Jean-François Kerléo

Professeur
Droit public.
Faculté de Droit et de Science politique
Droits International, Comparé et Européen
Institut Louis Favoreu – Groupe d’études et de Recherches comparées sur la Justice Constitutionnelle
  • THESE

    La transparence en droit : recherche sur la formation d'une culture juridique., soutenue en 2012 à Lyon 3 sous la direction de Thierry Debard et Guillaume Tusseau présidée par Denis Baranger, membres du jury : Jacques Petit (Rapp.), Xavier Bioy (Rapp.), Michaël Karpenschif   

  • Jean-François Kerléo, Elina Lemaire (dir.), Dictionnaire de l'éthique publique, LexisNexis, 2025, 322 p. 

    Jean-François Kerléo, Elise Untermaier-Kerléo, Élise Untermaier, Déontologie de la fonction publique, PUF, 2023, Droit & déontologie, 289 p. 

    Jean-François Kerléo, Manel Benzerafa, Danièle Lamarque, Gérald Orange, Véronique Achmet [et alii], Encyclopédie du management public, Institut de la gestion publique et du développement économique, 2023, Gestion publique, 736 p.    

    Le management public s’est affirmé comme une discipline académique à part entière, au confluent de courants venus du droit, de l’économie, de la gestion, des sciences politiques ou de la sociologie, et au croisement des pratiques des acteurs publics. Cette Encyclopédie s’adresse à un large public de chercheurs, d’étudiants, de praticiens ou d’élus soucieux d’approfondir et d’élargir leur champ de connaissance, et de trouver une réponse rapide et précise à leurs questionnements. Plus largement, tout citoyen pourra s’y référer pour mieux comprendre comment l’action publique se décide et se conduit. Rédigées par 150 chercheurs et praticiens spécialistes, ses 220 entrées rendent compte des concepts, des théories, des écoles et des modes qui caractérisent le management public, en France comme à l’étranger. Elles les mettent en situation, décrivent leurs contextes ainsi que les modalités et les limites de leur mise en œuvre, éclairant ainsi toutes les phases de l’action publique, depuis sa conception jusqu’à l’évaluation de ses résultats. Un index détaillé permet de les mettre en résonance et expliciter leurs liens. Chaque bibliographie a été soigneusement concentrée sur les références nécessaires

    Jean-François Kerléo, Sophie Lamouroux (dir.), L'Élysée: de l'ombre à la lumière, Institut francophone pour la justice et la démocratie, 2023, Colloques & essais, 314 p. 

    Jean-François Kerléo, Matthieu Caron (dir.), La déontologie gouvernementale, Institut francophone pour la justice et la démocratie, 2022, Colloques & essais, 266 p. 

    Jean-François Kerléo (dir.), Règlement de l'Assemblée nationale commenté, LGDJ-un savoir-faire de Lextenso, 2022, 368 p. 

    Jean-François Kerléo, Marthe Fatin-Rouge Stéfanini, Xavier Magnon, Dimitri Courant, Aurélie Duffy-Meunier [et alii], Les assemblées citoyennes: nouvelle utopie démocratique ?, DICE Éditions, 2022, Confluence des droits      

    Si l'actualité des assemblées citoyennes est relativement récente en France, avec la Convention citoyenne pour le climat, cette technique s'appuie sur de nombreuses et anciennes expériences dans d'autres États. L'étude de ces assemblées a également fait l'objet de nombreux travaux issus de la science politique en France comme à l'étranger. Les juristes demeurent, encore aujourd'hui, largement étrangers à cette réflexion, aussi bien dans sa dimension pratique, l'étude de la pratique des assemblées citoyennes, que dans sa dimension théorique, sous l'angle de l'étude des concepts de démocratie délibérative et de démocratie participative. Dans un tel contexte, le présent ouvrage, Les assemblées citoyennes : nouvelle utopie démocratique ?, résultat d'un colloque international pluridisciplinaire, permet de dresser un état des lieux, sous un angle critique, de ce qu'il convient de penser des assemblées citoyennes. Les assemblées citoyennes constituent-elles le remède miracle à la crise du régime représentatif ? Tel est, sans doute le fil rouge de toutes les questions soulevées au cours de cette journée d'études. Quel est le sens des « assemblées citoyennes » ? À quelle théorie politique est-il possible de les rattacher ? Quelles en sont les expressions concrètes et les différentes expériences pratiques ? Telles sont les différentes questions sur lesquelles les contributions de cet ouvrage ont apporté un éclairage pluridisciplinaire, contemporain et critique. La multiplication des regards disciplinaires, science politique et droit pour l'essentiel, permet ainsi de croiser les regards sur cet objet d'études, de déplacer, parfois, les frontières et, surtout, de penser de manière globale le phénomène des assemblées citoyennes.

    Jean-François Kerléo, Vanessa Barbé, Julien Padovani (dir.), L’éthique à l’épreuve de la crise, Éditions l'Épitoge, 2021, Collection l'Unité du droit, 291 p.  

    Jean-François Kerléo, Johanne Saison, Emmanuel Aubin, Jean-Michel Eymeri-Douzans, Emmanuel Aubin-Kanezuka, Johanne Saison-Demars (dir.), Quelle déontologie pour la haute fonction publique ? Enjeux, textes et perspectives: enjeux, textes et perspectives, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie -, 2021, Colloques & Essais, 316 p. 

    Jean-François Kerléo, Matthieu Caron, Aurore Granero, Franck Waserman (dir.), Le métier d'élu local: statut, pouvoirs et transparence [actes du colloque du 6 mars 2020 organisé à Boulogne-sur-Mer], Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 2021, Collection Colloques & Essais, 188 p. 

    Jean-François Kerléo (dir.), Le lobbying: influence, contrôle et légitimité des représentants d'intérêts, LGDJ un savoir-faire de Lextenso, 2020, 424 p. 

    Jean-François Kerléo, Elina Lemaire, Romain Rambaud (dir.), Transparence et déontologie parlementaires : bilan et perspectives [actes du colloque de l'Observatoire de l'éthique publique, OEP et du Projet ANR ELUAR, 25 et 26 octobre 2016, à Paris], Institut universitaire Varenne, 2019, Colloques & essais, 312 p. 

    Jean-François Kerléo, La transparence en droit: recherche sur la formation d'une culture juridique, Mare & Martin, 2015, Bibliothèque des thèses (Droit public), 995 p.  

    La 4ème de couverture indique : "Omniprésente dans le discours juridique, la transparence connaît des significations multiples. Pourquoi et comment une telle notion s’est-elle imposée en droit au point de se présenter, à côté de la liberté ou de l’égalité, comme l’une des dimensions constitutives d’unordre juridique légitime ? Pour saisir la diversité de ces usages, le présent travail propose une méthode novatrice inspirée des Cultural Legal Studies, qui cherchent à comprendre la manière dont les juristes se représentent la réalité à partir de leurs propres concepts. Il met à jour l’imaginaire des acteurs du droit lorsque ceux-ci manient la notion de transparence. La reconstitution historique et intellectuelle de la transparence souligne combien celle-ci, portée par des courants de pensée divers, représente un instrument d’organisation de l’État comme du marché, et conduit à l’interpénétration de l’un et de l’autre. Elle déplace les frontières entre interventionnisme politique et autorégulation du marché, ou encore entre protection de la vie privée et surveillance panoptique de la société. À cette archéologie de la transparence succède un travail de typologie, tant des dénotations, i.e. des significations de la notion, que de ses connotations, c’est-à-dire des valeurs qui la caractérisent. Ce double classement met en évidence les usages contradictoires de la transparence et la fait apparaître comme l’outil d’une rhétorique juridique particulière. In fine, cet ouvrage reconstruit l’émergence de ce qui n’est rien de moins qu’une nouvelle culture juridique."

    Jean-François Kerléo, Thierry Debard, Guillaume Tusseau, La transparence en droit: recherche sur la formation d'une culture juridique.,, 2012, 655 p.  

    Quelle culture juridique révèlent les usages de la transparence ? Quels raisonnements se cachent derrière le vernis d’évidence qui caractérise l’emploi de la notion ? La réponse à ces questions requiert une étude générale de la transparence confrontant l’ensemble des matières juridiques qui convoquent le terme. La transparence s’applique en effet aussi bien à l’État et à l’ensemble des autorités publiques, qu’à l’individu et aux entreprises. Il s’agit de comprendre pourquoi et comment une telle notion s’est imposée aussi généralement dans le discours juridique et de rationaliser, en en proposant une typologie, les usages du mot.Produit de la sédimentation de nombreuses notions, la transparence fait partie de l’imaginaire juridique. Elle s’acclimate dans des régimes politiques très différents qui ne sont pas nécessairement démocratiques. Elle correspond à la volonté des acteurs du système juridique de mettre davantage l’accent sur la communication politique, la moralisation du pouvoir, le contrôle des actions individuelles, la performance économique. De ce terreau intellectuel varié, la transparence tire un mode d’être multiple. Son ontologie, nécessairement relative, se traduit à la fois, par les nombreuses dénotations du terme, dont les plus courantes sont la publicité, la motivation, l’intelligibilité, l’accessibilité, etc., et par la multiplicité de ses connotations, orientées vers la démocratie et ses déclinaisons. Ces connotations révèlent un usage rhétorique de la transparence : celle-ci est utilisée à l’appui d’argumentations destinées à légitimer une idée, une norme, un ordre juridique, une autorité, etc.La reconstitution du raisonnement juridique autour de la notion de transparence revient finalement à questionner son propre savoir, c’est-à-dire à analyser les modes d’acquisition et les contenus de l’information nécessaire pour agir, les croyances et les représentations des acteurs, les enjeux du droit et ses rapports à l’efficacité politique et économique.

    Jean-François Kerléo, Thierry Debard, La rénovation parlementaire à travers l'objectif de valeur constitutionnelle d'intelligibilité et d'accessibilité de la loi, Publication de l'Université Jean Moulin Lyon 3, 2007, Collection des mémoires de l'Équipe de droit public, 122 p. 

  • Jean-François Kerléo, « « La déontologie élyséenne » », L’élysée. De l’ombre à la lumière, -F. Kerléo et S. Lamouroux (dir.), LGDJ, 2023 

    Jean-François Kerléo, « « Présentation de l’ouvrage » », L’élysée. De l’ombre à la lumière, J.-F. Kerléo et S. Lamouroux (dir.), LGDJ, 2023, pp. 11-22 

    Jean-François Kerléo, « « Le droit à un bon gouvernement. Réflexions autour du rapport entre déontologie parlementaire et droits fondamentaux » », Les droits fondamentaux : quels enjeux pour le Parlement ?, A. Bachert-Peretti, P. Jensel-Monge (dir.), Mare & Martin, 2023 

    Jean-François Kerléo, « « Réflexion sur la création d’une Haute Autorité pour la transparence juridictionnelle » », La transparence de la justice, M. Rota, M.-O. Perroux-Sissoko (dir.), LGDJ, coll. IFJD, 2023 

    Jean-François Kerléo, Evan Lagune, « Constitutionnalisons les communs », Réveiller la démocratie, Éditions de l'Atelier, 2022 

    Jean-François Kerléo, Benjamin Monnery, « Les déclarations déontologiques des membres du Gouvernement », La déontologie gouvernementale, LGDJ, 2022 

    Jean-François Kerléo, Benjamin Monnery, « La crise du Covid : une pause déontologique chez les parlementaires français ? », L'éthique à l'épreuve de la crise, Editions L'Epitoge, 2021, pp. 51-60 

    Jean-François Kerléo, « La transparence, un droit fondamental ? », La transparence et la transformation de l'État : [Colloque du 12 octobre 2018, à l'Université d'Orléans, UFR Collégium Droit, Économie, Gestion], Université d'Orléans, UFR Collégium Droit, Économie, Gestion, 2018   

  • Jean-François Kerléo, préfacier , La déontologie politique, LGDJ, un savoir-faire Lextenso, 2021, Systèmes (Pratique), 214 p. 

  • Jean-François Kerléo, « Rapport de la Cour des comptes sur le recours par les collectivités aux cabinets de conseil : un (nouveau) coup d'épée dans l'eau ? », AJCT. Actualité juridique Collectivités territoriales, Dalloz , 2025, n°07, p. 381  

    Jean-François Kerléo, « De quoi la transparence est-elle juridiquement le nom ? Pour une définition d’un concept de norme de transparence en vue de rationaliser le discours juridique », Revue de droit d'Assas, Université Paris 2 Panthéon-Assas ; Lextenso éditions (Paris, France) , 2023 

    Jean-François Kerléo, Cédric Bernard, Elise Untermaier-Kerléo, François Lichère, « Pour une loi Sapin 3 - Libres propos par Cédric Bernard, Jean-François Kerléo, François Lichère et Élise Untermaier-Kerléo », La Semaine Juridique. Administrations et collectivités territoriales, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2023, n°36, p. 536 

    Jean-François Kerléo, « La carte et le territoire de la transparence en droit », Revue Action publique , Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE), 2023 

    Jean-François Kerléo, « Observations sur le rapport de la Cour des comptes relatif aux recours aux cabinets de conseil. Encore un constat des abus de l’État…en attendant une réaction ! », La Semaine Juridique. Administrations et collectivités territoriales, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2023, n°34, pp. 2-4 

    Jean-François Kerléo, «  [Questions à...] La reconversion des membres du Gouvernement au risque du „pantouflage”  (comm. CE, 9°-10° ch. réunies, 20 juin 2023, n° 472366) », La lettre juridique , Lexbase , 2023 

    Jean-François Kerléo, « Probité et transparence au Parlement : bilan et leçons d’une décennie de changements autour de la HATVP, (avec B. Monnery) », Revue française d’administration publique, Institut international d'administration publique - École nationale d'administration (ENA) - Institut national du service public (INSP) , 2023, n°184 

    Jean-François Kerléo, « L'étrange destin de la charte de l'élu local », AJCT. Actualité juridique Collectivités territoriales, Dalloz , 2023, n°05, p. 256  

    Jean-François Kerléo, Benjamin Monnery, Sophie Harnay, Yannick Joseph-Ratineau, « Atteintes à la probité »: données, diagnostic et recommandations, Actualité juridique Pénal, Dalloz , 2023, n°04, p. 169 

    Jean-François Kerléo, « Besoin d'Etat, envie d'expertise publique », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2023, n°13, p. 633  

    Jean-François Kerléo, « La Nouvelle Déontologie Publique », AJFP. Actualité juridique Fonctions publiques, Publications du Moniteur - Éditions Dalloz , 2023, n°03, p. 121  

    Jean-François Kerléo, « Les libertés académiques et la déontologie universitaire », Les Cahiers Portalis, Association de l'Institut Portalis, 2023, n°12, pp. 25-61 

    Jean-François Kerléo, Mathias Amilhat, « Un cadre juridique et déontologique pour un recours vertueux de l’État aux cabinets de conseil », Observatoire de l'Ethique Publique : newsletter de l'OEP, Observatoire de l'éthique publique (OEP) (Lille, France) , 2022, n°24    

    Cette note a été rédigée pour l'Observatoire de l'éthique publique. Elle revient sur le recours aux cabinets de conseil par l'Etat et pointe un certain nombre de dérives et zones grises. Plusieurs pistes de réforme sont avancées.

    Jean-François Kerléo, Mathias Amilhat, « La méconnaissance du principe d'impartialité : nouveau vice d'une particulière gravité justifiant l'annulation du contrat », Droit administratif, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°3, pp. 29-32  

    note sous CE, 25 nov. 2021, n° 454466, Sté Corsica Networks

    Jean-François Kerléo, « La démarche design au sein de l'administration », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2021, n°27, p. 1552  

    Jean-François Kerléo, Aurore Granero, « La formation des élus locaux : un marché en pleine expansion », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2020, n°43, p. 2477  

    Jean-François Kerléo, « L'administration de produit », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2020, n°38, p. 2192  

    Jean-François Kerléo, « La constitutionnalisation d'un principe de transparence de la vie publique », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2020, n°21, p. 1137  

    Jean-François Kerléo, « Livre blanc pour une démocratie locale rénovée : quelles obligations déontologiques pour les élus ? », AJCT. Actualité juridique Collectivités territoriales, Dalloz , 2020, n°05, p. 232  

    Jean-François Kerléo, « Le programme Entrepreneurs d'intérêt général », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2020, n°08, p. 437  

    Jean-François Kerléo, « Les multiples enjeux déontologiques des affaires Delevoye », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2020, n°05, p. 274  

    Jean-François Kerléo, « Le service public en mode start-up », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2020, n°02, p. 83  

    Jean-François Kerléo, « Le cumul d'activités professionnelles des ministres : un angle mort du droit gouvernemental ? », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2020, n°01, p. 1  

    Jean-François Kerléo, « Les laboratoires d'innovation territoriale », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2019, n°29, p. 1683  

    Jean-François Kerléo, « Le contrôle des frais de mandat par les organes déontologiques des assemblées parlementaires », Constitutions : Revue de droit constitutionnel appliqué, Dalloz , 2019, n°01, p. 119  

    Jean-François Kerléo, « Controverses sur l'exigence d'exemplarité politique », Constitutions : Revue de droit constitutionnel appliqué, Dalloz , 2019, n°03, p. 383  

    Jean-François Kerléo, « Le droit gouvernemental à l'épreuve de la déontologie », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2018, n°34, p. 1944  

    Jean-François Kerléo, « État des lieux des déclarations déontologiques », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2018, n°03, p. 495  

    Jean-François Kerléo, « Les dispositions relatives aux élus et aux membres du gouvernement », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2017, n°39, p. 2246  

    Jean-François Kerléo, Matthieu Caron, J.-F. Potteau, A. Le Moal, « La contribution du chercheur en droit à la réflexion sur la transparence », Les Annales de droit, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2017, n°11    

    Le présent entretien est issu d’un cycle de séminaires consacré aux acteurs de la transparence de la vie publique organisé par l’université de Lille 2 et l’université de Valenciennes sous la direction d’Aymeric Potteau, de Matthieu Caron et d’Annabel Le Moal. Après avoir reçu des élus et des acteurs professionnels, M. Jean-François Kerléo, auteur d’une thèse consacrée à la transparence, a exposé le point de vue du chercheur en droit et l’état de ses réflexions sur le sujet lors d’une conféren...

    Jean-François Kerléo, « De quelques implications déontologiques de la nouvelle Assemblée nationale », Constitutions : Revue de droit constitutionnel appliqué, Dalloz , 2017, n°02, p. 306  

    Jean-François Kerléo, « Les autorités publiques sont-elles des lanceurs d’alerte comme les autres ? Les spécificités françaises du régime de l’alerte éthique. », La Revue des droits de l’homme. Revue du Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux, Centre de recherches et d'études sur les droits fondamentaux (CREDOF), 2016    

    La question « les autorités publiques sont-elles des lanceurs d’alerte comme les autres ? » paraît incongrue dans un colloque consacré aux lanceurs d’alerte. L’alerte éthique étant le fait de personnes physiques, la réflexion porte sur les critères de légitimation de leur action, ainsi que sur leur protection juridique, vis-à-vis de leurs employeurs privés comme publics. Dans ce contexte, les autorités publiques ne peuvent être assimilées à des lanceurs d’alerte puisque, au contraire, elles s...

    Jean-François Kerléo, « La publicité-exemplarité - Le nouveau droit de la publication des sanctions administratives et juridictionnelles », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2015, n°04, p. 751  

    Jean-François Kerléo, « Concept de recentralisation et réformes territoriales en Europe et au-delà », Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2015, pp. 795-821   

    Les réformes territoriales actuelles en Europe et au-delà semblent issues d’un même moule politique tendant à recentraliser le pouvoir local et à renforcer le contrôle de l’État sur les collectivités territoriales. Influencée à la fois par la concentration et la décentralisation, la recentralisation ne se comprend pas seulement comme un transfert de compétences des collectivités vers l’État, mais renvoie aussi à un transfert au profit de la collectivité territoriale la plus étendue (régions, Länder, etc.). Une fois conceptualisée à partir d’un double critère organique et territorial, la notion de recentralisation doit est éprouvée au regard de l’évolution structurelle des États, et confrontée aux principes de libre administration et de subsidiarité. Il en ressort que la recentralisation se fonde sur une volonté de simplification territoriale et une rationalisation structurelle, dans le but d’éviter le chevauchement des compétences et des organes. Elle concentre le pouvoir au niveau local, et réorganise la décentralisation en lui retirant ou en ignorant les logiques démocratiques qui la sous-tendent pour favoriser une approche principalement économique.

    Jean-François Kerléo, « Archéologie des rapports entre le droit et la déontologie en France », Revue d’études benthamiennes, Centre Bentham, 2014    

    La paternité du mot « déontologie » est attribuée à Jeremy Bentham (1748-1832), qui aborde ce thème dans son ouvrage posthume de 1834 Deontology or the science of morality. Toutefois, le terme apparaît déjà en 1825 dans un écrit de l’auteur, intitulé Chrestomathia, Essai sur la nomenclature et la classification des principales branches d’Art et de Science. Selon l’auteur anglais, « Le mot Déontologie est dérivé de deux mots grecs, deontos (ce qui est convenable) et logos (connaissance) ; c’es...

    Jean-François Kerléo, « L'auto-saisine en droit public français », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2014, n°02, p. 293  

    Jean-François Kerléo, « Projet d’implantation d’une décharge de déchets. Droit du public à la communication d’une décision d'urbanisme. Convention d’Aarhus - Directive 85/337/CEE - Directive 96/61/CE. Secret des affaires - Exception au droit d'accès à l’information. Primauté de l’accès à l’information environnementale. Cour de justice de l’Union européenne, 15 janvier 2013, Jozef Križan e.a. c/ Slovenská inšpekcia životného prostredia, aff. C-416/10, avec note », Société Française pour le Droit de l'Environnement, Limoges : Société Française pour le Droit de l'Environnement et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2013, pp. 697-707   

    Kerléo Jean-François. Projet d’implantation d’une décharge de déchets. Droit du public à la communication d’une décision d'urbanisme. Convention d’Aarhus - Directive 85/337/CEE - Directive 96/61/CE. Secret des affaires - Exception au droit d'accès à l’information. Primauté de l’accès à l’information environnementale. Cour de justice de l’Union européenne, 15 janvier 2013, Jozef Križan e.a. c/ Slovenská inšpekcia životného prostredia, aff. C-416/10, avec note. In: Revue Juridique de l'Environnement, n°4, 2013. pp. 697-707.

    Jean-François Kerléo, « L'autonomie des établissements publics », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2011, n°13, p. 716  

  • Jean-François Kerléo, Cédric Bernard, Elise Untermaier-Kerléo, François Lichère, Livre Blanc pour une Loi Sapin 3: Proposition de loi pour renforcer la lutte contre la corruption et les autres atteintes à la probité., 2023   

    Jean-François Kerléo, Sophie Harnay, Benjamin Monnery, Yannick Joseph-Ratineau, MIEUX CONNAITRE LE PHENOMENE POUR MIEUX LE COMBATTRE : UNE ETUDE DES ATTEINTES A LA PROBITE EN FRANCE, 2022, 47 p.   

    Jean-François Kerléo, Benjamin Monnery, Sophie Harnay, Yannick Joseph-Ratineau, Mieux connaitre le phénomène pour mieux le combattre: une étude des atteintes à la probité en France, 2022 

  • Jean-François Kerléo, Mathias Amilhat, Recours par l’État aux cabinets de conseil : des réformes toujours nécessaires, 2023   

    Jean-François Kerléo, Mathias Amilhat, Pour un recours vertueux aux cabinets de conseil, un cadre juridique et déontologique est nécessaire, Libération, 2022 

  • Jean-François Kerléo, « Savoirs juridiques et décisions publiques », le 20 novembre 2025  

    Colloque organisé par le CUREJ, Faculté de droit, Université de Rouen sous la direction scientifique de Matthieu Gaye-Palettes et Arthur Gaudin.

    Jean-François Kerléo, « Les institutions politiques en quête de confiance », le 05 septembre 2024  

    Colloque organisé par l'UC Louvain, l'UC Louvain St Louis et l'U Liège

    Jean-François Kerléo, « La législation gouvernementale : quelles légitimités ? », le 06 février 2024  

    Colloque organisé par l'ISJPS, l'IRJS - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et le CRLD - Université d'Evry-Paris Saclay, sous la direction scientifique de Julien Padovani, Florian Poulet et Emilien Quinart.

    Jean-François Kerléo, « 2003-2023 : Bilan et perspectives du droit constitutionnel local », le 16 novembre 2023  

    Colloque organisé par Science Po Lille, Université de Lille sous la direction de François Benchendikh, Maître de conférences en droit public (HDR), Sciences Po Lille, CERAPS et Chloë Geynet-Dussauze, Maître de conférences, Sciences Po Lille, CRDP-ERPD

    Jean-François Kerléo, « Le droit (public) économique, un droit à l'obsolescence programmée », le 28 septembre 2023  

    Colloque organisé par la Faculté de Droit, Sciences économiques et de gestion de l'Université du Mans sous la direction scientifique de Fabien Bottini, Professeur de droit public, Le Mans Université

    Jean-François Kerléo, « Le Rojava démocratique et le Droit », le 22 mai 2023  

    7ème Journée de Droit international de l’ENS et de Paris Cité organisée par Nathalie Clarenc-Bicudo et Florian Couveinhes Matsumoto

    Jean-François Kerléo, « Les infiltrés - Comment les cabinets de conseil ont pris le contrôle de l'État », le 20 mars 2023  

    Organisée par l'EDPL, Université Jean Moulin Lyon 3, à l'initiative d'Elise Untermaier-Kerléo, MCF, Université Lyon 3

    Jean-François Kerléo, « Déontologie de la vie publique locale : le grand déploiement », le 24 novembre 2022  

    Assises nationales de l'éthique publique locale organisées par l'Observatoire de l'éthique publique, think tank avec l'université Polytechnique des Hauts-de-France sous la direction de Matthieu Caron, Élise Untermaier-Kerléo & Aurore Granero

    Jean-François Kerléo, « Liberté d’expression et intégrité scientifique », le 18 novembre 2022  

    Organisé par l'Observatoire de l'éthique publique sous la direction de Jean-François Kerléo, Professeur des Universités, IUF Junior, Université Aix-Marseille

    Jean-François Kerléo, « Les exécutifs locaux », le 20 octobre 2022  

    Journées d'études de l'AFDCL organisées par le CRJP - Centre de Recherche Juridique Pothier de l’Université d’Orléans

    Jean-François Kerléo, « Droit administratif et droit constitutionnel : translations de compétences », le 13 octobre 2022  

    Journée décentralisée de l'AFDC organisée sous la direction scientifique de Marie-Odile Peyroux-Sissoko et Anne-Laure Cassard-Valembois

    Jean-François Kerléo, « Les droits fondamentaux : quels enjeux pour le Parlement ? », le 23 juin 2022  

    Colloque organisé sous la direction scientifique de Priscilla Jensel-Monge et Audrey Bachert-Peretti.

    Jean-François Kerléo, « Le Conseil constitutionnel, la déontologie et la transparence », le 10 juin 2021  

    Organisé par Le CERSA, Université Paris 2-CNRS, et le Centre de recherche et d'étude en droit et science politique (CREDESPO) de l'université de Bourgogne Franche-Comté, en partenariat avec l’Observatoire de l’éthique publique.

    Jean-François Kerléo, « L’antiparlementarisme », le 27 mai 2021  

    Organisé par l’ILF, Institut Louis Favoreu, Aix-Marseille Université sous la direction de Priscilla Jensel-Monge et Ariane Vidal-Naquet

    Jean-François Kerléo, « Le droit international des investissements au prisme de l'éthique », le 26 avril 2021  

    Organisé par le CREDIMI en partenariat avec l'Observatoire de l'éthique publique sous la direction scientifique de Raphaël Maurel, MCF en droit public à l'Université de Bourgogne

    Jean-François Kerléo, « Réanimer la démocratie - quels remèdes ? », le 26 mars 2021  

    Organisé par la Faculté de droit de la Catho de Lyon -UCLY

    Jean-François Kerléo, « Lobbying et démocratie », le 09 mars 2021  

    Conférence organisée dans le cadre du séminaire mensuel de l’UMR DICE, Université d’Aix-Marseille - CNRS

    Jean-François Kerléo, « Les nouveaux visages de l’administration », le 11 décembre 2020  

    Journée d’études de l’Association Française pour la recherche en Droit Administratif (AFDA).

    Jean-François Kerléo, « Les assemblées citoyennes : nouvelle utopie démocratique ? », le 04 décembre 2020  

    Organisé par l’Institut Louis Favoreu/GERJC UMR 7318, DICE.

    Jean-François Kerléo, « Transparence et fonction juridictionnelle », le 22 octobre 2020  

    Organisé par l’IRENEE, Université de Lorraine, sous la direction de Marie-Odile Peyroux-Sissoko, Professeur de droit public, Université de Franche-Comté / CRJFP, Maria Fartunova-Michel et Marie Rota - MCF, Université de lorraine / IRENEE

    Jean-François Kerléo, « La participation du citoyen à la confection de la loi », le 09 octobre 2020  

    Organisé par Themis-UM et l'Institut Louis Favoreu sous la responsabilité scientifique de Mathilde Heitzmann-Patin, Pr. à l'Univ. du Mans et Julien Padovani, Docteur de l'Univ. d'Aix-Marseille et enseignant-chercheur contractuel à l'Univ. de Bordeaux.

    Jean-François Kerléo, « L’éthique à l’épreuve de la crise », le 01 juillet 2020  

    Organisé par le Centre de Recherche Interdisciplinaire en Sciences de la Société (CRISS), Université Polytechnique Hauts de France, en partenariat avec l'Observatoire de l’éthique publique, ILF-GERJC.

    Jean-François Kerléo, « Le métier d'élu local », le 06 mars 2020  

    Colloque organisé sous la direction de Matthieu Caron, Jean-François Kerléo, Aurore Granero et Franck Waserman, avec la participation du LARJ, de l’IDP, du CREDESPO et de l’Observatoire de l’éthique publique, sous le parrainage de l’AFDCL.

    Jean-François Kerléo, « La loi de 1979 sur les archives », le 03 décembre 2019  

    Journée d'étude organisée avec le soutien du Comité d’histoire du ministère de la Culture.

    Jean-François Kerléo, « Transparence et déontologie de la haute fonction publique », le 21 novembre 2019  

    Colloque organisé par le laboratoire LexFeim, Université Le Havre-Normandie, avec le soutien de la Mission de recherche Droit et justice.

    Jean-François Kerléo, « Contrôler les gouvernants en France : où en est-on ? », le 14 novembre 2019  

    Journée organisée avec le concours du CERCOP, Université de Montpellier.

    Jean-François Kerléo, « Raviver la démocratie », le 03 octobre 2019  

    Organisé par le Laboratoire Marchés, Institutions, Libertés (MIL)

    Jean-François Kerléo, « Cabinets ministériels et finances publiques », le 20 septembre 2019  

    Organisé par l’IDP, Université Polytechnique avec la participation de l'Observatoire de l'éthique publique et de la Région Hauts de France, le CRDP de Lille et le CREDESPO de Dijon sous la direction de Matthieu Caron, Elsa Forey et Xavier Vandendriessche

    Jean-François Kerléo, « La vie privée des responsables publics », le 06 février 2019  

    Colloque organisé sous la responsabilité scientifique du Pr. Charles-Edouard Sénac

    Jean-François Kerléo, « Transparence et déontologie parlementaires : Bilan et perspectives », le 25 octobre 2018  

    Organisé par l’Observatoire de l'éthique publique avec le concours de l'ANR Eluar (les élus et l'argent)

    Jean-François Kerléo, « La transparence : un droit fondamental ? », le 12 octobre 2018  

    Organisé par le Centre de Recherche Juridique Pothier (EA 1212, Université d’Orléans)

    Jean-François Kerléo, « Confiance dans la vie politique : quel bilan un an après l'élection présidentielle ? », le 23 mai 2018  

    Organisé par le CRJ et le parlement des étudiants de Grenoble

    Jean-François Kerléo, « Le risque de corruption », le 01 décembre 2017  

    Organisé sous la direction scientifique de Monsieur Jean-Marie Brigant, MCF Droit Privé, Le Mans Université

    Jean-François Kerléo, « Néolibéralisme et américanisation du droit », le 16 novembre 2017 

    Jean-François Kerléo, « La notion d'intérêt(s) en droit », le 12 octobre 2017  

    Organisé par le Centre de Recherche Juridique Pothier

    Jean-François Kerléo, « Financement et moralisation de la vie politique », le 24 octobre 2016  

    Depuis 1970, on assiste à une tentative de moralisation de la vie politique. Certains pays ont cherché à clarifier les modes de financement de la vie politique afin de lutter contre la corruption et l’influence de l’argent dans le jeu électoral.

    Jean-François Kerléo, « Le droit constitutionnel et les autres sciences », le 27 janvier 2016 

    Jean-François Kerléo, « Le Fichier », le 26 novembre 2015 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Marion Bédrines-Pirrottina, La séparation des pouvoirs et les autorités administratives indépendantes - Étude comparée entre la France, les États-Unis et du Chili, thèse en cours depuis 2025 en co-direction avec Audrey Bachert  

    Ce projet de thèse propose une étude comparée de la séparation des pouvoirs et des autorités administratives indépendantes (AAI) en France, aux États-Unis et au Chili. Il s'agit d'analyser la manière dont ces institutions, situées à la frontière des trois pouvoirs, s'intègrent dans les architectures constitutionnelles et administratives de chaque État, ainsi que leurs effets sur l'équilibre institutionnel classique. Issu du mouvement d'“agencification” et du New Public Management, ce phénomène interroge la portée contemporaine du principe de séparation des pouvoirs, la légitimité démocratique de ces autorités et les mécanismes de contrôle dont elles font l'objet. L'hypothèse centrale est que l'essor des AAI participe à l'émergence d'un pouvoir de régulation autonome, révélateur d'une mutation structurelle du modèle de gouvernement fondé sur la tripartition classique des pouvoirs.

    Vincent Reif, L'ancrage territorial des parlementaires , thèse en cours depuis 2024  

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    Mahamadou Traore, Les cabinets de conseil dans les collectivités territoriales, thèse en cours depuis 2024  

    L'influence des cabinets de conseil dans l'élaboration des politiques publiques ne cesse de croître depuis plusieurs décennies. Ce phénomène croissant de la participation des cabinets dans la fabrication des politiques publiques a été récemment mis en exergue par différents rapports parlementaires et chercheurs à l'échelle de l'Etat. L'influence n'est cependant pas à négliger dans le cadre des politiques publiques locales. Les collectivités territoriales ont elles aussi recourt aux cabinets de conseil mais les enjeux demeurent peu étayés à ce niveau. La présente recherche visera à établir un panorama du recours aux cabinets de consulting par les collectivités territoriales tout en essayant de théoriser le rôle des cabinets dans le cadre du processus délibératif et plus globalement dans le cadre de la décision publique, d'une part. Et de mettre en avant les enjeux que soulèvent cette participation des cabinets de consulting dans l'activité administrative, d'autre part.

    Abdulaziz Almutairi, La Sécurité juridique dans la constitution koweïtienne et les dispositions de la cour constitutionnelle, une étude comparative entre le droit koweïtien et le droit français,, thèse en cours depuis 2024  

    Cette étude représente une présentation précise de l'un des principes fondamentaux de la souveraineté moderne du droit. Il s'agit de la sécurité juridique, considérée comme le fondement de l'efficacité de la souveraineté du droit et de sa stabilité, afin d'assurer la stabilité du système juridique du pays en général et des règles du droit en particulier. Cette qualité ne signifie pas récession et stagnation face à des circonstances nouvelles, bien au contraire, le principe de certitude juridique caractérise la flexibilité et la coexistence du système juridique. D'autre part imposer « le principe de persuasion juridique » pour sortir avec un ensemble de procédures garantissant une facilité de compréhension ; Comprendre et informer les gens de toute modification, ajout ou suppression qui nuirait au système juridique, en plus des règles objectives qu'impose la confirmation des règles juridiques de la constitution et les principes généraux de l'État. On peut dire que le principe de persuasion juridique incarne le sens véritable de la souveraineté du droit et les progrès réalisés en matière de règles constitutionnelles. Le principe de la persuasion juridique a permis d'une part, de protéger et de garantir les droits constitutionnels et les libertés, et d'autre part, d'établir l'Etat de droit, la légitimité et le droit.

    Enzo Pade, Éthique publique locale , thèse en cours depuis 2024  

    La déontologie est ce principe de la connaissance du juste et convenable définit par Jeremy Bentham dans son ouvrage : « Deontology or the science of morality » ; Il associa alors deux mots provenant de la langue grecque : déontos (ce qui est convenable) et logos (la connaissance). Alors qu'il séparait d'un trait ferme la déontologie du droit car la première relevait, pour lui, du champ de la morale privée, aujourd'hui la déontologie fait partie intégrante du droit. De prime abord un mode d'organisation de certains ordres professionnels, la déontologie est venue dans un second temps s'immiscer dans le droit dit « dur » par l'intervention du législateur qui est venu reconnaitre dans des textes des principes qui relevaient du droit souple jusque-là . De l'organisation privée, nous sommes arrivés à l'organisation de la société publique notamment et dans une première mesure par la déontologie des fonctionnaires au début des années 1980 ,(en sus de la loi de 1983 sur les droits et obligations des fonctionnaires), pour venir embrasser la formation politique quelques années plus tard. Ainsi, en France, ce principe a trouvé une résonnance dans le champ de la politique nationale depuis 30 ans . De ce fait, la question qui se polarise autour de la bonne pratique du mandat en général et de celui de l'élu local à fortiori n'est pas une question récente et sa matérialisation dans le monde législatif est la révélation dans un premier temps d'affaire politico judicaires qui va s'accompagner d'une multitude de réformes. Prises dans un ensemble c'est une refonte de la fonction élective qui est désirée pour plus de transparence et de « bonnes conduites » dans l'objectif de rétablir le lien entre gouvernants et gouvernés en réponse à cette crise de confiance du citoyen envers les élus et les institutions. Longtemps questionnée par la doctrine , la mise en place d'un carcan déontologique entourant les pratiques de l'élus peut se diviser en deux faces d'une même pièce, le volet pénal s'axe sur la répression à des manquements de probité , le volet administratif s'axe sur de l'accompagnement de l'élu en amont d'une pratique qui pourra être sanctionnée par la suite . La déontologie pris sous l'angle du mandat électif local est un univers en pleine extension. Son importance a été récemment consacrée dans la loi du 22 février 2022 dites loi 3DS avec la mise en place d'un référent déontologue pour les collectivités locales et bien avant cela en 2015 avec la mise en place de la charte de l'élu local, le législateur tente depuis une dizaine d'années d'encadrer le mandat local de plus de transparence, de probité et d'éthique. De surcroit, cette mise en place au niveau local d'un processus déontologique qui commence à s'institutionnaliser n'est pas sans poser des difficultés aux acteurs locaux (maires, E.P.C.I. administrations locales etc). Revenir sur ces difficultés sera un des objets de la présente thèse. Par exemple, que ce soit la situation de déport encore mal maitrisée par les élus locaux pour se préserver des situations de prises illégales d'intérêts ou plus largement l'établissement d'un référent déontologue et toutes les questions que ce choix soulève. Et cette évolution peine parfois à se faire comprendre par les premiers acteurs qu'elle concerne . En outre, l'enjeu principal de la thèse est d'étudier au niveau local de quelle(s) manière(s) ce carcan déontologique est – et sera - mis en place, si des particularités qui répondent des différences locales sont observables et quelles pistes d'améliorations sont possibles en amont des contrôles juridictionnels et des contentieux naissants. A terme, la question principale est – observons nous une pratique uniforme et rationnalisée, ou assistons-nous, a contrario, à la construction d'une certaine autonomie, expérimentation, différenciation des acteurs pour ce faire ?

    Laure Besson, La corruption en droit public, thèse en cours depuis 2021 en co-direction avec Aurélia SchahmanÈche 

    Evan Lagune, Les communs en droit, thèse en cours depuis 2020  

    Formalisation et utilisation d'un concept juridique de communs.

  • Auriane Dirou, La protection du secret d'Etat dans les démocraties., thèse soutenue en 2023 à Université de Rennes 2023 sous la direction de Thibaut Fleury Graff présidée par Jean-Jacques Urvoas, membres du jury : Bertrand Warusfel (Rapp.), Gweltaz Éveillard et Oona Anne Hathaway    

    À l’heure où le caractère démocratique d’un État se définit principalement par la capacité de ses services à s’orienter vers une transparence accrue, toute forme de rétention d’information fait l’objet d’une méfiance voire d’une désaffection systématique des citoyens. Pourtant, le secret, et plus particulièrement le secret d’État, participe également au bon fonctionnement d’une démocratie. Trop longtemps désavoué par son assimilation systématique au concept Machiavélien de raison d’État, le secret d’État doit impérativement être protégé pour assurer la pérennité de l’État démocratique. À cette fin, il convient de s’assurer que la protection du secret d’État s’applique bien à des informations ou supports qui concourent à la préservation des intérêts fondamentaux de la Nation. Cette opération assure le caractère légitime de la protection ainsi accordée. Dans cette optique, cette thèse entend identifier puis rationaliser le régime juridique de la protection du secret d’État autour de ses principes directeurs (précaution et efficacité). L’étude analyse, dans un second temps, la répartition des compétences en matière de protection du secret d’État afin de les déconcentrer des seules mains du pouvoir Exécutif. Par une revalorisation des autres acteurs institutionnels (Parlement, juge, autorités administratives indépendantes) ainsi que par le biais de propositions de modifications, cette thèse tend à légitimer la protection du secret d’État en démocratie.

    Candice Bordes, La transparence comme nouvel ordre moral en droit constitutionnel, thèse soutenue en 2020 à Perpignan sous la direction de Philippe Ségur présidée par Mathieu Doat, membres du jury : Elsa Forey (Rapp.)   

    La revendication de transparence est récurrente dans des discours de différentes natures. En droit constitutionnel plus particulièrement, la transparence est souvent présentée comme une vertu garante de la moralisation de l’État. La volonté d'une moralisation par la transparence se manifeste tant dans le processus de construction de la norme constitutionnelle que dans la pratique du pouvoir. S’agissant de l'ensemble des règles juridiques qui structurent l'exercice du pouvoir politique et encadrent la compétition pour y accéder, il s’agira d’envisager ce pouvoir politique comme moyen d’action étatique. La transparence semble s'y inscrire comme la qualité du « bon gouvernement » et du « bon gouvernant ». Elle permettrait la réalisation des valeurs véhiculées par l’État de droit démocratique. La philosophie des Lumières était porteuse de cette démarche, une démarche également présente dans la morale utilitariste de Jeremy Bentham. Néanmoins, toute vertu possède ses vices. Non seulement la transparence n'est pas toujours réalisable mais plus encore, elle n'est pas toujours souhaitable.

  • Guillaume Firmin, Les fédérations de chasseurs : entre défenses des intérêts cynégétiques et accomplissement de missions de services public, thèse soutenue en 2021 à Université de Lille 20182021 sous la direction de Johanne Saison-Demars présidée par Benoît Plessix, membres du jury : Carole Gallo, Charles Lagier et Denis Rochard    

    Les fédérations de chasseurs constituent à elle seules un véritable cabinet de curiosités juridiques. Créées spontanément, durant l’entre-deux-guerres, sous la forme d’associations de droit privé par des chasseurs désireux de promouvoir les intérêts de la chasse, elles furent rapidement investies par le législateur d’un certain nombre de missions d’intérêt général qui les propulsèrent, aux côtés des caisses de sécurité sociale et des conseils de l’ordre des médecins, parmi les tous premiers organismes privés en charge de missions de service public. Gouvernées et administrées, à l’instar de la plupart des associations, par une assemblée générale et un conseil d’administration à la tête duquel siège un président, elles emploient un peu plus de 1 500 agents placés sous un régime de droit privé. Et pourtant, parce qu’elles sont à la croisée de la défense des intérêts cynégétiques et de l’accomplissement de missions de service public, elles prennent chaque année un peu plus de 125 000 décisions administratives qui bénéficient du privilège du préalable. Grâce à ce travail colossal, ainsi qu’à la place qu’elles occupent au sein des instances de la démocratie agro-sylvo-cynégétique et aux combats judiciaires qu’elles mènent devant les juridictions de tout ordre, les fédérations de chasseurs constituent à la fois le vaisseau amiral et l’orgueil du Monde de la chasse. Tandis qu’elles participent à la régulation de la pratique des activités cynégétiques à travers leur contribution à la gestion des associations communales de chasse agréées et leur concours à la formation des chasseurs et à la défense des modes de chasse dans le respect de la sécurité des chasseurs et des tiers, elles participent également à la régulation des espèces sauvages en contribuant à la conception et à la mise en oeuvre des politiques de gestions macro et micro-cynégétiques de ces dernières, tout en concourant à la prévention et à l’indemnisation des dégâts de gibier.

    Laurent Léothier, Le ministre chargé des relations avec le Parlement, thèse soutenue en 2020 à AixMarseille sous la direction de Richard Ghevontian et Sophie de Cacqueray présidée par Anne Levade, membres du jury : Christian Bigaut (Rapp.), Jean Gicquel (Rapp.), Didier Ribes et Didier Maus    

    Le ministre, ou secrétaire d’État, chargé des relations avec le Parlement est une institution extrêmement méconnue. Cela peut paraître paradoxal puisqu’il est au cœur des rapports entre les pouvoirs publics au plus niveau de l’État. Ni la dénomination de son portefeuille, ni ses attributions en forme de simple tautologie ne sont en mesure de refléter l’exactitude des missions de ce ministre. Si au cœur de la Ve République, il s’occupe principalement de la gestion de l’ordre du jour prioritaire des assemblées, sa présence en continu auprès des élus et des membres du gouvernement en fait un relais incontournable de l’information. Cette institution est en quelque sorte devenue un ministère schizophrène qui, au Parlement est chargé de représenter le gouvernement, et au sein du gouvernement de représenter les parlementaires. Au cœur de la séparation des pouvoirs et des rapports entre l’exécutif et le législatif, le ministre chargé des relations avec le Parlement est curieusement le chaînon manqué des recherches et des réflexions en droit constitutionnel et parlementaire, alors même que la Constitution du 4 octobre 1958 consacre un titre aux rapports entre le gouvernement et les assemblées. L’objet de cette thèse est, en plus de combler un vide doctrinal, de rechercher les corrélations entre cette fonction ministérielle et les conditions d’exercice d’un gouvernement parlementaire. En abordant cette notion sous une approche juridique, cette recherche s’efforce de valider l’hypothèse selon laquelle ce ministère influe sur la nature du gouvernement au sein des régimes politiques français