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Kevin Mariat

Maître de conférences, Droit privé et sciences criminelles.

Université Lyon 3 · Faculté de Droit Equipe de recherche Louis Josserand — ERLJ
Université Jean Moulin - Lyon 3Faculté de DroitEquipe de recherche Louis Josserand
Droit pénal Droit pénal international Procédure pénale

Actualités scientifiques

Conférence
11 mars 2025 · Nanterre
Colloque
13 juin 2024 · Lyon
Colloque
29 mars 2024 · Lyon
Colloque
7 mars 2024 · Clermont-Ferrand
Colloque
4 oct. 2023 · Paris
Journée d'étude
13 avr. 2023 · Paris
Colloque
2 fév. 2023 · Lyon
Parution
25 oct. 2022

Responsabilités

Responsabilités pédagogiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    L'équilibre des pouvoirs dans la phase préparatoire du procès pénal : réflexions françaises à la lumière des droits allemand et italien, soutenue en 2019 à Lyon sous la direction de Elisabeth Joly-Sibuet présidée par Raphaële Parizot, membres du jury : Jocelyne Leblois-Happe (Rapp.), François Fourment (Rapp.), Pascal Beauvais   

    La phase préparatoire souffre d’un déséquilibre flagrant causé par un phénomène de diffusion de la contrainte vers l’amont de la procédure. D’où une double translation de pouvoirs : du juge au procureur et du procureur à la police. Le réflexe est alors de compenser ces nouvelles prérogatives des autorités d’enquête par l’octroi de droits aux personnes privées. C’est toutefois confondre les droits des personnes privées et les pouvoirs des acteurs institutionnels.Recentrant la réflexion sur les seuls rapports de pouvoir entre le juge, le parquet et la police, cette thèse propose de s’inspirer des concepts publicistes pour réfléchir à la possibilité d’un véritable équilibre des pouvoirs dans la phase préparatoire du procès pénal.Afin de décloisonner le débat et de relativiser le droit français, la réflexion se nourrit de la comparaison avec les droits allemand et italien, ayant tous deux réformé en profondeur leur phase préparatoire il y a maintenant plusieurs décennies.Les réflexions ici proposées sur l’équilibre des pouvoirs dans la phase préparatoire du procès pénal débouchent sur des interrogations plus vastes quant à l’équilibre général de la procédure.

  • Ouvrages

    Kevin Mariat, Benjamin Fiorini, Hugues Bouthinon-Dumas, Pierre-Olivier Chaumet, Dimmy Altimo [et alii], Quel avenir pour le jury criminel ?, Lefebvre Dalloz, 2025, Thèmes & commentaires (Actes), 159 p. 

    Institution née de la Révolution de 1789, le jury criminel, symbole d'une justice rendue "au nom du Peuple français", est en voie d'effacement. En effet, les cours criminelles départementales (CCD), expérimentées depuis 2019 et dont la principale caractéristique est d'être composées exclusivement de magistrats professionnels, ont remplacé les cours d'assises depuis le 1er janvier 2023 dans environ 57 % des affaires criminelles, comme l'a prévu la loi pour la confiance dans l'institution judiciaire du 22 décembre 2021. Cette exfiltration des jurés citoyens, qui constitue un recul sans précédent de la démocratie participative en matières judiciaires dans notre pays, mérite d'être questionné : doit-elle être analysée comme une faillite démocratique alarmante ou, au contraire, comme un progrès souhaitable vers la professionnalisation de la justice ? Cet ouvrage étudie les raisons, l'impact et l'opportunité d'une telle mutation, en retenant une approche à la fois juridique, historique, politique, pratique, comparative et prospective.

  • Communications

    Kevin Mariat, « Procès filmés et images preuves en Argentine, 50 ans après le coup d'Etat », le 25 février 2026 

    5e rencontre PROFIL (procès filmés), organisée à l'Université Paris Nanterre.

    Kevin Mariat, « Figures de l'universalité hors du pénal : inspirations possibles ? », le 12 mars 2025 

    Colloque organisé par l'IRJS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction scientifique de Baptiste Delmas et de Damien Scalia

    Kevin Mariat, « Crimes internationaux et compétence universelle », le 11 mars 2025 

    Conférence organisée par le CEDIN et le CDPC, Université Paris-Nanterre dans le cadre des Conférences du Master Droit pénal international et comparé sous la direction scientifique de Marina EUDES

    Kevin Mariat, « Le défèrement », le 13 juin 2024 

    Colloque organisé sous la direction scientifique de Alexis Bavitot, MCF à l’Université Jean Moulin Lyon 3, Équipe Louis Josserand, Centre de droit pénal ; Anne-Sophie Chavent-Leclère, MCF HDR à l’Université Jean Moulin Lyon 3, Équipe Louis Josserand, Centre de droit pénal, Directrice du Master 2 sécurité intérieure et Mathias Murbach, MCF associé à l’Université Jean Moulin Lyon 3, Équipe Louis Josserand, Centre de droit pénal

    Kevin Mariat, « Actualité de la lutte contre l'impunité des crimes internationaux face à l'immunité de juridiction pénale des représentants de l'Etat », le 09 avril 2024 

    Conférence organisée par le CEDIN, Université Paris Nanterre

    Kevin Mariat, « La mort dans tous ses états et le droit pénal », le 29 mars 2024 

    Colloque organisé par l'ELJ, Université Lyon 3 sous la direction scientifique de Patrick Mistretta, Professeur, Directeur du Master Droit pénal fondamental et du Master Droit fondamental de la santé, Université Jean Moulin Lyon 3 et Audrey Darsonville, Professeure, Codirectrice du Master Droit pénal et politiques criminelles et du Master Justice, procès et procédures, Université Paris Nanterre

    Kevin Mariat, « Les violences policières », le 07 mars 2024 

    Colloque organisé par l'Ecole de droit, Université Clermont-Auvergne sous la direction scientifique de Barbara Drevet et Farah Safi

    Kevin Mariat, « Quel avenir pour le jury criminel ? », le 04 octobre 2023 

    Colloque organisé par le CRJ de l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis sous la direction de Benjamin Fiorini, Maitre de conférences à l’université Paris 8

    Kevin Mariat, « La compétence universelle face aux crimes internationaux », le 13 avril 2023 

    Journée d'études organisée par le CEDIN et le CDPC, Université Paris-Nanterre, et l'IRJS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous la direction scientifique de Kevin Mariat, Anne-Laure Chaumette et Florence Bellivier

    Kevin Mariat, « Guerre en Ukraine : quelles responsabilités pénales pour les personnes morales ? », le 10 mars 2023 

    Organisé par le Master 2 Droit pénal et sciences criminelles, Université Clermont-Auvergne sous la direction scientifique du Professeur Farah Safi

    Kevin Mariat, « Procès et mémoire(s) des crimes de masse », le 02 février 2023 

    Organisé par la Maison d’Izieu, l'Université Lyon 3 et l'Université de Poitiers

    Kevin Mariat, « Le rôle des juges face aux crises migratoire, sécuritaire et économique en France et en Italie », le 21 novembre 2019 

    Atelier doctoral organisé, dans le cadre du programme de recherche PHC Galilée 2019, par les équipes de l’Université Toulouse I Capitole et de l’Université de Vérone

    Kevin Mariat, « Mobiliser la mémoire. Reconstruire les sociétés de post-conflit : la Colombie en perspective », le 04 octobre 2017 

    Organisé par le CERCC (ENS de Lyon), le Centre de droit de la famille, le Centre de droit pénal et l’EDIEC (Université Jean Moulin Lyon 3), le LCE (Université Lyon 2)

Encadrement doctoral

  • Thèses dirigées

    Federico Corsano, Le droit de punir les crimes internationaux par nature, soutenue en 2023 à Paris 10 en co-direction avec Marina Eudes 

    Si le droit de punir est né en tant que prérogative étatique, au cours du XXe siècle il a fait l'objet d'un phénomène d'internationalisation. Ce dernier constitue la réponse des Etats face aux atrocités de masse commises au cours de la Première et de la Seconde Guerres mondiales. Il traduit leur volonté de pénaliser les comportements qui violent les valeurs de la Communauté des Etats, notamment la paix, la sécurité et la dignité humaine, et d'en confier la répression aux juridictions pénales internationales. En ce sens, le droit de punir les crimes internationaux serait à la fois un droit matériel de punir, c'est-à-dire le droit de créer les incriminations internationales, et un droit institutionnel de punir, c'est-à-dire le droit de créer les institutions chargées du jugement en leur confiant la compétence de punir. Ce phénomène a amené à la définition de quatre crimes supranationaux - génocide, crime de guerre, crime contre l'humanité, crime d'agression - et à la création de plusieurs juridictions pénales internationales (notamment celles de Nuremberg, Tokyo, pour l'Ex-Yougoslavie, pour le Rwanda et, plus récemment, la Cour pénale internationale). Néanmoins, après la période de répression internationale des crimes internationaux, ce droit de punir semble faire l'objet de deux mutations. D'abord, il s'agit de la re-nationalisation du droit de punir, notamment en raison de la valorisation de la compétence pénale des Etats en matière de crimes internationaux issue du principe de complémentarité, de la création de juridictions hybrides et du développement de la compétence universelle dans les droits nationaux. Ensuite, on assiste à la valorisation des juridictions traditionnelles ou des commissions de vérité et réconciliation, qui se présentent en tant que solutions para-judiciaires locales face aux atrocités de masse. Cela suppose de réfléchir à la fois sur l'articulation du droit de punir le crimes internationaux entre plusieurs espaces normatifs et sur l'harmonisation entre l'existence d'un droit judiciaire de punir et d'un droit parajudiciaire de punir.