Marc Guerrini

Professeur
Droit public.
Faculté de Droit et Science Politique

Centre d'Études et de Recherche en Droit Administratif, Constitutionnel, Financier et Fiscal

Responsabilités administratives et scientifiques :

Responsable de la formation :
  • THESE

    L'identité constitutionnelle de la France, soutenue en 2014 à AixMarseille sous la direction de Xavier Philippe présidée par Rostane Mehdi, membres du jury : Nicole Belloubet-Frier (Rapp.), Anne Levade (Rapp.), Bertrand Mathieu et Patrick Gaïa  

  • Marc Guerrini, Laurent Domingo, Patrick Gaïa, Ferdinand Mélin-Soucramanien, Éric Oliva, André Roux (dir.), Les grandes décisions du Conseil constitutionnel, Dalloz, 2022, Grands arrêts, 1128 p.     

    Marc Guerrini, Xavier Philippe, Rostane Mehdi, Nicole Belloubet-Frier, Anne Levade [et alii], L'identité constitutionnelle de la France, 2014, 557 p.  

    L'été 2006 fut marqué par la consécration jurisprudentielle de la notion d'identité constitutionnelle de la France par le Conseil constitutionnel. Cette dernière constitue une réserve de constitutionnalité destinée, au même titre que les conditions essentielles d'exercice de la souveraineté nationale, à réguler l'intégration du droit de l'Union européenne en droit interne. Or, son aspect largement défensif doit être relativisé. En effet, la possibilité affirmée de pouvoir opposer au droit européen une règle ou un principe inhérent à l'identité constitutionnelle française ne saurait résumer à elle seule la finalité de la réserve. Celle-ci apparaît comme étant une notion fonctionnelle adaptée à la régulation des rapports de systèmes juridiques faisant de l'identité une norme nouvelle permettant tant la conciliation des ordres juridiques en présence, que la préservation des singularités fondamentales de la Constitution française

    Marc Guerrini, Sandrine Giummarra, Le contentieux de la question prioritaire de constitutionnalité, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2012, Révision constitutionnelle, 149 p. 

  • Marc Guerrini, « Quelle réalité du rôle du référent déontologue ? », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2024, n°03, p. 531  

    Marc Guerrini, « L'accessibilité et l'intelligibilité de la loi », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2024, n°02, p. 110  

    Marc Guerrini, Sophie Hutier, « Compte rendu des discussions et débats », Paris : Economica, Aix-en-Provence : Presses Universitaires d'Aix-Marseille et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2011, pp. 381-419   

    Guerrini Marc, Hutier Sophie. Compte rendu des discussions et débats. In: Annuaire international de justice constitutionnelle, 26-2010, 2011. Constitutions et droit pénal - Hiérarchie(s) et droits fondamentaux. pp. 381-419.

  • Marc Guerrini, « La prise en charge de l'enfant autiste et le droit », le 12 décembre 2025  

    Colloque organisé par le CRA - Centre de Recherches Administratives, Faculté de droit, Aix Marseille Université sous la direction scientifique de Nicolas Galliffet - David Ytier, avec la collaboration de Clothilde Blanchon

    Marc Guerrini, « Justice et culture constitutionnelle », le 26 novembre 2025  

    Séminaire franco-coréen de droit constitutionnel organisé par le CERDACFF, Université de Côte d'Azur avec l'AFDC et les Association coréenne de droit public, Association coréenne de droit français, Association coréenne de droit constitutionnel européen, Forum mondial de recherche constitutionnelle, Association coréenne de l'Association internationale de droit constitutionnel

    Marc Guerrini, « La religion saisie par le droit », le 20 novembre 2025  

    Colloque organisé par Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris (CAREP Paris); le CERDACFF, Faculté de droit et science politique de Nice, Université Côte d’Azur ; le Laboratoire "Légisprudence et Jurisprudence", Faculté de Droit et des sciences politiques de Tunis, Université Tunis – El Manar sous le direction scientifique de Imen Abdelhak, Université Tunis El-Manar, Amel Bouhjar, Université Tunis El- Manar ; Pr. Asma Nouira, CAREP Paris et le Pr. Christian Vallar, Université Côte d'Azur

    Marc Guerrini, « Les pensées cachées du juriste », le 06 novembre 2025  

    Séminaire international organisé dans le cadre du projet de recherche pluriannuel « Antecedent » (programme IDEX UniCAjedi 2021-2026) porté par Jean-Sylvestre Bergé, Université Côte d’Azur, CNRS, GREDEG.

    Marc Guerrini, « Les 30 ans de la LOPS - 1995-2025 », le 17 octobre 2025  

    Colloque organisé par le CERDACFF, Université Côte d'Azur sous la direction scientifique de Marc-Antoine Granger, MCF de droit public (HDR), Administrateur de l’AFDSD ; Xavier Latour, Professeur de droit public, président de l’AFDSD et Florence Nicoud, Professeur de droit public, Membre de l’AFDSD

    Marc Guerrini, « Le constitutionnalisme vert », le 25 septembre 2025  

    Colloque organisé par le CERDACFF, Université Côte d'Azur, avec l'AFDC, la SLC et l'IUF sous la direction scientifique du Professeur Renaud Bourget, du Professeur Marc Guerrini, et de la Professeure Pauline Türk

    Marc Guerrini, « La pratique du pouvoir présidentiel sous la Ve République - Enjeux institutionnels et évolutions politiques », le 05 juin 2025  

    Colloque international organisé par les laboratoires ERMES et CERDACFF d'Université Côte d'Azur avec Sciences Po sous la direction scientifique de la Pr. Pauline Türk, Université Côte d’Azur (CERDACFF) et du Pr. Vincent Martigny, Université Côte d'Azur (ERMES)

    Marc Guerrini, « How to Protect Secularism ? Comparative Perspectives (France, North America, South Asia) », le 22 avril 2025  

    Journée d'étude organisée par le LADIE, Université de Côte d'Azur avec l'IdPD et l'IUF

    Marc Guerrini, « La discrétionnarité en droit des étrangers – Règles, acteurs, institutions », le 03 avril 2025  

    Colloque organisé par les laboratoires LADIE et CERDACFF, Université de Côte d'Azur avec l’IUF et l’ANR

    Marc Guerrini, « La dimension sociale de la République : enjeux constitutionnels », le 27 mars 2025  

    Journée nationale de l'Association française de droit constitutionnel.

    Marc Guerrini, « La discrétionnarité en droit des étrangers », le 03 décembre 2024  

    Webinaire organisé par la MSHS, Université Côte d'Azur, l’Università di Corsica Pasquale Paoli et le CNRS dans le cadre des « 1/4 d'h. connectés de la MSHS »

    Marc Guerrini, « Les échelles territoriales de la République sociale », le 21 novembre 2024  

    Journée d'études de l'AFDC avec le GRALE et l'AFDCL organisée par le CERDACFF, Université Côte d'Azur sous la direction scientifique de Florence Crouzatier-Durand, Univ. Côte d'Azur - GRALE, AFDCL ; Virginie Donier, Univ. Côte d'Azur - GRALE, AFDCL ; Marc Guerrini, Univ. Côte d'Azur - AFDC et Pauline Türk, Univ. Côte d'Azur - AFDC

    Marc Guerrini, « L'instrumentalisation du droit », le 19 novembre 2024  

    Colloque organisé par l'École Universitaire de Recherche LexSociété d'Université Côte d'Azur sous la direction scientifique de Julien Ancelin et Marion Blondel

    Marc Guerrini, « Robert Badinter : la justice en héritage », le 02 octobre 2024  

    Colloque organisé par la faculté de droit, Université Nice Côte d'Azur sous la direction scientifique de Marion Blondel

    Marc Guerrini, « Les enjeux de sécurité à l'ère des nouvelles menaces : regards croisés franco-japonais », le 18 septembre 2024  

    Colloque franco-japonais organisé par le CERDACFF, Université de Côte d'Azur sous la direction scientifique de Florence Crouzatier-Durand, Xavier Latour et Pauline Türk

    Marc Guerrini, « Cultures constitutionnelles comparées », le 16 septembre 2024  

    Colloque franco-japonais organisé par le CERDACFF, Université de Côte d'Azur

    Marc Guerrini, « La police administrative », le 06 juin 2024  

    Colloque annuel de l’Association française pour la recherche en droit administratif, organisé par le CERDACFF, Université Côte d’Azur.

    Marc Guerrini, « Les juridictions européennes, le Conseil constitutionnel et les juridictions administratives face aux normes internationales : 50 ans d'expériences croisées », le 08 mars 2024  

    Colloque organisé par le CERDACFF, Université Côte d'Azur sous la direction scientifique du Professeur Marc Guerrini, Université Côte d'Azur, CERDACFF, du Professeur Patrick Gaïa, Université Aix-Marseille et du Professeur Valérie Michel, Université Aix-Marseille

    Marc Guerrini, « Loi immigration intégration asile : enjeux constitutionnels », le 16 février 2024  

    Conférence organisée par le CERDACFF et le LADIE, Faculté de droit, Université Côte d'Azur dans le cadre du cycle "Décryptage de l'actualité"

    Marc Guerrini, « Journée de la laïcité », le 19 janvier 2024  

    Journée d'études organisée par l'Ecole universitaire de recherche, Faculté de droit et science politique et le CERDACFF sous la direction de Marc Guerrini, Professeur de droit public, Directeur adjoint du CERDACFF, Référent déontologue et laïcité de la fonction publique territoriale CDG06

    Marc Guerrini, « Penser constitutionnellement le progrès technique », le 30 novembre 2023  

    Journée décentralisée de la Commission de la jeune recherche constitutionnelle organisée par la Faculté de droit et de science politique, Université Nice Côte d'Azur sous la direction scientifique de Célia Tedjini, Doctorante, Université Côte d'Azur, CERDACFF et Tao Hoeffner, Doctorant, Université Côte d'Azur, CERDACFF

    Marc Guerrini, « La conciliation fiscale », le 23 novembre 2023  

    Colloque organisé par le Centre d'études et de recherche en droit administratif, constitutionnel, financier et fiscal - CERDACFF sous la direction scientifique de Monsieur Philippe Luppi, Maître de conférences HDR, et Madame Marie-Odile Diemer, Maître de conférences, Université Côte d'Azur, CERDACFF

    Marc Guerrini, « Variations sur les institutions, la justice, l'environnement et le contrat », le 06 octobre 2023  

    Journée Lex Société organisée par la Faculté de droit, Université Côte d'Azur sous la direction du Professeur Mathias Latina

    Marc Guerrini, « L'accès au droit du travail : Perturbations et turbulences contemporaines », le 22 septembre 2023  

    Colloque organisé par l'AFDT et la faculté de droit, Université Côte d'Azur dans le cadre des rencontres d'automne de l'AFDT avec le GREDEG (UMR 7321) et le Centre de droit social (UR 901) de l’Université Aix-Marseille

    Marc Guerrini, « Universités d'été de la décentralisation », le 28 juin 2023  

    Organisées par les Pr. Florence Crouzatier-Durand et Virginie Donier, avec le soutien du CERDACFF, du CERIC - UMR DICE, et du GRALE.

    Marc Guerrini, « XIe Journée doctorale de la jeune recherche en droit constitutionnel », le 31 mars 2023  

    Organisée pour l'AFDC, la Revue de droit public et Les cahiers Portalis par Gohar Galustian, Clément Gaubard, Manon Roy, Arnaud Morando et Julien Vachey

    Marc Guerrini, « Les principes inhérents à l'identité constitutionnelle de la France », le 14 juin 2022  

    Séminaire général de l’École Doctorale Georges-Vedel - ED7, Paris Panthéon-Assas

    Marc Guerrini, « L’autorité et la sécurité », le 02 décembre 2021  

    Colloque gendarmerie nationale organisé par le CERDACFF, Université Nice Cote d’Azur, en partenariat avec le CREOGN, sous la direction scientifique de François Daoust, Xavier Latour et Christian Vallar

    Marc Guerrini, « Les droits et libertés numériques », le 07 octobre 2021  

    Organisé par le Centre d’études et de recherche en droit administratif, constitutionnel, financier et fiscal - CERDACFF, Université Nice Côte d’Azur

    Marc Guerrini, « Dessiner la justice », le 08 février 2019  

    Organisé par Loïc Cadiet et Pascale Gonod, professeurs à l'École de Droit de la Sorbonne

    Marc Guerrini, « Le langage du droit », le 23 novembre 2018  

    Organisé par les jeunes chercheurs de l’IEDP - Faculté Jean Monnet – Université Paris-Sud

    Marc Guerrini, « Quel enseignement pour le droit constitutionnel ? », le 06 octobre 2017  

    VIe Journée d'étude de la Jeune Recherche Constitutionnelle

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Jean Roos, Le danger en droit public français, thèse soutenue en 2023 à Université Côte dAzur sous la direction de Xavier Latour, membres du jury : Olivier Renaudie (Rapp.), Cécile Guérin-Bargues (Rapp.), Rozen Noguellou et Bertrand Warusfel   

    Envisagée par les théoriciens de l'État comme fondant le contrat social, la fin de l'état de nature n'a paradoxalement pas chassé le danger du sein de la société. Les risques environnementaux, les périls sanitaires, ou les menaces nées du terrorisme et d'ingérences étrangères peuvent notamment s'observer aux niveaux national et local. La collectivité est alors au défi d'y répondre tout en garantissant les principes de la démocratie libérale et de l'état de droit. La notion de danger, intégrée dans des instruments fondant à la fois le pouvoir et la défense des libertés, peut alors être analysée pour en comprendre les contours et le contenu en droit public. La proposition est alors de considérer cette notion comme reflétant une situation autant qu'une condition. En tant que situation, le danger permet de comprendre les relations qui unissent l'ordre public, l'intérêt général et les intérêts fondamentaux de la Nation. En tant que condition, le danger permet à la puissance publique une modulation entre l'exceptionnel, le dérogatoire et le droit commun, mais également entre la réparation, l'abstention et l'action.

    Xuan Zhang, Le traitement de la minorité musulmane du Xinjiang : une illustration de la nouvelle conception chinoise des droits de l'homme, thèse soutenue en 2023 à AixMarseille sous la direction de André Roux, membres du jury : Annabelle Pena (Rapp.), Norbert Rouland    

    Pour présenter la nouvelle conception chinoise des droits de l’homme, l’auteur nous en donne une illustration avec la politique conduite par le gouvernement de Pékin vis-à-vis de la minorité musulmane ouïgoure de la province du Xinjiang. Dans une première partie intitulée la situation juridique et politique des ouïgours, l’auteur décrit comment l’autonomie initialement consacrée au profit de la minorité a été progressivement rejeté pour correspondre à la nouvelle conception des droits de l’homme, conduisant à l’assimilation forcée des ouïgours dans la communauté chinoise, politique que l’auteur condamne avec la plus grande fermeté. Dans la seconde partie intitulée la Chine dans l’environnement international, l’auteur présente l’éventail des conceptions sur les droits de l’homme qui se sont succédées, les justifications fournies par la Chine et les critiques de la communauté internationale

    Rémi Puigventos, L’individu dans la fonction publique, thèse soutenue en 2021 à Université Côte dAzur sous la direction de Xavier Latour  

    L’individu est une figure centrale des sciences sociales. Les manuels contemporains se donnant pour objet le droit de la fonction publique font un usage parcimonieux du terme. Le statut général des fonctionnaires de l’État des collectivités territoriales ignore le mot. De la sorte, le droit applicable à la fonction publique paraît ne pas se soucier de l’individu. A ce titre, si l’agent public apparaît comme un individu : celui, selon les dictionnaires, « qu’on ne connaît pas ou qu’on ne veut pas nommer ». L’adjectif « individuel », toutefois, est bien présent dans les règles applicables à la fonction publique. Tout intérêt du droit pour l’individu n’est pas à exclure. Le droit applicable à la fonction publique s’adresse aux agents en tant qu’ils sont ceux à l’égard desquels la compétence de l’Administration s’exerce. Il détermine ce que l’Administration est en droit d’attendre d’eux en tant qu’ils ont cette qualité. Discerner l’individu, suppose d’ôter le voile de l’agent public afin de mieux rendre compte du contenu des règles applicable à la fonction publique. La consultation de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, par exemple, œuvre à « transformer et simplifier la gestion des ressources humaines ». Pour se faire, elle organise « la reconnaissance de la performance professionnelle ». La gestion de la fonction publique doit tendre vers une plus grande individualisation. L’individu, toutefois, ne peut se manifester qu’à cette aune. La fonction publique réunie plus de 5 millions de ces individus dont la collaboration est nécessaire à la marche de l’Administration. Deux images de l’individu, revêtu de la qualité d’agent public, permettent d’ordonner ce droit. D’une part, l’individu est appréhendé en sa qualité d’agent administratif. D’autre part, il est saisi par le droit en tant qu’il est un administré.

    Rémi Puigventos, L'individu dans la fonction publique, thèse soutenue en 2021 sous la direction de Xavier Latour, membres du jury : Fabrice Melleray (Rapp.), Olivia Bui-Xuan (Rapp.), Nicolas Font    

    L’individu est une figure centrale des sciences sociales. Les manuels contemporains se donnant pour objet le droit de la fonction publique font un usage parcimonieux du terme. Le statut général des fonctionnaires de l’État des collectivités territoriales ignore le mot. De la sorte, le droit applicable à la fonction publique paraît ne pas se soucier de l’individu. A ce titre, si l’agent public apparaît comme un individu : celui, selon les dictionnaires, « qu’on ne connaît pas ou qu’on ne veut pas nommer ». L’adjectif « individuel », toutefois, est bien présent dans les règles applicables à la fonction publique. Tout intérêt du droit pour l’individu n’est pas à exclure. Le droit applicable à la fonction publique s’adresse aux agents en tant qu’ils sont ceux à l’égard desquels la compétence de l’Administration s’exerce. Il détermine ce que l’Administration est en droit d’attendre d’eux en tant qu’ils ont cette qualité. Discerner l’individu, suppose d’ôter le voile de l’agent public afin de mieux rendre compte du contenu des règles applicable à la fonction publique. La consultation de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, par exemple, œuvre à « transformer et simplifier la gestion des ressources humaines ». Pour se faire, elle organise « la reconnaissance de la performance professionnelle ». La gestion de la fonction publique doit tendre vers une plus grande individualisation. L’individu, toutefois, ne peut se manifester qu’à cette aune. La fonction publique réunie plus de 5 millions de ces individus dont la collaboration est nécessaire à la marche de l’Administration. Deux images de l’individu, revêtu de la qualité d’agent public, permettent d’ordonner ce droit. D’une part, l’individu est appréhendé en sa qualité d’agent administratif. D’autre part, il est saisi par le droit en tant qu’il est un administré.

    Amin Kamranzadeh, Droit de la communication dans l'espace public en France et en Iran : étude de droit constitutionnel, thèse soutenue en 2020 à AixMarseille sous la direction de Olivier Le Bot et Seyed-Mojtaba Vaezi, membres du jury : Jordane Arlettaz (Rapp.), Alexis Le Quinio (Rapp.), Blandine Chélini-Pont    

    Malgré l'acceptation mondiale de la liberté d'expression, il n'existe pas d'accord sur son fondement ontologique, donc sur les limites de son applicabilité. L’étendue des libertés fondamentales se détermine en fonction des exigences de la protection des autres droits et libertés et celles de l’intérêt général. Les critères pris en compte pour la conciliation entre ces derniers dépendent en revanche directement de la notion mise en œuvre de l’État. Parmi les libertés fondamentales, l’étendue de la liberté d’expression, ou plus largement la liberté de communication, est particulièrement influencée par la nature et la vocation de l’État. En effet, le rôle qui lui est défini impacte directement la conception même de cette liberté, ainsi que celle des autres droits et libertés reconnus, constituant des restrictions pour la liberté de communication et formant ainsi sa délimitation. Ce qui fait que, « la liberté de communication » révèle son contenu en fonction de son fondement idéologique, sa raison d’être ou son objectif éventuel. Sur ce point, l’Iran et la France ont en commun la reconnaissance non absolue des libertés et l’application de la limitation interne du principe. En revanche, ce qui différencie fondamentalement la nature des libertés dans ces deux régimes politico-juridiques, c’est l’origine de la reconnaissance de ces libertés ainsi que celle de leurs restrictions. Par conséquent, pour avoir une vision à la fois globale et précise sur le droit de la communication dans l’espace public dans ces deux pays, il convient de distinguer l’idéal conçu par les constituants du statut de ce droit en droit positif

  • Djamel Belkacem, La justification juridique de la violation des droits fondamentaux de la personne par les groupes armés musulmans non-étatiques : une remise en cause de l'universalisme du droit international humanitaire ?, thèse soutenue en 2024 à AixMarseille sous la direction de Xavier Philippe présidée par Marthe Fatin-Rouge Stéfanini, membres du jury : Jean-Pierre Massias (Rapp.), Haykel Ben Mahfoudh   

    En situation de conflit armé, le droit international humanitaire s’applique parallèlement aux principes de la charia, entendue comme un système juridique religieux ancien. Cette recherche offre une nouvelle perspective sur la compréhension de la charia et du droit international humanitaire en contexte d’hostilités armées, tout en mettant en lumière les limites et les enjeux liés à l’application du droit international humanitaire dans les conflits armés contemporains. Adoptant une méthodologie comparative, cette recherche examine un ensemble de thématiques fondamentales, notamment les conditions juridiques du recours à la force, la protection des personnes hors de combat, le régime applicable aux prisonniers de guerre, la protection de la population civile et des biens civils, ainsi que les principes et règles régissant le jus in bello

    Louisa Gougot, Le droit au logement : vers la reconnaissance et la garantie d'un droit fondamental, thèse soutenue en 2024 à AixMarseille sous la direction de Laetitia Tranchant et Patrick Gaia présidée par Nicolas Damas, membres du jury : Hugues Périnet-Marquet (Rapp.), Guylène Nicolas    

    Malgré un récent effort législatif, les statistiques montrent de réelles difficultés de mise en œuvre de la loi DALO. Dès lors, le droit français présente un hiatus : le DALO est protégé en théorie par l'arsenal législatif, mais reste en pratique difficilement mis en œuvre. Le projet de recherche se propose alors d'aborder le problème du droit au logement d'un point de vue de la théorie du droit en tentant d’élaborer une théorie du droit au logement lui conférant une nature, une portée suffisamment solide pour dégager un régime juridique et donc une sauvegarde effective de ce droit fondamental. Il s'agit donc d'une approche fondamentale ayant pour objectif une précision conceptuelle du droit au logement permettant d'offrir à ce dernier une garantie effective de mise en œuvre. Cette démonstration repose ainsi principalement sur l'identification des limites auxquelles est confronté le droit au logement, aussi bien en droit privé qu'en droit public ; puis l'étude de la protection jurisprudentielle contre ces attaques de droit privé et public, constitutive d'un équilibre – temporaire - entre force érosive et force protectrice du droit au logement ; ensuite la démonstration de la nécessaire inclusions de certains critères de définition au « noyau dur » du droit au logement pour parvenir à un équilibre permanent, vecteur d'effectivité de ce droit , afin de conclure sur une proposition d'expérimentation de mesures concrètes qui illustrent ces différentes inclusions. Ce faisant, nous devrions parvenir à dégager une théorie hypothétique du droit au logement confirmée par l'expérience et le retour aux faits

    Marlon Ferreri, La Constitution devant les sections administratives du Conseil d'État, thèse soutenue en 2022 à AixMarseille sous la direction de Patrick Gaïa présidée par Anne Levade, membres du jury : Camille Broyelle (Rapp.), Ferdinand Mélin-Soucramanien et Laurent Domingo    

    Les changements intervenus depuis 1945 – notamment la prégnance de la Constitution et la création du Conseil constitutionnel – invitent à mesurer l'acculturation du Conseil d'État au principe de constitutionnalité à travers l'exercice des missions qui sont celles de ses formations administratives. L'infusion de ce principe au sein des sections administratives puis sa diffusion dans l'environnement institutionnel national permettent d'identifier et de mesurer l'ampleur de ce phénomène. L'acculturation observée dans ce domaine se traduit sur le plan fonctionnel. Participant « à la confection des lois » et, plus largement, à celle d'autres normes, le Conseil d'État imprime de la sorte sa marque sur les normes constitutionnelles elles-mêmes ; il participe également pour une part essentielle à l'affinement et au perfectionnement de la hiérarchie des normes. Situé à une position stratégique dans le processus de production du droit, il est, par ailleurs, investi d'une mission tout aussi essentielle en contribuant à la régulation des rapports de systèmes. Les sections administratives du Conseil d'État s'inscrivent ainsi dans un univers constitutionnel en pleine expansion

  • Olivier Boyer, Le contrôle de constitutionnalité des lois de finances : contribution à l'étude du droit des finances publiques, thèse soutenue en 2024 à AixMarseille sous la direction de Éric Oliva présidée par Céline Viessant, membres du jury : Étienne Douat (Rapp.), Vincent Dussart (Rapp.)    

    Nos travaux portent sur le contrôle de constitutionnalité des lois de finances. Le choix a été fait de limiter notre approche aux aspects budgétaires et financiers des lois de finances. Ce choix est motivé par des considérations d’ordre pratique et juridique. Notre étude s’attache à décrypter les relations entre deux notions, le contrôle de constitutionnalité des lois et les lois de finances, notions apparues en France de manière indépendante et que la Vème République a conduit à faire interagir. En effet, la Vème République fut le théâtre d’une rencontre exclusive, celle du contrôle de constitutionnalité des lois et des lois de finances. Certes, cette rencontre n’est en réalité que l’expression d’une autre rencontre, tout aussi inédite mais bien plus générale, celle du contrôle de constitutionnalité et de la loi. Pour autant, envisager les lois de finances comme une catégorie de loi non spécifique ne semble pas devoir emporter la conviction. Un argument doctrinal tout d’abord plaide en faveur d’un particularisme des lois de finances, la doctrine allemande et française notamment ayant très tôt souligné et interrogé la spécificité normative des lois de finances. Deux arguments tirés du droit positif peuvent également être avancés. En premier lieu la Constitution du 4 octobre 1958 elle-même appuie la distinction des lois de finances des autres lois en leur réservant une rubrique particulière de son article 34. Celle-ci leur assigne une fonction, la détermination des ressources et des charges de l’Etat, qui tranche avec celles prévues par les autres rubriques de l’article 34 de la Constitution qui se résorbent en la fixation de règles et la détermination de principes. Au surplus, l’article 47 de la Constitution les soumet à une procédure législative dérogatoire, ce qui là encore marque la distinction. En second lieu, les articles 34 et 47 de la Constitution renvoient au législateur organique le soin de définir le régime juridique des lois de finances, aux termes d’une habilitation formulée dans des termes particulièrement larges, ce qui là encore constitue une originalité constitutionnelle incitant à distinguer les lois de finances des autres lois. Cette situation constitutionnelle originale des lois de finances a conduit à une intégration spécifique de celles-ci au contrôle de constitutionnalité des lois, ce qui est passé par l’admission du cadre atypique du contrôle de constitutionnalité des lois de finances et a abouti à la construction d’un ordre constitutionnel financier singulier. Ces analyses, centrées sur les aspects strictement juridiques du contrôle, permettent de mettre en lumière les particularismes de la jurisprudence constitutionnelle financière. Cependant, il convient également de replacer ce processus d’intégration des lois de finances au contrôle de constitutionnalité dans un cadre plus large, en appréhendant son amont et son aval. En amont, des contraintes particulières pèsent sur l’office du juge constitutionnel, témoignant de résistances réelles des lois de finances à leur saisine par le juge constitutionnel. L’identification de ces différentes limites pose la question de l’effectivité d’un tel contrôle, ce qui conduit à se pencher sur l’aval de ce contrôle. De ce point de vue, nous avons tâché de faire la lumière sur la mesure dans laquelle ces résistances ont été – et pourraient être – surmontées