Florence Crouzatier-Durand, Virginie Donier (dir.), Recherche sur le statut des élus locaux, 1e éd., Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 2025, Colloques & essais, 352 p.
Florence Crouzatier-Durand, Fiches de libertés publiques et droits fondamentaux: rappels de cours et exercices corrigés, Ellipses, 2024, 327 p.
34 fiches pour réviser tout le cours de Libertés publiques et droits fondamentaux : les définitions à connaître, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir ; des exercices corrigés pour vérifier ses connaissances ; des repères bibliographiques pour aller plus loin ; 1 index.
Florence Crouzatier-Durand, Virginie Donier, Nicolas Kada, Bruno Acar, Vincent Aubelle [et alii], Les 40 ans de la loi du 2 mars 1982: de la genèse aux impensés de la décentralisation, Institut francophone pour la justice et la démocratie, 2023, Colloques & essais, 238 p.
Florence Crouzatier-Durand, Fiches de Libertés publiques et droits fondamentaux - 3e édition: rappels de cours et exercices corrigés, Ellipses, 2022, 311 p.
le contenu• 36 fiches pour réviser tout le cours de Libertés publiques et droits fondamentaux : les définitions à connaître, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir• des exercices corrigés pour vérifier ses connaissances : 21 commentaires de textes ou d'arrêts, 15 dissertations• des repères bibliographiques pour aller plus loin• 1 indexle sommaire1. Libertés publiques et libertés fondamentales2. Droits de l'homme et droits fondamentaux3. Les classifications des droits et libertés4. Les sources internes des droits et libertés5. Les sources internationales des droits et libertés6. La liberté individuelle7. Le droit à la vie privée : La protection de la vie privée8. Le droit à la vie privée��: L'expression de la vie privée9. La liberté d'expression10. La liberté de manifestation et la liberté de réunion11. La liberté d'association12. La liberté du domicile et le secret des correspondances13. La liberté de l'enseignement et le droit à l'éducation14. La liberté d'aller et de venir15. La vidéoprotection et les libertés16. Les droits des étrangers17. Le droit d'asile18. Les droits des réfugiés climatiques19. Les droits de l'enfant20. Le respect du corps humain21. Le droit à l'avortement22. Deux droits des malades : Le droit à la protection de la santé et le droit à l'information23. La liberté de mourir24. Le principe de non-discrimination25. Deux droits des travailleurs : La liberté syndicale et le droit de grève26. Le droit de propriété27. Le principe de laïcité28. La liberté des cultes. La question des sectes29. La protection non juridictionnelle : le Défenseur des droits30. La protection juridictionnelle par le juge administratif : le référé-liberté fondamentale31. La protection juridictionnelle par le juge constitutionnel : la QPC32. La protection juridictionnelle par les juges internationaux33. La « collision » de droits fondamentaux34. L'aggravation de la réglementation par les régimes exceptionnels d'origine législative35. L'aggravation de la réglementation par la théorie jurisprudentielle des circonstances exceptionnelles36. L'aggravation de la réglementation par l'article 16 de la Constitution
Florence Crouzatier-Durand, Fiches de libertés publiques et droits fondamentaux: rappels de cours et exercices corrigés, Ellipses, 2022, Fiches, 323 p.
35 fiches pour réviser tout le cours de Libertés publiques et droits fondamentaux :les définitions à connaître, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir;des exercices corrigés pour vérifier ses connaissances;des repères bibliographiques pour aller plus loin;1 index
Florence Crouzatier-Durand, Julien Bétaille, François Cafarelli, Pierre-Yves Chicot, Olivier Clerc [et alii], Droit et climat: interventions publiques locales et mobilisations citoyennes, Dalloz, 2022, Thèmes et commentaires
Florence Crouzatier-Durand, Mathieu Touzeil-Divina (dir.), 40 regards sur 40 ans de décentralisation(s), Editions l'Epitoge, 2022, Collection l'Unité du droit, 340 p.
Florence Crouzatier-Durand, Nathalie Laval Mader, Sébastien Denaja, André Viola, L'avenir des collectivités territoriales intermédiaires en Europe, 116e éd., Institut de la décentralisation, 2019
Colloque organisé le 15 novembre 2019 concernant la situation actuelle et l'avenir des collectivités territoriales intermédiaires (niveau des départements français)en Europe
Florence Crouzatier-Durand, Nicolas Kada (dir.), Grève et droit public : 70 ans de reconnaissance actes du colloque du 9 et 10 juin 2016, [Toulouse], Presses de l’Université Toulouse 1 Capitole, 2018, 237 p.
Cessation collective et concertée du travail, la grève tient son nom d'une place, située devant l'Hôtel de Ville de Paris, où les hommes sans emploi attendaient l'accostage des bateaux pour les décharger. Mais il a fallu attendre que l'alinéa 7 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 reconnaisse le droit de grève pour que celui-ci devienne un droit fondamental constitutionnellement garanti. 70 ans plus tard, ce droit est-il dépassé, voire menacé ? L'action collective, les droits syndicaux et le droit de grève peuvent-ils réfutés au nom de l'intérêt général et de la continuité des services publics ? Quelle place faut-il accorder au dialogue social ? Et quid des mouvements sociaux qui marquent régulièrement notre vie sociale ? Les dernières dispositions législatives relatives au droit de grève constituent-elles une atteinte à un droit fondamental ou un simple aménagement de la grève et de ses conséquences ? Des juristes principalement, mais aussi des historiens, des politistes et des sociologues proposent ainsi d'analyser les fondements de ce droit, de débattre de la grève et de ses modalités, d'en apprécier la portée mais aussi les limites. Cet ouvrage permet aussi de restituer les échanges qui se sont tenus lors du colloque coorganisé à Toulouse les 9 et 10 juin 2016 par l'IMH de l'Université Toulouse Capitole et le CRJ de l'Université Grenoble Alpes
Florence Crouzatier-Durand, Fiches de libertés publiques et droits fondamentaux : rappels de cours et exercices corrigés, Ellipses, 2013, Fiches, 245 p.
38 fiches de Libertés publiques et droits fondamentaux présentent l'essentiel de la question. Des exercices corrigés permettent une réflexion juridique sur des questions d'actualité.
The four freedoms :
In the future days, which we seek to make secure, we look forward to a world founded upon four essential human freedoms.
The first is freedom of speech and expression, everywhere in the world.
The second is freedom of every person to worship God in his own way, everywhere in the world.
The third is freedom from want-which, translated into world terms, means economic understandings, which will secure to every nation a healthy peacetime life for its inhabitants, everywhere in the world.
The fourth is freedom from fear-which, translated into world terms, means a worldwide reduction of armaments to such a point and in such a thorough fashion that no nation will be in a position to commit an act of physical aggression against any neighbor, anywhere in the world.
Franklin Roosevelt's Annual Address to
Congress - January 6, 1941
Florence Crouzatier-Durand, Fiches de libertés publiques et droits fondamentaux : rappels de cours et exercices corrigés, Ellipses, 2009, Fiches, 304 p.
Florence Crouzatier-Durand, Le Vice-président des États-Unis. Retour sur l'élection du 4
novembre 2008, Institut d'études politiques de Toulouse, 2009
Florence Crouzatier-Durand, La fin de l'acte administratif unilatéral, l'Harmattan, 2007
Florence Crouzatier-Durand, Julien Jorda, François Robbe, La mise en oeuvre des réformes constitutionnelles, Presses universitaires de France, 2004
Florence Crouzatier-Durand, La fin de l'acte administratif unilatéral, L'Harmattan, 2003, Logiques juridiques, 434 p.
Florence Crouzatier-Durand, Jean-Pierre Théron, Recherche sur la fin de l' acte administratif unilatéral,, 2002, 474 p.
La fin de l' acte administratif unilatéral est une opération singulière du fait de son caractère protéiforme. Elle se compose ainsi de plusieurs modalités qui traduisent ses manifestations et effets, et dont les spécificités expliquent la pluralité. L' analyse de ses modes d' expression permet d' affirmer que la fin de l' acte administratif unilatéral est l' opération, rétroactive ou à venir, par laquelle l' autorité administrative ou le juge administratif décide de la dispartition d' un acte administratif unilatéral ou seulement de tout ou partie de ses effets. Concrètement, il s' agit du retrait, de l' abrogation, de la modification, de l' annulation et de la caducité, mais uniquement quand elle est planifiée. La relative diversité qui caractérise la fin de l' acte administratif unilatéral pourrait s' opposer à l' existence d' une notion. Pourtant, la cohérence et la logique de la fin sont clairement dévoilées par la présence d' un acte de fin à l' origine de la procédure. Ce dernier est l' élément unificateur des différentes modalités. La définition de la fin est ainsi prolongée par son identification en tant qu' objet de connaissance, en tant que catégorie propre. L' étude structurale de la notion de fin de l' acte administratif unilatéral affirme sa pertinence et sa logique. Logique interne traduite par la présence d' idées directrices gouvernant les règles de la fin et confirmée par une construction juridique précise et structurée; logique externe, exprimée dans la cohérence des implications de la fin qui apparaissent autant dans les obligations incombant à l' administration ou à l' administré que dans la sanction qui y fait suite et trouve son fondement dans la faute commise.
Florence Crouzatier-Durand, Virginie Donier, « « Introduction » et « La consécration d'un statut de l'élu local, une évolution nécessaire mais non suffisante » », Réflexions sur le statut des élus locaux, dir. V. Donier et F. Crouzatier-Durand, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie (IFJD), 2024, pp. 7335
Florence Crouzatier-Durand, Nicolas Kada, André Fazi, « La différenciation, reconnaissance contemporaine des particularismes territoriaux ? », Les collectivités territoriales à statut particulier en France, Peter Lang, 2022
Florence Crouzatier-Durand, « Quid du pouvoir normatif régional ? Le refus réaffirmé de la reconnaissance d’un pouvoir normatif local. », La régionalisation à l'aune de l'évolution législative de la décentralisation, L'Harmattan, 2021, pp. 59-70
Florence Crouzatier-Durand, « Réflexions sur la ville intelligente. Une évolution dans le droit des collectivités territoriales ? », Culture Société Territoires, Editions Varennes, 2019, pp. 1149-1160
Florence Crouzatier-Durand, « Pouvoir législatif et pouvoir réglementaire en matière de création des fichiers de police ? », Les fichiers de police, Editions Varennes, 2019, pp. 149-166
Florence Crouzatier-Durand, « Jules Ferry, décentraliser au nom de la démocratie », Les grandes figures de la décentralisation, Berger Levrault, 2019, pp. 293-297
Florence Crouzatier-Durand, Julien Martin, « La caducité du contrat et la réforme du droit des obligations », L’influence de la réforme du droit des obligations sur les contrats administratifs, Lexisnexis, 2019
"La première réforme d’ampleur du droit des obligations depuis l’édiction du Code civil vient d’aboutir avec la ratification de l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats par la loi n° 2018-287 du 20 avril 2018. Les contrats administratifs ne semblent pas avoir été pris en compte par les promoteurs de la réforme, qu’il s’agisse de la Chancellerie, du Parlement, ou des différents projets portés, en leur temps, par d’éminents spécialistes du droit civil. Pourtant, l’influence du droit civil sur le droit des contrats administratifs est certaine, et ancienne. Bien qu’effectuée par le juge administratif sous réserve d’inventaire, elle révèle l’utilité des règles du droit des obligations pour le droit des contrats administratifs. Les meilleurs spécialistes du droit des contrats administratifs – de droit public comme de droit privé – ont donc accepté de se pencher sur la question de l’influence éventuelle de la réforme du droit des contrats sur le droit administratif. Seuls les aspects ayant été véritablement modifiés par la réforme ont été étudiés. Ils restent néanmoins exposés dans l’ordre dans lequel ces questions sont présentées dans le Code civil, tant cet ordre s’imposait de lui-même.
Florence Crouzatier-Durand, Nicolas Kada, « Des concepts recomposés aux notions revisitées »: un droit désordonné, in Marie-Christine Steckel-Assouère (dir.), La recomposition territoriale : la décentralisation entre enjeux et obstacles, L'Harmattan, 2016, pp. 41-56
Florence Crouzatier-Durand, Pierre Yves Chicot, BL Berger-Levrault, « Le modèle étatique français : unité jacobine ou diversité fédérale ? », Les tabous de la décentralisation, Berger-Levrault, 2015
Le droit peut-il comporter des sous-entendus scrupuleusement tus qui confineraient à l’existence de tabous à ne pas transgresser ? On peut le penser, notamment au vu du modèle étatique français qualifié d’Etat unitaire en dépit de la multiplicité des statuts des collectivités territoriales. Si la culture de l’uniformité est indéniablement un substrat essentiel de la construction de l’édifice étatique français, il n’en demeure pas moins qu’elle a fait l’objet au fil du temps de nombreux tempéraments juridiques.
Quelle est la réelle portée juridique du principe de l’unité ? Le legs atavique Révolutionnaire et napoléonien marque de son empreinte la nature même de l’Etat. Cependant, le principe de libre administration des collectivités territoriales ayant valeur constitutionnelle n’a-t-il pas d’influence sur la qualification juridique de l’Etat français ? Par ailleurs, le droit constitutionnel local français, à la suite de la réforme de la décentralisation et de la réécriture du titre XII de la Constitution, invite à une nouvelle lecture des choses.
L’identité normative qui préside à l’administration territoriale de la République demeure un élément de préservation de la tradition juridique. Toutefois, les progrès de la décentralisation rendent pertinent le recours à la différenciation territoriale pour caractériser la République d’aujourd’hui. L’autonomie locale n’est pas la règle directrice du droit français des collectivités territoriales sans lui être totalement étrangère. Dès lors, quel pouvoir réglementaire reconnaître aux collectivités décentralisées ? Quelle importance au fait que la révision constitutionnelle consacre le statut d’autonomie ? Que dire du modèle calédonien largement dérogatoire du droit commun ? Plus largement, est-il possible de traiter du droit de l’Etat en France sans en référer au fédéralisme interne ? C’est le tabou qui ne peut pas être transgressé sauf à vouloir remettre en cause les fondamentaux de l’organisation territoriale. La réflexion n’est pas dénuée d’intérêt, notamment parce qu’elle offre l’occasion d’évaluer l’impact de la formule de l’article 1 er de la Constitution indiquant « son organisation est décentralisée ».
Florence Crouzatier-Durand, « Pouvoir ou contre pouvoir ? Mythes et réalités du territoire », Mélanges en l'honneur du professeur Henry Roussillon, Presses de l'Université Toulouse 1 Capitole, 2014
Les structures territoriales des communes. Réformes et perspectives d’avenir. L’intitulé de cette thèse publiée en 1972 est d’une incontestable actualité et suscite toujours de véritables questionnements. C’est avec beaucoup de plaisir, d’honneur et non sans une certaine émotion que je reprends par cette réflexion les thèmes de recherche de celui qui a été mon Professeur, mon Doyen, mon Président et sans lequel il ne me serait pas donné d’écrire ces lignes. Cher Henry, vous m’avez donné le goût du droit et précisément du droit public, vous m’avez incitée à réfléchir sur la notion de territoire par le truchement de l’expérimentation locale, que ces quelques lignes soient un témoignage de reconnaissance sincère.
Le mot territoire, issu du latin territorium et terra, est un terme polysémique qui renvoie à des significations différentes selon l’époque et les disciplines qui l'étudient. Dans le cadre de cette étude, le territoire peut être défini comme l’espace occupé par un groupe humain et soumis à une autorité. La notion de territoire comprend alors l'espace géographique mais également une réalité politique, économique, sociale et culturelle. Lorsque le territoire est appréhendé dans une acception politique et administrative, il suppose l'existence de limites, dites frontières. Juridiquement, le territoire constitue une condition d’existence de l’Etat, il est plus précisément un élément constitutif de l’Etat dont il forme l’assise géographique et dont il détermine le champ d’exercice des compétences . Si la notion juridique de territoire ne suscite pas de controverse particulière, il apparaît en revanche que sa fonction est davantage contestée ; en effet, la querelle entre Jacobins et Girondins perdure depuis la Révolution. 1789 marque la naissance de la démocratie locale, mais il est indéniable que l’idéal républicain des révolutionnaires est centralisateur. Les Jacobins, défenseurs d’un État centralisé, s’opposent aux Girondins, davantage partisans de l’autonomie locale. Deux visions de l’Etat qui ont longtemps semblé opposées, à l’image de Duguit qui considérait que la décentralisation est tout à fait inconciliable avec l’indivisibilité et la souveraineté d’un Etat unitaire . Les deux théories étaient alors considérées comme incompatibles. Les lois Defferre de 1982 sont parvenues à établir un compromis visant à concilier la République indivisible et l’Etat décentralisé. C’est également la conciliation de deux fonctions du territoire qui est envisagée pour la première fois, lieu d’assise du pouvoir, lieu aussi d’une éventuelle contestation. Une double et paradoxale fonction du territoire comme lieu d’exercice des rapports de pouvoir qui a été mise en lumière par Foucault, dans une perspective philosophique et géographique d’abord, avant qu’elle ne soit ensuite appréhendée dans une perspective juridique . Il note à propos des territoires, quels qu’ils soient, « féconds ou stériles, ils peuvent avoir une population dense ou au contraire clairsemée, les gens peuvent être riches ou pauvres, actifs ou paresseux, mais tous ces éléments ne sont que des variables par rapport au territoire qui est le fondement même de la principauté ou de la souveraineté » .
Quelle fonction du territoire, quelles fonctions du territoire ? Pouvoir ou contre-pouvoir ? Autant de questions liées à celle du pouvoir dans l’Etat, de la souveraineté, de ce que Foucault qualifie de principauté dans le sens utilisé par Machiavel.
Pourtant, le lien établi entre territoire et souveraineté paraît démenti au regard de la construction européenne. Quid du territoire européen ? L’Europe est l’exemple même d’une construction politique fondée sans territoire comme en attestent les conditions posées pour obtenir le statut de candidat, au nombre de trois : être un Etat, européen (critère géographique pour le moins indéterminé), qui respecte et promeut les valeurs de l'Union. Depuis le Conseil européen de Copenhague de 1993, quatre critères sont pris en compte dans l'adhésion. Un critère politique lié à la stabilité des institutions garantissant la démocratie
Florence Crouzatier-Durand, « D'un statut fondé sur la libre administration des collectivités à la flexicurité : 30 ans d'évolution de la fonction publique territoriale », La décentralisation, 30 ans après, Presses de l'université de Toulouse 1 Capitole, 2013
La décentralisation, telle qu’imaginée en 1982, a permis la création de collectivités territoriales dotées de compétences propres, d’une autonomie financière et d’un personnel, les fonctionnaires territoriaux. La loi Defferre du 2 mars 1982, Droits et libertés des communes, des départements et des régions, correspond à un engagement électoral, il s’agit d’une promesse historique de la gauche, arrivée au pouvoir quelques mois plus tôt. Si le président Giscard d’Estaing a transformé le statut de Paris en 1975 en remplaçant le préfet, exécutif nommé par le pouvoir central, par un maire élu par le conseil municipal, comme dans toutes les communes de France, il n’était pas parvenu à faire voter son projet de loi sur le Développement des responsabilités locales. Or, la décentralisation est plébiscitée par la population, le climat intellectuel et médiatique de l'époque est très favorable. Cela explique que cette évolution territoriale soit placée au cœur des préoccupations du gouvernement Mauroy et l’un des premiers chantiers mis en œuvre. Dès le 6 juin 1981, le Premier ministre annonçait ainsi : « Nous savons qu’il n’y a pas de changement possible si l’on ne détient pas le pouvoir d’Etat, mais nous disons qu’il ne peut y avoir de changement réel sans une autre répartition et un autre exercice des pouvoirs et des responsabilités dans l’Etat, les collectivités et les entreprises. C’est tout le sens du projet de décentralisation qui sera, sur le plan des institutions, la grande affaire de ce septennat ». G. Defferre, Ministre de l’intérieur et de la décentralisation, insistait sur l’ambition et la nécessité de ce projet : « Avec la décentralisation, la France aura plus de chances de devenir une nation moderne, compétitive, capable de soutenir la concurrence avec les Etats les plus avancés ».
C’est dans ce contexte qu’est adoptée la loi du 2 mars 1982. Elle remplace la tutelle pesant sur les collectivités territoriales par un contrôle a posteriori, transfère la fonction exécutive départementale du préfet au profit du président du conseil général, et transforme les régions en collectivités territoriales. Plusieurs textes sont ensuite adoptés pour mettre en œuvre ces évolutions, notamment les lois des 7 janvier et 22 juillet 1983 relatives à la répartition des compétences entre l’État et les collectivités territoriales ou encore, peu de temps après, la loi du 26 janvier 1984 qui crée la fonction publique territoriale pour permettre la réalisation concrète des transferts de compétences.
La fonction publique territoriale représente plus du tiers de l'ensemble des fonctionnaires, précisément 57700 employeurs dont les collectivités territoriales, leurs établissements publics et l’ensemble des structures intercommunales regroupent 1,9 millions de fonctionnaires territoriaux. Les métiers de la fonction publique territoriale se caractérisent par leur diversité : action sanitaire et sociale, action culturelle et éducative, développement économique, transport, aménagement du territoire ou encore urbanisme. Ce sont 231 métiers répartis dans 55 cadres d’emplois et 8 filières (administrative, technique, culturelle, sportive, médico-sociale, animation, police municipale, sapeurs-pompiers) qui correspondent aux grands domaines d’intervention des collectivités territoriales.
Le statut général des fonctionnaires date de 1946, il a été repensé à plusieurs reprises, notamment au moment de la décentralisation. Il est composé de quatre lois dont chacune forme un titre. Le Titre premier correspond aux dispositions générales, c’est la loi du 13 juillet 1983 qui porte droits et obligations des fonctionnaires. Le Titre II est consacré à la Fonction publique de l’Etat, il s’agit de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relative à la fonction publique de l’Etat. La Fonction publique territoriale voit son statut précisé au Titre III, issu de la loi du 26 janvier 1984 portant disposition statutaires relatives à la fonction publique territoriale. Enfin, la Fonction publique hospitalière est détaillée dans le Titre IV, c’est la l
Florence Crouzatier-Durand, « La loi DCRA du 12 avril 2000 à l'épreuve de la décision du juge :l'arrêt Ternon et le retrait des décisions implicites », La loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec l'administration...Dix ans après. Actes de colloques n°13, Presses de l'Université Toulouse 1 Capitole, 2012, pp. 239-251
Florence Crouzatier-Durand, « L'impact de la réforme territoriale de l'Etat sur l'emploi public », De la réforme territoriale à la réforme de l'Etat, Presses Universitaires de Grenoble, 2011, pp. 175
Florence Crouzatier-Durand, « Les régions sous l'influence des grands aéroports régionaux. La situation aéroportuaire de Midi-Pyrénées », La réforme aéroportuaire de la loi du 13 août 2004 à l'épreuve des faits, L'Harmattan, 2011, pp. 355
Florence Crouzatier-Durand, « L’expérimentation juridique », Les transferts de compétences aux collectivités territoriales : aujourd'hui et demain ?, L'Harmattan, 2010
Florence Crouzatier-Durand, « Les collectivités territoriales dans les politiques d'accès aux soins. Quels remèdes aux inégalités territoriales ? », L'Accès aux soins - Principes et réalités. Actes de colloques n°8, Presses de l'Université Toulouse 1 Capitole, 2009, pp. 247-265
Florence Crouzatier-Durand, « Le fonctionnaire de fait ou quand le juge sauve les apparences », Juge et Apparence(s) - Actes de colloque IFR n° 7, Presses de l'université des sciences sociales de Toulouse, 2009, pp. 205-215
Florence Crouzatier-Durand, « Le succès des expérimentations normatives étatiques face aux
échecs de l’expérimentation normative locale », Actes des journées de l’Association Française des Collectivités Locales (AFCL) des 19 et 20 septembre 2007, Université Montesquieu-Bordeaux 4., L'Harmattan, 2009
Florence Crouzatier-Durand, « Deux révolutions dans l'évolution : référendum décisionnel local et expérimentation normative locale. », Bicentenaire du département de Tarn-et-Garonne : "genèse, formation, permanence d'une trame administrative" : [actes du colloque tenu les 13 et 14 mars 2008 au Centre universitaire de Tarn-et-Garonne à Montauban], Presses de l'Université des Sciences Sociales, 2008, pp. 457-468
Florence Crouzatier-Durand, Marie-Pierre Blin-Franchomme, Isabelle Desbarats, « Guide juridique du risque industriel », Guide juridique sur le risque industriel, Ellipses, 2008
Florence Crouzatier-Durand, François Rueda, « Le transfert RMI-RMA en Midi-Pyrénées », La décentralisation du RMI, La documentation française, 2007, pp. 106
Florence Crouzatier-Durand, « La carence fautive du maire à l’origine de l’engagement de la responsabilité de la commune de Biot »: TA Nice, 4ème chambre, 15 janvier 2025, Mme D. et autres, n° 2001668, Revue Lexsociété, Université Côte d'Azur, 2025
Florence Crouzatier-Durand, « Les conditions d'utilisation d'un local communal par une association cultuelle », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2024, n°23, p. 1276
Florence Crouzatier-Durand, « Quand un doyen d'âge manque à sa fonction », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2023, n°15, p. 796
Florence Crouzatier-Durand, Anne Rainaud, Mathieu Touzeil-Divina, « Les difficultés de l'action publique d'une commune littorale sur le domaine public maritime, Dossier 09 – 40 ans de décentralisation(s) ; dir. F. Crouzatier-Durand & M. Touzeil-Divina », Journal du droit administratif, Université Toulouse 1 Capitole / Tribunal administratif de Toulouse, 2022
Florence Crouzatier-Durand, « Égalité, diversité et équité dans la République », Revue Pouvoirs locaux, Institut de la gouvernance territoriale & de la decentralisation, 2020, n°117, pp. 79-84
Florence Crouzatier-Durand, « Toulouse et l’EPCI », Journal du droit administratif, Editions l'Epitoge, 2019
Florence Crouzatier-Durand, « La place du département dans la France intercommunale. Vers des collectivités départementales ? », Revue Pouvoirs locaux, Institut de la gouvernance territoriale & de la decentralisation, 2019, n°116, pp. 32-38
Florence Crouzatier-Durand, Nicolas Kada, « Regards de magistrats et d'universitaires sur le contentieux de l'action publique territoriale (introduction du dossier) », Bulletin juridique des collectivités locales, EBCL, 2018
Florence Crouzatier-Durand, « Différenciation territoriale et modulation des compétences des collectivités territoriales : vers une évolution de l’expérimentation locale ? A propos de l’avis du Conseil d’État du 1er mars 2018 », Bulletin juridique des collectivités locales (BJCL), Ed. Formation entreprise, 2018, n°5, pp. 349-352
Florence Crouzatier-Durand, « La légitimité d’action au sein des communautés XXL », Bulletin juridique des collectivités locales, Ed. Formation entreprise, 2018
Florence Crouzatier-Durand, « La reconnaissance d’un droit à la différenciation : quelles innovations pour les collectivités territoriales ? », Les cahiers juridiques de la Gazette, Société d'éd. du personnel territorial, 2018
Florence Crouzatier-Durand, « Les règles du retrait d'un acte administratif non créateur de droits rappelées », Revue de droit du travail, Dalloz , 2017, n°0708, p. 483
Florence Crouzatier-Durand, « Les règles du retrait d’un acte administratif non créateur de droits rappelées (Note sous la décision de la Cour de cassation n° 15-24.220 du 12 mai 2017) », Revue de droit du travail, Dalloz, 2017, n°78, pp. 483-485
Florence Crouzatier-Durand, « IX. Du territoire aux territoires, les transformations de l’action publique », Paris : CNRS Editions et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2017, pp. 167-175
Crouzatier-Durand Florence. IX. Du territoire aux territoires, les transformations de l’action publique. In: Droit et gestion des collectivités territoriales. Tome 37, 2017. Les territoires de l’Etat. pp. 167-175.
Florence Crouzatier-Durand, Sébastien Saunier, Delphine Espagno, « Editorial : les relations entre le public & l’administration mises à la portée de tout le monde (art. 64) », Journal de droit administratif (JDA), Université Toulouse 1 Capitole / Tribunal administratif de Toulouse, 2016, n°2
Florence Crouzatier-Durand, « Le Conseil constitutionnel confirme sa jurisprudence sur le principe d'égalité devant le suffrage », AJCT. Actualité juridique Collectivités territoriales, Dalloz , 2016, n°06, p. 338
Florence Crouzatier-Durand, « L'expérimentation n'est pas très expérimentée par les collectivités », La gazette des communes, des départements et des régions, Action municipale, 2016, n°2301, pp. 62-63
La technique de l'expérimentation normative proposée aux collectivités territoriales par la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 demeure peu usitée. Il parait difficile de justifier cette faible utilisation alors même que cette technique logistique a fait ses preuves notamment lors de réformes importantes.
Florence Crouzatier-Durand, « Actualité des Autorités administratives indépendantes dans le domaine des libertés fondamentales. Les Avis relatifs à la situation des personnes étrangères et des personnes handicapées détenues. », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2014, n°222, p. 8
Selon l’avis du 3 juin 2014 relatif aux personnes étrangères détenues, au 1er janvier 2014, 18,5% des 77 883 personnes écrouées étaient de nationalité étrangère, chiffre supérieur à la part des étrangers dans la population française (excédent de 6%). Cette réalité présente une variété du point de vue de la détention selon le type d’établissement, l’implantation géographique, le nombre de nationalités représentées, l’ancienneté du séjour, les attaches en France et le niveau de vie des étrangers incarcérés.
Florence Crouzatier-Durand, « Affaire Baby-Loup : la Cour de cassation confirme la position des premiers juges », Droit administratif, Editions techniques, 2014, n°89, p. 47
Les motivations de la décision de rejet, rendue le 25 juin 2014 par l’Assemblée plénière de la Cour de cassation, ont précisé les contours d'application de la neutralité religieuse dans les crèches, maisons de retraite et toute entreprise privée. Le procureur général de la Cour de cassation avait plaidé pour le rejet du pourvoi tout en contestant que la crèche puisse être considérée comme une entreprise de conviction. « Elle n'est pas une entreprise de combat militant en faveur de la laïcité ; son objet est plus social que politique ». Il estime que l'exigence de neutralité figurant dans le règlement intérieur est légitime, que son caractère n'est ni général ni abstrait compte tenu de la nature de l'entreprise, du nombre de salariés et de la nature des fonctions qu'ils exercent auprès des enfants.
Florence Crouzatier-Durand, « Les évolutions des polices municipales », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2013, n°34, p. 1961
Florence Crouzatier-Durand, Isabelle Poirot-Mazères, « Fautes médicales, causalité, préjudice : quand le doute profite au... défendeur (CAA Lyon, 6 juin 2013) », Revue Droit & Santé, Les Etudes hospitalières, 2013, n°55, p. 560
L’argumentation de la CAA de Lyon dans l'arrêt du 6 juin 2013 (n°12LY01251) s’attache à établir la responsabilité du CHU sur le fondement de la faute, celle-ci étant déclinée sous deux formes : la faute médicale technique d’une part et le défaut d’information, faute d’humanisme, d’autre part. L’arrêt s’avère à cet égard exemplaire, en ce qu’il donne une illustration académique des obligations incombant aux praticiens de santé. Il l’est aussi dans le développement du raisonnement, passant de la qualification des comportements mis en cause à la recherche d’un éventuel lien de causalité, laquelle s’attache, de façon très
Florence Crouzatier-Durand, « Les évolutions des polices municipales. Mutualisation et territorialisation. », Actualité juridique. Droit administratif (AJDA), Dalloz, 2013, n°34, p. 1961
Les réformes de l’organisation territoriale française et la demande croissante de sécurité des citoyens ont eu une incidence sur les politiques de sécurité et précisément sur le pouvoir de police. Un double mouvement de mutualisation, dans une perspective de performance et d’efficience, et de territorialisation, visant à lutter contre les inégalités territoriales face à la sécurité publique, est mis en œuvre. Une véritable politique de solidarité territoriale en matière de sécurité est engagée.
Florence Crouzatier-Durand, « Performance, efficience : le personnel de la fonction publique en mutation »: Actes du colloque de l'Association internationale de méthodologie juridique Université de Sherbrooke (Canada), Revue canadienne de droit notarial, LexisNexis, 2012, n°3, p. 5
Dans son interview télévisée du 29 janvier 2012, le président de la République s’est satisfait de la détermination de l’Etat qui est parvenu à réduire les effectifs de la fonction publique de 160 000 postes depuis le début de son mandat. Et il a, dans le même temps, reproché aux collectivités territoriales d’avoir, sur la même période, recruté trop de personnel hors transferts. Il faut en effet rappeler que l’acte II de la décentralisation a eu pour conséquence le transfert de nombreux personnels, dont les TOS (Techniciens, Ouvriers de Service) des collèges et lycées qui ont grossi les effectifs des départements et régions par exemple. Pourtant, aucun chiffre fiable sur les recrutements hors transferts n’est officiellement disponible, pas même dans le dernier rapport de la Cour des comptes qui porte pourtant sur cette question sensible (Rapport de la Cour des comptes, rendu public le 8 février 2012). Les associations d’élus locaux, particulièrement agacées par de telles affirmations selon elles infondées, devaient rencontrer le 10 février Nicolas Sarkozy pour examiner les moyens de mieux associer les collectivités locales à l'indispensable effort de réduction des déficits publics. L’annonce de la volonté de limiter le nombre de fonctionnaires avait été faite très rapidement après l’élection présidentielle lorsque N. Sarkozy a prôné un service public plus efficace et moins onéreux. C’est en effet dans cette perspective qu’il a, dès 2007, annoncé d’importantes mutations au statut du fonctionnaire. Le choix entre le statut de fonctionnaire et un contrat de droit privé, la mutation vers une fonction publique de métiers, la révision des concours, la volonté́ de repenser le dialogue social et de systématiser l’individualisation des rémunérations sont les mesures annoncées. Mais la réforme de la fonction publique doit d’abord se traduire par la réduction du nombre de fonctionnaires parce qu’il s’agit avant tout de contribuer au redressement des finances publiques.
Florence Crouzatier-Durand, « L'évolution du droit applicable au transfert automatique d'agent lors d'un transfert de compétences », Etude Adcf - CNFPT, Assemblée des Communautés de France, 2012, pp. 10-11
Le transfert de compétence d’une collectivité territoriale au profit d’un établissement public de coopération intercommunale implique un transfert de moyens matériels, financiers et humains. Le transfert du personnel, le plus souvent envisagé dans une perspective de mutualisation, a été vivement critiqué par la Commission européenne qui a ouvert en 2007 une procédure en infraction contre la France. Le titre III de la loi du 16 décembre 2010, consacré au développement et à la simplification de l’intercommunalité, vise notamment à mettre un terme à la procédure intentée par la Commission européenne. Ce texte reformule les modalités tant du transfert des personnels que de la mutualisation des services, il maintient néanmoins les principes en vertu desquels les agents bénéficient d’une protection dans leur emploi, leur carrière, leur rémunération et leurs avantages, lorsqu’ils font mouvement d’une collectivité vers un établissement public de coopération intercommunale, d’un établissement public de coopération intercommunale vers un autre, ou font retour vers une collectivité en cas de dissolution d’un établissement public de coopération intercommunale.
Il faut rappeler que les modalités de dévolution des biens, équipements et contrats nécessaires à l’exercice des compétences d’un établissement public de coopération intercommunale ont été précisées dès la loi du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale. La question du transfert des personnels n’a en revanche pas été abordée par ce texte qui ne comporte aucune disposition sur le régime juridique des personnels concernés par les transferts de compétences. Le transfert n’est donc ni obligatoire ni automatique et les agents peuvent s’y opposer dans la mesure où en l’absence de dispositions particulières, toutes les questions relatives au transfert de personnels sont réglées par le statut général de la fonction publique territoriale et par le code général des collectivités territoriales. L’article L. 5211-5 du code général des collectivités territoriales prévoit une délibération préalable des collectivités concernées, les agents devant demander leur nomination dans les emplois créés par l’établissement public de coopération intercommunale en choisissant la mutation, le détachement, la mise à disposition ou l’inscription sur une liste d’aptitude établie après le concours. Et selon l’article 97 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, l’agent dont l’emploi a été supprimé et qui refuse une affectation dans le nouvel établissement public de coopération intercommunale est maintenu en surnombre pendant un an, période à l’issue de laquelle il bénéficie d’une prise en charge par le Centre national de la fonction publique territoriale ou le centre de gestion.
Cette situation a conduit à un accroissement important du nombre d’agents dénoncé par plusieurs rapports dont le Rapport public 2012 de la Cour des comptes ou précédemment le Rapport Lambert. En effet, certaines collectivités ont transféré des compétences en conservant leur personnel, et inversement les établissements publics de coopération intercommunale ont recruté des agents à l’extérieur des collectivités. De plus, le système a entraîné une réelle disparité dans le statut des agents des établissements publics de coopération intercommunale, tant au regard de leurs conditions de travail que de leur rémunération. D’où la nécessité réaffirmée de mutualiser le personnel.
Florence Crouzatier-Durand, « De la vidéosurveillance à la vidéoprotection, une nouvelle conciliation des exigences de sécurité et de liberté? A propos de la circulaire du 28 mars 2011 d'application de la Loppsi 2 relative à la prévention de la délinquance », La Semaine Juridique. Administrations et collectivités territoriales (JCP A), Ed. du Juris-classeur, 2011, n°22, p. 2196
Dans cet arrêt du 2 mai 2011, le Tribunal des conflits a jugé qu'un système de télésurveillance d'habitations et de commerces exploité par une commune a le caractère d’un service public industriel et commercial, illustrant ainsi une tendance à la commercialisation de certaines missions de maintien de l’ordre public.
Florence Crouzatier-Durand, « Le pouvoir d'annulation du juge administratif : brèves réflexions sur la rétroactivité. (A propos de l'arrêt d'Assemblée plénière du Conseil d'État du 11 mai 2004, Association AC !) », La Semaine Juridique. Administrations et collectivités territoriales (JCP A), Presses Universitaires d'Aix-Marseille, 2011, n°195, pp. 1911-1934
Par trois requêtes des 20 février et 16 juin 2006, 27 février et 27 juin 2006, 28 février 2006 et 27 juin 2006, le Département du Val de Marne, le Département de la Seine-Saint-Denis, l’Association des régions de France et la région Picardie demandent l'annulation du décret du 26 décembre 2005 fixant les modalités du transfert définitif aux départements et aux régions de services ou parties de services du ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche . Dans le même temps, le Département de Seine-et-Marne demande l'annulation de ce décret et de la décision implicite de rejet de sa demande tendant à l'abrogation du décret, née le 27 avril 2006 du silence gardé par le ministre. Le Conseil d’Etat décide de joindre ces requêtes pour statuer par une seule décision.
Précisons que le décret du 26 décembre 2005 fixe les modalités de transfert aux départements et aux régions des services ou parties de services qui participent, dans les collèges et lycées, aux missions d’accueil, de restauration, d’hébergement et d’entretien général et technique, à l’exception des missions d’encadrement et de surveillance des élèves, mais également les missions de recrutement et de gestion des personnels techniciens, ouvriers et de service (TOS) exerçant dans les collèges et les lycées. En effet, l’acte II de la décentralisation et notamment la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales, a prévu le transfert aux collectivités territoriales des plus de 90 000 agents techniciens, ouvriers et de service (TOS) du ministère de l’Education. Dès l’annonce du transfert par le gouvernement, de nombreux élus ont soulevé le problème de la préparation insuffisante des acteurs de terrain, et l’absence totale de concertation. Ces inquiétudes ont notamment été relevées dans un rapport d’information fait au nom de l’Observatoire de la décentralisation du Sénat . C’est dans ce contexte que les présidents des conseils généraux du Val de Marne, de la Seine-Saint-Denis, de la Seine-et-Marne ainsi que l’Association des régions de France et la région Picardie, ont saisi le Conseil d’Etat considérant que l’absence de concertation préalable au décret constituait un vice de forme substantiel susceptible d’entraîner son annulation.
Florence Crouzatier-Durand, « Le pouvoir normatif du juge administratif », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2008, n°27, p. 1504
Florence Crouzatier-Durand, « L'expérimentation locale », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2004, n°01, p. 21
Florence Crouzatier-Durand, « Retrait et modification d'un acte administratif unilatéral », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2002, n°11, p. 802
Florence Crouzatier-Durand, « La durabilité : regard juridique sur un impératif contrarié », le 08 décembre 2025
Colloque organisé par l'École Universitaire de Recherche LexSociété, Université de Côte d'Azur sous la direction scientifique de Grégoire Leray, Professeur de droit privé, CERDP, Université Côte d’Azur
Florence Crouzatier-Durand, « La préférence locale », le 09 octobre 2025
Colloque organisé par le CDED, Université de Perpignan sous l'égide de l'Association française de droit des collectivités locales (AFDCL) et sous la direction scientifique de Mathieu Doat, Directeur du CDED YS, professeur de droit public à l’UPVD & Tiphaine Rombauts-Chabrol, MCF de droit public à l’UPVD
Florence Crouzatier-Durand, « La menace sur l’état de droit », le 17 septembre 2025
Conférence inaugurale de la Licence bilingue Droit français-Droit anglais, organisée par l'Ecole de droit, Université Nice Côte d'Azur, sous la direction scientifique de Florence Crouzatier-Durand, responsale de la Licence.
Florence Crouzatier-Durand, « Montagne et collectivités territoriales », le 12 juin 2025
3ème Université d'été de la décentralisation organisée par le GRALE (Groupement de recherche sur l’administration locale en Europe), avec le soutien du CRJ, de l'Université Grenoble-Alpes, de la Communauté de communes de l'Oisans et de l'Alpe d'Huez
Florence Crouzatier-Durand, « Quitter la fonction publique ? », le 06 février 2025
Colloque organisé par l'IMH, Université Toulouse Capitole sous la direction scientifique de Pierre Esplugas-Labatut, Professeur de droit public à l’Université Toulouse Capitole et Antony Taillefait, Professeur de droit public à l’Université d’Angers
Florence Crouzatier-Durand, « Le statut de l'élu local », le 06 décembre 2024
Séminaire organisé par l'IE2IA, Université de Pau et Pays de l'Adour sous la direction scientifique de Damien Connil, Chargé de recherche CNRS, UMR DICE-IE2IA et Maylis Douence, Maître de conférences en droit public, UMR TREE
Florence Crouzatier-Durand, « Les échelles territoriales de la République sociale », le 21 novembre 2024
Journée d'études de l'AFDC avec le GRALE et l'AFDCL organisée par le CERDACFF, Université Côte d'Azur sous la direction scientifique de Florence Crouzatier-Durand, Univ. Côte d'Azur - GRALE, AFDCL ; Virginie Donier, Univ. Côte d'Azur - GRALE, AFDCL ; Marc Guerrini, Univ. Côte d'Azur - AFDC et Pauline Türk, Univ. Côte d'Azur - AFDC
Florence Crouzatier-Durand, « Les besoins essentiels, retour ou repli du service public ? », le 07 novembre 2024
Colloque organisé par l'ILD, Université de Bordeaux sous la direction scientifique de Jean-François Brisson, Pascal Combeau, Sylvain Niquège et Alain Pariente, tous professeurs de droit public à l'ILD
Florence Crouzatier-Durand, « Contentieux des étrangers », le 24 septembre 2024
Table ronde organisée par le CERDACFF, Université Côte d'Azur dans le cadre des "Petits-déjeuners du droit public"
Florence Crouzatier-Durand, « Variations actuelles autour de la solidarité territoriale », le 19 septembre 2024
Colloque organisé par le CREDESPO, Université de Bourgogne sous la direction de Aurore Granero en collaboration avec le GRALE
Florence Crouzatier-Durand, « Les enjeux de sécurité à l'ère des nouvelles menaces : regards croisés franco-japonais », le 18 septembre 2024
Colloque franco-japonais organisé par le CERDACFF, Université de Côte d'Azur sous la direction scientifique de Florence Crouzatier-Durand, Xavier Latour et Pauline Türk
Florence Crouzatier-Durand, « Décentralisation et République dans la pensée juridique et politique de la IIIème République », le 13 juin 2024
Colloque organisé sous la direction de Ludovic de Thy et Nathalie Droin, avec le soutien de l’Equipe méditerranéenne de recherche juridique (EMRJ), du Centre Innovation et Droit (CID) et du Groupement de recherche sur l’Administration locale en Europe (GISGRALE).
Florence Crouzatier-Durand, « La police administrative », le 06 juin 2024
Colloque annuel de l’Association française pour la recherche en droit administratif, organisé par le CERDACFF, Université Côte d’Azur.
Florence Crouzatier-Durand, « La place de la justice dans l'État », le 12 mars 2024
Conférence organisée par Florence Crouzatier-Durand, Professeure de droit public, Université Côte d'Azur
Florence Crouzatier-Durand, « Quatre évolutions du droit administratif contemporain », le 19 janvier 2024
Florence Crouzatier-Durand, « 2003-2023 : Bilan et perspectives du droit constitutionnel local », le 16 novembre 2023
Colloque organisé par Science Po Lille, Université de Lille sous la direction de François Benchendikh, Maître de conférences en droit public (HDR), Sciences Po Lille, CERAPS et Chloë Geynet-Dussauze, Maître de conférences, Sciences Po Lille, CRDP-ERPD
Florence Crouzatier-Durand, « Universités d'été de la décentralisation », le 28 juin 2023
Organisées par les Pr. Florence Crouzatier-Durand et Virginie Donier, avec le soutien du CERDACFF, du CERIC - UMR DICE, et du GRALE.
Florence Crouzatier-Durand, « Les alliances territoriales. Quelle efficacité pour la qualité et la proximité de nos services publics ? », le 16 février 2023
Organisé par Marie-Christine Assouère, Université de Limoges et David Carassus, Université de Pau et Pays de l’Adour
Florence Crouzatier-Durand, « 10ème colloque annuel de l'Association Française de Droit de la Sécurité et de la Défense », le 29 septembre 2022
Organisé par l'AFDSD, le CERDACFF et la Faculté de droit et science politique, Université Nice Côte d'Azur
Florence Crouzatier-Durand, « 40 ans de la loi de décentralisation du 2 mars 1982 », le 23 septembre 2022
Colloque organisé par le GRALE, Groupement d'intérêt scientifique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Florence Crouzatier-Durand, « Les journées de l'actualité de l'action publique locale », le 02 juin 2022
Organisée par le Centre d’études et de recherche en droit administratif, constitutionnel, financier et fiscal- CERDACFF et le Groupement de recherche sur l'administration locale – GRALE, Université Nice Côte d’Azur
Florence Crouzatier-Durand, « Les politiques publiques face à la pandémie de covid-19 : enjeux juridiques et sociétaux », le 21 avril 2022
Organisé par l'Observatoire des politiques publiques en situation épidémique et post-épidémique (OPPEE), de l'université de Bordeaux
Florence Crouzatier-Durand, André Viola, « Propos introductifs », Propos introductifs, Toulouse, le 01 décembre 2021
Colloque organisé le 21 et le 22 octobre 2021 à l’hôtel de région Occitanie et à l’Université Toulouse Capitole
Florence Crouzatier-Durand, « Les collectivités territoriales et les femmes », le 09 septembre 2021
Organisé par le Centre Jean Bodin, Université d’Angers et le DCS, Université de Nantes
Florence Crouzatier-Durand, « Du transport à la mobilité - Quels enjeux juridiques ? », le 13 mars 2020
Organisé sous la responsabilité scientifique de Stéphane Mouton, Pr. de droit public à l’Université Toulouse Capitole, Directeur du Master 2 droit des transports et de l’aéronautique, Directeur de l’Institut Maurice Hauriou
Florence Crouzatier-Durand, « L'avenir des collectivités territoriales intermédiaires en Europe », le 15 novembre 2019
Organisé par l’IMH, Université Toulouse Capitole sous la direction scientifique de scientifique F. Crouzatier-Durand, N. Laval-Mader, S. Denaja et A. Viola
Florence Crouzatier-Durand, « Les collectivités à statut particulier », le 12 septembre 2019
Journées d’études organisées par l'UMR LISA, Université de Corse
Florence Crouzatier-Durand, « Regards sur l'actualité du contentieux de l'action publique territoriale », le 24 mai 2018
Organisé sous la direction scientifique de Florence Crouzatier-Durand, Institut Maurice Hauriou
Florence Crouzatier-Durand, « Les (Dis)continuités territoriales », le 03 avril 2018
Organisé sous la direction scientifique de Nicolas Kada, Professeur de droit public à l’Université Grenoble Alpes, Co-directeur du Centre de Recherches Juridiques (EA 1965)
Florence Crouzatier-Durand, « Quelle gouvernance pour les intercommunalités XXL ? », le 15 mars 2017
Organisé par le Centre Jean Bodin (laboratoire de recherche juridique et politique de l'Université d'Angers- EA4337) en partenariat avec l'AdCF, l'AFDCL, l'ADGCF, le CNFPT (délégation Pays de la Loire et INSET Angers), le GRALE et l'IFSA Ouest.
Florence Crouzatier-Durand, « Grève et droit public », le 09 juin 2016
Le préambule de la Constitution de 1946 a reconnu le droit de grève, droit fondamental constitutionnellement garanti. L’université Toulouse 1 capitole s’associe à l’université de Grenoble Alpes pour célébrer les 70 ans de la reconnaissance du droit de grè
Florence Crouzatier-Durand, Nicolas Kada, « Des concepts recomposés aux notions revisitées », Recomposition territoriale : la décentralisation entre enjeux et obstacles, Limoges, le 04 décembre 2015