Petra Hammje

Professeur
Droit privé et sciences criminelles.
Faculté de Droit et Sciences Politiques

Institut de Recherche en Droit Privé
  • THESE

    La contribution des principes généraux du droit à la formation du droit international privé, soutenue en 1994 à Paris 1 sous la direction de Paul Lagarde 

  • Petra Hammje, Isabelle Després, Valérie Pironon, Richard Desgorces, François Leborgne (dir.), Le couple en droit international privé, C.R.J.O., 2016, 175 p. 

    Petra Hammje, Laetitia Janicot, Sophie Nadal, L’efficacité de l’acte normatif. Nouvelle norme, nouvelles normativités, 2013 

    Petra Hammje, Laetitia Janicot, Sophie Nadal (dir.), L'efficacité de l'acte normatif: nouvelle norme, nouvelles normativités, Lextenso éditions/LEJEP, 2013, Collection LEJEP, 271 p. 

  • Petra Hammje, « Commentaire de l'article 5, Compétence en cas de dissolution », Le droit européen des régimes patrimoniaux des couples, Commentaire des règlements 2016/1103 et 2016/1104, Société de législation comparée, 2018, pp. 63-83 

    Petra Hammje, « Libres propos sur les interactions entre qualification et ordre public », Le droit à l’épreuve des siècles et des frontières : mélanges en l'honneur du Professeur Bertrand, LGDJ-Iprolex, 2018, pp. 867-887 

  • Petra Hammje, « Reconnaissance d'une kafala au titre d'une vie familiale effective avec un citoyen européen aux fins d'octroi d'un droit de séjour dérivé », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2019, n°03, p. 768   

    Petra Hammje, « Obligation de reconnaissance d'un mariage entre personnes de même sexe conclu dans un État membre aux fins d'octroi d'un droit de séjour dérivé », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2019, n°04, p. 816   

    Petra Hammje, « La notion de divorce au sens du règlement Rome III », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2019, n°04, p. 899   

    Petra Hammje, « Reconnaissance d'une kafala au titre d'une vie familiale effective avec un citoyen européen aux fins d'octroi d'un droit de séjour privé ; Note sous Cour de Justice de l'Union Européenne, 26 mars 2019, affaire numéro C-129/18 », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2019, n°3, pp. 768-785 

    Petra Hammje, « Reconnaissance par un État membre du nom patronymique acquis par l'un de ses nationaux auprès d'un autre État membre dont il a aussi la nationalité », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2018, n°04, p. 549   

    Petra Hammje, « Obligation de reconnaissance d'un mariage entre personnes de même sexe conclu dans un État membre aux fins d'octroi d'un droit de séjour dérivé ; Note sous Cour de Justice de l'Union Européenne, 05 juin 2018, Coman e.a, affaire numéro C-673/16 », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2018, n°4, pp. 816-834 

    Petra Hammje, « La notion de divorce au sens du règlement Rome III ; Note sous Cour de Justice de l'Union Européenne, 20 décembre 2017, Sahyouni, affaire numéro C-372/16 », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2018, n°4, pp. 899-912 

    Petra Hammje, « Le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire et le droit international privé », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2017, n°02, p. 143   

    Petra Hammje, « Le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire et le droit international privé. Les aléas d'un divorce sans for ; Note sous Loi numéro 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle, Journal officiel numéro 269 du 19 novembre 2016 », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2017, n°2, pp. 143-158 

    Petra Hammje, « Quelques mots pour conclure », 2016, pp. 119-128    

    Hammje Petra. Quelques mots pour conclure. In: Revue juridique de l'Ouest, N° Spécial 2016. Le couple en droit international privé. Première journée de droit international privé Bertrand d'Argentré. pp. 119-128.

    Petra Hammje, Didier Boden, Sylvain Bollée, Bernard Haftel, « Mariage de personnes de même sexe : exception d'ordre public », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2015, n°02, p. 400   

    Petra Hammje, Sylvain Bollée, Pascal de Vareilles-Sommières, Bernard Haftel, Boden Didier, « Note sous Cour de cassation, première Chambre civile, 28 janvier 2015, pourvoi numéro 13-50.059 », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2015, n°2, pp. 400-412 

    Petra Hammje, « Dossier Régime matrimonial optionnel franco-allemand : Régime matrimonial optionnel de la participation aux acquêts franco-allemand », Actualité juridique Famille, 2014, n°0708, p. 400   

    Petra Hammje, « Mariage pour tous et droit international privé », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2014, n°04, p. 773   

    Petra Hammje, « Annulation de la transcription d'un acte de naissance indien résultant d'une convention de gestation pour autrui », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2014, n°04, p. 909   

    Petra Hammje, « L'interdiction d'adoption face aux droits fondamentaux », Recueil Dalloz, 2012, n°43, p. 2947   

    Petra Hammje, « Maternité pour autrui, possession d'état et état civil », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2011, n°03, p. 722   

    Petra Hammje, « Le nouveau règlement (UE) n° 1259/2010 du Conseil du 20 décembre 2010 mettant en oeuvre une coopération renforcée dans le domaine de la loi applicable au divorce et à la séparation de corps », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2011, n°02, p. 291   

    Petra Hammje, « De l'exequatur d'un jugement étranger d'adoption par la compagne homosexuelle de la mère biologique », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2011, n°04, p. 747   

    Petra Hammje, « L'accord procédural des époux sur la compensation du divorce », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2010, n°02, p. 344   

    Petra Hammje, « Réflexions sur l'article 515-7-1 du Code civil », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2009, n°03, p. 483   

    Petra Hammje, « L’ordre public de rattachement », 2009, pp. 153-186    

    Hammje Petra. L’ordre public de rattachement. In: Droit international privé : travaux du Comité français de droit international privé, 18e année, 2006-2008. 2009. pp. 153-186.

    Petra Hammje, Etienne Pataut, « De l'ordre public universel et de l'esclavage domestique », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2006, n°04, p. 856   

    Petra Hammje, « Scherer (Maxi), Le nom en droit international privé, Étude de droit comparé français et allemand », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2006, n°01, p. 269   

    Petra Hammje, « Rejet des répudiations musulmanes », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2004, n°02, p. 423   

    Petra Hammje, « Schulz (Carsten), Die Subsumtion ausländischer Rechtstatsachen (unter besonderer Berücksichtigung der Erfüllbarkeit der deutschen Geschäftsform im Ausland sowie der Substitution gerichtlicher Rechtsverfolgungsmassnahmen und Erbscheine bei deutscher lex causae). Schriften zum internationalen Recht, t. 95 », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 2001, n°04, p. 787   

    Petra Hammje, « La loi du mariage régit le nom des enfants légitimes », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 1998, n°01, p. 72   

    Petra Hammje, « Droits fondamentaux et ordre public », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 1997, n°01, p. 1   

    Petra Hammje, « Du nom de l'enfant légitime d'un père étranger naturalisé français après la naissance », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, 1996, n°04, p. 653   

  • Petra Hammje, « Divorce et séparation de corps », Répertoire de droit civil [Encyclopédie juridique Dalloz], Dalloz, 2018, pp. 142 

  • Petra Hammje, « 30 ans de l'Institut de Recherche en Droit Privé », le 06 décembre 2022  

    Organisé par l’Institut de Recherche en Droit Privé, Nantes Université

    Petra Hammje, « Le nouveau droit international privé européen en matière de désunion matrimoniale, de responsabilité parentale et de déplacements illicites d'enfants : le règlement Bruxelles II ter n°2019/1111 », le 01 juillet 2022  

    Organisé par l'IRDEIC avec le soutien de l'Ordre des avocats de Toulouse - Barreau Avocats Toulouse, sous la direction scientifique de Estelle Gallant, Professeure de Droit privé, Université Toulouse Capitole, IRDEIC et Lukas Rass-Masson, Professeur de droit privé, Université Toulouse 1 Capitole

    Petra Hammje, « 1999-2019 : le PACS 20 ans après ! », le 15 novembre 2019  

    Organisé par l'IRDP, Université de Nantes

    Petra Hammje, « Transmettre son patrimoine : les alternatives à la succession et aux libéralités », le 09 septembre 2019  

    1ères rencontres Faculté de droit de Niigata et Faculté de droit et des sciences politiques de Nantes

    Petra Hammje, « Les significations des réformes du divorce », le 16 mai 2019  

    Organisé sous la direction de Vincent Egéa, Professeur, AMU, Emmanuelle Bonifay, Maître de conférences, AMU et Julie Souhami, Maître de conférences, AMU

    Petra Hammje, « Le droit international privé de la famille à la recherche de sa réglementation conflictuelle », le 08 avril 2019  

    Organisée par l'association Lex dans le cadre de la célébration des 40 ans du Master 2 de Droit international privé et du commerce international, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction scientifique de Lilia Aït Ahmed

    Petra Hammje, « L’internationalisation de l’ordre public », le 05 avril 2019  

    Organisé par l’institut de recherche en droit des affaires et du patrimoine / IRDAP de l’université de Bordeaux sous la direction scientifique d'Eric Fongaro, Professeur à l'Université de Bordeaux, Membre de l'IRDAP

    Petra Hammje, « La circulation internationale des actes publics », le 05 février 2019  

    Organisé par l’IRDP, Université de Nantes, sous la direction de Hélène Péroz

    Petra Hammje, « Comment une langue nationale et le droit d’un État autorisent des exceptions juridiques et linguistiques territoriales », le 07 décembre 2018  

    5e Journée d’études organisée dans le cadre du Master Juriste trilingue et de la Double Licence Droit et L.E.A. par Dominique Garreau, MCF HDR en droit, Université de Nantes et Enrica Bracchi, MCF en italien, Université de Nantes

    Petra Hammje, « Le droit processuel de la famille », le 15 novembre 2018  

    Organisé sous la direction scientifique de Charles Bahurel et Rudy Laher

    Petra Hammje, « La circulation des personnes et de leur statut dans un monde globalisé », le 11 octobre 2018  

    Organisé par Bastien Baret, Doctorant, Centre droit de la famille, ELJ, avec le soutien de l’Inst.Universitaire de France, sous la direction scientifique d'Hugues Fulchiron, Pr., Directeur du Centre droit de la famille, Équipe de recherche Louis Josserand

    Petra Hammje, « 50 nuances de droit », le 13 octobre 2017  

    Colloque organisé à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université de Nantes

    Petra Hammje, « La révision du règlement Bruxelles 2bis », le 12 mai 2017  

    Organisé par le centre de recherche de droit international privé et du commerce international (CRDI) et en partenariat avec le cabinet d'avocats Alexandre Boiché

    Petra Hammje, « Le respect en droit », le 03 novembre 2016 

    Petra Hammje, « La réforme du droit des obligations », le 08 septembre 2016  

    Journée d'étude de l'Institut de recherche en droit privé - Université de Nantes

    Petra Hammje, « Journées d'études - Autour de J.-L. Halpérin, "Histoire de l’état des juristes..." », le 23 mai 2016  

    Autour de l’ouvrage de Jean-Louis Halpérin: "Histoire de l’état des juristes. Allemagne, XIXe-XXe siècles" (Paris, Classiques Garnier, 2015)

    Petra Hammje, « L’efficacité de l'acte normatif. Nouvelle norme, nouvelles normativités », le 08 novembre 2011 

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Anna Matteoli, Les conflits de compétence d'attribution en droit de la famille, thèse soutenue en 2014 à Strasbourg sous la direction de Isabelle Després, membres du jury : Marie-Laure Delfosse (Rapp.), François Jacob    

    Les juges appelés à connaître des affaires familiales sont nombreux. Le juge aux affaires familiales, le juge des enfants, le juge des tutelles, le tribunal d’instance et de grande instance, le juge du tribunal d’instance, le président du tribunal de grande instance ont tous une part de compétence. Les compétences de ces différentes juridictions peuvent s’entrecroiser et ainsi créer des conflits de compétence d’attribution. Afin d’appréhender de manière raisonnée les questions soulevées, nous proposons de distinguer trois types de conflits : les conflits réels, les conflits apparents et les pseudo-conflits. Les conflits réels naissent lorsque deux juridictions, ayant un pouvoir juridictionnel identique, peuvent se déclarer compétentes pour une même affaire. Dans les conflits apparents, les juridictions semblent avoir les mêmes compétences et un pouvoir juridictionnel identique, mais l’étude des dispositions légales clarifie leur intervention et évite le conflit. En présence de pseudo-conflits, il ne s’agit pas de compétence mais de pouvoir. L’étude des conflits est importante car si la pluralité de juridictions évite une standardisation des rapports familiaux, une meilleure lisibilité des compétences s’impose en droit de la famille.

  • Ambra Marignani, Le principe d’égalité en droit international privé de la famille : étude à partir d'une comparaison franco-italienne des statuts familiaux, thèse soutenue en 2021 à Paris 10 sous la direction de Laurence Sinopoli, membres du jury : Fabien Marchadier (Rapp.), Philippe Guez, Marc Pichard et Alessandra Zanobetti    

    Le principe d’égalité est protégé en droit international privé en tant que droit fondamental internationalement reconnu. Cela justifie actuellement de lui attribuer une vocation universelle et d’en imposer donc le respect dans les litiges impliquant des ordres juridiques qui ne garantissent pas ce principe. Le principe d’égalité est cependant un principe purement méthodologique, caractéristique souvent ignorée. Cela implique que les exigences substantielles dont le respect s’impose dans les litiges présentant une dimension internationale ne découlent pas directement des consécrations du principe d’égalité. En matière familiale, ces exigences substantielles d’égalité sont essentiellement définies en droit national, en fonction de la conception de la famille, telle qu’influencée par les instances supranationales. À ce dernier niveau, ces définitions sont également tributaires de considérations particularistes. L’internationalité du principe d’égalité n’est donc pas un gage de l’internationalité des exigences substantielles d’égalité et la vocation universelle qui lui est attribuée doit être discutée. Se pose ainsi la question de savoir si un équilibre peut être trouvé entre la protection des exigences substantielles d’égalité et la garantie de la continuité des situations, là où la protection des premières conduirait à la discontinuité. Les méthodes de résolution des litiges privés internationaux ne se révèleront pas utiles à cet égard, de même que l’exigence de reconnaissance de situations par les juridictions européennes. Lorsqu’un contrôle d’égalité est mis en œuvre, la continuité des situations dépend de la qualification retenue et de la tolérance dont la conception de la famille du for peut faire preuve face aux situations familiales divergeant du droit interne.

    Amani Lakhdhar, L'adoption internationale : étude comparative entre le droit français et le droit tunisien, thèse soutenue en 2019 à Paris 1 sous la direction de Étienne Pataut et Sami Bostanji, membres du jury : Lotfi Chedly (Rapp.), Mathias Audit  

    Depuis la seconde moitié du XXe siècle, l’adoption internationale a connu un essor considérable. Institution multiple, s’inscrivant dans une perspective pluridisciplinaire, elle se caractérise essentiellement par deux éléments déterminants : la diversité et la juridicité. Elle revêt également une grande complexité, puisqu’elle touche à l’essence même de la famille, dans un contexte marqué par la recherche d’équilibre entre les différents droits étatiques. L’examen des notions intriquées d’intérêt supérieur de l’enfant et d’identité, ainsi que l’étude des rouages du mécanisme de la coopération interétatique consacré par la Convention de La Haye du 29 mai 1993, permettent, au-delà des spécificités précitées, d’analyser les fondements de l’adoption internationale. Cette analyse, menée à travers un regard comparatiste entre droit français et droit tunisien, droits que tout semble opposer, permet de dresser un aperçu général de l’organisation de l’adoption internationale, de la phase préalable, sous l’égide des autorités administratives, au prononcé de l’adoption internationale. Outre le choix du juge compétent, les problématiques relatives à l’organisation de la phase administrative, ainsi que celles inhérentes à la désignation de la loi applicable, imposent une étude approfondie des droits tunisien et français, et surtout un examen minutieux de la pratique jurisprudentielle dans les deux pays.

    Santiago Ramírez Reyes, L’affinement des mécanismes liés à l’ordre public dans le choix de la loi applicable aux contrats internationaux : regards franco-mexicain, thèse soutenue en 2019 à Paris 1 sous la direction de Pascal de Vareilles-Sommières, membres du jury : María Mercedes Albornoz (Rapp.), Didier Boden  

    Les notions d’exception d’ordre public et de lois de police appartiennent au vocabulaire de la théorie générale du droit international privé. Il est légitime de se demander si cette affirmation de principe est illustrée par une comparaison franco-mexicaine. La pertinence d’un tel rapprochement peut paraître suspecte, compte tenu de la participation de la France à un processus plus ou moins fédérateur, du fait de son appartenance à l’Union européenne ; alors que le Mexique s’organise autour d’un « pacte fédéral ». Or, la comparaison retrouve sa pertinence dès lors qu’on observe que le rapport entre l’État-Nation et le droit international privé passe inexorablement par le prisme de la souveraineté et que la France et le Mexique demeurent détenteurs de la souveraineté au plan international. L’analyse se rend possible grâce à l’existence d’un fond historique et d’une culture juridique communes, elle se circonscrit à la matière contractuelle car particulièrement sensible aux mécanismes liés à l’ordre public. Cependant, le droit international privé a évolué depuis l’identification et la construction des grandes catégories que sont l’exception d’ordre public et les lois de police aboutissant à un certain nombre d’affinements dont il faudra vérifier leur orientation. Éléments d’affinement aussi multiples que variés tels que les droits fondamentaux, la protection de la partie faible, le contrôle de constitutionnalité, et la proportionnalité entre autres, font de cette étude l’occasion de mettre en évidence le caractère évolutif des mécanismes liés à l’ordre public en droit international privé.

    Konstantinos Rokas, L'assistance médicale à la procréation en droit international privé comparé, thèse soutenue en 2016 à Paris 1 sous la direction de Étienne Pataut, membres du jury : Sylvain Bollée et Nicos Koumoutzi  

    L'assistance médicale bouleverse les données de la procréation humaine. La gestation pour autrui, la procréation médicalement assistée en faveur des couples de même sexe ou effectuée post mortem changent radicalement la conception de la filiation. La dimension transfrontalière du phénomène suscite des difficultés, notamment s'agissant de la reconnaissance de liens de filiation créés à l'étranger. L'étude des législations étrangères libérales ainsi que de la jurisprudence relative à la circulation des filiations révèle un certain recul de la règle de conflit en matière de filiation. La méthode de la reconnaissance ne semble pas non plus à même de faciliter considérablement la reconnaissance des liens de filiation établis à l'étranger. Néanmoins, la protection de la vie familiale constitue un fondement commun aux États européens en faveur de cette reconnaissance. La reconnaissance peut d'ailleurs être promue par l'adoption d'une règle matérielle de droit international privé et par le renforcement de la motivation dans la mise en œuvre du mécanisme de l'ordre public international. Un tel renforcement, combiné avec l'influence du droit européen sur la circulation du statut personnel permettrait de mieux satisfaire les objectifs de sécurité juridique et de prévisibilité. En définitive, la lutte contre les risques posés par une assistance médicale à la procréation à caractère international requiert l'adoption des règles matérielles aussi bien au niveau national qu'au niveau international et une meilleure coopération entre États-membres de l'Union européenne.

    Marion Meilhac-Perri, L'autonomie de la volonté dans les filiations électives, thèse soutenue en 2014 à Dijon sous la direction de Sabine Corneloup, membres du jury : Sylvain Bollée (Rapp.), Marta Pertegàs Sender  

    La lourdeur de la procédure française d'adoption, ainsi que la baisse du nombre d'enfants adoptables ne permettent pas de répondre à la demande d'enfant des candidats à l'adoption. Ces derniers se rendent alors à l'étranger chercher ce qu'ils ne trouvent pas en France. Or, le recours aux filiations électives étrangères (adoption internationale ou maternité pour autrui) conduit les candidats à l'adoption ou les couples intentionnels français à conclure de nombreux contrats. On assiste alors à une véritable contractualisation des filiations électives, qui se développe en France, contre toute attente, le droit tentant de maintenir l'état et la capacité des personnes en dehors de la sphère contractuelle. L' étude de l'autonomie de la volonté dans les filiations électives met ainsi en parallèle, et parfois en opposition, plusieurs intérêts: celui des parents électifs ou biologiques, celui de l'enfant, mais aussi celui de l 'Etat qui entend préserver certains principes comme l'indisponibilité du corps humain ou l'état des personnes. La conciliation de ces différents intérêts doit donc passer par la mise en place d'un cadre juridique. Toutefois, dans un contexte de mondialisation (forum et law shopping, etc.), le problème de la réglementation de l'expression de la volonté dans les filiations électives entraine d'autres difficultés telles que la qualification juridique des accords conclus dans le cadre de l'adoption ou dans le cadre d'un recours aux mères porteuses, le refus de reconnaissance de la filiation établie à l'étranger ainsi que le statut de l'enfant.

  • Martial Nicolas, Famille et fiscalité : recherche sur la place de la famille en droit fiscal, thèse soutenue en 2021 à Nantes sous la direction de Charlotte Goldie-Genicon et Raymond Le Guidec, membres du jury : Cécile Pérès (Rapp.), Frédéric Douet (Rapp.), Florence Deboissy  

    La famille et la fiscalité entretiennent des relations aussi anciennes que complexes. Cette imbrication connut même son âge d’or au cours du XXe siècle. L’avènement de l’idéal de justice fiscale ainsi que certaines considérations politiques justifièrent en effet un déploiement significatif de l’aménagement familial de l’impôt. L’évolution corrélative des moeurs, à cette même période, révéla cependant les limites de cet ancrage de la famille dans le droit fiscal. La diversification et l’internationalisation des structures familiales, de même que l’explosion des écarts de niveau de vie entre les familles ou en leur sein, font aujourd’hui le lit d’un délitement de la place de la famille dans le droit fiscal. En outre, elles alimentent le plaidoyer en faveur de l’adoption d’une fiscalité individualisée. Partant de ce constat, la thèse envisage deux axes possibles d’évolution. À la recherche d’une neutralité et d’une efficacité perdues, elle propose, en premier lieu, de parachever ce processus d’individualisation des impôts et de renoncer à toute référence à la famille dans le droit fiscal. Pour des raisons tant techniques que symboliques, la thèse privilégie toutefois, et en second lieu, la voie d’une affirmation de cette place de la famille, actuellement en déclin. Il s’agira alors de repenser le modèle et les fonctions de cette institution sociale afin de mieux la préserver au sein des textes.

    Rebecca Legendre, Droits fondamentaux et droit international privé : Réflexion en matière personnelle et familiale, thèse soutenue en 2018 à Paris 2 sous la direction de Léna Gannagé, membres du jury : Louis d' Avout, Sylvain Bollée et Fabien Marchadier  

    Le droit international privé est éprouvé par les droits fondamentaux. Les données à partir desquelles la discipline a été pensée ont d’abord évolué. Les droits de l’homme créent une connexion entre les ordres juridiques étatiques et protègent la mobilité internationale des personnes. Si cette évolution ne remet pas en cause l’existence du problème de droit international privé, force est d’admettre que les droits fondamentaux modifient aujourd’hui son analyse. Tandis que les conflits d’ordres juridiques sont transformés en conflit de valeurs, la hiérarchie des intérêts du droit international privé est remplacée par leur mise en balance. Les solutions de droit international privé sont, ainsi, perturbées par l’application contentieuse des droits fondamentaux. La proportionnalité est plus précisément à l’origine de cette perturbation. Technique de réalisation des droits de l’homme, la proportionnalité a une incidence inégale sur la discipline. Si le contrôle de proportionnalité épargne ses méthodes, il bouleverse en revanche ses solutions. Les Cours européennes ont tendance à privilégier la continuité des situations juridiques sur la défense de la cohésion interne. Aussi pressent-elles le droit international privé à libéraliser ses solutions. L’application contentieuse des droits fondamentaux doit, dès lors, être rationalisée pour préserver l’autorité et la prévisibilité des solutions du conflit de lois et de juridictions. C’est en dissociant l’application des droits de l’homme de l’exception d’ordre public international et en corrigeant la mise en œuvre du contrôle de proportionnalité que l’équilibre du droit international privé pourrait, nous semble-t-il, se reconstruire.

    Nora El houdaigui, Droit et pratique de l'arbitrage commercial international dans les pays du Maghreb, thèse soutenue en 2010 à CergyPontoise sous la direction de Charley Hannoun, membres du jury : Mathias Audit (Rapp.), Mostefa Trari-Tani (Rapp.), Abdellah Marghich  

    La thèse porte sur la pratique et le droit de l'arbitrage commercial international dans les pays du Maghreb.Dans un premier temps, il est mis en perspective les lois de l'arbitrage de ces pays au regard des principes et des règles devant assurer l'efficacité de l'arbitrage. L'analyse des notions importantes telles: "l'arbitrage", "l'international", "Commerce" est un préalable. Puis il s'est agit d'analyser le comportement des institutions judiciaires et extra-judiciaires vis à vis de l'arbitrage (tribunaux nationaux, chambres de commerce, organismes patronaux, centres d'arbitrage locaux, professionnels du droit, universités de ces pays).Dans un second temps, une analyse critique de la loi est entreprise en appréciant toutes les défaillances. Lorsque celles-ci sont suffisamment graves elles peuvent alors être considérées comme la manifestation d'une résistance à ce mode de règlement privé des différends. Nous avons considéré qu'il existe deux types de résistances : celle qui se manifeste par le biais de la loi et qui est susceptible de nuire à l'arbitrage et celle qui est dite "tranquille" car elle n'agit pas contre l'arbitrage mais témoigne d'une certaine prédilection pour les autres modes privés de règlement des différendson retrouve d'ailleurs cette caractéristique dans l'ensemble des pays arabes).Finalement une synthèse des atouts et défaillances a été prévue afin de procéder à la désignation d'une place d'arbitrage au Maghreb (place du fait d'une loi particulièrement favorable à l'efficacité de l'arbitrage et place institutionnelle en raison d'un règlement d'arbitrage opératoire qui inclue la conciliation ou la médiation).