Synthèse : L'hypothèse de cette recherche concerne la dégradation écologique qui affecte en priorité les populations les plus démunies au sein d'une population leur rendant ainsi plus vulnérables à des expositions polluantes générant des conséquences négatives sur l'environnement local et, sur leur état de santé. Cette étude entreprend à démontrer une nouvelle forme de discrimination exercée à l'encontre des groupes de personnes économiquement vulnérables et exposés à des risques environnementaux au sein des deux Etats : Les Etats Unis, et la France. La question des inégalités territoriales liée à l'emplacement des exploitations industrielles et, des activités impliquant l'usage des produits chimique toxiques à proximité des quartiers résidentiels pose le défi d'une atteinte aux droits environnementaux et, aux droits fondamentaux. Ceci fait naître le concept d'une constitutionalisation nécessaire des droits environnementaux pour mieux endiguer ces pratiques qui viennent imposer une pollution disproportionnée aux écosystèmes locales et, aux personnes qui résident ces espaces sacrifiées. De cette exposition disproportionné, un préjudice s'émerge portant ses effets néfastes sur l'état de santé des populations humaines et, non-humaines contraintes à subir une telle diffusion polluante imposant finalement une détérioration non seulement aux écosystèmes environnants mais aussi à l'état du droit. Une approche multidisciplinaire est adoptée grâce à l'intégration de notions sociologiques et, scientifiques afin d'établir l'existence d'un lien de causalité entre la dégradation écologique aiguë et, un état physique détérioré des personnes qui résident ou travaillent à proximité de telles exploitations subissant ainsi une contamination uni- ou multifactorielle. Les interactions entre le droit international, régional et, national sont sondées pour apprécier l'effectivité du droit de l'environnement à niveau local et, son articulation avec la protection des droits fondamentaux de la personne et, de la nature. L'analyse des jurisprudences nationales, régionales et, internationales participent à une construction des cadres juridiques étatiques permettant d'appréhender les divergences qui émergent entre ces juridictions concernant des questions environnementales qui produisent des répercussions importantes sur des populations et, écosystèmes situées. Ces considérations concernant une exposition polluante disproportionnée qui génèrent des conséquences néfastes sur la santé des populations locales et, l'environnement naturel font émerger le rôle déterminant du lien de causalité entre une exposition contaminante excessive et, l'apparition d'une pathologie physique liée à cette dernière. Ainsi le droit se métamorphose dans son appréhension de la dégradation écologique imposée, transformant la composante écologique objectivée par la matière en sujet distinct de ce même droit. Une nouvelle forme de discrimination est réputée se manifester lorsqu'une exposition environnementale disproportionnée s'opère à l'encontre des populations locales et, liée à l'émergence des impacts négatifs sur la santé de ces derniers dans le court ou long terme. La question de la responsabilité se pose à l'encontre de l'Etat et, les acteurs économiques qui participent à des activités contribuant à cette diffusion polluante qui dégradent la santé de personnes ainsi exposées et, les écosystèmes abusivement exploitées par ces opérations qui entrainent une détérioration sanitaire généralisée à laquelle populations humaines et, non-humaines sont à la fois sujet(s) et objet(s). Ces analyses mettent en exergue l'existence d'une discrimination écologique qui s'opère à l'encontre des populations vulnérables et, vulnérabilisées par des expositions polluantes excessives contribuant ainsi à la reconnaissance d'un nouvel motif au sein du droit de la non-discrimination éclairée par le droit de l'environnement et, sa facette scientifique mobilisée par le lien de causalité.