Fabrice Picod

Professeur
Droit public.
Université Paris Panthéon-Assas

Centre de Droit Européen

Responsabilités administratives et scientifiques :

  • Directeur du Master de droit et contentieux de l'Union européenne
  • Fabrice Picod, Alexander Kornezov, Julie Brohée, Lionela Stapper (dir.), La justice en transition: vers une Union européenne solidaire et durable towards a united and sustainable European Union Mélanges en l'honneur d'Alexander Arabadjiev, Bruylant, 2025, Droit de l'Union européenne (Monographies), 609 p.   

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux Traités MES et SCG Textes relatifs au Brexit, Stämpfli Editions, 2025, 566 p. 

    Fabrice Picod, Luc Weitzel (dir.), Les abus de droits fondamentaux européens, Larcier Luxembourg, 2025, 151 p.   

    Fabrice Picod, Claude Blumann, Annuaire de droit de l'Union européenne: 2018, Éditions Panthéon-Assas, 2025, Annuaire de droit de l'Union européenne    

    L'annuaire marque le souhait fondateur d'associer les meilleurs spécialistes des questions européennes au sein d'un projet visant à mobiliser et à inviter à s'exprimer la communauté́ scientifique des européanistes dans toute sa diversité́, dans un esprit d'ouverture, et avec la volonté́ renouvelée d'associer les jeunes talents à cette oeuvre commune. L'ouvrage comporte notamment vingt-quatre chroniques couvrant l'ensemble du champ matériel du droit de l'Union européenne

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2024: décisions et commentaires, Bruylant, 2025, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 887 p.   

    Fabrice Picod, Claude Blumann, Annuaire de droit de l'Union européenne: 2024 - 2025, Éditions Panthéon-Assas, 2025, Annuaire de droit de l'Union européenne    

    L'Annuaire de droit de l'Union européenne a pour objectif de permettre une réflexion en profondeur sur le droit de l'Union. Tout en restant attentif à ses évolutions les plus récentes et les plus prometteuses, il associe les meilleurs spécialistes des questions européennes à un projet qui souhaite mobiliser la communauté scientifique des européanistes, mais pas exclusivement. L'ouvrage se compose chaque année de quatre grandes parties : plusieurs études portant sur des thèmes spécifiques du droit de l'Union européenne ; des chroniques couvrant l'ensemble du champ matériel du droit de l'Union européenne ; la chronique biblio graphique ; la revue des revues

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2022: décisions et commentaires, Bruylant, 2024, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 1193 p.   

    Fabrice Picod (dir.), Manuel de droit fiscal de l'Union européenne, Bruylant, 2024, Collection droit de l'Union européenne. Manuels   

    Fabrice Picod (dir.), Libre circulation des personnes et politique migratoire dans l'Union européenne: trente ans de jurisprudence commentée, Bruylant, 2024, Collection Droit de l'Union européenne. Pratiques jurisprudentielles   

    Fabrice Picod, Laurent Anselmi, Roger Bernardini, Cécile Chatel-Petit, Yves Strickler (dir.), Liber amicorum: mélanges en l'honneur de Jean-François Renucci, Lefebvre Dalloz, 2024, 607 p. 

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux Traités MES et SCG Textes relatifs au Brexit, Stämpfli Editions, 2024, 586 p. 

    Fabrice Picod (dir.), De minimis: les petites causes en droit de l'Union européenne Aides d'État, concurrence, contentieux, libertés de circulation et marchés publics, Bruylant, 2024, Collection Droit de l'Union européenne (Colloques), 255 p.   

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2023: décisions et commentaires, Bruylant, 2024, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 1005 p.   

    Fabrice Picod, Claude Blumann, Annuaire de droit de l'Union européenne: 2023, Éditions Panthéon-Assas, 2024, Annuaire de droit de l'Union européenne    

    L'Annuaire de droit de l'Union européenne est un ensemble de réflexions et d'analyses sur le droit de l'Union européenne de l'année 2022. Il comporte des études portant sur des thèmes spécifiques du droit de l'Union européenne ainsi que de nombreuses chroniques couvrant le champ matériel du droit de l'Union

    Fabrice Picod, Claude Blumann, Annuaire de droit de l'Union européenne: 2022, Éditions Panthéon-Assas, 2024, Annuaire de droit de l'Union européenne    

    Se situant dans le droit fil de ses prédécesseurs, cette douzième édition de l'Annuaire de droit de l'Union européenne (ADUE) reprend les principes fondamentaux ayant inspiré ses prédécesseurs. L'ADUE a pour objectif de permettre une réflexion en profondeur sur le droit de l'Union, tout en restant attentif aux évolutions les plus récentes et prometteuses, mais aussi associer les meilleurs spécialistes des questions européennes à un projet qui souhaite mobiliser et identifier la communauté scientifique des européanistes, dans un esprit d'ouverture et avec la volonté d'intégrer les jeunes talents à cette œuvre commune. L'édition 2022 se compose de quatre grandes parties : Les études portant sur des thèmes spécifiques du droit de l'Union européenne ; Les actes de l'atelier doctoral ; Des chroniques couvrant l'ensemble du champ matériel du droit de l'Union européenne ; La chronique bibliographique ; La revue des revues. L'ensemble est complété d'un index de jurisprudence

    Fabrice Picod, Sébastien Van Drooghenbroeck, Cecilia Rizcallah (dir.), Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne: commentaire article par article, Bruylant, 2023, Collection Droit de l'Union européenne (Textes et commentaires), 1279 p.   

    Fabrice Picod, Claude Blumann, Annuaire de droit de l'Union européenne: 2021, Éditions Panthéon-Assas, 2023, Hors collection    

    L'Annuaire de droit de l'Union européenne est un ensemble de réflexions et d'analyses sur le droit de l'Union européenne de l'année 2021. Il comporte des études portant sur des thèmes spécifiques du droit de l'Union européenne ainsi que de nombreuses chroniques couvrant le champ matériel du droit de l'Union

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux Traités MES et SCG Textes relatifs au Brexit, Stämpfli Editions, 2023, 566 p. 

    Fabrice Picod, Claude Blumann, Annuaire de droit de l'Union européenne: 2019, Éditions Panthéon-Assas, 2023, Hors collection    

    Se situant dans le droit fil de ses prédécesseurs, cette neuvième édition de l'Annuaire de droit de l'Union européenne (ADUE) reprend les principes fondamentaux ayant inspiré ses prédécesseurs. L'ADUE a pour objectif de permettre une réflexion en profondeur sur le droit de l'Union, tout en restant attentif aux évolutions les plus récentes et prometteuses, mais aussi associer les meilleurs spécialistes des questions européennes à un projet qui souhaite mobiliser et identifier la communauté scientifique des européanistes, dans un esprit d'ouverture et avec la volonté d'intégrer les jeunes talents à cette œuvre commune. L'édition 2019 se compose de quatre grandes parties : Les études portant sur des thèmes spécifiques du droit de l'Union européenne ; Des chroniques couvrant l'ensemble du champ matériel du droit de l'Union européenne ; La chronique bibliographique ; La revue des revues. L'ensemble est complété de trois index (noms des personnes, thématique et de jurisprudence) permettant au lecteur de trouver rapidement l'information

    Fabrice Picod, Benoît Plessix (dir.), Le juge, la loi et l'Europe: les trente ans de l'arrêt Nicolo, Bruylant, 2022, Collection droit de l'Union européenne (Colloques), 221 p. 

    Fabrice Picod, Benoît Plessix (dir.), Le juge, la loi et l'Europe: les trente ans de l'arrêt Nicolo, Bruylant, 2022   

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne [2022-2023] Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux Traités MES et SCG, Stämpfli Editions, 2022, 566 p. 

    Fabrice Picod, Jordane Arlettaz (dir.), Droit constitutionnel européen, Bruylant, 2022 

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2021: décisions et commentaires, Bruylant, 2022, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 1093 p.   

    Fabrice Picod, Claude Blumann, Annuaire de droit de l'Union européenne: 2020, Éditions Panthéon-Assas, 2022, Hors collection    

    Continuité et ruptures, c'est sous ce double signe que se présente l'Annuaire de droit de l'Union européenne. Du précédent annuaire - de droit européen - il entend poursuivre l'esprit et l'inspiration générale. Il s'agit avant tout de permettre une réflexion en profondeur sur le droit de l'Union, tout en restant attentif aux évolutions les plus récentes et prometteuses. L'ambition demeure aussi d'associer les meilleurs spécialistes des questions européennes à un projet qui souhaite mobiliser et identifier la communauté scientifique des européanistes, dans un esprit d'ouverture et avec la volonté d'associer les jeunes talents à cette œuvre commune. Ruptures grâce à une gouvernance plus homogène et plus resserrée, ruptures aussi par un recentrage autour du droit de l'Union européenne, un droit de l'Union européenne qui s'est doté lui-même de son propre dispositif en matière de droits fondamentaux et de protection de la personne humaine en général. Ruptures aussi par la volonté de serrer au plus près la réalité vivante et mouvante du droit de l'Union européenne, par des études et chroniques correspondant de très près aux principales branches et articulations de ce système juridique porteur d'avenir

    Fabrice Picod (dir.), Guide de droit européen des affaires, LexisNexis, 2021, 558 p. 

    Fabrice Picod, Christine Kaddous, Sandy Kirsch (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux Traités MES et SCG, Stämpfli Editions, 2021, 566 p. 

    Fabrice Picod, Edouard Dubout (dir.), Coronavirus et droit de l'Union européenne, Bruylant, 2021, Collection droit de l'union européenne (Monographies), 633 p.   

    Fabrice Picod, Olivier Beaud, Florence Benoît-Rohmer, Nicolas Chifflot, Peggy Ducoulombier, Olivier Jouanjan (dir.), Défendre les libertés publiques: mélanges en l'honneur de Patrick Wachsmann, Dalloz, 2021, Études, mélanges, travaux, 485 p.     

    Fabrice Picod, Edouard Dubout, Francesco Martucci (dir.), L' extraterritorialité en droit de l'Union européenne, Bruylant, 2021, Collection droit de l'Union européenne, 282 p.    

    L’ambition de renforcer la puissance géopolitique de l’Union européenne face à des menaces globales la conduit à développer la portée extraterritoriale de ses normes. L’extraterritorialité du droit de l’Union européenne consiste à faire produire des effets, directs ou indirects, contraignants ou incitatifs, au droit de l’Union européenne dans des États nonmembres de l’Union européenne. De tels effets sont redoutés par de nombreux gouvernants et opérateurs économiques qui n’en connaissent pas la portée exacte et qui craignent de voir se manifester une forme d’hégémonie de l’Union européenne. Explorée par la doctrine et révélée progressivement par la jurisprudence, l’extraterritorialité revêt de multiples significations que plusieurs auteurs s’efforcent d’expliciter. Des domaines dits de prédilection, tels que le droit européen e la concurrence, le droit d’auteur et du numérique font l’objet d’études systématiques. Pour produire des effets extraterritoriaux avec efficacité, le droit de l’Union européenne peut suivre plusieurs canaux. Se pose alors la question du caractère approprié des sources du droit applicables. Sont successivement envisagés les actes unilatéraux de droit dérivé, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européennes et les accords internationaux bilatéraux.

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2020: décisions et commentaires, Bruylant, 2021, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 1190 p.   

    Fabrice Picod, Charles Blais, Le juge administratif et les conventions internationales conclues par l’Union européenne, 2021    

    Dans le cadre des compétences qui lui sont attribuées par les traités constitutifs, l’UE a le pouvoir de conclure des conventions internationales avec des Etats tiers ou des organisations internationales. Ces conventions conclues par l’UE comportent généralement des droits subjectifs en faveur des particuliers ressortissants des Etats tiers avec qui les conventions sont conclues. Ces droits doivent alors être mis en place par les Etats membres et sont donc susceptibles d’être invoqués contre l’Administration. À ce titre, le juge national, en particulier le juge administratif est un acteur clé dans l’application de ces conventions. En effet, c’est lui que les ressortissants d’Etat tiers saisissent pour faire valoir leurs droits. Or, la Cour de justice de l’Union européenne a développé une jurisprudence assez restrictive par rapport à l’application de ces conventions internationales. Il s’agit alors de voir comment le juge administratif met en oeuvre cette doctrine du juge européen. De plus, la jurisprudence administrative a développé sa propre doctrine en matière d’application de traités internationaux. Il s’agit alors, là encore, de voir comment le juge administratif articule ces deux approches en matière de conventions internationales, dans le cadre du dialogue des juges. Enfin l’existence d’accords mixtes signés à la fois par l’UE et ses Etats membres avec des tiers pose la question de l’étendue du pouvoir d’appréciation du juge administratif lorsque de tels accords lui sont soumis. En pareil cas, le juge administratif est effectivement présumé disposer de plus larges prérogatives sur les dispositions de l’accord relevant de la compétence nationale.

    Fabrice Picod, Christine Kaddous, Sandy Kirsch (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux Traités MES et SCG, Stämpfli Editions, 2020, 566 p. 

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2019: décisions et commentaires, Bruylant, 2020, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 1280 p.   

    Fabrice Picod, Cléa Martial, L’accès aux documents et à l’information au sein de la Cour de justice de l’Union européenne, 2020   

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux Traités MES et SCG, Stämpfli Editions, 2019, 446 p. 

    Fabrice Picod, Edouard Dubout, Francesco Martucci (dir.), L'initiative citoyenne européenne, Bruylant, 2019, Collection droit de l'Union européenne (Colloques), 329 p.   

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2018: décisions et commentaires, Bruylant, 2019, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 1065 p.   

    Fabrice Picod, Cecilia Rizcallah, Sébastien Van Drooghenbroeck (dir.), Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne: commentaire article par article, Bruylant, 2019, Collection Droit de l'Union européenne (Textes et commentaires), 1485 p. 

    Fabrice Picod, Myriam Benallaoua, L’allocation des fonds européens aux pays de l’Est et leur conditionnalité, 2019    

    Autrefois symboles d’un élargissement réussi de l’Union européenne, la Pologne et la Hongrie violent depuis quelques années frontalement et fréquemment l’État de droit, consacré par l’article 2 du TUE comme une valeur fondamentale commune aux États membres. La multiplication des atteintes portées à l’État de droit et l’inefficacité des instruments, tant préventifs que coercitifs, de préservation de cette valeur ont conduit les institutions européennes à réagir. Le 2 mai 2018, la Commission européenne a proposé d’introduire, dans le cadre du prochain budget pluriannuel (2021-2027), une nouvelle forme de conditionnalité. Celle-ci consisterait à lier l’allocation des fonds de la politique de cohésion au respect de l’État de droit par les États membres. Très attrayant, le recours à l’arme budgétaire pourrait rapidement dissuader les États membres à l’Est de l’Union, principaux bénéficiaires des fonds européens, de poursuivre leurs réformes judiciaires controversées. Cependant, le dispositif proposé est pernicieux pour la cohésion européenne déjà fragilisée par diverses crises : politiquement entre les États membres contributeurs et bénéficiaires au budget, mais également pour l’économie européenne dans son ensemble et pour les citoyens européens qui deviendraient victimes par ricochet des choix politiques de leurs gouvernements. Bien que le mécanisme envisagé est ambitieux à bien des égards, existent-ils d’autres alternatives moins attentatoires à la cohésion au sein de l’Union européenne ? Quel rôle la Cour de justice pourrait-elle jouer dans l’actuelle crise de l’État de droit ?

    Fabrice Picod, Christian Huglo (dir.), Déclaration universelle des droits de l'humanité: commentaire article par article, Bruylant, 2018, 139 p.   

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2017: décisions et commentaires, Bruylant, 2018, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 1050 p.   

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux Traités MES et SCG, Stämpfli Editions, 2018, 416 p. 

    Fabrice Picod, Francesco Martucci (dir.), La circulation des automobilistes en Europe, Bruylant, 2018, Collection Droit de l'Union européenne (Colloques), 239 p.   

    Fabrice Picod, Dominique Berlin, Francesco Martucci (dir.), La fraude et le droit de l'Union européenne, Bruylant, 2017, Collection de droit de l'Union européenne (série colloques), 255 p.   

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2016: décisions et commentaires, Bruylant, 2017, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 876 p.   

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux Traités MES et SCG, Stämpfli Editions, 2017, 408 p. 

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2015: décisions et commentaires, Bruylant, 2016, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 979 p.   

    Fabrice Picod (dir.), Le principe majoritaire en droit de l'Union européenne: [colloque, 17 décembre 2014, Université Panthéon-Assas], Bruylant, 2016, Collection droit de l'Union européenne (Colloques), 277 p.    

    Principe en vertu duquel la solution adoptée par une majorité sera finalement adoptée en tant que décision prise par l'Union européenne, le principe majoritaire en droit de l'Union européenne repose sur différents fondements qui relèvent tant d'une logique constitutionnaliste que d'une logique propre aux organisations internationales d'Intégration. Ce principe fait l'objet de modalités variées en fonction des matières traitées. Il s'applique de manière croissante aux politiques internes de l'Union européenne mais également à ses politiques externes suivant un régime juridique complexes. Les décisions prises au sein des institutions de l'Union européenne à la majorité, au prix de certaines concessions, sont susceptibles de faire l'objet de demandes de dérogations ultérieures, voire de contestations de la part des Etats membres qui ont été mis en minorité. Cet ouvrage traite d'un sujet aussi important politiquement que juridiquement. Il s'adresse aux praticiens en droit européen ainsi qu'aux professeurs, chercheurs et étudiants spécialisés.

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux Traités MES et SCG, Stämpfli editions, 2016, 374 p. 

    Fabrice Picod, Brunessen Bertrand, Sébastien Roland (dir.), L'identité du droit de l'Union européenne : mélanges en l'honneur de Claude Blumann, Bruylant, 2015, 829 p.   

    Fabrice Picod (dir.), Jurisprudence de la CJUE 2014: décisions et commentaires, Bruylant, 2015, Collection Droit de l'Union européenne (Grands arrêts), 891 p. 

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne Charte des droits fondamentaux, Stämpfli editions, 2015, 375 p. 

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, Stämpfli editions, 2014, 375 p. 

    Fabrice Picod, Henri Labayle, Valérie Michel, Claude Blumann, Les frontières de l'Union européenne, Bruylant, 2013, Collection Droit de l'Union européenne (Colloques), 295 p.   

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, Stämpfli éd., 2013, 349 p. 

    Fabrice Picod (dir.), European Union law, Bruylant, 2013 

    Fabrice Picod, Hélène Gaudin, Joël Andriantsimbazovina, Claude Blumann, Annuaire de Droit européen 2009, Bruylant, 2012    

    Cet Annuaire souhaite fédérer la connaissance et la curiosité autour de l'Europe. Il n'est pas un instrument d'enfermement dans une discipline et dans une approche, mais se veut ouvert aux autres disciplines et aux droits des États membres

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Union européenne: recueil de textes, Stämpfli, 2012, 1431 p. 

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne: tels qu'ils résultent du Traité de Lisbonne, Stämpfli éd., 2012, 347 p. 

    Fabrice Picod, Hélène Gaudin, Joël Andriantsimbazovina, Claude Blumann, Annuaire de Droit européen 2008, Bruylant, 2011  

    Le sixième volume de l’Annuaire de droit européen s’ouvre sur une série d’études consacrées, cette année, au droit constitutionnel européen. Après l’abandon du traité constitutionnel, les auteurs, constitutionnalistes et européanistes, essaient d’identifier les ressorts de ce droit et d’en déterminer la portée. L’ouvrage se poursuit avec les chroniques consacrées à la vie des institutions européennes, aux politiques européennes, aux jurisprudences des juridictions européennes et nationales ainsi qu’au droit commun européen. Dans ce cadre, plusieurs contributions sont consacrées au thème original des doctrines nationales consacrées à la Convention européenne des droits de l’Homme. L’ouvrage s’achève enfin par la revue des revues thématique et la chronique bibliographique critique.

    Fabrice Picod, Laurence Martin, L'Union européenne et les crises, Bruylant, 2011, Collection droit de l'Union européenne (Colloques), 349 p.   

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Union européenne: recueil [sic.] de textes, Stämpfli Ed., 2011, 1399 p. 

    Fabrice Picod, Hélène Gaudin, Joël Andriantsimbazovina, Claude Blumann, Annuaire de Droit européen 2007, Bruylant, 2010  

    L'Annuaire de droit européen entend satisfaire les attentes de tous ceux qui s'intéressent à la construction européenne. Il souhaite fédérer la connaissance et la curiosité autour de l'Europe. Il n'est pas un instrument d'enfermement dans une discipline et dans une approche, mais se veut ouvert aux autres disciplines et aux droits des Etats membres.

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Union européenne: recueil de textes, Stämpfli, 2010, 1371 p. 

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne: tels qu'ils résultent du Traité de Lisbonne, Stämpfli éd., 2010, 331 p.  

    Fabrice Picod, Bruno Nascimbene (dir.), L'Italie et le droit de l'Union européenne: actes du colloque, Courmayeur, 12-13 6 2009 atti dell'incontro di studi, Courmayeur, 12-13 6 2009, Bruylant, 2010, 366 p. 

    Fabrice Picod, Hélène Gaudin, Joël Andriantsimbazovina, Claude Blumann, Annuaire de Droit européen 2006, Bruylant, 2009  

    L'Annuaire de droit européen entend satisfaire les attentes de tous ceux qui s'intéressent à la construction européenne. Il souhaite fédérer la connaissance et la curiosité autour de l'Europe. Il n'est pas un instrument d'enfermement dans une discipline et dans une approche, mais se veut ouvert aux autres disciplines et aux droits des Etats membres.

    Fabrice Picod (dir.), Doctrine et droit de l'Union européenne: [colloque, 16 avril 2005, à Paris], Bruylant, 2009, Collection Droit de l'Union européenne (Colloques), 186 p. 

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Union européenne, Communauté européenne: recueil de textes, Stämpfli, 2009, 1256 p. 

    Fabrice Picod (dir.), La construction navale face aux exigences de la protection de l'environnement dans le droit de l'Union européenne, 2009, 220 p. 

    Fabrice Picod (dir.), Droit d'asile et protection juridictionnelle effective en Droit de l'Union européenne, 2009, 64 p. 

    Fabrice Picod, Hélène Gaudin, Joël Andriantsimbazovina, Claude Blumann, Annuaire de Droit européen 2005, Bruylant, 2008  

    L'Annuaire de droit européen entend satisfaire les attentes de tous ceux qui s'intéressent à la construction européenne. Il souhaite fédérer la connaissance et la curiosité autour de l'Europe. Il n'est pas un instrument d'enfermement dans une discipline et dans une approche, mais se veut ouvert aux autres disciplines et aux droits des Etats membres

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Traité sur l'Union européenne Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne: tels qu'ils résultent du traité de Lisbonne du 13 décembre 2007, Stämpfli, 2008, 323 p. 

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Union européenne, Communauté européenne: recueil de textes, Stämpfli, 2008, 1205 p. 

    Fabrice Picod, Hélène Gaudin, Joël Andriantsimbazovina, Claude Blumann, Annuaire de Droit européen 2004, Bruylant, 2007  

    L'Annuaire de droit européen entend satisfaire les attentes de tous ceux qui s'intéressent à la construction européenne. Il souhaite fédérer la connaissance et la curiosité autour de l'Europe. Il n'est pas un instrument d'enfermement dans une discipline et dans une approche, mais se veut ouvert aux autres disciplines et aux droits des Etats membres

    Fabrice Picod, Laurence Burgorgue-Larsen, Anne Levade (dir.), Traité établissant une Constitution pour l'Europe: commentaire article par article, Bruylant, 2007, 1106 p. 

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Union européenne, Communauté européenne: recueil de textes, Stäempfli, 2007, 1149 p. 

    Fabrice Picod, Christine Kaddous (dir.), Union européenne, Communauté européenne: recueil de textes, Stäempfli, 2006, 1102 p. 

    Fabrice Picod, Hélène Gaudin, Joël Andriantsimbazovina, Claude Blumann, Annuaire de Droit européen 2003, Bruylant, 2005  

    L'Annuaire de droit européen entend satisfaire les attentes de tous ceux qui s'intéressent à la construction européenne. Il souhaite fédérer la connaissance et la curiosité autour de l'Europe. Il n'est pas un instrument d'enfermement dans une discipline et dans une approche, mais se veut ouvert aux autres disciplines et aux droits des Etats membres

    Fabrice Picod, Laurence Burgorgue-Larsen, Anne Levade, La Constitution européenne expliquée au citoyen, Hachette littératures, 2005, Pluriel (Actuel), 439 p. 

    Fabrice Picod, Laurence Burgorgue-Larsen, Anne Levade (dir.), Traité établissant une Constitution pour l'Europe: commentaire article par article, Bruylant, 2005, 837 p. 

    Fabrice Picod, Denys Simon, Réglementations nationales et libre circulation intracommunautaire des marchandises, 1994, 517 p.  

    Moyen d'action permettant aux états d'encadrer la vie économique et sociale et de protéger leurs intérêts essentiels, les réglementations nationales constituent aujourd'hui la principale source d'entraves aux échanges entre les états membres de la communauté. Les réglementations nationales sont frappées d'une interdiction de principe (articles 30 et 34 du traité CE) dans la mesure ou elles entravent les échanges intracommunautaires. En vue d'échapper à cette interdiction, les états membres peuvent invoquer des justifications correspondant à leurs besoins essentiels. Prévues par le traité et enrichies par la jurisprudence, ces justifications obéissent à un régime complexe. La confrontation de l'impératif communautaire de libre circulation et des intérêts nationaux prend la forme d'une conciliation s'exprimant suivant des voies aussi bien politiques que juridictionnelles et en fonction de nombreux paramètres ,cette conciliation a une portée variable qui traduit dans tous les cas la volonté de maintenir un équilibre entre les différents impératifs, facteur d'identité européenne.

  • Fabrice Picod, Loïc Azoulai, « L’Union européenne », in Michel Troper, Dominique Chagnollaud De Sabouret (dir.), Traité international de droit constitutionnel, Dalloz, 2012 

    Fabrice Picod, « Revue des affaires européennes (Imprimé) »: [dossier], Notes bibliogr., La politique des consommateurs, pp. - 

  • Jordane Arlettaz, préface à Francis Delpérée, Marc Thewes, Droit constitutionnel du Grand-Duché de Luxembourg, Bruylant Lefebvre Group, 2025, Droit constitutionnel européen, 270 p.   

    Fabrice Picod, préface à Pauline Dupont, Les dispositions liminaires du traité sur l'Union européenne devant la Cour de justice de l'Union européenne, Bruylant, 2025, Collection droit de l'Union européenne (Thèses), 836 p. 

    Jordane Arlettaz, préface à Elena Simina Tanasescu, Elena Simina Tănăsescu, Droit constitutionnel de la Roumanie, Bruylant, 2024, Droit constitutionnel européen, 180 p.   

    Fabrice Picod, préface à Flora Sicard, La cohérence des systèmes fiscaux en droit de l'Union européenne: É́tude en fiscalité directe, Bruylant, 2024, Droit de l'Union européenne (Thèses), 759 p. 

    Fabrice Picod, préface à Louis Feilhès, Le principe d'équivalence en droit de l'Union européenne, Bruylant, 2023, Collection droit de l'Union européenne (Thèses), 917 p. 

    Fabrice Picod, préface à Koenraad Lenaerts, José A. Gutiérrez-Fons, Los métodos de interpretación del Tribunal de Justicia de la Unión Europea, Marcial Pons, 2023, 188 p. 

    Jordane Arlettaz, préface à Paolo Passaglia, Droit constitutionnel de l'Italie, Bruylant, 2022, Droit constitutionnel européen, 231 p.   

    Jordane Arlettaz, préface à Francisco Balaguer Callejón, Droit constitutionnel de l'Espagne, Bruylant, 2022, Droit constitutionnel européen, 226 p.   

    Jordane Arlettaz, préface à Anna Rytel-Warzocha, Constitutional law of Poland, Bruylant, 2022, Droit constitutionnel européen, 209 p.   

    Benoît Plessix, préface à Louis Feilhes, Ackiel Boudinar-Zabaleta, Gaëlle Hardy, Édouard Coulon, Pauline Dupont, Un droit administratif européen: regards croisés des droits administratifs français et de l'Union européenne, Bruylant, 2022, Collection droit administratif, 220 p.   

    Fabrice Picod, préface à Ninon Forster, La responsabilité sans faute de l'Union européenne, Bruylant, 2021, 544 p.    

    Souvent invoquée dans les recours en indemnité devant la Cour de justice de l’Union européenne pour pallier les obstacles à l’engagement de la responsabilité extra-contractuelle de l’Union européenne, la responsabilité sans faute est un concept flou dont la définition, la nature et l’existence même sont contestées. L’étude de ce concept, à partir de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, laisse cependant apparaître une construction prétorienne originale emprunte de l’influence des droits nationaux de la responsabilité publique. La responsabilité sans faute acquiert, au fil des arrêts rendus par la Cour de justice et le Tribunal, une consistance qui la fait apparaître comme une catégorie juridique regroupant plusieurs régimes de responsabilité dans lesquels la preuve d’une activité fautive des institutions de l’Union européenne ou de ses agents n’est pas nécessaire à l’engagement de sa responsabilité extra-contractuelle. La responsabilité sans faute peine cependant à s’imposer comme une voie de droit effective à disposition des particuliers en raison, d’une part, des réticences du juge à la reconnaître expressément comme un principe de responsabilité extra-contractuelle et, d’autre part, de l’interprétation rigoureuse des conditions de son bien-fondé.

    Fabrice Picod, préface à Alexandre Richard, Procédure en manquement d'État et protection des droits fondamentaux dans l'Union européenne, Editions Bruylant, 2021, Droit de l'union Européenne (Thèses), 619 p.   

    Fabrice Picod, préface à Mihaela Ilieva, La protection des consommateurs et les droits fondamentaux dans l'Union européenne, Bruylant, 2021, Droit de l'union européenne (Thèse), 504 p. 

    Fabrice Picod, préface à Pierre-Emmanuel Pignarre, La Cour de justice de l'Union européenne, juridiction constitutionnelle, Bruylant, 2021, 914 p.   

    Vassilios Skourís, préface à Stamatina Xefteri, La directive européenne, un instrument juridique des autorités administratives nationales, Bruylant, 2021, Droit de l'Union européenne (Thèses), 740 p.    

    Les directives européennes ont toujours été considérées comme un instrument juridique à la disposition des particuliers face à un État membre défaillant. L’invocabilité et l’application des directives sont analysées sous l’unique prisme des droits des justiciables. Contrairement à cette perspective, la présente étude vise à démontrer que la directive devient un moyen juridique d’intervention dans l’ordre juridique interne, dans la mesure où les autorités nationales l’invoquent et l’appliquent dans leurs rapports avec les administrés et les autres autorités nationales ou européennes. L’apparition du droit dérivé a bouleversé la hiérarchie des normes, ainsi que les obligations pesant sur les autorités administratives. Grâce à la primauté du droit de l’Union européenne et à l’impératif d’efficacité dans tous les États membres, la directive est devenue un paramètre de légalité des normes nationales: elle revendique sa place parmi les paramètres traditionnels de légalité, mais parfois elle se trouve en conflit avec eux ou elle se substitue à toute règle nationale contraire. Toutefois, la directive est, entre les mains de l’administration, non seulement une source de droit supranationale à appliquer de manière passive, mais également une norme utilisée pour servir ses propres causes, ainsi que les buts poursuivis par l’Union européenne. En effet, l’évolution de la jurisprudence européenne et administrative a abouti non seulement à un renforcement des obligations de l’administration, mais aussi à l’amplification des formes d’invocabilité au profit de l’administration et à la reconnaissance d’une autonomie du pouvoir réglementaire à l’égard du pouvoir législatif dans le respect des directives. Ces éléments révèlent le rôle particulièrement dynamique de toutes les autorités administratives agissant dans le champ d’application des directives, dans leur transposition, et exécution dans les ordres juridiques nationaux.

    Francesco Martucci, préface à Gaëlle Hardy, L'européanisation de la surveillance bancaire: étude du mécanisme de surveillance unique (MSU) de l'Union bancaire, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 2021, Collection des thèses, 853 p.  

    Sur le fondement de l'article 127, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), le Conseil de l'Union européenne a établi, le 4 novembre 2014, un nouveau système de supervision bancaire dans l'Union européenne : le mécanisme de surveillance unique (MSU). Ce dernier est formé de la Banque centrale européenne (BCE) et des autorités nationales de surveillance bancaire de la zone euro. Loin de se limiter à la lettre, à première vue restrictive, du TFUE, le législateur de l'Union a confié à la BCE des pouvoirs afin de contrôler, directement ou indirectement, en coopérant étroitement avec les superviseurs nationaux, l'ensemble des banques situées dans la zone euro et dans les autres États membres qui participent au MSU. En partant de deux impératifs de prime abord contradictoires - le besoin d'élever la surveillance bancaire au niveau de l'Union et la nécessité de maintenir un rôle important pour les autorités nationales -, l'Union s'est dotée d'un système de surveillance bancaire, unique, hybride et interdépendant, dans lequel les autorités européennes et nationales interagissent pour mettre en oeuvre tant le droit de l'Union que le droit national. Sans réduire le MSU à un modèle théorique préconçu, l'analyse de ses fondements juridiques et de son fonctionnement général met en exergue des spécificités qui témoignent de l'émergence d'une nouvelle méthode d'intégration : l'européanisation.

    Fabrice Picod, préface à José A. Gutiérrez-Fons, Koenraad Lenaerts, Les méthodes d'interprétation de la Cour de justice de l'Union européenne, Bruylant, 2020, Droit de l'Union européenne (Monographies), 210 p.   

    Fabrice Picod, préface à Joël Rideau, Les États membres de l'Union européenne: adéquations et résistances, Bruylant, 2020, Collection droit de l'Union Européenne (Grands écrits), 717 p.   

    Fabrice Picod, préface à Céline Castets-Renard, Droit du marché unique numérique et intelligence artificielle, Bruylant, 2020, Collection Droit de l'Union européenne, 388 p. 

    Denis Baranger, préface à Pierre Auriel, L'équivalence des protections des droits fondamentaux dans l'Union européenne, Bruylant, 2020, Collection Droit de l'Union européenne (Thèses), 660 p.   

    Eric Morgan de Rivery, préface à Mathieu Le Soudéer, Droit antitrust de l'Union européenne et droits fondamentaux des entreprises, Bruylant, 2019, Collection Droit de l'Union Européenne (Thèses), 986 p.   

    Corinne Lepage, postface à Christian Huglo, Le contentieux climatique: une révolution judiciaire mondiale, Bruylant, 2018, Droit(s) et développement durable, 395 p.   

    Henrik Ringbom, préface à Peter Langlais, Sécurité maritime et intégration européenne, Bruylant, 2018, Collection droit de l'Union européenne, 955 p.    

    Héritière des mouvements de territorialisation et de régionalisation de la gouvernance des espaces et des activités maritimes, l'Union européenne s'est érigée, malgré le silence des traités constitutionnels, en nouvel échelon d'élaboration du droit de la sécurité maritime. Les enjeux humains, économiques et environnementaux de la problématique ont fait de son ordre juridique un théâtre privilégié de la confrontation entre les traditions libérales du monde maritime et le besoin d'une régulation par la puissance publique en vue de prévenir, limiter et indemniser les préjudices de toutes natures pouvant résulter d'un accident en mer. Si elle se fait parfois au prix d'un alignement sur les pratiques internationales, l'harmonisation progressive du droit de la sécurité maritime à l'échelle continentale limite la compétition législative que les États membres sont susceptibles de se livrer dans l'exercice de l'autorité du pavillon et de l'autorité du port. Afin d'assurer l'effectivité de son action en la matière, l'Union européenne organise le rapprochement des administrations maritimes nationales, dont la coopération opérationnelle est orchestrée par des agences décentralisées. Pour dépasser les limites auxquelles se heurte nécessairement une approche continentale, l'Union européenne multiplie les partenariats internationaux et défend à présent une approche différenciée par bassin. La singularisation par rapport au droit international de référence demeure quant à elle stratégiquement limitée, alors que l'attractivité commerciale de l'Europe autoriserait une stratégie d'incitation économique plus audacieuse. Cet ouvrage dresse un bilan de l'action de l'Union européenne dans le domaine de la sécurité maritime. Il en identifie les fondements, les achèvements et les limites, et suggère quelques pistes pour l'avenir. Il se destine aussi bien aux chercheurs qu'aux acteurs publics et privés concernés par la sécurité maritime (administrations nationales et européennes, armateurs, sociétés de classification, assureurs et mutuelles d'indemnisation, chantiers navals, cabinets d'avocats, représentants d'intérêt et groupes d'influence, etc.).

    Koenraad Lenaerts, préface à Freya Clausen, Les moyens d'ordre public devant la Cour de justice de l'Union européenne, Bruylant, 2018, Droit de l'Union européenne.Thèses, 867 p.   

    Jean-Marc Sauvé, préface à Lamprini Xenou, Les principes généraux du droit de l'Union européenne et la jurisprudence administrative française, Bruylant, 2017, Droit administratif, 522 p. 

    Fabrice Picod, préface à Araceli Turmo, L'autorité de la chose jugée en droit de l'Union européenne, Bruylant, 2017, Collection droit de l'union européenne (Thèses), 581 p.   

    Fabrice Picod, préface à Ezio Perillo, Valérie Giacobbo-Peyronnel, Statut de la fonction publique de l'Union européenne: commentaire article par article, Bruylant, 2017, Collection Droit de l'Union européenne (Textes et commentaires), 628 p.   

    Fabrice Picod, préface à Isabelle Bosse-Platière, Cécile Rapoport, L'État tiers en droit de l'Union européenne: [actes du colloque annuel de la CEDECE, tenu en 2012, Bruylant, 2014, Collection Droit de l'Union européenne (Colloques), 501 p.   

    Fabrice Picod, préface à Maria Fartunova, La preuve dans le droit de l'Union européenne, Bruylant, 2013, Collection Droit de l'Union européenne (Thèses), 733 p. 

    Fabrice Picod, préface à Mouna Mouncif-Moungache, Les dessins et modèles en droit de l'Union européenne, Bruylant, 2012, Collection droit de l'Union européenne (Thèses), 488 p.   

    Fabrice Picod, préface à Ami Barav, Etudes sur le renvoi préjudiciel dans le droit de l'Union européenne, Bruylant, 2011, Collection Droit de l'Union européenne (Grands écrits), 283 p.   

    Fabrice Picod, préface à Laurent Coutron, La contestation incidente des actes de l'Union européenne, Bruylant, 2008, Collection Droit de l'Union européenne (Thèses), 872 p. 

    Fabrice Picod, préface à Robert Lecourt, L'Europe des juges, Bruylant, 2008, Collection droit de l'Union Européenne (Grands écrits), 321 p. 

    Fabrice Picod, préface à Delphine Dero-Bugny, La réciprocité et le droit des Communautés et de l'Union européennes, Bruylant, 2006, Collection Droit de l'Union européenne (Thèses), 571 p. 

    Fabrice Picod, préface à Claire Vial, Protection de l'environnement et libre circulation des marchandises, Bruylant, 2006, Collection Droit de l'Union européenne (Thèses), 620 p. 

  • Fabrice Picod, « Joël Rideau », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Dalloz , 2023, n°03, p. 321  

    Fabrice Picod, Gaelle Hardy, « Direction dossier La régulation par la compliance, perspective européenne », Revue des Affaires européennes/Law European & Affairs, Bruylant / Larcier (en ligne), 2023, n°2 

    Fabrice Picod, Claire Vial, « Libre circulation des marchandises : harmonisation des législations », JurisClasseur Europe Traité , Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2021, n°555 

    Fabrice Picod, Nathalie De Grove-Valdeyron, « Chronique annuelle consacrée à la santé publique (année 2019) », Annuaire de droit de l'Union européenne, Éd. Panthéon-Assas, 2021, pp. 987-1009 

    Fabrice Picod, « La Cour de justice de l'Union européenne, au terme des soixante ans d'application des traités de Rome », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2018, n°615, p. 95  

    Fabrice Picod, « La Cour de justice de l'Union européenne, au terme des soixante ans d'application des traités de Rome »: Une institution en quête de perpétuel renouvellement et de perfectionnement, Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2018, n°615   

    Fabrice Picod, Claire Vial, « L’animal en droit européen », Revue des Affaires européennes/Law European & Affairs, Bruylant / Larcier (en ligne), 2017, n°1, p. 7 

    Fabrice Picod, Jordane Arlettaz, Laurent Coutron, « Le rôle des assemblées parlementaires en France au titre de l'article 88-4 de la Constitution. Essai d'identification entre au-delà et en deçà », Revue des Affaires européennes/Law European & Affairs, Bruylant / Larcier (en ligne), 2015, n°3 

    Fabrice Picod, Patrick Wachsmann, « Juris-classeur libertés », LexisNexis JurisClasseur, 2007, p. -  

    Fabrice Picod, « Charte de l'environnement et droit communautaire », Société Française pour le Droit de l'Environnement, Limoges : Société Française pour le Droit de l'Environnement et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2005, pp. 209-218   

    Picod Fabrice. Charte de l'environnement et droit communautaire. In: Revue Juridique de l'Environnement, numéro spécial, 2005. La charte constitutionnelle de l'environnement. pp. 209-218.

    Fabrice Picod, « Le contrôle de constitutionnalité des actes de droit dérivé de l'Union européenne », Les Cahiers du Conseil constitutionnel, Dalloz, Conseil constitutionnel, 2005, n°18   

    Fabrice Picod, « L'obligation de communication préalable à l'épreuve de la directive communautaire sur la publicité comparative », Recueil Dalloz, Dalloz , 2001, n°11, p. 914  

    Fabrice Picod, « La nouvelle approche de la Cour de justice en matière d'entraves aux échanges », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Dalloz , 1998, n°02, p. 169  

    Fabrice Picod, « Le pourvoi sur les questions de droit », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 1995, n°392, p. 584  

    Fabrice Picod, « Les modifications récentes du règlement de procédure de la Cour de justice des Communautés européennes », Recueil Dalloz, Dalloz , 1991, n°40, p. 273  

    Fabrice Picod, « Droit de l'Union européenne »,  

    Fabrice Picod, Charles-Etienne Gudin, « Revue des affaires européennes »,    

  • Fabrice Picod, « L’interprétation évolutive du droit de l’Union européenne », le 05 décembre 2025  

    Colloque organisé par le CDE, Université Paris Panthéon-Assas sous la direction scientifique de Fabrice Picod, Professeur à l’Université Paris-Panthéon-Assas et Directeur du Centre de droit européen.

    Fabrice Picod, « La défense, nouvelle priorité de l’Union européenne », le 04 avril 2025  

    Nouvelle édition des "Rencontres de midi" organisée par le CDE, Université Paris Panthéon-Assas

    Fabrice Picod, « Le règlement européen sur les services numériques », le 21 mars 2025  

    Conférence organisée par le CDE, Université Paris Panthéon-Assas dans le cadre des "Rencontres de midi"

    Fabrice Picod, « La communauté Euratom et ses relations internationales », le 07 mars 2025  

    Conférence organisée par le CDE - Centre de droit européen, Université Paris Panthéon-Assas dans le cadre d'une nouvelle édition des "Rencontres de midi"

    Fabrice Picod, « Les grands arrêts 2023 de la CJUE », le 20 novembre 2024  

    Conférence organisée par le CDE, Université Paris Panthéon-Assas

    Fabrice Picod, « Arbitrage international et droit de l'Union européenne », le 03 octobre 2024  

    Conférence organisée par le Centre de droit européen et l'Institut de droit comparé, Université Paris Panthéon-Assas

    Fabrice Picod, « Pêche ou surpêche ? », le 12 juillet 2024  

    Colloque organisé par l'Université Paris Panthéon-Assas

    Fabrice Picod, « Les fédérations sportives, entre modèle sportif européen et pouvoir privé », le 06 juin 2024  

    Atelier doctoral organisé par le CDE - Centre de Droit Européen, Université Paris Panthéon-Assas

    Fabrice Picod, « Monnaie, commerce, souveraineté et droit », le 27 octobre 2023  

    Séminaire organisé par DOGMA, l'Institut pour l'étude des disciplines dogmatiques et l'histoire générale des formes

    Fabrice Picod, « Les rapports entre les juges constitutionnels nationaux et la CJUE », le 06 octobre 2023  

    Colloque organisé par Le Centre de droit européen, Université Paris-Panthéon-Assas, sous la direction des professeurs Anastasia Iliopoulou-Penot et Francesco Martucci

    Fabrice Picod, « La politique juridique extérieure », le 05 octobre 2023  

    Table ronde organisée par l'IEDP, Faculté de droit Jean Monnet, Université Paris-Saclay

    Fabrice Picod, « La circulation des sociétés dans l'Union Européenne », le 11 mai 2023  

    Organisé par la Faculté de droit, Université de St Etienne, l'Université Lyon 3, le CREDIP, l'EDIEC, le CERCRID sous la direction scientifique de Mathieu Combet, MCF en droit privé à la Faculté de Droit de Saint-Étienne (CERCRID - UMR CNRS 5137) et Jeremy Heymann, Professeur de droit privé à l’Université Jean Moulin Lyon 3 (EDIEC/CREDIP – EA 41 85)

    Fabrice Picod, « De minimis non curat praetor », le 08 décembre 2022  

    Organisé par le Centre de droit européen (CDE) de l'Université Panthéon-Assas, sous la direction du Professeur Fabrice Picod

    Fabrice Picod, « Nouveaux regards sur le droit européen des investissements », le 05 décembre 2022  

    Organisé par le CREDIMI en partenariat avec la Branche française de l'ILA/ADI sous la direction de Raphaël Maurel, MCF à l’Université de Bourgogne, CREDIMI

    Fabrice Picod, « Le Conseil européen, aspects institutionnels et matériels, le politique des politiques de l’Union », le 17 novembre 2022  

    Colloque organisé par l'IRDEIC, Université Toulouse 1 Capitole, sous la direction scientifique de Didier Blanc, Professeur de droit public, IRDEIC - Université Toulouse I Capitole

    Fabrice Picod, « Les sanctions de l’Union européenne dans les relations extérieures », le 04 novembre 2022  

    Colloque de la Jeune Recherche de l’Association Française d’Études Européennes (AFÉE), organisé par le Centre de droit européen, Université Paris Panthéon-Assas.

    Fabrice Picod, « Les transformations européennes du droit des sociétés », le 14 juin 2022  

    Organisé par l'IRDA, Université Paris Panthéon-Assas sous la Direction scientifique de Louis d’Avout et France Drummond, professeurs à l’Université Panthéon-Assas

    Fabrice Picod, « L’équivalence des protections des droits fondamentaux dans l’Union européenne », le 15 juin 2021  

    Seconde séance du séminaire « Jeunes Docteurs » organisé pour l’Institut Michel Villey par Mmes L. André et M. Chevrier, Doctorantes à l’Université Panthéon-Assas

    Fabrice Picod, « Le juge administratif, l'Europe, la loi », le 18 octobre 2019  

    Organisé par le CRDA (Centre de recherches en droit administratif) et le CDE (Centre de droit européen), Université Panthéon-Assas - Paris II

    Fabrice Picod, « 3e édition de la Journée de la Jeune Recherche en Propriété Intellectuelle (JJRPI) », le 08 octobre 2019  

    Organisé par l’IRPI, Université Paris II Panthéon-Assas

    Fabrice Picod, « La Charte des droits fondamentaux, source de renouveau constitutionnel européen ? », le 27 septembre 2019  

    organisé sous la direction scientifique de Anastasia Iliopoulou-Penot et Lamprini Xenou

    Fabrice Picod, « Séminaires doctoraux de l’Institut Michel Villey (2018-2019) », le 22 octobre 2018  

    Organisé par l’Institut Michel Villey par la voie de ses doctorants, Ludmilla Martin-Leboeuf et Mathilde Laporte

    Fabrice Picod, « L'initiative citoyenne européenne », le 12 septembre 2018  

    Organisé pour le Centre de droit européen, Université Paris II Panthéon-Assas par messieurs Édouard Dubout, Francesco Martucci et Fabrice Picod

    Fabrice Picod, « Ubérisation et économie collaborative : Évolutions récentes dans l’Union européenne et ses États membres », le 17 janvier 2018  

    Journée internationale de jeunes chercheurs organisée par Araceli Turmo, Maître de conférences, Université de Nantes et Max Baumgart, Doctorant, Université de Cologne et Université de Bâle

    Fabrice Picod, « La circulation des automobilistes en Europe », le 20 septembre 2017  

    Organisé par le Centre de droit européen de l'université Paris II panthéon-Assas

    Fabrice Picod, « Les 60 ans des traités de Rome », le 28 avril 2017  

    Colloque de la Cour de Cassation

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Pauline Dupont, Les dispositions liminaires du traité sur l'Union européenne devant la Cour de justice de l'Union européenne, thèse soutenue en 2024 présidée par Anastasia Iliopoulou, membres du jury : Gaëlle Marti (Rapp.), Hugues Dumont (Rapp.), Vassilios Skourís    

    Catégorie de dispositions peu connue et pourtant essentielle dans l'ordre juridique de l'Union européenne, les dispositions liminaires du traité sur l'Union européenne font généralement l'objet de peu d'attention. Les potentialités contentieuses de ces dispositions ne sont pas évidentes, compte tenu des caractéristiques de cette catégorie spécifique de dispositions. Pourtant, le potentiel de ces dispositions est considérable. L'originalité de cette étude réside dans le fait qu'elle propose une réflexion générale et transversale sur la place et la fonction des dispositions liminaires du traité sur l’Union européenne dans les litiges portés devant la Cour de justice de l'Union européenne. Plus précisément, la présente thèse examine à la fois la place de ces dispositions dans les différentes voies de droit prévues par les traités constitutifs et leur fonction, lorsqu'elles sont utilisées dans le contentieux, pour le système constitutionnel de l'Union européenne. Loin de rester lettre morte, les dispositions liminaires du traité sur l'Union européenne peuvent, au contraire, être utilisées dans les différentes voies de droit prévues par les traités constitutifs et remplir certaines fonctions pour le système constitutionnel de l'Union européenne.

    Carlotta Gradin, L'encadrement juridique européen et international des cyberviolences, thèse soutenue en 2023 en co-direction avec Olivier de Frouville, membres du jury : Sébastien Van Drooghenbroeck (Rapp.), Claire Vial (Rapp.), Anne-Thida Norodom      

    Les violences en ligne ne sont pas un phénomène nouveau, elles existent depuis la création d’Internet. En perpétuelle évolution, elles prennent différentes formes et touchent les utilisateurs du monde entier. Les caractéristiques d’Internet confèrent à ces comportements illicites des spécificités qui ont un impact sur leur qualification et sur leur régime. Si progressivement des réglementations juridiques ont été adoptées au niveau national et européen pour les encadrer, il n’existe pas encore une définition claire de cyberviolence et des règles uniformes reconnues par la communauté internationale pour protéger les droits fondamentaux des utilisateurs. De plus, le cadre préventif et répressif demeure insatisfaisant. Cela conduit à des conséquences négatives, notamment en termes d'évaluation du phénomène et d'adoption de mesures appropriées, ainsi que des manquements en matière de protection des destinataires des services.

    Gaëlle Hardy, L'européanisation de la surveillance bancaire, thèse soutenue en 2021 en co-direction avec Francesco Martucci, membres du jury : Brunessen Bertrand (Rapp.), Rostane Mehdi (Rapp.), Dominique Berlin et Philippe-Emmanuel Partsch    

    Sur le fondement de l’article 127, paragraphe 6, du TFUE, le Conseil a établi, le 4 novembre 2014, un nouveau système de supervision bancaire dans l’Union européenne : le mécanisme de surveillance unique (MSU). Ce dernier est formé de la Banque centrale européenne (BCE) et des autorités nationales de surveillance bancaire de la zone euro. Loin de se limiter à la lettre, à première vue restrictive, du TFUE, le législateur de l’Union a confié à la BCE des pouvoirs afin de contrôler, directement ou indirectement, en coopérant étroitement avec les superviseurs nationaux, l’ensemble des banques situées dans la zone euro et dans les autres États membres qui participent au MSU. En partant de deux impératifs de prime abord contradictoires – le besoin d’élever la surveillance bancaire au niveau de l’Union et la nécessité de maintenir un rôle important pour les autorités nationales, l’Union s’est dotée d’un système de surveillance bancaire, unique, hybride et interdépendant, dans lequel les autorités européennes et nationales interagissent pour mettre en œuvre tant le droit de l’Union que le droit national. Sans réduire le MSU à un modèle théorique préconçu, l’analyse de ses fondements juridiques et de son fonctionnement général met en exergue des spécificités qui témoignent de l’émergence d’une nouvelle méthode d’intégration : l’européanisation.

    Flora Sicard, La cohérence des systèmes fiscaux en droit de l'Union européenne: étude en fiscalité directe, thèse soutenue en 2021, membres du jury : Daniel Gutmann (Rapp.), Alexandre Maitrot de La Motte (Rapp.), Dominique Berlin et Joachim Englisch      

    La cohérence est la propriété essentielle des systèmes juridiques et constitue l’indicateur privilégié de leur existence. En droit de l’Union européenne, le recours à cette notion et son application aux relations entre les systèmes fiscaux des États membres permettent de tester l’hypothèse d’un système fiscal européen à travers un prisme renouvelé, en dépassant la difficulté liée à l’absence d’un véritable impôt européen. En œuvrant pour l’élimination des frottements fiscaux et des failles fiscales, le droit de l’Union européenne soutient l’articulation logique des systèmes fiscaux des États membres, c’est-à-dire leur cohérence formelle. En organisant leur convergence téléologique autour du marché intérieur et du projet d’égale liberté qu’il porte, le droit de l’Union européenne garantit aussi une cohérence matérielle. Ces dynamiques sont suffisamment marquées pour indiquer le développement d’un système fiscal européen qui englobe et transcende les systèmes nationaux. La cohérence entre les systèmes fiscaux des États membres constitue également un instrument au service de l’affirmation du système fiscal européen et, plus largement, du système juridique de l’Union européenne. Les dynamiques de cohérence formelle et matérielle impriment aux relations inter-systémiques une rationalité orientée vers la protection de la justice fiscale interindividuelle et interétatique. Elles contribuent ainsi à accroître la légitimité du système identifié. En outre, l’homogénéité et l’unité générées par une cohérence fiscale aboutie renforcent la cohésion des systèmes. Elles favorisent le développement d’une identité plus lisible de l’ensemble formé par les États membres et l’Union, notamment sur la scène fiscale internationale.

    Louis Feilhès, Le principe d'équivalence en droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2021 en co-direction avec Bertrand Seiller, membres du jury : Marc Blanquet (Rapp.), Dominique Ritleng (Rapp.), Brunessen Bertrand et Melchior Wathelet      

    Le principe d’équivalence, tel qu’issu de la jurisprudence Rewe et Comet de la Cour de justice de l’Union européenne, constitue un concept classique du droit de l’Union européenne. En tant que limite à l’autonomie institutionnelle et procédurale des États membres, il interdit qu’un traitement national accordé à une situation européenne ne soit pas au moins équivalent à celui accordé à une situation interne similaire. Sa proximité avec les principes de coopération loyale, d’égalité de traitement, d’effectivité, de protection juridictionnelle effective ou d’équivalence des protections incite à lui reconnaître une place non négligeable au sein de l’ordre juridique européen. Cependant, dans l’ensemble, la doctrine et les juges nationaux se désintéressent d’un tel principe. Trop obscur ou difficile à appliquer en raison d’une jurisprudence européenne assez évasive, il subit également le contexte d’harmonisation croissante des ordres juridiques nationaux par le droit de l’Union. La présente thèse vise à comprendre et cerner au mieux la place et l’utilité du principe d’équivalence. À bien des égards, il joue un rôle certain en accordant une protection originale à l’effet utile du droit de l’Union et en favorisant l’intégration des règles européennes dans les ordres juridiques nationaux. Il rencontre toutefois différentes difficultés pour accomplir pleinement sa mission, ce qui explique l’indifférence avec laquelle il est traité. En définitive, le caractère hybride du principe d’équivalence, qui nécessite l’identification d’éléments de droit de l’Union et de droit interne, caractérise toute sa spécificité et son intérêt.

    Andréa Krachler, Les entraves d'origine privées aux libertés de circulation, thèse soutenue en 2021 en co-direction avec Alina Lengauer, membres du jury : Marcus Klamert (Rapp.), Claire Vial (Rapp.), Edouard Dubout et Ursula Kriebaum      

    Compte tenu des changements politiques, économiques et sociaux intervenus depuis la seconde guerre mondiale et du retrait de la puissance publique tant dans les États membres que dans l’Union européenne, de nombreuses activités et pouvoirs se trouvent désormais exercés, de facto ou de jure, par des personnes privées. Susceptibles de restreindre la libre circulation des personnes, services, marchandises et capitaux, des interrogations surgissent quant au régime applicable à de telles mesures d’origine privée. Contrairement aux entraves d’origine étatique et aux entraves émanant des institutions de l’Union européenne, les entraves d’origine privée ne font pas l’objet d’un processus d’élimination systématique et cohérente. Le fondement et l’étendue d’un effet horizontal des libertés de circulation restent controversés. Cette étude est centrée sur la question de savoir si et dans quelles mesures les personnes privées sont assujetties au respect des obligations découlant des libertés de circulation. L’appréhension des entraves d’origine privée est rendue plus complexe par le fait que les personnes privées sont titulaires de droits fondamentaux et de l’autonomie privée, qu’il convient de concilier avec les exigences du marché intérieur. Cette conciliation doit être effectuée sous forme d’une mise en balance, qui assure la meilleure réalisation des intérêts conflictuels en présence. L’étude démontre que la combinaison des effets horizontaux direct et indirect ainsi que la mise en place d’un régime adéquat des justifications des entraves assurent au mieux le bon fonctionnement du marché intérieur tout en respectant les particularités liées à la personne privée.

    Alexandra Ferentinou, Le principe de confiance légitime en droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2021, membres du jury : Manuel López Escudero (Rapp.), Dominique Ritleng (Rapp.), Loïc Azoulai et Edouard Dubout    

    Dégagé de façon prétorienne par la Cour de justice de l’Union européenne, le principe de protection de la confiance légitime incarne dans l’ordre juridique de l’Union européenne les principes anciens et universels du respect de la parole donnée, du pacta sunt servanda et du non venire contra factum proprium. Il implique l’obligation, pour la puissance publique européenne, de respecter ses propres décisions ou engagements. Le principe de protection de la confiance légitime implique également qu’une personne publique, dont les actes ou les paroles sont contradictoires, assume les conséquences de ses contradictions. Il exprime ainsi les principes communément admis de l’interdiction de se contredire au détriment d’autrui et de l’estoppel. La protection que le principe de protection de la confiance légitime accorde aux sujets du droit de l’Union européenne est toutefois limitée. Le principe de confiance légitime n’est destiné à couvrir que des situations exceptionnelles. La Cour de justice de l’Union européenne n’a recours qu’à titre exceptionnel à ce principe lorsque l’application stricte de la règle européenne aboutirait à une injustice manifeste. La Cour de justice de l’Union européenne préserve prioritairement le large pouvoir d’appréciation conféré par les textes aux institutions européennes et nationales qui les autorise à changer brusquement de position lorsque les circonstances l’exigent. La Cour de justice de l’Union européenne assure en outre le respect du principe de légalité qui prime sur la protection de la confiance légitime des sujets de droit. Elle considère que les actes et agissements illégaux des autorités de l’Union européenne ne peuvent en principe engendrer des attentes légitimes.

    Georgios Naziroglou, Intérêt personnel et intérêt général dans l'office du juge administratif, thèse soutenue en 2021 en co-direction avec Bertrand Seiller, membres du jury : Norbert Foulquier (Rapp.), Alix Perrin (Rapp.), Pascale Gonod, Fabrice Melleray et Sophie Roussel    

    Le juge administratif français est traditionnellement regardé comme mettant en balance les intérêts des personnes avec l’intérêt général ; ce procédé se trouve au coeur de sa mission. Or la méthode par laquelle le juge administratif prend en considération ces deux catégories d’intérêts au sein de son office, c’est-à-dire lors de l’exercice de mécanismes contentieux en vue de trancher un litige, n’a pas encore fait l’objet d’une étude approfondie. Réfléchir sur cette problématique présente plusieurs avantages. Il est d’abord démontré que le juge administratif fait de longue date preuve d’un souci accru pour les intérêts des personnes ; les principes de légalité et de sécurité juridique se voient ainsi assigner une finalité subjective. Cette prise en compte des situations des particuliers n’aboutit pourtant pas à leur protection absolue. Grâce à la méthode de la mise en balance, le juge administratif se réserve la faculté de faire primer les besoins collectifs sur les intérêts des personnes lorsque les circonstances litigieuses le justifient. Le juge reste dès lors fidèle à sa vocation historique : même s’il garantit de plus en plus les situations des administrés, il accepte d’en relativiser la protection lorsque les impératifs propres à l’intérêt général l’exigent.

    Séverine Taisne, Le Conseil constitutionnel et le droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2021, membres du jury : Anne Levade (Rapp.), Gaëlle Marti (Rapp.), Guy Canivet et Guillaume Drago   

    Au cœur des rapports entre les ordres juridiques, la relation entre le Conseil constitutionnel et le droit de l’Union européenne est particulièrement complexe. Gardien de la Constitution, le Conseil constitutionnel dispose d’un rôle essentiel à l’égard de l’intégration du droit de l’Union européenne dans l’ordre interne. Quant au droit de l’Union européenne, de par sa spécificité, il conduit le Conseil constitutionnel à s’adapter. L’objet de cette étude est de mettre l’accent sur l’évolution du Conseil constitutionnel à la lumière du droit de l’Union européenne. Celle-ci est cruciale, tant du point de vue du droit de l’Union européenne que de l’ordre interne. Ainsi, ce travail démontre que l’effet du droit de l’Union européenne sur le Conseil constitutionnel est double. En tant que juridiction d’une part, le Conseil constitutionnel adapte sa jurisprudence à la spécificité du droit de l’Union européenne. Pareille évolution, destinée à éviter les conflits entre les ordres juridiques, influence la réception du droit de l’Union européenne dans l’ordre juridique interne. En tant qu’institution d’autre part, le Conseil constitutionnel est conduit à faire évoluer son fonctionnement au regard du droit de l’Union européenne. Celui-ci renforce son office et modifie sa place au sein du paysage juridictionnel. Finalement, l’étude fait apparaître la persistance de lacunes et d’incertitudes, affectant la relation entre le Conseil constitutionnel et le droit de l’Union européenne. Celles-ci, préjudiciables à la clarté du droit et à la sécurité juridique, doivent être comblées. Des pistes d’amélioration sont alors envisagées et analysées afin de dégager les solutions les plus adéquates.

    Marie Vialle, Mesures publiques anticoncurrentielles et droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2021, membres du jury : David Bosco (Rapp.), Loïc Grard (Rapp.), Linda Arcelin, Sophie Pelé et Francesco Martucci    

    Le champ d’application des articles 101 et 102 TFUE est strictement circonscrit aux pratiques anticoncurrentielles d’entreprises. Les règles européennes de concurrence de droit primaire qui s’adressent aux États membres sont constituées du droit des aides d’État, particulièrement l’article 107 TFUE, d’une part, et de l’article 106, paragraphe 1er, TFUE, d’autre part. Face à certaines mesures publiques qui ne pouvaient pas être appréhendées sur le fondement de ces dispositions, un vide juridique est apparu. La Cour de justice, guidée par le souci de garantir l’effet utile des articles 101 et 102 TFUE, a procédé à une lecture combinée de ces dispositions avec le principe de coopération loyale, consacré à l’article 4, paragraphe 3, TUE. Cette jurisprudence finaliste présente des limites quant à l’effectivité de l’interdiction des mesures publiques qui méconnaissent ces articles. La recherche vise à s’interroger sur l’élaboration d’un nouveau mode d’appréhension de ces mesures, qualifiées d’anticoncurrentielles, car restrictives de la concurrence au sein du marché intérieur au regard des articles 101 et/ou 102 TFUE lu(s) en combinaison avec l’article 4, paragraphe 3, TUE. Cette étude procède à une réflexion conciliatrice entre les singularités du droit des pratiques anticoncurrentielles et celles des mesures publiques des États membres, avec pour ambition de conceptualiser les mesures publiques anticoncurrentielles, d’en proposer un mode de prohibition innovant et adéquat, dans le cadre d’une systématisation décisionnelle et juridictionnelle adaptée et effective.

    Mihaela Ilieva, La protection des consommateurs et les droits fondamentaux dans l'Union européenne, thèse soutenue en 2019, membres du jury : Éric Carpano (Rapp.), Anastasia Iliopoulou (Rapp.), Edouard Dubout et Jules Stuyck      

    L’étude des rapports entre la protection des consommateurs et les droits fondamentaux est révélatrice de l’intégration progressive de ces droits dans les politiques de l’Union européenne. En matière de protection des consommateurs l’intégration des droits fondamentaux consiste en leur reconnaissance et en leur application juridictionnelle. Parmi les droits fondamentaux reconnus au profit des consommateurs figurent le droit à la protection des données à caractère personnel, le droit à l’information, le droit à la non-discrimination ou encore le droit à la protection juridictionnelle effective. Ceux-ci se présentent comme des moyens et des objectifs permettant de réaliser la politique européenne de protection des consommateurs et jouent un rôle majeur pour défendre, notamment, les consommateurs vulnérables. L’intégration des droits fondamentaux en matière de protection des consommateurs se concrétise également par leur application juridictionnelle. La prise en considération des droits fondamentaux dans le contrôle opéré par la Cour de justice de l’Union européenne contribue à assurer une protection effective des consommateurs et, par conséquent, à améliorer le niveau de leur protection. Or la mise en œuvre juridictionnelle des droits fondamentaux est également un facteur de conflits entre différents droits et objectifs d’intérêt général.

    Ninon Forster, La responsabilité sans faute de l'Union européenne, thèse soutenue en 2019, membres du jury : Brunessen Bertrand (Rapp.), Paul Nihoul (Rapp.), Benoît Delaunay et Georges Vandersanden    

    Souvent invoquée dans les recours en indemnité devant la Cour de justice de l’Union européenne pour pallier les obstacles à l’engagement de la responsabilité extra-contractuelle de l’Union européenne, la responsabilité sans faute est un concept flou dont la définition, la nature et l’existence même sont contestées. L’étude de ce concept, à partir de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, laisse cependant apparaître une construction prétorienne originale emprunte de l’influence des droits nationaux de la responsabilité publique. La responsabilité sans faute acquiert, au fil des arrêts rendus par la Cour de justice et le Tribunal, une consistance qui la fait apparaître comme une catégorie juridique regroupant plusieurs régimes de responsabilité dans lesquels la preuve d’une activité fautive des institutions de l’Union européenne ou de ses agents n’est pas nécessaire à l’engagement de sa responsabilité extra-contractuelle. La responsabilité sans faute peine cependant à s’imposer comme une voie de droit effective à disposition des particuliers en raison, d’une part, des réticences du juge à la reconnaître expressément comme un principe de responsabilité extra-contractuelle et, d’autre part, de l’interprétation rigoureuse des conditions de son bien-fondé.

    Alexandre Richard, Procédure en manquement d'Etat et protection des droits fondamentaux dans l'Union européenne, thèse soutenue en 2019, membres du jury : Rostane Mehdi (Rapp.), Romain Tinière (Rapp.), Ben Smulders et Claude Blumann    

    Depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne a acquis valeur de droit primaire. Ses dispositions constituent dès lors « des obligations qui incombent [aux États membres] en vertu des traités », selon les termes de l’article 258 du traité FUE, relatives à la procédure en manquement d’État. Or, si cette procédure a pour but de faire cesser les manquements des États membres aux obligations qui leur incombent, les différents acteurs de cette voie de droit ne semblent pas particulièrement enclins à faire constater les violations des droits fondamentaux. Plusieurs considérations, tenant à la procédure en manquement d’État et aux droits fondamentaux, peuvent effectivement faire obstacle à l’engagement de poursuites contre un État membre lorsque sont en cause les dispositions de la Charte. De surcroît, la Cour de justice doit tenir compte des droits fondamentaux lorsque ceux-ci sont avancés par les autorités étatiques en tant que moyens de défense dans le cadre d’une procédure en constatation de manquement. Pourtant, des difficultés liées au contentieux du manquement et aux droits fondamentaux privent les Etats membres de se prévaloir pleinement des droits et libertés pour faire échec à la constatation d’un manquement. Ces considérations questionnent en définitive l’adéquation de la procédure en manquement d’État pour garantir le respect des droits fondamentaux.

    Caterina Mariotti, Les services sociaux et de santé au regard des aides d'État, thèse soutenue en 2019 en co-direction avec Daniele Gallo, membres du jury : Massimo Condinanzi (Rapp.), Giacomo Di Federico (Rapp.), Éric Carpano et Francesco Munari    

    Le présent travail de recherche porte sur l’application du droit des aides d’État aux services sociaux et de santé. Cette interaction, qui s’inscrit dans le plus ample débat sur l’« infiltration » des « espaces sociaux nationaux » par le droit de l’Union européenne, attire toujours plus l’attention de la Commission et de la Cour de justice de l’UE, soulève de nouvelles questions et se caractérise par un degré considérable d’incertitude. Éclairer la façon dont le cadre juridique des « services d’intérêt économique général » (SIEG) est modulé et nuancé en relation aux services sociaux et de santé constitue l’objectif fondamental du présent projet. L’analyse va également au-delà des SIEG, en examinant les autres voies que le droit de l’Union offre pour réconcilier la règlementation des aides d’État et le soutien public au welfare. La recherche se penche d’abord sur la notion de « services sociaux et de santé » et sur le cadre juridique européen concernant ce secteur. Après avoir conclu que l’on peut raisonnablement s’attendre à ce que les services sociaux et de santé soient toujours plus fréquemment considérés comme des activités économiques relevant du champ d’application du droit des aides d’État, l’étude se concentre sur la façon dont la règlementation des aides a été appliquée dans les secteurs du logement social, des soins de santé et de la sécurité sociale. L’interaction entre droit des aides d’État et welfare est ensuite examinée à la lumière du cadre résultant du Traité de Lisbonne ; enfin, des hypothèses sont formulées au sujet des voies à suivre en vue de renforcer la capacité du droit des aides d’État à s’adapter aux particularités des services sociaux et de santé.

    Pierre-Emmanuel Pignarre, La Cour de justice de l'Union européenne, juridiction constitutionnelle, thèse soutenue en 2019, membres du jury : Brunessen Bertrand (Rapp.), Guillaume Tusseau (Rapp.), Armel Le Divellec et Mattias Wendel    

    La Cour de justice de l’Union européenne est aujourd’hui l’institution judiciaire qui fait l’objet de toutes les attentions de la part du monde scientifique. Elle serait même, derrière la Cour suprême des États-Unis, l’organe judiciaire le plus étudié au monde. Notre recherche propose de démontrer que la Cour de justice de l’Union européenne est une juridiction constitutionnelle. Tout d’abord, la Cour de justice de l’Union européenne dispose d’une légitimité qui peut être qualifiée de constitutionnelle tant au regard de ses composantes humaines que de sa procédure. La procédure de nomination ainsi que l’office des membres de la Cour de justice de l’Union européenne caractérisent sa légitimité constitutionnelle subjective. L’étude des règles de procédure amène au constat que le procès à la Cour de justice de l’Union européenne à les attraits d’un procès constitutionnel. Elles caractérisent la légitimité constitutionnelle objective de la Cour de justice de l’Union européenne.La Cour de justice dispose ensuite d’une compétence qui peut être qualifiée de constitutionnelle car elle exerce des attributions qui sont traditionnellement dévolues au juge constitutionnel. Ceci se vérifie tout d’abord dans le contrôle de la régularité des normes étatiques et européennes au droit de l’Union européenne lato sensu qui évoque le contrôle de constitutionnalité des lois devant les juridictions constitutionnelles nationales. Cela se vérifie, ensuite, dans le contrôle de la répartition horizontale et verticale des compétences qu’exerce le juge de l’Union européenne et qui constitue l’une des attributions des juges constitutionnels dans les États fédéraux ou régionaux. Cela se vérifie, enfin, à l’aune de la garantie des droits fondamentaux, que le juge de l’Union européenne veille à préserver au sein de l’ordre juridique dont il est l’interprète authentique.

    Stamatina Xefteri, Les directives européennes, instrument juridique des autorités administratives nationales, thèse soutenue en 2019, membres du jury : Deirdre M. Curtin (Rapp.), Laetitia Guilloud (Rapp.), Édmond Honorat, Benoît Plessix et Christopher Vajda    

    Les directives européennes ont toujours été considérées comme un instrument juridique à la disposition des particuliers face à un État membre défaillant. L’invocabilité et l’application des directives sont analysées sous l’unique prisme des droits des justiciables. Contrairement à cette perspective, la présente étude vise à démontrer que la directive devient un moyen juridique d’intervention dans l’ordre juridique interne, dans la mesure où les autorités nationales l’invoquent et l’appliquent dans leurs rapports avec les administrés et les autres autorités nationales ou européennes. L’apparition du droit dérivé a bouleversé la hiérarchie des normes, ainsi que les obligations pesant sur les autorités administratives. Grâce à la primauté du droit de l’Union européenne et à l’impératif d’efficacité dans tous les États membres, la directive est devenue un paramètre de légalité des normes nationales: elle revendique sa place parmi les paramètres traditionnels de légalité, mais parfois elle se trouve en conflit avec eux ou elle se substitue à toute règle nationale contraire. Toutefois, la directive est, entre les mains de l’administration, non seulement une source de droit supranationale à appliquer de manière passive, mais également une norme utilisée pour servir ses propres causes, ainsi que les buts poursuivis par l’Union européenne. En effet, l’évolution de la jurisprudence européenne et administrative a abouti non seulement à un renforcement des obligations de l’administration, mais aussi à l’amplification des formes d’invocabilité au profit de l’administration et à la reconnaissance d’une autonomie du pouvoir réglementaire à l’égard du pouvoir législatif dans le respect des directives. Ces éléments révèlent le rôle particulièrement dynamique de toutes les autorités administratives agissant dans le champ d’application des directives, dans leur transposition, et exécution dans les ordres juridiques nationaux.

    Alexandra Théofili, La mise en œuvre du droit de l'Union européenne en droit du contentieux administratif français, thèse soutenue en 2019, membres du jury : Anémone Cartier-Bresson (Rapp.), Dominique Ritleng (Rapp.), Francesco Martucci et Laurence Potvin-Solis    

    La mise en œuvre du droit de l’Union européenne en droit du contentieux administratif français correspond à la partie de son exécution judiciaire décentralisée qui relève de la compétence du juge administratif. Or, la méthode classique du droit administratif européen, commune à tout type de mise en œuvre du droit de l’Union, qu’elle soit judiciaire ou pas, ne propose que deux types de liens pouvant exister entre le droit de l’Union et les droits administratifs nationaux : d’une part, ceux qui tiennent aux contraintes juridiques que le droit européen fait peser sur les systèmes nationaux et, d’autre part, ceux qui tiennent aux rapports de pure influence qui peuvent exister entre les constructions du droit de l’Union et celles du droit administratif national. La mise en œuvre du droit de l’Union en droit du contentieux administratif peut néanmoins être saisie uniquement sous l’angle de la contrainte juridique, qu’il s’agisse de la mise en œuvre directe du droit européen par la procédure administrative contentieuse ou de sa mise en œuvre lors du procès administratif et à l’occasion de celui-ci. Cette mise en œuvre est, en tout état de cause, tributaire de la compétence du juge administratif, mais elle est d’intensité variable selon que le juge jouit d’une plénitude de compétence ou n’agit que dans le cadre prescrit par son office national. Dans tous les deux cas il est désormais juge de droit commun du droit de l’Union européenne.

    Pierre Auriel, L'équivalence des protections des droits fondamentaux dans l'Union européenne, thèse soutenue en 2019 en co-direction avec Denis Baranger, membres du jury : Loïc Azoulai (Rapp.), Gaëlle Marti (Rapp.), Romain Tinière et Sébastien Van Drooghenbroeck    

    L’équivalence des protections des droits fondamentaux est une exigence formulée par les juridictions nationales afin de permettre de concilier les obligations constitutionnelles de mise en œuvre du droit de l’Union européenne et de protection des droits fondamentaux constitutionnels et conventionnels. En particulier, afin de répondre aux exigences d’unité et de de primauté du droit de l’Union, les juridictions nationales acceptent de suspendre le contrôle des actes étatiques mettant en œuvre le droit de l’Union européenne sur le fondement des droits fondamentaux constitutionnels et conventionnels aussi logntemps que le droit de l’Union européenne garantit une protection équivalente des droits fondamentaux. Dispositif baroque et instable, cette exigence est nécessairement précaire, des ruptures ponctuelles de l’équivalence apparaissant fréquemment. L’étude de cette exigence et de ces ruptures permet de faire apparaître la structure de l’Union européenne dans laquelle elle s’insère et à laquelle elle répond. Notamment, la nature internationale de l’Union et les mécanismes de réception du droit de l’Union européenne et du droit interne apparaissent au travers du jeu de l’équivalence. Le droit de l’Union européenne est mis en œuvre en étant soumis aux contraintes des ordres juridiques nationaux et en particulier, de leur ordre constitutionnel.

    Freya Clausen, Les moyens d'ordre public dans le contentieux relevant de la Cour de justice de l'Union européenne, thèse soutenue en 2017 présidée par Cécile Chainais, membres du jury : Dominique Ritleng (Rapp.), Massimo Condinanzi (Rapp.), Dimitrios Gratsias et Joël Rideau    

    Le moyen d’ordre public joue un rôle fondamental dans le contentieux relevant de la Cour de justice de l’Union européenne. Ce moyen peut être défini comme celui qui tend à la garantie des règles et valeurs essentielles de l’ordre juridique européen. Il poursuit une finalité résolument objective et tend à la garantie des répartitions des compétences juridictionnelles et décisionnelles, au respect des formes essentielles de toutes procédures, au respect de certains droits fondamentaux d’ordre essentiellement procédural, voire à la sauvegarde de certaines règles substantielles. Dans l’intérêt objectif de la collectivité des justiciables, ce moyen tend ainsi à garantir les équilibres constitutionnels inhérents à la construction européenne en assurant le rôle de chaque acteur dans le déroulement régulier des procédures. Le moyen d’ordre public joue de manière variable dans l’ensemble des procédures contentieuses relevant de la Cour de justice de l’Union européenne. Il est impératif et s’impose tant au juge qu’aux parties. Il doit être examiné et relevé d’office par le juge dès lors qu’il est de nature à influencer la solution du litige. L’obligation du juge s’accommode néanmoins d’une certaine souplesse. Ce moyen peut être invoqué par les parties en dehors des règles de droit commun régissant la recevabilité des moyens. Relevé d’office par le juge ou invoqué par une partie, le moyen d’ordre public doit être soumis au débat contradictoire entre les parties. Un courant jurisprudentiel récent tend ainsi à subjectiviser le régime du moyen d’ordre public au vu des exigences du procès équitable.

    Mathieu Le Soudéer, Le contrôle du respect des droits fondamentaux par la Cour de justice de l'Union européenne en matière de procédures applicables aux pratiques anticoncurrentielles, thèse soutenue en 2017, membres du jury : Pascale Idoux (Rapp.), Romain Tinière (Rapp.), Laurence Idot, Savvas Papasavvas et Eric Morgan de Rivery    

    Le contrôle juridictionnel des droits fondamentaux, en matière de procédures applicables aux pratiques anticoncurrentielles, s'inscrit dans un contexte marqué par l'affirmation de la dimension répressive et la diversification des modalités de mise en oeuvre du droit des pratiques anticoncurrentielles. Par ailleurs, la protection des droits fondamentaux constitue un impératif incontournable au sein de l'ordre juridique de l'Union européenne. Les juridictions de l'Union sont confrontées à deux enjeux principaux.Le premier, essentiellement procédural, réside dans l'encadrement du déroulement et de l'articulation des procédures servant la mise en oeuvre effective des articles 101 et 102 TFUE. Les juges de l'Union doivent concilier, d'une part, la protection des droits fondamentaux dont le respect sous-tend le caractère équitable des procédures et, d'autre part, la préservation de l'efficacité des procédures. Sur ce point, l'amélioration progressive de la protection des droits des entreprises n'épuise pas une priorité accordée aux impératifs d'efficacité et d'effectivité.Le second défi, de nature institutionnelle, tient au respect des exigences découlant du droit à un procès équitable. Le maintien du système institutionnel au sein duquel la Commission concentre différents pouvoirs est subordonné à l'affermissement d'un contrôle juridictionnel répondant à certains impératifs. Ainsi,un droit fondamental commande une intensification du contrôle exercé sur certaines décisions. En outre, les droits fondamentaux constituent des instruments utiles,permettant aux juges de l'Union de consolider un contrôle juridictionnel approfondi et objectif.

    Ioanna Papadamaki, Les aides d'État de nature fiscale en droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2016 en co-direction avec Dominique Berlin, membres du jury : Jean-Yves Chérot (Rapp.), Michaël Karpenschif (Rapp.), Anthony M. Collins et Piet Jan Slot    

    L’étude repose sur l’hypothèse que les aides d’État fiscales sont autonomes, se singularisant par rapport aux autres règles du droit fiscal de l’Union. Cela est dû au fait que la véritable nature de l’intégration, la véritable finalité du contrôle des aides fiscales, n’est pas facilement perceptible.Le régime des aides fiscales dépasse son cadre initial de contrôle des systèmes fiscaux pourintégrer celui d’élaboration de règles juridiques communes. Les autorités de l’Union, par le biais du régime des aides fiscales, contrôlent les systèmes fiscaux nationaux ; en même temps, elles parviennent à jouer un rôle important pour la coopération interétatique au regard de la lutte contrela concurrence fiscale dommageable. Plus important encore, elles réussissent à coordonner les systèmes fiscaux nationaux, procédant d’une instrumentalisation du contrôle des aides fiscales,contrôle étant conçu comme un succédané de l’harmonisation fiscale. La démonstration des finalités protéiformes de ce contrôle repose d’abord sur la méthode d’identification d’une aide fiscale, identification qui correspond aux finalités recherchées. La vérification de l’hypothèse initiale de singularisation des aides fiscales pose également la question de sa finalité. Ce contrôle est-il susceptible de façonner la structure même du droit fiscal de l’Union et, d’une manière plus substantielle, la répartition des compétences entre les autorités européennes et nationales ? Une technique comme celle du contrôle des aides fiscales peut-elle potentiellement contribuer à redéfinir la ligne de démarcation entre souveraineté fiscale des États membres et limitation tolérable de celle-ci par le droit de l’Union ?

    Araceli Turmo, L'autorité de la chose jugée en droit de l'Union Européenne, thèse soutenue en 2016 présidée par Francesco Martucci, membres du jury : Dominique Ritleng (Rapp.), Massimo Condinanzi (Rapp.), Michel Hottelier    

    L’autorité de chose jugée constitue une composante essentielle de tout droit processuel. Elle a été reconnue comme un principe de droit de l’Union européenne par la Cour de justice qui l’applique en dépit de l’absence de source écrite depuis les premiers temps de la construction communautaire. Il est possible d’en identifier les fondements dans des principes fondamentaux tels que la sécurité juridique ou la protection juridictionnelle effective. L’autorité de chose jugée se manifeste tout d’abord sous la forme d’une exception d’irrecevabilité permettant de rejeter toute demande visant à remettre en cause ce qui a été définitivement tranché par les juridictions de l’Union. Cette exception ne peut être invoquée que lorsque la matière litigieuse ayant fait objet d’une première décision est identique à celle qui est en cause dans la nouvelle demande. L’autorité de chose jugée est également employée dans d’autres circonstances, afin de délimiter l’objet d’un litige en cas d’identité partielle des matières litigieuses et pour encadrer l’exercice des voies de recours extraordinaires. Les fonctions des juridictions de l’Union européenne exigent également une mise en relation de l’autorité de chose jugée avec la portée normative des actes juridictionnels. Elle constitue un complément nécessaire à la portée erga omnes reconnue aux arrêts d’annulation et, dans une moindre mesure, aux constats d’inapplicabilité résultant de voies de contestation incidentes des actes de l’Union. Elle doit toutefois être distinguée de la portée normative reconnue aux arrêts en tant que précédents créant ou modifiant des normes de portée générale.

    Peter Langlais, Sécurité maritime et droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2016 présidée par Jacqueline Dutheil de La Rochère, membres du jury : Patrick Chaumette, Loïc Grard, Christian Huglo et José Manuel Sobrino Heredia    

    Nouvel échelon de régulation intermédiaire, le droit de l'Union européenne apparaît à la fois comme le produit et le catalyseur des mouvements de territorialisation et de régionalisation de la gouvernance des espaces et des activités maritimes. Les enjeux humains, économiques et environnementaux de la sécurité maritime ont fait de son ordre juridique un théâtre privilégié de la confrontation entre les traditions libérales du monde maritime et le besoin d'une régulation par la puissance publique en vue de prévenir, limiter et indemniser les préjudices de toutes natures pouvant résulter d'un accident. La Cour de justice de l'Union européenne a ainsi proposé les termes d'une réconciliation inédite entre les principes anciens régissant les régimes de responsabilité maritime tels qu'ils sont organisés par le droit international, et les principes nouveaux du droit de l'environnement. Sous l'effet de l'intégration européenne, le droit de la prévention s'harmonise progressivement à l'échelle continentale, limitant la compétition législative que les États membres sont susceptibles de se livrer dans l'exercice de l'autorité du pavillon et de l'autorité du port. Par la coordination de la position des États européens au sein des enceintes internationales, l'Union européenne parvient à influer sur l'orientation du droit international de la sécurité maritime, et à tempérer la compétition législative externe. Faute d'une harmonisation positive, le rapprochement du droit des États membres dans le domaine de la fiscalité et de la protection sociale des gens de mer naît pour l'heure d'un alignement sur les pratiques internationales. De même, alors que l'attractivité commerciale de son marché intérieur l'y autoriserait, le législateur européen a fait jusqu'à présent un usage limité des instruments d'incitation économique. L'intégration européenne a également conduit à la création d'un cadre de coopération régional structuré autour d'une Agence de régulation spécialisée, doublé d'un rapprochement organisationnel et fonctionnel des administrations maritimes nationales, dont il résulte une homogénéisation progressive des pratiques administratives, en particulier dans le domaine de la conduite des contrôles portuaires, de l'agrément des organismes agissant au nom et pour le compte de l'État du pavillon, de la reconnaissance des formations maritimes, etc. Cette coopération confère un rayonnement externe aux exigences européennes, dont la singularisation par rapport au droit international de référence demeure toutefois stratégiquement limitée.

    Coraline Lumaret, L'effet horizontal de la Charte des droit fondamentaux de l'Union européenne, thèse soutenue en 2015, membres du jury : Joël Rideau (Rapp.), Romain Tinière (Rapp.), Charles-Etienne Gudin    

    La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne a acquis une force juridique contraignante depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Les institutions européennes et les Etats membres lorsqu’ils mettent en oeuvre le droit de l’Union européenne sont donc liés par ses dispositions. Mais les autorités publiques ne devraient pas être les seules à être soumises au respect des droits et libertés qu’elle garantit. En effet, les particuliers, parce qu’ils peuvent, à l’instar des pouvoirs publics, attenter aux droits primordiaux de leurs semblables, devraient également être tenus de respecter cet instrument juridique lorsqu’ils se trouvent placés dans une situation régie par le droit de l’Union européenne. Autrement dit, la Charte des droits fondamentaux devrait déployer des effets juridiques dans le cadre des relations de droit privé lorsqu’il existe un lien de rattachement avec le droit de l’Union européenne. Cet effet horizontal permettrait ainsi aux particuliers de jouir effectivement des droits et libertés consacrés par la Charte. On attend donc des autorités publiques, conformément à leurs obligations positives, qu’elles protègent les droits que les particuliers tirent de cet instrument juridique. La reconnaissance de l’effet réflexe de la Charte des droits fondamentaux aura ainsi pour conséquence de créer des obligations tant pour les institutions européennes et les Etats membres que pour les personnes privées.

    Lamprini Xenou, Les principes généraux du droit de l'Union européenne et la jurisprudence administrative française, thèse soutenue en 2014, membres du jury : Jean-Bernard Auby (Rapp.), Dominique Ritleng (Rapp.), Didier Truchet et Francis Donnat    

    Dégagés de façon prétorienne par la Cour de justice, les principes généraux du droit de l’Union occupent dans la jurisprudence administrative française une place que peut expliquer la notion de dédoublement fonctionnel. D’une part, ce sont des normes obligatoirement appliquées par le juge national dans le champ du droit de l’Union.D’autre part, en dehors du champ, ils constituent une source d’inspiration pour le Conseil d’Etat dans la création et l’interprétation des principes généraux du droit français. Dans le premier cas, le juge administratif est garant du respect de ces principes.Fidèle aux exigences de la Cour de justice, il assume pleinement son rôle de juge de droit commun de l’application des principes du droit de l’Union. Dans le second cas, il devient acteur de la circulation des principes en Europe. Toutefois la coexistence des principes peut engendrer des tensions, accentuées par la difficulté à délimiter le champ du droit de l’Union, incertain et en pleine expansion. C’est pourquoi la thèse propose le déploiement d’une politique jurisprudentielle de convergence, dans laquelle le juge administratif affirmerait explicitement son souci de s’inspirer des principes du droit de l’Union. Ces derniers, combinés avec les principes issus de la Charte des droits fondamentaux, de la CEDH et des ordres nationaux, semblent donner naissance à une nouvelle catégorie de source matérielle : les principes européens communs. L’originalité de celle-ci, qui la différencie de toute autre source, est de constituer une oeuvre collective des juges en Europe, dans laquelle ces derniers puisent leur inspiration pour créer de nouveaux principes ou interpréter les principes existants.

  • Antoine Renucci, Le banquier et le Data Protection Officer (DPO). D'une obligation d'information et de conseil à une obligation d'assistance, thèse soutenue en 2019 sous la direction de Yves Strickler, membres du jury : Gilles Mathieu (Rapp.), Eric Ferrari et Susan M. Tiefenbrun    

    La mise en parallèle des activités de banquier et de Data protection Officer est particulièrement intéressante du point de vue de l’obligation d’information et de conseil, concept qui fait l’objet d’une importante mutation. Notre thèse est que cette obligation évolue de façon parallèle pour ces deux professionnels, mais prend in fine une option différente. Dans les deux cas, cette obligation tend à devenir une obligation d’assistance, mais elle est de nature différente : si dans sa forme classique avec le banquier, l’obligation d’assistance est passive, dans sa forme actuelle avec le DPO, elle est active. Cette divergence s’explique par les enjeux et les logiques qui ne sont pas identiques. Avec le Banquier, c’est la logique des affaires qui prime et il ne peut s’y ingérer. En revanche, avec le Data Protection Officer (DPO), c’est la logique de protection des personnes, et plus particulièrement de leurs données qui prime, ce qui justifie et même impose son ingérence. Il est donc logique que l’assistance soit passive dans un cas et active dans l’autre.

    Perrine Simon, La compétence d'incrimination de l'Union européenne, thèse soutenue en 2017 sous la direction de Edouard Dubout et Stefan Braum, membres du jury : Henri Labayle (Rapp.), Anne Weyembergh (Rapp.), Bernadette Aubert    

    L’attribution d’une compétence d'incrimination à l’Union soulève les questions complexes qui sont traditionnellement rattachées au pouvoir pénal, notamment celle de la promotion, par les choix d’incrimination d’une conscience collective et de l’expression des valeurs essentielles à une société. En l’occurrence, c’est la question d’une identité européenne. Le projet d’intégration pénale s’est développé très rapidement depuis les trente dernières années sans qu’une réflexion approfondie sur la légitimité d’une telle évolution ne soit menée. Son caractère expérimental a souvent été considéré comme une illustration de la banalisation de la réponse pénale, qu’il s’agisse d’apporter une réponse à des violations suscitant une forte alarme sociale ou de viser à rendre efficace une législation technique. L’absence de politique pénale européenne fait craindre une intervention de l’Union méconnaissant les exigences liées à l’intervention pénale dans un État de droit que sont le respect de la personne et surtout le principe de l’ultima ratio.

  • Alexandre Tremoliere, Les potentialités d'évolution des compétences de la Cour de Justice de l'Union Européenne sur l'espace de liberté, de sécurité et de justice, thèse soutenue en 2021 sous la direction de Jean-Luc Sauron présidée par Renaud Dorandeu, membres du jury : Frédérique Berrod (Rapp.), Emmanuel Barbe      

    Généralisées par le traité de Lisbonne, les compétences de la Cour de justice de l’Union européenne sur l’espace de liberté, de sécurité et de justice s’exercent dans un cadre juridique et institutionnel néanmoins contraint. Outre des restrictions destinées à préserver les souverainetés nationales, la Cour de justice intervient dans un espace fragmenté sur les plans territorial et matériel. Ces facteurs de complexité encadrent les conditions dans lesquelles la juridiction européenne intervient dans ces matières, alors que les enjeux concrets et opérationnels de cet espace donnent une nouvelle dimension au contentieux européen et rendent nécessaires sa régulation, en particulier pour assurer la protection des droits fondamentaux. Dans ce contexte, si la Cour de justice exerce déjà ses compétences dans la perspective d’être le régulateur de l’espace de liberté, de sécurité et de justice, notamment pour en assurer la cohérence et le bon fonctionnement, cette évolution n’est pas achevée. À cet égard, son positionnement à l’égard des droits fondamentaux semble devoir évoluer d’autant plus que cet espace concerne directement les juges dans leur mission de garants des droits et libertés. L’importance ainsi renouvelée du dialogue juridictionnel confère une dimension nouvelle au rôle de la Cour de justice. Sa légitimité repose en effet de plus en plus sur sa capacité à pleinement intégrer les enjeux liés aux droits fondamentaux tout en préservant la pluralité des modèles nationaux. Conduisant à définir une nouvelle articulation entre les juges nationaux et européen, cette régulation de l’espace de liberté, de sécurité et de justice doit également tenir compte du rôle de la Cour européenne des droits de l’homme. En exerçant ses compétences dans la perspective de complémentarité de ces missions, la Cour de justice peut s’affirmer comme l’acteur central de l’espace de liberté, de sécurité et de justice, étant garante de ses valeurs fondatrices.

    Hilème Kombila Ibouanga, L'interaction des principes de proportionnalité et de non-discrimination dans le système juridique de l'Union européenne, thèse soutenue en 2013 sous la direction de Anne Levade présidée par Jean-Claude Bonichot, membres du jury : Denys Simon (Rapp.), Edouard Dubout    

    Résumé non transmis

  • Loriane Alem, Contrôle et mobilité des capitaux en droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2023 sous la direction de Francesco Martucci, membres du jury : Emanuel Castellarin (Rapp.), Alexandre Maitrot de La Motte (Rapp.), Valérie Michel   

    Joëlle Pamart, Le temps dans la procédure préjudicielle devant la Cour de justice de l'Union européenne, thèse soutenue en 2018 sous la direction de Dominique Berlin, membres du jury : Cécile Chainais (Rapp.), Joël Rideau (Rapp.), Antonio Tizzano    

    Procédure de juge à juge non contentieuse, le renvoi préjudiciel consiste en une voie de droit qui permet à toute juridiction nationale d’interroger la Cour de justice de l’Union européenne sur l’interprétation du droit de l’Union et sur la validité des actes des institutions européennes. Laissée à la discrétion des juridictions nationales, ou parfois imposée, cette procédure n’est enfermée dans aucun délai particulier. Se pose alors la question du temps, envisageable de différents points de vue, qu’il s’agisse des parties, de la juridiction nationale à l’origine du renvoi et de la Cour de justice en charge du traitement.Il s’agit d’un sujet tout à la fois récurrent et d’actualité, dans la mesure où, notamment, la procédure préjudicielle d’urgence a vu le jour récemment et où les statistiques de la Cour de justice ne cessent de rendre compte des efforts déployés sans relâche pour diminuer les délais de procédure. De même, le nouveau règlement de procédure de la Cour de justice s’efforce de rendre cette procédure aussi célère que possible. La procédure préjudicielle se prête particulièrement à une étude introduisant la dimension temporelle pour de nombreuses raisons. Pour n’en citer qu’une : le délai de la réponse préjudicielle s’ajoute aux délais nationaux, ce qui, selon la position de la juridiction de renvoi, au sein de son ordre, et selon le type de procédure pendant, ouvre de vastes pistes de réflexion. Il ne s’agit pas d’expliquer la procédure préjudicielle uniquement par des considérations d'ordre temporel, mais d’observer cette procédure en prenant en compte les différentes manières dont le temps, au sens juridique du terme, joue un rôle dans cette procédure.Cette thèse développe ainsi deux idées principales : la prise en compte du temps préjudiciel par les juridictions nationales (partie I) et la prise en compte du temps préjudiciel par la Cour de justice (partie II).

    Tania Racho, Le système européen de protection des droits fondamentaux, thèse soutenue en 2018 sous la direction de Claude Blumann, membres du jury : Florence Benoît-Rohmer (Rapp.), Romain Tinière (Rapp.), Claire Vial      

    C’est par un regard systémique que sont abordés dans cette étude les rapports entre les ordres juridiques europe����������������������������������������������������������������������ens, Union européenne et Conseil de l’Europe, et les ordres juridiques nationaux sur le terrain spécifique de la protection des droits fondamentaux. L’ensemble des interactions a atteint un degré de sophistication tel qu’il est devenu difficile d’organiser leur analyse. L’approche par l’identification d’un système européen de protection des droits fondamentaux permet de dégager des règles, qui se présentent comme des effets de ce systèmes pour les ordres juridiques précités. Ainsi, la présomption de protection équivalente entre les droits fondamentaux est envisagée comme un élément déclencheur, formalisant les interactions entre les ordres juridiques dans un système. Celui-ci fonctionne grâce aux principes de subsidiarité, de proportionnalité et de sécurité juridique. Ces trois principes sont les règles du système, révélées par le regard englobant du système. Dans l’ensemble, il apparaît que l’adhésion de l’Union européenne à la Convention européenne des droits de l’homme serait pertinente mais ne représente pas une étape indispensable. En revanche, il serait souhaitable d’avancer vers une harmonisation matérielle plus poussée, qui pourrait être réalisée par les juges européens. Il suffirait d’élaborer des notions européennes communes et des obligations positives identiques à la charge des États, afin d’assurer une protection effective des droits fondamentaux.

    Aimilia Ioannidou, L'intérêt général en économie de marché: perspective de droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2017 sous la direction de Jacqueline Dutheil de La Rochère, membres du jury : Anémone Cartier-Bresson (Rapp.), Ségolène Barbou Des Places, Francesco Martucci et Dominique Ritleng    

    Le droit de l’Union européenne induit de très importantes transformations du concept d’intérêt général dont notamment les deux suivantes Premièrement, dans le cadre du système juridique de l’Union l’intérêt général se décline désormais à deux niveaux, à savoir celui de l’Union et celui de ses Etats membres. Deuxièmement, le caractère principalement économique de l’Union européenne et de son droit, bien que quelque peu atténué, fait de la conception de l’intérêt général retenue au sein de l’ordre juridique européen une approche ancrée dans une perspective économique d’orientation libérale. Cela entraîne des conséquences significatives quant à l’agencement de la puissance publique et du marché dans les processus de définition ainsi que de mise en oeuvre de l’intérêt général, tant au niveau des Etats membres qu’au niveau de l’Union. Il en va d’ailleurs ainsi pour ce qui est des fonctions de l’intérêt général. L’objet de la présente thèse consiste en l’étude de ces transformations.

    Fabrice Pezet, La fiscalité et le marché. De l'Etat fiscal à la fiscalité de marché, thèse soutenue en 2017 sous la direction de Alexandre Maitrot de La Motte présidée par Simon Gilbert, membres du jury : Ludovic Ayrault (Rapp.), Pascale Idoux (Rapp.)    

    Les systèmes fiscaux nationaux sont traditionnellement construits autour de la relation entre l’Etat et le contribuable. Au fondement de la notion d’ « Etat fiscal » (ce que la doctrine allemande appelle Steuerstaat), cette relation structure l’organisation du système fiscal, tenu de prendre en compte les facultés contributives, c’est-à-dire la capacité à payer des contribuables au regard de leur situation face à l’impôt. L’affirmation progressive de la portée fiscale du marché intérieur conduit à remettre en cause l’exclusivité de cette relation pour contraindre les systèmes fiscaux à se conformer aux objectifs propres au marché intérieur. Justifiée par le principe de primauté du droit de l’Union européenne, la « fiscalité de marché », c’est-à-dire un ensemble de règles fiscales accompagnant la construction et le bon fonctionnement du marché intérieur, fragilise les principes constitutifs de l’Etat fiscal. Alors que les principes de la « fiscalité de marché », nés de la portée fiscale des libertés de circulation et de l’objectif de concurrence libre et non faussée, suivent la logique propre au marché intérieur, l’Etat fiscal est centré autour du contribuable. Il est nécessaire d’analyser la relation entre ces deux logiques potentiellement conflictuelles en recherchant si les principes fondamentaux de l’Etat fiscal sont incompatibles avec ceux de la « fiscalité de marché » . La « fiscalité de marché » contribue à une transformation du fonctionnement de l’Etat fiscal par l’affirmation d’une obligation de neutralité sur le marché. Toutefois, elle n’en remet pas en cause les fondations, particulièrement la prise en compte des facultés contributives par le législateur fiscal. La pérennité de l’Etat fiscal invite alors à s’interroger sur les moyens d’organiser sa coexistence avec les principes de la « fiscalité de marché ».

    Laurent Dechâtre, Le pacte fédératif européen, thèse soutenue en 2012 sous la direction de Claude Blumann, membres du jury : Anne Levade (Rapp.), Sébastien Roland (Rapp.), Olivier Beaud et Jörg Gerkrath      

    Dans le cadre du renouvellement doctrinal sur les unions fédérales, nous proposons une définition du pacte fédératif qui se fonde sur l'étude des systèmes fédéraux allemand, américain, et suisse dans la perspective d'une qualification juridique des traités européens. Le pacte fédératif est un acte conclu volontairement entre des Etats fondant une institution, la Fédération, qui constitue une union politique. La stabilité de cette Fédération impose des mécanismes assurant sa cohérence et le respect du droit fédéral, ainsi que le développement d'un sentiment d'appartenance fédéral. Mais les autorités fédérales doivent à l'inverse respecter l'intégrité des Etats membres. Si l'un de ces éléments n'est pas respecté la Fédération risque d'imploser ou de se transformer en Etat fédéral. L'Union européenne répond globalement à ces critères de définition, ce qui permet sa qualification de Fédération. L'étude de son fonctionnement permet également de mettre en évidence un respect général de l'équilibre entre les niveaux fédéral et fédéré nécessaire à sa pérennisation en tant que Fédération. Au plan matériel, l'équilibre entre impératif de bon fonctionnement de la Fédération et le respect de l'intégrité des Etats membres ne fait pas l'objet de tensions avec les Etats membres, que ce soit au niveau de la répartition comme de l'exercice des compétences. Au plan institutionnel, le processus décisionnel a dû s'adapter au renforcement de l'intégration européenne. On constate notamment un renforcement de la légitimité démocratique, condition préalable au développement d'un sentiment d'appartenance européen, même si des améliorations restent nécessaires. Le reproche de déficit démocratique lié à l'absence d'alternative partisane paraît plus difficile à résoudre car le facteur partisan n'est pas aisé à concilier avec la logique de fonctionnement des institutions européennes qui impose une forme de compromis.

    Claire Vocanson, Le Conseil d'Etat français et le renvoi préjudiciel devant la Cour de Justice de l'Union Européenne, thèse soutenue en 2012 sous la direction de Baptiste Bonnet présidée par Louis Dubouis, membres du jury : Jacques Biancarelli, Étienne Picard et Joël Rideau    

    En tant que juge de droit commun du droit communautaire puis du droit de l'Union européenne, le Conseil d’Etat français a dû intégrer le droit communautaire puis le droit de l'Union européenne en tant que norme de référence du contrôle de conventionnalité. Pour l’aider dans cette intégration, le Conseil d’Etat dispose d’un outil : le renvoi préjudiciel.L’utilisation du renvoi préjudiciel par le Conseil d’Etat correspond à la recherche d’un équilibre fragile de partage des compétences entre la Cour de justice et le Conseil d’Etat. Le Conseil d’Etat a d’abord essayé de trouver sa place et en réalité de déterminer son rôle de juge de droit commun, il a aussi contribué à définir le rôle de juge national dans la procédure du renvoi préjudiciel. Ensuite, parce qu’il a su contribuer à définir le rôle de juge national dans le dialogue avec la Cour de justice, le Conseil d’Etat a utilisé le renvoi préjudiciel comme un outil de collaboration entre le juge national et la Cour de justice dans le but de parvenir à l’application harmonieuse du droit de l'Union européenne.Cette intégration a été lente puisqu’elle a eu pour socle un a priori négatif puis des incompréhensions entre la Cour de justice et le Conseil d’Etat puisque ces derniers n’envisageaient pas la procédure de renvoi préjudiciel sous le même angle. Si aujourd’hui, le Conseil d’Etat et la Cour de justice dialoguent dans la même direction, les divergences de conception, de perception du rôle du renvoi préjudiciel au cours des années d’échanges entre les deux juridictions ont permis que se développe un riche et constructif dialogue qui s’est révélé être bénéfique pour le droit de l'Union européenne.