Rafael Amaro

Professeur
Droit privé et sciences criminelles.
Faculté de droit, administration économique et sociale et administration publique

Institut Caennais de Recherche Juridique
Responsable de la formation :
  • THESE

    Le contentieux privé des pratiques anticoncurrentielles : Étude des contentieux privés autonome et complémentaire devant les juridictions judiciaires, soutenue en 2012 à Paris 5 sous la direction de Martine Behar-Touchais présidée par Loïc Cadiet, membres du jury : Muriel Chagny (Rapp.), Laurence Idot (Rapp.), Mireille Bacache-Gibeili et Philippe Didier   

  • Rafael Amaro, Jean-Michel Bruguière, Christophe Alleaume, Emmanuel Dreyer, Amélie Favreau, L'émergence d'un droit des données, Lefebvre Dalloz, 2023, Thèmes et commentaires (La propriété intellectuelle autrement), 177 p.     

    Rafael Amaro, Jean-François Laborde, La réparation des préjudices causés par les pratiques anticoncurrentielles: recueil de décisions commentées, Institut de droit de la concurrence, 2021, Concurrences, 308 p. 

    Rafael Amaro (dir.), Private enforcement of competition law in Europe: directive 2014/104/EU and beyond, Bruylant, 2021, Competition law, 419 p.   

    Rafael Amaro, Jean-François Laborde, La réparation des préjudices causés par les pratiques anticoncurrentielles: recueil de décisions commentées, Institut de droit de la concurrence, 2020, 220 p.   

    Rafael Amaro, Le contentieux privé des pratiques anticoncurrentielles: étude des contentieux privés autonome et complémentaire devant les juridictions judiciaires, Groupe Larcier, 2014, Concurrences, 976 p.   

    Rafael Amaro, Martine Behar-Touchais, Nicolas Charbit (dir.), À quoi sert la concurrence ?: compétitivité, innovation, emploi, enseignement... 100 personnalités répondent, Institut de droit de la concurrence, 2014, 733 p.   

  • Rafael Amaro, Mélanie Clément-Fontaine, « Le droit à l’oubli », La proposition de règlement européen relatif aux données à caractère personnel : propositions du réseau Trans Europe Experts, dir. Nathalie Martial-Braz, Société de Législation Comparée, TEE, 2014, pp. 422 

  • Rafael Amaro, « Spécialisation du juge en droit de la concurrence : le revirement ! », Recueil Dalloz, Dalloz , 2023, n°44  

    Rafael Amaro, Laurence Usunier, « L'action de groupe à la française fait peau neuve », Recueil Dalloz, Dalloz , 2023, n°20  

    Rafael Amaro, « La Cour de justice et les conflits de lois dans le temps », Recueil Dalloz, Dalloz , 2023, n°02  

    Rafael Amaro, « Esquisse d'une nomenclature des préjudices en droit de la concurrence », Recueil Dalloz, Dalloz , 2022, n°26  

    Rafael Amaro, Fabienne Jault-Seseke, « Abus de position dominante et compétence internationale ou l'art subtil du précédent », Recueil Dalloz, Dalloz , 2021, n°19, p. 1064  

    Rafael Amaro, « Prescription extinctive : conflit de lois dans le temps et effectivité du droit de l'Union européenne », Recueil Dalloz, Dalloz , 2019, n°40, p. 2235  

    Rafael Amaro, « L'actualisation de l'indemnité réparant un dommage matériel : régime sui generis ou droit commun ? », Recueil Dalloz, Dalloz , 2019, n°13  

    Rafael Amaro, Joëlle Adda, Jean-François Laborde, « Réparation du dommage causé par les ententes devant le juge administratif »: enseignements théoriques et pratiques tirés de l'étude du contentieux, Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2019, n°06  

    Rafael Amaro, « La relation commerciale établie au sens de l'article L. 442-6, I, 5° du Code de Commerce ou les vents contraires de la jurisprudence », Actualité juridique Contrats d'affaires : concurrence, distribution, Dalloz , 2019, n°01, pp. 8-13  

    Rafael Amaro, « Appel mal dirigé en matière de pratiques anticoncurrentielles : confirmation de la (très discutable) thèse du défaut de pouvoir juridictionnel », Recueil Dalloz, Dalloz , 2018, n°39, p. 2171  

    Rafael Amaro, « L' ubérisation des professions du droit face à l'essor de la legaltech », Dalloz IP/IT : droit de la propriété intellectuelle et du numérique, Éditions Dalloz , 2017, n°03, p. 161  

    Rafael Amaro, « Réduction de l'amende prononcée par l'Autorité de la concurrence dans l'affaire de la différenciation tarifaire dans le secteur de la téléphonie mobile de clientèle résidentielle », Actualité juridique Contrats d'affaires : concurrence, distribution, Dalloz , 2016, n°07, p. 346  

    Rafael Amaro, « Constatations nécessaires à la délimitation du marché pertinent dans le secteur de la téléphonie fixe : cassation de l'arrêt d'appel dans l'affaire des résidences secondaires », Actualité juridique Contrats d'affaires : concurrence, distribution, Dalloz , 2016, n°06, p. 291  

    Rafael Amaro, « Action en réparation du préjudice causé par un abus de position dominante dans le secteur de l'Internet haut débit », Actualité juridique Contrats d'affaires : concurrence, distribution, Dalloz , 2016, n°03, p. 152  

    Rafael Amaro, « Rejet des recours contre deux décisions de l'Autorité de la concurrence dans l'affaire des produits bruns », Actualité juridique Contrats d'affaires : concurrence, distribution, Dalloz , 2016, n°02, p. 88  

    Rafael Amaro, « Action autonome en réparation du préjudice causé par un abus de position dominante et de dépendance économique », Actualité juridique Contrats d'affaires : concurrence, distribution, Dalloz , 2016, n°01, p. 52  

    Rafael Amaro, « Prescription et bien-fondé de l'action en nullité du fait d'une entente condamnée par l'ancien Conseil de la concurrence », Actualité juridique Contrats d'affaires : concurrence, distribution, Dalloz , 2015, n°11, p. 475  

    Rafael Amaro, « Les prix imposés en droit de la concurrence : un péché majeur ? », Actualité juridique Contrats d'affaires : concurrence, distribution, Dalloz , 2015, n°07, p. 296  

  • Rafael Amaro, Marie Cartapanis, EU Competition Law and the Digital Economy - French Report, 2020 

  • Rafael Amaro, « La durabilité : regard juridique sur un impératif contrarié », le 08 décembre 2025  

    Colloque organisé par l'École Universitaire de Recherche LexSociété, Université de Côte d'Azur sous la direction scientifique de Grégoire Leray, Professeur de droit privé, CERDP, Université Côte d’Azur

    Rafael Amaro, « La concentration des contentieux transfrontières », le 13 novembre 2025  

    Colloque organisé par le laboratoire DANTE - UVSQ Paris-Saclay et l'IRDEIC - Université Toulouse Capitole sous la responsabilité scientifique de Sandrine Clavel, Professeure à l'université Paris-Saclay, UVSQ, DANTE ; Estelle Gallant, Professeure à l'université Toulouse Capitole, IRDEIC et Fabienne Jault-Seseke, Professeure à l'université Paris-Saclay, UVSQ, DANTE, Institut Universitaire de France

    Rafael Amaro, « La gouvernance européenne des données : questions choisies », le 16 octobre 2025  

    Colloque organisé par l'ICREJ, UNICAEN, sous la direction scientifique de Thibault Douville, Professeur des universités, Université de Caen & Emmanuel Netter, Professeur des universités, Université de Strasbourg

    Rafael Amaro, « Responsabilité civile et groupes », le 25 septembre 2025  

    Colloque organisé par l'Equipe Demogue du CRDP, Université de Lille sous la direction scientifique de Laura Vitale, Professeur à l'Université de Lille

    Rafael Amaro, « Directive n°93/13 du 5 avril 1993 concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs », le 06 décembre 2024  

    Colloque organisé sous la direction scientifique de Marine FRIANT-PERROT.

    Rafael Amaro, « Cohérence du contentieux », le 27 juin 2024  

    Table ronde organisée par le laboratoire D@NTE, USVQ sous la direction scientifique de Fabienne Jault-Seseke.

    Rafael Amaro, « Vers l’émergence d’un droit neuro-éthique érigé en contrepoint des droits revisités par le numérique ? Réflexion à partir du droit de la consommation », le 04 avril 2024  

    Ateliers organisés par le CRDP, Université de Lille sous la direction scientifique de Sabine Bernheim-Desvaux, Professeure à l’Université d’Angers et Juliette Sénéchal, Professeure à l’Université de Lille, sous l’égide du réseau européen d’experts en droit Trans Europe Experts et en partenariat avec le Centre Jean Bodin (UAngers), le Centre de recherche Droit et perspectives du droit, éq. Demogue (ULille) et le DReDIS (Institut de recherche juridique de la Sorbonne)

    Rafael Amaro, « Concurrence + ligues sportives », le 20 décembre 2023  

    Colloque organisé par la faculté de droit, Université Jean Moulin Lyon 3 sous la direction scientifique de Jean-Christophe Roda, Professeur à l'Université Jean Moulin Lyon 3, Directeur du Centre de Droit de l'Entreprise, Equipe Louis Josserand et Rafael Amarao, Professeur à l'Université de Caen Normandie, Institut Caennais de Recherche Juridique

    Rafael Amaro, « Les stratégies de l’Union européenne », le 22 juin 2023  

    13e Forum de Trans Europe Experts organisé sous la direction scientifique de Sébastien Adalid et Zoé Jacquemin

    Rafael Amaro, « Les pratiques contentieuses du secret des affaires », le 19 avril 2023  

    Organisé par le CR2D, Université Paris Dauphine-PSL

    Rafael Amaro, « Le renouvellement du droit civil sous l'influence du numérique », le 31 mars 2023  

    28ème Journée nationale de l’Association Henri Capitant organisée par l’Université de Caen sous la direction du Professeur Thibault Douville et avec le soutien de l’Institut caennais de recherche juridique – UR967

    Rafael Amaro, « Quel avenir pour le droit de la responsabilité ? », le 13 février 2023  

    Cycle de conférences organisé par l'IRJS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    Rafael Amaro, « Méthode d’interprétation et réforme du droit des contrats », le 17 novembre 2022  

    Colloque organisé sous la direction de Nicolas Mathey, (CEDAG), Sylvain Bloquet (CEDAG) et Arnaud Vergne (IHD).

    Rafael Amaro, « Associations, Think Tanks, Réseaux académiques : quels rôles en Europe ? », le 15 juin 2022  

    Forum organisé avec le soutien de l'Institut de droit comparé (Paris Panthéon Assas), de l'IRJS (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) de l'IDP (Toulouse Capitole), de l'ICREJ (Caen Normandie) et de l'IRDAP (Bordeaux).

    Rafael Amaro, « Marchés et services numériques : quelle perspective européenne ? », le 16 mai 2022  

    Organisée par la Faculté de droit de Caen et la Faculté de droit de Würzburg dans le cadre du séminaire franco-allemand

    Rafael Amaro, « Droit de la concurrence », le 10 mars 2022  

    Organisées par la Cour de cassation et l’ENM sous la direction scientifique de Sylvaine Poillot-Peruzzetto, conseillère en service extraordinaire à la chambre commerciale de la Cour de cassation

    Rafael Amaro, « L'intégration des considérations d'intérêt public dans l'application des règles de concurrence », le 26 novembre 2020  

    Organisé par l’IRJS, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, avec le soutien et la participation du Master 2 Concurrence-Distribution-Consommation

    Rafael Amaro, « La systématique des contentieux concurrence en Europe », le 14 novembre 2019  

    Organisé par le CRDFED et l'Institut Demolombe, sous la direction de Grégory Godiveau, Maître de conférences à l'Université de Caen Normandie

    Rafael Amaro, « Challenges to the assumptions at the basis of Competition Law », le 27 juin 2019  

    + Workshop on Competition Law Issues

    Rafael Amaro, « Autonomie et Concurrence », le 15 mars 2019  

    Organisé par la Faculté de droit d’Aix-Marseille en partenariat avec la Cour de Cassation et l’Université Paris-Dauphine sous la direction de David Bosco, Centre de Droit Economique, Carole Champalaune, Cour de cassation et Georges Decocq, Paris Dauphine

    Rafael Amaro, « Open Data et transformation digitale des métiers du droit », le 14 juin 2018  

    Organisée par le Laboratoire d’Economie d’Orléans et le Centre de Recherche Juridique Pothier, Université d’Orléans

    Rafael Amaro, « La rupture brutale des relations commerciales établies », le 25 mai 2018 

    Rafael Amaro, « Actions en réparation des pratiques anticoncurrentielles », le 29 mars 2018  

    Organisé par la Cour d'Appel de Paris, l'Ecole Nationale de la magistrature et le Ministère de la Justice

    Rafael Amaro, « Relations d’affaires : quels nouveaux défis pour le contrat de distribution ? », le 25 octobre 2017  

    Organisée par le groupe Alphalex-Avocats et les Éditions Bruylant

    Rafael Amaro, « Qui a peur des chercheurs en droit ? », le 17 mars 2017  

    Journée d'étude organisée par la Conférence des doyens de droit et science politique.

    Rafael Amaro, « L’effectivité du droit face à la puissance des géants de l ́internet - France et Brésil », le 14 décembre 2016  

    Organisé avec des partenaires brésiliens : Univ. de Brasília (UnB), Univ. Federal Fluminense (UFF), Univ. Federal de Santa Maria (UFSM), et français : Univ. Paris 1 (Panthéon-Sorbonne) et l’Univ. de Versailles Saint-Quentin--en-Yvelines (Paris Saclay)

    Rafael Amaro, « L'ubérisation », le 02 décembre 2016  

    Sous la direction scientifique de Mme Nathalie Martial-Braz, avec la participation des Master 2 Droit et Obligations Civiles et Commerciales, et Droit des Activités Numériques

  • Rafael Amaro, Effectivité de l'action de groupe appliquée aux pratiques d'influence des consommateurs 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Chloé Dornbierer, Les choses non rivales : essai sur le régime juridique de l'information, thèse soutenue en 2022 à AixMarseille sous la direction de David Bosco et Valérie-Laure Benabou présidée par Mathilde Hautereau-Boutonnet, membres du jury : Emmanuel Netter (Rapp.), Mélanie Clément-Fontaine    

    Les choses non rivales embrassent toutes les informations et s’y cantonnent. Elles désignent les choses qui peuvent être utilisées par une ou plusieurs personnes, sans que leur utilisation empêche celle des autres ni altère leur substance. Leur essence ne convoque donc pas l’exclusivité. Prérogative idoine pour organiser les utilisations des choses rivales, la théorie générale du droit des biens s’est construite sur l’exclusivité dont l’esprit s’est diffusé dans l’ensemble du droit des affaires, atteignant au premier chef la propriété intellectuelle. L’étude propose de mettre en exergue les difficultés théoriques et pratiques inhérentes à l’extension de l’exclusivité aux choses non rivales. Il ressort de cette analyse que la rivalité appelle l’exclusivité, là où la non-rivalité appelle son opposé, le partage. Ainsi, l’exclusivité ne doit pas être la prérogative de principe applicable à la non-rivalité, au contraire, les choses non rivales doivent être réglées en première intention par le partage. Ce rejet de l’exclusivité mène à envisager les différents mécanismes juridiques susceptibles d’offrir une jouissance partagée et d’accueillir la non-rivalité. Après une refonte du droit commun qui restructure les catégories juridiques existantes et réforme l’article 714 du Code civil, le régime des choses communes apparaît comme le régime juridique incarnant les choses non rivales et la jouissance partagée. Cette actualisation du droit commun se révèle être le prérequis à la transposition effective du principe du partage au sein du droit de la concurrence sur lequel se concentre les effets pratiques du régime juridique des choses non rivales eu égard au marché de l’information

    Khadija Mazouni, L'imputation des pratiques anticoncurrentielles au sein des groupes de sociétés, thèse soutenue en 2020 à Ecole doctorale SDOSE Paris sous la direction de Georges Decocq présidée par Antoine Louvaris, membres du jury : Muriel Chagny (Rapp.), Hélène Aubry      

    L’imputation est le terme utilisé en droit des pratiques anticoncurrentielles pour déterminer la responsabilité au sein des groupes de sociétés. Le public enforcement applique la présomption d’influence déterminante afin d’imputer à une société mère le comportement infractionnel de sa filiale. Il en est ainsi dès lors que ces deux entités juridiques font partie d’une même unité économique. La présomption d’imputation présente certes des avantages, mais fait l’objet de nombreuses critiques. Cette approche extensive de la responsabilité de la société mère est, en effet, très discutée et les règles, mises en œuvre par la Commission européenne, ne sont pas aisées à transposer en dehors du public enforcement. Ce principe de responsabilité de la société mère du fait de ses filiales ne peut donc servir de modèle pour les autres disciplines juridiques.Certes, l’autonomie de la personne morale reste un principe clé du droit positif français. Néanmoins, la transmission de la responsabilité, au sein d’un groupe de sociétés, nécessite l’élaboration d’un cadre juridique spécifique qui prend en compte les rapports économiques existants entre mère-fille(s).

  • Camille Madi, Veille et analyse informationnelles : étude de droit de la propriété littéraire et artistique, thèse soutenue en 2024 à Paris 1 sous la direction de Tristan Azzi présidée par Edouard Treppoz, membres du jury : Nathalie Martial-Braz (Rapp.), Caroline Le Goffic (Rapp.), Florence Gaullier    

    Née en France en 1879, l’activité de veille et d’analyse informationnelles offre aux entreprises et aux institutions un dispositif permanent de surveillance des médias leur donnant accès aux informations les concernant ainsi qu’aux nouvelles tendances et aux derniers événements intéressant leur secteur d’activité. Etant une activité consistant à cibler, collecter et analyser des informations en vue de la réalisation de synthèses mises à la disposition d’entreprises et d’institutions, elle est devenue, avec le développement exponentiel de l’offre médiatique, un outil stratégique et économique indispensable. L’offre proposée par les prestataires de veille et d’analyse médias à leurs clients se réalise à travers la production de panoramas de presse , de « piges » ou de « clipping » et d’analyses de contenus médiatiques leur permettant d’évaluer leur réputation, de mesurer leurs campagnes marketing ainsi que l’image de leur marque, d’optimiser leurs relations presse, d’identifier les influenceurs, de détecter des tendances, de déceler des innovations, mais aussi de surveiller leurs concurrents et d’anticiper des crises. Pour offrir de tels services à leurs clients, les prestataires de veille et d’analyse informationnelles doivent pouvoir accéder à différentes sources d’informations. Ainsi, la collecte de données assurée par les prestataires de veille média ne se limite pas au seul spectre des médias traditionnels mais porte sur tous les types de médias, tant français qu’étrangers. Sont alors traitées les informations tirées de la presse papier et de la presse en ligne, ainsi que celles issues des sites Internet et des blogs, les contenus diffusés à la télévision et à la radio, et ceux communiqués sur les réseaux sociaux. De fait, ces activités, parce qu’elles impliquent l’utilisation de toute forme de contenus de nature journalistique, mettent tant en jeu le droit d’auteur que les droits voisins et le droit sui generis du producteur de bases de données. Nos recherches visant à confronter la réalisation de l’activité de veille et d’analyse informationnelles au droit de la propriété littéraire et artistique, nous serons amenée à apporter des réflexions sur le contenu de ces règles de droit. En effet, les activités de veille et d’analyse informationnelles, en donnant lieu à une exploitation atypique des biens intellectuels, révèlent les limites du droit de la propriété littéraire et artistique. Ainsi, en opposant la nature juridique des informations aux biens permettant leur communication, nous mettrons en évidence les difficultés relatives à la définition et à l’identification des objets protégés par les droits de propriété intellectuelle. Les problématiques que nous soulèverons au stade de l’existence des droits rejailliront inévitablement lorsque nous nous interrogerons sur leur mise en œuvre face aux exploitations partielles des biens détenus par les entreprises de presse auxquelles se livrent les prestataires de veille média. Des enjeux relatifs à l’étendue des monopoles que les entreprises de presse sont en mesure d’opposer aux prestataires de veille média découlent ceux relatifs aux conditions dans lesquelles les autorisations d’exploitation peuvent être délivrées ou refusées. Les entreprises de veille ne pouvant exercer leurs activités et exploiter les contenus protégés par des droits de propriété intellectuelle qu’avec l’accord des entreprises de presse, il est nécessaire de déterminer où s’arrête leur liberté de contracter et, partant, de nous interroger sur l’application de la théorie des facilités essentielles.

    Yannick Boniface Basséne, La protection du consommateur par l'action de groupe en droit de la concurrence, thèse soutenue en 2018 à Sorbonne Paris Cité sous la direction de Luc Grynbaum présidée par Georges Decocq, membres du jury : Linda Arcelin (Rapp.), Jérôme Julien (Rapp.)    

    Le 19ème siècle est marqué par la mécanisation des activités humaines issues de la révolution industrielle et accentuée par l'essor du progrès technique. Cette révolution est à l'origine de la prolifération des préjudices subis par les consommateurs du fait de la défaillance des machines. De plus, d'autres dommages sont venus se greffer aux dommages corporels. Il en est par exemple les scandales de l'amiante, des cigarettes ou encore des produits médicamenteux, tels que les antidépresseurs ou le vaccin contre l'hépatite B. Ces dommages corporels qui touchaient jadis à la santé, sont de nature économique aujourd'hui. Aussi, la particularité du contexte économique participe-t-elle à accentuer cette complexité du fait notamment de la consommation de masse, de la concentration croissante des opérations économiques et de la globalisation des échanges marchands. Un tel contexte rend ainsi l'expression et le traitement des recours à caractère individuel tantôt inopérants, tantôt insuffisants, pour répondre adéquatement, sur la scène judiciaire, aux besoins légitimes de défense des intérêts individuels. En effet, la conception traditionnelle de notre système de responsabilité civile, dont la réforme est amorcée et qui est marquée par un individualisme ancestral, se révèle souvent inadaptée voire inefficace lorsqu'un même préjudice, subi par des consommateurs victimes, est d'une valeur pécuniaire relativement faible sur le plan individuel, alors même que des profits illicites importants peuvent avoir été engrangés par les contrevenants. Parallèlement à ces évolutions, un constat est fait. Les consommateurs ont changé de comportement, ils sont devenus plus soucieux de leur protection et de plus en plus revendicatifs parce qu'ils considèrent que la réparation des dommages subis est un droit. Aussi, imposèrent-ils des débats politique, judiciaire et économique de la question de la réparation des dommages qu'ils ont subis du fait des pratiques anticoncurrentielles. Face à cette situation les systèmes juridiques s'efforcent de trouver des solutions afin d'améliorer la protection de l'individu. La consommation des ménages étant un enjeu fondamental, des règles notamment l'action en représentation conjointe, furent adoptées, sans succès, avec pour finalité de rééquilibrer les relations professionnels/consommateurs et assurer la protection des consommateurs. L'action de groupe apparait dans ces cas de figure comme l'instrument juridique devant permettre aux victimes de pratiques anticoncurrentielles d'obtenir la réparation des préjudices subis. L'objectif principal de cette thèse était donc d'étudier l'effectivité de la protection du consommateur par l'action de groupe en droit de la concurrence. Pour ce faire, la démarche que nous avons adoptée nous a amené à répondre dans la première partie à deux questions importantes. La première question est relative à l'adaptation des règles de la responsabilité civile à la réparation effective des consommateurs victimes de pratiques anticoncurrentielles, qui constitue notre titre premier. L'étude de cette question nous a conduit à analyser les dispositions permettant la recevabilité de l'action en dommages et intérêts des consommateurs. Cette analyse a permis non seulement de mettre en évidence la particularité de la faute concurrentielle ainsi que le préjudice qui en découle mais également de voir à quel point il était nécessaire de procéder à un aménagement des règles qui gouvernent la responsabilité civile pour les adapter au contentieux concurrentiel. Le second titre de notre première partie a été consacré à l'aspect transnational des pratiques anticoncurrentielles. Le caractère transnational de l'action de groupe a été délibérément omis par le législateur. En effet, la DG concurrence renvoie pour l'action de groupe internationale à l'application des règles de DIP européen. (...)