Carole Nivard

Maître de conférences
Droit public.
Faculté de Droit, Economie et Science politique

Centre Universitaire Rouennais d'Études Juridiques
  • THESE

    La justiciabilité des droits sociaux fondamentaux : étude de droit conventionnel européen, soutenue en 2009 à Montpellier 1 sous la direction de Frédéric Sudre 

  • Carole Nivard (dir.), The European Social Charter: Volume 2, Preamble, Part I and Part II (Articles 1 to 10), Brill | Nijhoff, 2024 

    Carole Nivard (dir.), The European Social Charter: a commentary, Brill Nijhoff, 2023, International Law E-Books Online, Collection 2023   

    Carole Nivard, Stefano Angeleri (dir.), The European Social Charter: a commentary, Brill Nijhoff, 2022   

    Carole Nivard (dir.), Les juges, nouveaux acteurs des luttes sociales ?, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie/ Transition & Justice, 2021, Transition & Justice, 246 p. 

    Carole Nivard, Lucie Bony, Claire Lévy-Vroelant, Marie Tsanga Tabi, Anne Delvaux [et alii], Précarités en eau: un état des lieux en Europe, Ined éditions, 2021, Questions de populations, 214 p.   

    Carole Nivard, La justiciabilité des droits sociaux: étude de droit conventionnel européen, Bruylant, 2012, Droit de la Convention européenne des droits de l'homme (Thèses), 807 p.   

    Carole Nivard, Frédéric Sudre, La justiciabilité des droits sociaux fondamentaux: étude de droit conventionnel européen,, 2009, 696 p. 

  • Carole Nivard, Boris Tavernier, « Penser l’accès à l’alimentation des plus démunis au-delà de l’aide alimentaire », Le droit à l’alimentation durable en démocratie, Champ social, 2021 

    Carole Nivard, « Exclusion », in D. Tharaud et C. Boyer-Capelle (dir.), Dictionnaire de l’égalité et de la non-discrimination, L'Harmattan, 2021 

    Carole Nivard, « Logement », in D. Tharaud et C. Boyer-Capelle (dir.), Dictionnaire de l’égalité et de la non-discrimination, L'Harmattan, 2021 

    Carole Nivard, « Egalité matérielle », in D. Tharaud et C. Boyer-Capelle (dir.), Dictionnaire de l’égalité et de la non-discrimination, L'Harmattan, 2021 

    Carole Nivard, « Article 14 du Protocole facultatif », in E. Decaux, O. De Schutter (dir.), Le Pacte international relatif aux Droits économiques, sociaux et culturels. Commentaire article par article, Economica, 2019 

    Carole Nivard, « Valeur systématisante de la vulnérabilité dans la jurisprudence du Comité européen des droits sociaux », in C. Boiteux-Picheral (dir.), La vulnérabilité en droit européen des droits de l’homme. Conception(s) et fonction(s), Anthémis, 2019 

    Carole Nivard, « La protection des droits sociaux par le Comité européen des droits sociaux en temps de crise économique », Crise économique et droits sociaux. Un standard de protection affaibli ?, 2019 

    Carole Nivard, « Les conditions d’application de la Charte des droits fondamentaux », in Abdelwahab Biad, Valérie Parisot (dir.), La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne : Bilan d’application, Bruylant/Anthémis, 2018, pp. 31-75 

    Carole Nivard, « Quelle autonomie pour la liberté syndicale au sein de l’article 11 de la Convention européenne des droits de l’homme ? », Les droits de l'homme à la croisée des droits. Mélanges en l’honneur du Professeur Frédéric Sudre, Lexisnexis, 2018 

    Carole Nivard, « Précision et organes institués par des conventions internationales et européennes », in Champeil-Desplats, Véronique, Roulhac, Cédric (dir.), Précision et droits de l’homme, Institut Universitaire Varenne, 2017 

    Carole Nivard, « Les fondements internationaux du droit au bonheur et leur justiciabilité », in RERDH (dir.), Le droit au bonheur, Institut Universitaire Varenne, 2015 

    Carole Nivard, « La protection constitutionnelle de la propriété publique à la lumière de la jurisprudence récente », in A. Dionisi-Peyrusse, B. Jean-Antoine (dir.), Droit et patrimoine, Presses universitaires Rouen Le Havre, 2015 

  • Carole Nivard, Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux : Chronique de jurisprudence (2024) par L’Institut de droit européen des droits de l’homme (IDEDH, EA 3976) Université de Montpellier », Revue trimestrielle des droits de l'Homme, Revue trimestrielle des droits de l'Homme, 2025, n°143, pp. 709-777  

    Carole Nivard, L’Institut de droit européen des droits de l’homme, Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux : Chronique de jurisprudence (2023) », Revue trimestrielle des droits de l'Homme, Revue trimestrielle des droits de l'Homme, 2024, n°139, pp. 661-718   

    Au cours de l’année 2023, de nombreuses affaires ont mis en lumière l’importance que revêt le contrôle des droits fondamentaux dans le domaine pénal. Il ne s’agit pas seulement de l’effectivité et de l’impartialité des procédures pénales, mais aussi de la protection des données à caractère personnel recueillies au cours de leur mise en œuvre ou encore des droits reconnus à un tiers au moment de l’exécution d’un mandat d’arrêt européen. Cette jurisprudence souligne aussi combien le juge, en garantissant les droits fondamentaux, ne se contente pas d’interpréter le droit de l’Union mais participe à l’élaboration de véritables régimes juridiques notamment dans les domaines de la protection internationale des demandeurs d’asile, de la protection des données à caractère personnel ou des exigences découlant du principe de l’État de droit.

    Carole Nivard, « À la recherche d’un droit à l’éducation à une alimentation saine et durable dans le cadre européen », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, Revue interdisciplinaire d'études juridiques, 2023, n°Volume 91, pp. 33-57   

    L’action européenne en faveur d’une alimentation plus saine s’est traduite par l’émergence d’un droit à l’information des consommateurs accompagné de son corollaire, le droit à l’éducation alimentaire. L’idée est en effet d’armer le consommateur pour l’orienter vers des choix conscients et éclairés. Cette action est-elle suffisante au regard des nombreux facteurs et enjeux affectant la consommation alimentaire ? L’alimentation présente des dimensions multiples : bien au-delà d’assurer au consommateur des nutriments sains, elle relève d’un débat culturel, citoyen et démocratique sur la justice sociale dans nos sociétés et la durabilité de nos systèmes alimentaires. À cet égard, l’article s’interroge sur l’intérêt qui résulterait d’un changement de paradigme au travers d’une appréhension de l’éducation alimentaire en termes de droit de l’homme. Une telle consécration pourrait engager à une action plus exigeante et effective des organisations européennes et donc, de leurs États membres, quant au respect d’un tel droit.

    Carole Nivard, L’Institut de droit européen des droits de l’homme, Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux : Chronique de jurisprudence (2022) », Revue trimestrielle des droits de l'Homme, Revue trimestrielle des droits de l'Homme, 2023, n°135, pp. 747-802   

    En 1998, le professeur Frédéric Sudre inaugurait cette Chronique (pour l’année 1997) dont il avait eu l’initiative, au nom du laboratoire qu’il avait créé en 1989, l’Institut de Droit européen des Droits de l’Homme (IDEDH). Vingt-cinq ans plus tard, au nom des contributeurs actuels et passés, nous tenons à rendre hommage à son initiative et à sa formidable intuition que la protection des droits fondamentaux en Europe s’épanouirait non plus seulement au sein du Conseil de l’Europe mais aussi dans le cadre de l’Union européenne, ce que les chroniques ultérieures n’ont cessé de confirmer.En effet, cette année encore, la Cour de justice, dans des contentieux divers, continue à se référer à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ce qui montre la complémentarité dynamique des textes et des jurisprudences européennes. Mais la Cour de justice, également, doit faire face à des défis colossaux qui tiennent à la réaffirmation de valeurs de l’Union parfois malmenées, que ce soit dans les contentieux polonais ou hongrois, ou ceux relatifs à la surveillance de masse ou le droit des étrangers. La Charte des droits fondamentaux constitue ainsi un outil majeur et indispensable à cet égard.

    Carole Nivard, Konstantina Chatzilaou, « Controverse : La condamnation de la France par le Comité européen des droits sociaux : un coup d'épée dans l'eau ? », Revue de droit du travail, Dalloz , 2022, n°09  

    Carole Nivard, Konstantina Chatzilaou, « Une condamnation confirmant la dissonance de la jurisprudence de la chambre sociale », Revue de droit du travail, Dalloz , 2022, n°9  

    Carole Nivard, Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux », Revue trimestrielle des droits de l'homme, Éditions Nemesis , 2022, n°3 

    Carole Nivard, « La Charte Sociale Européenne en France : des progrès…mais peut mieux faire »: Carta Social Europea en Francia: avances... pero se puede hacer más, Lex social : Revista de Derechos Sociales, Universidad Pablo de Olavide, 2022, n°1 

    Carole Nivard, L’Institut de droit européen des droits de l’homme, Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux : Chronique de jurisprudence (2021) », Revue trimestrielle des droits de l'Homme, Revue trimestrielle des droits de l'Homme, 2022, n°131, pp. 517-563   

    Dignité sociale, droits collectifs, intérêt supérieur de l’enfant et respect de l’État de droit se partagent l’essentiel de la jurisprudence la plus remarquable de l’année 2021. Le juge de l’Union ne cesse de faire produire à la Charte ses potentialités, et poursuit l’élaboration de véritables « régimes prétoriens de protection », par exemple dans le domaine de la vie privée et de la protection des données à caractère personnel ou bien encore du droit à la non-discrimination. C’est la raison, aussi, pour laquelle le droit à un recours juridictionnel effectif constitue l’une des pierres angulaires de cette architecture. Cependant, derrière cette émouvante fresque, se cache aussi la volonté dans certains cas de restreindre le champ d’application de la Charte, tout particulièrement dans le domaine de la politique sociale, en retenant une interprétation de plus en plus restrictive de son article 51. À suivre…

    Carole Nivard, « De l’aube au crépuscule : le rejet de l’effet direct de la Charte sociale européenne par la chambre sociale de la Cour de cassation », Revue des droits et libertés fondamentaux, Centre de recherches juridiques de Grenoble , 2022 

    Carole Nivard, Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano-Laganier, Romain Tinière, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux »: Chronique de jurisprudence (2021), Revue trimestrielle des droits de l'homme, Éditions Nemesis , 2022, n°131 

    Carole Nivard, Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux »: chronique de jurisprudence (2020), Revue trimestrielle des droits de l'homme, Éditions Nemesis , 2021, n°127 

    Carole Nivard, L’Institut de Droit Européen des Droits de l’Homme (IDEDH), Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux : Chronique de jurisprudence (2020) », Revue trimestrielle des droits de l'Homme, Revue trimestrielle des droits de l'Homme, 2021, n°127, pp. 573-620   

    Deux éléments remarquables peuvent être observés au titre de la jurisprudence encore dense rendue cette année sur le fondement de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.Tout d’abord, même si la Cour de justice maintient qu’en l’absence d’adhésion de l’Union à la Convention européenne des droits de l’homme, c’est la Charte qui constitue le texte de référence pour le contrôle de légalité des actes de l’Union2, elle ne s’en réfère pas moins de manière insistante à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, y compris en s’appropriant des notions qui lui étaient propres3.Par ailleurs, une référence de plus en plus appuyée est faite aux valeurs de l’Union en lien avec les droits fondamentaux, soit pour conforter ces droits4, soit pour en moduler la portée5.

    Carole Nivard, « Le droit à un environnement sain devant la Cour européenne des droits de l’Homme », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2020, n°spécial, pp. 9-23   

    Issue d’une construction jurisprudentielle remarquable, la protection du droit à un environnement sain devant la Cour européenne des droits de l’Homme se trouve néanmoins entravée par certaines limites, tant substantielles que procédurales. Des perspectives de renforcement sont envisageables à condition que la Cour fonde davantage son interprétation sur l’apport des autres sources internationales et européennes en la matière et qu’elle donne plein effet au consensus européen grandissant autour de l’importance de ce droit.

    Carole Nivard, L’Institut de Droit Européen des Droits de l’Homme (IDEDH), Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux : Chronique de jurisprudence (2019) », Revue trimestrielle des droits de l'Homme, Revue trimestrielle des droits de l'Homme, 2020, n°123, pp. 683-728   

    Au cours de l’année 2019, la Cour de justice a rendu cent trente arrêts dans lesquels au moins une question renvoyait à l’interprétation et/ou à l’application des dispositions de la Charte des droits fondamentaux de l’Union. Si les solutions apportées par le juge de l’Union demeurent très hétérogènes en fonction des cas d’espèce et des voies de recours, deux tendances – presque contradictoires – peuvent être observées. D’une part, la Charte révèle peu à peu ses potentialités, au-delà des articles les plus couramment invoqués (droit au respect de la vie privée et familiale, protection des données à caractère personnel ou droit à un recours juridictionnel effectif), comme par exemple la protection des consommateurs (art. 38) ou encore l’accès aux services d’intérêt économique général (art. 36). D’autre part, et malgré ses potentialités, la Charte se trouve toujours doublement limitée : d’un côté, par la portée très variable de ses dispositions aggravée selon nous par l’arrêt Poplawski et, d’un autre côté, par l’interprétation fluctuante de la Cour de justice à l’égard du champ d’application de la Charte au cours de la mise en œuvre du droit de l’Union par les États membres.

    Carole Nivard, « Le rôle des juges nationaux dans l’application de la Charte sociale européenne en France », Europe des Droits & Libertés / Europe of Rights & Liberties, Europe des droits & libertés (Strasbourg), 2020, pp. 87-96 

    Carole Nivard, Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano-Laganier, Romain Tinière, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux »: Chronique de jurisprudence (2019), Revue trimestrielle des droits de l'homme, Éditions Nemesis , 2020, n°123 

    Carole Nivard, « Le droit à un environnement sain devant la Cour européenne des droits de l’Homme », Revue juridique de l'environnement, John Libbey Eurotext — JLE, 2020 

    Carole Nivard, « L'invocabilité des conventions internationales du travail devant les hautes juridictions françaises », Revue de droit du travail, Dalloz , 2019, n°12, p. 808  

    Carole Nivard, « L'obscure clarté du rejet de l'effet direct de l'article 24 de la Charte sociale européenne révisée », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2019, n°10, p. 792  

    Carole Nivard, Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano, « Les juridictions de l'Union européenne et les droits fondamentaux »: chronique de jurisprudence (2018), Revue trimestrielle des droits de l'homme, Éditions Nemesis , 2019, n°119 

    Carole Nivard, L’Institut de droit européen des droits de l’homme, Christophe Maubernard, Katarzyna Blay-Grabarczyk, Laure Milano, « Les juridictions de l’Union européenne et les droits fondamentaux : Chronique de jurisprudence (2018) », Revue trimestrielle des droits de l'Homme, Revue trimestrielle des droits de l'Homme, 2019, n°119, pp. 619-653   

    L’année 2018 est très riche sous l’angle de l’application de la Charte. Ainsi, la Cour de justice a dû se prononcer sur des questions sensibles comme l’étendue du droit de retrait d’un État et ses conséquences sur la protection ultérieure des droits fondamentaux, les valeurs de l’Union européenne et leurs liens avec les droits fondamentaux, l’encadrement de l’autonomie des organisations religieuses ou encore l’étendue du principe d’égalité de traitement et l’intérêt supérieur de l’enfant.

    Carole Nivard, « L’obscure clarté du rejet de l’effet direct de la Charte sociale européenne révisée », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2019 

    Carole Nivard, « Les droits sociaux et le Conseil de l’Europe », La Revue des droits de l'Homme, CTAD-CREDOF (Centre de recherche et d'études sur les droits fondamentaux) , 2018, n°13 

    Carole Nivard, « Revenu universel et droit du Conseil de l'Europe », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2017, n°4, p. 329 

    Carole Nivard, « La contribution de la France à la Charte sociale européenne », Droits fondamentaux : Revue électronique du CRDH, Centre de recherche sur les droits de l’homme et le droit humanitaire (CRDH) , 2017, p. 9   

    Carole Nivard, Jean-Pierre Marguénaud, J. Mouly, « Que faut-il attendre de la Cour européenne des droits de l’homme en matière de droits sociaux ? », Revue de droit du travail, Dalloz , 2017, n°1, pp. 16-18 

    Carole Nivard, « Un destin divergent : les relations entre l'Union européenne et la Charte sociale européenne », Revue de l'Union européenne, Éditions techniques et économiques - Dalloz , 2016, n°600, p. 416  

    Carole Nivard, « L’effet direct de la Charte sociale européenne devant le juge administratif. Retour sur la question évolutive de l’effet direct des sources internationales », Revue des droits et libertés fondamentaux, Centre de recherches juridiques de Grenoble , 2016, n°22   

    Carole Nivard, « The justiciability of social rights in the Council of Europe »: La justiciabilidad de los derechos sociales en el Consejo de Europa, Lex social : Revista de Derechos Sociales, Universidad Pablo de Olavide, 2016, n°2, pp. 12-33   

    Carole Nivard, « La garantie d'un accès à l'eau devant le Conseil constitutionnel », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2015, n°30, p. 1704  

    Carole Nivard, « Le droit au logement combiné avec le principe de non-discrimination », RDSS. Revue de droit sanitaire et social, Sirey ; Dalloz , 2015, n°02, p. 241  

    Carole Nivard, « Le comité européen des droits sociaux, gardien de l’état social en Europe ? », Civitas Europa, Civitas Europa, 2014, n°33, pp. 95-109   

    Organe de contrôle du respect de la Charte sociale européenne, le Comité européen des droits sociaux semble voué à endosser le rôle de gardien du modèle de l’Etat social en Europe. Son action est toutefois entravée par des contraintes matérielles et procédurales qui le priveraient des moyens nécessaires pour en assumer la tâche. En effet, en tant que traité de protection de droits fondamentaux, la Charte sociale ne lui permet que d’exiger un niveau de protection minimal. De plus, les dispositions du traité restreignent le champ de protection de celle-ci ainsi que l’effectivité de l’action du Comité. Par sa jurisprudence, le Comité réussit cependant à dépasser partiellement ces limites. Au travers de décisions et interprétations dynamiques, le Comité parvient alors à interpeller les acteurs étatiques et européens concernés. L’efficacité de sa fonction réside assurément dans cette aptitude à aiguillonner ces derniers afin qu’ils maintiennent leur respect de droits sociaux fondamentaux en cette période de crise économique sévère.

    Carole Nivard, « Le Comité européen des droits sociaux, gardien de l’Etat social en Europe ? », Civitas Europa, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2014 

    Carole Nivard, « La situation des Roms et des gens du voyage en France saisie par le Conseil de l’Europe », Revue des droits et libertés fondamentaux, Centre de recherches juridiques de Grenoble , 2013, n°25  

    Carole Nivard, « Le régime du droit de propriété », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2012, n°04, p. 632  

    Carole Nivard, « L’effet direct de la Charte sociale européenne devant les juridictions suprêmes françaises », Revue des droits et libertés fondamentaux, Centre de recherches juridiques de Grenoble , 2012, n°28  

    Carole Nivard, « L’ambivalence du traitement jurisprudentiel de la sécurité juridique », Droit administratif, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2011, pp. 7-12 

    Carole Nivard, « L’évolution récente de la protection accordée par la Convention européenne des droits de l’homme aux étrangers », Annuaire de droit européen, Bruylant , 2011 

    Carole Nivard, « Le droit de mener une action collective, un droit fondamental menacé par l’exercice des libertés communautaires (C.J.C.E., Gde Ch., International Transport Workers Federation (Viking ), 11 décembre 2007, et Laval un Partneri Ltd, 18 décembre 2007) », Revue trimestrielle des droits de l'homme, Éditions Nemesis , 2008 

  • Carole Nivard, Diane Roman, Manon Altwegg-Boussac, Myriam Benlolo-Carabot, Thomas Bompard [et alii], Droits des pauvres, pauvres droits ? Justiciabilité des droits sociaux, 2019, 482 p.   

  • Carole Nivard, « L’accès au juge et les personnes vulnérables », le 28 novembre 2025  

    Colloque organisé par le CUREJ, Faculté de droit, Université de Rouen Normandie

    Carole Nivard, « Le Conseil de l'Europe : 75 ans et après ? », le 05 décembre 2024  

    Colloque organisé par le CRJ, Université Grenoble-Alpes avec l'IUF sous la direction scientifique de Mihaela Anca Ailincai, Professeure de droit public, membre de l’Institut universitaire de France (IUF), Université Grenoble Alpes, France

    Carole Nivard, « Les enjeux des élections au Parlement européen du 9 juin 2024 », le 09 février 2024  

    Conférence organisée par le CUREJ et l'IRIHS, Université de Rouen sous la direction scientifique de Sylvia Brunet et M. Thillay.

    Carole Nivard, « Le droit : une arme au service du vivant ? », le 11 décembre 2023  

    Colloque organisé par l'Université de Rouen Normandie et Sciences Po Toulouse sous la direction scientifique de Anne-Sophie Denolle et Christel Cournil, sous le parrainage de la SFDE

    Carole Nivard, « La France et la Cour européenne des droits de l'homme », le 09 juin 2023  

    Journée organisée par les Amis de la Fondation René Cassin, l’IIDH, le CRDH et l’Institut des droits de l’Homme du Barreau de Paris

    Carole Nivard, « La propriété », le 01 décembre 2022  

    Organisé par l'ICREJ, UNICAEN sous la direction de Jean-Manuel Larralde, Directeur des Cahiers, Pr. de droit public à l’Univ. de Caen Normandie et Nicolas Guillet, Membre associé de l’ICREJ et correspondant scientifique de ce 20e numéro, MCF HDR en droit public à l’Univ. Le Havre Normandie

    Carole Nivard, « Du Traité de l’Élysée au Traité d’Aix-la Chapelle », le 06 mai 2022  

    Organisé par Le Centre Universitaire Rouennais d'Etudes Juridiques (CUREJ) sous la direction de Sylvia Brunet et Friedrich Germelmann

    Carole Nivard, « Le Conseil constitutionnel et la Cour européenne des droits de l’homme : vers un nouvel équilibre ? », le 07 février 2020  

    Organisé par le CERCOP et l'IDEDH, Université de Montpellier sous la direction scientifique de M. Mustapha Afroukh (IDEDH) et du Pr. Julien Bonnet (CERCOP).

    Carole Nivard, « Les 10 ans de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne », le 12 décembre 2019  

    Organisé par le CRJ, Université Grenoble-Alpes sous la direction scientifique de Romain Tinière, Professeur de droit public, Université Grenoble Alpes et Claire Vial, Professeur de droit public, Université de Montpellier.

    Carole Nivard, « Atteintes à l’environnement et santé : approches juridiques et enjeux transdisciplinaires », Atteintes à l'environnement et santé: approches juridiques et enjeux transdisciplinaires, Tours, le 21 novembre 2019  

    Colloque organisé sous la direction de Farida Arhab-Girardin, Christel Cournil, Fabienne Labelle, et Damien Thierry.

    Carole Nivard, « ILO Conventions, UN Convenant on Economic, Social and Cultural Rights and European Social Charter », The protection of social rights in Europe and the European Social Charter, Thessalonique Greece, le 04 octobre 2019 

    Carole Nivard, « La Charte sociale européenne : un instrument d'avenir ! », le 20 septembre 2019  

    Organisé par l'Institut de recherche Carré de Malberg sous la responsabilité scientifique de Florence Benoît-Rohmer, Agathe Rivière et Aline Venant.

    Carole Nivard, « Justice sociale et juges », le 27 juin 2019  

    Colloque international organisé par le CUREJ, Université de Rouen

    Carole Nivard, « Apprendre, écrire, transmettre : enseigner à l'université au 21è siècle », le 13 décembre 2018  

    Organisée par le CUREJ et l’IPAG, Université de Rouen

    Carole Nivard, « Paix et justice sociale à l’aune des rapports entre l’Union européenne, l’OIT et la Charte sociale européenne », Union européenne et paix. Quelles avancées vers une fédération européenne ? Journées d'études Jean Monnet, Caen, le 21 novembre 2018  

    Organisées dans le cadre des Journées d’études Jean Monnet, Université Caen-Normandie sous la direction scientifique de la professeure Laurence Potvin-Solis

    Carole Nivard, « Le droit à l'alimentation durable comme droit de l'homme », Séminaire Démocratie alimentaire. 3ème séance « Le droit à l’alimentation durable, du côté des droits humains", Montpellier, le 15 novembre 2018 

    Carole Nivard, « Les droits à l’eau, à l’énergie et au logement : vers de nouveaux droits sociaux fondamentaux à l’ère de l’Etat post-providence? », Les droits à l’eau, à l’énergie et au logement : nouveaux « droits sociaux fondamentaux » à l’ère de l’Etat post-providence ?, Journée d’études organisée à l’École Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg, Strasbourg, le 31 mai 2018 

    Carole Nivard, Sébastien Adalid, « L’Union européenne est-elle interventionniste ? », Que reste-t-il de l’Etat Providence ?, Rouen, le 03 avril 2018  

    Coorganisé par le CUREJ – Centre Universitaire Rouennais d’Études Juridiques - Université de Rouen et la FONDAFIP - Association pour la Fondation Internationale de Finances Publiques avec le soutien de la Revue Française de Finances Publiques (RFFP)

    Carole Nivard, « Représenter les territoires », le 22 mars 2018 

    Carole Nivard, « Renverser la perspective : les droits sociaux comme remèdes aux crises européennes ! », le 02 juin 2017  

    Organisé sous la responsabilité scientifique de Florence Benoît-Rohmer, Nicolas Moizard, Mélanie Schmitt avec le soutien du Conseil de l’Europe

    Carole Nivard, « Les sources de consécration des droits sociaux au sein de l’Union européenne », Tratados internacionales, Estado social y comunidades autonomas, Valence Spain, le 18 novembre 2016 

    Carole Nivard, « La protection constitutionnelle de l’accès à l’eau et au logement », Droit et accès aux biens essentiels : le cas de l’eau et du logement, Le Havre, le 10 novembre 2016 

    Carole Nivard, « Crise économique et droits sociaux : un standard de protection affaibli ? », le 13 octobre 2016  

    Le colloque proposé aura pour problématique générale la question des effets de la crise sur le standard de protection des droits sociaux.

    Carole Nivard, « La liberté d’expression artistique au service des droits des femmes », Liberté d’expression et le droit des femmes, Rouen, le 29 septembre 2016 

    Carole Nivard, « Précision et droit de l'homme », le 05 février 2015  

    Organisé par l'Université Paris-Nanterre

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Sandie Batista, La protection des droits de l'enfant dans l'action extérieure de l'Union européenne, thèse soutenue en 2018 à Normandie en co-direction avec Philippe Lagrange, membres du jury : Valérie Michel (Rapp.), Romain Tinière (Rapp.), Anne-Thida Norodom et Jean Zermatten      

    Le Traité de Lisbonne a profondément modifié l’étendue de l’action extérieure de l’Union européenne. L’une des modifications les plus importantes qu’il a apportée à l’action extérieure de l’Union européenne relève des objectifs constitutionnels qu’elle doit désormais satisfaire. En effet, l’article 3 §5 du Traité sur l’Union européenne concerne les objectifs internationaux de l’Union. Parmi ces objectifs, l’un d’eux est particulièrement important, d’une part, en ce qu’il traduit un intérêt nouveau de l’Union et, d’autre part, en ce qu’il était inattendu, il s’agit de l’objectif de protection des droits de l’enfant. Le nouveau statut de la protection des droits de l’enfant au sein du droit de l’Union est passé relativement inaperçu et la doctrine s’en est peu fait l’écho.Ce nouvel objectif sur la scène internationale soulève plusieurs questions tenant à l’existence d’outils juridiques permettant sa réalisation ou encore tenant à l’efficacité des mesures adoptées pour protéger les droits de l’enfant au niveau international. Ces différentes problématiques trouvent des réponses, toutefois, la réalisation de cet objectif soulève d’autres difficultés qui poussent à s’interroger sur les limites de l’action européenne et par la même, sur les limites du fonctionnement de l’Union européenne. Les droits de l’enfant sont un domaine particulier car ils emportent des aspects juridiques certes, mais pas seulement. L’Union européenne en décidant d’incorporer leur protection au sein de ses objectifs internationaux, se trouve dans une situation d’équilibriste tout particulièrement au regard de la situation internationale actuelle mêlant conflits armés, crise humanitaire et mouvements migratoires importants. Force est de constater que face à cette situation, l’Union connait de nombreuses difficultés à réaliser cette protection internationale des droits de l’enfant voire même à lui faire une place au sein de son action extérieure.

  • Arafat Abi, La protection des droits économiques et sociaux des ressortissants d'Etats tiers au sein de l'Union européenne, thèse soutenue en 2024 à Université de Montpellier 2022 sous la direction de Christophe Maubernard présidée par Caroline Boiteux-Picheral, membres du jury : Romain Tinière (Rapp.), Perrine Dumas (Rapp.)      

    En droit de l’Union européenne, l’encadrement de la situation du ressortissant d’État tiers dépend de son statut. Il peut ainsi être : un travailleur hautement qualifié, un membre de la famille d’un citoyen de l’Union, un étudiant, un chercheur, un réfugié, un résident de longue durée, un demandeur d’asile ou une personne en situation irrégulière... Par ailleurs, ces régimes de protection spécifiques sont aussi influencés par les normes internationales, bilatérales, européennes, communautaires et nationales. On assiste ainsi, au sein de l’Union, à la création de plusieurs « mini-socles » de protection des ressortissants d’États tiers et cette fragmentation des protections tend à faire de l’égalité un principe relatif.L’identification d’un dispositif unique de consécration d’un socle commun minimal de protection est de ce fait souhaitable. Cet exercice d’édification, quoique complexe, permet de mettre en exergue les valeurs d’égalité, de justice sociale et de dignité humaine qui fondent l’Union européenne. La mise en œuvre de ce socle commun minimal permet aussi par ailleurs de garantir aux ressortissants d’États tiers, y compris ceux en situation irrégulière, des droits économiques et sociaux incompressibles. Dans une Union de plus en plus confrontée aux crises, économiques et sanitaires, le socle commun minimal doit marquer le renouveau de la construction d’une Europe sociale à travers des voies inexplorées ou insuffisamment mobilisées pour que cette construction soit aussi inclusive de tous les ressortissants d’États tiers.

    Marwa Swedan, La protection juridique limitée de l'enfant dans sa famille : l'exemple de l'enfant Libyen ( Etude juridique-Islamique), thèse soutenue en 2022 à Université Grenoble Alpes sous la direction de Malik Boumediene présidée par Jamil Sayah, membres du jury : Jean-Marie Crouzatier (Rapp.), Gilles Ferréol (Rapp.), Kamel Hadi-Mohamed Almarache    

    L'enfant occupe une place importante dans la société libyenne et bénéficie d'une protection juridique élevée dans tous les domaines de sa vie.La vie familiale de l'enfant est la plus important dans la loi libyenne. Dans la famille, l'enfant passe les années les plus importantes de sa vie La vie à savoir les années de construction d'où la famille était entourée de l'aide sociale et de la protection juridique nécessaires pour pouvoir jouer pleinement son rôle. Cette protection tire son existence de deux sources principales, la première est constituée par les lois nationales dérivées de la loi islamique et la seconde, par les textes internationaux relatifs aux droits de l'homme en général et aux enfants en particulier, que l'État libyen a ratifiés et sont devenus partie intégrante du système juridique national de protection des enfants et de la famille. La protection des droits de l'enfant libyen est attirée par deux sources différentes, l'une est classique islamique et l'autre est moderne et internationale, ce qui signifie la différence dans certaines dispositions. Cette différence a créé une sorte de conflit entre les deux sources en termes de l'application , ce qui signifie qu'il existe de réelles limites légales pour protéger l'enfant libyen en la famille.La coexistence d’une source internationale moderne et d'une source classique pour les droits de l'enfant et de la famille implique une grande responsabilité pour l'État d'assurer l'application correcte et équitable des deux sources, sans préférer l'une à l'autre, sauf pour l'intérêt de l'enfant. Chacune de ces deux sources doit jouir du même degré d'importance. En effet, si la charia islamique est une source historique de lois et une composante essentielle de l'identité de la société libyenne, les contributions internationales de la Libye font également partie de l'histoire politique du pays et impliquent des obligations internationales qui doivent être respectées. En tant que membre de la communauté internationale, l'État, est tenu de respecter ses obligations internationales conformément aux règles du droit international. Il n'y a aucun moyen de bénéficier de la coexistence des sources classiques et modernes, sauf en adoptant un compromis par lequel est créé un équilibre et une compatibilité entre les textes des deux sources afin de réaliser leur application correcte et efficace, et la préférence va aux textes assurant la protection maximale des droits et intérêts de l'enfant.Contrairement aux textes internationaux dans le système juridique français et les régimes maghrébins, on constate que le système libyen n'a pas accordé aux textes internationaux une place factuelle dans le droit national. le conflit entre les textes islamiques et les textes internationaux constitue une véritable limite au processus de protection des enfants dans leurs familles en Libye . La protection de l'enfant né hors mariage est l'une des situations les plus importantes qui nécessite des efforts législatifs, jurisprudentiels et judiciaires concertés afin que le désaccord existant entre les textes internationaux et les textes islamiques soit levé et que l'on tente de les harmoniser pour assurer la protection nécessaire à cette catégorie d'enfants. En Libye, il n'existe aucune réglementation concernant la vie civile d'un enfant né hors mariage. Cet enfant n'a d'autre choix que de vivre dans une famille étrangère qui a décidé de le parrainer, ou il doit passer son enfance dans l'une des institutions sociales publiquesNous pouvons dire que Le processus de protection des enfants en général et de leur famille en particulier nécessite encore de nombreuses réformes à tous les niveaux législatif exécutif judiciaire et jurisprudentiel. Les juges et juristes libyens ont encore beaucoup efforts à fournir dans ce domaine.La recherche scientifique et le travail judiciaire révèlent souvent la perte des droits familiaux de l'enfant dans la spirale des relations conjugales.

    Agathe Rivière, Le juge européen et les droits sociaux en temps de crise économique, thèse soutenue en 2022 à Strasbourg sous la direction de Florence Benoît-Rohmer présidée par Dominique Ritleng, membres du jury : Francette Fines (Rapp.), Petros Stangos (Rapp.)      

    La crise des dettes souveraines débutée en 2010 dans l’Union européenne a mené à la création de mécanismes d’assistance financière pour les Etats membres de la zone euro. L’octroi de prêts a été conditionné à la mise en œuvre de mesures d’austérité qui ont eu des conséquences dévastatrices sur les droits sociaux des individus. En effet, si ces droits souffraient avant la crise d’une faible protection tant au niveau de l’Union européenne que du Conseil de l’Europe, l’austérité a amplifié ce phénomène et mis le juge européen au cœur du nécessaire arbitrage entre impératifs économiques et garantie des droits sociaux. Ainsi, l’étude de la jurisprudence en découlant comporte deux temps. D’abord, les juges européens ont adopté une attitude de retenue. Ensuite, certains juges ont estimé que des mesures d’austérité violaient la protection européenne des droits sociaux. L’analyse de ce corpus jurisprudentiel fait toutefois apparaître un morcellement du contrôle de proportionnalité opéré par les juges. Cela conduit à envisager des pistes d’amélioration de la protection des droits sociaux en vue d’inévitables crises économiques futures.

    Oumar Berte, La CEDEAO face aux changements anticonstitutionnels de pouvoir en Afrique de l'Ouest., thèse soutenue en 2019 à Normandie sous la direction de Eloi Diarra présidée par Philippe Lagrange, membres du jury : Alioune Badara Fall (Rapp.)   

    La CEDEAO est une organisation économique communautaire sous-régionale de l’Afrique de l’Ouest qui a été créée en 1975 dans un but purement économique. Lors de sa création, elle a observé le principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats. Cependant, en 1993, lors de la révision de son traité, elle observe un changement radical de doctrine. En effet, indifférente des régimes politiques de ses Etats membres, elle s’ingère et cela de façon significative dans les affaires intérieures des Etats notamment dans la désignation des gouvernants, le fonctionnement des institutions internes et la protection des droits de l’homme. Ce qui a conduit l’organisation à se doter de moyens contre le changement anticonstitutionnel. L'organisation s’implique contre ce fléau dans le cadre de la sécurité collective sous-régionale. En effet, depuis la révision de son traité en 1993, elle observe avec une attention particulière, le fonctionnement des institutions internes de ses Etats, la dévolution du pouvoir et la protection des droits de l’homme. Cette thèse traite les moyens mis en place par l’organisation contre les changements anticonstitutionnels de pouvoir. Elle relève les avancées et les écueils, elle fait aussi des propositions d’amélioration.

    Amandine Lapart, L'action syndicale et le contentieux transnational des droits des travailleurs, thèse soutenue en 2013 à Rouen sous la direction de Patrick Courbe et Fabienne Jault-Seseke  

    Depuis les dernières décennies, l'activité des sociétés transnationales contribue à une augmentation des atteintes portées aux droits des travailleurs dans les territoires à faible protection sociale. Les représentants des travailleurs de ces sociétés ont dû adapter leurs stratégies à cette internationalisation par le développement de solidarités intragroupes. La présente étude propose de poursuivre cette évolution de l'action syndicale sur le terrain judiciaire au sens large du terme, afin de parvenir à un encadrement davantage coercitif de l'activité des groupes transnationaux. Les travailleurs de la filiale établie dans l'Etat d'accueil doivent ainsi trouver auprès des organisations syndicales représentant les travailleurs de la société mère un relais leur permettant d'accéder à un contrôle juridictionnel de la violation de leurs droits. Dans une démarche tant positiviste que prospective, les différents mécanismes ouverts aux organisations syndicales ont donc été confrontés à la pratique d'un contentieux transnational. Ces voies d'action ont permis d'envisager tant la responsabilité de la société transnationale, auteur direct des violations des droits des travailleurs, que celle des Etats, au titre de leur obligation de protéger les droits de l'Homme. Au terme de l'analyste, les procédures de l'OIT et de la Charte sociale européenne,spécialisées dans la protection des drotis des travailleurs, se révèlent peu ouvertes au type de contentieux envisagé. Si le cadre plus orgininal de l'OCDE apparaît plus adapté, il partage avec les autres mécanismes quasi-juridictionnels in déficit de caractère coercitif. Les organisations syndicales sont donc incitées à se tourner vers les mécanismes pleinement juridictionnels. Les obstacles rencontrés dans le cadre du recours individuel devant le juge européen apparaissent difficilement surmontables. En revanche, le contentieux transnational pourrait être efficacement mené devant le juge interne au prix des évolutions proposées.