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Histoire des idées

Retrouvez la liste des parutions et manifestations sur ce même sujet :
  • Manifestation scientifique

    Le droit selon Beccaria

    Le droit selon Beccaria

    Le droit selon Beccaria

    jeudi 28 septembre 2017
    Lieu de la manifestation :

    Montpellier

    L’Équipe de droit pénal (EDPM-UMR 5815)
    organise une conférence le 28 septembre 2017 à 15 h dans les locaux de la Faculté de Droit et Science politique.

    La conférence sera prononcée par

    Monsieur Éloi Clément, Maître de Conférences, membre de l’Équipe de droit pénal.

    L’entrée est libre et ouverte à tous.


    Conférence dans le cadre de la formation doctorale

  • Parutions

    Introduction aux doctrines et aux idées politiques

    Introduction aux doctrines et aux idées politiques

    Introduction aux doctrines et aux idées politiques

    Frédéric Claisse, Maxime Counet, Pierre Verjans

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-8073-0658-5

    Présentation de l'éditeur

    Comment s’articulent les grandes doctrines et idées politiques ? En quoi des auteurs comme Machiavel ou La Boétie peuvent-ils nous aider à comprendre l’exercice du pouvoir et la résistance à la domination ? Quels sont les clivages qui constituent la toile de fond de la vie politique ?

    De Bodin à Maurras et Renan, de Condorcet à Sen, de Montesquieu à Hayek et de Marx à Rawls et Piketty, en passant par Hobbes, Locke et Bossuet, les grands auteurs ont apporté des réponses à quatre questions fondamentales auxquelles toute société se trouve confrontée : qui sommes-nous ? Pourquoi vivons-nous ensemble ? Comment produisons-nous ? Comment distribuons-nous nos richesses ? Ces réponses continuent d’influencer en profondeur les débats politiques.

    Plutôt que de présenter les doctrines politiques en familles idéologiques homogènes (libéralisme, socialisme, conservatisme), cet ouvrage met en évidence les éléments essentiels des principaux énoncés politiques, quelle que soit l’étiquette sous laquelle ils circulent. Fruit de nombreuses années d’analyse et d’enseignement, ce manuel offre un point de vue original sur les doctrines et idées politiques, à travers une approche structurale qui insiste sur les jeux d’oppositions et de priorités, tout en passant en revue des œuvres fondatrices de notre imaginaire politique.

    Pour les étudiants, qui trouveront dans cet ouvrage une introduction à la pensée politique, ainsi qu’une approche analytique des grands auteurs ; pour les citoyens, à qui il fournira des ressources pour mieux s’orienter parmi les positionnements politiques et en comprendre la logique.

    Préface d'Yves Déloye

    192 pages

  • Manifestation scientifique

    Actualité d'une pensée radicale

    Actualité d'une pensée radicale

    Actualité d'une pensée radicale

    Hommage à Cornelius Castoriadis
    jeudi 26 octobre 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris
    Paris

    Le présent colloque proposera, à la fois, un hommage et une discussion sans complaisance. Il est organisé par l’EHESS et l’Université Paris 7.

    Présentation

     

    Cornelius Castoriadis disparaissait il y a 20 ans déjà, laissant à la postérité une œuvre importante et novatrice. Figure intellectuelle originale, il est à la fois célèbre et méconnu. Son nom est, et reste, le plus souvent, associé au groupe et à la revue Socialisme ou barbarie où, dans les années 1950 et 1960, s’est forgée l’une des analyses les plus lucides des régimes de type soviétique et une critique radicale du marxisme dans l'intention de sauver le projet révolutionnaire. La pensée de Castoriadis est, cependant, loin de se limiter à ce travail de théorie politique. Il a aussi élaboré, à partir des années 1960, une pensée proprement philosophique, révélée pour la première fois avec la publication, en 1975, de son maître-ouvrage, L'Institution imaginaire de la société, complété, par la suite, par les 6 volumes des Carrefours du labyrinthe.

    A partir de 1980, après avoir été élu directeur d’études à l’EHESS, il tiendra, dans cet établissement, 16 années durant, un séminaire de philosophie. Il y entreprendra une vaste enquête, inséparablement philosophique et historique, consacrée à ce qu’il nommait « la création humaine ». Celle-ci n’est pas, loin s’en faut, indépendante de sa théorie politique. Le projet socialiste, puis démocratique, en un sens radical du terme, se nourrit chez lui d’une pensée du social-historique, selon son expression, qui joue le rôle d’une philosophie fondamentale.

    Dans les ouvrages publiés de son vivant, Castoriadis traite de sujets de philosophie aussi bien que de politique, de psychanalyse aussi bien que d’économie, de sciences aussi bien que d’histoire grecque. Toutefois, sous cette apparente dispersion, la pensée de Castoriadis possède, sans prendre, certes, la forme d’un système, une grande cohérence. Ses concepts d’autonomie et d’hétéronomie, d’imaginaire social et d’imagination radicale, de chaos et de création, pour citer les plus évidents, informent toutes ses contributions, quel qu’en soit le champ disciplinaire.

    Le présent colloque proposera, à la fois, un hommage et une discussion sans complaisance. Les intervenants se confronteront à la pensée de Castoriadis en engageant une discussion avec elle.

    Spécialistes confirmés dans les champs de la politique ou de l’économie, de la sociologie, ou de la psychosociologie, de la psychanalyse ou de la philosophie, ils proposeront moins une évaluation globale de l’œuvre de Castoriadis qu’un examen de certaines de ses analyses en fonction de leurs propres thèmes de recherche et de leurs préoccupations personnelles. Loin des commentaires respectueux, il s’agira, à cette occasion, d’adresser à Castoriadis des questions susceptibles de mettre sa pensée à l’épreuve et, également, d’examiner les voies esquissées par cette pensée qui pourraient être reprises et prolongées de manière fructueuse. En un mot de soumettre à la discussion Castoriadis comme il le faisait lui-même avec les autres et comme il aurait aimé qu’on le fît avec lui – dans un esprit agonistique, parfois de manière polémique, mais, toujours, avec une force persuasive et une passion communicative peu communes.

     

    Programme

     

    Jeudi 26 octobre 2017

    (Amphithéâtre Alan Turing, bât. Sophie Germain)

     

    L’état du sujet aujourd’hui

     

    9h30 : Accueil

    9h50 : Présentation des 3 journées
    Vincent Descombes

    10h00 : Des significations imaginaires de la subjectivité et de ses avatars contemporains
    Florence Giustdesprairies

    10h30 : D’une subjectivité réfléchissante toujours à faire être
    Gerassimos Stephanatos

    11h00 : Castoriadis, critique de Lacan
    Philippe Caumières

    11h30 : Pause café

    11h45 : Echange avec les participants

    12h30 : Déjeuner

    14h30 : Des sujets autonomes ?
    Mats Rosengre

    15h00 : La critique de la rationalité chez Castoriadis
    Arnaud Tomès

    15h30 : L’idée de création chez Castoriadis
    Olivier Fressard

    16h00 : Pause

    16h15 :Table-ronde animée par Nicolas Poirier :

    La réception et la diffusion des idées de Castoriadis

    Avec Olivier Fressard, Florence Giust-Desprairies, Sophie Klimis, Mats Rosengren.

    17h00 : Echanges avec la salle

    18h00 : Fin

     

    Vendredi 27 octobre 2017

    (EHESS, Salle 13, 6e étage)

     

    Le pouvoir instituant de la démocratie

     

    9h00 : Accueil

    9h30 : Penser le labyrinthe. Archives, démocratie et création
    François Bordes

    10h30 : Quelles sont les limites de la « société » ? Peuple, culture et politique
    Stéphane Vibert

    11h30 : Pause café

    11h50 : « Il faut et il suffit que lʼenfant soit renvoyé à lʼinstitution de la signification », le complexe dʼOedipe selon C. Castoriadis
    Irène Théry

    13h00 : Déjeuner

    14h30 : La démocratie et les institutions de lʼautolimitation
    Philippe Urfalino

    15h30 : La constitution imaginaire et passionnelle de la communauté politique : Castoriadis lu par Spinoza
    Frédéric Lordon

    16h30 : Pause café

    16h40 : Lʼapport de Cornelius Castoriadis aux approches institutionnalistes critiques en économie
    André Orléan

    18h00 : Fin

     

    Samedi 28 octobre 2017

    (Amphithéâtre François Furet, EHESS)

     

    Perspectives actuelles sur l’imaginaire social

     

    9h00 : Accueil

    9h10 : La question de la vérité chez Castoriadis
    Frédéric Brahami

    9h50 : Echanges avec la salle

    10h10 : Politique et processus de laïcisation
    Bruno Karsenti

    10h50 : Echanges avec la salle

    11h30 : Pause café

    11h50 : Saisie imaginaire du monde, institutions politiques et autonomie des individus : de Castoriadis aux Grecs et des Grecs à nous
    Sophie Klimis

    12h30 : Echanges avec la salle

    12h45 à 14h00 : Pot de l’amitié

  • Parutions

    L'école de Le Play et le droit

    L'école de Le Play et le droit

    L'école de Le Play et le droit

    Contribution à l'histoire des rapports entre droit et science sociale

    Auteur(s) : Laëtitia Guerlain

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-2750-5778-1

    Coll. Thèses - Bibliothèque d'histoire du droit et droit romain, 564 pages

    Présentation de l'éditeur

    Au XIXème siècle, les relations entre le droit et la sociologie naissante ont revêtu de multiples formes. Certains juristes se sont adonnés à une véritable sociologie qui prenne pour objet le droit ; d'autres ont tenté d'informer la théorie du droit par la théorie sociologique, en important certains concepts. Cet ouvrage ambitionne de contribuer à l'histoire des rapports entre le droit et la science sociale au XIXème siècle, en mettant en lumière une autre déclinaison possible, jusqu'alors peu étudiée, de ces difficiles relations : celle de l'attirance d'une partie des juristes pour la sociologie empirique incarnée, sous la Troisième République, par l'École de Frédéric Le Play. C'est en effet au sein de la science sociale leplaysienne que les juristes de la Troisième République s'investissent le plus. Tandis que certains, guidés par leur catholicisme, envisagent la science sociale leplaysienne comme une arme de combat au service du conservatisme, d'autres s'en saisissent sur le plan méthodologique, afin de tenter de rénover une science du droit jugée trop légicentriste et formaliste. L'École leplaysienne, de son côté, accueille volontiers ces nombreux juristes, tant leur savoir-faire technique se révèle précieux pour rendre possibles les réformes de la société qu'elle appelle de ses voeux. Armée de nouvelles compétences juridiques, l'École leplaysienne entend s'ériger, à l'aide de ses travaux monographiques, en guide du travail législatif, afin de faire de la législation positive une application de la Loi morale. Ce faisant, elle s'affirme bel et bien comme une École de la Loi, bien plus que comme une École de la coutume, comme l'historiographie la dépeint fréquemment. 

    Préface d'Antoine Savoye

    Prix de thèse de l'École doctorale de droit de l'Université de Bordeaux (2012) 

    Second prix de thèse de l'Association des historiens des facultés de droit (2013) 

    Cette publication a reçu le soutien de l'École doctorale de droit de l'Université Montesquieu Bordeaux IV

  • Parutions

    Nous, Machiavel et la démocratie

    Nous, Machiavel et la démocratie

    Nous, Machiavel et la démocratie

    Sébastien Roman

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-2710-8299-2

    Présentation de l'éditeur

    Il est commun, aujourd’hui, d’associer la démocratie au consensus, et ce d’une double manière : d’une part en admettant qu’elle est le meilleur régime politique possible, d’autre part en considérant que l’accord vaut intrinsèquement mieux que le désaccord, et l’entente que le conflit. La qualité de la démocratie tiendrait à ses débats publics, qui à la fois rendent possible la confrontation des points de vue, tout en y mettant fin par l’obtention de consensus éclairés et légitimés par la règle de la majorité.
    Et si le conflit, au contraire, dans certaines conditions, devait servir de principe à la vie politique ? Il ne suffit pas de vivre en démocratie pour rendre la démocratie vivante. La démocratie n’est pas un régime mais un questionnement. Elle exige des citoyens une interrogation continue sur le bien commun à suivre.
    Machiavel n’était pas un démocrate. Mais c’est étrangement en actualisant sa pensée, dans le sillage des travaux de Lefort, qu’il est possible d’associer le conflit civil avec l’imaginaire social pour redynamiser la démocratie par la tension conflictuelle entre l’idéologie et l’utopie. Penser la démocratie à partir de ce que donne à penser Machiavel : voilà ce que s’efforce de faire Sébastien Roman, pour proposer dans une perspective républicaine le modèle d’un espace public dissensuel.

    Chercheur associé au laboratoire Triangle UMR 5206 de l’ENS de Lyon, Sébastien Roman est spécialiste de philosophie politique, et enseigne dans le secondaire et à la faculté de philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3.

    384 p.

  • Parutions

    Le Commerce et la Paix

    Le Commerce et la Paix

    Le Commerce et la Paix

    Auteur(s) : Peggy Ducoulombier,Eric Maulin Guillaume Barrera

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-8682-0977-1

    Coll. Annales de la faculté de droit de Strasbourg, 210 pages

    Présentation de l'éditeur

    L'association du commerce et de la paix est un lieu commun de la pensée libérale, mais peut-on encore y croire ? Le développement du commerce a peut-être renforcé la paix entre ceux qui pouvaient s'y adonner mais il n'a cessé de maintenir, à la périphérie de l’histoire, des exclus de la croissance qui réclament aujourd’hui leur part. 

    On pourrait avoir le sentiment qu’après le temps de l’espoir et de l’optimisme est venu celui des désillusions. Mais cette lecture serait bien superficielle. 

    L’un des apports importants des contributions de ce volume est de montrer que dès l’origine, chez Montesquieu ou Adam Smith, on observe un certain doute quant aux effets du commerce, qui contribue sans doute à la paix, mais parfois aussi à la guerre, qui élève la civilisation, mais parfois abaisse moralement les individus qui s’y adonnent ou sont victimes de la nouvelle organisation du travail. 

    Et cette ambivalence n’a jamais cessé de travailler ce couple finalement assez mal assorti, les arrière-pensées, les calculs mercantilistes n’étant jamais très éloignés des espoirs libre-échangistes.

     

    Sommaire

    Éric Maulin – Introduction

    Guillaume Barrera – « Le doux commerce » et la paix chez Montesquieu

    Jean-Daniel Boyer – Commerce, échanges et civilisation chez Adam Smith. Le commerce entre paix et guerre

    Philippe Gillig – Non-intervention économique et non-intervention militaire chez John Stuart Mill

    Martin Motte – La puissance maritime, le commerce et la paix

    Michel Dévoluy – L'ordolibéralisme et la zone euro

    Frédérique Berrod, Antoine Ullestad – Le commerce et la dévaluation des frontières nationales de l'Union européenne

    Vlad Constantinesco – L'Union européenne méritait-elle le prix Nobel ?

    Pierre de Souffron – Les enjeux des négociations entre les États-Unis et l'Union européenne dans la constitution d'une zone de libre-échange

    Franck Fischbach – La portée de la critique marxienne du marché

    Catherine Larrère – Les limites de la croissance sont-elles aussi celles du commerce ?

    Jean-Philippe Kovar – Les libertés économiques en droit interne et les libertés fondamentales du droit de l'Union

    Céline Pauthier – Le docteur Quesnay (1694-1774) : de la leçon d'anatomie à la leçon d’économie

    Louis de Fournoux – La concurrence des personnes publiques

  • Parutions

    Représentation politique et transformations de la citoyenneté - XVIIe-XXIe siècle

    Représentation politique et transformations de la citoyenneté - XVIIe-XXIe siècle

    Représentation politique et transformations de la citoyenneté - XVIIe-XXIe siècle

    Philippe Crignon, Christophe Miqueu

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-4060-6949-2

    Coll. Rencontres, 168 pages

    Présentation de l'éditeur

    Rejoignant le souci de l’histoire conceptuelle, ce livre examine les différentes dimensions qu’a revêtues la représentation politique depuis le XVIIe siècle et jusqu’à l’âge contemporain, et évalue dans quelle mesure elle a été au cœur des transformations de la vie civile et citoyenne.

  • Parutions

    Le président de la Ve République et les libertés

    Le président de la Ve République et les libertés

    Le président de la Ve République et les libertés

    Auteur(s) : Xavier Bioy,Alain Laquièze,Thierry Rambaud,Frédéric Rouvillois

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-2710-9506-0

    Coll. CNRS Alpha, 378 pages

    Présentation de l'éditeur

    Quels sont les effets du « présidentialisme » à la française sur nos libertés ?

    Ce livre tente d’établir un bilan historique, politique et juridique, de l’action des différents présidents de la République en ce qui concerne la protection, parfois aussi la restriction, des libertés fondamentales. Les chercheurs étudient en outre la palette des instruments juridiques dont les présidents se sont dotés pour agir dans ce domaine et comment le rôle du Président a pu être également variable en fonction des personnalités et des contextes politiques et sociaux. Des analyses générales de l’implication présidentielle alternent avec l’étude plus précise de quelques grandes libertés (vie privée, religion, expression, droits politiques...).

    Sont rassemblés les souvenirs de quelques « grands témoins » des différents mandats présidentiels comme Robert Badinter, Michel Charasse, Claude Guéant, Jean-Paul Costa... Mais cet ensemble réunit aussi certains des meilleurs spécialistes du droit public et de la science politique dans des analyses historiques et juridiques.

    Cet ouvrage constitue une synthèse originale et sans équivalent sur l’ensemble de la période 1958-2015.

    Préface de Valéry Giscard d’Estaing

  • Appel

    Crisis and Renewal in the History of Political Thought

    Crisis and Renewal in the History of Political Thought

    Crisis and Renewal in the History of Political Thought

    Fifth International Conference of the ESHPT, Univ. Heidelberg, 11-13 Oct. 2018
    mardi 15 août 2017
    Lieu de la manifestation :

    The European Society for the History of Political Thought (ESHPT, http://europoliticalthought.wordpress.com) invites proposals for individual papers and panels for its next international conference. In view of the contiguous research areas with (comparative) legal history, we reproduce the call:

    Amongst the keywords that have shaped the language of media, public conversation, politico-economic discourse and academic debate in the last few years, ‘crisis’ holds a prominent place. The term is applied to a huge variety of domains: from the never-ending cries of a ‘global economic crisis’ to descriptions of war zones as ‘crisis-torn’, on to characterisations of professionals as ‘crisis-experts’ as well as references to governmental ‘crisis-management’ teams. The frequency with which the word is utilised though does not signify clarity of meaning, nor does it denote historical and theoretical accuracy with regard to its origins and usages. In fact, the wide range of uses makes it for much uncertainty: from indicating stark alternatives and non-negotiable decisions, it has assumed vague connotations, which might be seen as a sign that the current historical era is deeply marked by instability and lack of clear direction(s).

    If the Oxford English Dictionary stresses that ‘crisis’ pointed, first and foremost, to the medical sense of ‘the turning-point of a disease for better or worse’, before the connotations closer to those normally referred to nowadays, that is of ‘times of difficulty, insecurity, and suspense in politics or commerce’, it is important to underline that plenty of historians have reflected on crisis from different angles. Economic and social historians (Eric Hobsbawm, Hugh Trevor-Roper, Roland Mousnier, Geoffrey Parker and others) have addressed the ‘general crisis of the seventeenth century’ as a series of calamities in Europe inaugurating the dynamic development of capitalism and the emergence of modern states. In a similar vein, Paul Hazard described the late seventeenth-century ‘crisis of the European mind’ as leading to the Enlightenment, while according to Reinhart Koselleck enlightened ‘critique’ represented a challenge (i.e. of the political by the social, ethical and cultural), and ‘crisis’ the moment of subversion. In each of these approaches the idea of ‘crisis’ comes across as a kind of ‘testing time’ that might give rise to new experimentation. As a matter of fact, this throws interesting light on the current, apparently ‘critical’ predicament of liberal democracy and the agenda this might prescribe for political theorizing.

    Whilst taking into consideration these approaches (which are just a sample), our conference at Heidelberg University, where Koselleck was a student and wrote Kritik und Krise, is shaped by the thematic and methodological preoccupations of the history of political thought. Our aim is to broaden some of these themes in new directions and investigate the notion of ‘crisis and renewal’ (also as a mirror image of work on ‘decline and fall’). We ask papers to focus on the ways in which the self-reflection of innovative thinkers in critical times moulded their vocabularies and the modalities in which the ‘critical’ element of their contributions was articulated. We invite proposals that address, but are not confined to, the following questions:

    • How does political thought react to critical moments in history?
    • Does political thought produce ‘crisis/es’?
    • Are moments of ‘crisis’ also moments of creativity for the history of political thought and political theory?
    • Are existing concepts at a given time suited to face crises or are established principles employed in different ways to respond and make sense of them?
    • How can we theorise, indeed reflect both theoretically and historically, vis-à-vis (notions of) ‘crisis’?
    • How do we account for the complex changes and developments occurred in the meanings of ‘crisis’ from ancient Greece (where the word was coined) up to the last few decades?
    • What trajectory/ies did ideas of crisis take in different contexts at different historical junctures?
    • What are the relations between political ideas and material factors such as famine, war, weather etc. in conjunction with ‘crisis’?

    These questions need to be addressed by embracing the full geographical and chronological spectrum of ‘European political thought’ from antiquity to the present. Given the interdisciplinary nature of the ESHPT and of the discipline of the history of political thought, we welcome papers and panels seeking to cover some of the questions above from multiple methodological and historiographical perspectives (e.g., political thought, political theory, history, philosophy, law).

    Keynote speakers: Erica Benner (Berlin) ; Paschalis Kitromilides (Athens)

    Proposals for individual 20 minute papers should be no longer than 250 words, and proposals for panels should not exceed 500 words. Short CVs of the speakers should be added (name, institutional affiliations, major publications – no more than five). Panels at the conference will normally last 90 minutes, with 3 papers each. (Exceptionally, panel proposals consisting of more than 3 papers can be accommodated.)
    Please send your proposals by 30 September 2017 to László Kontler, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., cc to Gregor Stiebert, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

    Authors will be notified of paper acceptance or non-acceptance by 15 December 2017.

  • Appel

    Social Histories of Neoliberalism

    Social Histories of Neoliberalism

    Social Histories of Neoliberalism

    vendredi 1 septembre 2017
    Lieu de la manifestation :

    What does the history of neoliberalism look like from the bottom-up? In recent years, historians have identified the 1970s and the 1980s as the dawning of a new era in global political economy. Its contours are complex and contradictory: old modes of production have been disrupted by technological transformations, new forms of financialization, and a shifting global geography of work; state regulation of the economy has been rolled back and delegitimized; the emergence of social movements committed to new forms of freedom has been accompanied by new forms of coercion and policing. While intellectual, economic, and political historians have begun to sketch the “commanding heights” of these transformations, we know far less about the lived experience of these important developments. And while these transformations in political economy were clearly global in their implications, our narratives of these years remain largely centered on the U.S. and Western Europe.

    The Journal of Social History is preparing a special issue devoted to exploring the history of neoliberalism at the grass-roots, the margins, and the periphery. “Social Histories of Neoliberalism” will feature articles revealing the lived experience of recent economic and political transformations from a variety of ignored locations around the world. We are particularly interested in articles that use empirically grounded case-studies to illuminate or challenge accounts of macro-level historical change, or that deploy or interrogate theoretical categories in innovative ways. And we are very open to transnational or comparative approaches that seek to unite the study of more than one geographic location (particularly non-Western locations). But we are deliberately leaving our terms open and our definitions broad. “Social Histories of Neoliberalism” is intended to draw together a variety of articles that would not otherwise be placed in dialogue and, in so doing, help to define and inspire new approaches to the history of these important decades.

    Please send a cv and an abstract of no more than 600 words to Sam Lebovic (slebovic[at]gmu.edu) by September 1. Articles selected for inclusion in the volume will be due by March 15, 2018, and will then be sent out for peer review.

    Contact Info: 

    Sam Lebovic (Associate Editor, Journal of Social History)

    Contact Email: 
    Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Parutions

    La Naissance du langage politique moderne

    La Naissance du langage politique moderne

    La Naissance du langage politique moderne

    L’héritage des Lumières de Filangieri à Constant

    Antonio Trampus

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-4060-5922-6

    Coll. L'Europe des Lumières, 192 pages

    Présentation de l'éditeur

    La fortune et la circulation de La Science de la législation par Gaetano Filangieri sont l’objet de cet ouvrage, qui nous fait comprendre pourquoi les hommes de lettres et les politiques continuèrent à s’intéresser à ce classique des Lumières pour se fondre dans la nouvelle Europe du XIXe siècle.

  • Parutions

    Intervention et libération d’Edmund Burke à John Stuart Mill

    Intervention et libération d’Edmund Burke à John Stuart Mill

    Intervention et libération d’Edmund Burke à John Stuart Mill

    Aurélie Knüfer

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-4060-5860-1

    Coll. Les Anciens et les Modernes - Études de philosophie, 478 pages

    Présentation de l'éditeur

    Un peuple a-t-il le droit de libérer un autre de son tyran ? Si cette intervention est légitime, est-elle opportune ? En montrant comment ces questions travaillèrent la philosophie libérale de 1789 à la fin du XIXe siècle, ce livre exhume les origines du problème philosophique du droit d’ingérence.

    Prix de la Chancellerie des universités de Paris 2014

    Prix de thèse de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) 2014

  • Parutions

    Luther and His Progeny

    Luther and His Progeny

    Luther and His Progeny

    500 Years of Protestantism and Its Consequences for Church, State, and Society

    John C. Rao

    Édition : 2017

    ISBN: 978-1-6213-8254-6

    Présentation de l'éditeur

    In October 2016, in Lund, Sweden, Pope Francis met with Lutheran church leaders to inaugurate a year of commemoration of the 500th anniversary of the posting of Martin Luther’s 95 Theses in 1517, the first salvo in his rebellion against the Catholic Church. What was the nature of that revolution of half a millennium ago? Upon what new trajectory did it launch human history? What were its hidden consequences? And why does Pope Francis’s proposed rapprochement of Catholic and Lutheran churches matter?

    In the twelve essays contained in this volume—based upon lectures delivered at the 2016 Roman Forum Summer Symposium on Lake Garda, Italy—the authors assess the impact of Luther’s novel theological and philosophical doctrines on faith, political theory, law, ethics, economics, and science—as well as his role in the devastation of Christendom and the creation in its place of the contemporary secular culture of the West. Acknowledging that the Reformation is not “the sole cause of the social problems of modernity” but rather “one major cause in a chain of causes,” the authors nevertheless make it abundantly clear that there is “nothing about Luther and his Protestant rebellion that we should celebrate.” With essays from John Rao, Chris Ferrara, Brian McCall, and eight others, Luther and His Progeny is a signal contribution toward understanding the full import of the Protestant revolt.

    290 pages

  • Appel

    John Stuart Mill et la révolution

    John Stuart Mill et la révolution

    John Stuart Mill et la révolution

    Colloque international, Paris, 25-26 mai 2018
    mardi 31 octobre 2017
    Lieu de la manifestation :

    Organisatrices : Aurélie Knüfer (Université Paul Valéry – Montpellier) ; Ludmilla Lorrain (Université Paris 1 – Panthéon/Sorbonne).

     

    Argumentaire

    De la Révolution française au printemps des peuples de 1848, John Stuart Mill a beaucoup écrit sur les révolutions. Il est en ce sens un témoin précieux des bouleversements politiques de son siècle. Ainsi, bien que l’idée de révolution ne fasse à aucun moment l’objet d’un traitement systématique, la référence au phénomène révolutionnaire, du point de vue historique aussi bien que théorique, est omniprésente dans son œuvre, se rencontrant dans une diversité de textes de nature et d’intention différentes. Marque caractéristique de son époque, la révolution constitue en outre un matériau privilégié pour la constitution d’une philosophie de l’histoire. Pourtant, ces textes restent aujourd’hui encore très peu étudiés. L’objectif de ce colloque est donc d’engager une réflexion sur le statut de la révolution dans la pensée de Mill.

     

    Mill sur la révolution, témoin ou acteur politique ?

    Premièrement, il nous semble essentiel d’éclairer la portée de ses écrits du point de vue historique et politique. En ce sens, nous souhaiterions interroger le rôle du philosophe commentant la révolution. Il s’agira ainsi de se demander si Mill nous offre un point de vue original sur cette réalité, produisant au fil de ses écrits une véritable pensée de la révolution, ou bien si, au contraire, ses textes ne sont à comprendre que comme autant d’interventions ponctuelles, liées aux événements politiques, soutenant ou condamnant, au gré des circonstances, telle révolution mais pas telle autre. C'est donc plus largement le rôle de l’intellectuel dans les bouleversements politiques de son temps que nous souhaiterions interroger. La question de la visée des textes de Mill doit ainsi être posée. En effet, s’il est certain qu’il est un témoin précieux des révolutions, certains textes constituent néanmoins de véritables interventions théoriques, dont l’objet n’est plus seulement de commenter les révolutions, mais d’aider à les provoquer – le cas le plus évident étant celui des « Quelques mots sur la non-intervention » –, ou, au contraire, de les empêcher.

     

    Utilité ou danger des révolutions ?

    Ce faisant, les textes de Mill portant sur la révolution font état d’une ambivalence très nette, la question de son utilité apparaissant bien plus complexe à décider qu’on ne pourrait le croire au premier abord. C’est cette ambivalence que nous voudrions, dans un second temps, questionner. Dans ses écrits sur la révolution, Mill témoigne d’une attention profonde aux conditions dans lesquelles se produisent les révolutions, mettant en évidence qu’elles peuvent aussi bien générer le goût de la liberté chez un peuple, que conduire aux pires violences. Et cette ambivalence semble d’autant plus difficile à cerner que Mill affirme qu’une révolution, bien que produisant inévitablement des maux terribles à court terme, peut dans le même temps être le véhicule des plus grands bienfaits à long terme. Aussi peut-on se demander s’il existe un calcul permettant de décider à l’avance si une révolution est souhaitable ou non, si elle sera civilisatrice ou si, à l’inverse, si elle conduira le plus sûrement un peuple à retomber dans la « barbarie ».

    En outre, si l’usage de la violence en politique est récusé de façon presque systématique, il apparaît parfois comme le seul moyen de faire accéder un peuple aux institutions libres. C’est ainsi que Mill souligne, dans un texte du 10 avril 1831 publié dans The Examiner, « The prospect of France » [In Collected Works of John Stuart Mill, éd. J.M. Robson, Toronto, University of Toronto Press, London, Routledge & Kegan Paul, 1963-1991, XXII, p. 296-297], que si la révolution est naturelle et nécessaire pour le peuple français, elle serait la pire des solutions pour les Britanniques. De la même manière, les mouvements de révoltes dans les colonies font l’objet de jugements divergents – la lutte irlandaise étant soutenue par Mill quand les révoltes indiennes ne sauraient être vues comme les prémisses d’une émancipation à venir. D’une situation à l’autre, d’un peuple à l’autre, le recours à la violence politique n’a donc pas le même statut. Dès lors, de cette multiplicité de positions, est-il possible de dégager des critères permettant de décider qu’une révolution est nécessaire ?

     

    Une « science » des révolutions ?

    C’est pourquoi nous aimerions finalement poser la question d’une possible « science des révolutions ». Intimement convaincu des risques liés au processus révolutionnaire, Mill a très tôt tenté de bâtir les outils conceptuels devant permettre de prévenir la violence politique, qu’elle se déploie dans l’espace théorique, comme justification du recours à la violence, ou dans la pratique même. L’enjeu était donc pour lui de faire en sorte que les réformes sociales s’accomplisse, la plupart du temps, sans la médiation de la violence révolutionnaire. Tel était d’ailleurs un des objets de l’éthologie qu’il entendait fonder dans le Système de logique (livre VI). La science des caractères individuels et collectifs qu’il entend bâtir peut être lue comme un outil garantissant la possibilité d’une transformation sociale sans usage de la violence, tout en permettant d’endiguer le problème de la contagion révolutionnaire. S’il nous semble que l’abandon de cette science tient à l’importance croissante qu’a pris aux yeux de Mill le principe de liberté, nous pouvons néanmoins interroger ce que cela nous dit de sa pensée de la révolution, comme phénomène imprévisible. Peut-être existe-t-il une part irréductible de la nature humaine, et particulièrement des collectifs, ne pouvant faire l’objet d’une théorisation. Il y aurait donc chez lui une réflexion sur la spontanéité des événements révolutionnaires, dont la prévention et la maîtrise ne sauraient être souhaitables.

    En outre, l’abandon de cette science, ayant vocation à expliquer ce qui précède et ce qui suit une révolution, ne conduit pas à la disparition de l’étude du phénomène révolutionnaire, mais à un changement de perspective sur lui. En ce sens, il ne s’agit plus tant de la prévoir que d’être en mesure de lire ce dont elle est le signe. Nous voudrions ainsi interroger la réflexion de Mill depuis le point de vue d’une philosophie de l’histoire, qui lit la révolution comme un processus historique nous renseignant sur l’état d’avancement d’un peuple. Cela devrait ouvrir, en outre, un travail sur la bataille qu’a mené Mill contre l’explication des échecs de certains peuples à mener à bien leur révolution à l’aide d’arguments déterministes et racialistes.

     

    Calendrier de l'appel à communication :

    Les propositions de communications (résumé de 2500 signes), en français ou en anglais, sont à adresser par mail àCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 31 octobre 2017. Elles devront mentionner adresse, discipline principale et affiliations.

    Les réponses aux propositions seront envoyées au plus tard le 30 novembre 2017.

  • Parutions

    Le pessimisme est un humanisme

    Le pessimisme est un humanisme

    Le pessimisme est un humanisme

    Schopenhauer et la raison juridique

    Auteur(s) : Alexandre Viala

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-8493-4304-3

    Coll. Libre droit, 306 pages

    Présentation de l'éditeur

    Demeuré longtemps dans l’ombre de Hegel dont il est le contemporain, Arthur Schopenhauer ne bénéficiera que d’une gloire posthume et influencera, à la fin du XIXème siècle, des penseurs importants à l’instar de Nietzsche ou Freud. Son apport majeur, qui est loin d’être dérisoire, est d’avoir renversé la perspective à partir de laquelle la philosophie occidentale pensait jusqu’à présent l’individu. Considéré comme un être libre et doué de raison, voici que l’homme est regardé, avec Schopenhauer, comme l’otage de la Volonté, concept derrière lequel le philosophe allemand range notamment les passions et les émotions. En définissant la souffrance comme constitutive de l’essence de la vie et en affirmant la thèse révolutionnaire de l’assujettissement des fonctions intellectuelles aux fonctions affectives, Schopenhauer nous livre une vision irrationaliste du monde dont cet ouvrage tire parti pour revisiter la pensée juridique moderne. Le présent essai propose de voir dans le désenchantement éthique et moral qui caractérise le libéralisme politique et le positivisme juridique l’ombre portée du pessimisme schopenhauérien.

  • Parutions

    Que reste-t-il de Marx ?

    Que reste-t-il de Marx ?

    Que reste-t-il de Marx ?

    Catherine Colliot-Thélène

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7535-5490-0

    Coll. Philosophica, 196 pages

    Présentation de l'éditeur

    Qu’il s’agisse de la conception de la critique en général, de la critique de l’économie capitaliste ou de celle de la politique, Marx nous offre toujours un trésor de ressources conceptuelles et analytiques dont la portée est loin d’être épuisée. Ce volume met en évidence divers aspects des analyses marxiennes qui s’avèrent d’une remarquable actualité.

    Avec le soutien de l’université Rennes 1.

    Ont contribué à ce volume Etienne Balibar, Louis Carré, Catherine Colliot-Thélène, Franck Fischbach, Guillaume Fondu, Katia Genel, Emmanuel Renault, Pierre Macherey et André Orléan.

     

    Sommaire

    • La philosophie
    • L’économie politique
    • La politique
  • Parutions

    Democracy In Chains

    Democracy In Chains

    Democracy In Chains

    The Deep History Of The Radical Right's Stealth Plan For America

    Nancy Maclean

    Édition : 2017

    ISBN: 978-1-1019-8096-5

    Présentation de l'éditeur

    A scholarly expose of the ideas of political economist James McGill Buchanan and multibillionaire Charles Koch explores their role in the radical right's six-decade campaign to eliminate unions, suppress voting, privatize public education, and minimize restrictions on the wealthy.

    Nancy MacLean is the award-winning author ofBehind the Mask of Chivalry (a New York Times "noteworthy" book of the year) andFreedom is Not Enough, which was called by the Chicago Tribune “contemporary history at its best.” The William Chafe Professor of History and Public Policy at Duke University, she lives in Durham, North Carolina.

  • Parutions

    Washington, sanctuaire de la religion civile américaine

    Washington, sanctuaire de la religion civile américaine

    Washington, sanctuaire de la religion civile américaine

    Essai iconologique sur les hauts lieux de la Cité fédérale

    Gilles Revelles

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7314-1052-5

    Coll. Droit et Religions, 718 pages

    Présentation de l'éditeur

    Véritable fresque, cet ouvrage retrace la construction de la représentation symbolique de la République des États-Unis, telle qu’elle se donne à voir et à ressentir dans différents lieux de la ville fédérale de Washington. Tour à tour, le lecteur chemine au cœur du projet architectural initial et des nombreuses métamorphoses extérieures et décoratives des grands bâtiments publics mondialement connus (Capitole, Cour suprême, Archives nationales, Cathédrale nationale). Il suit les pérégrinations songeuses de l’auteur dans les très nombreux mémoriaux disséminés sur le Mall, pour certains célébrissimes (Lincoln monument, Washington monument).

    Cet essai, d’une érudition rare, mêle avec bonheur histoire, histoire des institutions et du droit, histoire de l’art, science politique et culture religieuse. Il dévoile le contenu de ce qui nourrit la « foi nationale » des États-Unis, cette religion civile réalisée par ce pays et conceptualisée en Europe par Jean-Jacques Rousseau. Rarement la récupération du matériau religieux contenu dans le christianisme – récupération qui existe aussi dans de nombreuses narrations nationales d’Ancien régime européen – n’aura été aussi intense. C’est ce que prouve cette recherche. Elle a également le mérite d’en montrer toute l’évolution depuis la Révolution américaine...

    Préface de François  Brunet

  • Parutions

    Pour la plus grande gloire du roi

    Pour la plus grande gloire du roi

    Pour la plus grande gloire du roi

    Louis XIV en thèses

    Véronique Meyer

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7535-5464-1

    Coll. Histoire, 372 pages

    Présentation de l'éditeur

    De 1638 à 1704, plus de 130 thèses de philosophie, théologie, droit et médecine furent dédiées à Louis XIV. Cet ouvrage décrit successivement la place des thèses dans le cursus universitaire, leur soutenance, leur dédicace et leur diffusion ainsi que l’élaboration de leurs illustrations, en insistant sur le rôle des peintres, graveurs et éditeurs. Il montre comment elles rendent compte de l’histoire du roi et de l’évolution de son portrait physique et moral. Ce volume est accompagné d’un catalogue des thèses dédiées au roi, consultable en ligne.

    En coédition avec le Centre de recherche du château de Versailles.

    Véronique Meyer, professeur d’histoire de l’art à l’université de Poitiers, est spécialiste de l’estampe à l’époque moderne. Elle a publié notamment avec la Commission des travaux historiques de la Ville de Paris L’illustration des thèses à Paris dans la seconde moitié du xviie siècle. Peintres, graveurs, éditeurs (2002) et L’œuvre gravé de Gilles Rousselet (2004), et participé à l’exposition Images du Grand Siècle. L’estampe française au temps de Louis XIV (1660-1715), (Bnf-Getty Research Institute, 2015-2016).

     

    Sommaire

    La thèse : l’université, le candidat et le dédicataire

    • Les thèses dans le cursus universitaire

    • La soutenance

    • L’illustration des thèses

    Élaboration, diffusion, réception

    • Les peintres

    • Les graveurs

    • Contrats et dépenses

    Le roi, son histoire et son portrait

    • L’histoire du roi

    • Le portrait du roi

  • Manifestation scientifique

    La réciprocité : dimensions théologiques, juridiques et autres

    La réciprocité : dimensions théologiques, juridiques et autres

    La réciprocité : dimensions théologiques, juridiques et autres

    mardi 4 juillet 2017
    Lieu de la manifestation :

    Montauban

    Colloque international organisé par le CTHDIP, sous la direction de Christine Mengès-Le Pape

    Présentation

     

    La réciprocité proportionnelle : ciment de la Cité. Mais dans les relations d’échanges, le juste sous sa forme de réciprocité est ce qui assure la cohésion des hommes entre eux, réciprocité toutefois fondée sur une proportion et non sur une stricte égalité. C’est cette réciprocité-là qui fait subsister la cité.

    Aristote, Livre V, Éthiques à Nicomaque

    Après avoir interrogé -lors du colloque 2015- le principe de justice distributive, une suite peut être donnée et une question posée, celle de la réciprocité qui trouve ses origines à la fois dans les traditions religieuses mais également chez les philosophes et les jurisconsultes depuis l’Antiquité.

    Pour se faire proportionnelle, la justice ne semble pouvoir aller sans la réciprocité.

    Selon les théologiens et les juristes, la notion contient le principe de l’équivalence des échanges et du respect mutuel des conventions, elle dirige vers la philia. Il y a ici l’idée d’un retour d’amitié qui pourrait embrasser les relations entre États, religions et particuliers. Dans cette vision qui rapproche de la responsabilité et mène jusqu’à la réparation, voire la solidarité, on peut y voir la part des sources sacrées : le Livre de Jérémie invite à pratiquer « la justice envers les uns et les autres, … » (Jér 7, 5) ; la tradition islamique propose une réciprocité entre frères. C’est aussi le verset évangélique devenu règle d’or : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes » (Mt 7, 12). De leurs côtés, les juristes ont emprunté aux Grecs les accords réciproques, les synallagma, assortis à la notion de bona fides. La réciprocité semble pouvoir recouvrir toutes les relations, juridiques ou autres, égales ou inégales. On se rappelle ici des Homélies sur la richesse de Basile le Grand, « Dieu doit-il être accusé d’injustice pour avoir inégalement réparti les biens ? Tu es dans l’abondance, ton voisin est réduit à mendier, pourquoi cela ? Pour que tous les deux vous acquériez des mérites, toi par une bonne gestion, lui par une grande patience ». Au début du XIe siècle, une image proche est donnée par l’évêque Gérard de Cambrai pour expliquer la tripartition : « chacun des trois est réchauffé à droite et à gauche par les deux autres ». Plus tard, le Dictionnaire de Furetières rappela combien « la société des hommes est établie pour se donner un secours réciproque. Il y a des devoirs réciproques entre le Roi et les sujets, le père et les enfans, le mari et la femme. […] Notre propre raison nous engage à plusieurs devoirs réciproques ».

    À travers l’histoire fut ainsi livrée la formule « qui donne, reçoit ». On la trouve appliquée au Prince dans la fable Des membres et de l’estomac. Mais il est recommandé d’aller plus loin, au-delà des obligations symétriques, jusqu’à ne plus rien attendre en retour. En temps de crise, lorsque les ruptures menacent, ces relations réciproques ont pu paraître abîmées par l’individualisme et le matérialisme ambiants qui ont imprégné les conceptions spirituelles, juridiques, économiques et autres. La réciprocité d’amitié a pu se faire exception. Dès lors, face aux éloignements de cet ordre naturel qui porte normalement vers les autres, peuvent s’ouvrir des interrogations situées entre donner et recevoir, vers la gratuité et l’asymétrie.

    Il s’agira d’étudier le principe de réciprocité, ses moyens et ses finalités, appliqués à la diversité des échanges, … lors des temps d’unité ou de rupture. Sur la diversité de ces aspects marqués par un passé souvent heurté, le colloque réunira des dignitaires religieux, des personnalités de la finance et des universitaires.

    Christine Mengès-Le Pape, Professeur à l’université de Toulouse 1 Capitole

     

    Programme

     

    Mardi 4 Juillet

    (Auditorium du Centre Universitaire de Tarn-Et-Garonne)

     

    8h30 : Accueil des participants

    9h00 : Ouverture du colloque
    Monsieur Philippe Nélidoff, Doyen de la Faculté de droit de Toulouse
    Madame Corinne Mascala, Présidente de l’université Toulouse 1 Capitole
    Monsieur Jean-Louis Marty, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tarn-et-Garonne
    Madame Brigitte Barèges, Maire de la Ville de Montauban
    Monsieur Christian Astruc, Président du Conseil Départemental de Tarn-et-Garonne
    Madame Carole Delga, Présidente du Conseil Régional Occitanie - Pyrénées – Méditerranée
    Monsieur Pierre Besnard, Préfet de Tarn-et-Garonne

    Ouverture des travaux
    Christine Mengès-Le Pape, Professeur à l’Université Toulouse 1 Capitole

     

    Des définitions, une histoire

    10h00 : Séance sous la présidence de Philippe Nélidoff, doyen de la faculté de droit de Toulouse

     

    Reciprocatio. La « réciprocité » antique entre alternance, retour, écho et réflexion
    Jean-Marie Pailler, Professeur émérite de l’université Toulouse-Jean Jaurès

    Dépasser l’exigence de réciprocité : La règle d’or, expression de la loi naturelle ou précepte évangélique, d’après les Pères Latins (IIIe-Ve siècle)
    Anne-Claire Favry, Professeur à la Faculté de théologie de Toulouse

    Les différentes formes de réciprocité dans la spiritualité chrétienne d'après le Nouveau Testament et les Pères
    Jean-Claude Larchet, Professeur émérite de la Faculté de théologie de Strasbourg

     

    Discussion

     

    11h15 : Séance sous la présidence de Michael Wygoda, Directeur du département de droit hébraïque au Ministère de la Justice, Jérusalem

    Le Concordat de Worms (1122) : la paix par la réciprocité
    Sylvain Gouguenheim, Professeur à l’ENS de Lyon

    Le concordat napoléonien : un concordat pacificateur
    Philippe Nélidoff, Doyen de la Faculté de droit de Toulouse

    Les négociations concordataires, des matchs équilibrés ? (note écrite)
    Brigitte Basdevant-Gaudemet, Professeur émérite de l’université Paris-Sud

    Réciprocité et humanité. Sur l’universalité des normes juridiques et morales
    Johann Chapoutot, Professeur à l'université Paris-Sorbonne

     

    Discussion – Repas

     

    La réciprocité dans la pratique juridique

    14h00 : Séance sous la présidence de Sylvain Soleil, professeur à l’université de Rennes

     

    Le principe de réciprocité à l'épreuve de la vie conjugale au XIXe siècle
    Bénédicte Decourt-Hollender, Maître de conférences à l’université de Nice

    Les engagements réciproques des époux et des partenaires : étude comparée
    Marc Nicod, Professeur à l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité dans les contrats
    Philippe le Tourneau, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité dans la pratique du droit privé tunisien
    Mohamed Kamel Charfeddine, Professeur à l’université de Tunis El Manar

     

    Discussion

     

    16h00 : Séance sous la présidence de Philippe le Tourneau, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole

    Réciprocité malmenée. Réciprocité restaurée. Les expertises angevines des XVIIe-XVIIIe siècles en matière de responsabilité contractuelle
    Sylvain Soleil, Professeur à l’université de Rennes

    Réciprocité et responsabilité civile
    Jérôme Julien, Professeur à l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité dans le droit islamique de la responsabilité civile
    Ahmed Ben Taleb, Professeur à l’université de Tunis El Manar

    Réciprocité et altérité dans le droit talmudique
    Michael Wygoda, Directeur du département de droit hébraïque au Ministère de la Justice à Jérusalem

     

    Discussion

     

    La réciprocité en question, limites et reconnaissances

    (Salle de conférences de l’ancien collège)

     

    18h45 : Séance solennelle ouverte par Mgr. Bernard Ginoux, évêque de Montauban

     

    Les limites de la réciprocité
    Bernard Bourgeois, Président honoraire de l’Académie des sciences morales et politiques, Professeur émérite de l’université Paris I Panthéon Sorbonne 

    La réciprocité entre le religieux et le politique
    Hanna Suchocka, ancien Premier Ministre de Pologne, Professeur à l’université Adam-Mickiewicz de Poznan

    Réhabiliter l’humanisme politique et spirituel : la Réciprocité comme contre-valeur
    Fadi Daou, Président de la Fondation Adyan, Professeur de théologie et géopolitique des religions à l’université Saint-Esprit (Liban)

    20h00 : Fin de la journée

     

    Mercredi 5 Juillet

    (Auditorium du Centre Universitaire de Tarn-et-Garonne)

     

    Penser et appliquer la réciprocité

    9h00 : Séance sous la présidence de Sylvain Gouguenheim, Professeur à l’ENS de Lyon

     

    La réciprocité à l’école de Jules Ferry, à travers les manuels de morale
    Bernadette Pierchon, Maître de conférences à l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité à Toulouse-Droit, dans la seconde moitié du XXe siècle
    Marie-Bernadette Bruguière, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole, Universitas

    La fascination transhumaniste démasquée, l'altérité en danger
    Tanguy-Marie Pouliquen, Professeur à la Faculté de théologie de Toulouse

     

    Discussion

     

    10h30 : Séance sous la présidence de Marie-Bernadette Bruguière, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole

     

    La réciprocité en action. L’œuvre humanitaire oubliée de l’UNRRA (1943-1947)
    Joseph Lapsos, professeur à l’université pédagogique de Cracovie

    Réciprocité et fraternité dans le domaine de la protection sociale
    Jacques Bichot, Professeur émérite de l’université Lyon III

    La gratuité, moteur de la réciprocité
    Bruno Gautier, Doyen de la Faculté de théologie de Toulouse

    Contrat de travail ou empowerment : de la réciprocité au don…
    Marie-Christine Monnoyer, Professeur à l’université Toulouse 1 Capitole
    Nathalie Geneste, Maître de conférences à l’université de Bordeaux

     

    Discussion

     

    Au-delà de la réciprocité, la justice

    (Salle de conférences de l’ancien collège)

    14h00 : Séance sous la présidence de Jacques Bichot, Professeur émérite de l’université Lyon III

     

    Justice, violence et réciprocité. L’équité comme source et mère du droit
    Pierre-Louis Boyer, Maître de conférences à l’université catholique de l’Ouest 

    René Girard et les risques de la réciprocité
    Christian Lavialle, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole

    Certains sont d'avis que c'est la réciprocité qui constitue la justice… Ont-ils raison ?
    Henri Torrione, Professeur à l’université de Fribourg

     

    Discussion

     

    La réciprocité comme relation

    15h30 : Séance sous la présidence de Bruno Gautier, Doyen de la Faculté de théologie de Toulouse

     

    Le principe de réciprocité dans les accords bilatéraux entre l'Union européenne et la Suisse
    Inga Kawka, Maître de conférences à l’université pédagogique de Cracovie

    La réciprocité dans les relations internationales - considérations autour des relations franco-polonaises 1919-1939
    Tomasz Schramm, Consul de France à Poznan, Professeur à l’université Adam-Mickiewicz de Poznan

    Polémiques autour de la création de l'Empire colonial français : la réciprocité dissymétrique
    André Cabanis, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole
    Adrien Blazy, Chargé de cours à l’université Toulouse 1 Capitole

     

    Discussion

     

    Le dialogue dans la réciprocité

    17h00 : Séance solennelle ouverte par Corinne Mascala, présidente de l’université Toulouse 1 Capitole

     

    Dialogue et laïcité : la réciprocité entre État et religions ?
    Arnaud Schaumasse, Chef du bureau central des cultes

    De la réciprocité dans le judaïsme
    Haïm Korsia, Grand Rabbin de France

    Spiritualité chrétienne et altérité
    François Clavairoly, Président de la Fédération protestante

    La réciprocité : Une nécessité pour toute communauté
    Mohammed Moussaoui, Président honoraire du Conseil Français du Culte Musulman

     

    Discussion

     

    19h00 : Fin de la journée

     

    Jeudi 6 Juillet

    (Auditorium du Centre Universitaire de Tarn-et-Garonne)

     

    Réciprocités interreligieuses (I)

    9h00 : Séance sous la présidence de Charis Meletiadis, Professeur à l’université Panteion d’Athènes

     

    La réciprocité pour le bien vivre ensemble : la minorité musulmane en France et en Europe
    Janati Abderrahim, Doctorant à l’université Toulouse 1 Capitole

    Quelle citoyenneté pour les chrétiens au Proche-Orient ?
    Annie Laurent, Spécialiste du Proche-Orient, docteur d’État en sciences politiques

    Le droit des minorités musulmanes dans les pays de l’Islam sunnite
    Mounir Tlili, ancien Ministre des affaires religieuses de Tunisie, Professeur à l’université Zitouna de Tunis

    Réciprocités interreligieuses ? Mêmes mots, points communs doctrinaux, mêmes attitudes ? Quelle liberté ?
    François Jourdan, Professeur à la Faculté de théologie de Toulouse

     

    Discussion

     

    Recherche : l’épreuve des doctrines politiques et juridiques (II)

    9h00 : Séance sous la présidence de Danielle Anex-Cabanis, professeur à l’université Toulouse 1 Capitole
    Guy Astoul, Professeur honoraire à l’université Toulouse 2 Jean-Jaurès

     

    La réciprocité du traitement du sujet par l’État et l’Église chez Jean Pey : une pensée religieuse alternative du XVIIIe siècle
    Pierre-Henri Vignoles, Allocataire de recherche à l’université Toulouse 1 Capitole

    L’exercice de la vertu citoyenne : un engagement pour la liberté politique (1792-1794)
    Jérémy Maloir, Doctorant à l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité au XIXe siècle, une notion essentielle dans les relations entre assureurs et assurés
    Marine Vigneron, Doctorante à l’université Toulouse 1 Capitole

     

    Discussion

     

    Réciprocité pour l’équité

    10h30 : Séance sous la présidence de Tomasz Schramm, Consul de France à Poznan, Professeur à l’université Adam-Mickiewicz de Poznan

     

    La réponse terrestre à la grâce de Dieu
    Danielle Anex-Cabanis, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole

    Aux racines de la notion de réciprocité : la recherche de l'équité entre les parties dans la procédure de l'empire romain tardif
    Christophe Camby, Chargé de cours à l’université de Tours

    La réciprocité comme un moyen de salut dans certaines pratiques économiques du Moyen Âge
    Nikoletta Giantsi, Professeur à l’université d’Athènes

    Les relations entre le droit canonique et le droit étatique du point de vue processuel
    Hélène de Courrèges, Maître de conférences à l’université de Rouen

     

    Discussion

     

    Vers la solidarité

    14h00 : Séance sous la présidence de Mounir Tlili, ancien Ministre des affaires religieuses de Tunisie, Professeur à l’université Zitouna de Tunis

     

    Droit et devoir chez Burlamaqui
    Jean-Paul Coujou, Professeur à l’institut catholique de Toulouse

    Dialogue et controverses entre protestants et catholiques au temps de l'Académie de Montauban (1600-1659)
    Guy Astoul, Professeur honoraire à l’université Toulouse 2 Jean-Jaurès

    Une forme de réciprocité ecclésiastique pendant les guerres de religion : la notion de concession perpétuelle entre les Catholiques et les Orthodoxes
    Charis Meletiadis, Professeur à l’université Panteion d’Athènes

    La réciprocité entre l’Église plénière et ses dissidences selon Daniel-Rops
    Hervé Le Roy, Maître de conférences à l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité dans la pensée d’Hannah Arendt
    Vicktor Kaploun, Professeur à l’université de Saint-Pétersbourg

     

    Discussion

     

    15h30 : Séance sous la présidence de Hanna Suchocka, ancien Premier Ministre de Pologne, Professeur à l’université Adam-Mickiewicz de Poznan

     

    Une approche islamique de la réciprocité
    Mohamed Nouri, Président du Conseil français de la Finance Islamique

    La réciprocité entre les pays du Nord et ceux du Sud
    Léon Okioh, Professeur à l’université d’Abomey

    Le principe de réciprocité en droit de l’OMC, au-delà du do ut des ?
    Piotr Szwedo, Professeur à l’université Jagellonne de Cracovie

    La réciprocité dans la doctrine romaine depuis le second XIXe siècle
    Christine Mengès-Le Pape, Professeur à l’université Toulouse 1 Capitole

     

    Discussion

     

    17h30 : Clôture

  • Parutions

    Histoire des idées politiques en 50 fiches

    Histoire des idées politiques en 50 fiches

    Histoire des idées politiques en 50 fiches

    Auteur(s) : Arnaud Coutant

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-3400-1881-5

    Présentation de l'éditeur

    S'inscrivant dans une logique chronologique, cet ouvrage propose une relecture de l'histoire des idées politiques de l'Antiquité à nos jours, par l'intermédiaire de 50 fiches thématiques. 

    Il se divise en trois grandes parties, faisant apparaître les évolutions politiques et juridiques qui ont permis, au niveau institutionnel, le passage de la cité à l'État et, au niveau des droits, la mutation majeure qui a fait du citoyen antique l'individu moderne. 

    Chaque fiche, centrée sur un courant et sur une période, présente les auteurs marquants, leurs ouvrages et les idées défendues. Des lectures sont également proposées pour approfondir le thème, à la fin de chaque fiche. 

    Cet ouvrage permet de définir les mouvements de réflexion politique et de replacer dans leur contexte les principaux débats. De l'Antiquité à la modernité, en passant par le Moyen Âge, la Renaissance, les Lumières, ou encore les différentes révolutions, il s'agit d'offrir aux lecteurs des clés de compréhension pour les périodes étudiées. 

    Destiné aux étudiants des facultés de droit (Licence et Master de droit et de science politique), et des Instituts d'études politiques, le présent manuel peut servir pour un public plus large afin de mieux comprendre les mouvements politiques encore à l'oeuvre au XXIe siècle.

    480 pages

  • Appel

    Prix Montesquieu - Association Française des Historiens des idées politiques

    Prix Montesquieu - Association Française des Historiens des idées politiques

    Prix Montesquieu - Association Française des Historiens des idées politiques

    mercredi 31 janvier 2018
    Lieu de la manifestation :

    Aix-en-Provence Cedex 1

    Décerné à une Thèse soutenue entre Décembre 2015 et Décembre 2017

    Institué depuis 1989, le Prix Montesquieu couronne la meilleure thèse d’Histoire des Idées Politiques en langue française.

    Décerné tous les deux ans par un jury composé de trois Professeurs désignés par le Bureau de l’AFHIP, au sein des membres de l’Association, ce prix donne lieu à la remise d’un diplôme et est doté de 1.500 €.

    Les thèses soutenues entre Décembre 2015 et Décembre 2017 devront parvenir avant le 31 Janvier 2018, en double exemplaire, au Siège social de l’AFHIP (les thèses adressées par les candidats ne seront pas restituées).

     

    Jury 2016-2017 :

    1. Francesco Di Donato, Professeur, Université de Naples « Parthenope », Italie
    2. Anthony  Mergey, Professeur, Université Paris II Panthéon-Assas
    3. François  Quastana, Professeur, Université de Lille 2

     

    Contact : 

    04 42 17 28 74 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Manifestation scientifique

    Mondialisation vs globalisation : les leçons de Simone Weil

    Mondialisation vs globalisation : les leçons de Simone Weil

    Mondialisation vs globalisation : les leçons de Simone Weil

    lundi 12 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris

    Colloque de la Chaire Etat social et mondialisation : analyse juridique des solidarités, Prof. Alain Supiot.

    Présentation

    Prendre la mesure du processus actuel de déstabilisation des cadres institutionnels à l'échelle du monde suppose un minimum de rigueur terminologique, que n'autorise pas la notion aussi vague que trompeuse de "globalisation". La langue française offre, avec la distinction qu'elle autorise entre globalisation et mondialisation, le moyen de mettre un peu de rigueur dans ce débat. Mondialiser, au sens premier de ce mot (où « monde » s'oppose à « immonde », comme « cosmos » s'oppose à « chaos »), consiste à rendre humainement vivable un univers physique : à faire de notre planète un lieu habitable. Autrement dit, mondialiser consiste à maîtriser les différentes dimensions écologique, sociale et culturelle du processus de globalisation. Et cette maîtrise requiert en toute hypothèse des dispositifs de solidarité, qui articulent la solidarité nationale aux solidarités locales ou internationales. Si le contexte dans lequel elle se posent est radicalement nouveau, ces questions ne sont pas en revanche d'une nature différente de celles qui ont pu être soulevées dans des périodes historiques précédentes. A la fois proche et déjà éloignée de nous, la seconde révolution industrielle a vu se conjuguer des innovations techniques et des bouleversements politiques, obligeant à poser à nouveaux frais la question de la justice entre les hommes et des moyens de sa réalisation. De ce précédent nous pouvons essayer de tirer non des recettes, mais au moins des leçons. L'œuvre de Simone Weil peut ici servir de guide, aussi bien dans son exceptionnelle lucidité que dans ses errements. Animée par des questions de tous les temps, cette œuvre fulgurante est aussi nourrie de l'expérience ouvrière, politique et syndicale de son temps. Ouvert à tous dans la seule limite des places disponibles, le Colloque organisé les 12 et 13 juin 2017 au Collège de France aura donc pour objet d'explorer les vertus heuristiques de la distinction entre mondialisation et globalisation, dans un dialogue avec cette œuvre.

     

    Programme

    Lundi 12 juin 2017

    09h00 Introduction
    Alain Supiot, Professeur au Collège de France

     

    09h15 - Session 1 - Le milieu vital

    Le regain des lieux en contexte de mondialisation : de nouvelles formes d’enracinement ?
    Michel Lussault, Professeur des universités à l’École Normale Supérieure de Lyon

    Mondialiser nos responsabilités : transmettre un milieu habitable
    François Ost, Professeur aux universités de Bruxelles (Saint-Louis) et Genève, Président de l’Académie européenne de théorie du Droit

    Enracinement et détachement : pour une « écounomie »
    Cécile Renouard, Professeur au Centre Sèvres-Facultés jésuites de Paris et Directrice de recherches à l’École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC)

     

    14h00 - Session 2 - La confrontation des civilisations

    Penser depuis la colonie : une leçon de Simone Weil
    Souleymane Bachir Diagne, Professeur à l’Université Columbia, New-York (États-Unis)

    L’enracinement et la mondialisation : le problème du patriotisme au Japon
    Kazumasa Kado, Professeur à l’Université Ryukoku (Japon)

    La critique du déracinement dans le monde globalisé et ses échos indiens
    Annie Montaut, Professeur à l’Institut national des Langues et Civilisations orientales (Inalco)

     

    Mardi 13 juin 2017

     

    09h00 - Session 3 - Les conditions d’un travail non servile

    De Simone Weil à André Gorz : travail ou non-travail ?
    Robert Chenavier, Philosophe, Directeur des Cahiers Simone Weil

    Travail : un objet politique sans sujet ?
    Yves Clot, Professeur au Centre National des Arts et Métiers (CNAM)

    Repenser la condition juridique des travailleurs
    Isabelle Vacarie, Professeur émérite à l’Université Paris Ouest

     

    14h00 - Session 4 - La personne et le droit

    Figures juridiques de la personne : lire aujourd’hui « La personne et le sacré »
    Catherine Labrusse-Riou, Professeur émérite à l’Université Panthéon-Sorbonne

    Les droits font-ils obstacle à la justice ?
    Filippo Pizzolato, Professeur à l’Université de Milan-Bicocca et à l’Université Catholique de Milan

    Simone Weil : les « mots du Droit » et l’institutionnalisation de l’indifférence
    Emilios Christodoulidis, Professeur à l’Université de Glasgow (Royaume-Uni)

     

    17h00 Conclusion
    Alain Supiot, Professeur au Collège de France

    17h30 Fin du colloque

  • Parutions

    Les nations européennes entre histoire et mémoire, XIXe-XXe siècles

    Les nations européennes entre histoire et mémoire, XIXe-XXe siècles

    Les nations européennes entre histoire et mémoire, XIXe-XXe siècles

    Francis Démier, Elena Musiani

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-8401-6253-7

    Coll. Les passés dans le présent, 350 pages

    Présentation de l'éditeur

    Cet ouvrage s'inscrit dans un programme de recherche intitulé « Les nations et l’Europe : deux mémoires en parallèle ». Ce programme développé au sein du Labex de l’université de Paris-Nanterre, Les passés dans le présent, a pour objectif l’analyse des relations entre le sentiment national et l’idée européenne depuis la fin du XVIIIe siècle. De l’Europe des révolutions qui ouvre le XIXe siècle, à celle de Maastricht, un dialogue à la fois conflictuel et complémentaire a été poursuivi entre les tenants d’une identité nationale privilégiée et ceux qui ont plaidé en faveur d’un destin commun des peuples de l’Europe.

    Ce livre s’est alors donné pour objectif d’identifier les forces politiques, les milieux économiques, les groupes de pensée, les personnalités, les milieux culturels qui ont été à la source de ces débats et d’isoler les tournants, les moments de stabilisation, les crises, les conflits qui ont redéfini profondément le jeu de miroir qui s’est progressivement établi entre les nations et l’Europe. Ceux et celles qui ont participé à cet ouvrage ont voulu comprendre comment se sont construites par étapes, une mémoire des nations et une mémoire de l’Europe, comment se sont différenciées, au sein même des nations et de l’Europe, des mémoires concurrentes des régions; comment encore, ces mémoires ont été convoquées sur la scène politique. Cette recherche a eu enfin pour ambition d’alimenter un débat d’actualité sur la place occupée par le sentiment national et l’idée européenne dans un paysage de crise où les deux identités sont à l’épreuve.

     

    Sommaire

    Francis Démier – Introduction. La nation entre histoire et mémoire

    La nation, quelle rupture dans l'histoire européenne ?

    Daniel Diatkine – Comment l'intérét des marchands est devenu l'intérét national 
    Matthijs Lok – The United Kingdom of the Netherlands (1815-1830): A case of failed European nation building ?
    Lilla Maria Crisafulli – Percy Bysshe Shelley's and Mary Russell Mitford's versions of Charles I 
    Yannick Marec – Du XIXe au XXe siècle, y a-t-il eu un modèle national français de protection sociale ?
    Fulvio Cammarano – The "vertical way" of the Nation Building in Italy in 19th century Europe 
    Elena Musiani, Federica Zanetti – Éducation et construction nationale dans l'Italie des XIXe et XXe siècles

    Crises de la nation, ruptures de l'Europe 1880-1945

    László Nagy – Le nationalisme hongrois et les célébrations du millénaire de 1896 
    Gerd Krumeich – Le nationalisme allemand au tournant du XXe siècle 
    Stefano Cavazza – National identity in fascist Italy 
    Marie-Claude Chaput, Julio Pérez Serrano – Trois conceptions de la nation espagnole à partir des Constitutions 
    Allison Taillot – Les intellectuelles antifascistes et la nation dans l'Europe des années 1930 : Anna Seghers et María Teresa León aux Congrès pour la défense de la culture de 1935 et 1937 
    Alya Aglan – Résistances et États-nations en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale 
    Clarisse Berthezène – Raconter la nation : les conservateurs britanniques, la mobilisation des femmes et la construction d’un langage démocratique, 1918-1951

    Les nations face à la construction européenne depuis 1945

    Yann Richard – L’intégration régionale européenne et la mémoire territoriale des nations 
    Alain Beltran – L’entreprise nationale et l’Europe : construction historique et enjeux socio-politiques 
    Bernd Zielinski – Une nation, deux États ennemis : l’Allemagne divisée 1949-1990 
    Michaël Delépine – Le grand stade en France au xxe si.cle : un enjeu national ? 
    Jean-Pierre Williot – De la construction des cuisines nationales aux identités alimentaires en Europe : entre affirmation politique et patrimoine commun 
    Paola Lo Cascio – The nation of prosperity: difficult memories, possible futures. The debate on the EEC during the Spanish transition (1975-1986)

    Du XIXe au XXe siècle, les nations en Europe, mémoire vivante ou commémorations ?

    Anne-Marie Thiesse – Actualisations mémorielles dans l’Europe du XIXe siècle 
    Philippe Joutard – Quand l’État s’est emparé de la mémoire en France 
    Guy Burgel – La Grèce, une nation et l’Europe
    Marie-Claire Lavabre – La nation entre mémoire vive et mémoire morte 
    Robert Salais – Quel devenir pour les nations au sein de l’Europe ?

  • Appel

    Inclusion and exclusion in the history of ideas

    Inclusion and exclusion in the history of ideas

    Inclusion and exclusion in the history of ideas

    International Conference of the Helsinki Centre for Intellectual History, 14–15 December 2017
    vendredi 30 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    The Helsinki Centre for Intellectual History invites paper and panel proposals for its first international conference, which will take place 14-15 December 2017. Papers and panels should address intellectual history, broadly speaking, and relate to the general conference theme of ‘inclusion and exclusion’. While the theme of ‘inclusion and exclusion’ can be approached from many different perspectives and applied to many different topics, research in fields related to intellectual history has not prominently done so thus far. The conference organisers want to highlight a few ways of how this might be done, but the conference is also open to other suggestions:
    • Inclusion and exclusion in theorising on political representation. How has the lack of representation due to gender, income or status been historically addressed? How has the fulfilment of citizenship been treated in the history of political thought? How are conceptualisations of politics and forms of government related to mechanisms of exclusion?
    • Inclusion and exclusion in the recognition of social, cultural, religious or ethnic difference and the tradition of conceptualising tolerance. How have religious convictions and doctrines shaped the intellectual history of mutual recognition and toleration? Does the recognition of different identities and beliefs endorse or rather prevent the creation of cooperative and sociable societies?
    • Inclusive and exclusive mechanisms regarding the location of knowledge and intellectual life. How do travel and communication between intellectuals and translation processes shape thinking in different parts of the world? How can today’s attempts to move toward global intellectual history shape and transform the practices and outputs of the field?
    • Inclusion and exclusion through trade politics, institutions, and regulatory mechanisms. How were current international trade regimes shaped by forms of economic, fiscal, legal, and diplomatic inclusion and exclusion? How did different institutional and legal regimes develop in their usage of inclusion and exclusion mechanisms, thereby shaping trade patterns and political power relations?

    Proposals for individual papers and panels of multiple papers are welcome at Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. The deadline for submissions is 30 June. Notice of acceptance will be sent by 21 July. Paper presentations should not exceed 20 minutes with 10 minutes reserved for questions and comments. Panels may include up to four papers.

    The conference is free of charge, but participants are expected to cover their travel and accommodation. We will provide information on discounted hotel rates and a list of recommended hotels. Lunches and a conference dinner will be provided for presenters.

    The Helsinki Centre for Intellectual History has its own working paper series (‘Intellectual History Archive’) through which papers may be circulated and published afterwards.

     

    The conference is organized by the Helsinki Centre for Intellectual History and is supported by the Centre of Excellence on Reason and Religious Recognition, HELDIGand the project History, Nature and Empire in Eighteenth-Century Europe.

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