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Histoire des idées

Retrouvez la liste des parutions et manifestations sur ce même sujet :
  • Parutions

    De la République de Constantin Pecqueur (1801-1887)

    De la République de Constantin Pecqueur (1801-1887)

    De la République de Constantin Pecqueur (1801-1887)

    Clément Coste, Ludovic Frobert, Marie Lauricella

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-8486-7582-4

    Coll. Cahiers de la MSHE Ledoux, 466 pages

    Présentation de l'éditeur

    Au croisement de l'idée républicaine et du socialisme, l’œuvre et la trajectoire de Constantin Pecqueur (1801-1888) marqua d’une empreinte discrète le premier XIXe siècle français. Ce recueil de contributions permet de découvrir ce penseur politique et économique méconnu. Les essais publiés ici reviennent sur les principales phases de son œuvre et de sa vie, signalent les influences majeures, analysent ses idées économiques, politiques, sociales, morales dominantes. Ces essais permettent également de s’interroger sur les multiples liens à ses contemporains – de Louis Blanc à Martin Nadaud – et encore de se poser la question de la réception ultérieure de son œuvre.

    Clément Coste est docteur en sciences économiques diplômé de l’université Jean Moulin Lyon 3 et membre du laboratoire Triangle.

    Ludovic Frobert est directeur de recherche CNRS (Maison française d’Oxford et Triangle).

    Marie Lauricella est docteure en sciences économiques de l’ENS-Lyon et en histoire de l’Università degli Studi di Torino.

  • Manifestation scientifique

    La postérité de l’œuvre d’Émile Durkheim cent ans après

    La postérité de l’œuvre d’Émile Durkheim cent ans après

    La postérité de l’œuvre d’Émile Durkheim cent ans après

    jeudi 1 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Bordeaux
    Pessac

    Organisé par le Centre Émile-Durkheim (UMR 5116), pour marquer symboliquement sa dilection pour la méthode comparative, dans la ville qui accueilli les premiers cours de sociologie de Durkheim.

    Présentation

     

    La postérité d’une œuvre se mesure autant à ses prolongements qu’à ses échecs, aux fidélités suscitées qu’aux reniements proclamés, à l’orthodoxie de ses continuateurs qu’à leur dissidence. Sa vulgate, ses caricatures, ses contrefaçons et jusqu’à ses mutilations, volontaires ou non, en relèvent tout autant que ses interprétations les plus autorisées et les mieux fondées.

    Une œuvre vaut sans doute autant par ses produits que par ses sous-produits, par ce qu’elle révèle que par ce qu’elle tait, par ce qu’elle dit que par ce qu’on lui (a) fait dire. À l’instar de tout produit de l’esprit, elle devient un monument que l’on visite librement et dont le visiteur n’est pas tenu de connaître les intentions de l’architecte ou de respecter les consignes du guide. Dans le domaine scientifique, c’est certainement plus vrai encore : les hypothèses qu’elle suscite sont parfois aussi importantes que les thèses qu’elle justifie ; les perspectives qu’elle ouvre plus ou moins implicitement, les imaginaires qu’elle stimule et jusqu’aux contresens qui en procèdent peuvent être autant de contributions à l’évolution des connaissances à venir, voire au progrès du savoir.

    La fécondité d’une pensée tient donc aussi, et souvent plus, à sa descendance indirecte que directe, illégitime que légitime – tout comme ces rejetons non reconnus par leur géniteur ou leur famille mais qui s’en revendiquent et que, de toute façon, les généalogistes ont tôt fait d’identifier.

    Examiner la postérité de l’œuvre de Durkheim (1858-1917) cent ans après la mort de son auteur, revient donc à prendre un moment distance avec les postures normatives et érudites qui prévalent légitimement dans le monde académique lorsqu’il s’agit de définir et d’évaluer les contenus et la portée d’une œuvre. Il s’agit donc moins de visiter une fois de plus l’œuvre d’un auteur afin d’en approfondir la connaissance « objective » que de faire un bilan de son influence sur la sociologie et ceux qui la font aujourd’hui.

    Que doit notre discipline à l’œuvre de celui qui passe pour en être l’un des fondateurs ? Quels questionnements et quelles réponses nouvelles a-t-elle suscités ? Comment nous en sommes-nous emparés et avec quelles conséquences aux plans théorique, conceptuel et méthodologique ? Ses ambiguïtés, ses apories ou encore ses échecs ont-ils été dépassés, et comment ? Ont-ils, éventuellement, été féconds, stimulants ? Mais aussi, quelles évolutions a-t-elle inhibées, quels retards a-t-elle fait prendre à la sociologie française par rapport à ses homologues étrangères ? Qu’a-t-elle perdu ou acquis au cours de ses pérégrinations internationales, de ses exportations et de ses réimportations ? Bref, en quoi, comment – et pourquoi – la sociologie contemporaine est-elle redevable, pour le meilleur et aussi pour le moins bon, tant à l’œuvre scientifique de Durkheim qu’à ses orientations idéologiques, voire à ses formes de publicisation ou d’institutionnalisation ?

    Voilà quelques-unes des questions dont nous proposons à nos collègues de s’emparer – soit en historiens et en spécialistes de l’œuvre durkheimienne, soit plus simplement en praticiens réflexifs de leur discipline dès lors qu’ils l’ont rencontrée au cours de leurs recherches dans leurs domaines propres, et quels que soient l’accueil et le sort qu’ils lui ont réservés. Sociologues, économistes, politistes, philosophes ou anthropologues, le périmètre thématique du programme de recherche durkheimien est assez large pour accueillir les représentants des diverses sciences sociales.

     

    Programme

     

    Jeudi 1er juin

     

    13h45 : Accueil des participants

    14h00 : Allocutions de bienvenue

    Présentation
    Charles-Henry Cuin & Ronan Hervouet

     

    1 – Les Objets Classiques

    Modérateurs : Sandrine Rui & Antoine Roger

     

    14h30 : Durkheim et les questions scolaires. Hier et aujourd’hui
    François Dubet, Université de Bordeaux / EHESS

    La sociologie française du crime doit-elle quelque chose à Durkheim ?
    Laurent Mucchielli, CNRS/LAMES

    De Durkheim à la sociologie du travail : distances et héritages
    Michel Lallement, CNAM

    Solidarité et institutions : deux apports fondamentaux de Durkheim à la sociologie économique
    Philippe Steiner, Université Paris IV – Sorbonne

    À propos de quoi les religions luttent-elles ? Un point de vue durkheimien
    Bruno Karsenti, EHESS

    18h30 : Fin de la journée

     

    Vendredi 2 juin

     

    2 – Morale, Intégration, Régulation

    Modérateurs : Éric Macé & Caroline Dufy

     

    9h00 : La morale chez Durkheim : entre théorie et pratique
    Andrew Abbott, Université de Chicago

    Crime et châtiment, version Durkheim
    Didier Fassin, Institute for Advanced Study, Princeton/ EHESS

    Excès de contacts et défaut de régulation ? Les transformations des sociétés mondiales contemporaines
    Florence Weber, ENS

    Durkheim et l'attachement aux groupes. Une théorie sociale inachevée
    Serge Paugam, CNRS/EHESS

     

    12h30 : Pause déjeuner

    (Attention l’après-midi se déroule à Sciences Po Bordeaux - Amphi Veil à Pessac)

     

    3 – Le Politique

    Modérateurs : Claire Schiff & Andy Smith

     

    14h30 : L’enseignement de Durkheim : les paradoxes de l’articulation individuation/socialisation comme base de la démocratie moderne
    Cynthia Fleury, American University of Paris

    La question de l’État aujourd’hui
    Pierre Birnbaum, Université Paris I – Panthéon-Sorbonne et Sciences Po

    Penser la citoyenneté avec Durkheim : force et faiblesse d’une approche sociologique fondatrice
    Yves Déloye, Sciences Po Bordeaux

    Durkheim et l'avènement d'une sociologie des relations internationales
    Bertrand Badie, Sciences Po

    18h00 : Fin de la journée

     

    Samedi 3 juin

     

    4 – Lectures, Réceptions et Controverses

    Modérateurs : Pascal Ragouet & Cécile Vigour

     

    9h00 : De quoi l'Incertitude est-elle le nom ?
    Eva Illouz, Université hébraïque de Jérusalem / EHESS

    L'apport de Durkheim et des durkheimiens aux études de genre : un héritage à redécouvrir
    Irène Théry, EHESS

    Les voies divergentes de la réception de Durkheim et de Weber : deux parcours contrastés de l’accession au statut de ‘classique’
    François Chazel, Université Paris IV – Sorbonne

    Les études durkheimiennes aujourd’hui : thèmes et controverses
    Marcel Fournier, Université de Montréal

    13h00 : Fermeture du Colloque

  • Parutions

    Le mandat

    Le mandat

    Le mandat

    Cahiers Jean Moulin, n° 2, 2016

    Auteur(s) : Chrystelle Gazeau,Guillaume Richard

    Édition : 2017

    ISBN:

    Peu de mécanismes font mieux ressortir l’effet propre du droit que le mandat : agir par l’intermédiaire d’un autre, être présent et absent en même temps, voilà qui met en œuvre une intervention proprement juridique, produite par le seul jeu du langage et du concept. Le mandat est une fiction juridique, qui fait passer le faux réel pour du vrai juridique (cet individu réellement absent est juridiquement présent), pour produire un effet dans la réalité du droit. Mais son application au monde politique et au fonctionnement constitutionnel s’est fait sur un lourd terreau d’ambiguïtés, qui rejaillissent aujourd’hui plus que jamais et génèrent une frustration croissante à l’égard du fonctionnement des institutions démocratiques. Ce numéro cherche ainsi à sonder les tensions émanant de la notion protéiforme de mandat.

     

    Présentation de la revue

    Les Cahiers Jean Moulin sont publiés annuellement par le Centre Lyonnais d’Histoire du Droit et de la Pensée Politique. Pour chaque numéro, la revue propose de traiter un sujet susceptible d’intéresser les différents domaines du droit, de l’histoire et des idées politiques. L’approche se veut transversale et cherche à associer dimensions historique et plus positiviste. La conviction exprimée dans les Cahiers Jean Moulin est que la richesse du débat naît de la confrontation des approches disciplinaires.
    Les Cahiers Jean Moulin reçoivent les articles de spécialistes des différentes disciplines ; les doctorants et jeunes docteurs sont particulièrement incités à envoyer leurs projets d’articles.
    La revue peut également accueillir des recensions d’ouvrages et des articles sur des thèmes libres.

  • Manifestation scientifique

    Duverger revisité : regards critiques sur l’œuvre scientifique

    Duverger revisité : regards critiques sur l’œuvre scientifique

    Duverger revisité : regards critiques sur l’œuvre scientifique

    jeudi 8 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Pessac
    Bordeaux

    Organisé par l’Institut de Recherche Montesquieu (Université de Bordeaux), en partenariat avec Le Centre Maurice Hauriou (Université Paris Descartes) et la Maison des Sciences de l’Homme Aquitaine

    Présentation

     

    Rares sont les universitaires à avoir autant marqué leur discipline que Maurice Duverger. Né en 1917, professeur agrégé des Facultés de droit, Maurice Duverger a laissé une double empreinte : à la science juridique, notamment au droit constitutionnel, et à la science politique dont il a été, en France, l’un des pionniers.

    A l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, il est apparu nécessaire de revenir sur une œuvre qui a contribué à former plusieurs générations de juristes et politistes et dont la notoriété dépasse, aujourd’hui encore, les frontières nationales. En défricheur, Maurice Duverger a ouvert des voies alors faiblement explorées. Sa contribution à l’analyse constitutionnelle le conduira à élaborer une typologie, toujours discutée, des régimes et à proposer notamment une interprétation originale de la Ve République française, condensée dans la célèbre formule du régime dit ‘semi-présidentiel’.

    Mais, c’est sans doute dans sa volonté affichée de dépasser les approches par trop positivistes que Maurice Duverger se distinguera. Partant du principe qu’il n’existe pas de droit constitutionnel sans science politique, il signera des contributions majeures à l’analyse politique. Son ouvrage sur les partis politiques, publié en 1951 et réédité tant en France qu’à l’étranger, ouvrira la voie à une compréhension globale du phénomène partisan. Maurice Duverger proposera ainsi non seulement une explication de la genèse des partis politiques et, partant, une typologie devenue classique, mais jettera aussi un regard nouveau sur les systèmes de partis en fonction des modes de scrutin, contribuant ainsi à forger ce que d’aucuns n’ont pas hésité à ériger en véritables ‘lois’ scientifiques.

    Sans jamais renier sa discipline d’origine, Maurice Duverger s’emploiera ainsi à démontrer, avec une vigueur et un talent rares, que le droit constitutionnel est indissociable du politique et que la connaissance des institutions ne saurait faire l’économie d’une démarche où la sociologie doit trouver toute sa place. Esprit fertile, créatif, Maurice Duverger ne rechignera pas non plus à s’aventurer, principalement en tant que commentateur, éditorialiste ou essayiste, dans les méandres moins balisés de l’acteur ou du spectateur-engagé, depuis sa jeunesse ‘doriotiste’ jusqu’aux rives du socialisme démocratique.

    Ce parcours universitaire, à bien des égards exceptionnel, Bordeaux en a été non seulement un témoin privilégié, mais aussi l’héritier. La carrière de Maurice Duverger, entamée à la Faculté de Droit de Bordeaux en 1942, avant d’être poursuivie à Paris en 1955, sera l’occasion pour le juriste de matérialiser son attachement à une science politique alors balbutiante, en oeuvrant à la création de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, dont il assurera la première direction en 1948. Mais, c’est surtout intellectuellement que l’empreinte de Maurice Duverger se manifestera. Le droit constitutionnel et la science politique à Bordeaux ont été les héritiers directs de la pensée ‘duvergérienne’ à travers, pour ne citer qu’eux, Jean-Louis Seurin et Claude Emeri. Au-delà, ce sont des générations d’étudiants qui ont été formées au droit constitutionnel et à la science politique, dans le droit fil de ce que Maurice Duverger avait tracé.

    En organisant ce colloque, l’Université de Bordeaux invite non seulement à une réflexion/bilan sur l’actualité de l’œuvre d’un juriste et politiste éminent, mais aussi et indirectement à un regard critique sur l’état des disciplines que sont aujourd’hui le droit constitutionnel et la science politique, en France et à l’étranger.

     

    Programme

     

    Jeudi 8 juin - Après-midi

    (Salle Manon Cormier - Site de Pessac)

     

    14h00 : Ouverture
    Président de l’Université de Bordeaux
    Doyen de la Faculté de Droit et Science politique
    Directeur du Centre Maurice Hauriou Université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité ou son représentant
    Daniel Bourmaud, Professeur de Science politique, Directeur du Centre Montesquieu de Recherches Politiques (IRM-CMRP)

    Introduction générale du colloque

     

    Session 1 : Maurice Duverger : université, journalisme et politique

    Président : Didier Maus, Président émérite de l'Association française de droit constitutionnel

     

    14h30 : La contribution de Maurice Duverger à la culture politique française : exercice de participation-observation
    Slobodan Milacic, Professeur émérite, université de Bordeaux

    Duverger, homme de gauche
    Frédéric Rouvillois, Professeur, Université Paris Descartes

    Duverger, journaliste au Monde
    Renaud Dorandeu, Professeur, Université Paris Dauphine

    Pause

    Duverger et l'Italie : une longue histoire entre "le" politique et "la" politique
    Michele Marchi, Professeur, Université de Bologne (Italie)

    Maurice Duverger, contre-enquête
    Pierre Sadran, Professeur émérite, Sciences-Po Bordeaux

    Discussion

    18h30 : Fin de la journée

     

    Vendredi 9 juin - Matin

    (Salle Manon Cormier -Site de Pessac)

     

    Session 2 : Maurice Duverger : entre droit et politique

    Président : Philippe Claret, Maître de conférences HDR, Université de Bordeaux, IRM-CMRP

     

    8h45 : Qu'est devenu le "Duvergérisme ? Maurice Duverger, le droit constitutionnel et la science politique
    Christian Bidegaray, Professeur émérite, Université de Nice - Sophia Antipolis

    Relire Duverger, du cours de droit constitutionnel de 1944-1945 à la dernière édition du Thémis
    Didier Maus, Président émérite de l'Association française de droit constitutionnel

    11h00 : Pause

    Maurice Duverger et la Vème République
    Alain Laquièze, Professeur, Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité

    De l'héritage permanent de Duverger : l'inévitable analyse de science politique en droit constitutionnel
    Milos Jovanovic, Maître de conférences, Faculté de droit, Université de Belgrade (Serbie)

    Discussion

    12h30 : Déjeuner

     

    Après-midi

     

    Session 3 : Maurice Duverger : l'analyse des régimes politiques

    Président : Frédéric Rouvillois, Professeur, Université Paris Descartes

     

    14h00 : La typologie des régimes politiques de M. Duverger : analyse

    Critique
    Frédérique Rueda, Professeur, université de Bordeaux, CERCCLE

    Maurice Duverger et la notion de régime semi-présidentiel. Une analyse critique
    Armel Le Divellec, Professeur, Université Paris II

    Le modèle semi-présidentiel, un concept heuristique ou taxinomique ?
    François Frison-Roche, Directeur de recherches au CNRS, CERSA, Université Paris 2

    L'influence de l'oeuvre de Maurice Duverger sur la doctrine constitutionnelle yougoslave et post-yougoslave
    Tanasije Marinkovic, Professeur, faculté de Droit, Université de Belgrade (Serbie)

    Discussion

    16h00 : Pause

     

    Session 4 : Maurice Duverger : élections et modes de scrutin

    Président : Christian Bidegaray, Professeur émérite, Université de Nice - Sophia Antipolis

     

    16h30 : Testing Duverger's laws : Comparative Electoral Applications (La loi de Duverger est-elle valide ? Une perspective comparative)
    Michael Lewis-Beck, Professeur émérite, Université de IOWA (Etats-Unis)

    L'exception canadienne à la loi de Duverger se confirme-t-elle au niveau subétatique ? Un examen de la relation entre systèmes électoraux et systèmes partisans provinciaux au Canada
    Eric Belanger, Professeur au département de Science politique, Université McGill (Canada)

    Effets mécaniques et psychologiques des modes de scrutin : que peut-on apprendre de la science politique expérimentale ?
    Karine Van Der Straeten, Directrice de recherche CNRS, Toulouse School of economics

    Les effets psychologiques du scrutin à deux tours. Les élections municipales 2014 et départementales 2015 en France
    Bernard Dolez, Professeur, Université de Paris I

    19h00 : Fin de la journée

     

    Samedi 10 juin - Matin

    (Amphi Jacques Ellul, Pôle juridique et judiciaire Place Pey-Berland)

     

    Session 5 : Maurice Duverger : partis politiques et systèmes partisans

    Président : Eric Belanger, Professeur au département de Science politique, Université McGill (Canada)

     

    8h45 : Les typologies des systèmes partisans pluralistes de Maurice Duverger et Giovanni Sartori : rupture, continuation ou équivalence ?
    Miroslav Novak, Professeur ordinaire, Institut CEVRO, Prague (République tchèque)

    Maurice Duverger et le fantasme du parti de masse
    Gilles Le Beguec, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Université Paris Nanterre, Président du Conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle

    Que reste-t-il de nos amours ? Bilan critique des thèses de Duverger sur les partis politiques
    Daniel-Louis Seiler, Professeur émérite, European school of political and social sciences, Université catholique de Lille

    Discussion

    Pause

    Discussion

    12h00 : Conclusion générale
    Alain Laquièze, Professeur, Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité
    Daniel Bourmaud, Professeur de Science politique, Directeur du CMRP-IRM

     

    Contact : IRM-CMRP - Institut de recherche Montesquieu, Carole Bergerot, T 05 56 84 29 43 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 16 avenue Léon Duguit - CS 50057 - 33608 Pessac cedex

  • Manifestation scientifique

    Le constitutionnalisme global

    Le constitutionnalisme global

    Le constitutionnalisme global

    lundi 29 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris

    Organisé pour l’Institut Michel Villey et la revue Jus Politicum par Manon Altwegg-Boussac, Professeur à l’Université du Littoral et Denis Baranger, Professeur à l’Université Panthéon-Assas

    Argument

    Qu’il y ait une « constitution au-delà de l’État », voilà qui semble défier la compréhension des grandes théories classiques du droit constitutionnel et de l’État. Les discours que l’on regroupe sous le vocable de « constitutionnalisme global », qui cherchent à prendre en compte cette nouvelle réalité, sont nés pour leur part dans le contexte de la construction européenne et ont aujourd’hui gagné une attention considérable. Ce colloque se propose de les examiner sous un regard critique et de contribuer à leur meilleure connaissance.
    Les partisans du constitutionnalisme global s’accordent d’abord pour observer divers « processus constitutionnels » à l’oeuvre sur la scène internationale : qu’il s’agisse de relever, au niveau institutionnel, un mouvement de formalisation (Charte des Nations Unies, Convention de Vienne, etc.) ou, au niveau substantiel, l’existence de mécanismes équivalents de garantie des droits. Seraient ainsi dévoilés divers « régimes constitutionnels » tels que l’Union européenne, la Cour européenne des droits de l’homme, l’Organisation internationale du travail etc. Par ailleurs, et plus généralement, les auteurs insistent sur le phénomène de globalisation du droit qui touche des domaines d’action parfois essentiels (sécurité, environnement, économie, etc.) et tend à dessaisir les États de leurs prérogatives. Cette « fragmentation de la gouvernance » laisse place à de nouveaux acteurs qui concurrencent les prétentions des États. Telle serait la cause du déficit démocratique qui affecte les constitutions nationales. En un mot, l’équation entre l’État et la constitution devrait être battue en brèche pour penser au-delà de l’État les vertus du constitutionnalisme.
    De bases communes, les discours du constitutionnalisme global n’en sont pas moins très fortement hétérogènes. Plusieurs versions se distinguent. Certaines, de veine sociologique ou « néo-kantienne », sont dites « monistes » : elles insistent ainsi sur l’inhérence du concept de Constitution au Droit, ou encore sur l’unité des valeurs au fondement du droit. À contre-courant, les variantes dites « pluralistes » ou « multi-niveaux » reprochent l’idéalisme de la première et suggèrent un discours « modéré » qui aurait pour mérite de refléter davantage la diversité des rapports existants sur la scène internationale.
    Les objections suscitées par le constitutionnalisme global sont à la mesure de son succès. Une des fragilités épistémologiques de ces entreprises tient à la confusion entre les aspects descriptif et normatif de ces discours. Car l’emploi du langage du constitutionnalisme n’est pas dénué de portée normative : il permettrait de renforcer la légitimité de l’ordre international (effet « booster ») et contiendrait un « potentiel de responsabilité » susceptible d’assoir ses fondements politiques. Or, du point de vue de ses réfractaires, cette importation ne fonctionne pas – la constitution est partout et donc nulle part. Cet emprunt, utilisé artificiellement pour ses connotations positives porteuses de légitimité politique, conduirait à dépolitiser le concept de constitution, et donc à le dévitaliser. En outre, pour le courant réaliste du droit international, les relations internationales demeureraient encore largement tributaires des rapports interétatiques. Réminiscence d’un moment historique d’optimisme utopique à l’égard de la construction d’une société mondiale, le constitutionnalisme global serait dénué de portée conceptuelle.
    En associant l’histoire des idées, la théorie du droit mais aussi les diverses disciplines juridiques du droit constitutionnel, du droit international et européen, ce colloque a vocation à confronter les grands courants de pensée afin de nourrir la réflexion autour des présupposés et enjeux théoriques de ce « programme académique » qu’est le constitutionnalisme global.

    Organisateurs : Manon Altwegg-Boussac (Université du Littoral Côte d’Opale) & Denis Baranger (Université Panthéon-Assas, Paris II)

     

    Programme

     

    Lundi 29 mai

    Matinée, Salle des Conseils (2e étage, aile Soufflot)

    10h00 : Présentation du colloque
    Manon Altwegg-Boussac, Professeur à l’Université du Littoral
    Denis Baranger, Professeur à l’Université Panthéon-Assas

    Allocution d’ouverture
    World constitutionalism. Is there a Global Constitution ?
    Sabino Cassese, Professeur à l’École normale supérieure de Pise

    12h30 : Pause déjeuner

     

    Après-midi, Salle des Conseils (2e étage, aile Soufflot)

    Histoire et philosophie du constitutionnalisme global

    Présidence : Olivier Beaud, Professeur à l’Université Panthéon-Assas

    14h00 : Le constitutionnalisme mondial à l’époque du tournant sociologique : du mouvement des internationalistes à Georges Scelle
    Benoît Frydman, Professeur à la Faculté de droit de l’Université Libre de Bruxelles

    Hans Kelsen et le constitutionnalisme global
    Thomas Hochmann, Professeur à l’Université de Reims Champagne-Ardenne

    Unité et légitimité de l’ordre juridique mondial : la constitutionnalité du droit international dans la pensée de Jürgen Habermas et de Hersch Lauterpacht
    Pierre Auriel, Doctorant à l’Université Paris II Panthéon-Assas
    Gabriel Bibeau Picard, Doctorant à l’Université Paris II Panthéon-Assas

    17h30 : Fin de la première journée

     

    Mardi 30 mai

     

    Matinée, Salle des Conseils (2e étage, aile Soufflot) 

    Le constitutionnalisme global, un "programme académique ?"

    Présidence : Evelyne Lagrange, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    Le constitutionnalisme global : consolidation ou crise ?
    Anne Peters, Professeur à l’Institut Max Planck

    Le constitutionnalisme sociétal : neuf variations sur un thème de David Sciulli
    Gunther Teubner, Professeur à l’Université de Francfort

    Une théorie non constitutionnaliste de la Constitution internationale
    Olivier de Frouville, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas

    12h30 : Pause déjeuner

     

    Après-midi, Salle 4 (1er étage, aile Soufflot)

    Approche critique du constitutionnalisme global

    Présidence : Anne Peters, Professeur à l’Institut Max Planck

    Le constitutionnalisme global, un discours doctrinal homogénéisant. L’apport du comparatisme critique 
    Marie-Claire Ponthoreau, Professeur à l’Université de Bordeaux

    Deep Cracks into the Global Constitution : Brexit, Constituent Power, and European Law
    Denis Baranger, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas

    Droit global et raisonnement juridique : l’empire de la proportionnalité ?
    Pierre Brunet, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    17h30 : Conclusion :
    Mikhaïl Xifaras, Professeur à Sciences Po Paris

  • Parutions

    Le bonheur du plus grand nombre

    Le bonheur du plus grand nombre

    Le bonheur du plus grand nombre

    Beccaria et les Lumières

    Philippe Audegean, Christian Del Vento, Pierre Musitelli, Xavier Tabet

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-8478-8883-6

    Coll. La Croisée des chemins, 330 pages

    Présentation de l'éditeur

    En quel sens peut-on dire que le petit livre de Beccaria, Des délits et des peines (1764), apparaît comme un geste de rupture ? La question intéresse notre modernité : en quel sens peut-on dire que ce livre est la source de notre droit pénal ?

    Le problème est abordé dans cet ouvrage à partir du constat suivant : dans l'Europe des Lumières, le livre de Beccaria a aussitôt été perçu comme un moment de seuil ou de passage. C’est donc en remontant à ses sources et en éclairant sa diffusion immédiate que les contributions rassemblées ici tentent d’évaluer sa nouveauté. Codification juridique, présomption d’innocence, laïcité du droit pénal, abolition de la peine de mort : comment Beccaria recueille-t-il un héritage tout en bouleversant un champ de discussions et de débats ?

    Œuvre singulière, aussi fulgurante par son style que par ses répercussions, Des délits et des peines apparaît comme un observatoire privilégié pour mieux comprendre la crise culturelle de la fin de l’Ancien Régime et la naissance de la culture contemporaine.

     

    Sommaire

    Philippe Audegean : Introduction

    Ouverture. Beccaria et la philosophie des Lumières

    Gianni Francioni : Beccaria, philosophe utilitariste

     

    Première partie. L'héritage pénal

    Maria Gigliola di Renzo Villata : Avant Beccaria. La culture juridique à l'épreuve du temps

    Loredana Garlati : Tradition et réformisme. Les inspirateurs culturels du Beccaria processualiste

    Pierre Musitelli : Défendre et protéger les prisonniers à Milan au temps de Beccaria. L’expérience d’Alessandro Verri

     

    Deuxième partie. Critique de la culture juridique

    Elio Tavilla : Beccaria, l’anti-juriste. Critiques de la culture juridique et résistances aux réformes dans l’Italie du XVIIIe siècle

    Denis Baranger : Beccaria et le siècle de la législation

    Jérôme Ferran : La nécessité, passager clandestin de l’abolitionnisme beccarien

     

    Troisième partie. Économie et gouvernement

    Cecilia Carnino : « L’envie prompte et inquiète de se distinguer ». Beccaria et le luxe

    Girolamo Imbruglia : Beccaria, l’opinion publique et Diderot. À propos de la contrebande dans Des délits et des peines

    Carlo Capra : Beccaria fonctionnaire et l’évolution de ses idées

     

    Quatrième partie. Discussions européennes : 1. Italie

    Pietro Costa : « Voilà le sophisme qui a séduit tant de publicistes ». Lectures contractualistes des Délits et des peines dans l’Italie du second XVIIIe siècle

    Luigi Delia : Une suite philosophique et politique au chapitre XXVIII de Beccaria. Le traité Della pena di morte de Cammillo Ciaramelli

    Rosamaria Alibrandi : La « merveilleuse oppression » de la peine. Tommaso Natale, précurseur de Beccaria ou épigone de Leibniz ?

     

    Cinquième partie. Discussions européennes : 2. France, Angleterre, Suisse

    Christophe Cave : Voltaire lecteur de Beccaria. Le Commentaire sur le livre Des délits et des peines

    Élisabeth Salvi : « Adoucir le sort des hommes accablés par l’oppression légale ». La réception de Beccaria dans la Bibliothèque philosophique (1782-1785)

    Rémy Duthille : Les radicaux anglais lecteurs de Beccaria (1767-1795)

    Michel Porret : C’est en vain que le sang coule. Le philanthrope Jean-Jacques de Sellon (1782-1839), disciple chrétien de Cesare Beccaria

  • Parutions

    Rousseau et la critique de l'économie politique

    Rousseau et la critique de l'économie politique

    Rousseau et la critique de l'économie politique

    Céline Spector

    Édition : 2017

    ISBN: 979-1-0300-0114-3

    Coll. Histoire des pensées, 160 pages

    Présentation de l'éditeur

    Dans la France de la première moitié du XVIIIe siècle, cadre de l'avènement de la "science nouvelle" de la production et de la distribution des richesses, Rousseau critique l'économie politique. Sa critique vise le socle théorique commun à des courants de pensée divergents (mercantilistes, partisans du luxe ou Physiocrates), soit en des termes plus contemporains, le primat accordé à la croissance sur la justice

    À cet égard, Rousseau est un lucide interprète des dangers de la société concurrentielle. Il a su voir que l’économie politique naissante reposait sur de folles illusions – l’illusion du caractère naturel de l’intérêt, l’illusion de la transparence de la médiation monétaire, l’illusion des contrats « volontaires » entre individus inégaux, l’illusion, enfin, de l’harmonisation des intérêts dans la société marchande. Après Mandeville, Locke et Montesquieu, Rousseau a saisi l’évolution de la société commerçante. Il a combattu, à sa façon, le mythe de la "main invisible", auquel il entend substituer la "main visible" de la République. Le prophète des mystifications de l’économie politique a su faire entendre sa voix, et la Révolution française lui donnera un écho inédit. Marx, en ce sens, doit faire amende honorable: plus qu’une belle âme égarée au pays de l’utopie, l’auteur du second Discours a proposé une critique de l’économie politique dont nous pouvons encore tirer profit.

  • Manifestation scientifique

    Conférences de Lorenzo Passerini Glazel

    Conférences de Lorenzo Passerini Glazel

    Conférences de Lorenzo Passerini Glazel

    jeudi 4 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Toulon

    Chercheur en Philosophie du droit, Università di Milano-Bicocca

    Le Centre d’Études et de Recherche sur les Contentieux (CERC) organise durant le mois de mai à la Faculté de droit de Toulon, un cycle de conférences avec le Professeur Lorenzo Passerini Glazel, chercheur invité à l’Université de Toulon.

    Programme des conférences

     

    4 Mai à 14h00 

    Qu’est-ce que la validité ? La théorie de la validité chez Amedeo G. Conte

     

    5 Mai à 14h00

    Qu’est-ce que se représenter une norme ? Noèmes déontiques et émotions normatives chez Conte, Kelsen et Petrazycki

     

    9 Mai à 10h00

    Qu’est-ce qu’une règle constitutive ? La théorie des règles constitutives chez Amedeo G. Conte

     

    17 Mai à 14h00

    Religieux et séculaire : une opposition dichotomique ? Les arguments de Hans Kelsen contre le concept de « religion séculaire »

  • Appel

    La place de la controverse dans les études du politique

    La place de la controverse dans les études du politique

    La place de la controverse dans les études du politique

    Appel à contributions pour le colloque IDEP 2017
    jeudi 13 juillet 2017
    Lieu de la manifestation :

     

    Qu’y a-t-il de commun entre les controverses politiques ou juridiques (par exemple sur la laïcité, sur la réforme des institutions), philosophiques (sur la question de la dignité, sur le respect de l’autonomie, etc.) ou scientifique (par exemple le débat au sujet du réchauffement climatique ou des OGM) ? Quel sens y a-t-il à mettre sur un même plan des événements aussi différents que, par exemple, la controverse de Valladolid au XVI e siècle (sur le statut des Amérindiens), la controverse autour du droit de mentir opposant Constant à Kant à la toute fin du XVIIIe siècle, la controverse autour de la génération spontanée entre Pouchet et Pasteur au XIXe siècle, ou la controverse entre Hayek et Keynes, au début des années 1930, sur les causes des fluctuations économiques. A priori, ces formes de conversation collective n’ont de commun que le nom tant elles diffèrent non seulement par leurs sujets mais aussi par leurs formes d’argumentation (plus ou moins abstraites ou passionnées, plus ou moins empiriquement fondées et rationnellement organisées), les acteurs qui s’y trouvent impliqués et les contextes historiques qui les ont accueillies. Toutefois, dans ce colloque, nous posons l’hypothèse qu’il existe une forme de continuité et de transversalité entre elles.

    A côté d’un usage systématique de la notion de controverse, marqué par une forme d’inflation occurentielle - notion la plupart du temps synonyme de débat ou de polémique[1]- on peut retrouver dans la littérature la trace d’un usage plus scientifique introduit par la sociologie des controverses au croisement des Science studies et de la sociologie pragmatique.

    Dans le sens commun politologique, elle est le plus souvent utilisée comme un traceur permettant de reconstituer des logiques d’acteur et de position et est présentée comme une arène que des acteurs politiques, médiatiques etc. investissent et au sein de laquelle, en fonction de leurs propriétés sociales respectives, ils investissent des capitaux spécifiques en vue d’un gain matériel ou immatériel [2]. Dans le prolongement de cette approche, mais également en s’en distanciant, notre colloque examinera également la possibilité de logiques de controverse relativement autonomes par rapports aux logiques d’acteurs. En particulier, on verra de quelle manière il est possible d’appréhender les controverses sans nécessairement les réduire à des occasions ou opportunités offertes à des acteurs stratèges. Ce faisant, il s’agira d’aborder la controverse - et les conjonctures critiques spécifiques qui la caractérisent ou la tension sémantique qui lui est propre - pour elle-même et non pour ce qu’elle est censée refléter ou dissimuler.

    Nous proposons d’organiser notre colloque autour de deux axes :

    1) Le premier axe privilégiera une dimension discursive et mobilisera plutôt des travaux de philosophie attachés à reconstituer les termes d’une délibération en contexte de crise, d’incertitude ou de confrontation à l’indécidable. Par exemple, l’accent pourra être mis sur les controverses relevant du domaine de l’éthique, et notamment de l’éthique médicale et/ou soignante, en privilégiant des analyses philosophiques de notions qui font problème de manière cruciale dans le monde du soin (par exemple la technoscience, la relation médecin-malade, l’organisation des soins et l’injonction managériale etc.) et des grands auteurs de philosophie morale contemporaine comme Hans Jonas, Paul Ricoeur ou Emmanuel Lévinas.

    2) Le deuxième axe visera à opérer un travail de contextualisation des discussions théoriques dans une perspective à la fois sociologique et historique. Ainsi, en mobilisant des approches d’histoire et de sociologie des idées, il s’agira en particulier d’évaluer la place respective des acteurs (positions, valeurs, intérêts) et des idées (notamment à travers les croyances et les arguments). Ce faisant, on posera entre autres les questions suivantes : la déconstruction des situations de tension et de dispute propres aux controverses suppose-t-elle de dépasser les approches idéelles (et la réification par les idées qu’elles impliquent) en reconstruisant les contextes pratiques et les acteurs en lutte ? Quels rapports les prises de parole entretiennent-elles avec les prises de position et donc avec les positions d’acteurs concrets ?

    L’enjeu de ce colloque consistera non pas à juxtaposer mais bien à articuler ces deux axes.

    Plus précisément, on privilégiera autant que possible un pluralisme méthodologique en associant pour chaque objet de controverse une approche philosophique ou juridique et une approche de sciences sociales (science politique, sociologie, économie).

     

    Calendrier :

    13 juillet 2017 : date limite d’envoi des propositions de communication (5000 signes maximum définissant un terrain, un cadre analytique et une méthodologie)

    31 octobre 2017 date limite de réception des textes des communication (35 000 signes maximum)

    Colloque organisé les 18 et 19 décembre 2017

    Les propositions et communications doivent être adressées à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

     

    Comité d’organisation :

    Hamida BERRAHAL, responsable administrative du LIPHA Paris-Est, UPEC

    Yves PALAU, MCF HDR en science politique, LIPHA Paris-Est, UPEC

    Marie-Ange PAQUITA, responsable administrative du LIPHA Paris-Est, UPEM

    David SMADJA, MCF en science politique, LIPHA Paris-Est, UPEM

    Sylvie THORON, PR en économie, Lipha Paris Est, UPEC

     

    Comité scientifique :

    Yves de CURRAIZE, MCF en Economie, au LIPHA Paris-Est, UPEC Eric FIAT, PR en philosophie, au LIPHA Paris-Est, UPEC

    Dominique GLAYMANN, PR en sociologie, Université d’Evry Val d’Essonne, Centre Pierre Naville, membre associé au LIPHA Paris-Est

    Laurent GODMER, MCF en science politique, LIPHA Paris-Est, UPEM

    Emile KENMOGNE, PR en philosophie, LIPHA Paris-Est, Université de Yaoundé 1

    Stephen LAUNAY, MCF HDR en science politique, LIPHA Paris-Est, UPEM

    Véronique LEFEBVRE-DESNOUETTES, Docteur en philosophie pratique, LIPHA Paris-Est, UPEM

    Sergiu MISCOIU, MCF HDR en science politique, LIPHA Paris-Est, Université de Cluj-Napoca

    Leila NADJI, doctorante au LIPHA Paris-Est, UPEM

    Corine PELLUCHON, PR en philosophie, LIPHA Paris-Est, UPEM

    Xavier PONS, MCF en sciences de l’éducation, LIPHA Paris-Est, UPEC

    Bertrand QUENTIN, MCF HDR en philosophie, LIPHA Paris-Est, UPEM



    [1] . Trésor de la langue française : “Discussion argumentée, contestation sur une opinion, un problème, un phénomène ou un fait ; ensemble des éléments divergents ou contradictoires du débat. ». Construit à partir de controversia, le mot suppose l’existence d’« un antagonisme fort entre deux parties », Cyril Lemieux, « A quoi sert l’analyse des controverses, Mil Neuf Cent, n° 25, 2007, p. 201.

    [2] . Pour un exemple de ce type d’approche, voir la section thématique du prochain Congrès de l’AFSP qui s’intitule : « Controverses et jeu politiques » sous la direction de P. Aldrin et N. Hubé.

  • Manifestation scientifique

    Histoire sociale des idées juridiques

    Histoire sociale des idées juridiques

    Histoire sociale des idées juridiques

    vendredi 5 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris

    Huitième et dernière séance du séminaire HiSoPo pour l’année 2016-2017

    Programme

     

    Deux interventions :

     

    La Révolution : un concept juridique ?
    Soulef Ayad-Bergounioux, Historienne

    Les idées constitutionnelles à l’épreuve de l’histoire des sciences
    Renaud Baumert, Professeur de Droit Public à l’Université de Cergy-Pontoise, Membre du CPJP

     

    Les deux communications seront discutées par :

    Frédéric Audren, Directeur de recherche au CNRS et chercheur au CEE, Directeur scientifique de l’École de droit
    Yves Palau, Maître de conférences HDR en sciences politiques, université Paris-Est Créteil/LIPHA .

  • Parutions

    Noblesse oblige

    Noblesse oblige

    Noblesse oblige

    Identités et engagements aristocratiques à l’époque moderne

    Nicolas Le Roux et Martin Wrede

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7535-5259-3

    Coll. Histoire, 200 pages

    Présentation de l'éditeur

    « Noblesse oblige. » La maxime du duc Pierre-Marc-Gaston de Lévis (1764-1830) est passée dans le langage courant pour évoquer les obligations morales qui pèsent sur les détenteurs d’un nom, et plus généralement pour inviter tous les prétendants à la respectabilité à adopter un comportement conforme à la dignité qu’ils revendiquent. Si la noblesse reposait sur la vertu, quelle définition donnait-on à cette qualité ? S’agissait-il du courage guerrier, de l’exemplarité morale ou de l’appartenance au monde des gens de bien ? C’est à ces questions, et à quelques autres, que ce volume propose des éléments de réponse.

    Avec la participation de l’ université Lyon 2 et du LARHRA.

    Nicolas Le Roux est professeur d’histoire moderne à l’université Paris XIII (Pléiade-EA 7338). Ses travaux portent sur la noblesse, la société de cour et la guerre à la Renaissance. Il a publié notamment La faveur du roi, Le crépuscule de la chevalerie et 1515. L’invention de la Renaissance. 

    Martin Wrede est professeur d’histoire moderne à l’université Grenoble-Alpes (LARHRA-UMR 5190). Ses recherches portent sur la culture politique de l’époque moderne en France et en Allemagne. Il a publié Das Reich und seine Feinde (Le Saint-Empire et ses ennemis), Die Inszenierung der heroischen Monarchie (La mise en scène de la monarchie héroïque) et Ludwig XIV. : der Kriegsherr aus Versailles (Louis XIV, le chef de guerre de Versailles).

     

    Sommaire

    • Des identités mouvantes

    • Fidélités et réseaux

    • Honneur et engagement

  • Manifestation scientifique

    Des idées et des partis

    Des idées et des partis

    Des idées et des partis

    Pour une histoire sociale des idées en milieu partisan
    mardi 23 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris

    Sous la responsabilité scientifique de Thibaut Rioufreyt, Docteur en science politique, Laboratoire Triangle/Lyon

    Présentation

     

    Il y a plus de cinquante ans, Maurice Duverger pouvait écrire que « la plupart des études relatives aux partis politiques s’attachent surtout à l’analyse de leurs doctrines. Cette orientation découle de la notion libérale du parti qui le considère avant tout comme un groupement idéologique » (Duverger, 1981, p. 19). Aujourd’hui, force est d’admettre que ce constat n’est plus valable. Une autre approche, marquée par la référence weberienne et schumpeterienne (Offerlé, 2010), s'est progressivement imposée. L'étude des partis s'est alors davantage focalisée surla dimension « entrepreneuriale » des partis ou sur les processus de construction des organisations (Sawicki, 2001, p. 191-192). Face aux approches privilégiant l'explication de la réalité partisane ou militante par les « idées », de nombreux travaux (Pudal, 1989 ; Gaxie, 1993) se sont attachés à l'étude des pratiques et des propriétés sociales des acteurs (dirigeants et militants de parti, de syndicats ou d’associations, sympathisants, électeurs) et ont privilégié l’analyse des logiques organisationnelles, des relations entre l’organisation et son environnement social, des raisons individuelles et collectives de l’engagement ou encore des répertoires d’action. Ce « tournant sociologique » a été heuristiquement fécond, en permettant notamment de « mettre à distance les représentations doxiques de la démocratie représentative qui réduisaient la compétition électorale à la confrontation de visions du monde portées par des organisations partisanes et d’après lesquelles s’orienterait le vote des électeurs » (Belorgey et al., 2011, p. 5). Il a eu néanmoins pour effet un désinvestissement de l'étude de l'activité de production idéelle (idéologique, doctrinale ou programmatique) comme objet de recherche (Dézé, 2007 ; Belorgey et al., 2011).

    Nombre de travaux en histoire, sociologie et science politique apportent bien sûr des éléments essentiels pour comprendre la place des idées en milieu partisan, sans pour autant que cela soit leur objet central. Plusieurs enquêtes ont ainsi fourni des éléments précieux pour comprendre comment la réflexion doctrinale a été dévalorisée sous l'effet d'un mouvement de professionnalisation et de notabilisation des élites partisanes(Lefebvre et Sawicki, 2006 ; Bachelot, 2008 ; Pudal, 2009 ; Rioufreyt, 2012). Le développement de l’expertise au sein des appareils partisans participe par ailleurs d'un processus de redéfinition des activités militantes et des formes organisationnelles. Ces analyses de cas partisans rejoignent d'autres enquêtes attestant d'une « professionnalisation » des organisations (Gallet, 2002), d'une division accrue du travail militant (Willemez, 2003), voire parfois d'une substitution du « militantisme ouvrier » par un « militantisme de dossier » (Ollitrault, 1996). Certains travaux portent davantage sur la circulation des acteurs et des idées entre le champ intellectuel et d'autres univers comme le champ politique, le syndicalisme ou l’espace des mouvements sociaux (Mathieu, 2012).La sociologie des intellectuels s’intéresse depuis longtemps à l’étude des modes d’engagement intellectuels jusqu'à en faire l'un de ses objets canoniques : intellectuels dreyfusards (Charle, 1990), écrivains (Sapiro, 1999) ou philosophes (Fédérini, 2006) qui s'engagent dans le débat ou l'action politique mais aussi intellectuels organiques, à l'instar des intellectuels communistes (Matonti, 2005) ou des intellectuels syndicaux (Defaud, 2009). De même, certains travaux de sociologie de l’action collective ont étudiéles usages des discours savants dans le militantisme (Ollitrault, 1996 ; Hamman et al.,2002 ; Mouchard, 2009) en particulier sous la forme de l’expertise ou de la contre-expertise militante et la manière dont celles-ci contribuent à la recomposition contemporaine du répertoire d’action des mouvements sociaux. Reste que, comme l'observent fort justement les contributeurs du numéro de Sociétés contemporaines consacré aux « Théories en milieu militant » :
    « Qu’ils portent sur l’intervention des intellectuels dans le débat public ou sur la réponse d’un expert à une commande politique, ces travaux privilégient donc le plus souvent le point de vue d’agents investis du statut d’intellectuel ou d’expert et extérieurs à l’espace militant, mais qui vont néanmoins intervenir au sein de celui-ci en sortant de leur espace professionnel d’appartenance. Et même lorsque ces études portent davantage sur les appropriations des savoirs experts par les militants, ils n’entrent guère dans les contenus de ces savoirs et les appréhendent le plus souvent à travers leur fonction légitimatrice. » (Belorgey et al. 2011, p. 11)

    Face à ce constat, on assiste néanmoins depuis quelques années à un certain renouvellement dans la manière dont la sociologie et l'histoire des partis politiques traitent la question des idées. L'étude de la genèse de la forme « programme » (Offerlé, 2010 ; Fertikh et al.,2016), l’approche en termes d'« entreprises culturelles » (Sawicki, 2001) ou d'« entreprises doctrinales » (Dézé, 2007) constituent ainsi autant de contributions importantes. L'histoire des partis révèle également un intérêt accru pour l'étude des idées (Fulla, 2016). Par ailleurs, l'histoire sociale des idées politiques dont les premiers développements programmatiques ont vu le jour dans les années 2000(Pudal, 2006 ; Matonti, 2012) a donné lieu à une série de recherches empiriques sur le rôle des idées dans ou autour des partis (Tournadre-Plancq, 2006 ; Hauchecorne, 2011 ; Belorgey et al., 2011 ; Rioufreyt, 2012 ; Fertikh, 2012 ; Nikolski, 2013). À la croisée de ces différentes approches et disciplines, ce colloque se veut donc une contribution à la constitution d'une véritable histoire sociale des idées en milieu partisan.

     

    Programme

     

    Mardi 23 Mai

     

    9h00 : Accueil des participants

    9h30 : Introduction
    Bernard Pudal, PR émérite de science politique, Université Paris Ouest Nanterre La Défense/CRESPPA-CSU

     

    Session 1 : Les usages des idées en milieu partisan : rôles et valeurs

     

    10h00 : Dans cette première session, les communications présentées portent plus spécifiquement sur les usages des idées en milieu partisan, c'est-à-dire le rôle qu'elles remplissent, les fonctions que les acteurs leur attribuent mais aussi la valeur accordée aux idées dans l'économie générale des pratiques partisanes.

    Discutant : Rémi Lefebvre, PR de science politique, Université Lille 2/Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales – CERAPS

    Un "parti d'intellectuels" sans idées ? Le Rassemblement démocratique révolutionnaire
    Bastien Amiel, Doctorant en science politique, Université Paris-Nanterre/Institut des Sciences sociales du Politique – ISP

    Le parti islamiste à l’épreuve du pouvoir au Maroc : la sécularisation de la pensée comme stratégie de normalisation institutionnelle
    Khalid El Harrak, Docteur en science politique et chercheur au Centre d’Études et de Recherches en Sciences Sociales –CERESS de Rabat

    11h30 : Pause café

    Les socialistes "croient-ils" à leurs programmes ? Une sociologie du travail de production programmatique au Parti socialiste (1995-2012)
    Rafaël Cos, Doctorant en science politique, Université Lille 2/Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales – CERAPS

    Le "Grand Remplacement" au Front national : usages différenciés d'une idée politique
    Tristan Riffault, Étudiant à l'ENS Paris/Département de Sciences sociales

    13h00 : Repas

     

    Session 2 : La production des idées partisanes au-delà des frontières organisationnelles

     

    14h30 : La seconde session sera consacrée à la présentation de communications ayant en commun de montrer combien l'étude de la production/appropriation des idées politiques implique souvent d'aller au-delà des frontières partisanes proprement dites, qu'il s'agisse de les resituer dans leur milieu partisan (avec notamment l'externalisation d'une partie du travail intellectuel) ou dans une configuration inter-partisane, dans le cas où une idée est l'objet de concurrences entre différentes formations politiques.

    Discutant : Boris Gobille, MCF en science politique, École normale supérieure (ENS) de Lyon/Laboratoire Triangle

    Des idées hors les partis. Primaires et dessaisissement de la fonction programmatique des formations politiques
    Éric Treille, Docteur en science politique, Centre de Recherches sur l’Action Politique en Europe – CRAPE/Université Rennes1/IEP de Rennes

    Les think tanks sociaux-démocrates (2012-2017) : des organisations à la "périphérie" du champ politique ?
    Valentin Brunel, Étudiant en Master de sociologie, Sciences Po Paris

    16h00 : Pause

    D'une définition experte du conservatisme à sa mise en parti : le Centre de la politique sociale conservatrice comme entreprise doctrinale
    Clémentine Fauconnier, Docteure en science politique associée au CERI, Enseignante résidente au Collège universitaire français de Moscou

    Yvon Bourdet, penseur de l’autogestion. Un "marxiste anti-autoritaire" face aux partis de gauche (1960-1980)
    Antoine Aubert, Doctorant en science politique, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Centre européen de sociologie et de science politique – CESSP

    17h30 : Fin de la première journée

     

    Mercredi 24 Mai

     

    Session 3 : Quelles idées étudier dans le parti ?

     

    9h30 : Dans cette troisième session, les communications présentées ont pour point commun de prendre pour focale d'analyse l'étude d'un secteur du dispositif de production partisane ou d'une partie des idées mobilisées dans le parti, qu'il s'agisse de l'économie, de l'écologie ou de l'international .

    Discutant : Frédéric Sawicki, PR de science politique, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne/Centre européen de sociologie et de science politique – CESSP

    Vers un verdissement de la gauche "radicale" ? Le tournant "écosocialiste" du Parti de Gauche
    Roland d 'Argy, Doctorant en science politique, Université Lille 2/Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales – CERAPS

    Entre ''croyance économique'' et contrainte partisane : genèse et structuration de la section économique du PCF (1947-1961)
    Nicolas Azam, Docteur en science politique de l'Université Paris 1/Chercheur associé au Centre européen de sociologie et de science politique – CESSP

    11h00 : Pause café

    Le parti comme producteur et caisse de résonance de la théorie économique. Les cultures économiques du socialisme français des années 1970
    Mathieu Fulla, Docteur en histoire et PRAG à Sciences Po, Chercheur au Centre d'histoire de Sciences Po – CHSP

    Des sphères intellectuelles à la production d’une doctrine politique : histoires sociales de l’internationalisme du Parti socialiste français (1971-1983)
    Judith Bonnin, Doctorante en histoire, Identités-Cultures-Territoires (ICT)/Université Paris Diderot – Paris 7 et Dipartimento di Storia, Culture, Civiltà/Università di Bologna

    12h30 : Repas

     

    Session 4 : Les représentations, entre forme et contenu

     

    14h00 : La quatrième et dernière session est consacrée à l'étude des idées partisanes proprement dites, en montrant notamment combien l'étude de leur forme sémiotique (discursive le plus souvent mais qui peut être également iconographique) peut contribuer à la fois à mieux en saisir le sens mais également les appropriations multiples à la fois au sein du parti, au sein d'un champ politique national et entre différents pays.

    Discutant : Manuel Cervera-Marzal, Docteur en science politique, ATER à l'EHESS et Chercheur au Centre d'Études Sociologiques et Politiques Raymond Aron – CESPRA

    Sociologie des appropriations d’une technologie partisane : de la forme du texte à sa signification. La rupture du SPD avec le marxisme
    Karim Fertikh, MCF en science politique, Université de Strasbourg/Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe – SAGE

    La carrière militante du "grand remplacement" dans les milieux partisans extrême-droitiers en Allemagne : l’Alternative pour l’Allemagne (AFD), 2013-2016
    Cécile Leconte, MCF en science politique, Sciences Po Lille/Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales – CERAPS

    15h30 : Pause

    Analyse des discours et des rapports parlementaires des élus français en commission TRAN et ENVI du Parlement européen
    Estelle Delaine, Doctorante en anthropologie, Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales/Équipe IIAC (LAIOS-IIAC), École des Hautes Études en Sciences Sociales – EHESS

    De la SFIO au PS, Louise Michel dans le répertoire référentiel des socialistes français : la carrière d’une figure historique en milieu partisan
    Sidonie Verhaeghe, Docteure en science politique, Université Lille 2/Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales – CERAPS

    17h00 : Conclusion
    Thibaut Rioufreyt, Post-doctorant en science politique, Sciences Po Lyon/Laboratoire Triangle

     

    Inscriptions obligatoires

  • Parutions

    Souveraineté et désordre politique

    Souveraineté et désordre politique

    Souveraineté et désordre politique

    Guilhem Golfin

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-2041-1676-3

    Coll. Idées, 208 p., 19€

    Présentation de l'éditeur

    Brexit, élection de Donald Trump ou encore dysfonctionnements de l’Europe et de la mondialisation : le principe de souveraineté, ou son absence, sont régulièrement pointés comme la raison majeure du désordre politique qui frappe les sociétés occidentales. Mais qui a pris un instant pour s’interroger sérieusement sur ce présupposé ?
    Loin du simplisme des populismes de tous bords et de l’angélisme européiste, Guilhem Golfin revisite les grands penseurs de la politique et de la souveraineté. D’Aristote et saint Thomas d’Aquin à Carl Schmitt, en passant par Bodin, Hobbes, Rousseau ou encore de Maistre, il démontre qu’aucun des raisonnements avancés aujourd’hui ne tient compte des leçons élémentaires de l’histoire. Car il ne saurait y avoir de souveraineté sans autorité. Un essai brillant et éclairant sur notre crise.
    Docteur en philosophie, Guilhem Golfin est cofondateur du jeune Collège Saint-Germain, organisation pour l’étude de la philosophie chrétienne, et membre de l’Institut d’éthique et politique Montalembert.

     

    Table des matières

    Avant-propos

    Supranationalisme et Etat-nation : une fausse alternative

    La souveraineté est-elle un principe du politique ?

    1. Une tradition politique et ses limites

    2. Les deux souverainetés et la triple rupture moderne

    3. Souveraineté et individualisme : l’impasse théorique

    La souveraineté est-elle un principe de droit ? ou comment vaincre l’arbitraire du souverain

    4. Les aléas de la théorie constitutionnelle et du légalisme

    5. La souveraineté contre le droit

    Affronter le nihilisme

    6. Les principes qui régissent la communauté politique

    7. La crise du bien commun et le nihilisme

    8. Penser le bien commun aujourd’hui

    Conclusion

    Notes

    Bibliographie

  • Manifestation scientifique

    Politesse aristocratique et (in)civilité républicaine avant et après la Révolution : Adam Smith, Sophie de Grouchy, Germaine de Staël

    Politesse aristocratique et (in)civilité républicaine avant et après la Révolution : Adam Smith, Sophie de Grouchy, Germaine de Staël

    Politesse aristocratique et (in)civilité républicaine avant et après la Révolution : Adam Smith, Sophie de Grouchy, Germaine de Staël

    Conférence de Spyridon Tegos
    mercredi 19 avril 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris

    l’Institut Michel Villey a le plaisir d’accueillir

    Spyridon Tegos (Université de Crète)

    pour une conférence intitulée :

    « Politesse aristocratique et (in)civilité républicaine avant et après la Révolution :
    Adam Smith, Sophie de Grouchy, Germaine de Staël »

    le 19 avril 2017, à 17h30

     

  • Parutions

    La nation, la religion, l'avenir

    La nation, la religion, l'avenir

    La nation, la religion, l'avenir

    Sur les traces d'Ernest Renan

    François Hartog

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-0726-9957-3

    Coll. L'Esprit de la cité, 160 pages

    Présentation de l'éditeur

    Savant indubitable, Ernest Renan (1823-1892) fut aussi un homme controversé. Après la publication de sa Vie de Jésus, l'ancien séminariste est devenu pour les catholiques « le grand blasphémateur ». Bien que rallié tardivement au camp républicain, il allait être une des figures tutélaires que la IIIe République honora. 

    Trois questions guident le voyage qu'entreprend François Hartog sur les traces de Renan : l'avenir, la religion, la nation. Évolutionniste convaincu, Renan croit fortement à l'avenir, mais quel sera le devenir de l'idée même d'avenir? Il pense que le christianisme a fait son temps, mais quelle sera la religion de l'avenir, puisqu'un avenir sans religion est inconcevable? Forme politique de l'époque, la nation n'échappe pas non plus au travail du temps : quels seront l'avenir de la nation et celui de l'Europe? Car dans le monde alors dominé par l'Allemagne, la question de la nation et celle de l'Europe sont liées. 

    Ces trois interrogations sont-elles encore les nôtres? Dans la distance qui nous sépare de Renan et en nous servant de son œuvre comme d'un prisme, que nous donnent-elles à voir de notre contemporain? Jusqu'à il y a peu, l'avenir de Renan pouvait être encore le nôtre ; la religion, jusqu'à il y a peu, semblait être derrière nous ; la nation paraissait, elle aussi, une forme politique épuisée et en voie d'être dépassée. Et voici que tous ces thèmes reviennent et nous portent à reconsidérer ce que nous avons cru savoir de notre situation.

  • Manifestation scientifique

    Formation, idées et pratique. Le droit des gens dans le long dix-huitième siècle

    Formation, idées et pratique. Le droit des gens dans le long dix-huitième siècle

    Formation, idées et pratique. Le droit des gens dans le long dix-huitième siècle

    Training, ideas and practice. The Law of Nations in the Long Eighteenth Century
    jeudi 18 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris
    Paris

    Colloque international organisé par le CIERA

     

    Programme

     

    Day 1: 18 May 2017 (Maison de la Recherche/CIERA)

    12:45 - Welcoming

    13:20 - Keynote lecture
    Luigi Nuzzo (Università del Salento)

     

    14:00 - Session 1: Training

    (president: Luigi Nuzzo - Università del Salento)

    Language and Power: the Spread of European Diplomatic Cuture in the Ottoman Empire through the ‘Ecole de jeunes de langues’
    Zülâl Muslu (Université Paris Ouest Nanterre)

    La formation diplomatique dans la littérature sur l’ambassadeur et l’art de négocier (fin XVIIe-début XVIIIe siècle)
    Dante Fedele (KULeuven)

    Librairie internationale et diplomatie (1789-1830)
    Annika Haß (Université de la Sarre/EPHE)

    Hauterive et l’École des diplomates
    Raphael Cahen (VUB/FWO)

    17:10-17:20 - Coffee Break

     

    17:20-18 :50 - Session 2 : Circulation of Ideas and Diplomatic Networks

    (president: Christine Lebeau)

    Gedruckte Vertragssammlungen als Medien des Völkerrechts in Theorie und Praxis
    Benjamin Durst (Universität Augsburg)

    Diplomatic Immunity between Theory and Practice: Abraham de Wicquefort (1606-1682) as a Case Study
    Stephan F. Mai (Universität Wien)

    19:30 - Conference dinner (presenters only)

     

    Day 2: 19 May 2017 (Fondation Biermans-Lapôtre/CIUP)

    08:00-08:30 - Welcome and coffee

     

    08:30-10:00 Session 2 (part 2): Circulation of Ideas and Diplomatic Networks

    (president: Christine Lebeau, Université Paris I Panthéon-Sorbonne)

    A Pragmatic Utopian ? Saint-Pierre’s vision on Perpetual Peace and its Practical Legal Background in Regency Diplomacy
    Frederik Dhondt (VUB/UAntwerpen/UGent-FWO)

    La conception des devoirs du négociateur en Nouvelle-France: héritage métropolitain ou cas particulier ?
    Alice Bairoch de Sainte-Marie (Université de Genève)

    10 :00-10 :10 - Coffee Break

     

    10 :10-13 :20 - Session 3 : Transformation of the Law of Nations

    (president: Miloš Vec, Universität Wien/IWM)

    The Guarantee of the Peace of Westphalia in the Law of Nations and its Impact on European Diplomacy
    Patrick Milton (Freie Universität Berlin)

    Trans-forming the Law of Nations in Diplomacy: the Case of the 18th Century Italian Peninsula
    Elisabetta Fiocchi Malaspina (Universität Zürich)

    The Legal Status of the ‘Memleketeyn’ (Wallachia and Molodvia) according to the Ottoman-Islamic Law of Nations
    Omer Duran (Istanbul University)

    La dignité impériale des rois de France en Orient: titulatures et traductions dans la diplomatie franco-ottomane
    Victor Simon (Université de Reims Champagne-Ardenne)

    13:20-14:30 - Lunch

     

    14:30-15:15 - Final debate –

    Conclusion
    Miloš Vec-Universität Wien/IWM

     

    Organising Committee

    • Raphael Cahen (Orléans/VUB-FWO)
    • Frederik Dhondt (VUB/UAntwerpen/UGent-FWO)
    • Elisabetta Fiocchi Malaspina (Zürich)

     

    Scientific Committee

    • Jacques Bouineau (Université de La Rochelle)
    • Paul De Hert (VUB)
    • Dirk Heirbaut (UGent)
    • Christine Lebeau (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
    • Gabriella Silvestrini (Università del Piemonte Orientale)
    • Matthias Schmoeckel (Universität Bonn)
    • Antonio Trampus (Università di Venezia)
    • Miloš Vec (Universität Wien/IWM)

    Venue

    Day 1: Maison de la Recherche (28, Rue Serpente ; 75006 PARIS)

    Day 2 : Fondation Biermans-Lapôtre (9A, Boulevard Jourdan ; 75014 PARIS)

  • Parutions

    Jeanne politique

    Jeanne politique

    Jeanne politique

    La réception du mythe de Voltaire aux Femen

    Vincent Cousseau, Florent Gabaude, Aline Le Berre

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-8428-7719-4

    Coll. Espaces Humains, 312 pages

    Présentation de l'éditeur

    Jeanne d’Arc, figure sans visage aux cents visages, est une « légende vivante » (Michelet) dont Napoléon et Schiller ont fait l’incarnation de la nation en armes, un symbole depuis lors sans cesse revivifié autant que martyrisé par les médiations historiographiques, littéraires, filmiques, populaires ou commerciales et les factions militantes qui s’en disputent l’héritage. Ce parcours de météore alliant la jeunesse, le charisme, l’intrépidité à une mort précoce et imméritée, la gloire à la déréliction, fascine autant qu’il dérange.

    Cet ouvrage analyse comment le mythe de Jeanne d’Arc s’est forgé et a évolué au cours des siècles jusqu’à aujourd’hui, à travers des réalisations artistiques, des manifestions publiques, des prises de positions politiques ou idéologiques, oscillant entre hommage et satire, panégyrique et stigmatisation, récupération et déconstruction.

     

    Sommaire

    Première partie. L'élaboration du mythe

    - Chapitre 1 : Vincent Cousseau, Lumières sur Jeanne d'Arc à la fin du XVIIIe siècle

    - Chapitre 2 : Till Kuhnle, Jeanne d’Arc ou le charisme de la pureté : l’image de la pucelle chez Shakespeare et chez Schiller

    - Chapitre 3 : Aline Le Berre, Héroïsme et féminité dans La Pucelle d’Orléans de Schiller

    - Chapitre 4 : Françoise Michaud-Fréjaville, De Condé à Bonaparte et Jeanne d’Arc. Une source d’E.-F.-É. Gois

    - Chapitre 5 : Vincent Robert, Jeanne parmi les bergères : la sainteté féminine dans les campagnes du Berry à l’époque de George Sand

    - Chapitre 6 : Jérôme Grévy, Donner la parole à Jeanne. Le théâtre johannique à la fin XIXe siècle

    Deuxième partie. La consolidation et la propagation du mythe

    - Chapitre 1 : Olivier Ihl, Contre la laïcité. Sur le pavoisement de Jeanne d’Arc dans le Paris de 1909

    - Chapitre 2 : Chantal Dhennin-Lalart, Jeanne, et vice-versa

    - Chapitre 3 : Christophe Le Dreau, Une héroïne positive : Jeanne d’Arc en Grande-Bretagne (1909-1920)

    - Chapitre 4 : Marion Polirsztok, Mémoire de Jeanne dans l'Amérique de la Grande Guerre : Joan the Woman (Cecil B. DeMille, 1916)

    - Chapitre 5 : Jacqueline Freyssinet-Dominjon, Envoyée de Dieu. Les figures de Jeanne d’Arc dans les manuels d’histoire de l’école catholique (1880-1980)

    Troisième partie. Le mythe entre exploitation et déconstruction

    - Chapitre 1 : Florent Gabaude, La Jeanne résistante et partisane d'Anna Seghers, de Bertolt Brecht et de Carl Schmitt

    - Chapitre 2 : Sophie Coudray, Les usages de Jeanne d'Arc dans le théâtre contemporain

    - Chapitre 3 : Sylvie Périneau, Représentions filmiques de Jeanne d'Arc : de l'attraction du futur à l'imagination de la réception

    - Chapitre 4 : Giuseppina Sapio, Le sacré au cinéma : enjeux sémiotiques et esthétiques dans Jeanne captive (2011) de Philippe Ramos

    - Chapitre 5 : Sabine Savornin, Entre extrême-droite et sextrêmisme : réactualisations de Jeanne d’Arc politique

  • Manifestation scientifique

    La famille dans les débats de la Convention

    La famille dans les débats de la Convention

    La famille dans les débats de la Convention

    mardi 28 mars 2017
    Lieu de la manifestation :

    Lyon

    Conférence organisée par l’École Doctorale de Droit,

    intervention de

    Monsieur Jean Bart

    Professeur émérite de l’Université de Bourgogne.

  • Parutions

    Introduction à Raymond Aron

    Introduction à Raymond Aron

    Introduction à Raymond Aron

    Auteur(s) : Gwendal Chaton

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7071-8566-2

    Coll. Repères, 128 pages

    Présentation de l'éditeur

    Cet ouvrage constitue une introduction à la pensée politique de Raymond Aron (1905-1983). Après être revenu sur l’itinéraire intellectuel et politique complexe de celui qui se définissait comme un « spectateur engagé », il présente et analyse ses contributions à différents champs du savoir : la sociologie des sociétés modernes, la théorie des régimes politiques, la philosophie politique, l’étude des relations internationales et la philosophie de l’histoire. 

    Ce livre a pour ambition de faciliter l’accès d’une nouvelle génération de lecteurs à la pensée de ce « classique méconnu ». Il repose sur une relecture qui se veut distanciée et sereine de l’ensemble de l’œuvre, et sur la prise en compte des acquis récents de la recherche française et internationale. Ce faisant, il vise aussi à dresser un panorama des différentes interprétations se déployant actuellement au sein des études aroniennes.

     

    Sommaire

    Introduction / Relire Raymond Aron ?

    I / L’itinéraire d’un « spectateur engagé » au XX e siècle : esquisse biographique

    Une éducation politique à l’ombre de la guerre (1905-1945)
    Les années 1920 : un jeune philosophe pacifiste et socialisant - Les années 1930 : penser la politique - Les années de guerre : un intellectuel de la France libre
    Une vie intellectuelle à l’ombre du communisme (1945-1983)
    Participer au relèvement français - Un cold war warrior à la Sorbonne - Les derniers combats

    II / Le sociologue des sociétés modernes

    Une étude comparée des sociétés industrielles
    L’âge des sociétés industrielles - Lutte des classes ou satisfaction querelleuse ? - Autonomie ou primat du politique ?
    Une théorie des régimes politiques contemporains - Une approche sociohistorique du totalitarisme - Une conception réaliste de la démocratie

    III / Le philosophe des libertés

    Un libéralisme non doctrinaire
    Un libéralisme antitotalitaire - La critique du libéralisme de Hayek
    Un libéralisme démocratique et réformiste
    Un libéralisme démocratique - La légitimité des revendications égalitaires et libertaires
    Le libéralisme du « dernier Aron »
    Une critique de l’égalitarisme - Une inflexion républicaine

    IV / L’analyste des relations internationales

    Une sociologie des relations internationales
    Une sociologie historique compréhensive - Des principales variables aux systèmes internationaux
    Idéologie réaliste et utopie libérale
    Contre l’utopie libérale - Contre l’idéologie réaliste
    Pour un machiavélisme postkantien
    Les vertus d’un réalisme libéral - Un éloge de la prudence

    V / Le sens et le devenir de l’œuvre

    Une interprétation progressiste de la modernité
    L’avènement de l’histoire universelle - Une confiance raisonnée dans l’idée de progrès
    Les lectures contemporaines d’Aron
    La lecture néokantienne - La lecture néoaristotélicienne - La lecture machiavélo-tocquevillienne

    Conclusion / La science politique d’Aron

    Repères bibliographiques

    1. Textes de Raymond Aron
    Ouvrages - Ouvrages posthumes - Articles cités
    2. Études sur Raymond Aron
    Ouvrages et thèses - Numéros spéciaux de revues - Articles cités
    3. Autres ouvrages cités

  • Manifestation scientifique

    Sciences, Morale, Politique

    Sciences, Morale, Politique

    Sciences, Morale, Politique

    2e journée Condorcet
    jeudi 16 mars 2017
    Lieu de la manifestation :

    Montpellier

    Programme

    10h30-12h - La raison des normes juridiques

    Alexandre Viala, EA2037, CERCOP, Université de Montpellier

    La question des rapports entre le droit et la raison est très ancienne. Certains juristes ont toujours considéré les deux notions étrangères l'une à l'autre. Pour eux, le droit est davantage le reflet de l'autorité que l'expression d'une vérité. D'autres, moins sceptiques, pensent déceler une rationalité voire une logique déontique dont les règles de droit, comme les décisions jurisprudentielles, seraient porteuses. Entre ces deux conceptions irréconciliables, il s'agira de montrer que la raison juridique, qui existe d'un point de vue rigoureusement formel, n'est que l'écorce superficielle d'un monde dont le contenu, quant à lui, est irrationnel : le monde des valeurs.

    14h30-16h - Le vote de l'animal moral

    Bernard Godelle, UMR5554, ISEM, Université de Montpellier

    Les décisions collectives humaines sont généralement analysées par des politologues, qui restent parfois interdits face à des comportements apparemment irrationnels. Et si, comme dans bien d'autres domaines (alimentation, choix du partenaire...), étaient à l'oeuvre dans nos choix sociaux des procédures cognitives retenues de longue date pour leur rapidité et leur efficacité, mais aujourd'hui en partie inadaptées à notre environnement moderne ?

    16h-17h30 - La primaire ouverte de la droite et du centre de novembre 2016 : entre logiques censitaires et influences des réseaux partisans locaux

    David Gouard, UMR5112, CEPEL, Université de Montpellier

    L'objectif de cette intervention est de proposer une explication des logiques de la participation et du choix électoral lors de la primaire de la droite et du centre à partir d'un dispositif d'investigation par questionnaires déployé sur sept bureaux de vote en France et d'une analyse statistique menée à l'échelle des départements.

    18h-20h - La démocratie, Oui ! Mais laquelle ?

    Nicolas Saby, UMR5149, IMAG, Université de Montpellier

    Cet exposé, qui viendra en clôture de la deuxième journée Condorcet consacrée à « sciences, morale et politique », cherchera à montrer comment la voie ouverte par les précurseurs que sont Borda et surtout Condorcet avec la mathématique sociale aide à comprendre les phénomènes électoraux. On montrera comment le vote, acte démocratique décisif, influence considérablement la vie démocratique, pas toujours en bien pour le collectif. Au moyen d'exemples simples et réels, les modèles mathématiques et les théorèmes associés nous aideront à comprendre les principaux obstacles ou impasses dans lesquels nous projettent les systèmes de votes usuels.

  • Manifestation scientifique

    Conférences d'Histoire de la pensée juridique moderne

    Conférences d'Histoire de la pensée juridique moderne

    Conférences d'Histoire de la pensée juridique moderne

    mardi 7 février 2017
    Lieu de la manifestation :

    Malakoff

    Conférences organisées dans le cadre du
    Master 2 d’Histoire de la pensée juridique moderne

     

    Préfets et professeurs de droit au XIXe siècle

    Mme Catherine Lecomte, professeur émérite à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, doyen honoraire de la Faculté de droit
    mardi 7 février 2017, à 14h00, salle du conseil.

     

    Imputabilité et culpabilité dans la pensée juridique médiévale

    M. Olivier Descamps, professeur à l’Université Panthéon-Assas
    le lundi 20 mars 2017, à 11h00, salle des actes.

     

    De "l’état de siège réel" à "l’état de siège fictif" : Histoire d’une institution militaire révolutionnaire

    M. Sébastien Le Gal, professeur à l’Université de Grenoble Alpes
    le mardi 21 mars 2017, à 14h00, salle des actes.

     

    Le doyen Hauriou et l’institution : quelques hypothèses

    M. Florent Garnier, professeur à l’Université Toulouse Capitole
    le mardi 18 avril 2017, à 14h00, salle des actes.

     

  • Vie académique

    Candidats inscrits sur la liste de qualification aux fonctions de maître de conférences et de professeurs par la Section 03 du CNU

    Candidats inscrits sur la liste de qualification aux fonctions de maître de conférences et de professeurs par la Section 03 du CNU

    Candidats inscrits sur la liste de qualification aux fonctions de maître de conférences et de professeurs par la Section 03 du CNU

    Session 2017
    samedi 25 février 2017
    Lieu de la manifestation :

    CNU, Histoire du Droit (section 03), résultats de la campagne 2017 de qualification aux fonctions de MCF et PR (liste des qualifiés)

    Conseil national des Universités
     
    Histoire du Droit (section 03)
     
    Qualifications aux fonctions de MCF et PR
     
    Campagne 2017 
     
    Note: seule la liste publiée par le Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche fait foi.
     

    Liste des candidat(e)s qualifié(e)s aux fonctions de Maitre de Conférences

    (les liens infra renvoient aux fiches correspondantes de la base "thèses.fr")

     
    Liste des candidat(e)s qualifié(e)s aux fonctions de Professeur(e)
     
    (les liens infra renvoient à l'annuaire des enseignants-chercheurs in "univ-droit.fr")
     
    • PERROT Xavier (MCF HDR, Université de Limoges, Institut d'Anthropologie juridique de Limoges).
    • RICHARD Edouard (MCF HDR, Université Rennes 1, IODE-Centre d'Histoire du Droit).
     
  • Parutions

    Du juste exercice de la force

    Du juste exercice de la force

    Du juste exercice de la force

    Christian Vigouroux

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7381-3517-9

    304 p., 23€

    Présentation de l'éditeur

    La force est crainte par tous et adulée par beaucoup. Elle est tout à la fois sollicitée et redoutée dans ses abus.
    La force fascine dans le commerce, le spectacle, comme dans la politique.
    Chacun se doit d’être fort, personnellement, de même que l’État doit être « fort ». À tout moment, la démocratie a besoin d’un bras fort mais elle exige un mode d’emploi de la force.
    Pourquoi la force ? L’article 12 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme que la force publique est nécessaire pour la garantie des droits de l’homme.
    La force peine à se différencier et à se garder de la violence, elle est dangereuse non seulement pour ceux qui la subissent mais aussi pour ceux qui l’ordonnent.
    Alors, pour que « force reste à la loi », pour que les hommes de force sachent se tenir, pour que le citoyen soit fier de la force exercée en son nom, comment affirmer et souvent imposer le « juste » exercice de la force ?
    Une réflexion essentielle pour aujourd’hui et pour demain.

    Christian Vigouroux est juriste et enseignant (professeur associé aux universités Paris-I puis de Saint-Quentin-en-Yvelines de 1996 à 2012). Il a été directeur de cabinet de deux ministres de l’Intérieur et de deux gardes des Sceaux. Il a publiéGeorges Picquart, dreyfusard, proscrit, ministre. La justice par l’exactitude etDéontologie des fonctions publiques.

     

    Consulter un extrait de l'ouvrage

  • Manifestation scientifique

    La pensée constitutionnelle de Robespierre

    La pensée constitutionnelle de Robespierre

    La pensée constitutionnelle de Robespierre

    jeudi 18 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Dijon

    Colloque organisé par Elsa Forey et Bernard Quiriny, Professeurs de droit public

     

    Présentation

    La personne, l’action et la pensée de Robespierre n’ont jamais cessé de susciter un vif intérêt chez les historiens et, plus généralement, chez tous ceux qu’intéressent la politique et la philosophie. Robespierre n’a en revanche jamais fait l’objet d’une étude proprement juridique, issue de la recherche en droit public, alors pourtant que les sujets qu’il a abordés relèvent directement du droit constitutionnel et, plus largement, de ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le « droit politique » : Constitution, déclaration des droits, droits de l’homme, droit naturel, libertés publiques, démocratie, séparation des pouvoirs, états d’exception, gouvernement révolutionnaire, distinction des régimes, limitation de la propriété, représentation, etc. Ce colloque a précisément pour but d’apporter un éclairage proprement juridique sur la pensée de Robespierre, selon deux logiques : mettre cette pensée à l’épreuve, bien sûr (quelle originalité ? Quelle cohérence ? Quelles influences ?), mais aussi profiter du détour historique par le robespierrisme pour mettre à l’épreuve les catégories usuelles du droit politique telles qu’elles se sont précisément constituées à l’époque révolutionnaire.

     

    Programme

    Jeudi 18 mai

    9h00 | Accueil des participants

    9h30 | Allocutions d’ouverture

     

    Première séance. Principes

    Sous la présidence de Patrick Charlot, Professeur à l’Université de Bourgogne

    9h55 | Robespierre lu par Roland Timsit

    10h05 | Quel peuple pour quelle démocratie ?
    Julien Boudon, Professeur à l’Université de Reims

    10h25 | La notion de représentation chez Robespierre
    Cécile Guérin-Bargues, Professeur à l’Université Paris-X

    10h45 | Débats et pause

    11h10 | Robespierre lu par Roland Timsit

    11h15 | L’idée de Constitution chez Robespierre
    Bernard Quiriny, Professeur à l’Université de Bourgogne

    11h35 | La défiance comme mode de gouvernement
    David Mongoin, Professeur à l’Université Lyon-III

    11h55 | Un pas machiavélien de Robespierre ?
    Maxime Dury, Maître de conférences HDR à l’Université de Bourgogne

    12h15 | Débats

     

    Deuxième séance. Libertés

    Sous la présidence de Karen Fiorentino, Professeur à l’Université de Bourgogne

    14h | Robespierre lu par Roland Timsit

    14h05 | De la nature à l’état social : la Déclaration des Droits de l’Homme selon Robespierre
    Nicolas Vion, Doctorant à l’Université de Bourgogne

    14h25 | Robespierre : de la liberté des modernes à la liberté des anciens
    Patrice Rolland, Professeur à l’Université Paris-XII

    14h45 | Robespierre et la formation de l’esprit public
    Frank Laidié, Maître de conférences à l’Université de Franche-Comté

    15h05 | Débats et pause

    15h30 | Robespierre et les garanties pénales
    Elsa Forey, Professeur à l’Université de Bourgogne

    15h50 | Les libertés économiques
    Etienne Muller, Professeur à l’Université de Strasbourg

    16h10 | Débats

     

    Vendredi 19 mai

    8h30 | Accueil des participants

     

    Troisième séance. Institutions

    Sous la présidence de Jean Bart, Professeur émérite de l’Université de Bourgogne

    9h | Robespierre lu par Roland Timsit

    9h05 | Construire une nouvelle catégorie politique. Robespierre et la “théorie du gouvernement révolutionnaire”
    Hervé Leuwers, Professeur à l’Université de Lille

    9h25 | Etre législateur et exercer un pouvoir de nature exécutive, la quadrature du cercle ? Robespierre et le comité de Salut public
    Michel Biard, Professeur à l’Université de Rouen

    9h45 | Robespierre et la défense nationale par les citoyens armés
    Eric Desmons, Professeur à l’Université Paris-XIII

    10h05 | Débats et pause

    10h30 | Robespierre et la réorganisation judiciaire sous la Constituante
    Jean-Jacques Clère, Professeur à l’Université de Bourgogne

    10h50 | L’organisation du travail de l’assemblée
    Elina Lemaire, Maître de conférences HDR à l’Université de Bourgogne

    11h10 Débats

    11h25 | Synthèse
    Michel Troper, Professeur émérite de l’Université Paris-X

    11h45 | Robespierre lu par Roland Timsit

     

    A voir aussi: Exposition BU Droit-Lettres "Robespierre et le robespierrisme selon Jean Dautry" du 2 au 31 mai 2017


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  • Parutions

    Revue d'histoire des facultés de droit et de la science juridique, n° 35, 2015

    Revue d'histoire des facultés de droit et de la science juridique, n° 35, 2015

    Revue d'histoire des facultés de droit et de la science juridique, n° 35, 2015

    Édition : 2016

    ISBN: 978-2-9525-1938-0

    Sommaire

    Les facultés de droit et la grande guerre (I)

    Catherine Fillon, De la chaire aux canons, les engagements combattants des enseignants des Facultés de droit pendant la Grande Guerre, p. 11
    Jean-Louis Halpérin, À partir de l’exemple des Éléments d’introduction générale à l’étude des sciences juridiques de Lévy-Ullmann (1917), le raidissement de la doctrine civiliste française, p. 31
    Norbert Foulquier, La mobilisation de la Faculté de droit, le Comité national d’action pour la réparation intégrale des dommages causés par la guerre, p. 45
    Renaud Bourget, Les conséquences de la Grande Guerre sur le dialogue doctrinal franco-allemand : l’exemple du droit fiscal, p. 61
    Bertrand Ancel, La Grande Guerre et de le droit international privé au travers des revues françaises, p. 101

     

    Réformer les facultés de droit en Europe au XXe siècle

    Jérôme de Brouwer, Face aux mutations socio-politiques : la Faculté de droit de l’Université Libre de Bruxelles à la Belle Époque, p. 119
    Bernardo Sordi, Les facultés de droit italiennes entre fascisme et République, p. 133
    Pierre Bonin, La réception de la réforme française de 1954 en histoire du droit : le témoignage de Gabriel Lepointe, p. 141
    Document :
    Gabriel Lepointe, La place des matières historiques dans la nouvelle licence en droit en France, p. 157
    Attila Pokecz Kovacs, Changements des régimes politiques et réformes de l’enseignement juridique au XXe siècle en Hongrie, p. 177
    Janez Kranjc, Les réformes de l’université et des études de droit pendant la Yougoslavie socialiste : le cas de la Faculté de droit de l’Université de Ljubljana, p. 191
    Ute Mager et Bettina Schöndorf-Haubold, L’enseignement juridique en Allemagne autour de la réforme de 2002, p. 221

     

    Les comptes rendus juridiques rendent-ils compte de l’histoire des facultés de droit ?

    Laetitia Guerlain, Culture et usages des savoirs anthropologiques chez les juristes, De quelques apports de l’étude des recensions bibliographiques (XIXe-XXe siècles), p. 233
    Prune Decoux, Rendre compte de la France : l’exemple de la Harvard Law Review, p. 279
    Anne-Sophie Chambost, On ne répond pas à un compte rendu. Exemples de polémiques autour de comptes rendus (de Paul Pont à D.S.), p. 299
    Philippe Jestaz, Les recensions civilistes : une difficile égalité, p.  317

     

    Mémoire contemporaine des facultés de droit

    Philippe Jestaz, Quand le consultant se fait historien, À propos de la rente viagère, p. 329
    Didier Truchet, Le Conseil National du Droit : contribution à l’histoire récente des facultés de droit, p. 339 
    Documents :
    Annexe n° 1 : Extraits du rapport « 76 Recommandations pour l’enseignement du droit » (22 janvier 2007), p.  352
    Annexe n° 2 : Extraits de l’Avant-projet de décret instituant un Conseil national du droit (version du 6 octobre 2007, consécutive à la réunion du CND du 5 octobre), p.  355

     

    Lectures de Penser le ius: quelle réception de l’ouvrage d’Aldo Schiavone par les théoriciens du droit et les historiens du droit français ?

    Pierre Bonin, Ubi societas ibi Ius, p. 361
    Jean-Louis Halpérin, Le droit fut-il exclusivement inventé par les Romains en Occident ? p. 369
    Jean-François Kervégan, Schiavone chez les philosophes, p. 377
    Michel Troper, Schiavone, Kelsen et la théorie de l’État, p. 383
    Jacques Caillosse, Le ius d’Aldo Schiavone et le droit administratif, p. 393
    Nader Hakim, Le droit romain et la démocratie : de Saleilles à Schiavone, p. 411
    Pierre Brunet, Le formalisme, invariant ou variable ?, p. 423
    Aldo Schiavone, Conclusion provisoire, p. 435

     

    Variétés

    Simon Teuscher, La codification des coutumes rurales à la fin du Moyen Âge : les médias et les agents du droit oral, p. 441
    Gaëlle Demelemestre, La théorie du droit de Diego de Covarrubias y Leyva, p.  465
    Anne-Sophie Chambost, « Ce n’est pas du droit… » L’histoire des idées politiques est-elle utile en droit ?, p. 499
    Stève Desgre Les juristes caricaturés : esquisse d’analyse de la représentation satirique de la justice au XIXe siècle, p.  541

     

    Comptes rendus d’ouvrage

    J. Péricard (dir.), La part de l’ombre. Artisans du pouvoir et arbitres des rapports sociaux (VIIIe-XVe siècles), PULIM, 2014, 290 p., par Jacques Krynen, p. 565
    G.D. Guyon †, La justice en questions, Recueil d’articles, Cahiers de l’Institut d’Anthropologie Juridique, no 40, P.U.L.I.M., 432 p., par Claire Bouglé, p.  566
    F. Stevens et L. Waelkens, Geschiedenis van de Leuvense rechtsfaculteit, Bruges, Die Keure, 2014, 368 p. , par Jean-Marie Cauchies, p. 570
    G. Richard, Enseigner le droit public à Paris sous la Troisième République, Dalloz, Nouvelle bibliothèque des thèses, 2015, par Katia Weidenfeld, p. 572
    O. Jouanjan et É. Zoller (dir.), Le « moment 1900 ». Critique sociale et sociologique du droit en Europe et aux États-Unis, Éditions Panthéon Assas, 2015, 381 p., par Laetitia Guerlain, p. 577
    J.B. Le Bohec, Norberto Bobbio et la question internationale, Rennes, PUR, 2016, par David Soldini, p. 583