Marie-Clotilde Runavot, « Organisations internationales et conflits d’intérêts », Les conflits d'intérêts en droit international : questions choisies, Pedone, 2025, pp. 59-80
Marie-Clotilde Runavot, Valère Ndior, « Organes », Dictionnaire de l'actualité internationale, Pedone, 2025
Marie-Clotilde Runavot, Philippe Clerc, Yéléna Esslinger, Barbara Gonçalves, « "Legal and International Context: Law and Disorder" », in Verseux, C., Gargaud, M., Lehto, K., Viso, M. (eds) (dir.), Verseux, C., Gargaud, M., Lehto, K., Viso, M. (eds), Mars and the Earthlings: A Realistic View on Mars Exploration and Settlement, London, Springer International Publishing AG, "Space and Society" Series Title, 2025, 403 p., Springer International Publishing AG, 2025, pp. 99116
Marie-Clotilde Runavot, Julie Ferrero, Pierre-François Laval, Kiara Neri, « La représentation de l’Etat au sein des Organisations internationales », in J. FERRERO, P.-F. LAVAL, K. NERI (dir.), Actualités de la participation aux Organisations internationales, Journée d’études de la SFDI, Université de Lyon 3, 30 septembre 2022, Pedone, 2024, pp. 11-28
L'article analyse les vicissitudes du principe de la représentation gouvernementale des Etats dans les organisations internationales. En effet, l’actualité des organisations internationales montre que ce principe est autant concurrentiel que concurrencé. Concurrentiel, ce principe l’est d’abord dans l’identification des représentants gouvernementaux, comme l’illustrent les demandes de représentation gouvernementale concurrentes du Myanmar et de l’Afghanistan dans plusieurs organisations internationales. Le caractère gouvernemental de la représentation est encore source de rivalité concernant ses modalités, singulièrement lorsque les délégués gouvernementaux d’un Etat sont « mutualisés » pour assurer la représentation d’un groupe d’Etats et non du seul Etat de nationalité. La représentation gouvernementale de l’Etat est par ailleurs concurrencée de l’intérieur comme de l’extérieur. D’une part, d’autres organes et entités de l’Etat sont désormais habilités à le représenter au sein d’organisations internationales ou de certains de leurs organes. D’autre part, la qualité de membre de l’Union européenne d’un Etat en altère sa représentation dans les autres organisations internationales. L’activité contentieuse devant la CJUE enseigne ainsi que cette représentation, le cas échéant « communautarisée », peut aussi rester gouvernementale tout en se collectivisant.
Marie-Clotilde Runavot, « Governing the planned/upcoming crewed missions, outposts and settlements on Mars: potential of existing international organizations and one to be invented », in C. VERSEUX, M. VISO, K. LEHTO, M. GARGAUD (dir.), Mars and the Earthlings, Springer, 2024
Marie-Clotilde Runavot, « Democracy and rule of Law », in S. JAMAL, O. DE FROUVILLE (dir.), Handbook of International Law (Part V_34.), Democracy and rule oféditions Wiley, 2024
Marie-Clotilde Runavot, « Organisations internationales et conflits d’intérêts », in G. Le Floch, F. SEATZU (dir.), Le conflit d’intérêts en droit international, éditions Pedone, 2024
Marie-Clotilde Runavot, Isabelle Bosse-Platière, Anne Hamonic, « Regard de l’internationaliste sur l’accord post-Cotonou : sauter d’incertitudes en incongruités », in C. RAPOPORT (dir.), La Redéfinition du partenariat UE-ACP après Cotonou, Colloque de l’Université de Rennes 1, 24-25 novembre 2022, Université de Rennes 1, 2024
Marie-Clotilde Runavot, Laurence Potvin-Solis, « Le modèle de l’organisation intergouvernementale à l’épreuve de l’objectif de paix européen », L’Union européenne et la Paix : quelles avancées vers une Fédération européenne ? Journées d’études Jean Monnet, Université de Caen Normandie, 21-22 novembre 2018, Bruylant, 2023, pp. 363-386
Marie-Clotilde Runavot, Guillaume Le Floch, « La procédure pour avis devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples », in G. Le Floch (dir.), La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples : bilan et avenir, Colloque de l’Université de Rennes 1, 24-25 juin 2021, Pedone, 2023, pp. 119-146
La contribution met les avis et les ordonnances rendus par la Cour ADHP en perspective non seulement avec les bases textuelles, qu’elles soient conventionnelles ou réglementaires et en vigueur ou non, mais encore avec l’expérience consultative d’autres juridictions internationales, que celles-ci soient régionales ou universelles et spécialisées dans les droits de l’homme ou non. L'analyse montre alors que les potentialités réelles de la fonction consultative de cette juridiction n’ont pas toujours été pleinement exploitées par les acteurs du système africain de protection des droits de l’homme, notamment par la Cour ADHP elle-même. De telles potentialités tiennent à la conception de la compétence pour avis, conception entendue à la fois comme son processus de fabrication et la manière dont elle a été pensée. En l’occurrence, les travaux préparatoires au Protocole de Ouagadougou comme les termes des bases textuelles ont ainsi dessiné les contours d’une compétence, certes inspirée de l’expérience consultative des autres juridictions internationales et singulièrement de la Cour interaméricaine des droits de l’homme (Cour IDH), mais adaptée aux spécifités du continent africain.
Ce hiatus ressenti entre potentialités et mise en œuvre de la compétence consultative concerne autant l’étendue personnelle que matérielle des avis. Plus précisément, la Cour ADHP a clairement sous-exploité l’ouverture de sa procédure consultative et sacrifié ainsi l’un des principaux atouts offerts par les bases textuelles de compétence (I). De même, elle a généralement minoré l’objet des demandes d’avis au bénéfice d’une approche formaliste, révélant peut-être un exercice frustré de sa compétence consultative et certainement…source de frustrations !
Marie-Clotilde Runavot, « Democratic representation and parlementarization of international Organizations : between false-friends and false-pretences », in S. BESSON (dir.), Democratic Representation in and by International Organizations, Collège de France, 22-23 juin 2023, Oxford University Press, 2023
Marie-Clotilde Runavot, Anne-Thida Norodom, Fabrice Bin, « L’accès à des financements diversifiés et l’innovation institutionnelle : l’exemple de partenariat public-privé : GAVI », in A.-T. NORODOM, F. BIN (dir.), Les finances des organisations internationales, Pedone, 2022, pp. 133-152
Sous l’angle financier, l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) et le modèle partenarial qu’elle incarne sont davantage une richesse qu’un défi pour le droit des organisations internationales. En l’occurrence, leurs finalités communes font que les organisations intergouvernementales partenaires peuvent utiliser ce partenariat pour financer certaines de leurs missions. De plus et surtout, GAVI a mis en place des mécanismes financiers dits « innovants » qui lui permettent de diversifier ses ressources au-delà de contributions étatiques de sorte que la dépendance financière à l’égard des Etats souverains n’est peut-être plus une fatalité pour l’action multilatérale internationale. Autrement dit, GAVI ressource les finances des organisations intergouvernementales tout à la fois en prolongeant et en dépassant leurs sources de financement
Marie-Clotilde Runavot, Javier Rios Quesada, « Le droit international à la croisée des “-latéralismes” : quelle direction prendre » – Rapport introductif »: Introduction, I et III, Le droit international multilatéral, Actes du colloque annuel de la Société française pour le droit international, 19 et 20 mai 2022, Université de Perpignan, 2022
Marie-Clotilde Runavot, Valère Ndior, « Organisation internationale », Dictionnaire de l'actualité internationale, Pedone, 2021
Marie-Clotilde Runavot, Jacobo Ríos Rodríguez, Mathieu Doat, « L’unité de l’Etat à l’épreuve du phénomène institutionnel international », L’unité de l’Etat dans un système juridique pluriel, Colloque de l’Université de Perpignan Via Domitia, 27-28 septembre 2018, Mare & Martin, 2021, pp. 195-205
Marie-Clotilde Runavot, Florian Aumond, Laurence Dubin, Marina Eudes, Anne-Laure Vaurs-Chaumette [et alii], « L’organisation juridique externe des camps, aspects de gouvernance publique », Encampés, de quel(s) droit(s) ?, Institut Francophone de la Justice et de la Démocratie, 2020, pp. 191-234
Marie-Clotilde Runavot, Guillaume Le Floch, Thibaut Fleury Graff, « L’institutionnalisation d’un régionalisme sanitaire », Santé et droit international, Editions A. Pedone, 2019, pp. 381-406
Marie-Clotilde Runavot, Emmanuelle Cronier, Benjamin Deruelle, « Les arguments juridiques contemporains de l’intervention en guerre », Argumenter en guerre, Presses universitaires du Septentrion, 2019, pp. 71-89
Marie-Clotilde Runavot, « Les ressources des compétences non contentieuses des Cours de Strasbourg et Luxembourg comme mode de régulation juridictionnelle », La concurrence des juges en Europe, Clément-Juglar, 2018, pp. 155-168
Marie-Clotilde Runavot, Guillaume Le Floch, « La compétence consultative du TIDM : première(s) d’un...remake ! », Les 20 ans du Tribunal international du droit de la mer, Pedone, 2018, pp. 123-143
Marie-Clotilde Runavot, Catherine Haguenaud-Moizard, Christian Mestre, « La réorientation de la parlementarisation du droit de l’UE : “enquête” sur la notion de démocratie représentative », La démocratie dans l’Union européenne, Bruylant, 2017, pp. 41-62
Marie-Clotilde Runavot, Isabelle Bosse-Platière, Cécile Rapoport, « Regard décalé de l’internationaliste : la notion internationale d’Etat tiers relativisée par le droit de l’Union européenne », L’Etat tiers en droit de l’Union européenne, Bruylant, 2014, pp. 41-62
Marie-Clotilde Runavot, Laurence Dubin, Jean-Marc Sorel, Evelyne Lagrange, « Représentativité, efficacité, légitimité : des organisations internationales en crise ? », Droit des organisations internationales, LGDJ, 2013, pp. 77-103
Marie-Clotilde Runavot, Ludovic Hennebel, Hélène Tigroudja, « La fonction consultative de la Cour interaméricaine des droits de l’homme : splendeurs et misères de l’avis du juge interaméricain des droits de l’homme », Le particularisme interaméricain des droits de l’homme, Pedone, 2009, pp. 121-149
Marie-Clotilde Runavot, Alain Ondua, David Szymczak, « La fonction consultative de la Cour internationale de Justice », La Fonction consultative des juridictions internationales, Pedone, 2009, pp. 21-45
Marie-Clotilde Runavot, Jean-Marc Sorel, « Le peuple palestinien », Dictionnaire des droits de l'homme, PUF, 2008, pp. 761-764
Marie-Clotilde Runavot, « La coopération spatiale franco-indienne : perspective du droit international public », Revue française de droit aérien et spatial, Pédone, 2025, n°2, pp. 151-163
Marie-Clotilde Runavot, « Exploration juridique aux confins de l'espace et de l'environnement : rapport introductif », Revue juridique de l'environnement (RJE), John Libbey Eurotext, 2025, n°1, pp. 17-26
Marqués par la guerre froide et la rivalité américano-soviétique, le contexte d’élaboration et les conditions d’émergence du droit international de l’espace expliquent que les enjeux sécuritaires lui soient consubstantiels. Inversement, ce droit s’est largement construit en occultant les enjeux d’ordre environnemental, et ce d’autant plus que la « conscience environnementale » internationale n’émerge qu’après l’adoption du traité fondateur sur l’espace extra-atmosphérique de 1967 (la Déclaration de Stockholm date de 1972) pour se consolider à la fin des années 1980-début des années 1990 (la Déclaration de Rio date de 1992) alors que le dernier des traités onusiens sur l’espace a déjà été adopté (l’Accord sur la Lune, en 1979).
Si l’actualité, notamment au sein de l’ONU, montre que le droit international de l’espace n’ignore plus les enjeux environnementaux, ceux-ci apparaissent toutefois systématiquement liés, sinon vassalisés, à d’autres considérations, qu’elles soient sécuritaires ou économiques.
Dans ce contexte, considérer « les enjeux environnementaux du droit de l’espace » ne relève pas de l’évidence et requiert de préciser les contours de l’expression pour bien s’entendre sur l’objet de la réflexion (I). Loin d’être accessoire ni aisée, cette clarification conceptuelle permet d’éclairer sur la démarche scientifique et de remettre en cause le rapport d’extranéité entre droit international de l’espace et droit international de l’environnement (II).
Dans un premier temps, l’approche adoptée st celle du juriste internationaliste) de sorte que seront précisément saisis les enjeux environnementaux du droit international de l’espace plutôt que les incidences environnementales des activités spatiales dans leur ensemble. Sous l’angle juridique donc, il s’avère d’abord que c’est la notion même d’environnement dont les contours sont flous, soit que les normes et la jurisprudence internationales en donnent une définition trop large, soit qu’elles se bornent à une énumération de ses composantes. Chaque fois, la notion juridique se caractérise par un fort anthropocentrisme. Le droit international de l’espace augmente encore la confusion en appréhendant tantôt l’environnement terrestre, tantôt l’environnement spatial. Malgré la spécificité de ce dernier, la focalisation anthropocentrique qui innerve aussi le droit international de l’espace devrait permettre de le faire bénéficier de la protection généralement offerte par le droit international de l’environnement. A cela s’ajoute que les normes spatiales retiennent une conception nettement utilitariste de l’environnement, dont la protection n’est recherchée que pour mieux préserver l’existence et le développement des activités humaines dans l’espace. C’est ce que trahit la mobilisation de concepts comme la « viabilité » des activités spatiales, le « comportement responsable » ou encore le « développement durable », dont la dimension environnementale n’est qu’une composante parmi d’autres. De tels concepts, désormais récurrents en droit international de l’espace, invitent en tout cas à privilégier une « approche intégrée », laquelle rejette l’hermétisme entre les branches voire les disciplines que sont le droit de l’espace et le droit de l’environnement.
Dans un second temps, il s’agit donc d’envisager le cadre juridique des activités spatiales en termes de confluence, voire de congruence, entre le droit international de l’espace et celui de l’environnement dès lors que, notamment, l’espace extra-atmosphérique peut être qualifié de bien commun. A cette fin, l’analyse du droit positif et de la pratique des acteurs concernés montre d’abord que, d’un point de vue institutionnel, les deux branches du droit partagent de nombreux traits communs et défis comme l’absence d’organisation internationale universelle et le risque consécutif de doublons voire de concurrence entre les enceintes.
Corrélativement, sur le plan normatif, la « sectorisation » du droit de l’espace se dessine. Dans cette optique, son « verdissement » est d’ailleurs pour l’instant plus probable que la « spatialisa
Marie-Clotilde Runavot, « La proposition américaine d’élargir le Conseil de sécurité des Nations unies : retour du serpent de mer », Le club des juristes, , 2024
Marie-Clotilde Runavot, « Rapport introductif »: Les enjeux environnementaux du droit de l’espace extra-atmosphérique, Revue juridique de l'environnement, John Libbey Eurotext — JLE, 2024, n°12025
Marie-Clotilde Runavot, « La coopération spatiale franco-indienne : perspectives du droit international public »: La France et les nouveaux enjeux de l’espace extra-atmosphérique, Journée d’études, Université Toulouse Capitole, 19 octobre 2023, Revue française de droit aérien et spatial, A. Pedone (Paris, France) , 2023
Marie-Clotilde Runavot, « La contribution de la période d’entre-deux guerres au développement d’un modèle d’organisation internationale », Revue belge de droit international / Belgisch tijdschrift voor internationaal recht / Belgian Review of International Law, Société belge de droit international ; Bruylant (Bruxelles, Belgique) , 2020, n°1, pp. 55-79
Si « modèle » de l’organisation internationale il y a, il faut convenir qu’il correspond à la formule de l’organisation intergouvernementale et qu’il est aujourd’hui questionné. Il s’agit ici de le mettre en perspective avec l’expérience institutionnelle de l’entre-deux-guerres, i.e. le système sociétaire résultant du traité de Versailles. L’ambition est alors de cerner à la fois ce que ce modèle doit rétrospectivement au système sociétaire et d’essayer, dans une optique prospective, de le repenser à l’aune de l’expérience institutionnelle autant originelle qu’originale de l’entre-deux-guerres. Sur le premier point, les apports de l’expérience sociétaire à la modélisation de l’organisation internationale apparaissent tant structurels que conceptuels. C’est notamment à cette époque que la personnification d’un regroupement d’Etats devient concevable. Sur le deuxième point, l’expérience sociétaire révèle qu’il est possible de penser l’institutionnalisation du multilatéralisme au XXIe en se détachant du prisme étatique et qu’il n’est pas inenvisageable de concilier l’organisation internationale avec la coopération informelle (type « G ») voire avec l’unilatéralisme étatique.
Marie-Clotilde Runavot, « La notion d’organisation internationale à l’épreuve d’un ornithorynque institutionnel : quelques réflexions sur l’ambiguïté institutionnelle de la CPI », Revue générale de droit international public, , 2018, n°1, pp. 87-116
Le choix de la formule de l’organisation internationale pour la nouvelle juridiction pénale internationale a été totalement pragmatique, à la faveur des négociations de la Conférence diplomatique de plénipotentiaires des Nations Unies. Non conceptualisée a priori, la double qualité de juridiction pénale et d’organisation internationale de la CPI retient l’attention de l’internationaliste. Dans une perspective simplement ludique, et sans prétention à la systématisation, il s’agit de pointer du doigt les incohérences, sinon incongruités, qui surgissent lorsque la structure institutionnelle que le Statut de Rome met en place pour exercer la justice pénale internationale est appréhendée au prisme de la notion d’organisation internationale. D’une part, la qualité de « membre » que le Statut de Rome réserve exclusivement aux juges de la CPI interpelle. Le jeu consiste alors à tenter de restituer les juges dans la typologie des membres d’une organisation internationale et à imaginer que les Etats parties au Statut de Rome puissent former une nouvelle catégorie de « Membres innomés ». D’autre part, l’architecture organique de la CPI semble dédier à un exercice efficace de la justice pénale internationale sans toutefois parvenir à évacuer l’exigence de représentation étatique qui caractérise l’organisation intergouvernementale. Il est alors divertissant d’essayer de situer l’Assemblée des Etats parties par rapport à la CPI. L’imbroglio des approches possibles confirme l’intuition selon laquelle le Statut de Rome a donné naissance à un ornithorynque institutionnel.
Marie-Clotilde Runavot, « Le protocole n° 16 à la Convention européenne : réflexions sur une nouvelle espèce du genre », Revue générale de droit international public, A. Pedone , 2014, n°1, pp. 71-93
Formellement, le Protocole n° 16 à la Convention européenne du 2 octobre 2013 apparaît comme un nouveau fondement de compétence pour la CEDH. En substance, la novation est à nuancer. Outre un instructif retour sur les projets d’extension de la compétence interprétative de la CEDH en dehors de tout litige, ce protocole doit être considéré à l’aune du pluralisme juridictionnel caractérisant l’ordre européen et international. Il fait alors montre d’une démarche syncrétique à l’origine d’une compétence hybride qui emprunte aux genres préjudiciel, consultatif et contentieux. Si ses indéniables traits préjudiciels devraient faire de cette compétence un instrument de la subsidiarité juridictionnelle, la prégnance que les Etats conservent sur son fondement et son exercice semble heurter sa nature consultative et entraver une pleine et entière subsidiarité dans le système conventionnel.
Marie-Clotilde Runavot, « Les partenariats public-privé dans le domaine de la santé : réflexions sur un nouveau mode d’exercice de l’autorité publique internationale », Annuaire Français de Droit International, Paris : CNRS Editions et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2014, n°60, pp. 655-684
L’incapacité des acteurs publics et privés, seuls, à réguler les questions de santé devenues globales a suscité un emballement institutionnel d’une ampleur sans précédent ni équivalent. Sans que l’État et l’organisation intergouvernementale (particulièrement l’OMS) en soient évincés, ce sont spécialement les partenariats public-privé qui paraissent manifester un nouveau mode d’exercice de l’autorité publique internationale. Il s’agit plus exactement d’un nouvel agencement de l’exercice partagé de l’autorité publique basé sur l’institutionnalisation graduée des «forces vives » du secteur de la santé mondiale. Ni modèle ni simple effet de mode, ces partenariats reposent sur une hybridation de leur structure comme de leurs activités qui met à mal les principes et concepts sur lesquels le droit des organisations internationales s’est forgé. Leur composition et leurs moyens d’action brouillant la frontière public/ privé autant que celle entre les ordres juridiques nationaux et internationaux, ces partenariats reflètent finalement une institutionnalisation des
relations globales plus qu’internationales.
Marie-Clotilde Runavot, « La construction européenne à travers le prisme des avis de la CJUE : polyvalence et ambivalence de la fonction consultative », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2013, n°567, pp. 231-238
Marie-Clotilde Runavot, « La loi n° 2012-1460 du 27 décembre 2012 relative à la mise en œuvre du principe de participation du public défini à l’article 7 de la Charte de l’environnement ou les variations autour du thème de la démocratie », Droit administratif, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2013
Marie-Clotilde Runavot, « La loi du 27 décembre 2012 relative à la mise en oeuvre du principe de participation du public défini à l’article 7 de la Charte de l’environnement ou les variations autour du thème de la démocratie », Droit administratif, LexisNexis, 2013, n°5, pp. 9-18
Marie-Clotilde Runavot, « La construction européenne à travers le prisme des avis de la Cour de justice », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2013, n°567, p. 231
Marie-Clotilde Runavot, « L’oxymore, nouvel exercice de style pour la CIJ : un avis inattendu pour une solution sans surprise », Journal du droit international, LexisNexis Jurisclasseur, 2012, n°3, pp. 859-886
Marie-Clotilde Runavot, « La succession d’organisations internationales dans la construction européenne », Revue Trimestrielle de droit européen, Dalloz, 2011, n°8, pp. 7-12
Marie-Clotilde Runavot, « L’avenir du “modèle intergouvernemental” de l’organisation internationale », Revue générale de droit international public (RGDIP), Pedone, 2011, n°3, pp. 675-709
Formule toujours d’actualité, l’organisation intergouvernementale ne peut plus prétendre au statut de modèle de l’organisation internationale. Le phénomène institutionnel s’est effectivement ressenti de la diversification des sources et des acteurs dans l’ordre international. Le travail de codification de la CDI confirme ainsi que le traité n’est plus la source exclusive des organisations internationales, tandis que la participation institutionnelle s’étend désormais à des acteurs non étatiques variés, qu’ils soient sujets dérivés de droit international ou simplement dotés d’une personnalité juridique propre dans leur ordre interne. L’organisation internationale «moderne » correspond alors à un stade de l’évolution pragmatique de l’institutionnalisation des relations internationales. Restant fondée sur une norme écrite de droit international, sa personnalité juridique internationale autonome continue de la distinguer des autres formes d’institutionnalisation de la coopération internationale. Le principe demeure même si les conditions de reconnaissance de la qualité de sujet de droit international mériteraient d’être assouplies pour permettre d’appliquer le droit international à l’ensemble des entités qui contribuent manifestement à son développement matériel. Au-delà, le débat peut s’ouvrir sur l’utilité de la personnalité juridique internationale des organisations internationales pour établir leur responsabilité internationale. L’approche normative du fonctionnement institutionnel des relations internationales apparaît donc comme un axe de réflexion à explorer pour appréhender le phénomène contemporain de l’organisation internationale.
Marie-Clotilde Runavot, « La bonne administration : consolidation d'un droit sous influence européenne », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2010, n°02, p. 395
Marie-Clotilde Runavot, « La “bonne administration” : consolidation d’un droit sous influence européenne », Revue française de droit administratif (RFDA), Dalloz, 2010, n°2, pp. 395-403
Tiraillée entre la protection des droits subjectifs des administrés et la promotion du droit objectif, la « bonne administration » est une notion complexe qu'un droit-cadre semble le mieux à même d'exprimer. De fait, le droit de l'Union européenne et celui du Conseil de l'Europe adoptent une formule dynamique de nature à assurer une certaine cohérence entre les règles de la procédure administrative non contentieuse alors que le projet national d'un code de l'administration paraît justement abandonné.
Marie-Clotilde Runavot, « Les injonctions d'office du juge du référé-suspension sur la sellette », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2009, n°29, p. 1623
Marie-Clotilde Runavot, « Les injonctions d’office du juge de référé-suspension sur la sellette (note sous CE 20 mai 2009, Ministre de la défense) », Actualité juridique. Droit administratif (AJDA), Dalloz, 2009, n°29, pp. 1623-1626
Marie-Clotilde Runavot, « La procédure d’élaboration de la loi pour l’égalité des chances : une nouvelle lecture institutionnelle de la Constitution », Revue française de droit constitutionnel, Presses universitaires de France, 2007, n°72, pp. 811-824
Marie-Clotilde Runavot, « 1945 – 2025 : l'ONU fêtera-t-elle ses 100 ans ? », le 07 novembre 2025
Colloque organisé par Ecole de droit de Toulouse avec l'IDETCOM et l'AFNU, sous la direction scientifique de Marie-Clotilde Runavot et Clémentine Bories, Professeures
Marie-Clotilde Runavot, « La Compliance : nouvel horizon du droit spatial », le 27 juin 2025
Colloque organisé par l'Association des Jeunes Chercheurs en Droit Spatial (AJCDS) en partenariat avec l'IDETCOM et la Chaire Sirius, Université Toulouse Capitole
Marie-Clotilde Runavot, « L’Autorité internationale des fonds marins : enjeux et perspectives », le 19 juin 2025
Colloque organisé par la SFDI et l'IDPSP, l'IODE, Université de Rennes, l'Université de Poitiers sous la responsabilité scientifique de Guillaume Le Floch, Professeur à l’Université de Rennes
Marie-Clotilde Runavot, « La Cour internationale de justice au cœur de l'actualité », le 27 mars 2025
Conférence organisée par l’IDETCOM et la faculté de droit, Université Toulouse Capitole
Marie-Clotilde Runavot, « Le droit parlementaire vu par... les internationalistes », le 24 mars 2025
Troisième séance du webinaire "Les Déjeuners du droit parlementaire de l'année 2024-2025", organisé par Damien Connil, Priscilla Jensel-Monge et Audrey de Montis.
Marie-Clotilde Runavot, « L’Assemblée générale des Nations Unies entre continuité et renouveau », le 10 octobre 2024
Journée d’études organisée conjointement par la Société française pour le droit international - SFDI, et son homologue espagnole - Asociación Española de Profesores de Derecho Internacional y Relaciones Internacionales et la faculté de droit, Université Toulouse Capitole sous la direction scientifique de Clémentine Bories et José Manuel Sobrino Heredia
Marie-Clotilde Runavot, « La France et les nouveaux enjeux de l'espace extra-atmosphérique », le 19 octobre 2023
Journée d'étude organisée pour l'IDETCOM, Université Toulouse Capitole par Philippe Gout, Maître de conférences en droit public à l'Université Toulouse Capitole avec le soutien de la Chaire Sirius
Marie-Clotilde Runavot, « Democratic Representation in and by International Organizations », le 22 juin 2023
Colloque organisé par Samantha Besson, Chaire Droit international des institutions avec le support financier de la Fondation du Collège de France
Marie-Clotilde Runavot, « La redéfinition du partenariat UE-ACP après Cotonou », le 24 novembre 2022
organisé sous la direction scientifique de Isabelle Bosse-Platière, professeur, Université de Rennes 1 (IODE UMR CNRS 6262) ; Anne Hamonic, maître de conférences, Université de Rennes 1 (IODE UMR CNRS 6262) et écile Rapoport, professeur, Université de Rennes 1 (IODE UMR CNRS 6262)
Marie-Clotilde Runavot, « Actualité de la participation aux organisations internationales », le 30 septembre 2022
Journée d'études de la Société Française pour le Droit International (SFDI), organisée sous la direction scientifique de Julie Ferrero, Pr. agrégée de droit public, CDI-EDIEC, Univ. Jean Moulin Lyon 3 ; Pierre-François Laval, Pr. agrégé de droit public, Co-Directeur du CDI, Univ. Jean Moulin Lyon 3 et Kiara Neri, MCF HDR en droit public, Co-Directrice du CDI, Univ. Jean Moulin Lyon 3
Marie-Clotilde Runavot, « Le droit international multilatéral », le 19 mai 2022
Colloque de la Société française pour le droit international, organisé avec le soutien de l'Université de Perpignan Via Domitia, sous la direction scientifique de Jacobo Rios et Marie-Clotilde Runavot
Marie-Clotilde Runavot, « Migrations & Droit international », le 04 novembre 2021
Colloque annuel de la Société française pour le droit international, organisé sous la direction scientifique des Pr. Patrick Jacob et Thibaut Fleury Graff, en partenariat avec le Projet RefWar (ANR 2019-2023) et l’Université Paris-Saclay (UVSQ).
Marie-Clotilde Runavot, « La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples : bilan et avenir », le 24 juin 2021
Organisé par l'Institut du Droit public et de la Science politique, Faculté de droit et de science politique, Université de Rennes 1.
Marie-Clotilde Runavot, « La paix par le droit », le 09 décembre 2019
Colloque organisé sous la direction scientifique de Sarah Cassella et Lucie Delabie
Marie-Clotilde Runavot, « L’identité en droit », le 08 novembre 2019
Organisé le CDED, Université Via Domitia, Perpignan sous la direction de Mathieu Doat, Professeur de Droit public et Jacobo Ríos, Maître de conférences HDR en Droit public
Marie-Clotilde Runavot, « L’Union européenne et la Paix. Quelles avancées vers une fédération Européenne ? », le 21 novembre 2018
Organisées dans le cadre des Journées d’études Jean Monnet, Université Caen-Normandie sous la direction scientifique de la professeure Laurence Potvin-Solis
Marie-Clotilde Runavot, « Quelle unité de l'Etat dans un système juridique pluriel ? », le 27 septembre 2018
Organisé par le CDED sous la direction de Mathieu Doat, Professeur de Droit public et Jacobo Ríos, Maître de conférences HDR en Droit public
Marie-Clotilde Runavot, « Les bases conceptuelles du droit de l’Union européenne. Pour une théorie générale de l’intégration », le 14 juin 2018
Organisé sous la direction scientifique de Sébastien Roland, Professeur de droit public, Université de Tours
Marie-Clotilde Runavot, « Droit international et santé », le 31 mai 2018
Organisé par la Société Francaise Pour Le Droit International – SFDI - sous la direction scientifique des Professeurs G. Le Floch et T. Fleury Graff
Marie-Clotilde Runavot, « L’organisation juridique externe des camps, aspects de gouvernance publique », le 02 février 2018
Organisé dans le cadre du projet de recherche « Les camps et le droit » par le CEDIN, Université Paris Nanterre et le laboratoire Forces du droit, Université Paris 8
Marie-Clotilde Runavot, « Le recours aux mécanismes d'audit au sein des institutions internationales », le 13 octobre 2017
Organisé par l’Institut de recherche en droit européen, international et comparé (IRDEIC), en partenariat avec la Branche française de l’Association de droit international – International Law Association (ADI-ILA)
Marie-Clotilde Runavot, « La démocratie appliquée au droit international : de quoi parle-t-on ? », le 09 juin 2017
Organisé sous la direction scientifique de Marie-Clotilde Runavot, Maître de Conférences à la Faculté de droit de l’Université de Cergy-Pontoise et à l’IEP de Saint-Germain-en-Laye