Antoine Leca

Professeur
Histoire du droit et des institutions.
Faculté de Droit et de Science politique
Anthropologie Bio-Culturelle, Droit, Éthique et Santé
Centre de droit de la santé
  • THESE

    Lecture critique d'Alexis de Tocqueville, soutenue en 1987 à AixMarseille 3 sous la direction de Michel Ganzin 

  • Antoine Leca, Marine Aulois-Griot, Marie Baumevieille, Olivier Debarge, Éric Fouassier, Hélène Van den Brink, Cécile Le Gal (dir.), Panorama de droit pharmaceutique: 2024, LEH Édition, 2025, 263 p. 

    Antoine Leca, Marine Aulois-Griot, Marie Baumevieille, Olivier Debarge, Éric Fouassier, Cécile Le Gal, Hélène Van den Brink (dir.), Panorama de droit pharmaceutique: 2023, LEH Édition, 2024, 429 p. 

    Antoine Leca, Hoang Anh Nguyen, Van Quân Nguyen (dir.), Tabac, droit et santé: regards croisés franco-vietnamiens autour du tabagisme, LEH Édition, 2024, 113 p.   

    Antoine Leca, Dictionnaire insolite de la Nouvelle-Calédonie, Cosmopole, 2024, Dictionnaire insolite, 157 p.  

    Antoine Leca, Rouletabille au Mont Blanc, Éditions Paulsen, 2024, Guérin, 397 p.  

    Antoine Leca, Introduction historique au droit de la famille: droits de l'Antiquité - Juslexque - Droit français - Droit musulman, LexisNexis, 2024, 182 p.  

    Cet ouvrage est un livre d'histoire, qui a pour ambition de rappeler d'où viennent la famille et le mariage et de décrire et comprendre leur évolution. Ce sont des institutions millénaires, plus anciennes que la Torah, l'Évangile ou le Coran, à l'aune desquels certains les évaluent. Mais pour le juriste, les religions, aussi respectables fussent-elles, ne peuvent pas être notre code. Nous ne devons pas davantage nous polariser sur la prétendue nature des choses. L'être humain n'a jamais cessé de transformer celle-ci et l'évolution de l'humanité s'est opérée en s'élevant au-delà des pesanteurs imposées par la nature. La biologie non plus ne peut pas être notre code. Ce livre est volontairement concis. Les analyses visent davantage à recueillir un esprit qu'à décrire dans le détail des règles, qui ne sont plus applicables. Par ailleurs, à l'heure de la fée Google, il n'est plus nécessaire d'essayer d'expliquer en deux lignes ce que n'importe quel étudiant connecté sur son terminal de poche peut apprendre d'un seul clic, sans perdre son temps à feuilleter des pages et des pages. Cet ouvrage est tout ce que cet étudiant ne trouvera pas sur Internet : la présentation des grands axes de l'évolution, à travers la vision d'un professeur, éclairée par trente ans d'enseignement et débarrassée de tout parti-pris dogmatique.

    Antoine Leca, Histoire juridique de la pharmacie, LEH Editions, 2024, Ouvrages généraux, 134 p. 

    Antoine Leca (dir.), Sept cadavres dans les oubliettes du monde médical: leçons dérangeantes sur l'histoire, l'éthique et le droit médical, LEH Édition, 2024, 169 p.   

    Antoine Leca, Marine Aulois-Griot, Marie Baumevieille, Olivier Debarge, Éric Fouassier, Cécile Le Gal, Hélène Van den Brink (dir.), Panorama de droit pharmaceutique: 2022, LEH Édition, 2023, 294 p. 

    Antoine Leca (dir.), La vaccination contre le covid- 19: aspects de droit comparé et internationnal, LEH Édition, 2022, 195 p.   

    Antoine Leca, Marine Aulois-Griot, Marie Baumevieille, Olivier Debarge, Éric Fouassier, Cécile Le Gal, Hélène Van den Brink (dir.), Panorama de droit pharmaceutique: 2021, LEH Édition, 2022, 426 p. 

    Antoine Leca, Jean-Baptiste Leca, Traité de droit pharmaceutique, LEH Édition, 2022, Intempora, 618 p.    

    L'art pharmaceutique intéresse depuis longtemps les juristes et les nombreux acteurs de l'environnement pharmaceutique. Le propos de ce livre est de présenter de manière claire, synthétique et succincte le modèle pharmaceutique français, replacé dans un cadre historique, économique et comparatif trop souvent négligé. Cette onzième édition, revue et augmentée, tient compte des dernières évolutions du droit positif. Elle s'articule principalement sur un triptyque "monopole-maillage-capital". En d'autres termes sa spécificité résulte du monopole des pharamaciens, des règles d'installation des officines et de celles qui président au capital des acteurs impliqués dans le dispositif, ainsi qu'à la direction des établissements. Ce sont là les axes centraux de l'ouvrage.

    Antoine Leca, Traité de droit pharmaceutique, LEH Édition, 2021, Intempora, 592 p.   

    Antoine Leca, Marine Aulois-Griot, Cécile Le Gal, Éric Fouassier, Hélène Van den Brink, Olivier Debarge, Marie Baumevieille (dir.), Panorama de droit pharmaceutique: 2020, LEH Édition, 2021, 219 p. 

    Antoine Leca, Jacques Krynen, Patrick Arabeyre, Jean Bastier, Marie-Bernadette Bruguière [et alii], Droit romain, jus civile et droit français: [actes de la table ronde réunie à l'université de Toulouse I du 24 au 26 septembre 1998], Presses de l’Université Toulouse 1 Capitole, 2021    

    Il est une vaste question d'histoire juridique, donc aussi d'histoire politique et sociale, insuffisamment examinée en France, longtemps sujette aux appréciations les plus diverses : avant l'ère des codifications et des constitutions écrites, quel ascendant et quelle influence concrète le droit romain, scientifiquement étudié et réemployé à partir des xie -xiie siècles, a-t-il exercés sur la genèse et l'affirmation de notre droit national ? Ce volume collectif, fort de vingt-et-une contributions, rend compte du regain d'intérêt, des orientations et des acquis les plus récents de la recherche sur cet inépuisable thème. Soucieux de mesurer l'impact du droit romain enseigné dans les écoles puis dans les universités - le jus civile - sur la production des nouvelles normes, publiques et privées, mais désireux aussi de poursuivre l'étude de ce phénomène d'acculturation juridique jusqu'au triomphe tardif du légicentrisme, les auteurs de ce volume souhaiteraient réhabiliter l'histoire du droit romain dans sa longue durée médiévale et moderne. Non qu'ils participent d'une nostalgie européaniste de la romanité mais parce que, dans le traitement national séculaire, doctrinal et pratique du magma normatif justinien, ils voient tout simplement naître et vivre l'ancien droit français. On ne dira jamais assez que la romanisation des droits occidentaux, hors terre d'Empire, s'est opérée libre de toute sujétion, qu'en France aussi les sources du droit romain n'ont jamais fait office que de gigantesque et permanent laboratoire

    Antoine Leca, Laurent Sermet (dir.), L'ethnomédecine: la part du droit, LEH Édition, 2021, 198 p.   

    Antoine Leca, Histoire juridique de la construction de l'État: des origines à 1958, LexisNexis, 2021, 198 p. 

    Antoine Leca, Droit musulman: الشريعة Al-Sharia, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2021, Cursus, 222 p. 

    Antoine Leca, Introduction historique au droit de la famille: droits de l'Antiquité, juslexque, droit français, droit musulman ouvrage conforme aux programmes de la L1 Droit, LexisNexis, 2021, 182 p. 

    Antoine Leca, Marine Aulois-Griot, Marie Baumevieille, Caroline Berland-Benhaïm, Olivier Debarge, Catherine Dumont, Éric Fouassier, Hélène Van den Brink (dir.), Panorama de droit pharmaceutique: 2019, LEH Édition, 2020, 274 p. 

    Antoine Leca (dir.), Le thermalisme médical saisi par le droit, LEH Édition, 2020, 111 p.   

    Antoine Leca, Tapsirou Bocar Ba, Mamadou Badji, André Cabanis, Marie-Hélène Anne Daba Ndiaye [et alii], L'adaptation du droit de la santé à l'Afrique: actes du Colloque des 27-28 mars 2019 à l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, LEH édition, 2020   

    Antoine Leca, Marine Aulois-Griot, Caroline Berland-Benhaïm, Catherine Dumont, Éric Fouassier, Hélène Van den Brink (dir.), Panorama de droit pharmaceutique: 2018, LEH Édition, 2019, 335 p. 

    Antoine Leca, Droit et politique de santé publique en Nouvelle-Calédonie, LEH Édition, 2019, Ouvrages généraux, 217 p.   

    Antoine Leca, Histoire juridique de la construction de l'Etat en France: des origines à 1958 ouvrage conforme aux programmes de la L1 Droit, LexisNexis, 2019, 191 p. 

    Antoine Leca, Petite histoire du droit de la famille: droits de l'Antiquité, juslexque, droit français, droit musulman Farâ'idh, LexisNexis, 2019, 167 p. 

    Antoine Leca, Vāhi Sylvia Tuheiava-Richaud, Carole Atem, Florent Atem, Les Us et coutumes mā’ohi en quelques mots, Association Tā’atira'a Parau, 2019, 262 p. 

    Antoine Leca (dir.), Le monopole médical en question: France, États-Unis, Canada, Japon, Brésil, Vietnam, LEH Édition, 2019, 231 p.   

    Antoine Leca, Julien Broch, André Cabanis, Gil Charbonnier, Lisa Curé [et alii], Médecins et politique (XVIe-XXe siècles): études d'histoire des idées politiques et sociales, LEH édition, 2019   

    Antoine Leca, Précis de droit civil coutumier kanak, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM), 2019, Collection LARJE - Collectif LARJE – Laboratoire de recherches juridique et économique, Presses universitaires de Nouvelle-Calédonie, PUNC, 2019, 245 p.  

    Antoine Leca, Florent Dessi, Droit des alternothérapies: guide juridique pour le praticien et le patient, les Études hospitalières, 2018, Ouvrages généraux, 107 p.   

    Antoine Leca, L'ordre sanitaire national-socialiste: rémanence, résilience et récurrences au XXIe siècle manuel anti-nazi, les Études hospitalières, 2018, Libre propos, 188 p.   

    Antoine Leca, Bérengère Legros, Petit dictionnaire de droit de la santé et de bioéthique, LEH Édition, 2018, Ouvrages généraux, 245 p.   

    Antoine Leca, Marine Aulois-Griot, Caroline Berland-Benhaïm, Éric Fouassier, Caroline Lhopiteau, Hélène Van den Brink (dir.), Panorama de droit pharmaceutique: 2017, LEH Édition, 2018, 304 p. 

    Antoine Leca, Précis de droit civil coutumier kanak, CDP-NC, Centre de documentation pédagogique de Nouvelle-Calédonie, 2018, 238 p.  

    Antoine Leca, Jacques Buisson, Franck Collard, Thibault Desmoulins, Marc Deveaux [et alii], La médecine judiciaire d'hier à aujourd'hui: regards croisés [actes du colloque, 31 mars 2017], Cour de cassation [Paris], Centre de droit privé et droit de la santé (EA 1581) de l'Université de Paris 8, C3RD de la faculté de droit de l'Université catholique de Lille, LEH édition, 2018, Actes et séminaires   

    Antoine Leca, Séverine Hupfer, Arnaud Lami, Thi Hoài Thu Lê, Thanh Tu Le-Prudhomme, Alcool, droit et santé, LEH édition, 2018   

    Antoine Leca, Mireille Chinain, Haining Cui, Hélène Taiana Darius, Jean-claude Gaertner [et alii], La sécurité alimentaire: Symposium international quels droits pour la sécurité alimentaire en Asie-Pacifique ? actes du colloque international sur les problématiques juridiques, politiques et scientifiques de la sécurité alimentaire des 21, 22 et 23 novembre 2017, LEH édition, 2018   

    Antoine Leca, Catherine Maurain, Isabelle Moine-Dupuis, Guillaume Rousset (dir.), Le monopole pharmaceutique et son avenir: actes du colloque de Paris, 11 octobre 2016, de l'Association française de droit de la santé (AFDS), LEH édition, 2018, Les Cahiers de droit de la santé, 186 p.   

    Antoine Leca, Droit pharmaceutique, les Études hospitalières, 2017, Intempora, 524 p.   

    Antoine Leca (dir.), Droit tradimédical: [traditional medecine], les Études hospitalières, 2017, Intempora (en ligne), 302 p.   

    Antoine Leca, Marine Aulois-Griot, Caroline Berland-Benhaïm, Éric Fouassier, Caroline Lhopiteau, Hélène Van den Brink (dir.), Panorama de droit pharmaceutique: 2016, LEH Édition, 2017, 248 p. 

    Antoine Leca, Généalogie de la construction juridique de l'État en France: des origines à 1958, LexisNexis, 2017, 192 p. 

    Antoine Leca, Introduction historique au droit de la famille: ouvrage conforme aux programmes de la L1 Droit (Introduction historique au droit et Histoire des institutions publiques), LexisNexis, 2017, 153 p. 

    Antoine Leca, Frédéric Vangheluwe, Florence Faberon (dir.), 101 mots pour comprendre la santé en Nouvelle-Calédonie, Centre de documentation pédagogique de Nouvelle-Calédonie, 2017, 101 mots pour comprendre, 251 p. 

    Antoine Leca, Fernando Mussa Abujamra Aith, Philippe Henri Louis Amiel, Julien Ancelin, Olivier Andriollo [et alii], Mélanges en l'honneur de Michel Bélanger: modernité du droit de la santé, Les Etudes Hospitalières éditions, 2017, Mélanges   

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, Jean-Paul Céré, Émilie Delaire, Amandine Gilardeau [et alii], Santé et prison: actes du colloque d'Ajaccio des 20 et 21 avril 2015, LEH édition, 2017   

    Antoine Leca, Vahi Sylvia Tuheiava-Richaud (dir.), Recueil général de documents juridiques intéressant l'histoire du Royaume de Tahiti et des Établissements français en Polynésie. Tome 2, Les codes locaux et textes assimilés (1819-1881), Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2016, Collection d'histoire du droit (Thèse et travaux), 379 p. 

    Antoine Leca, Alexandre Lunel, Samuel Sanchez, Histoire du droit de la santé, Les Études hospitalières, 2016, Intempora, 313 p.    

    Présentation de l'éditeur : « L’histoire du droit de la santé est une discipline jeune. En effet, les juristes-historiens des facultés de droit sont longtemps restés complètement absents des deux champs immenses de l’histoire sanitaire d’une part et du droit de la santé d’autre part. Pourtant le regretté Jean Imbert (1919-1999) avait magistralement ouvert la voie, avec ses célèbres travaux d’histoire du droit hospitalier, qui font toujours autorité. La situation a changé dans les années 2000 avec une floraison d’excellents travaux à Paris, Aix-en-Provence, Strasbourg… Cet ouvrage est la première synthèse sur le sujet. Il est sans équivalent en langue française. Le sens de l'évolution générale retracée est assez clair : traditionnellement affaire privée (sauf survenance d’épidémies impliquant les pouvoirs publics), la santé est devenue une affaire d’Etat, depuis les XVIIIe-XIXe siècles, ce qui a donné naissance en France à un système caractérisé par l’interventionnisme étatique et un monopole strict, à l’ombre desquels à prospéré un exercice « libéral » Ce « modèle français » qui s’est épanoui au XXe siècle est désormais profondément remis en question dans un environnement qui n’est plus celui de l’histoire mais du « droit positif » marqué par la prévalence du droit européen et de la libéralisation économique.»

    Antoine Leca, Hélène Gaumont-Prat, Cécile Castaing (dir.), Mélanges en l'honneur de Jean-Marie Clément: enseignement, hôpital, médecine, les Études hospitalières, 2016, Collection Mélanges, 750 p.   

    Antoine Leca, Marine Aulois-Griot, Caroline Berland-Benhaïm, Éric Fouassier, Caroline Lhopiteau (dir.), Panorama de droit pharmaceutique: 2015, LEH Édition, 2016, 369 p. 

    Antoine Leca, Introduction au droit civil coutumier kanak, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2016, Collection Droit d'outre-mer, 147 p. 

    Antoine Leca, Léon Wamytan, Florence Faberon (dir.), La coutume kanak et ses institutions, Centre de documentation pédagogique de la Nouvelle-Calédonie, 2016, 101 mots pour comprendre, 253 p. 

    Antoine Leca, Jun Shen, Banggui Jin (dir.), Le droit de la médecine chinoise dite traditionnelle: actes du Colloque sino-européen sur le statut juridique de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles chinoises, des 16 et 17 décembre 2013, Hangzhou, Chine, [organisé par Aix-Marseille Université, l'Académie des sciences sociales du Zhejiang et l'Université de médecine traditionnelle chinoise du Zhejiang] [actes du XIIIe Colloque du Centre de droit de la santé d'Aix-Marseille], les Études Hospitalières, 2016, 502 p.   

    Antoine Leca, Olivier Saumon, Jean-François Laigneau, Céline Chamot, Panorama de droit pharmaceutique: 2014, les Études hospitalières, 2015, 363 p. 

    Antoine Leca, Formation et transformations du droit français: des origines au XXIe siècle, LexisNexis, 2015, 327 p. 

    Antoine Leca, Droit de l'exercice médical en clientèle privée, Les Études hospitalières, 2014, Intempora, 583 p.    

    Cet ouvrage s’efforce de présenter le droit applicable à l’activité « libérale » des médecins. À l’époque de la révolution numérique, qui met à la disposition des chercheurs ou tout simplement des curieux un ensemble de données brutes que la lecture assidue, pendant plusieurs semaines, du Journal officiel n’aurait pas permis de rassembler, cet ouvrage ne vise pas à une exhaustivité technique illusoire. Il a préféré s’attacher aux grands problèmes du droit de la médecine, que l’on découvre derrière toute une série de difficultés, dont l’allure paraît d’ordre strictement pratique. La médecine a connu de véritables révolutions scientifiques. Celles-ci doivent-elles induire en parallèle des bouleversements juridiques ? Les questions de santé occupent aujourd’hui une place importante, que matérialise leur première place au rang des dépenses publiques. Dans ces conditions, peut-on imaginer que l’État n’accentue pas le contrôle et l’emprise qu’il exerce sur l’accès aux soins et les conditions de leur dispensation ? Longtemps, le contrat médical a été marqué par l’inégalité foncière du médecin et du patient, et surplombé par le principe de bienfaisance. Il était l’un des piliers du droit des médecins. Mais ce praticien, comme d’autres d’ailleurs, est irrévocablement descendu de son piédestal. Peut-on pour autant fonder la relation médicale sur l’égalité des parties, voire sur la souveraineté de la volonté de la personne soignée, et faire du droit médical le droit des patients ou des usagers, comme l’on voudra ? Peut-on pousser le droit individuel des demandeurs de soins jusqu’à admettre que la sollicitation de ceux-ci puisse légitimer n’importe quelle intervention des professionnels ? Enfin, face à la dure loi de l’argent, qui tend à transformer le médecin en prestataire de services, voire en commerçant, et le patient en « consommateur de soins », peut-on imaginer d’aligner le droit médical sur le modèle du droit de la consommation ? Ce sont là autant de questions de fond, auxquelles ce livre entend donner des éléments de réponse.

    Antoine Leca, Droit pharmaceutique, les Études hospitalières, 2014, Intempora (en ligne), 474 p.   

    Antoine Leca, Introduction au droit civil coutumier kanak, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2014, Collection Droit d'Outre-mer, 136 p. 

    Antoine Leca (dir.), Le secret médical: actes du XIe Colloque du Centre de droit de la santé d'Aix Marseille (UMR 7268 AEDES), Aix en Provence, 30 novembre 2011, Les Études hospitalières, 2013, 285 p.   

    Antoine Leca, Le code était presque parfait: introduction historique au droit, LexisNexis, 2013, 247 p. 

    Antoine Leca, Marc Debène, Jean-Paul Pastorel, Et Al., Le droit médical en Polynésie française, Les études hospitalières, 2013, Ouvrages généraux, 471 p.    

    Le présent ouvrage, conçu et réalisé à l’initiative du Conseil de l’Ordre des médecins de Polynésie française, répond à deux principales pro¬blématiques. La première est de présenter pour la première fois le droit médical applicable en Polynésie française. En effet, en tant que collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution, le pays jouit d’un statut particulier au sein de la République, tenant compte de son particularisme. D’abord, du fait de la « spécialité législative », la plupart des textes métropolitains intéressant le droit médical ne sont pas localement applicables. Par ailleurs, l’autonomie dont jouit la Polynésie française au sein de la République lui consacre des compétences propres – dont celle de la santé publique – laquelle confère à cette collectivité la capacité d’établir ses propres règles en la matière, par délibérations et « lois de pays ». Cette autonomie et cette « spécialité législative » sont à l’origine d’un droit spécifique. La seconde problématique concerne la définition de la politique de santé publique en Polynésie française : il s’agit de s’intéresser, non plus seulement à ce qu’est ce droit, mais à ce qu’il doit et peut être. L’une des grandes questions que celui-ci doit appréhender réside dans le conflit entre certaines pratiques traditionnelles et culturelles insulaires (les tahu’a rāa’u et la « médecine chinoise ») avec la conception plus récente et occidentale de l’exercice légal de la médecine dévolu à un docteur. Outre les spécificités culturelles, le droit médical doit aussi tenir compte des particularités géographiques du pays. La Polynésie française compte 270 000 habitants sur 118 îles dispersées dans un espace aux dimensions de l’Europe. Dans ce contexte, tout invite à l’humilité et au réalisme, que ce soit l’immensité de son territoire, l’isolement d’une grande partie de la population, le manque de personnel médical, la modestie des ressources, les déficits en matière de sécurité sociale, l’accroissement et le vieillissement de la population. Il va de soi qu’il ne peut y avoir un médecin dans chaque île. De fait, un infirmier ou un adjoint de soins se trouve souvent en situation de pallier l’absence de médecin, et donc de pratiquer des actes médicaux. Mais comment le droit local appréhende-t-il ces pratiques ? Une autre réflexion afférente à ce que doit ou peut être notre politique de santé publique concerne nos relations avec nos voisins de la région. Ne devrait-on pas renforcer nos liens avec la Nouvelle-Zélande ou l’Australie, afin notamment de solliciter davantage le concours de leurs personnels médicaux ? Le vœu que ces pistes soient explorées se réalise aujourd’hui avec l’édition de ce livre. Nous en sommes obligés et infiniment reconnaissants à Antoine Leca, ainsi qu’à tous ceux et celles qui y ont contribué.

    Antoine Leca, François Vialla (dir.), Le handicap: droit, histoire, médecine actes du colloque organisé à Montpellier, 6 et 7 novembre 2003, Presses universitaires d'Aix-Marseille, Faculté de droit et de science politique, 2012, Collection de droit de la santé, 250 p.   

    Antoine Leca, Jean-François Abeille, Hélène Béjui-Hugues (dir.), L'indemnisation et l'assurabilité des dommages médicaux, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2012, 160 p.   

    Antoine Leca, Geneviève Rebecq (dir.), La prise en charge des dépenses de santé par la solidarité nationale: actes du [Ve] colloque [du] Centre de droit de la santé, Faculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille III, Toulon, novembre 2005, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2012, Collection de droit de la santé, 214 p.    

    "Du fait du lent passage de la solidarité familiale à la solidarité nationale, la France s'est dotée, à partir de 1928 - et surtout de 1946 - du système actuel de prise en charge des dépenses de santé. C'est aux problèmes juridiques que celui-ci soulève que le CDSA a choisi de consacrer son Ve Colloque annuel, en collaboration étroite avec l'USTV. En l'absence de difficultés d'ordre constitutionnel, la première des questions posées est celle de l'articulation avec le droit de l'Union européenne, lequel apporte aujourd'hui un certain complément en la matière. Du point de vue légal, les choses se présentent bien différemment, car la prise en charge « sociale » affecte indéniablement les vieilles « libertés médicales », notamment la liberté de choix du médecin et la liberté de prescription, ce qui pose avec acuité le problème de la difficile détermination du « juste soin ». Mais le champ d'examen est encore plus large aujourd'hui du fait du déséquilibre financier croissant qui affecte les comptes sociaux depuis vingt ans. En effet, une telle situation ne pouvait rester sans effet sur l'évolution de l'assiette des cotisations et surtout sur le niveau des dépenses. [...] Indépendamment des dépenses brutes, il ne faut pas négliger les apports que pourraient représenter une réforme intelligente de l'ITT et même le recours des tiers payeurs. Et qui sait si, au pays de la Sécurité sociale, l'assurance privée ne pourrait pas jouer à nouveau un rôle important ? Assurément, ceci n'est pas la seule alternative possible : la Nouvelle-Calédonie tente, depuis 1994, d'éviter une réforme d'ensemble de la CAFAT, substitut local de l'UNCAM, en limitant l'accès au conventionnement et en s'efforçant de réduire le nomadisme médical. On peut aussi imaginer une refonte globale conduisant à une place accrue du « public », de l'État. Mais l'exemple de la Tunisie, qui est partie de là en 1956, pour aboutir à un désengagement croissant de la puissance publique, n'est pas de nature à convaincre de l'opportunité d'un tel recentrage à notre époque. Autant dire que la richesse des interventions impliquait une [numérisation] rapide des Actes de ce colloque."

    Antoine Leca, Georges Leonetti (dir.), La recherche biomédicale: droit, histoire, médecine, les Études hospitalières, 2012, Colloques du CDSA   

    Antoine Leca (dir.), Les professions frontières et leurs interférences sur les monopoles, Les Etudes hospitalières éditions, 2012, Mémoires numériques de la BNDS (en ligne)    

    Si le domaine sanitaire français est connu pour son organisation monopolistique sévère, pratiquement incomparable au niveau européen, il subit pourtant le développement rapide et parfois inquiétant de professions qualifiées de « frontières », opposées aux monopoles. L’évolution de la société, tout comme la modification de l’appréhension des soins médicaux, sont autant de facteurs qui obligent ces deux types de professions à coexister, non sans subir plusieurs paradoxes. En effet, alors même que les monopoles se trouvent être pour certains, surprotégés et critiqués, plusieurs professions frontières sont plébiscitées par la population mais ne bénéficient pas d’une légitimité et organisation leur permettant de répondre pleinement aux attentes des patients. Pourtant, c’est bien l’intérêt du patient-consommateur qui doit être pris en compte. Ce dernier, au nom de la liberté thérapeutique dont il dispose, doit pouvoir avoir accès à un large panel de thérapies tout en bénéficiant d’une garantie de sécurité et d’innocuité afin de pouvoir prendre les décisions les plus appropriées concernant son état de santé. Il s’avère donc nécessaire d’organiser l’existence des professions frontières et monopolisées afin de parvenir à une relation complémentaire, dans l’intérêt du patient. Cette organisation parait néanmoins complexe au regard des enjeux économiques et sociaux existant et reste actuellement un défi délicat à relever pour les pouvoirs publics mais aussi pour les professionnels eux-mêmes.

    Antoine Leca, Guylène Nicolas, Annagrazia Altavilla, Karine Chetrit-Atlan, Dominique Giocanti, La nouvelle loi bioéthique 2004, Les études hospitalières, 2012   

    Antoine Leca, Droit pharmaceutique, Les études hospitalières, 2012, 510 p.  

    Antoine Leca, Droit de l'exercice médical en clientèle privée, Les études hospitalières, 2012, 556 p.  

    Antoine Leca, François Vialla (dir.), Le risque épidémique: droit, histoire, médecine et pharmacie colloque d'Aix-en Provence, novembre 2002, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2011, Collection de droit de la santé, 583 p.    

    La nécessité d’intervenir pour prévenir des risques pouvant nuire à la santé de l’homme a engendré l’apparition de textes juridiques qui encadrent la sécurité sanitaire et les pratiques médicales. Comment la relation entre le droit et le risque se développe-t-elle ? Et plus précisément, quel est le rôle du droit pénal face au risque épidémique ? Comment assume-t-il sa double vocation préventive et coercitive ? Les populations ont de tout temps été confrontées au risque épidémique : syphilis en Europe au XVe siècle, épizootie en Languedoc et variole dans le monde au XVIIIe siècle, épidémie de choléra à Paris en 1832, pandémie de grippe espagnole avec 40 millions de malades en 1918-1920, apparition du SIDA au XXe siècle. Pour lutter contre ces fléaux, la collectivité va mettre en œuvre des réponses diversifiées. Ainsi, des mesures préventives ont été prises par les gouvernements au Moyen Âge, à la Renaissance, sous l’Ancien Régime, avec par exemple la mise en place de structures sanitaires pour prévenir le risque de peste, ou sous la IIIe République, avec la prévention du risque épidémique de l’Empire colonial français. Les grandes épidémies qui ont traversé le monde, de la peste au sida, ont constitué de redoutables mises à l’épreuve du politique. Les progrès de la science du XXe siècle, les tests de laboratoires, les vaccins, les antibiotiques et autres antifongiques, antiviraux et antiparasitaires ont permis de combattre avec succès de nombreux agents infectieux à l'origine d'épidémies meurtrières. Aujourd’hui, les dispositifs de précaution mettent en jeu à la fois un réseau épidémiologique de surveillance avancée et permanente et une capacité de réponse thérapeutique potentielle (veille sanitaire, pharmacovigilance…). Cependant, les exemples des virus du SIDA et de l’hépatite C ou du prion de l’encéphalopathie bovine spongiforme rappellent qu’il reste de nombreuses situations où les systèmes de santé publique se trouvent pris au dépourvu. Désormais, il faut en outre compter avec une nouvelle menace, celle des attaques terroristes chimiques et biologiques, qui représente un sujet de préoccupation pour tous les États.

    Antoine Leca, Gérard Orfila, Guy Agniel (dir.), Le droit médical en Nouvelle-Calédonie, SCEREN-CDP Nouvelle-Calédonie, 2011, Collection Université, 516 p.   

    Antoine Leca, Dominique Viriot-Barrial (dir.), Santé et discriminations: actes du IXe [i.e. Xe] Colloque du CDSA, Aix-en-Provence, 27 novembre 2009, Les Études hospitalières éd., 2011, 235 p.   

    Antoine Leca, Les métamorphoses du droit français: histoire d'un système juridique des origines au XXIème siècle, LexisNexis, 2011, 309 p. 

    Antoine Leca, Benoît-Michel Decomberousse, La lyre de Thémis ou La poésie du droit, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2011, Collection d'histoire du droit (Série Thèses et travaux), 179 p. 

    Antoine Leca, Olivier Tholozan, Guylène Nicolas (dir.), De jure corporis ou La réification du corps humain, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2011, 183 p.   

    Antoine Leca, Jean-François Abeille, Marc Albertin, Fabrice Cirillo, Stéphane Campagnola [et alii], Le risque médical, Les études hospitalières, 2011   

    Antoine Leca, Droit pharmaceutique, Les études hospitalières, 2010, Collection de droit de la santé, 469 p. 

    Antoine Leca, Droit de l'exercice médical en clientèle privée, Les études hospitalières, 2010, 516 p. 

    Antoine Leca, Bernard Gille, Histoire des institutions de l'Océanie française: Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, l'Harmattan, 2009, 303 p.   

    Antoine Leca, La généalogie du désordre juridique, Librairie de l'Université, 2009, 349 p. 

    Antoine Leca, Georges Leonetti, Geneviève Rebecq (dir.), L'expertise médicale et l'indemnisation des préjudices corporels: actes du VIIIe [i.e. IX] colloque du CDSA, [Aix-en-Provence, 29-30 novembre 2008], Les Études hospitalières, 2009, Collection du Centre de droit de la santé d'Aix-Marseille, CDSA, 312 p.    

    Une étude récente concluait sévèrement que la qualité des expertises médicales faisait l’objet de critiques qui mettaient en cause la crédibilité à la fois de la justice et de la médecine. Qu’en est-il vraiment ? C’est à J.-L. Mouralis qu’il incombait de présenter d’abord l’expertise judiciaire ou, plus exactement, l’expert qui la réalise. Aujourd’hui, les experts figurent sur une liste nationale dont G. Mémeteau nous présente les arcanes. Indépendamment de la délicate question du choix de l’expert, l’expertise pose le double problème, d’une part, du contrôle de l’expert par le juge, que viennent limiter les règles déontologiques relatives au secret professionnel, et, d’autre part, de la marge de manœuvre dudit expert lorsque celui-ci se voit opposer l’exigence de secret par un confrère. Pour être classique, cette question, envisagée par C. Byk, méritait d’être reprise à la lumière de la jurisprudence impressionniste. Elle peut conduire l’expert à engager sa responsabilité, notamment au plan disciplinaire, comme le souligne D. Giocanti. L’expertise soulève également la difficile question du respect du principe du contradictoire, tant il est vrai qu’en pratique les parties ont souvent le plus grand mal à obtenir la communication des pièces et à pouvoir discuter des conclusions expertales, ainsi que le rappellent G. Rebecq et R. Durand, qui pointent en la matière les faiblesses du dispositif actuel. De tels reproches sont encore plus fondés lorsque l’expertise n’est pas judiciaire, comme dans le cadre de la loi Badinter, évoquée par M. Robineau. En matière de responsabilité, et notamment dans le domaine sanitaire, la détermination de la personne obligée et du régime de responsabilité apparaît souvent primordiale pour définir et comprendre l’équilibre entre les parties voulu par le législateur et mis en œuvre par le juge. Une fois cette première étape franchie, la question de l’indemnisation semble parfois secondaire aux juristes, comme si la solution découlait mécaniquement des conclusions retenues en matière de responsabilité. Pourtant, elle pose de nombreux problèmes. Il n’est pas aisé de fixer des ordres de grandeur d’évaluation, comme l’expliquent les docteurs O. Ciaudo et J.-L. Mairesse. Et un ordre d’évaluation est particulièrement propice à chicanes, c’est celui de l’indemnisation des troubles dans les conditions d’existence, qu’aborde le président Bédier à la lumière de la jurisprudence administrative. Au final, ces Actes livrent au lecteur une vision exhaustive, mais aussi nuancée, qui interpellera les pouvoirs publics sur un certain nombre de points.

    Antoine Leca, Droit pharmaceutique, les Études hospitalières, 2008, Collection de droit de la santé, 455 p. 

    Antoine Leca, Droit de l'exercice médical en clientèle privée, les Études hospitalières, 2008, 507 p. 

    Antoine Leca, La fabrique du droit français: naissance, précellence et décadence d'un système juridique, Librairie de l'Université, 2007, 377 p. 

    Antoine Leca, Droit pharmaceutique, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2006, Collection de droit de la santé, 393 p. 

    Antoine Leca, Georges Leonetti (dir.), La recherche biomédicale: droit, histoire, médecine actes du [IVe] colloque organisé à la Faculté de médecine de Marseille, 12-13 novembre 2004, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2005, Collection de droit de la santé, 218 p. 

    Antoine Leca, Droit de la médecine libérale, Librairie de l'Université d'Aix-en-Provence, 2005, 417 p. 

    Antoine Leca, Précis élémentaire de droit pharmaceutique, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2004, Collection de droit de la santé, 340 p. 

    Antoine Leca, Bernard Durand, Christian Chêne, Introduction historique au droit, Montchrestien, 2004, Pages d'amphi, 536 p. 

    Antoine Leca, Thibault Gonggryp, La genèse du droit, Librairie de l'université, 2002, 444 p. 

    Antoine Leca, Précis élémentaire de droit officinal pharmaceutique, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2002, Collection de droit de la santé, 194 p. 

    Antoine Leca, La République européenne: introduction à l'histoire des institutions publiques et des droits communs de l'Europe 476-1806, Libr. de l'Université, 2000, 689 p.  

    Antoine Leca, La genèse du droit: essai d'introduction historique au droit, Librairie de l'université, 2000, 451 p. 

    Antoine Leca, La genèse du droit: essai d'introduction historique au droit, Librairie de l'université, 1998, Collection d'histoire du droit, 415 p.  

    Antoine Leca, Histoire des idées politiques: des origines au XXe siècle, Ellipses, 1997, Universités (Droit), 448 p.  

    Antoine Leca, Institutions publiques françaises, avant 1789, Librairie de l'Université, 1996, 603 p.  

    Antoine Leca, Institutions publiques françaises (avant 1789), Librairie de l'université, 1994, 598 p. 

    Antoine Leca, Muriel Maestracci, Les successions ab intestat dans l'ancien Droit corse: politique familiale et théorie du patrimoine, 1992, 50 p. 

    Antoine Leca, L'esprit du droit corse d'après le plus ancien code insulaire: les statuts de San Colombano de 1348, la Marge éd., 1990, 165 p.  

    Antoine Leca, Jean Imbert, Germain Sicard, Michel Ganzin, Les principes de 1789, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 1989, Collection d'histoire des idées politiques, 178 p.  

    Antoine Leca, Michel Ganzin, Lecture critique d'Alexis de Tocqueville, 1987, 829 p.  

    ALEXIS DE TOCQUEVILLE, QUI EST VOLONTIERS PRESENTE COMME LE PROPHETE DE L'AGE DEMOCRATIQUE ET UN DES MAITRES-PENSEURS DE LA LITTERATURE POLITIQUE, EST ESSENTIELLEMENT UN AUTEUR REPRESENTATIF DE SON EPOQUE ET DES LIMITES DE CELLES-CI. IL A MOINS INNOVE QU'ADMIRABLEMENT REPRIS DES IDEES, QUI ETAIENT DANS L'AIR DU TEMPS. L'IMPORTANCE DE SON APPORT NE TIENT DONC PAS A L'ORIGINALITE DE SA PENSEE, NI D'AILLEURS A L'INTENSITE DE SON ENGAGEMENT DEMOCRATIQUE OU A LA PERTINENCE DE SES ANALYSES SCIENTIFIQUES. L'ADHESION A LA DEMOCRATIE EST CHEZ LUI UN CHOIX D'OPPORTUNITE, QUI N'EST JAMAIS PARVENU A ETOUFFER SES PREFERENCES CONSERVATRICES. SES ECRITS SCIENTIFIQUES, NOTAMMENT EN HISTOIRE DES INSTITUTIONS, A PROPOS DE L'AMERIQUE COLONIALE, DE LA DEMOCRATIE AMERICAINE ET DE L'ANCIEN REGIME FRANCAIS, FOURMILLENT D'EMPRUNTS EXTERIEURS, D'ERREURS ET D'IMPRECISIONS, MALGRE QUELQUES REMARQUABLES DEVELOPPEMENTS. LE RETOUR AUX IDEES DU XIXE SIECLE LIBERAL ET LA VOLONTE DE RESSOURCER UN COURANT POLITIQUE FORTEMENT EPROUVE DEPUIS 1945 ECLAIRENT LARGEMENT LA RESURRECTION DE TOCQUEVILLE OPEREE DEPUIS TRENTE ANS

    Antoine Leca, Michel Ganzin, Le phénomène dissident en Union soviétique, 1983 

  • Antoine Leca, « La déclaration royale du 25 avril 1777 'portant règlement pour les professions de la pharmacie et de l'épicerie' à Paris : un texte d'actualité ? », Mélanges offerts au Doyen François-Paul Blanc, P.U. de Perpignan-Presses de l'Université Toulouse 1 Capitole, 2011 

    Antoine Leca, « L'émergence de la profession vétérinaire et la difficile affirmation historique de son monopole sur la médecine animale », Mélanges en l'honneur des professeurs Marie-Thérèse Allemand-Gay et Jean Gay, PU Nancy, 2011 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Le particularisme de l'expertise du mineur », Où va la justice des mineurs, G. Giapicchelli Editore, 2010, pp. 15 

    Antoine Leca, « Les origines médiévales du droit pharmaceutique », Histoire, théorie et pratique du droit". Etudes offertes à M. Vidal, PU Bordeaux, 2010 

    Antoine Leca, « Le droit médical doit-il s'émanciper du droit civil ? », Mélanges J.-L. Mouralis, PUAM, 2010 

    Antoine Leca, « Une influence abbasside sur l'émergence en France d'un droit des professions de santé? », Etudes d'histoire du droit privé en souvenir de M. Carlin, Mémoire du droit, 2008 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « La politique criminelle française en matière d'usage de cannabis au regard des législations européennes : le débat », Mélanges offerts à Raymond GASSIN, PUAM, 2007, pp. 363 

    Antoine Leca, « Les controverses médico-légales suscitées au moyen âge par la théorie aristoléticienne de la semen hominis », Auctoritas. Mélanges O. Guillot, Presses Universitaires Paris-Sorbonne, 2006 

    Antoine Leca, « La nature juridique des Commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales », in Gérard Mémeteau (dir.), Manuel des commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales Organisation, fonctionnement, questions, Les études hospitalières, 2004, pp. 89-99 

    Antoine Leca, « Introduction à la notion de handicap », Le Handicap, PUAM, 2004, pp. 11-18 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Le droit pénal et la criminologie face à l'altération des facultés mentales », Le droit face à l'altération des facultés mentales, PUAM, 2002, pp. 79 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Les habitudes de vie des étudiants », Problèmes actuels de sciences criminelles, PUAM, 1995, pp. 77 

    Antoine Leca, « Liber amicorum »: l'exemple des statuts corses au Moyen Âge (1195-1484), Le "jus sanguinis" dans le droit familial : études offertes à Pierre Jaubert,..., Presses universitaires de Bordeaux, 1992, pp. - 

  • Eric Conte, préface à Philippe Lechat, Vāhi Sylvia Tuheiava-Richaud, Recueil général de documents juridiques intéressant l'histoire du Royaume de Tahiti et des établissements français en Polynésie, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2013, Collection d'histoire du droit (Série Thèses et travaux), 433 p. 

    Paul Amselek, préface à Rémy Scialom, Anthologie de droit hébraïque: de la transcendance de la loi, de sa rationalisation et des limites de la raison, La Mémoire du droit, 2024, 217 p. 

    Antoine Leca, préface à Mamadou Badji, Blaise Alfred Ngando, La balance et le fil à plomb: Études d'Histoire du droit et de la justice - (Algérie, Bénin, Cameroun, Madagascar, Sénégal), l'Harmattan, 2021, Mémoires du droit en Afrique, 243 p. 

    Georges Viala, préface à Arnaud Lami, Droit pharmaceutique, LEH Édition, 2018, Intempora, 540 p.   

    Antoine Leca, préface à Quoc Toan Trinh, Hoang Anh Nguyen, Jean-Philippe Agresti, Éric Gasparini, Séverine Hupfer [et alii], La rencontre du droit français et de la pharmacopée orientale: l'exemple vietnamien actes du colloque franco-vietnamien de Hanoï des 12 et 13 mai 2016, LEH édition, 2018, 185 p.   

    Antoine Leca, préface à Jean-Luc Albert, Harold Astre, Jean-François Boudet, Gérard de Daran, Florence Faberon, Établissements de santé et moyens financiers: la satisfaction de l'intérêt général à la mesure de son coût, LEH édition, 2018   

    Antoine Leca, préface à Fabien Bottini, Néolibéralisme et droit public, Mare & Martin, 2017, Droit public, 435 p. 

    Peter Haggenmacher, préface à Jean Mathieu Mattei, Histoire du droit de la guerre, 1700-1819: introduction à l'histoire du droit international avec une biographie des principaux auteurs de la doctrine internationaliste de l'Antiquité à nos jours, Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2015, Collection d'histoire du droit (Série Thèses et travaux), 1239 p.   

    Antoine Leca, préface à Dominique Aimé Mignot, Pline le Jeune: le juriste, témoin de son temps d'après sa correspondance, Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2015, Collection d'Histoire du droit (Thèses et travaux), 358 p.   

    Jean-Philippe Agresti, préface à Caroline Berland-Benhaïm, Urbain Ngampio, Yvon Berland, Hervé Maurey, Les déserts médicaux, les Études Hospitalières, 2015, 190 p.   

    Antoine Leca, préface à Caroline Berland-Benhaïm, Jacques Chiaroni, Nathalie Dernis, Amanda Dubuis, Albane Gervais de Rouville, Le don du sang, les Études hospitalières édition, 2014, 172 p.   

    Marie-Odile Bertella-Geffroy, préface à Dominique Viriot-Barrial, Jean-François Abeille, Dominique Aicardi-Chevé, Carole Aigouy, Hervé Arbousset, Les catastrophes sanitaires: actes du XIIe Colloque du Centre de droit de la santé d'Aix-en-Provence (UMR 7268 AEDES), Aix en Provence, 11-16 novembre 2013, Les Études hospitalières, 2014, 406 p.   

    Antoine Leca, préface à Guylène Nicolas, Jean-Édouard Antz, Dominique Barbe, Christian Byk, Anaëlle Cappellari, Corps et patrimoine, les Études Hospitalières, 2014, 571 p.   

    Antoine Leca, préface à Jean-Christophe Careghi, La responsabilité médicale au crible de l'histoire, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2013, 212 p.   

    Jacques Mestre, préface à Naïma Haoulia, L'influence du droit de la santé sur le marché de la consommation, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2013, Collection du Centre de droit de la santé, 569 p. 

    Eric Conte, préface à Philippe Lechat, Recueil général des documents juridiques intéressant l'histoire du Royaume de Tahiti et des Etablissements Français en Polynésie, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2013, Collection d'histoire du droit (Thèse et travaux), 433 p. 

    Yves Baille, préfacier , La détérioration mentale: droit, histoire, médecine et pharmacie actes du Colloque interdisciplinaire d'Aix-en-Provence (7-8 juin 2000), Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2012, Collection de droit de la santé, 294 p.    

    "Le mot folie n’est pas un terme que les médecins aiment utiliser. Ce n’est pas un mot du langage médical. C’est un mot de la langue littéraire et philosophique, qui désigne, tout à la fois, le désordre moral, l’erreur de jugement, le manque de prudence et l’incohérence des conduites. En ce sens, le mot folie s’oppose à raison et à sagesse. Mais, on le voit déjà, la difficulté qu’il y a à parler de l’histoire de la folie car les limites entre la conception philosophique et la conception médicale des troubles de l’esprit sont floues et ceci entretient, depuis les origines, en permanence, des malentendus. Dans une première approche globale, on peut dire que le fou c’est celui qui est différent, plus ou moins différent, mais différent de moi ; moi qui vis dans un groupe, bien adapté à ce groupe, dont je respecte les règles de vie et de pensée ; dans ce groupe qui revendique la normalité et qui sait garder raison. Je fais partie de ce groupe qui me rassure tandis que l’autre, le fou, au contraire m’inquiète et me fait peur. Au fil de l’histoire, le fou sera l’insensé, puis il sera l’aliéné et enfin, mais c’est tout récent, on parlera de malade mental. Au début de l’histoire, dans l’Antiquité, il y a l’insensé. L’insensé c’est celui qui ne sait pas maîtriser ses passions, qui ne recherche pas la sagesse, mais c’est aussi celui qui refuse la loi divine. L’Insensé s’oppose au Sage. À la fin du XVIIIe siècle apparaît le mot aliéné. C’est toujours du fou dont on parle, mais le terme même d’aliéné désigne celui qui est hors de lui et hors du groupe. C’est déjà plus restrictif. Au XXe siècle, on ne parle plus d’insensé ou d’aliéné, on parle de malade mental. C’est, enfin, la médicalisation de la folie : le malade mental est un malade comme un autre, un malade qui souffre. Le médecin s’occupe alors, réellement, du malade mental et l’aliéniste devient psychiatre. Nous centrerons ces quelques réflexions sur la manière dont la société a considéré la folie et s’est conduite par rapport au fou, à travers les ages."

    Antoine Leca, préfacier , La déontologie médicale: actes du Ve [i. e. VIIe] colloque national Droit, histoire, médecine du Centre de droit de la Santé, Université Paul Cézanne-Aix-Marseille III, Faculté de droit et de science politique, 1er et 2 décembre 2006, Aix-en-Provence, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2012, Collection de droit de la santé, 404 p.    

    "Le mot déontologie est attesté pour la première fois en 1825 dans l'Essai sur la nomenclature et la classification des principales branches d'Art et Science de Jérémy Bentham. Il s'agit du discours rationnel sur ce qu'il convient de faire. Cette notion est issue d'une philosophie utilitariste et renvoie, dès l'origine, à l'utilité de la morale. C'est justement cette connotation d'utilité sociale qui explique que déontologie évoque les règles morales d'une profession. Ici, on s'attardera sur la déontologie médicale en France. Sa chronologie a déjà été maintes fois dressée. En bref on rappellera que l'émergence d'une déontologie médicale a été tributaire de l'établissement des syndicats médicaux, dès 1884, puis de la difficile érection d'un ordre des médecins, enfin mis en place en 1941 sous le gouvernement de Vichy. Il faut donc souligner que la réflexion déontologique évolue parallèlement à un débat sur le retour du corporatisme si controversé depuis la Révolution. En même temps, la déontologie médicale apparaît comme une nécessité face au progrès spectaculaire de la médecine, lors du premier vingtième siècle, et la mise en place progressive d'une société de consommation de biens médicaux. Dès la fin du XIXe siècle, on voit des projets de règles déontologiques être proposés tant par des associations de médecins que par l'Académie de médecine. On pourrait alors distinguer les textes qui seront en définitive juridiquement sanctionnés. Mais, tout particulièrement en matière de déontologie, c'est d'abord le sentiment d'obligation éprouvé par les destinataires des normes qui en explique largement l'effectivité. De surcroît, dans ce domaine, les textes à valeur morale interagissent sur les textes à valeur juridique. Dès lors même si en France le droit de la déontologie médicale est consacré par la volonté de l'État, ses normes sont en réalité sécrétées par un processus proche de la coutume. Elles émergent au gré d'une progressive prise de conscience collective caractéristique d'un droit souple. Mais à partir de quand mesurer la cristallisation juridique des règles modernes de déontologie médicale ?"

    Antoine Leca, préface à Thibault Gonggryp, Louis Saint-Pierre, La psychiatrie est-elle soluble dans le droit médical ?, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2011, 205 p.   

    Claude Roy-Loustaunau, préface à Guylène Nicolas, Joël Colonna, Olivier Tholozan, Alexandre Chrétien, Sandrine Marcilloux-Giummarra [et alii], L'intégration des personnes handicapées: trois ans d'application de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 table ronde d'Aix-en-Provence du 5 octobre 2007, Presses universitaires d'Aix-Marseille, PUAM, 2011, 188 p.   

    Antoine Leca, préface à Vanessa Viger, L'embryon citoyen: formation et participation, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2011, 203 p.   

    Bernard Durand, préface à Samba Thiam, Introduction historique au droit en Afrique, L'Harmattan, 2011, 200 p. 

    Christian Byk, préface à Bertrand Mathieu, Guylène Nicolas, Jean-Philippe Feldman, Marie-Angèle Hermitte, La Constitution face au défi de la bioéthique, Les études hospitalières, 2011   

    Antoine Leca, préface à Renato Balduzzi, Christophe Bartoli, Caroline Berland-Benhaïm, Estelle Brosset, Santé, religion et laïcité: actes du Xe colloque du CDSA, Aix en Provence, 29 novembre 2010, Les études hospitalières, 2011   

    Antoine Leca, préface à Maxime Rosso, La renaissance des institutions de Sparte dans la pensée française, XVIème-XVIIIème siècle, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2005, Collection d'histoire du droit (Série Thèses et travaux), 587 p. 

    Antoine Leca, préface à Jean-Christophe Careghi, Le statut personnel des vietnamiens en Indochine de 1887 à 1954, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2002, Collection d'histoire du droit, 474 p. 

    Antoine Leca, préfacier , L'urgence sanitaire, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2001, Collection de droit de la santé, 154 p. 

    Michel Ganzin, préfacier , L'Europe entre deux tempéraments politiques: idéal d'unité et particularismes régionaux études d'histoire des idées politiques, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 1994, Collection d'histoire des idées politiques, 623 p.  

    Antoine Leca, préface à François Hotman, Franco-Gallia..., Presses universitaires d'Aix-Marseille, 1991, Collection d'histoire des idées politiques, 230 p.  

  • Antoine Leca, « La rencontre de la tradithérapie kanak et du système de santé calédonien », Journal de la Société des Océanistes, Société des Océanistes, 2020    

    La tradithérapie kanak nous est très mal connue. Les connaissances qui la fondent sont strictement orales. Comme toutes les ethnomédecines populaires, elle passe pour mal autonomisée vis-à-vis de ce que les Européens regardent comme de la magie, voire de la sorcellerie. Les Kanak y voient plutôt un des aspects de leur lien aux ancêtres. Le savoir des tanaka (terme traduit de façon variable : sorcier, barde, etc.), des mèrhî (voyants) et de ceux qu’on appelle kapoturek (devin), kapohyarik (gué...

    Antoine Leca, Guillaume Rousset, Guylène Nicolas, Vincent Vioujas, « La généralisation du tiers payant : heurs et malheurs d’une réforme incertaine », Les cahiers de droit de la santé, Les Études hospitalières édition (LEH Édition) , 2017, n°24, p. 268 

    Antoine Leca, Florence Faberon, Jean-Baptiste Manga, « Droit à la santé et prison en Nouvelle-Calédonie, Actes du séminaire de Koné du 15 avril 2016, A. Leca, F. Faberon et J-B. Manga (dir.), Revue juridique politique et économique de Nouvelle-Calédonie, 2017/1, n° 29, pp. 150-177 », Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie, Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie (Nouméa, Nouvelle-Calédonie) , 2017, n°29 

    Antoine Leca, « Médicaments : choisir la bonne dose », Recueil Dalloz, Dalloz , 2014, n°10, p. 656  

    Antoine Leca, « Réflexions juridiques sur le statut juridique des restes humains d'intérêt historique dans les collections muséales et proposition de loi », Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie, Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie (Nouméa, Nouvelle-Calédonie) , 2012, n°19 

    Antoine Leca, « De miraculis mortuorum : des droits de l'homme après la mort ? L'exemple des restes humains dans les collections muséales »: Communication présentée aux Rencontres franco-allemandes tenues à la Faculté de droit d'Aix en collaboration avec l'Eberhard Karls Universität Tübingen, Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2012 

    Antoine Leca, « La médecine libérale : quelle réalité juridique ? », RDSS. Revue de droit sanitaire et social, Sirey ; Dalloz , 2011, p. 91  

    Antoine Leca, « L'encadrement juridique du don de sang en Nouvelle-Calédonie »: Conférence à l'Hôtel Méridien de Nouméa (mars 2011), Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie, Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie (Nouméa, Nouvelle-Calédonie) , 2011, n°18 

    Antoine Leca, « A propos de la responsabilité du médecin généraliste », Bulletin médical calédonien et polynésien, Nouméa : ADIMNC, 2010, n°54, pp. 3-5 

    Antoine Leca, « A propos de la responsabilité civile du pharmacien d'officine pour erreur dans la délivrance d'un médicament », Bulletin médical calédonien et polynésien, Nouméa : ADIMNC, 2010, n°54, pp. 6-9 

    Antoine Leca, « La responsabilité civile du chirurgien dentiste pour acte fautif », Bulletin médical calédonien et polynésien, Nouméa : ADIMNC, 2010, n°54, pp. 10-12 

    Antoine Leca, « La Polynésie française face à la nécessaire maîtrise des dépenses de santé », Comparative Law Journal of the Pacific / Journal de Droit Comparé du Pacifique , Association de législation comparée des Pays du Pacifique (Polynésie française) ; Université de la Polynésie française ; Victoria University (Nouvelle-Zélande) ; New Zealand Association for Comparative Law (Nouvelle-Zélande) , 2010, pp. 19-40 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Le caractère fondamental expertise dans l'injonction de soins », Revue pénitentiaire et de droit pénal, Librairie Marchal et Billard (Paris, France) - Éditions Cujas (Paris, France) , 2010, n°2, p. 307 

    Antoine Leca, « La Nouvelle-Calédonie face à la nécessaire maîtrise des dépenses de santé », Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie, Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie (Nouméa, Nouvelle-Calédonie) , 2009, n°15, pp. 9-14 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « La médicalisation de la répression dans la loi du 25 février 2008 relative à la rétention de la sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour trouble mental », Gazette du Palais, Gazette du Palais - Gazette du Palais, Lextenso , 2008, p. 20 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Appels téléphoniques malveillants et agressions sonores »: Répertoire de droit pénal et de procédure pénale, Recueil Dalloz, Dalloz , 2008 

    Antoine Leca, « Monopole pharmaceutique », Le Lamy - Droit de la Santé, Rueil-Malmaison : Wolters Kluwer France, 2007, p. 238 

    Antoine Leca, « Création, transfert et regroupement d'officines », Le Lamy - Droit de la Santé, Rueil-Malmaison : Wolters Kluwer France, 2007, p. 250 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Expertise et instruction : nouvelles orientations après la loi du 5 mars 2007 tendant à renforcer l'équilibre de la procédure pénale », Revue pénitentiaire et de droit pénal, Librairie Marchal et Billard (Paris, France) - Éditions Cujas (Paris, France) , 2007, n°4, p. 803 

    Antoine Leca, « Introduction à la découverte de la psychiatrie par la science juridique », Les Cahiers de droit de la santé du Sud-Est, Presses universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2006, n°6, pp. 11-40 

    Antoine Leca, « Réflexions sur le Décret Moutet du 30 décembre 1936 », Les Cahiers de droit de la santé du Sud-Est, Presses universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2006, n°6 

    Antoine Leca, « La question de la brevetabilité du matériel génétique d'origine humaine est-elle réglée après la loi n° 2004-800 du 6 août 2004? », Petites affiches, Lextenso , 2005, n°35, pp. 63-68 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Abus d'autorité »: Répertoire de droit pénal et de procédure pénale, Recueil Dalloz, Dalloz , 2005 

    Antoine Leca, « Le cadre juridique de l'assistance psychiatrique en Nouvelle-Calédonie », Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie, Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie (Nouméa, Nouvelle-Calédonie) , 2005, n°5, pp. 13-25 

    Antoine Leca, « La brevetabilité du vivant dans les lois du 6 août et du 8 décembre 2004 », Les Cahiers de droit de la santé du Sud-Est, Presses universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2005, n°3 

    Antoine Leca, « Pour en finir avec le médicament...et retrouver la pharmacie »: Conférence organisée par l'Académie Tarnaise en collaboration avec P. Fabre Industrie, Revue générale de droit médical, Les Études hospitalières éditions , 2005, n°15 

    Antoine Leca, « Des possibilités inexplorées? Ou quelques pistes pour améliorer le dispositif d'indemnisation des accidents médicaux »: Conférence à la Maison de l'Avocat, à Marseille, le 13 janvier 2005. Journée organisée par le CDSA en collaboration avec le Barreau de Marseille sur le thème : Victimes d'accidents médicaux : quelles indemnisations ?, Les Cahiers de droit de la santé du Sud-Est, Presses universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2005, n°4, pp. 49-66 

    Antoine Leca, « La réparation des dommages médicaux en Nouvelle-Zélande et en France : étude comparative des lois françaises des 4 mars/ 30 décembre 2002 et de l' Injury Prevention, Rehabilitation and Compensation Amendment Bill 2005 », Revue générale de droit médical, Les Études hospitalières éditions , 2005, n°16 

    Antoine Leca, « La concurrence entre les officines de pharmacies et les pharmacies mutualistes »: Conférence au Centre de droit de la Santé d'Aix-Marseille, Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2005, n°20053 

    Antoine Leca, « Introduction historique au droit de la protection de la santé publique »: Conférence au Colloque de l'Association Française de Droit de la Santé, Paris, 23 mars 2005, Revue générale de droit médical, Les Études hospitalières éditions , 2005, pp. 11-20 

    Antoine Leca, « T.A. Bastia, 12 septembre 2005, n° 0500230 : un avis négatif de CRCI est un refus de proposition constitutif d'une décision administrative faisant grief », Revue générale de droit médical, Les Études hospitalières éditions , 2005, n°17 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Normes pénales et violences des jeunes », Jeunes-ville-violence, , 2004, p. 135 

    Antoine Leca, « Un siècle de droit de la santé en France (1902-2002) : de la lutte contre les épidémies aux droits des patients »: Communication au I° colloque franco-helvétique d'Aix-en-Provence du 24 mai 2003, Revue générale de droit médical, Les Études hospitalières éditions , 2004, pp. 65-90 

    Antoine Leca, « Corpus defuncti. Les limites à la dissolution de la personnalité par la mort dans la compilation de Justinien », Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2004, n°20044 

    Antoine Leca, « Corpus id est persona? Réflexions à propos de la situation juridique du corps humain », Les Cahiers de droit de la santé du Sud-Est, Presses universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2004, n°2, pp. 37-79 

    Antoine Leca, « Le droit pharmaceutique applicable en Nouvelle-Calédonie. Bilan et perspectives. », Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie, Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie (Nouméa, Nouvelle-Calédonie) , 2004, n°4, pp. 41-48 

    Antoine Leca, « Les droits des personnes soignées en fin de vie »: Conférence à la Semaine de la Solidarité, Faculté de droit et de science politique d'Aix-en-Provence, 6 mars 2003, Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2003, n°20032 

    Antoine Leca, « L'indemnisation du risque médical au titre de la solidarité nationale »: Conférence prononcée au III° colloque organisé par l'Association des Avocats des Compagnies d'Assurances et des Praticiens du Droit de la Responsabilité, le Barreau de Marseille, la FDSP, le Centre de droit de la santé et l'Institut d'Études Politiques d'Aix-en-Provence, Marseille, janvier 2003, Les Cahiers de droit de la santé du Sud-Est, Presses universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2003, n°1 

    Antoine Leca, « L'apport au droit pharmaceutique de la loi n°2002-303 du 4 mars 2002 », Petites affiches, Lextenso , 2002, n°122 

    Antoine Leca, « L'indemnisation de l'aléa thérapeutique dans le système mis en place par la loi du 4 mars 2002 et ses premiers décrets d'application: de la mise en œuvre de la responsabilité civile au droit à indemnisation? »: Conférence prononcée au II° colloque (Responsabilité médicale: quel droit, quels juges?) organisé par l'Association des Avocats des Compagnies d'Assurances et des Praticiens du Droit de la Responsabilité, le Barreau de Marseille, la Faculté de droit et de Science Politique d'Aix-Marseille, le Centre de droit de la santé et l'Institut d'Études Politiques d'Aix-en-Provence, Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2002, n°20023 

    Antoine Leca, « Compte-rendu sur Éthique et Génétique sous la direction de P. Jean, L'Harmattan, Paris, 2000 », Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2001, n°2 

    Antoine Leca, « Compte-rendu sur Jean-Pierre Baud, Le droit de vie et de mort. Archéologie de la bioéthique, Alto-Aubier, Paris, 2001 », Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2001, n°3 

    Antoine Leca, « Compte-rendu sur Urgences, médecine et droit, A. Garay, P. Pelloux dir., ENSP, 2001 et L'urgence sanitaire, L. Dubouis dir., P.U. d'Aix-Marseille, 2001 », Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2001, n°4 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Les aspects juridiques et criminologiques de la délinquance sexuelle », Revue internationale de criminologie et de police technique et scientifique, M. Meichtry ; Polymedia SA , 2001, n°2, p. 189 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Attachements sociaux, croyances conventionnelles et délinquances »: Réponse appel d'offres IHESI 2000, IHESI Paris, , 2000, p. 189 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Criminal responsability and the consequences for the mentally discordered offender », Journal des juristes écossais, , 1999 

    Antoine Leca, « La genèse médicale et juridique de l'article 311, alinéa 1 du Code Civil (Loi du 3 janvier 1972) », Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 1994, n°1 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « La loi du 18 février 1994 et l'amélioration de la prise en charge sanitaire des personnes incarcérées »: SMPR, maison d'arrêt des Baumettes à Marseille, Faculté de médecine de Marseille, Réponse appel d'offres Ministère de la santé, Ministère de la santé, , 1994 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « L'utilisation prétorienne de la notion d'intérêt légitime juridique protégé »: Note sous arrêt Cass. Civ. 19 février 1992, La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 1993, n°22170 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Médecine, délinquance et criminalité », Cahier de médecine sociale, , 1990, n°4, p. 12 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « Les comportements de grève de la faim : confrontations psychiatriques », Editions médicales, , 1989, n°31, p. 1202 

    Antoine Leca, Geneviève Casile-Hugues, « La toxicomanie et le droit : Aspects législatifs et prospective », Toxicomanie et société, , 1988, p. 34 

    Antoine Leca, « Collection d'histoire du droit »,  

    Antoine Leca, « Collection de droit de la santé »,  

  • Antoine Leca, La coutume kanak dans l’État. Perspectives coloniales et postcoloniales sur la Nouvelle-Calédonie., L’Harmattan, 2018    

    Ces deux savants ouvrages viennent d’être portés à la connaissance du public, à quelques semaines d’intervalle. Bien que très différents l’un de l’autre, ils partagent des traits communs. Le premier est qu’ils ciblent moins la coutume, comme pourrait le laisser penser leurs intitulés, que le droit coutumier sur l’intégration et le destin duquel ils s’interrogent. Dans les deux cas, on est en face de réalisations de grande qualité qu’il faut d’abord saluer. Elles feront progresser notre connai...

  • Antoine Leca, « Aux frontières du droit de la santé », le 20 novembre 2025  

    Colloque organisé par l'UMR DICE, le CERIC, Aix-Marseille Université et le CDSA, l'ADES, Sciences Po Aix et l'IUF sous la direction scientifique d'Estelle Brosset, Professeure, membre de l’Institut Universitaire de France (UMR DICE, CERIC) et Guylène Nicolas, Professeure, Vice-Présidente déléguée à la formation tout au long de la vie (UMR ADES, CDSA)

    Antoine Leca, « Anthologie de droit hébraïque III », le 22 mai 2025  

    Séminaire ThéorHis organisé par l’UMR CTAD, Université Paris-Nanterre, CNRS

    Antoine Leca, « Les professionnels de santé en 2024 », le 26 mars 2024  

    Colloque annuel de l'AFDS

    Antoine Leca, « Thérapies traditionnelles kanak : quelles évolutions juridiques ? », le 23 novembre 2023  

    Conférence organisée par le Laboratoire de recherches juridique & économique (LARJE), Université de Nouvelle Calédonie

    Antoine Leca, « Quand l'homosexualité était une pathologie », le 28 septembre 2022  

    Rentrée solennelle des masters de droit de la santé de la Faculté de droit et de science politique, Aix-Marseille Université

    Antoine Leca, « Le Conseil constitutionnel et la protection des droits fondamentaux », le 27 janvier 2022  

    Conférence organisée dans le cadre du cycle Sociétés, cultures et politiques - Transmission, citoyenneté et engagement, Université de la Guyane

    Antoine Leca, « Patent lifting », le 25 novembre 2021  

    Colloque organisé par le Centre de droit de la santé (UMR Adès) et le Centre de droit économique, Aix Marseille Université

    Antoine Leca, « La prescription hors AMM : le défi de la quadrature du cercle en droit pharmaceutique ? », le 28 janvier 2021  

    Organisée par le Pr. Florence Faberon, dans le cadre du cycle « Sociétés, cultures et politiques », débats en visio-conférences de l’Université de Guyane.

    Antoine Leca, « Le vaccin doit-il sortir du droit commun des médicaments ? », le 19 novembre 2020  

    Conférence organisée dans le cadre du cycle Sociétés, cultures et politiques, débats en visioconférences de l'Université de Guyane

    Antoine Leca, « Le risque épidémique », le 13 novembre 2020  

    VIème Rencontre du Droit de la Santé, organisé par le Barreau d’Aix en Provence, Aix-Marseille Université, Paris 8 et l'Université de Montpellier

    Antoine Leca, « Le thermalisme médical saisi par le droit », le 23 mars 2020  

    Organisée par le CDSA, Aix-Marseille Université

    Antoine Leca, « Les Avocats et les Principes », le 19 mars 2020  

    Colloque organisé par le CERHIIP (Aix-Marseille Université), avec le soutien des Barreaux d'Aix et de Marseille, ainsi que de la Société Internationale d'histoire de la Profession d'Avocat.

    Antoine Leca, « Regards croisés sur les données de Santé », le 24 octobre 2019  

    Organisé par la Faculté de droit d’Aix Marseille Université, l’ADES et le CDSA

    Antoine Leca, « Droit(s) du Bio », le 23 mars 2018  

    Organisé dans le cadre du marathon du droit de l’Université Toulouse 1 Capitole, l’Institut Maurice Hauriou et IEJUC

    Antoine Leca, « La médecine judiciaire d’hier à aujourd’hui : Regards croisés », le 31 mars 2017 

    Antoine Leca, « L'avenir du monopole pharmaceutique », le 11 octobre 2016  

    Colloque de l’Association française de droit de la santé (AFDS) en partenariat avec l’Association des enseignants de Droit et Économie pharmaceutiques (AEDEP) avec le soutien de l’Hôpital Cochin

    Antoine Leca, « Entre normes et sensibilité : Droit et Musique », le 30 juin 2016  

    L’objet du colloque sera d’envisager l’examen des rapports intrinsèques qui lient les deux domaines, non seulement dans leurs aspects juridico-structurels, mais aussi esthétiques, plastiques et ontologiques.

    Antoine Leca, « Folie et déraison : regards croisés sur l’évolution juridique des soins psychiatriques en France. Pouvoir, santé et société », le 13 mars 2015 

    Antoine Leca, « L’Histoire du droit en France. Nouvelles tendances, nouveaux territoires », le 28 janvier 2013 

    Antoine Leca, N. Dernis, « Le don de sang. Rétrospective historique et plaidoyer contre la pensée unique », Le Sang : Enjeux anthropologiques, éthiques, juridiques et politiques, Marseille, le 11 octobre 2011 

    Antoine Leca, « Le secret médical. Avant-propos ou remarques liminaires d'un professeur de droit ; Le secret médical, au crible d'une analyse historique (en collaboration avec J.-C. Careghi) ; Rapport de synthèse », Le secret médical. Avant-propos ou remarques liminaires d'un professeur de droit ; Le secret médical, au crible d'une analyse historique (en collaboration avec J.-C. Careghi) ; Rapport de synthèse, France, le 27 septembre 2012 

    Antoine Leca, « Le secret médical », Le secret médical, Punaiuia, le 03 décembre 2011 

    Antoine Leca, « L'évolution de la prise en compte des troubles psychiatriques par le droit au lendemain de la loi du n° 2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge », L'évolution de la prise en compte des troubles psychiatriques par le droit au lendemain de la loi du n° 2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge, France, le 26 septembre 2011 

    Antoine Leca, « La responsabilité médicale à l'heure du rapport Terré », La responsabilité médicale à l'heure du rapport Terré, France, le 16 février 2011 

    Antoine Leca, « La déontologie médicale française, histoire d'une laïcisation achevée ? », La déontologie médicale française, histoire d'une laïcisation achevée ?, France, le 26 novembre 2010 

    Antoine Leca, « Le consentement éclairé », Le consentement éclairé, Papeete, le 07 décembre 2010 

    Antoine Leca, « Le droit localement applicable en matière de risque sanitaire majeur », Le droit localement applicable en matière de risque sanitaire majeur, Nouméa, le 01 novembre 2010 

    Antoine Leca, « La responsabilité civile du chirurgien dentiste pour acte fautif », La responsabilité civile du chirurgien dentiste pour acte fautif, Marseille, le 13 mars 2010 

    Antoine Leca, « Le droit médical en Nouvelle-Calédonie », Le droit médical en Nouvelle-Calédonie, France, le 29 septembre 2009 

    Antoine Leca, « Le partage de responsabilité médecins libéraux/cliniques devant les juridictions civiles », Le partage de responsabilité médecins libéraux/cliniques devant les juridictions civiles, France, le 04 juin 2009 

    Antoine Leca, « L'obligation médicale d'information et de conseil », L'obligation médicale d'information et de conseil, France, le 16 mai 2009 

    Antoine Leca, « Introduction historique au Colloque : Quand vie naissante se termine », Introduction historique au Colloque : "Quand vie naissante se termine", Strasbourg, le 25 mars 2009 

    Antoine Leca, « La responsabilité médicale dans la jurisprudence de la Cour de cassation & Le secret médical », La responsabilité médicale dans la jurisprudence de la Cour de cassation & Le secret médical, France, le 21 mars 2009 

    Antoine Leca, « Le droit médical en Polynésie française », Le droit médical en Polynésie française, France, le 29 septembre 2008 

    Antoine Leca, « Les progrès et les limites du droit à indemnisation : l'exemple des accidents chirurgicaux et médicamenteux dans la jurisprudence récente », Les progrès et les limites du droit à indemnisation : l'exemple des accidents chirurgicaux et médicamenteux dans la jurisprudence récente, France, le 12 juin 2008 

    Antoine Leca, « Le risque sanitaire », Le risque sanitaire, Saint-Denis de la Réunion, le 21 mars 2008 

    Antoine Leca, « De quoi l'euthanasie est le nom ou la pitié dangereuse », De quoi l'euthanasie est le nom ou la pitié dangereuse, Aix-en-Provence, le 01 septembre 2008 

    Antoine Leca, « Introduction historique à l'éthique et à la déontologie médicales », Introduction historique à l'éthique et à la déontologie médicales, Aix-en-Provence, le 08 décembre 2006 

    Antoine Leca, « La responsabilité de l'établissement de soins privé », La responsabilité de l'établissement de soins privé, Marseille, le 11 avril 2006 

    Antoine Leca, « La mondialisation et le commerce des médicaments : l'exemple de la circulation des produits pharmaceutiques dans la Communauté européenne », La mondialisation et le commerce des médicaments : l'exemple de la circulation des produits pharmaceutiques dans la Communauté européenne, Aix-en-Provence, le 01 janvier 2006 

    Antoine Leca, « La décision médicale. Aspects juridiques », La décision médicale. Aspects juridiques, France, le 03 novembre 2005 

    Antoine Leca, « Corpus contra formam humani generis. Le monstre en droit romain », Corpus contra formam humani generis. Le monstre en droit romain, Aix-en-Provence, le 12 novembre 2004 

    Antoine Leca, « La réparation des dommages médicaux », La réparation des dommages médicaux, Caen, le 12 novembre 2004 

    Antoine Leca, « L'indemnisation des accidents médicaux non fautifs devant les commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (en collaboration avec Ph. Chiaverini, G. Rebecq et J.-F. Abeille) », L'indemnisation des accidents médicaux non fautifs devant les commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (en collaboration avec Ph. Chiaverini, G. Rebecq et J.-F. Abeille)-, Marseille, le 15 juin 2004 

    Antoine Leca, « Séance d'information à la Maison de l'Avocat organisée par le CDSA en collaboration avec le Barreau de Marseille. », La faute médicale, Marseille, le 18 mai 2004 

    Antoine Leca, « Les commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales », Les commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, Marseille, le 16 mai 2004 

    Antoine Leca, « L'information préalable du patient », L'information préalable du patient, Marseille, le 08 avril 2004 

    Antoine Leca, « A propos du risque épidémique dans la loi du 4 mars 2002. Essai de mise en perspective historique et prospective », A propos du risque épidémique dans la loi du 4 mars 2002. Essai de mise en perspective historique et prospective, Aix-en-Provence, le 28 novembre 2002 

    Antoine Leca, « Préface à La détérioration mentale, Actes du I° Colloque national Droit, Histoire, Médecine et Pharmacie », Préface à "La détérioration mentale", Actes du I° Colloque national Droit, Histoire, Médecine et Pharmacie, Aix-en-Provence, le 07 juin 2001 

    Antoine Leca, « La responsabilité civile, pénale et disciplinaire du pharmacien d'officine », La responsabilité civile, pénale et disciplinaire du pharmacien d'officine, Marseille, le 13 décembre 2001 

    Antoine Leca, « Préface au Colloque du CDSA: L'urgence sanitaire (Aix-en-Provence, 29 septembre 2000) », Préface au Colloque du CDSA: "L'urgence sanitaire", Aix-en-Provence, le 29 septembre 2000 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Myriam Ettori, La maladie comme notion (de son anatomie à une conceptualisation juridique), thèse en cours depuis 2024  

    La maladie est une notion, qui a des contours philosophique, anthropologique, historique, médicaux, sociaux,religieux mais aussi juridique. On va la rechercher instinctivement dans les pans du droit de la santé, et plus spécialement en droit pharmaceutique en ce qu'elle participe notamment de la définition du médicament et donc du monopole. Mais la maladie n'est pas l'apanage du droit de la santé. Elle se retrouve en droit pénal, en droit du travail,droit des enfants.... C'est en premier lieu une notion médicale protéiforme, en opposition avec la notion de bonne santé, que le droit a dû intégrer pour pouvoir définir d'autres notions telle que la notion de médicament, ou de maladie professionnelle... mais également pour pouvoir établir une sorte de « norme » et tendre vers des processus d'indemnisation ou même pour pouvoir permettre les soins sous contrainte. Elle a une importance en terme de santé publique, de protection de la santé, de reconnaissance et d'indemnisation lorsqu'elle est générée par un « tiers » quelqu'il soit, elle prendra par exemple ici le nom d'infection nosocomiale. Il est donc d'autant plus surprenant que la maladie, qui participe de l'existence, et ce depuis les commencement de la vie, soit in fine une notion qui n'a pas de définition juridique stricte. Son caractère allotropique fait que cette notion, au demeurant importante, connait une sémantique qui lui est propre, le mot maladie peut être compris sous d'autres vocables qui lui sont donc synonymes. Il est donc intéressant avant de pouvoir entreprendre une tentative de définition juridique, de procéder à sa dissection. Cette notion de maladie fréquemment rencontrée, mentionnée dans de nombreux textes, nécessite d'être appréciée, définie de manière à en retirer une meilleure acception et ainsi une application plus fine au plan du droit.

    Patrick Andre, Droit de la santé et surnaturel : vodou et zombis en Haïti contribution à l'encadrement juridique d'un phénomène au confluent de la médecine traditionnelle, de la religion et de la magie, thèse soutenue en 2024 à AixMarseille présidée par Éric Gasparini, membres du jury : Florence Faberon (Rapp.), Alexandre Lunel (Rapp.), Catherine Puigelier   

    Cette thèse se donne pour objectif d’étudier le phénomène zombi au regard du droit haïtien. On reste dans la logique que le droit est une discipline caractérisée par la raison et la rigueur. Cela conduit à répondre à deux questions fondamentales. Celles-ci permettent de structurer la thèse en deux parties aussi. La première consiste à expliquer le retour des déclarés défunts en dehors de toute superstition. C’est-à-dire qu’on ne tient pas compte des explications assorties des croyances religieuses et surnaturelles. On voit plutôt le mécanisme de la mort à partir de données établies par la médecine. Celles-ci sont falsifiables et reproductibles. On peut noter aussi que le droit haïtien n’a pas médicalisé le constat de la mort. Il en résulte deux conséquences. D’abord, les critères du constat de la mort ne sont pas uniformes. Puis, ce constat n’est pas fait exclusivement par des médecins. En absence de ces éléments, il existe un risque d’inhumation prématurée plus important comme on peut le voir à travers l’histoire de la médecine. Le problème est que le permis d’inhumer de l’officier de l’état civil est établi à partir d’une preuve douteuse, un constat de décès incertain. Or, les actes de l’officier de l’état civil ont la force probante. Les zombis sont donc passés définitivement pour mort avec le permis d’inhumer émis par l’officier de l’état civil. La deuxième question permet d’analyser la mort incertaine et ses effets au regard du droit positif. La situation des zombis peut être alors analysée entre le régime juridique des morts et celui des absents et des disparus. Dans la mesure où les zombis sont des personnes, il y a un autre problème en ce qui a trait à l’exercice et la jouissance des droits subjectifs. Les personnes en question se trouvent dans un état de mort civile. En droit pénal, le phénomène zombi consiste en un ensemble d’infractions décrites dans le Code pénal haïtien. Le nouveau Code pénal de 2020 va encore plus loin dans la reconnaissance du phénomène zombi. En plus de définir « l’état léthargique prolongé » dans le phénomène zombi, les rédacteurs ont inséré dans le texte le fait de retrouver un individu qui a été inhumé chez une autre personne. Cela fait partie des nouvelles infractions permettant d’appréhender la question de zombi dans droit pénal haïtien

    Rosa-Maria Castellani, La pensée politique de Pierre Dominique Lucchini, thèse en cours depuis 2021  

    Cette thèse en histoire du droit et des idées politiques à vocation à s'intéresser à la pensée et au parcours politique de Pierre Dominique Lucchini.

    Anthony Strenna, L'Égypte dans la politique extérieure de la France sous les Bonaparte : une politique similaire et cohérente ?, thèse soutenue en 2021 à AixMarseille en co-direction avec Michel Ganzin présidée par Karen Fiorentino, membres du jury : Jean-François Brégi (Rapp.)    

    Cette étude confronte les politiques égyptiennes de Napoléon Ier et de Napoléon III. Une systématique des divergences diplomatiques et économiques de ces deux séquences historiques sera observée. Ce découpage s’attachera à la mise en avant d’une articulation entre une politique rendue possible par un réseau d’agents, et une planification à l’échelle orientale. Le théâtre d’opérations en quoi l’Égypte aura consisté dans la lutte entre la France et l’Angleterre est propre à produire une série de convergences. Néanmoins, cette continuité ne peut se comprendre qu’une fois analysée ce qui, de la geste napoléonienne, détermina la diplomatie du Second Empire. C’est bien la construction d’un imaginaire qui aura bloqué la diplomatie de Napoléon III. Ainsi, et s’il n’existe pas à proprement parler de politique égyptienne commune à Napoléon Ier et Napoléon III, la rivalité avec l’Angleterre ainsi que l’élaboration d’un idéal de l’Orient structurent bel et bien une continuité

    Camille Eymeoud, La coopération entre les établissements publics et privés de santé : état des lieux et démarche prospective, thèse soutenue en 2018 à AixMarseille présidée par Laurent Sermet, membres du jury : Pascal Richard (Rapp.), Geneviève Rebecq (Rapp.)    

    La coopération portée par les dernières réformes législatives a été préférée à d'autres outils de restructuration. Pourtant, au début des années 2000, il apparait que les coopérations entre établissements publics et privés de santé ne sont pas véritablement satisfaisantes. Avec la loi de santé du 26 janvier 2016 une rupture est faite. Cette loi, en plus d'apporter des modifications au groupement de coopération sanitaire permet la création d'un nouvel outil : le groupement hospitalier de territoire. Tous les établissements publics de santé doivent, sauf exception, être membre d'un groupement hospitalier de territoire. On pense "parcours" et "projet médical partagé" à l'échelle d'un territoire de santé. Pourtant, dans la pratique il est apparu que le groupement hospitalier de territoire n'était pas encore un outil pleinement opérationnel. Il a alors été nécessaire d'adopter une démarche prospective et d'émettre des propositions d'évolution pour que la coopération entre établissements de santé puisse véritablement être considérée comme un levier majeur permettant d’avoir un système de santé plus efficient

    Gérald Genest, Le statut personnel des Kanak , thèse soutenue en 2017 à Poitiers en co-direction avec Éric Gojosso 

    Sabrina Mokrani, L'évolution du contrôle de l'état sur les établissements de santé, thèse soutenue en 2017 à AixMarseille présidée par Isabelle Poirot-Mazères, membres du jury : Mathieu Touzeil-Divina (Rapp.), Arnaud Lami    

    Une étude portant sur le contrôle des établissements de santé est indispensable eu égard aux nombreuses évolutions que celui-ci a connu. La singularité de leur activité de soins a permis d’introduire des procédés juridiques perturbant l’application des principes de droit public. La nécessité de maintenir un droit de regard sur l’ensemble des établissements de soins a favorisé le dépassement d’un contrôle fondé sur le critère organique pour introduire une nouvelle forme de contrôle reposant sur une approche essentiellement fonctionnelle du système de santé. Cette perception de l’offre de soins permet, d’une part, d’harmoniser les règles applicables à l’ensemble des établissements de santé et, d’autre part, de dépasser le clivage droit public - droit privé. En outre, l’étude abordée dans le cadre de ce travail permet de révéler que les conceptions traditionnelles du contrôle évoluent. Dès lors, ces dernières semblent s’étendre pour introduire subrepticement une nouvelle forme de contrôle d’inspiration anglo-saxonne fondée sur l’orientation. Cette technique émergente n’est pas sans conséquence puisqu’elle entraîne progressivement une remise en question de l’autonomie et des libertés reconnues aux établissements publics et privés de santé

    Lingwei Li, Les places respectives de la médecine chinoise et de la médecine occidentale dans le droit chinois entre 1840 et 1982, thèse soutenue en 2017 à AixMarseille en co-direction avec Banggui Jin présidée par Hoang Anh Nguyen, membres du jury : Geneviève Rebecq (Rapp.)    

    Pendant des milliers d’années, la médecine chinoise jouit d’une notoriété importante. Cependant, après la première guerre de l’opium en 1840 et avant la promulgation de la Constitution de 1982, cette médecine locale a vécu une phase de lente décadence. Ce changement est dû à la mutation radicale de la société chinoise et à la confrontation avec la culture et de la médecine occidentales de l’époque. Dans le but de remédier à la situation délicate du moment et de pallier les difficultés sanitaires du pays, les pouvoirs politiques successifs ont tenté d’installer différents systèmes de santé systématisés, modernisés, voire occidentalisés : soit en privilégiant la médecine occidentale, parfois même avec une intention d’abolir la médecine chinoise, soit en stimulant une collaboration entre les deux médecines. En s’appuyant sur cette histoire de la rencontre et de la cohabitation souvent heurtée des médecines chinoise traditionnelle et occidentale moderne, ainsi que sur les particularités de chaque médecine, il parait judicieux de vouloir procéder à une collaboration des deux médecines avec plus de profondeur, afin de mieux gérer la santé publique. En effet, cette collaboration aurait le mérite de perfectionner le système de santé, de stimuler l’activité médicale, d’alléger les dépenses de santé et enfin d’améliorer la santé et le bien-être de la population. Bien entendu, aujourd’hui, améliorer la situation d’existence et de développement de la médecine traditionnelle est une obligation pressante

    Marc Tabary, La sélection universitaire dans l'accès aux professions de santé réglementées sous l'éclairage du droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2017 à AixMarseille présidée par Bruno Foti, membres du jury : Pascal Richard (Rapp.), Geneviève Rebecq (Rapp.)    

    La sélection universitaire dans l’accès aux professions médicales, par son dispositif de numerus clausus et ses Épreuves nationales classantes (ECN) sont aujourd’hui au cœur de bien des débats, de bien des phantasmes. Système unique dans l’enseignement supérieur français, cette sélection se justifie essentiellement pour des raisons économiques, l’Etat ne pouvant se permettre de former un trop grand nombre de praticien chaque année. Problème, l’impact grandissant des déserts médicaux contraint un Etat qui reste soumis et confronté à son obligation constitutionnelle d’offre et de qualité de soin. Face à cette impasse, et pour répondre à la demande des étudiants déçus par leur PACES, de nombreuses initiatives privées étrangères ont vu le jour et proposent une formation médicale alternative. Protégés par les grands principes du droit de l’Union européenne, ces établissements, qu’ils soient roumains ou portugais, sont vivement critiqués par les principaux syndicats de professionnel de santé, inquiets par les proportions que prend le phénomène. Si ces derniers sont actuellement soutenus par les pouvoirs publics, peut-on, pour répondre à la demande de soin grandissante dans l’hexagone, se permettre d’écarter ce type de contournement ?

    Thanh Tu Le, L’étude comparative de l’encadrement juridique de la médecine traditionnelle au Vietnam, au Cambodge et au Laos, thèse soutenue en 2017 à AixMarseille présidée par Jean-Philippe Agresti, membres du jury : Hoang Anh Nguyen (Rapp.), Laurence Monnais (Rapp.)   

    Dans les trois anciens pays indochinois, le Vietnam, le Cambodge et la RDP Lao, la médecine traditionnelle rencontre un succès grandissant auprès de la population. Conscients de l’importance de la médecine traditionnelle, les trois gouvernements l’ont reconnue et intégrée, chacun différemment, dans leur système de soins de santé national. L’encadrement juridique de cette médecine millénaire diffère d’un pays à l’autre. La législation de la médecine traditionnelle du Cambodge demeure particulièrement faible. De plus, de nombreux problèmes persistent et menacent la préservation et le développement de cet héritage précieux. Avec l’aide de partenaires internationaux, les trois gouvernements aséaniens tentent de renforcer l’encadrement juridique de leurs médecines et de leurs pharmacopées traditionnelles

    Amandine Gille, La médecine illibérale entre droit public et droit privé, thèse soutenue en 2016 à AixMarseille présidée par Jean-Philippe Agresti, membres du jury : Marc Debène (Rapp.), Jean-Paul Pastorel (Rapp.)   

    Malgré son organisation d’inspiration libérale, la profession de médecin accepte depuis longtemps l’exercice sous forme illibérale. Ce mode d’exercice médical concerne tous les médecins, aujourd’hui nombreux, exerçant leur art au profit et pour le compte d’un employeur public ou privé. Il présente la particularité d’être organisé selon une bipartition théorique faisant la différence entre les médecins dont l’exercice est soumis au droit public, et ceux dont l’exercice relève du droit privé. L’organisation de l’exercice médical subordonné reprend en effet le schéma selon lequel les agents publics doivent être distingués des salariés de droit privé, conséquence de la dualité droit public/droit privé qui caractérise le système juridique français. Cependant, tout comme la différenciation entre les agents publics et les salariés de droit privé s’est affaiblie, celle existant en théorie entre les médecins illibéraux de droit public et les médecins illibéraux de droit privé a perdu de sa pertinence, tant ces deux catégories de professionnels se sont rapprochées, liées en pratique par une même notion : la subordination. Les différentes branches du droit applicables aux médecins illibéraux ont été réciproquement attirées les unes par les autres et ont évolué par des mécanismes d’emprunts mutuels. Ce mouvement d’attraction, dont le développement a fait naître un mode d’exercice médical illibéral uniformisé, marque l’abolition de la distinction entre médecine subordonnée de droit public et médecine subordonnée de droit privé

    Jane Amouric, La distribution officinale du médicament à l'épreuve de l'européanisation et de la globalisation : une étude au travers de trois exemples la France, l'Angleterre et l'Italie, thèse soutenue en 2016 à AixMarseille présidée par Marc Bruschi, membres du jury : Marine Aulois-Griot (Rapp.), Éric Fouassier (Rapp.)    

    L'influence européenne, notamment politique et juridique, la globalisation des échanges de médicaments de même que les conséquences de la globalisation - des crises sanitaires, économiques, financières - affectent les modalités d'organisation et d'exercice de la pharmacie d'officine française, italienne et anglaise. La convergence étant généralement présentée comme figurant au titre des conséquences possibles de l'européanisation et de la globalisation, les régimes français, italien et anglais de distribution de médicament à l'officine évoluent-ils vers une forme de « modèle juridique » commun, dépassant leur opposition historique ? En réalité, non seulement l'on assiste à l'émergence de modèles juridiques d'organisation et d'exercice de la pharmacie qui ne sont pas porteurs d'une unité susceptible de réduire de manière significative les différences entre les législations nationales, mais encore, cette unité n'est pas opportune. En effet, le maintien de spécificités nationales ainsi que l'adaptation des réglementations aux contextes nationaux apparaissent comme des éléments garants de l'efficacité des régimes nationaux de distribution officinale des médicaments. Pour autant, l'efficacité des réglementations ne se résume pas à la garantie des spécificités nationales de l'encadrement du secteur, comme l'illustrent les obstacles à la réparation des dommages imputables aux médicaments et à la protection du monopole pharmaceutique. Si certains apparaissent justement liés aux caractéristiques nationales, d'autres concernent de manière spécifique la lutte contre les ventes illégales de médicaments

    Jean-Édouard Antz, La recherche médicale et la condition juridique des prélèvements d'origine humaine, thèse soutenue en 2015 à AixMarseille sous la direction de Georges Leonetti présidée par Jean-Philippe Agresti, membres du jury : Florence Faberon (Rapp.), Franck Petit (Rapp.), Caroline Raja   

    Pour progresser sans cesse, guérir ou accroitre les connaissances, le prélèvement d’origine humaine devient le support de la recherche. Celui-ci réunit alors une diversité de réalités médicales et juridiques.De plus, l’évolution historique et médicale a transcendé la matérialité du corps pour devenir immatérialité de l’être. Le polymorphisme de l’objet le rend complexe et connexe à d’autres disciplines pour en déterminer ses fins. D’un tableau du prélèvement, il faut alors en dessiner les contours, les cadres pour en préciser les usages : sans structure pas d’ossature. Son intérêt dans la recherche comme sa nature rendent essentiel l’encadrement de son utilisation. De cette ambivalence de l’outil scientifique s’associe celle de l’outil juridique qui fonde l’équilibre dans son usage. Celui-ci doit s’accommoder. D’une part des nouvelles résonances juridiques du corps, marquées de la distanciation qui s’opère en fait en en droit entre le prélevé et le prélèvement. D’autre part des progrès de la science, dont les connaissances dépassent notre essence risquant de faire perdre alors à la société tout son sens

    Arnaud Hellec, L'adaptation du droit médical en Polynésie française, thèse soutenue en 2014 à AixMarseille présidée par Jean-Philippe Agresti, membres du jury : Sémir Al Wardi (Rapp.), Jean-Paul Pastorel (Rapp.)    

    Collectivité d'outre-mer au sens des dispositions de l'article 74 de la Constitution de la Vème République, la Polynésie française est compétente en matière de santé. C'est à ce titre qu'elle élabore, en collaboration avec l'État, un droit médical spécifique, sensé répondre à ses particularités géographiques, démographiques et culturelles. De cette spécificité découle un droit médical s'éloignant peu à peu du droit métropolitain, entraînant une inégalité de droits et/ou devoirs entre patients/praticiens polynésiens et métropolitains, pourtant citoyens de la République française. C'est également au titre de sa compétence que la Polynésie française organise son système de santé. Organisé autour d'un secteur public hérité de l'époque coloniale, et d'un secteur libéral inspiré du modèle métropolitain, celui-ci atteint ses limites. Aussi des réformes, possiblement innovantes, sont nécessaires afin d'en assurer la pérennité.

    Baimanai Angelain Poda, La mise sur le marché et la distribution du médicament en Afrique noire francophone : réflexions à partir des exemples du Burkina Faso et du Sénégal, thèse soutenue en 2013 à AixMarseille sous la direction de Samba Thiam présidée par Jean-Philippe Agresti, membres du jury : François Vialla (Rapp.), Bruno Ravaz (Rapp.), Caroline Berland-Benhaïm    

    Le médicament est un bien de santé ; il est un élément incontournable d’un droit à la santé efficace. Il doit être de bonne qualité et son accès doit se faire selon les besoins. S’interroger sur la sécurité sanitaire et l’accès aux médicaments c’est tenter de concilier, droit, économie, éthique et politique. Dans les PED, les faiblesses des revenus et de la capacité de production de médicaments sont des facteurs qui perturbent la mise sur le marché et la surveillance du médicament. Une fois sur le marché, sa distribution est également perturbée par des circuits parallèles illicites difficilement maîtrisables. Malgré les efforts des autorités politiques pour rendre le médicament accessible, des difficultés subsistent. Ces difficultés sont liées pour partie au droit des brevets. En effet, la protection du médicament confère un monopole d’exploitation à son titulaire qui fixe les prix en dehors de toute concurrence. Ces difficultés ont conduit à l’assouplissement du droit des brevets, mais l’usage de ces flexibilités n’est pas aisé pour les PED. La recherche de la santé pour tous et l’économie procèdent de logiques distinctes et le concept du médicament comme bien public demeure un idéal à réaliser, ce qui appelle sans doute à une relecture du droit des brevets.

    Nathalie Dernis, Le don de sang : l'affermissement croissant du principe de gratuité en France et en Allemagne, thèse soutenue en 2013 à AixMarseille présidée par Caroline Berland-Benhaïm, membres du jury : Cécile Castaing (Rapp.), Philippe Pédrot (Rapp.)   

    « Tout a ou bien un prix ou bien une dignité. On peut remplacer ce qui a un prix par un équivalent. En revanche, ce qui n’a pas de prix et donc pas d’équivalent, c’est ce qui possède une dignité». L’utilisation de la norme juridique comme fondement du principe de gratuité du don de sang ne répond pas à la question de savoir quel est le statut juridique du sang. Notre analyse rétrospective sur les prémices de la rémunération du don de sang permet de constater les carences juridiques relatives aux rapports dialectiques entre les personnes impliquées au don de sang. Notre réflexion consiste à démontrer en quoi le principe de gratuité du don de sang recommandé par le Conseil de l’Europe se légitime eu égard à l’objectif d’autosuffisance. Notre étude franco-allemande appréhende le principe de gratuité soumis aux enjeux antagonistes que soulève le don de sang. L’exigence de cette analyse juridique implique de tenir compte des facteurs pluridimensionnels d’ordre culturel, social, scientifique, économique. Le principe de gratuité révèle l’expression d’un choix « politico-juridique » et d’un juste arbitrage dans la hiérarchisation des valeurs et des priorités, plutôt que l’existence d’un statut juridique propre au produit sanguin.Nietzsche exposait déjà l’indissoluble dilemme car « dans l’éloge de la vertu on n’a jamais été bien désintéressé, on n’a jamais été bien altruiste». Nous démontrons l’intérêt de penser une certaine « médiété » entre les considérations éthiques très prononcées en France et les considérations industrielles et commerciales, capitales en Allemagne. De nouveaux aménagements juridiques ont ainsi été suggérés dans le cadre d’une alliance.

    Joseph Salameh, Le statut des médecins libéraux dans les hôpitaux publics, thèse soutenue en 2013 à AixMarseille présidée par Urbain Ngampio, membres du jury : Cécile Castaing (Rapp.), Philippe Pédrot (Rapp.)    

    De longue date, l’hôpital public a voulu faire fonctionner un service public autonome avec ses propres moyens et ses personnels.Cependant, il s’est trouvé dans l’obligation d’ouvrir ses portes à des opérateurs privés (l’intervention des médecins libéraux l’illustre) pour répondre à ses besoins de fonctionnement et d’organisation, dont les voies ont été ouvertes par la dernière loi hospitalière. Ainsi, la loi HPST a créé des dispositifs contractuels via notamment le « contrat d’exercice libéral » et le contrat de « clinicien hospitalier » pour que l’hôpital public propose des conditions statutaires plus attractives à l’attention de ces nouveaux opérateurs.Ce besoin nouveau qui s’impose, sans être véritablement souhaité, entraîne le recours à des solutions juridiques trop diversifiées.De ce fait, une cohabitation et un foisonnement de statuts s’est créé au sein de l’hôpital public. Cette situation apporte une vraie contradiction de règles statutaires, un véritable fatras qui met à mal sa cohérence.Un rapprochement des statuts des praticiens hospitaliers et des praticiens libéraux paraît inévitable pour clarifier et donner une lisibilité à l’hôpital public avec le souci unique d’apporter des soins de qualité aux usagers du service public.

    Alain Terral, Acte pharmaceutique galiénique et acte pharmaceutique économique dans le circuit du médicament., thèse soutenue en 2013 à Montpellier 1 en co-direction avec Bruno Siau, membres du jury : Hervé Causse (Rapp.), Caroline Berland-Benhaïm (Rapp.), François Vialla    

    Exercer l'Art pharmaceutique tout en pratiquant le commerce : tel est le défi quotidien du pharmacien. Cette dualité pharmaceutique s'impose comme une problématique de fond dans l'ensemble du circuit du médicament dès qu'il s'agit de définir le rapport juridique du principal à l'accessoire entre les deux composantes fondamentales de l'activité du domaine. L'approche traditionnelle de la question va dans le sens d'une opposition de principe et conduit à opérer une distinction entre l'exercice d'un acte pharmaceutique galiénique primordial et la pratique d'un acte pharmaceutique économique secondaire qui n'en serait que le corollaire. L'accroissement du périmètre de commercialité laisse apparaître l'influence grandissante de l'économique sur le galiénique et remet en cause la doctrine traditionaliste principiste en déplaçant la question sur le terrain d'une ambivalence constructive. La primauté de l'intérêt supérieur de la Santé publique est le socle de l'activité pharmaceutique. Mais peut-elle s'affranchir de la pratique du commerce ? Le droit va-t-il dans le sens d'une opposition de principe ou dans celui d'une réciprocité de sujétion ? Quelle est la résonance des réponses apportées à ces interrogations sur l'évolution juridique de la profession de pharmacien ?

    Dominique Manga, La protection juridique de l’usager du médicament en France et au Japon, thèse soutenue en 2013 à AixMarseille présidée par Bruno Ravaz, membres du jury : Hélène Gaumont-Prat (Rapp.), Geneviève Rebecq et Frédéric Laurie    

    Dans les sociétés anciennes et modernes, la santé a été et est aujourd'hui encore une préoccupation capitale. Elle est le signe du niveau de bien être de la collectivité et de la personne. Dans le cadre de l’accès à la santé qui constitue un droit pour tous, le médicament occupe une place importante en France et au Japon, deux pays où l’espérance de vie et le niveau de vie sont élevés et ne cessent d’augmenter. C’est au vu de ces considérations que nous nous interrogeons à travers cette thèse sur la véritable place de l'usager dans la régulation du médicament en France et au Japon qui sont deux pays différents par leur culture mais qui convergent à certains moments dans le droit. L'on pourrait valablement soutenir qu’un bon système de santé se reconnaît par le niveau de protection qu'il accorde à l'usager du médicament. Cela n'est pas aussi simple car divers intérêts sont en jeu. Il est aussi important de savoir comment se solde le traitement des conflits d'intérêts dans la régulation du médicament : protection de l'être humain ou protection de la science? S'il est soutenable que la protection d'un "humain scientifique" existe, il nous appartient de rechercher la réalité de l'existence d'un ensemble de règles permettant d'assurer une "Science plus Humaine". Nous savons et il a été reconnu que le monde de la santé, émotionnel, individualiste, structuré en groupes de pressions très forts et souvent très capitaliste, est difficile à appréhender.

    Naïma Haoulia, L'influence du droit de la santé sur le droit de la consommation, thèse soutenue en 2012 à AixMarseille présidée par Jacques Mestre, membres du jury : Jean-René Binet (Rapp.), Daniel Mainguy (Rapp.), Philippe Brun et Thierry Granier   

    L'ingérence croissante des impératifs de protection de la santé sur le marché des biens et services, ainsi que l'émergence du consumérisme dans la sphère médicale témoignent du rapprochement réel de deux univers et des deux branches du droit qui les régissent : le droit de la santé et le droit de la consommation. Ainsi, la loi entend protéger le consommateur et le patient, et bien souvent ces deux catégories sont confondues d'où l'inéluctable rapprochement et complémentarité de ces deux droits spéciaux. L'ordre public, contenu par certaines consommations spéciales, a requis une adaptation du marché de la consommation et une rationalisation des opérations réalisées par le droit de la santé. Cet assainissement du marché de la consommation se prolonge par une supervision de l'opération de consommation jusqu'à sa réalisation. Le droit de la santé, telle une police du marché de la consommation, poursuit une action de sécurisation, de protection des consommateurs et de maîtrise des risques. Ces finalités justifieront l'élévation de restrictions aux libertés du marché et l'imposition d'une modération dans la conclusion des actes de consommation. Aussi, le droit de la santé repose sur une approche collective et solidariste, sa propension au renouvellement et sa capacité d'expérimentation en font une source d'inspiration pour le droit de la consommation

    Nagia Elatrag, L’obligation de sécurité à la lumière du développement de la responsabilité contractuelle et son application sur les produits de santé : étude comparée entre le droit civil français et le droit civil libyen, thèse soutenue en 2012 à AixMarseille sous la direction de Geneviève Rebecq présidée par Thierry Granier, membres du jury : Xavier Agostinelli   

    Cette thèse a pour objet l'obligation de sécurité en matière la responsabilité contractuelle à la lumière du droit français et du droit libyen. La recherche tend à répondre aux questions suivantes : Qu'entend-on par sécurité des produits médicaux ? Sur quel fondement juridique peut-on justifier cette obligation ? Quelles sont les difficultés d'application de cette obligation pour traiter les problèmes de produits de santé ? C'est quoi le produits de santé ? Et Le droit de la responsabilité civile libyen est-il parfaitement adapté à la protection de la victime des produits de santé comme dans le droit de la responsabilité français ? Ce questionnement a conduit l'auteur à développer une analyse approfondie de l'obligation de sécurité en manière de la responsabilité contractuelle et le droit de la santé français et libyen. Dans la première partie de la thèse, on constate que la notion d'obligation de sécurité, y compris en matière de la responsabilité contractuelle, a connu une évolution majeure par rapport à l'époque précédant. En fait, l'apparition de la notion d'obligation de sécurité est ancienne puisqu'elle a été créée en France le 21 novembre 1911 à l'occasion du contrat de transport. Elle peut être définie comme « l'obligation de veiller à la sécurité d'une personne ou d'un bien, qui peut être une obligation de résultat ou de moyen ». Certains codes du monde proche-oriental ont adopté la résolution que la Cour de cassation française a prise en 1911 dans le domaine du transport de personnes, comme l'Egypte et le Liban. En 1956, la Cour d'Appel à Alexandrie a conformé l'obligation de sécurité dans le domaine du transport de personnes

    Ingrid Belassene, La personne âgée , thèse soutenue en 2010 à AixMarseille 3  

    La personne âgée, personne comme les autres, ne saurait être considérée uniquement, ni même principalement, du point de vue de sa pathologie, de son handicap ou de son âge. En effet, le droit français a une conception universelle de l’égalité qui ne permet pas en théorie de favoriser une tranche de la population en fonction de son âge, de sa religion, de son origine. Cependant cette catégorie de personnes, très souvent fragile, vulnérable ou hors d’état d’exprimer sa volonté, mérite une attention particulière. Si le législateur ne prévoit pas de dispositions spécifiques pour la personne âgée, il s’intéresse néanmoins aux personnes hors d’état d’exprimer leur volonté. Dans ce sens, la loi du 4 mars 2002 s’avère particulièrement profitable en gériatrie puisqu’elle prévoit la possibilité de désigner une personne de confiance, qui pourra rapporter la volonté, entre autres, de la personne âgée à l’équipe médicale lorsque celle-ci est hors d’état d’exprimer sa volonté. Ce nouveau dispositif va permettre également le développement de la recherche médicale en gériatrie, particulièrement indispensable, puisque le législateur prévoit qu’une autorisation à la recherche peut être donnée par la personne de confiance. Cependant si les nouvelles mesures, adoptées par la loi, semblent tout à fait profitables, la pratique montre les difficultés d’application. C’est ainsi qu’un encadrement plus rigoureux du dispositif semble nécessaire. Concernant le respect des droits du malade en fin de vie, la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie introduit pour la première fois, en France, les directives anticipées aux côtés de la procédure collégiale et de la transparence des pratiques. Cette loi dite « LEONETTI », consacre à la personne soignée un droit au refus de soins en fin de vie qui doit être, particulièrement en gériatrie, manié avec prudence. Dans plusieurs pays, la légalisation de l’euthanasie apparaît et le risque de voir s’étendre cette disposition en France existe. Il paraît donc capitale de mettre l’accent et de dévoiler les dérives que cela engendrerait en gériatrie. La question de la vieillesse s’avère très importante dans la mesure où le nombre de personne âgé ne cesse d’augmenter et, les inquiétudes concernant la prise en charge de ces nombreuses personnes et le respect des droits qui leur sont dus grandissent. La personne âgée va bénéficier des différents droits proposés aux patients, et notamment des nouveautés de la loi du 2 janvier 2002 qui renforce les droits des usagers du système de santé et propose pour assurer l’accès effectif de ces droits, des documents obligatoires. Les différentes reformes de notre système de santé vont permettre une amélioration remarquable de notre système de soins auquel la personne âgée, comme les autres personnes, peut bénéficier. Cependant, si notre système de santé consacre une place grandissante à la personne âgée, comme en témoignent l’amélioration de la filière gériatrique, il n’en demeure pas moins que des difficultés de prise en charge de ces personnes âgées existent.

    Louis Saint-Pierre, L' effectivité du droit aux soins , thèse soutenue en 2010 à AixMarseille 3  

    Comme bon nombre de droits à, la référence à un "droit aux soins" laisse a priori le juriste sceptique quant à sa capacité à produire des effets juridiques concrets. Pourtant, ce droit démontre, essentiellement à travers le traitement qui en est fait par le juge, qu'il peut exercer une influence sur l'ordre normatif au sein duquel il serait affirmé. Une telle influence est clairement constaté en droit québécois. Elle l'est également en droit français, de manière plus discrète. L'affirmation d'un droit aux soins a modifié la nature et le régime des obligations contenues à la relation de type horizontale, entre le soignant et le soigné. L'influence exercée se mesure à la fois quant à la qualification juridique de la relation, mais aussi en ce qui concerne le régime des principales obligations incombant au soignant. Les prérogatives conférées par ce droit ont une fonction à la fois subsidiaire et complémentaire par rapport aux obligations générales et spécifiques existant par ailleurs. Le droit aux soins a également une effectivité verticale, en ce qu'il crée des prérogatives au bénéfice de tout administré, dans ses rapports avec la puissance publique. Le degré de protection ainsi accordé à l'administré varie suivant que la prestation de soins s'impose ou non afin de garantir le respect d'un droit fondamental.

    Christophe Lancia, La condition des étrangers au droit français entre 1880 et 1939, thèse soutenue en 2009 à AixMarseille 3 

    Etienne Abeille, Le dialogue entre la loi et la jurisprudence dans le droit de la responsabilité médicale, thèse soutenue en 2009 à AixMarseille 3  

    Auparavant, la matière du contentieux médical, hormis quelques textes épars et lacunaires, relevait surtout d’un traitement jurisprudentiel. La jurisprudence, en ces diverses occasions, n’a pas seulement répondu au cas par cas aux attentes des justiciables, elle a aussi fait une véritable œuvre doctrinale, construisant un droit de la responsabilité médicale. Toutefois, le juge n’est pas le législateur et ce dernier a estimé, à un moment donné, devoir intervenir pour gérer une réorganisation générale de cette responsabilité médicale. Ainsi, il a voulu lutter contre certaines évolutions jurisprudentielles et mettre un terme à plusieurs divergences, en particulier entre l’ordre administratif et judiciaire. Il a également été sensible au souhait d’accélérer fortement l’indemnisation des victimes. Ce faisant, il n’est pas discutable que le législateur était dans son rôle. Cette intervention « massive » et « offensive » de la loi de 2002, fait contraste, frontalement, avec la situation antérieure où dominait la jurisprudence. Du coup, est posée la question classique, récurrente, des rapports de la jurisprudence et de la loi.

    Ki-Won Hong, La pensée politique de François Hotman articulée sur une perspective nationale, thèse soutenue en 2008 à AixMarseille 3  

    Les études sur la pensée politique de François Hotman se heurtaient souvent à une impasse qui empêche l’ensemble de sa doctrine de se présenter avec cohérence. Il s’agit d’une ambivalence forte qu’Hotman paraît posséder à l’égard du droit romain et du pouvoir royal. Cette présente recherche a pour objet de résoudre ce problème d’interprétation en se proposant une nouvelle approche de la question. L’analyse de son Antitribonian nous apprend que l’auteur manifeste de l’hostilité à l’étude du droit de Justinien, non pas parce qu’il rejette le droit romain lui-même, mais parce que son relativisme juridique remarque la divergence irréductible entre le droit de Justinien et le droit français. Côté politique, cette position aboutit à réclamer la souveraineté nationale envers l’ingérence des autres puissances extérieures telles que l’autorité du pape. Face à la présence des étrangers dans la cour royale, Hotman veut sauvegarder la tradition constitutionnelle du royaume de France qui, à ses yeux, était dévastée par la tyrannie des Lorrains et des Italo-gaulois. La controverse entre lui et Jean-Papire Masson nous apprend enfin que la pensée politique hotmanienne est articulée sur une perspective nationale, dite franco-gauloise, qui voit dans l’histoire politique de la France la mise en œuvre du principe de la monarchie modérée.

    Diane Delcourt, L'évolution du droit international des brevets de médicaments , thèse soutenue en 2008 à AixMarseille 3 en co-direction avec Rostane Mehdi  

    Marchandise et bien de santé, le médicament est produit par une industrie pharmaceutique dont le dynamisme influe sur la croissance économique des Etats comme sur le bien-être des populations. Dans un contexte international marqué par l’inflation des coûts de recherche/développement, le choix de préserver ce dynamisme conduit à l’élaboration d’instruments offrant aux producteurs de médicaments princeps de réelles incitations à l’innovation : l’Accord sur les ADPIC, annexé à l’Acte portant création de l’OMC, y apporte par exemple une importante contribution. Imposant à ses signataires d’organiser la brevetabilité des inventions pharmaceutiques, il autorise l’industrie innovante à revendiquer un monopole temporaire d’exploitation sur ses créations. Cette exclusivité a son revers : entraînant l’augmentation du prix des produits protégés, elle peut nuire aux consommateurs désargentés, incapables de se procurer les médicaments indispensables à l’exercice effectif de leur « droit à la santé ». Diligenté par une OMC soucieuse de favoriser le rapprochement de ses règles avec le droit international des droits de l’homme, le processus d’évolution de l’Accord sur les ADPIC vise à dénouer ce conflit. Membre de cette Organisation, la Communauté européenne y a vu une opportunité d’accroître son influence normative internationale en tentant d’en diriger la conduite : forte d’un modèle de régulation pharmaceutique célèbre pour sa capacité à concilier objectifs économiques et impératifs sanitaires, elle s’emploie désormais à en promouvoir la diffusion dans cette enceinte. La présente étude évalue les modalités, les résultats et les effets de cette stratégie.

    Michèle Cirillo, La responsabilité civile du producteur de médicaments, thèse soutenue en 2007 à AixMarseille 3 en co-direction avec Jean-Louis Mouralis  

    En l’absence de disposition propre à la responsabilité civile du fait des médicaments, seul le droit commun trouvait à s’appliquer jusqu’à la transposition en droit interne de la directive du 25 juillet 1985 relative à la responsabilité du fait des produits défectueux. La jurisprudence a dû, au fil des contentieux, s’adapter à la singularité du médicament et interpréter le droit commun à la lumière de la directive jusqu’à l’adoption de la loi du 19 mai 1998. De part sa large définition du produit, la loi de transposition du 19 mai 1998 a vocation à s’appliquer au contentieux relatif aux dommages causés par les médicaments. Cependant, elle n’est applicable qu’aux produits mis en circulation après son entrée en vigueur et organise elle-même son éviction au profit de régimes préexistants. Dès lors la responsabilité civile des producteurs de médicaments est encore aujourd’hui principalement régie par le régime prétorien fondé sur le droit commun. L’interprétation de la directive par la jurisprudence communautaire pourrait toutefois anéantir ce régime au profit de la loi du 19 mai 1998 dont les conditions d’applications paraissent inadaptées en la matière.

    Karine Chetrit-Atlan, Le droit de la femme et la maternité, thèse soutenue en 2007 à AixMarseille 3  

    Alors que la maternité est un fait de nature intemporel et universel, ce n’est que depuis un demi-siècle avec, notamment, les législations sur l’accès à la contraception sur l’interruption volontaire de grossesse, que se pose le problème de l’existence éventuelle du droit de la femme et la maternité. En effet, cette notion s’entend non seulement du désir d’enfant et de la notion de « droit de procréer » (que ce soit naturellement ou avec assistance médicale), mais aussi de la volonté de choisir le moment de sa grossesse. Les discussions autour de la maternité vont jusqu’à la relation de la femme enceinte avec son médecin, avec l’enfant qu’elle porte, ainsi que, vis-à-vis des droits social et pénal.

    Christine Peny, Histoire d'une publicisation , thèse soutenue en 2007 à AixMarseille 3  

    Durant les deux derniers siècles de l’Ancien Régime, l’Etat monarchique a progressivement accru son emprise sur le droit et les institutions consacrés aux insensés. Alors qu’au début du XVIIe siècle, les familles et les institutions charitables sont encore les principaux soutiens du fou, à la veille de la Révolution, les malades de l’esprit sont pour la plupart enfermés, entretenus et soignés à l’initiative des « pouvoirs publics ». Alliée au « pouvoir médical », la monarchie absolue développe une forme d’assistance spécialement destinée aux insensés, tandis que le régime juridique de ces derniers tend à être uniformisé. Dès la fin de l’Ancien Régime, les principes et les pratiques qui seront consacrées par la « loi Esquirol » du 30 juin 1838 sont déjà présents

    Thibault Gonggryp, L' hospitalisation sous contrainte du patient malade mental , thèse soutenue en 2007 à AixMarseille 3  

    La législation en santé mentale traverse une crise sans précédent et nombreux sont les praticiens, les élus et les auteurs à réclamer la réforme du régime juridique de l’hospitalisation psychiatrique sous contrainte, jugé obsolète, inadapté à la pratique moderne et trop dangereusement liberticide. Cet ouvrage, à l’orée d’une réforme décrite comme imminente, se divise en deux parties. La première est consacrée à la spécificité de la maladie mentale et à l’origine de la légitimité du régime de l’hospitalisation psychiatrique sous contrainte fondé sur une publicisation de la matière. Parce que l’aliénation mentale est une pathologie très particulière, que ses effets touchent l’ordre public, le droit a élaboré au fil du temps une législation complexe et équilibrée qui est toujours d’actualité. La seconde s’intéresse aux dispositifs de la loi de 1990 confrontés au règne des libertés individuelles et des droits du patient. De nombreuses options ont été envisagées pour établir un nouvel équilibre entre les droits du patient malade mental et ceux de la société de se protéger contre des pathologies parfois particulièrement violentes. Mais un consensus semble s’être établi autour de l’idée de soumettre au juge judiciaire, traditionnellement considéré comme le seul garant des libertés individuelles, soit la décision de placement, soit le plein contrôle de l’intégralité du contentieux en la matière. Or, cette « judiciarisation », loin de résoudre l’ensemble des insuffisances du système en vigueur, pose d’autres difficultés, bute devant le principe de la séparation des autorités administratives et judiciaires, et devant la réalité du dogme selon lequel le juge judiciaire serait le seul gardien crédible de la liberté, le juge administratif étant présumé arbitraire et partisan. L’étude approfondie de la législation et de la jurisprudence en santé mentale semble briser ce mythe. A l’image de la complexité de la matière, la réforme de cette branche du droit ne pourra être envisagée par des procédés simplistes ou des raccourcis fondés sur la seule certitude que le juge judiciaire résoudra toutes les difficultés d’un système à bout de souffle.

    Caroline Berland-Benhaïm, Le consentement et la bienfaisance dans la relation médicale, thèse soutenue en 2007 à AixMarseille 3  

    La relation médecin-malade caractérise toute l’histoire de la médecine. D’abord infantilisé, le patient a acquis une véritable place d’acteur au sein de la relation médicale grâce à l’autonomie qui lui a été accordée au fil des années. Cette évolution est la traduction incontestable du passage d’un modèle paternaliste à un modèle d’autonomie, entraînant ainsi de profondes modifications dans le paysage médical français. Confrontée à un monde médical marqué par l’apparition des technologies les plus avancées, par une médecine plus invasive, plus agressive, face à une société en pleine mutation, la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, a voulu redonner à la personne soignée sa place à part entière en lui restituant en quelque sorte la majorité intellectuelle que le corps médical lui avait confisquée. Le patient jouit désormais d’un pouvoir décisionnel et directionnel très large dans le processus de soins. Toutefois, face à ces nouvelles mesures, l’exercice des professionnels médicaux, déjà délicat en soi, devient complexe quant à son mode d’exercice. Afin de pallier à une dérive tendant à dénaturer la base même de la relation médicale, il paraît judicieux de procéder à une combinaison des principes de bienfaisance et d’autonomie. En effet, cette conciliation aurait le mérite de donner à la relation de soins un véritable caractère de décision partagée, de rôle réparti et au final de lui réattribuer son caractère de confiance qu’elle a tendance à voir disparaître actuellement. Cette voie, alliant deux systèmes traditionnellement antagoniques, ainsi que la reconnaissance de la nécessité s’attachant à une tutelle repensée, paraît souhaitable.

    Isabelle Leonetti, Le médicament et le marché , thèse soutenue en 2007 à AixMarseille 3  

    En raison du risque sanitaire lié à l’utilisation du médicament, les pouvoirs publics français, suisse et britannique ont fait le choix d’intervenir dans le secteur pharmaceutique. Le médicament, en partie mis à l’écart du marché, est alors devenu un objet d’ordre public nécessitant un encadrement juridique particulier. Intégré au système de santé, il est la cible privilégiée des politiques de maîtrise des dépenses de l’assurance maladie. Son prix n’obéit pas au mécanisme de l’offre et de la demande. Sa fabrication, son élaboration et sa distribution sont soumises à des contraintes déontologiques qui lui sont spécifiques. Bien qu’ayant une vocation de santé publique, le médicament n’en reste pas moins un bien industriel. Intégré au marché, il est au centre des rivalités entre les industriels du médicament, lesquels recherchent l’efficacité économique. Afin de créer un environnement favorable au développement économique de ce secteur, il est indispensable de veiller au bon fonctionnement du marché, en prohibant les pratiques anticoncurrentielles et en luttant contre les pratiques restrictives de concurrence. Le soutien de la pratique de l’automédication, l’incitation fiscale à la recherche et la protection de l’innovation pharmaceutique sont autant de facteurs incitatifs d’une production de médicament optimale. Qui plus est, les laboratoires pharmaceutiques déploient un important arsenal concurrentiel, au travers de la recherche et du développement, de la politique promotionnelle et des accords de coopération commerciale et politiques de restructuration. Le service public a-t-il donc encore un avenir face à la prééminence du critère de l’efficacité économique ?

    Blaise Alfred Ngando, La présence française au Cameroun (1916-1959) , thèse soutenue en 2006 à AixMarseille 3  

    De 1916 à 1959, la France a administré le Cameroun. Quelle a été la véritable portée de sa présence dans ce Territoire d’Afrique ? Colonialisme ou mission civilisatrice ? Tel est l’objet de cette thèse qui analyse la complexité de l’action française oscillant entre les idées généreuses de la République et l’obsession impériale. Il en ressort que la résistance française au mouvement indépendantiste camerounais a exagérément occulté l’apport de la France à la construction d’un Etat moderne, en tout cas différent des sociétés politiques du « Cameroun précolonial ». Si, entre 1916 et 1946, les mesures ségrégationnistes ont sensiblement contredit la « mission civilisatrice » et nourri le « colonialisme », la permanence de l’idéologie impériale a durablement inscrit le Cameroun dans le sillage de la civilisation occidentale. Quoique paternaliste, la France y a introduit ses principes et ses valeurs de droit. Près d’un demi-siècle après l’indépendance, le Code civil français demeure – avec certaines influences de la Common law - la base du système judiciaire camerounais. Comme dans l’ensemble de l’Afrique postcoloniale, le Cameroun est resté assez largement défavorable à l’étude du droit traditionnel considéré comme un obstacle au progrès. L’hégémonie des droits européens prolonge, par conséquent, le processus d’acculturation amorcé depuis la période coloniale. Malheureusement, cela a l’inconvénient de rendre les Camerounais étrangers à eux-mêmes en occultant la richesse de leur altérité. A l’heure où le « Continent noir » peine à trouver sa place dans la mondialisation libérale, son défi est de bâtir sa propre voie en puisant dans son héritage traditionnel, mais aussi dans les apports de la « mission civilisatrice » qui s’y sont irrévocablement greffés et sont désormais siens. Ainsi remettra-t–il en marche l’horloge de son histoire et pourra-t-il redevenir l’instrument de son propre destin

    Maxime Rosso, La référence à Sparte dans la pensée politique française du XVIème siècle à la période révolutionnaire, thèse soutenue en 2005 à AixMarseille 3  

    Cette thèse a pour intention de mettre en évidence la référence à la cité antique de Sparte dans la pensée politique française à travers un certain nombre d'auteurs, à partir du seizième siècle, époque de redécouverte de l'Antiquité grecque, jusqu'à la période révolutionnaire, moment particulier de notre histoire où l'idéologie se mêle à l'action. L'objectif est de définir la place réservée par ces différents auteurs aux préceptes de Lycurgue, le mythique législateur de Lacédémone, en déterminant la perception qu'ils ont eu de Sparte, la façon dont ils l'ont utilisée dans leurs raisonnements et l'influence que cette cité a pu exercer sur leur pensée politique.

    Jean Mathieu Mattei, Les lois de la guerre et l'encadrement juridique des conflits terrestres entre nations au XVIIIème siècle (1700-1819) , thèse soutenue en 2005 à AixMarseille 3  

    Le droit de la guerre au XVIIIème siècle caractérise un âge de transition dans l'histoire du droit international. Au début du XVIIIème, il est encore qualifié de " jus gentium " et n'est encore constitué que du " jus belli ", du droit de la guerre. Ce droit de la guerre élaboré par Ayala, Gentili, Grotius et Textor, va au XVIIIème, s'enrichir de concepts désormais achevés : souveraineté, Etat, nation, territoire, Mer, commerce. La doctrine des Lumières va fonder le droit international moderne. Wolff, Burlamaqui, Vattel, Bynkershoek, Jean Jacob Moser, Gaspard de Real, Martens, Vicat, de Rayneval, Schmaltz et Klüber en seront les maîtres. Reste que le droit de la guerre lui même va être porté durant cette période à un niveau de technicité inégalé, résultat du travail doctrinal basé sur l'observation des usages des nations. Les conventions de guerre, les coutumes de la guerre, la neutralité seront avec les aspects théoriques de la juste cause et du juste prince parfaitement exposés.

    Florence Renucci, Le statut personnel des indigènes , thèse soutenue en 2005 à AixMarseille 3  

    Le statut personnel des indigènes occupe une place particulière dans les droits coloniaux italien et français puisqu'il s'agit de l'une des rares parties du droit local qui ait été conservée aux populations algérienne et libyenne durant la période coloniale ; si ces deux pays ce sont engagés à respecter les règles de ce statut qui concernent essentiellement l'état, la capacité et les relations familiales d'un individu, leurs politiques juridiques ont été, dans la pratique, différentes ; la France a en fait toujours mené une action tendant à l'assimilation en tentant un rapprochement soit par les mœurs, soit par les droits politiques

    Jean-Jacques Servelo, Jean Boucher (1550-1646) ou la théocratie révolutionnaire, thèse soutenue en 2001 à AixMarseille 3  

    Jean boucher est l'un des predicateurs ligueurs dont le role et la pensee politique durant la ligue restent encore meconnus de nos jours. Adversaire tant des valois que des bourbons, il vise a instaurer en france une theocratie revolutionnaire dirigee par un groupe politico- religieux : les seize. A cet egard, il justifie le regicide, qu'il qualifie de tyrannicide, et son ultramontanisme le pousse a renier les lois fondamentales du royaume afin d'installer sur le trone de france l'infante d'espagne de meme, convaincu de l'universalite de l'eglise, il s'oppose au gallicanisme de l'eglise de france et de la royaute qui refusent l'integration des decisions du concile de trente dans l'ordonnancement juridique francais. Enfin, defenseur des jesuites, il cherche a faire annuler leur bannissement en demontrant leur strict respect eu egard a leurs regles institutionnelles

    Laurence Laugier, Un instrument du pouvoir , thèse soutenue en 2001 à AixMarseille 3  

    Dans l'antiquité, les civilisations ont été tentées d'accorder à leurs gouvernants une origine divine. Dans les royaumes de France et d'Angleterre, cette idée se développe parallèlement à l'unification et à la christianisation des deux monarchies soutenues par les ecclésiastiques nationaux (XIe-XIIe siècles). Tendant à l'indépendance du pouvoir temporel, cette idée va rapidement provoquer des conflits entre les princes et la papauté (XIIIe siècle). Alors qu'au Moyen-Age, la monarchie française se distinguait par la prééminence de son roi en contact privilégié avec Dieu, le XVIe siècle voit le développement du culte monarchique d'Elisabeth 1er. Le XVIIe siècle confirme les chemins séparés des deux royaumes. On constate cependant dans les écrits royaux des deux côtés de la Manche (Louis XIV et Jacques 1er) une monarchie plus tempérée que l'idée que l'on s'en fait habituellement

    Jean-Christophe Careghi, Le statut personnel des Vietnamiens en Indochine de 1887 à 1954, thèse soutenue en 2001 à AixMarseille 3  

    Le contact colonial franco-vietnamien met en présence, sur le plan juridique, deux systèmes de droits très différents, l'un d'origine occidentale et l'autre d'inspiration confucéenne. Cette coexistence va se retrouver sur l'ensemble du territoire vietnamien, alors divisé par le colonisateur français en trois entités différentes : la Cochinchine (colonie), l'Annam et le Tonkin (protectorats). Le champ d'application de la loi française va alors s'étendre à des domaines jusque là réservés à la législation locale. Au début de l'ère coloniale le maintien du droit civil vietnamien est affirmé par le colonisateur (notamment avec les traductions des codes vietnamiens de Lê et Gia-long). Mais parallèlement l'ordre juridictionnel français s'installe et remplace en Cochinchine les millénaires juidictions mandarinales. Le colonisateur tend ensuite à affirmer la supériorité des règles du code civil sur celles du statut personnel local. . .

    Marc Crapez, Le social-chauvinisme des Hébertistes à la droite révolutionnaire, 1864-1900, thèse soutenue en 1996 à AixMarseille 3  

    Situees en amont des recherches de m. Zeev sternhell, les problematiques soulevees dans ce travail d'histoire des idees politiques inclinent a conforter la notion de droite revolutionnaire, tout en inflechissant son contenu et sa nature. Loin d'etre reductible a un anti-materialisme national-populiste en effet, la droite revolutionnaire aurait ete largement devancee et alimentee par une 'corruption legitime'du sans-culottisme -le social-chauvisme- indissociable d'un processus d'involution antimaterialiste du materialisme scientiste. Des le second empire, un ultra-revolutionnarisme dogmatiquement athee l'hebertisme- adosse un egalitarisme comminatoire a des thematiques misoneistes. Andre siegfried avait tout a fait raison d'observer que les boulangistes parisiens se "rattachent manifestement (. . . ) a 1793"

  • Louisa Belaid, La laïcité au travail, thèse soutenue en 2025 à Toulon sous la direction de Geneviève Rebecq, membres du jury : Virginie Renaux-Personnic (Rapp.), Joël Colonna   

    La laïcité est une valeur fondatrice et un principe essentiel de la République française. Ce principe évolutif s'incarne dans de nombreuses obligations juridiques qui sont réparties dans de nombreux textes, ce qui peut expliquer les débats qu'il ne cesse de provoquer notamment dans le milieu professionnel.Cette étude va s'attacher à mettre en évidence la laïcité dans le domaine du droit du travail où le fait religieux prend une place de plus en plus importante. Les institutions représentatives du personnel deviennent les témoins du conflit entre le droit et le spirituel au travail et apparaissent démunies quant aux solutions à apporter. L'apport de la loi Travail n° 2016-1088 du 8 août 2016, donnant la possibilité d'insérer une clause de neutralité dans les règlements intérieurs des entreprises privées, n'a pas eu l'effet escompté. La solution peut se trouver dans l'instauration d'un régime juridique proche de celui pratiqué au Canada ou en Angleterre ou par le développement en France du télétravail et de l'entreprenariat permettant une liberté religieuse totale des salariés. Il est également important de modifier et de moderniser le principe de laïcité afin qu'il évolue avec la société.

    Vianney Marie-Joseph, Essai de conceptualisation juridique du risque médicamenteux, thèse soutenue en 2023 à AixMarseille sous la direction de Arnaud Lami, membres du jury : Marine Aulois-Griot (Rapp.), Mathieu Touzeil-Divina (Rapp.), Alfonso López de la Osa Escribano    

    Le médicament est un objet destiné à soigner les maladies. Il peut néanmoins se révéler être à l’origine d’effets indésirables. C’est cette ambivalence dans ses effets sur les personnes qui conduit le médicament à faire l’objet d’un encadrement croissant visant à assurer le meilleure rapport bénéfice-risque possible pour ses utilisateurs par le biais du droit pharmaceutique. Les évolutions des modalités de sa régulation, de l’instauration d’un monopole pharmaceutique à celle d’une autorité de régulation, en passant par l’établissement de procédures standardisées de conception, de fabrication et de dispensation démontrent un réel souci de sécurisation de son utilisation. Malgré l’ensemble des précautions prises, le médicament cause des dommages d’une importance sans précédent au regard des différentes catastrophes sanitaires apparaissant à un rythme plus ou moins régulier. La survenance de ces catastrophes a généré un important nombre de dommages face auxquels les régimes de responsabilité applicables à de telles situations se sont trouvés paralysés par un défaut de spécificité dans leur conception. Cette lacune résulte notamment de l’absence de prise en compte des particularismes liés à la notion de risque médicamenteux. Ne faisant pas l’objet d’une définition et encore moins d’analyses en droit, elle ne constitue pas un outil mobilisable permettant de répondre aux difficultés aujourd’hui traversées par le droit face aux dommages résultant de l’utilisation du médicament. Objet de sciences dures et de sciences sociales, le risque médicamenteux doit dorénavant devenir un objet de recherche juridique. Or, cette notion est difficile à saisir au regard de l’indéfinition qui caractérise la notion de risque et celle de médicament. C’est pour cela que sa conceptualisation juridique, c’est-à-dire la traduction de ses déterminants en termes de règles juridiques, permet une gestion du risque médicamenteux de manière conforme aux attentes dont il fait l’objet. Cette conceptualisation suppose la définition du risque médicamenteux, les déterminants présidant à la fois à sa création, à sa régulation et à sa survenance. La faiblesse de la capacité du droit à établir des modalités de réparation satisfaisante des dommages causés par les médicaments rend la prise en compte par le droit des déterminants du risque médicamenteux apte à construire un régime de responsabilité spécial qui a vocation à résoudre les difficultés traversées aujourd’hui par la jurisprudence et les victimes de ces dommages

    Nicolas Masquefa, La patrimonialisation du corps humain, thèse soutenue en 2019 à Avignon sous la direction de Franck Petit, membres du jury : Guylène Nicolas (Rapp.), Éric Wenzel      

    Le droit français s’accorde mal avec l’idée de classer le corps humain dans la catégorie des choses, parmi les objets de droit. Pour la tradition juridique française, le corps se présente comme une composante indissociable de la personne physique. À ses yeux : « Le corps c’est la personne ». Au gré des avancées scientifiques, cette assimilation du corps à la personne s’est toutefois heurtée à une réalité plus contemporaine. Les progrès spectaculaires de la science dans les domaines de la biologie et des biotechnologies ont considérablement transformé son appréhension. Chaque jour plus utilisable pour soi-même, comme pour autrui, celui-ci s’est mû en une matière à disposition, en un ensemble d’éléments et de produits susceptibles d’être transformés, créés et cédés.La contradiction qui surgit de la confrontation des faits à la qualification juridique traditionnelle implique de s’interroger à nouveau sur ce qu’est le corps. À l’heure actuelle, la réponse à cette question est incertaine tant la confusion est de mise. Si la distinction entre les personnes et les choses est le fondement du système juridique français, la frontière séparant ces deux catégories a été rendue perméable. Le droit est désormais confronté à des entités intermédiaires, oscillant entre personne et chose, être et avoir, sans très bien savoir ce qui relève de l’une ou de l’autre. Cet état appelle plus que jamais une interrogation sur la façon dont la science juridique fait siens ces nouveaux enjeux. Du corps humain au robot, en passant par l’embryon et l’animal, les juristes s’efforcent encore de définir leurs concepts juridiques.

    Virginie Bernard, Quand l'Etat se mêle de la tradition : la lutte des Noongars du Sud-Ouest australien pour leur reconnaissance, thèse soutenue en 2018 à Paris Sciences et Lettres ComUE sous la direction de Laurent Dousset, membres du jury : Bastien Bosa, Vanessa Castejon, Deirdre Gilfedder et Matthew Graves   

    Cette thèse cherche à rendre compte des réponses que les Aborigènes Noongars du sud-ouest de l’Australie Occidentale déploient face aux discours sur la « tradition » et la « modernité » qui sont construits au sein des institutions et par les acteurs de l’État avec lesquels ils interagissent et auxquels ils sont tour à tour confrontés. L’étude de ces discours, des conditions de leur production et de leurs effets permet d’envisager les concepts de « tradition » et de « modernité » comme des moyens d’action et des techniques sociales mobilisés pour éliminer la différence culturelle dans la mise en œuvre d’un « devenir commun ».L’État australien produit ses propres définitions antagonistes de la « tradition » et de la « modernité », catégories pensées comme étant mutuellement exclusives. Dans certains contextes, il est attendu des Noongars d’être « traditionnels », alors que dans d’autres ils doivent se montrer « modernes ». Les Noongars se trouvent ainsi pris dans une contradiction : ils tendent vers la « modernité » pour rester « traditionnels » et, inversement, ils sont maintenus dans leurs « traditions » lorsqu’ils doivent faire preuve de « modernité ». Dans leurs diverses tentatives de s’intégrer à la nation australienne tout en conservant leurs spécificités, les Noongars redéfinissent leur « identité culturelle ». Pour cela, ils s’approprient, contestent et négocient l’image de l’Aboriginalité qui leur est présentée et se façonnent une identité contemporaine propre, sans pour autant s’opposer radicalement au mythe national de l’Aboriginalité.En analysant les divers processus par lesquels les Aborigènes Noongars revendiquent leur reconnaissance et tentent d’acquérir un degré de souveraineté au sein d’un État-nation, cette thèse enrichit les réflexions sur l’autochtonie en tant que catégorie politique et contingente. Il s’agit d’aborder les questions autochtones comme des réalités discursives devant être analysées dans les contextes ethnographiques particuliers où elles sont produites et articulées.

    Jérôme Paschal, Penser la République : les travaux de la loge les Arts et l'Amitié à Aix-en-Provence de 1870 à 1940, thèse soutenue en 2017 à AixMarseille sous la direction de Jean-Philippe Agresti, membres du jury : Marc Ortolani (Rapp.), Virginie Lemonnier-Lesage (Rapp.), François Quastana et Éric Gasparini    

    Il convient de faire la part des choses entre le mythe, acclamé ou décrié, et la recherche objective de la vérité historique, c’est la tempérance qui guide nos pas. Nous nous interrogeons sur la réalité de la Troisième République maçonnique ? L’exemple de l’atelier étudié : les « Arts et l’Amitié » à l’Orient d’Aix-en-Provence, relate la place d’une loge qui fait face à ses difficultés avant de chercher à améliorer l’humanité, idéal proclamé de son obédience, le Grand Orient de France. La première préoccupation des frères est la religion : l’aggravation de la rupture survenue en 1877 n’était pas inéluctable, tous les hommes de bonne volonté ayant vocation à se rejoindre. Au XXe siècle ensuite, le social prendra le pas sur le religieux car la loi maçonnique de 1905 de séparation des églises et de l’État est intervenue. Enfin, dans les années trente la maçonnerie s’interroge face aux idéologies qui l’engloutiront mais elle renaîtra. L’ambition de l’ouvrage sera d’éclairer le présent grâce au passé car l’opinion des francs-maçons est plus actuelle que jamais : « Ce n’est pas la rigueur de la République qui entraîne la radicalisation, c’est la complaisance qui fait son terreau »

    Géraldine Marks, Quelle place pour le droit dans la gestion des urgences sanitaires de portée internationale ? : esquisse d'une gouvernance des risques biologiques par l'échange d'informations, thèse soutenue en 2012 à AixMarseille sous la direction de Marie-José Domestici-Met, membres du jury : Josiane Tercinet-Duc (Rapp.), Jean Pascal Zanders (Rapp.)   

    Les urgences sanitaires de portée internationale font partie de ces risques que les Etats, pris isolément, ne peuvent gérer seul pour assurer la permanence du bien-être de leur population. Cette thèse explore alors la possibilité de pallier l'insuffisante intégration de la communauté internationale en matière de gestion de ce qui sera considéré comme des risques biologiques, par l'établissement d'un système de gouvernance internationale et globale fondée sur l'échange d'informations. Pour le fonctionnement de ce système, l'information doit être produite mais elle doit également avoir la possibilité juridique d'être échangée. Dans ce contexte, l'échange d'informations se doit d'être organisé de manière à tenir compte des caractères juridiques des informations utiles à la gestion de ces risques. L'étude des conditions de cet échange met alors en évidence le rôle essentiel du droit dans l'organisation des conditions de l'efficience de ces échanges, et dès lors dans le fonctionnement de ce système de gouvernance. Elle en montre aussi les limites.

    Isabelle Alquier, Le statut du patient hospitalisé en établissement de santé privé, thèse soutenue en 2011 à AixMarseille 3 sous la direction de Louis Dubouis, membres du jury : Jacqueline Flauss-Diem (Rapp.), Geneviève Rebecq (Rapp.)    

    Le système de santé français repose sur une dichotomie publique-privée. Cette dualité juridique se retrouve dans l’offre de soins proposée aux patients qui disposent du libre choix de se faire hospitaliser aussi bien en établissement de santé public qu’en établissement de santé privé, l’hospitalisation privée devenant prépondérante en France. Pour le patient peu importe la structure d’hospitalisation, puisque les droits des patients étant des droits fondamentaux, pour certains constitutionnellement garantis, ce dernier doit bénéficier des mêmes droits quel que soit le lieu de son hospitalisation. Or les conséquences engendrées par la spécificité « privée » de l’établissement de santé amène à s’interroger sur une éventuelle disparité dans l’application des droits du patient, qui pourraient être à l’origine d’un statut propre au patient hospitalisé en établissement de santé privé.

  • Laury Renard, Le commerce des drogues et ses effets juridiques : entre droit interne et coopération internationale (1803–1939), thèse soutenue en 2023 à Université de Lille 2022 sous la direction de Louis de Carbonnières présidée par Stéphanie Blot-Maccagnan, membres du jury : Céline Pauthier (Rapp.), Renaud Colson et Emmanuelle Retaillaud-Bajac      

    Durant le XIXe siècle, des progrès scientifiques considérables sont réalisés dans le domaine de la médecine et de la chimie. Les perspectives thérapeutiques offertes par l’exploitation des substances vénéneuses laissent transparaître la promesse d’une nouvelle ère de la médecine. Cependant, l’emploi croissant de ces substances conduit aux premiers épisodes de toxicomanie. Souhaitant prévenir ces abus, les pouvoirs publics établissent une régulation des drogues, comprenant des normes visant à contrôler le commerce et à réprimer certains usages de drogues, avec pour guide les médecins. Un autre acteur de santé se démarque : le pharmacien, qui obtient un rôle de premier plan, celui de dernier rempart à l’accessibilité des drogues. L’étude des normes juridiques, des conventions et accord internationaux démontre que les différents axes d’intervention des pouvoirs publics convergent vers la même ambition. Il s’agit de celle d’identifier la ligne de démarcation entre deux conceptions de l’usage d’une drogue, celle entre l’usage légitime nourrie par le corps médical et celle de l’usage licite établie par le législateur.

    Sophia Ihout, Approche comparative des soins psychiatriques et des libertés individuelles des patients en droit français et anglo-américain, thèse soutenue en 2019 à Paris 8 sous la direction de Alexandre Lunel présidée par Catherine Puigelier, membres du jury : Gérard Mémeteau (Rapp.), Sophie Théron et Thierry Najman    

    Santé publique. Près d’une personne sur quatre dans le monde est exposée à l’apparition de troubles psychiatriques au cours de son existence. Les soins peuvent être dispensés en hôpital psychiatrique ou en ville. L’hospitalisation du malade peut être volontaire ou réalisée sous contrainte mais elle doit respecter un certain nombre de critères afin de préserver l’exercice de ses droits et libertés fondamentales. En effet, il ne peut y avoir aujourd’hui de soins psychiatriques sans respect des droits du patient. La psychiatrie n’a pas toujours eu cependant bonne réputation. Accusée d’être inutile voire dangereuse pour les patients, la psychiatrie hospitalière ne semblait-elle pas indissociable de la pratique de la contrainte ? Son histoire est marquée par l’insalubrité des asiles et les mauvais traitements aux XIXe et XXe siècles : malades enchaînés, battus, brimés, mal nourris, mise à l’isolement, recours à la sédation chimique et aux sangles de contention, rigidité du règlement intérieur du service hospitalier, etc. Dans le but de rompre avec les pratiques asilaires antérieures sont nés en réaction la psychothérapie institutionnelle puis l’antipsychiatrie qui ont permis d’apporter des réflexions pertinentes sur les améliorations dont l’hôpital psychiatrique pourrait bénéficier. De nos jours, il s’agit surtout de mettre en adéquation les modalités de soins en psychiatrie avec le respect des droits et de la dignité du patient. Les établissements de santé mentale ne doivent plus constituer un lieu de relégation et d’enfermement. La qualité des soins est désormais indissociable de certaines libertés qui doivent leur être accordées : liberté d’aller et venir hors des murs de l’hôpital, droit à la correspondance, au refus de soins, etc. Mais la diminution des budgets alloués aux hôpitaux n’est pas sans poser des difficultés précisément sur la qualité des soins et le respect des droits et libertés des malades : diminution du nombre de soignants, installation de la vidéosurveillance, enfermement des patients dans leur chambre, etc. Les législations française, britannique et américaine feront ainsi l’objet d’une approche comparative afin d’étudier les différents régimes de l’hospitalisation psychiatrique sous contrainte. Leurs différences et possibles points communs permettront d’apporter un éclairage sur la pratique psychiatrique au-delà de nos frontières. Nos questionnements s’étendront aussi aux détenus et aux sans-abris souffrant de troubles mentaux dont la prise en charge médicale sera exposée et analysée. L’accès aux soins de ces populations est en effet particulièrement difficile en raison de la précarité de leur situation ou des résistances opposées par l’administration pénitentiaire. L’innocuité des psychotropes et leur efficacité entreront enfin dans le champ de nos réflexions puisqu’elles constituent avec l’hôpital psychiatrique le premier vecteur de soins.

    Guillaume Monziols, La dématérialisation de l’accès aux tests génétiques au regard des droits et obligations des partenaires à la relation de soins, thèse soutenue en 2017 à Montpellier sous la direction de Cécile Le Gal et Isabelle Poirot-Mazères présidée par Florence Taboulet, membres du jury : Jérôme Peigné (Rapp.), Anne Cambon-Thomsen, Emmanuel Terrier et Virginie Rage    

    La dématérialisation de l’accès aux tests génétiques apparaît comme un outil concourant à satisfaire l’ensemble des composantes du droit à la protection de la santé. En effet, en la matière, la spécialisation de la médecine induit une limitation des personnes habilitées à prescrire des tests génétiques. Aussi, la recherche de la meilleure sécurité sanitaire possible pour la réalisation des tests génétiques induit des problématiques d’égal accès aux laboratoires de biologie médicale autorisés à cet effet, mais auxquelles la dématérialisation peut apporter des réponses. Aussi, elle n’apparaît pas être antinomique de l’autonomie des patients, bien qu’elle présente des faiblesses.

    Agathe-Marianne Mouillac-Delage, Les établissements de santé à l'épreuve de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, thèse soutenue en 2014 à Montpellier 1 sous la direction de François Vialla, membres du jury : Jean-Marc Macé (Rapp.), Rodolphe Bourret et Bruno Siau      

    Les Ressources Humaines représentent l'élément le plus important et le plus coûteux des soins de santé. Anticiper les besoins en Ressources humaines par le bais d'une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), représente aujourd'hui un enjeu fondamental, dans un contexte sanitaire, social et médico-social en pleine mutation. Consacrée par la « loi Borloo », la GPEC est souvent perçue comme une notion paradoxale, à double visage, dont les contours mal définis lui confèrent de multiples interprétations. Souvent considérée comme un simple mécanisme obligatoire, source de sanction et de contentieux jurisprudentiel, la GPEC doit pourtant être vu « autrement ». S'il est vrai qu'elle est parfois le signe avant-coureur de restructurations à venir, elle est avant tout une véritable « démarche » prévisionnelle et opérationnelle, permettant d'anticiper et gérer les besoins en ressources humaines, dans le but de développer les activités des établissements de santé et d'assurer la qualité de la prise en charge des patients.

    Sophie Di Fazio, Approche juridique des obligations et des devoirs des personnes hospitalisées, thèse soutenue en 2010 à Montpellier 1 sous la direction de François Vialla, membres du jury : Bruno Py (Rapp.)    

    La relation médicale est en permanente mutation du fait des évolutions techniques ou des changements de mentalité. La charte des droits de la personne hospitalisée a reconnu des droits aux patients qui deviennent alors des partenaires incontournables de la relation médicale prenant un rôle de plus en plus actif. Ces droits ont profondément marqué les esprits des professionnels de santé qui se sentent stigmatisés par une société de consommation et de preuve. La relation de confiance perd de son intérêt au profit de l'information, du recueil du consentement, du respect de la dignité et de la confidentialité. Parler d'obligations et de devoirs n'est pas anodin. Ce concept a un double intérêt vu le contexte et les enjeux de notre société et il pourrait trouver tout naturellement une application dans le domaine sanitaire, notamment lors d'une hospitalisation. La réelle question est de savoir s'il existe, dans ce dernier cas, des obligations et des devoirs à la charge de la personne hospitalisée. Une première approche permettra de rechercher des éléments de réponse alors qu'une seconde approche aura pour but de recenser les obligations avec leurs sanctions éventuelles. Mettre en parallèle les droits et les obligations des personnes hospitalisées devrait permettre de relier enfin le praticien au patient, d'équilibrer la relation et reconnaître ainsi un contre poids aux droits, un complément et non un opposant à la Charte. Faut-il encore que ces obligations soient connues…

    Irène Randrianjanaka, Le cadre juridique de l'exercice du chirurgien-dentiste : contribution à l'étude du contrat de soins, thèse soutenue en 2010 à Montpellier 1 sous la direction de François Vialla, membres du jury : Bruno Py (Rapp.)      

    Ces deux dernières décennies ont connu un réel bouleversement de l'exercice professionnel du chirurgien-dentiste. D'importants progrès scientifiques et technologiques ont été réalisés. La nature des actes de soins a elle aussi évolué, avec la mise en oeuvre de techniques et de matériels de plus en plus sophistiqués. La chirurgie-dentaire, qualifiée communément d'"art dentaire" est enfin reconnue comme une véritable spécialité médicale. Parallèlement à cette évolution, les contraintes administratives et règlementaires se sont multipliées, et le cadre juridique de l'exercice du chirurgien-dentiste en cabinet libéral s'est renforcé. Le patient lui-même, est passé du statut de celui qui subit, à celui d'un réel acteur dans la relation de soins, grâce à la volonté du législateur d'instaurer une véritable démocratie sanitaire. Mais le praticien voit peu à peu sa liberté de prescription ainsi que sa liberté thérapeutique se restreindre, notamment, par l'apparition de recommandations de bonnes pratiques et de références médicales opposables. Le "colloque singulier" qui caractérisait autrefois le contrat médical, s'est éloigné du paternalisme décrié, vers une relation de soins créant des devoirs mais aussi des droits, pour les deux parties. La question se pose de savoir si de nos jours, cette relation de soins entre le chirurgien-dentiste et le patient qu'il soigne, est encore de type contractuel.

  • Thomas Mozziconacci, De l'organisation politique de la Corse, 1755-1769: essai sur la pensée politique paolienne et sa portée, thèse soutenue en 2022 sous la direction de Éric Gasparini présidée par Jean-François Brégi, membres du jury : Bernard Durand (Rapp.), Marc Ortolani (Rapp.), Sophie Lamouroux    

    Le XVIIIe siècle est marqué par la diffusion d'un courant de pensée : les Lumières. Au cours de ce siècle, ce sont notamment des penseurs comme Montesquieu ou Rousseau qui vont remettre au goût du jour la conception de la loi naturelle inspirée d’auteurs du siècle précédent comme Grotius ou Pufendorf. Parmi tous les hommes qui ont côtoyé nombre de ces philosophes, l'un d'eux retient notre attention et est l'inspirateur même de cette thèse : Pascal Paoli. Né en 1725, à Morosaglia en Corse, Paoli est considéré comme une figure majeure de l'histoire de la Corse au siècle des Lumières. Riche d'une vie divisée en quatre grandes périodes marquées par un exil italien et achevées par son établissement puis sa mort à Londres en 1807, Pascal Paoli, affectueusement surnommé "Babbu di a Patria" ("Père de la Patrie"), aurait donné en Corse ce que beaucoup considèrent comme la première Constitution démocratique moderne. L'histoire remarquable de cet homme, exilé très jeune dans le royaume napolitain, suscite l'intérêt de se pencher sur la situation historico-politique de la Corse au XVIIIe siècle alors sous domination génoise, mais aussi d'étudier la perception par cet homme de l’environnement intellectuel bouillonnant de son siècle. De même, outre l'analyse de son gouvernement et la diffusion en son sein de ses idées, il est intéressant de s'attarder sur la portée que cet homme, son idéal autant que ses idées ou son image, a pu avoir tant sur le plan national qu'international

    Sébastien Rubinstein, La sectorisation psychiatrique en France : histoire d'une construction juridique et médicale, thèse soutenue en 2021 à Paris 8 sous la direction de Alexandre Lunel présidée par Catherine Puigelier, membres du jury : Gérard Mémeteau (Rapp.), Sophie Théron (Rapp.)    

    La légalisation de la sectorisation psychiatrique en France procéda d'un long mûrissement idéologique. Avant 1945, l'organisation de la psychiatrie reposait sur le modèle asilaire malgré le développement des soins et des structures extrahospitaliers. Suite à la défaite de juin 1940, les hôpitaux psychiatriques subirent de sévères pénuries et les malades psychiques moururent massivement.Les Journées psychiatriques nationales de 1945 et 1947 permirent à de jeunes psychiatres d’exprimer leur volonté réformatrice et de construire les fondements de ce qui devint, par la circulaire du 15 mars 1960, la politique de sectorisation psychiatrique. Cette circulaire pionnière résulta de la coopération entre hauts fonctionnaires de la santé publique et psychiatres conseillers ministériels. Puis, les pouvoirs publics œuvrèrent uniquement par voie réglementaire pour développer la politique de sectorisation psychiatrique car le cadre législatif demeurait la loi du 30 juin 1838. La sectorisation psychiatrique se réalisa en l'absence d'une loi propre mais elle bénéficia de l'apport de textes législatifs indirectement relatifs à la santé mentale.La psychiatrie de secteur avait donc besoin d'une loi-cadre pour renforcer sa légitimité. Avant l'adoption de cette loi, fut remis le rapport Demay qui, le premier, proposa des mesures se référant directement à l'esprit des fondateurs de la psychiatrie de secteur.La loi relative à la sectorisation psychiatrique fut votée le 20 décembre 1985 et promulguée le 31. Cette loi ne fit pas l'unanimité dans le corps médical car certains y virent un manque d'ambition politique. Pourtant, elle demeure, à ce jour, le texte législatif

    André Borg, Le monopole officinal : étude sur l'influence du monopole officinal sur l'exercice professionnel du pharmacien, thèse soutenue en 2020 à AixMarseille sous la direction de Vincent Perruchot-Triboulet présidée par Didier Poracchia, membres du jury : Julia Heinich (Rapp.)    

    Le monopole officinal français est un privilège assorti d’importantes contreparties et obligations que seul un pharmacien peut revêtir. Qualifié d’exception pharmaceutique, il est destiné à satisfaire la protection de la santé publique. Actuellement, le secteur officinal traverse une crise profonde et se trouve à un tournant majeur de son évolution. Le modèle actuel semble inadapté et obsolète pour faire face aux enjeux et défis de la profession. Est-il encore susceptible de perdurer tel qu’il existe ? De plus en plus réduit en dépit d’exigences toujours aussi importantes, il est fragmenté à tel point que la structuration du réseau de distribution au détail du médicament s’est transformée en un objet non identifié. Hésitation entre activité commerçante et activité libérale, remise en cause du principe d’indivisibilité, le pharmacien évolue dans un cadre normatif désormais peu porteur pour ne pas dire récessif. Sujet à dérives et controverses, le dispositif français est remis en cause tant d’un point national que communautaire. Et si cette remise en cause ne constituerait elle pas une opportunité pour le pharmacien plutôt qu’une fatalité ?

    Lara Cramer, Changement de paradigme dans l’innovation pharmaceutique et la distribution officinale : analyse comparative des droits français, allemand et suisse, thèse soutenue en 2020 à Paris 2 sous la direction de Jean-Christophe Galloux, membres du jury : Emmanuelle Claudel, Jacques de Werra et Marie-Christine Belleville   

    L’innovation pharmaceutique et la distribution officinale sont aujourd’hui soumis à un changement de paradigme de natures scientifique, économique et réglementaire dont les caractéristiques et l'intensité apparaissent variables en France, Allemagne et Suisse. Ces évolutions, disruptives, sont susceptibles d’affecter l’interdépendance entre ces étapes déterminantes pour l’approvisionnement des patients en médicaments innovants. La question de la correspondance ou de la dissociation de ces évolutions rend nécessaire d’analyser en détail les aides à la recherche, au développement et à l'innovation bénéficiant aux entreprises de ce secteur.

    Margaux Faillet-Sblandano, Le soupçon en droit, thèse soutenue en 2015 à AixMarseille sous la direction de Gaëtan Di Marino présidée par Jean Pradel, membres du jury : Valérie Bouchard (Rapp.), Jean-François Renucci (Rapp.)   

    Fréquemment utilisé en droit pénal et procédure pénale mais également présent dans d’autres domaines de la matière juridique, le soupçon en droit n’a pourtant jamais fait l’objet d’une étude juridique transversale. Présent mais non encadré, le soupçon en droit laisse dans son sillage un certain nombre de dérives et d’atteintes à des principes ou droits fondamentaux. Cette constatation parachève l’idée d’une nécessaire conceptualisation juridique de la notion à travers notamment l’élaboration d’une définition. Partant du recensement des différentes manifestations du soupçon en droit la thèse a cherché à dégager les points convergents mais aussi les différences découlant de ces différentes utilisations du soupçon afin de la caractériser. La détermination du soupçon étant ainsi achevée, la question de son traitement s’est posée. D’un point de vue actuel, le constat a été celui d’une certaine subjectivation engendrée par l’utilisation du soupçon que ce soit de la part du législateur ou de celle du juge. Il en découle un certain nombre d’atteintes à des éléments pourtant essentiels tel que le principe de la présomption d’innocence mais également le principe de la légalité des délits et des peines ou plus généralement la nécessité d’une stabilité et d’une sécurité juridique. La volonté affichée par la thèse a alors été de proposer un encadrement juridique futur du soupçon qui permettrait de parer à ce risque de subjectivisme. Pour cela un travail définitionnel de la notion a été opéré. De cette définition, des propositions de réécriture de certains articles du Code de procédure pénale se sont imposées

    Honoré Akpomey, L’Etat de droit au Bénin , thèse soutenue en 2015 à Perpignan sous la direction de Alain Degage  

    Le thème de l’Etat de droit connaît depuis les années quatre-vingt une grande fortune. Aucun Etat ne peut aujourd’hui bénéficier d’un minimum de respectabilité internationale s’il ne se déclare expressément être un Etat de droit. Il est désormais admis en Afrique subsaharienne et au Bénin que l’Etat ne peut fonctionner uniquement par la violence au nom du développement. Les constituants et les populations décident alors de passer d’un pouvoir arbitraire auquel tout est permis à un Etat qui accepte d’être limité par le droit et de le respecter, un Etat de droit.Par sa Conférence nationale tenue à Cotonou du 19 au 28 février 1990 et l’adoption de sa nouvelle Constitution le 11 décembre 1990, le Bénin adhère à l’idéal de l’Etat de droit avec la « juridictionnalisation » de la sphère politique par la Cour constitutionnelle dont la saisine est ouverte à tous les citoyens. Cette thèse fait l’inventaire de la concrétisation de l’Etat de droit au Bénin et en constate la délicatesse. La justice et la primauté du droit ne sont que relativement effectives. Le patrimonialisme et la corruption perdurent.

    Honoré Akpomey, L'Etat de droit au Bénin: une délicate concrétisation, thèse soutenue en 2015 sous la direction de Alain Degage, membres du jury : André Cabanis et François-Pierre Blanc   

    Le thème de l’Etat de droit connaît depuis les années quatre-vingt une grande fortune. Aucun Etat ne peut aujourd’hui bénéficier d’un minimum de respectabilité internationale s’il ne se déclare expressément être un Etat de droit. Il est désormais admis en Afrique subsaharienne et au Bénin que l’Etat ne peut fonctionner uniquement par la violence au nom du développement. Les constituants et les populations décident alors de passer d’un pouvoir arbitraire auquel tout est permis à un Etat qui accepte d’être limité par le droit et de le respecter, un Etat de droit.Par sa Conférence nationale tenue à Cotonou du 19 au 28 février 1990 et l’adoption de sa nouvelle Constitution le 11 décembre 1990, le Bénin adhère à l’idéal de l’Etat de droit avec la « juridictionnalisation » de la sphère politique par la Cour constitutionnelle dont la saisine est ouverte à tous les citoyens. Cette thèse fait l’inventaire de la concrétisation de l’Etat de droit au Bénin et en constate la délicatesse. La justice et la primauté du droit ne sont que relativement effectives. Le patrimonialisme et la corruption perdurent.

    Delphine Thomas-Taillandier, Contribution à l'étude des dérogations en procédure pénale : pour une approche cohérente et encadrée des procédures pénales dérogatoires, thèse soutenue en 2012 à AixMarseille sous la direction de Gaëtan Di Marino, membres du jury : Étienne Vergès (Rapp.), Jean Pradel, Jean-François Renucci et Gabriel Roujou de Boubée   

    La conceptualisation des procédures pénales dérogatoires n'est pas chose aisée, si bien que c'est sous un angle à la fois constitutionnel et conventionnel qu'il semble intéressant d'appréhender les critères délimitant naturellement ces procédures particulièrement attentatoires aux droits fondamentaux. Partant de ces approches constitutionnelle, conventionnelle et législative, on parvient ainsi à mieux percevoir les difficultés rencontrées par les autorités policières et judiciaires lorsqu'il s'agit de mettre en oeuvre ces techniques spéciales d'investigation. En effet, si la diversité de ces procédures complexifie leur utilisation, elle risque par conséquent d'encourager une utilisation abusive de celles-ci pour favoriser la recherche de la vérité au détriment des droits de l'homme et des libertés fondamentales de tout un chacun. C'est pourquoi il est nécessaire de repenser la place et l'encadrement des procédures pénales dérogatoires dans les textes fondamentaux pour parvenir à la mise en oeuvre d'une pratique efficace mais avant tout respectueuse des droits de l'homme et des libertés individuelles. Dans la présente étude, les procédures pénales dérogatoires font donc l'objet d'une pensée volontairement modératrice en quête d'un juste milieu entre la liberté et la sécurité, éternelle problématique qui anime depuis son origine la procédure pénale et que le législateur a parfois du mal à résoudre