bottini, « L'impact du New public management sur la réforme territoriale », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2015, n°04, p. 717   

    Fabien Bottini, « La loi démocratique à l’épreuve de la loi du marché ? Réflexions à partir de la crise de la conception politique de la séparation des pouvoirs en Europe », Pensar, Université de Fortaleza, 2015   

    Fabien Bottini, « LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE DANS LA REVISION DE 2008 : LIBERTE POLITIQUE OU SIMPLE DROIT PROCEDURAL ? », Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2013   

    Fabien Bottini, « The Roots of French Welfare State », Jurisprudence, Taylor & Francis, 2013, n°2   

    Fabien Bottini, « Identité constitutionnelle de la France et réforme territoriale », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2011, n°33, p. 1876   

    Fabien Bottini, « À quand une QPC sur le cadre législatif des fichiers de police ? », Droit administratif, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2011, n°18, pp. 41-45   

    Fabien Bottini, « La sécurité juridique et la modulation dans le temps des annulations contentieuses : (à propos des arrêts du CE, 12 décembre 2007, Sire et 16 mai 2008, Département du Val-de-Marne) », Revue du droit public, Revue du droit public, 2009, n°Septembre, pp. 1517-1529  

    Fabien Bottini, « La promulgation des lois parlementaires », Revue française de droit constitutionnel, Revue française de droit constitutionnel, 2008, n°76, pp. 761-784  

    Fabien Bottini, « LA PROMULGATION DES LOIS PARLEMENTAIRES », Revue française de droit constitutionnel, Presses universitaires de France (Puf) , 2008, n°76   

    Fabien Bottini, « La juridictionnalisation du régime disciplinaire des agents publics », Revue du droit public, Revue du droit public, 2007, n°Septembre, pp. 1179-1205  

    Fabien Bottini, « LA JURIDICTIONNALISATION DU REGIME DISCIPLINAIRE DES AGENTS PUBLICS », Revue du droit public et de la science politique en France et à l'étranger, Chevalier-Marescq - V. Giard & E. Brière - M. Giard - LGDJ , 2007, n°5, p. 1179   

    Fabien Bottini, « La responsabilité personnelle des magistrats », Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2006, n°2006   

  • Fabien Bottini, Acteurs publics : “Remporter le défi des transitions suppose de sortir des cadres établis”, Le Monde, 2023   

    Fabien Bottini, La banalisation des compétences à la carte et l’accroissement des inégalités entre les territoires, 2019   

    Fabien Bottini, Le networking assisté par l’intelligence artificielle : LA solution d’avenir aux problèmes de recrutement dans la territoriale ?, Berger-Levrault, 2019   

    Fabien Bottini, Manager dans la Fonction publique territoriale aujourd’hui ou l’art du bricolage, Berger-Levrault, 2019   

    Fabien Bottini, LE SERVICE PUBLIC FRANÇAIS FACE AU SERVICE D'INTERET GENERAL COMMUNAUTAIRE, 2017   

    Fabien Bottini, Elina Lemaire, La LPR, un cas d’école d’engagement de la responsabilité de l’État du fait des lois, Dalloz, 2021 

  • Fabien Bottini, « L'émergence des droits essentiels », le 20 mars 2025  

    Colloque organisé par la Faculté des Affaires Internationales et le LexFEIM, Université Le Havre Normandie sous la direction scientifique de Maxime Charité, Maître de conférences à l'Université Le Havre Normandie, Laboratoire de recherche en droits Fondamentaux des Échanges Internationaux et de la Mer (LexFÉIM, UR 1013)

    Fabien Bottini, « Le service public de proximité : le dernier mètre vers l'usager », le 11 octobre 2024  

    Journée d'étude annuelle de l'Association française de droit des collectivités territoriales, organisée sous la direction scientifique de Clotilde Deffigier, Alexis Le Quinio et Agnès Sauviat, Professeurs, OMIJ, Université de Limoges

    Fabien Bottini, « Droit et justice au XXIe siècle », le 26 septembre 2024  

    Troisièmes Rencontres de la SFPJ - Société française pour la philosophie et la théorie juridiques et politiques / Third SFPJ Conference organisées par la CEIE, Faculté de droit, Université de Strasbourg et l'IRCM - Institut de recherche Carré de Malberg

    Fabien Bottini, « Analyser la transition écologique – des sciences économiques en transition(s) ? », le 23 septembre 2024  

    Colloque organisé par EconomiX, Ecole doctorale Économie, Organisations, Société - Université Paris Nanterre sous la direction scientifique de Sophie Harnay, F. Baudoin, B. Coestier, F. Llense, Laurence Scialom, Fabrice Tricou

    Fabien Bottini, « Le risque de réputation de l’entreprise face à la RSE », le 04 avril 2024  

    Conférence de l'axe régional "Risques et Transitions" porté par la MSH Ange-Guépin, Université de Nantes organisé avec le THEMIS, Le Mans Université et l’IUF

    Fabien Bottini, « Étienne-Denis Pasquier (1767-1862) : un parlementaire gallican sous la Restauration et la monarchie de Juillet », le 05 octobre 2023  

    Colloque organisé par la Faculté de Droit de l'Université du Mans sous la direction scientifique de Pierre Allorant, Professeur d’Histoire du droit, Université d’Orléans - Raphaël Cahen, Professeur invité en Histoire du droit, Vrije Universiteit Brussel et Jean-Baptiste Pierchon, Maître de conférences en Histoire du droit, Le Mans Université

    Fabien Bottini, « Le droit (public) économique, un droit à l'obsolescence programmée », le 28 septembre 2023  

    Colloque organisé par la Faculté de Droit, Sciences économiques et de gestion de l'Université du Mans sous la direction scientifique de Fabien Bottini, Professeur de droit public, Le Mans Université

    Fabien Bottini, « La gestion écolonomique des zones portuaires », le 29 juin 2023  

    Colloque organisé par l'Université Bretagne Sud sous la direction de Philippe Coleman, Raphaël Reneau et Romain Vincent

    Fabien Bottini, « Le quarantième anniversaire des chambres régionales des comptes et la décentralisation - L'exemple normand », le 22 juin 2023  

    Journée d'études organisées par le CUREJ, Université de Rouen Normandie

    Fabien Bottini, « Finances publiques : quel rôle dans la transition écologique ? », le 13 février 2023  

    Organisé par Le Mans Université sous la direction scientifique de Sébastien Kott, Professeur - Université de Poitiers, Emilie Moysan-Jeannard, Maître de conférences - Le Mans Université et Céline Viessant, Professeur - Université Aix-Marseille

    Fabien Bottini, « La régulation du service public : entre droit constitutionnel et droit administratif », le 18 novembre 2022  

    Journée d'études décentralisée de l'AFDC - Association Française de Droit Constitutionnel, organisée par l'OMIJ, sous la responsabilité scientifique de Alexis Le Quinio, Professeur à l'Université de Limoges

    Fabien Bottini, « La crise sanitaire à l’ère néolibérale », le 21 mars 2022  

    Organisée par l'Université Le Havre-Normandie

    Fabien Bottini, « Le droit constitutionnel à l'épreuve du quinquennat d'Emmanuel Macron », le 10 mars 2022  

    Organisé par Monsieur Thibault Carrere, Enseignant-chercheur en droit public, Le Mans Université, Madame Elsa Kohlhauer, Enseignant-chercheur contractuel en droit public, La Rochelle Université et Raphaël Reneau, MCF en droit public, UBS

    Fabien Bottini, « Le paradigme de la croissance en droit public », le 31 janvier 2022  

    Colloque organisé par Véronique Coq (MCF 02, Université Sorbonne Paris Nord), Maxence Chambon (MCF 02, Université de Cergy) et Hugo Devillers (MCF 02, Université Sorbonne Paris Nord)

    Fabien Bottini, « Le Droit (public économique) du monde d’après », le 14 octobre 2021  

    Organisé par le LexFEIM sous le haut patronage de l’Institut Universitaire de France sous la direction scientifique de Fabien Bottini et Léo Vanier

    Fabien Bottini, « Les défis actuels de l'Union européenne », le 24 juin 2021  

    Colloque organisé par Michel Bruno, Directeur du LexFEIM, Université Le Havre Normandie, et placé sous le Haut Patronage du Parlement européen

    Fabien Bottini, « Penser la dimension juridique des néolibéralismes », le 15 janvier 2021  

    Organisé sous l'égide de l'EHESS

    Fabien Bottini, « Droits fondamentaux et crise du pluralisme », le 19 novembre 2020  

    Organisé par le LexFEIM, Université Le Havre-Normandie sous la direction de Fabien Bottini.

    Fabien Bottini, « La police de la liberté en économie de marché », le 21 novembre 2019  

    Colloque organisé par le laboratoire LexFeim, Université Le Havre-Normandie, avec le soutien de la Mission de recherche Droit et justice.

    Fabien Bottini, « Crowdsourcing : l'externalisation vers la foule des activités administratives », le 17 octobre 2019  

    Journée d'étude organisée par le CERMUD, Université Le Havre Normandie.

    Fabien Bottini, « Que reste-t-il de l'Etat providence ? », le 03 avril 2018  

    Coorganisé par le CUREJ – Centre Universitaire Rouennais d’Études Juridiques - Université de Rouen et la FONDAFIP - Association pour la Fondation Internationale de Finances Publiques avec le soutien de la Revue Française de Finances Publiques (RFFP)

    Fabien Bottini, « L’Union européenne et les territoires », le 30 novembre 2017  

    Journées transfrontalières Jean Monnet organisées sous la direction de Laurence Potvin-Solis, Professeure à l’Université Caen Normandie, Chaire Jean Monnet, Responsable de la commission « Collectivités territoriales et Union européenne » du GRALE

    Fabien Bottini, « Néolibéralisme et américanisation du droit », le 16 novembre 2017 

    Fabien Bottini, « Droit des activités maritimes et portuaires », le 26 octobre 2017  

    Organisé par Nicolas Guillet et Jean-Michel Jude, en partenariat avec la Transat Jacques Vabre ; Human et Taconet et les Cafés Jacques Vabre

    Fabien Bottini, « Les relations entre l'Administration et les usagers sous le contrôle du juge », le 16 septembre 2016  

    2èmes Rencontres Interrégionales de droit public

    Fabien Bottini, « Réforme territoriale et identité constitutionnelle de la France », Territoriales de Bretagne, Saint-Brieuc, le 01 janvier 2011 

  • Fabien Bottini, Fabien Bottini, MSHAG, La responsabilité des décideurs publics face aux catastrophes, [Vidéo], Canal-U, https://www.canal-u.tv/146952, (Consultée le 26 octobre 2025). 

    Fabien Bottini, Marianne Lefebvre, Olivier Borraz, Fabien Bottini, Frédéric Le Blay, Mathieu Durand, MSHAG, La responsabilité des décideurs publics face aux catastrophes - Table ronde, [Vidéo], Canal-U, https://www.canal-u.tv/146955, (Consultée le 26 octobre 2025). 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Edouard Denis, Les paradοxes de l'assimilatiοn juridique : enjeux et recοmpοsitiοn de la fοnctiοn étatique dans l'οrdre juridique glοbalisé, thèse soutenue en 2025 à Normandie présidée par Sébastien Bernard, membres du jury : Jean-Bernard Auby (Rapp.), Vanessa Barbé (Rapp.), Léo Vanier      

    Que demeure-t-il du droit lorsque l’État n’apparaît plus comme la source instituante de la norme ? C'est à cette problématique qu'ambitionne de réfléchir cette thèse sur les paradoxes de l’assimilation normative. Elle a été inspirée par le décalage croissant entre l’architecture normative léguée par la tradition étatique et les pratiques effectives de régulation globales qui, dit-on, tendraient à s’affranchir de la force du droit. Pour y répondre, elle vise à démontrer que le politique, concurrencé par les normes globales, se projette désormais dans le juridique selon une dynamique d’absorption décrite sous le nom de « phagocytose normative ». La démonstration s’attache en effet à mettre en lumière ce mécanisme : une pratique défensive qui caractérise un transfert implicite du politique au juridique, et par lequel l’État moderne tente de prolonger sa relation naturelle avec le droit. La démonstration montre toutefois que, en se constituant comme opérateur de réception, l’État a certes maintenu l’apparence d’une continuité normative; mais avec un prix conceptuel élevé : puisque la norme intégrée perd en densité instituante ce qu’elle gagne en fonctionnalité immédiate. Il reste que l’assimilation juridique, entraîne également d’autres conséquences sur le droit, désignées comme les « paradoxes » de l’assimilation juridique : mutation de la rationalité interne, dénaturation de la norme, réductionnisme volontaire du juge et perte de performité chez ceux qui en sont les dépositaires naturels. La normativité contemporaine, prise dans le mouvement de la phagocytose, oscille ainsi entre deux registres : d’un côté, la préservation d’une continuité formelle qui maintient la fiction de l’unité du système ; de l’autre, l’aveu implicite d’une dépendance à des logiques globales qui redéfinissent en profondeur les conditions mêmes de la validité. On mesure alors combien l’hypothèse initiale – celle d’un droit fragilisé par l’extériorisation de ses sources – débouche sur une interrogation plus radicale : que devient l’aval d’une construction dont l’amont se dérobe ? C'est une question fondamentale lorsque l'on sait que « rien ne marche dans un système politique où les mots jurent avec les choses ». De sorte que le sujet est aussi une contribution à l'effectivité du droit étatique.

    Diang Pathe Camara, Les transformations du droit public face à l'urgence climatique, thèse en cours depuis 2023 

    Aldiouma Sow, L'interpénétration de l'écologie et de l'économie par le droit ; approche comparative entre le droit européen et le droit communautaire africain., thèse en cours depuis 2022 

    Archange KIFOULOU TSIBAT, L'utilisation du droit de la commande publique par les autorités démocratiques au service de la transition écologique, thèse en cours depuis 2022 

    Souleymane Sow, Le renouveau des principes budgétaires à la lumière du phénomène d'intégration régionale : le cas du Sénégal, thèse soutenue en 2021 à Normandie présidée par Gilles Lebreton, membres du jury : Ramu de Bellescize (Rapp.), Alioune Sall (Rapp.), Clémence Barray   

    Sous l’influence des partenaires techniques et financiers, à savoir l’Union européenne, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, les finances publiques des pays membres de l’UEMOA ont connu des évolutions majeures après l’adoption des directives communautaires de 2009. En effet, dans la phase d’élaboration et d’exécution du budget, le nouveau cadre de gestion des finances publiques sénégalaises a consacré la programmation pluriannuelle des politiques publiques tout en élargissant les fonctions d’ordonnancement des dépenses aux ministères de secteur et aux présidents d’institutions constitutionnelles. Dans la phase de contrôle, les rapports trimestriels d’exécution et le dispositif d’évaluation des politiques publiques viennent élargir les compétences du parlement en lui permettant un contrôle efficace de l’exécution des lois de finances. Dans ce sens, le contrôle exercé par la Cour des comptes, dont la création dans les pays membres a été rendue obligatoire par la réforme de l’UEMOA, connaît également une reconfiguration devant lui permettre l’instauration d’une véritable culture de transparence dans la gestion publique.

    Mohamed Ami, La justice en Mauritanie et le droit à un procès équitable : obstacles, insuffisances et propositions d'amélioration, thèse soutenue en 2019 à Normandie, membres du jury : Marc Debène (Rapp.), Alioune Sall (Rapp.), Catherine Puigelier et Nicolas Faas      

    Puisque l'institution judiciaire dans les sociétés démocratiques est le garant des droits et libertés des individus, cette institution doit disposer tous les atouts qui lui garantissent de jouer ce rôle. La Mauritanie a connu à l'époque moderne l’instauration de ce pouvoir judiciaire, durant deux étapes importante, la première sous le contrôle du colonialisme français, qui a soumis le pays depuis plusieurs décennies, et la dernière après l’indépendance où la codification de la première organisation judiciaire en Mauritanie en date du 27 juin, 1961 avec la loi N° 61-012. En Mauritanie la justice dans son ensemble souffre de certain de maux, et l’accès à la justice pour l’ensemble des citoyens est entravé par beaucoup d’obstacles, et menacé par un certain nombre des insuffisances, et de nos jours, le droit à un procès équitable est un droit primordial, garanti par un ensemble de principes issus des conventions internationales dans le domaine de protection de droit de l’Homme. Le droit à un procès équitable est donc parmi des droits fondamentaux de l'être humain .il y a un certain nombre de conditions qui doivent être remplies pour assurer un procès équitable afin de protéger les droits des personnes. Afin de mettre en évidence et de clarifier les obstacles observés sur ces aspects, cette étude passe en revue l’organisation de la justice au pays, ainsi qu’une analyse des lieux des faille, tant sur le plan des empêchements issus des raisons socioéconomiques et organisationnelle, que celui de la non-conformité aux exigences internationales en la matière. Cette étude a présenté un ensemble de propositions, soient la révision de nos textes afin d’introduire davantage une manière plus efficace de ces principes, en particulier le principe de la collégialité, la publicité, et les droit des défenses. En renforçant les compétences du juge unique au niveau des tribunaux de première instance. Sans oublier d'assurer une plus grande spécialisation des magistrats tant au niveau des tribunaux des premières instances qu’au niveau de la cours d'appel. Toutes ces propositions ont pour but d’essayer d‘améliorer la situation actuelle, pour faire en sorte qu’il ait au moins l’existence de conditions minimales pour un procès équitable, car la violation du droit à un procès équitable, reste toujours une cause de préoccupation pour toute l’humanité.

    Zeerak Doski, Le juge administratif irakien, les Droits de l'Homme et le droit à un procès équitable, thèse soutenue en 2019 à Normandie en co-direction avec Arnaud de Raulin, membres du jury : Marc Debène (Rapp.), Ǧūrǧ Saʿd (Rapp.)      

    Cette thèse analyse la question du rapport entre la juridiction administrative et les droits de l’homme en Irak et au Kurdistan. Dans une première partie j’analyse l’influence de l’idéologie des droits de l’homme sur l’organisation de la justice irakienne. Les questions traitées sont diverses : le rôle joué par l’occident dans la promotion des droits de l’homme, l’internationalisation de la protection des droits de l’homme, la constitution irakienne, etc. Je montre comment la justice administrative irakienne essaie, sous l’influence du droit français, essentiellement, de progresser malgré les séquelles de la guerre et comment le juge administratif tente d’appliquer les principes des droits de l’homme, sans toujours s’y référer formellement.La question de l’indépendance de la magistrature aura sa place dans mon travail, car la question est objet de beaucoup de polémiques en Irak. Puis au niveau des droits de l’homme j’introduis par un exposé sur la signification philosophique des Droits de l’Homme et des droits fondamentaux, les générations des Droits de l’Homme et leur protection internationale.Dans la deuxième partie qui est plus pratique et opérationnelle j’expose la notion du droit à un procès équitable et j’essaie de montrer comment, là aussi, malgré la non intégration de cette notion en droit positif irakien le juge administratif l’applique et parfois de manière courageuse. Je traite la question de l’influence de l’idéologie des droits de l’homme sur l’organisation de la justice irakienne, puis diverses questions comme l’évolution de la justice administrative française (les recours au fond, les procédures de référé, le renforcement des pouvoirs du juge administratif au niveau du contrôle de la légalité interne. Dans cette partie j’analyse de manière comparée de multiples arrêts irakiens pour montrer à chaque fois comment le juge irakien progresse, quoique en imitant, voire en mimant le juge français, ce qui n’est pas rien. C’est un grand effort car le juge français reste dans le monde arabe la référence sur le plan du respect des droits de l’homme. La notion de police administrative occupe une place importante en raison du rapport bien étroit entre police administrative et droits de l’homme.

    Mamadou Beye, L'influence de Nicolas Machiavel et Carl Schmitt sur le droit constitutionnel de l'état de crise : étude comparée à la lumière des droits anglais, américain et français, thèse soutenue en 2017 à Normandie en co-direction avec Catherine Puigelier présidée par Carlos-Miguel Herrera, membres du jury : Jean Gicquel (Rapp.), François Terré (Rapp.), Arnaud Haquet      

    La lecture croisée de Machiavel et Schmitt ne permet pas seulement de déchiffrer certains événements passés, elle éclaire encore la compréhension des phénomènes les plus récents. En effet, la conceptualisation que chacun de ces deux auteurs offre de la notion de situation exceptionnelle – comprise comme un trouble mettant en péril la préservation de l’État, et face auquel le droit positif peine à s’appliquer – démontre des points d’accord autant que de divergence, mais dont précisément la confrontation tend à faire émerger des lignes de force. Or, d’une part, ces dernières semblent permettre d’envisager le mouvement révolutionnaire anglo-américain et français des XVIIe et XVIIIe siècles sous l’angle d’une situation exceptionnelle. D’autre part, et d’une manière plus contemporaine, elles permettent encore de rendre compte de l’exceptionnalité du phénomène terroriste affectant actuellement ces mêmes États. L’intérêt d’une telle mise en perspective est double. D’un côté, la confrontation de la théorie machiavélo-schmittienne aux événements concrets démontre – malgré un indépassable anachronisme – leur incontestable influence sur le droit des situations de crise. Mais d’un autre côté, et dans le même temps, l’observation de la pratique révèle les insuffisances de Machiavel et Schmitt quant à leur appréhension du phénomène exceptionnel, en particulier à propos des moyens à mettre en oeuvre pour l’endiguer. Face à ce constat, il sera nécessaire de tenir compte de la pertinence des présupposés de ces deux auteurs, autant que de les critiquer, afin de pouvoir finalement s’en émanciper pour proposer des outils juridiques aptes à régir le phénomène exceptionnel actuel.

    Antoine Siffert, Libéralisme et service public, thèse soutenue en 2015 à Le Havre en co-direction avec Gilles Lebreton présidée par Guy Quintane, membres du jury : Nicolas Chifflot (Rapp.), Michaël Karpenschif (Rapp.), Jean Gicquel      

    Loin de s’opposer, libéralisme et service public sont indissociables. La notion de service public scelle l’emprise du libéralisme sur le droit de la puissance publique. Le service public aboutit à la désacralisation de la puissance publique et la subordonne aux finalités du libéralisme. Au service de l’individu et du marché, la puissance publique soutient l’autodétermination de la société. Institution libérale par excellence, le service public révèle aussi les contradictions du libéralisme.

  • Nassima Neghli, Ιslam, laïcité, démocratie et libertés publiques dans les pays du Μaghreb. : Cοnsidératiοns sur les singularités algérienne, marοcaine et tunisienne, thèse soutenue en 2021 à Normandie sous la direction de Gilles Lebreton, membres du jury : David Bailleul (Rapp.), Ǧūrǧ Saʿd (Rapp.), Diane de Bellescize   

    Le sujet de la thèse porte sur l'islam, la laïcité, la démocratie et les libertés publiques dans les pays du Maghreb. Notre travail doctoral ne fait pas ressortir les approches et les méthodes d’analyse utilisées par les différents acteurs sociaux et par les chercheurs dans leurs interrogations et dans leurs délimitations portant sur l’objet: islam, laïcité, et changement démocratique dans les pays du Maghreb. Notre propos est de déceler un ensemble de traits ou significations récurrents qui informent notre vision spontanée ou distanciée sur deux termes apparemment inconciliables : islam et laïcité.La tentation du jugement de valeur, d’une analyse essentiellement institutionnelle, d’une argumentation purement énumérative ou naïvement fonctionnaliste, n’est que partiellement présente dans notre recherche. Nous n’avons pas voulu, en effet, faire une simple description des conditions de possibilité de l’entrée du phénomène laïc dans les pays du Maghreb, profondément attachés au fait religieux qu’est l’islam que les pays du Maghreb institutionalisent dans leurs Constitutions.Dans cette optique, en revanche, nous avons voulu faire ressortir en forme de problématisation les principales interrogations et les principaux acquis qui conditionnent les multiples voies d’entrée dans la connaissance politique et sociale du monde du Maghreb dans lequel désormais Islam, laïcité, libertés publiques et démocratie se côtoient.Deux idées fortes appuient notre construction d'objet: dans un premier temps, notre analyse porte sur l’argument de l’islam face au défi de la laïcité. Après avoir exposé les points de vue controversés d’ordre conceptuel ou méthodologique, notre propos porte aussi sur la discorde et les possibilités de concorde entre deux termes apparemment contradictoires : islam et laïcité. Ensuite, l’introduction des idées laïques au Maghreb, l’autonomie du politique et la sécularisation constituent une expansion réconfortante des frontières de la société civile face à l’État. Dès lors, le dilemme de la laïcité dans les pays du Maghreb est devenu un enjeu majeur.Cette dernière considération nous conduit, dans un second temps, à s’interroger sur la transition démocratique face à l’islam, et donc de porter notre attention sur plusieurs ouvertures dans le monde du Maghreb, rendant possibles les conditions d’existence d’une démocratie pluraliste. Aussi notre réflexion portera-t-elle sur la vitalisation du changement démocratique face au fait religieux qu’est l’islam, en précisant que la transition vers la démocratie passe par la reconnaissance effective des libertés publiques. La sécurité notamment juridique de l’individu, le statut de la femme, l’expression des minorités et la rue comme lieu d’expression des demandes du changement démocratique sont des points d’objectivation de la transition démocratique, à la suite des révolutions du printemps arabe. Reste qu’un dernier point objective notre démonstration, celui du rôle de la justice dans la société civile et politique; la justice apparait en première ligne et sa fonction de capitaliser, puis d’intégrer les demandes laïques dans les sociétés du Maghreb est essentielle dans la fabrication d’un État de droit démocratique. La justice administrative, judicaire et constitutionnelle est, à notre sens, un régulateur central des demandes laïques. Toutefois, force est de constater que le rôle de la justice dans les pays du Maghreb reste, encore, très modéré.

  • Markoni Gonzales Pichihua, Cοntributiοn à la critique de la théοrie et de la pratique de l'Etat de drοit en drοit français et en drοit péruvien, thèse soutenue en 2025 à Normandie sous la direction de Michel Bruno présidée par Alioune Sall, membres du jury : Sophie Perez (Rapp.), David Bailleul et Catherine Puigelier      

    L'origine historico-philosophique du concept d'État de droit et son développement doctrinal contrastent avec son utilité politico-économique et sa praticité jurisprudentielle. Si ses premiers éléments sont identifiés il y a vingt-cinq siècles, sa configuration moderne se construit à partir de fictions sur fictions, et sa reconnaissance contemporaine reste énigmatique entre raison et croyance. De nos jours, l'autorité et l'omniprésence de l'État se transforment en autorité et omniprésence de l'État de droit, le culte du droit devient le culte de l'État de droit, et la sacralisation du libre marché et de la propriété privée devient la sacralisation de l'État de droit.Au niveau mondial, nous sommes loin de parvenir à un consensus sur le concept d'État de droit, et encore moins sur sa mise en pratique. Mais certains pays, comme la France et le Pérou, montrent la voie vers un développement commun de certains principes doctrinaux et jurisprudentiels, sans pour autant parvenir à une convergence théorique fusionnelle ou à une homogénéisation des critères. Les prétentions universalistes de l'État de droit français trouvent leurs limites dans les particularités de l'État de droit péruvien, enrichissant et développant l'idée transcendantale de l'État de droit.Et en France comme au Pérou, la consolidation et la pérennité de l'État de droit sont directement liées à la consolidation et à la pérennité de la démocratie libérale, tout comme l'extension et l'évolution de l'État de droit suivent l'extension et l'évolution du régime du capital. L'État de droit n'est pas détaché du social, au contraire, il y est enraciné, il est un produit social, il est ancré dans les rapports sociaux, dans les rapports de domination. Et loin des élucubrations théoriques positivistes de la construction de l'Etat de droit à partir de lui-même, de ses concepts vides et de ses institutions fantômes, l'Etat de droit se développe dans le feu des débats collectifs et des contradictions sociales.

    Karim Mohamed Taha Abdelhafiz, Les mutations de l'interventionnisme public en Egypte depuis 1991, thèse soutenue en 2023 à Université Grenoble Alpes sous la direction de Jean-Christophe Videlin présidée par Émilie Barbin, membres du jury : Grégoire Calley (Rapp.), Florence Crouzatier-Durand   

    L'interventionnisme économique en Égypte a été principalement caractérisé par le recours au secteur public. Ce dernier, fondé en 1956, dans le cadre d'une politique socialiste, couvrait des activités de diverse nature et occupait une position centrale dans l'économie égyptienne.L'adoption d'une politique économique libérale en 1971, à la suite d'une période d'économie socialiste, devait mener à un retrait graduel de l'État du domaine économique. Toutefois,l'ouverture économique n'a pas donné les résultats escomptés, notamment en ce qui concerne la transformation du secteur public. Malgré la réforme du cadre juridique de ce dernier,destinée à le rapprocher du mode de gestion privé, la structure du secteur public formait un obstacle à son intégration dans l'économie de marché. Sa prédominance entravait également la politique d'attraction des investissements privés adoptée par l'État. La dégradation de la situation économique et la réticence du secteur privé ont mené à la mise en place d'une réforme structurelle, sous l'égide du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, en 1990-1991. Le programme de stabilisation économique et de réforme structurelle devait permettre un retrait graduel de l'interventionnisme à travers un programme d'élargissement de la base de propriété du secteur privé dans le secteur public. Le cadre juridique et la mise en application de ce programme ont soulevé maintes interrogations.Néanmoins, celui-ci a permis la privatisation d'un nombre important d'entités du secteur public et un certain développement du secteur privé. Poursuivant le même objectif de réduction de l'interventionnisme public, l'État a adopté un programme de financement privé des infrastructures en 2004. Entériné dans le cadre d'une politique économique néolibérale,celui-ci devait permettre de moderniser les infrastructures et de fournir des services publics à travers le partenariat public-privé (PPP). La loi de 2010 sur le partenariat avec le privé dans le domaine des infrastructures devait fournir aux projets de partenariat le cadre juridique adéquat. Toutefois, la révolution de janvier 2011 a provoqué une instabilité politique,économique et sociale qui a conduit à un changement de décideurs politiques. La nouvelle politique économique adoptée depuis 2014 n'est pas revenue sur la nature libérale du système économique égyptien. Toutefois, le degré d'interventionnisme pratiqué, notamment par le biais du secteur public, constitue un obstacle au processus inachevé de libéralisation économique. Dans ce contexte, le cadre juridique établi entre 1991 et 2010 a été réformé afin de permettre un interventionnisme public dans un objectif de développement. L'État a constamment souligné le caractère temporaire de son intervention justifié par une situation de crise. Confirmant son intention de se retirer graduellement de l'activité économique en tan qu'acteur et de jouer un rôle de régulateur, il publie en 2020 « le document de la politique de la propriété de l'État ». Ce dernier planifie le retrait de l'État de plusieurs secteurs économiques. L'étude des mécanismes de mutation de l'interventionnisme public en Égypte depuis 1991 permet de comprendre les principales caractéristiques de la politique économique libérale égyptienne et de l'évolution du cadre juridique de sa mise en application. Le débat actuel en Égypte autour de l'intervention de l'État dans l'activité économique et de la place du secteur public devient ainsi plus facile à appréhender.

    Renaud Bougeard, La science cognitive du mensonge face au droit : une tentative de décodage par la science., thèse soutenue en 2023 à Paris 8 sous la direction de Catherine Puigelier présidée par Claude Grellier, membres du jury : Gérard Mémeteau (Rapp.), Charles Tijus et Jacques Foyer    

    Ce travail traite de l’utilisation des neurosciences dans le système juridique, en particulier pour détecter les mensonges. Le concept de mensonge est abordé, ainsi que l’anatomie et la neurobiologie du mensonge, en commençant par une vue d’ensemble du système nerveux humain. Nous nous penchons ensuite sur l’implication du cortex préfrontal dans le mensonge, un élément découvert grâce aux neurosciences qui permettent d’étudier les fonctions cérébrales. Puis, nous évoquons les difficultés à détecter les mensonges, car les menteurs doivent soigneusement gérer leur comportement pour éviter de révéler tout signe de tromperie. Cependant, le mensonge exige un effort cognitif important, qui peut se traduire par des comportements spécifiques que l’on peut détecter. Également, nous abordons l’état de l’art dans la détection du mensonge à travers différentes technologies, ainsi que la légalité des moyens de détection. …/…Nous décrivons ensuite la relation entre la vérité et la justice dans le système juridique. Si la mission d’un juge est de déterminer ce qui est juste, la vérité est nécessaire pour que la justice soit rendue. Puis, nous explorons les différentes sources du mensonge et la manière dont le droit le traite dans ses différentes branches. Le droit du mensonge est un élément nécessaire dans les relations sociales et politiques. Nous soulignons l’importance de la vérité dans le système juridique, tout en reconnaissant les limites et les défis de la détermination de ce qui est vrai. …/…Enfin, nous discutons des aspects juridiques de la réparation du mensonge dans les différentes branches du droit. Nous montrons l’intérêt des neurosciences dans le domaine de l’évaluation du dommage corporel chez des victimes souffrant d’un syndrome douloureux chronique, à travers une étude menée chez 34 patients.

    Driss Boucetta, Contribution à l'intégration des considérations environnementales dans les travaux de la Cour des Comptes européenne : quelle place pour l'audit environnemental ?, thèse soutenue en 2022 à Paris 1 sous la direction de Michel Bouvier présidée par Marie-Christine Esclassan, membres du jury : Gilbert Orsoni (Rapp.), Danièle Lamarque    

    L’objectif de cette recherche est de contribuer à l’intégration des considérations environnementales dans les travaux de la Cour des comptes européenne. Il s’agit de dessiner les contours de la liaison systémique entre les missions de cette institution et les techniques d’audit environnemental. Le choix d’aborder ce sujet dans le contexte des politiques publiques européennes est justifié par l’aspect inédit offert par la réalité européenne en tant que champ d’analyse. Le capital naturel européen a été dégradé entraînant chez les citoyens européens une conscience environnementale grandissante. Ceux-ci estiment que les déclarations faites par leurs gouvernements devraient être soumises à des audits environnementaux indépendants. Cette tendance se traduit par des mesures qui renforcent les systèmes de contrôle environnemental, qui imaginent des dispositifs de responsabilisation visant la reddition des comptes. Ainsi, la Cour des comptes européenne est confrontée aux défis liés à l’élaboration de méthodes et de techniques d’audit environnemental pour améliorer la reddition des comptes et l’efficacité de la gestion durable des ressources. La vérification environnementale s’inscrit dans le cadre des missions de vérification indépendante soumises aux normes habituelles de l’audit. Cette approche permettrait de contribuer à renforcer l’intégration des questions environnementales - le quatrième « E » - dans les missions traditionnelles de l’audit de performance de la Cour des comptes européenne axées sur « les trois E » (économie, efficience et efficacité). Bien que cette institution ait réalisé des progrès dans le domaine de l’audit de la mise en œuvre de la politique de développement durable, elle ne s’est pas encore attachée à réaliser un audit d’ensemble permettant de fournir une vision globale des résultats de la politique européenne de l’environnement. Dès lors, l’intégration des considérations environnementales dans les missions de la Cour des comptes européenne incite à réfléchir à la création de la fonction de commissaire à l’environnement et au développement durable en son sein. L’exemple du commissaire à l’environnement et au développement durable du Bureau du Vérificateur Général du Canada, créé en décembre 1995, constitue une référence possible.

    Monica Patricia Perez Castiglioni, Le statut juridique des cellules souches : de la greffe d'organes à la thérapie cellulaire, thèse soutenue en 2021 à Paris 8 sous la direction de Catherine Puigelier présidée par Claude Grellier, membres du jury : Christophe Willmann (Rapp.), Guy Leverger   

    Les cellules souches en tant que produits cellulaires à finalité thérapeutique (PCT) ou en tant que médicaments de thérapie innovante (MTI) dans le cadre de la médecine régénératrice ont révolutionné la médecine du XXIe siècle. Face aux découvertes récentes de nouvelles cellules souches créées par les chercheurs (parthénotes, cellules souches clonées, cellules iPS), d’autres possibilités de thérapie régénérative surgissent au fil du temps.Le droit, qui a toujours accompagné l’évolution scientifique et technique de la thérapie cellulaire depuis le XVIIe siècle, doit être plus que jamais présent pour protéger l’être humain qui se prête aux nouveaux traitements ou à l’expérimentation. L’évolution historique de cette révolution thérapeutique nous permet de montrer l’importance de la réflexion juridique et éthique pour le progrès scientifique. Des questionnements anciens, comme le statut de l’être prénatal et l’autorisation de cryopréservation des tissus ou des cellules autologues, ressurgissent face à la présence de cellules souches humaines embryonnaires surnuméraires et aux succès de la thérapie régénérative. Des traitements tératogènes et des épisodes de maltraitance des femmes en cours de grossesse ont détruit ou endommagé des milliers d’enfants à naître. Une reconnaissance de la vie prénatale est proposée dans certaines circonstances pour protéger l’embryon et le fœtus avant leur naissance.

  • Allassane Sagara, Les juridictions pénales internationales et le Conseil de sécurité des Nations unies : dépendance ou indépendance, thèse soutenue en 2024 à Paris 8 sous la direction de Catherine Puigelier présidée par Mostefa Maouene, membres du jury : Jacques Foyer (Rapp.), Claude Grellier, Laurent Delprat, Benoît Habert et Gérard Mémeteau    

    Les juridictions pénales internationales et le Conseil de sécurité demeurent des organes diamétralement opposés. Les premières ont pour fonction de juger les individus et le second, un organe politique par excellence, est principalement investi du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Ipso facto, ipso jure, que vient faire le Conseil de sécurité dans l’administration des juridictions pénales internationales ? Prima facie, il est l’autorité de tutelle des tribunaux ad hoc, lesquels sont ses pures et simples créatures. En outre, il joue un rôle pivot dans l’administration des tribunaux hybrides. Les relations entre le Conseil et ces appareils pénaux apparaissent à la fois verticales et horizontales. Secundo facie, l’ONU n’a jamais abandonné le lien avec la justice pénale. D’ailleurs, son intention d’établir un organe pénal remonte à 1946. À la vérité, elle est indéniablement le berceau de la CPI. …/…De jure, un organe judiciaire authentique, en particulier une cour pénale, doit être doté de garanties judiciaires, dont une véritable indépendance. Ce principe relevant du droit coutumier interne et international à valeur universelle ne relève-t-il pas du jus cogens, d’ailleurs indérogeable ? Le Statut de Rome confère au Conseil de sécurité des pouvoirs considérables qu’aucun organe, y compris l’AEP de la CPI, ne possède. Il sied de noter que le Conseil de sécurité n’est pas un legibus solutus. Afin d’activer le mécanisme de l’article 13 (b) du Statut, le Conseil de sécurité doit satisfaire fumus bonis juris aux exigences du Statut et de la Charte. Si le Conseil de sécurité est fondé à donner des instructions générales au Procureur, il ne peut lui donner des instructions, ni spécifiques, ni individuelles. Il convient de noter que les pères fondateurs ont désigné le Conseil de sécurité comme le maître du jeu sur la question de l’agression. Les divergences de qualification de l’acte d’agression sont tranchées par le caractère péremptoire des délibérations du Conseil. Il ne faut pas perdre de vue que les délibérations du Conseil de sécurité constituent le casus fœderis des États. …/…Outre le défèrement d’une notitia criminis au Procureur, le Conseil de sécurité peut ad libitum, en vertu de l’article 16 du Statut, bloquer les enquêtes et les poursuites pour une durée de 12 mois reconductible ad vitam aeternam. Certes, il n’est pas fondé à bloquer de façon générale et pro futuro les activités de la Cour. Il doit satisfaire fumus boni juris les prescriptions tenant au Statut de Rome et à la Charte.

    Mireille Abou Chahla, Comprendre le Liban et son armée : analyse du discours du chef de l'armée libanaise, le Général Michel Sleiman de 1998 à 2004., thèse soutenue en 2021 à Normandie sous la direction de Eloi Diarra, membres du jury : Philippe Lagrange (Rapp.), Jean-Vincent Holeindre (Rapp.), Arnaud Haquet, Ǧūrǧ Saʿd et Jean Le Gloan   

    Cette thèse est faite dans une ambition particulière : analyser les discours du chef de l’armée libanaise le Général Michel Sleiman. Une analyse statistique, mathématique, d’abord, puis tirer les conclusions politiques. Quels sont les mots utilisés dans les discours de Michel Sleiman ? Pourquoi certains mots se répètent plus que d’autres ? Quel est le but de la répétition. But politique, but psychologique. A travers cette étude statistique, base de notre méthode de travail, nous allons obtenir des résultats fort intéressants pour mieux comprendre ce qui se passe au pays du cèdre. Car les mots trahissent. Comment apparaissent à travers les mots de Sleiman la relation avec la Syrie, l’ennemi israélien, le Hezbollah.. Et pourquoi à chaque fois l’invocation de la mère patrie, la France ! Pour bien saisir la relation privilégiée entre le Liban et la France, il fallait revenir aux origines lointaines. Nous avons dû précéder notre travail d’analyse statistique et méthodologique par une partie qui évoque les grandes questions relatives à mon pays : l’importance du confessionnalisme, le Mandat français et ses répercussions, le phénomène de libanisation qui envahit l’Europe et sème des craintes. Il fallait aussi passer en revue les événements graves passés durant le règne de Sleiman. Il fallait insister sur des étapes qui ne pouvaient qu’influencer son discours pour dire plus tard dans notre analyse si la direction de l’armée a eu les réactions adéquates

    Jean Haussmann, Etude cοmparative de la Cοnventiοn eurοpéenne de sauvegarde des drοits de l'hοmme et de la Charte arabe des droits de l'homme : la divergence entre les deux textes sur les drοits individuels et cοllectifs et le mécanisme d'applicatiοn et de cοntrôle, thèse soutenue en 2017 à Normandie sous la direction de Diane de Bellescize présidée par Jean Morange, membres du jury : Pierre-Henri Prélot (Rapp.), Patrice Rolland (Rapp.), Gilles Lebreton   

    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, existent les systèmes arabe et européen des droits de 1'homme. Cependant, alors que la protection européenne des droits de l'homme est en progrès constant, le système arabe de protection des droits de l'homme reste largement à la traîne, notamment au niveau du contrôle et de l'application de sa charte constitutive. Pourtant, en 2010, après la chute de plusieurs régimes arabes, la Ligue arabe et tes nouveaux gouvernements arabes ont mis en place de nouvelles constitutions et une Cour arabe des droits de l'homme. Sauf qu’aujourd’hui encore, à la différence du système européen des droits de l'homme, le système arabe continue de faire référence aux préceptes religieux et à la nation arabe. Dans ces circonstances, les droits de l'homme pourront-t-ils être convenablement appliqués dans le système arabe et dans des États fortement imprégnés de la culture arabo-musulmane et encore marqués par prés de cinq décennies de dictature ? La laïcité et la démocratie sont-elles les réponses à la réticence des pays arabes concernant le renforcement de la protection des droits de l'homme et à la persistance de la culture islamique ancrée dans la société arabe ? Ces pays sauront-t-ils trouver une solution capable de satisfaire les ambitions internationales des droits de l'homme et de se rapprocher davantage du système européen ? En analysant le texte de la Charte arabe et de la Convention européenne, en examinant des constitutions et des lois de pays arabes et européens, en étudiant le système arabe et européen des droits de l'homme à la lumière de l'évolution des droits de l'homme depuis la création de ces deux systèmes, ce travail a pour ambition de déterminer la viabilité et la pertinente du système arabe de protection des droits de l'homme tout en évaluant son niveau de divergence avec le système européen des droits de l'homme.

    Abdoulaye Fofana, La direction du budget du Mali, instrument stratégique de prévision et d'exécution de la loi de finances, thèse soutenue en 2014 à Rouen sous la direction de Eloi Diarra  

    La Direction du budget du Mali est un service central complexe du Ministère des Finances, créé par la loi 06-03 du 3 février 2006, en vue d’élaborer les éléments de la politique budgétaire et d’assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. Aussi, joue-t-elle un rôle précieux dans le suivi de la préparation et de l'exécution de la loi de finances à la même enseigne que les autres directions financières, notamment la Direction du trésor considérée comme sa «rivale». Elle dispose d’une large autonomie lui permettant de proposer des stratégies et procédures appropriées pour résoudre des problèmes cruciaux liés à l’exécution de certaines dépenses publiques, jusqu’à imposer parfois unilatéralement des décisions budgétaires, même aux ministres. Elle peut, aussi, parfois, dicter la conduite à tenir pour structurer les relations entre les différents acteurs du système financier de l’Etat et leur environnement. Tout ceci, sans renoncer à sa mission de veiller à l’équilibre des finances publiques ou de les soumettre à des réformes en vue de leur modernisation. On peut ainsi mesurer l’ambivalence du pouvoir de la Direction du budget dans l’orientation des décisions financières en général et des politiques publiques en particulier. Cette action multiforme suscite des interrogations, notamment sur le rôle d’instrument stratégique de prévision et d’exécution des finances publiques de la Direction. C’est à répondre à toute cette série de questions que la présente thèse veut apporter sa contribution