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Droit et religion

Retrouvez la liste des parutions et manifestations sur ce même sujet :
  • Manifestation scientifique

    Le mariage dans l’Europe méditerranéenne de la fin du Moyen Âge à nos jours

    Le mariage dans l’Europe méditerranéenne de la fin du Moyen Âge à nos jours

    Le mariage dans l’Europe méditerranéenne de la fin du Moyen Âge à nos jours

    jeudi 21 septembre 2017
    Lieu de la manifestation :

    Athènes - Grèce
    Athènes - Grèce

    Organisé par Fabrice Boudjaaba, CNRS / CRH, Eugenia Bournova, NKUA /Department of Economics, Michaël Gasperoni, CNRS / CRM, Vincent Gourdon, CNRS / CRM et Olga Katsiardi-Hering, NKUA / Department of History and Archaeology

    Les sessions du matin auront lieu à la National and Kapodistrian University of Athens
    L’après-midi, elles se tiendront à la Faculté d’économie de l’Université d’Athènes

     

    Présentation

     

    Dans le cadre de cette rencontre internationale, nous nous proposons d’aborder l’histoire du mariage dans les pays du pourtour européen de la Méditerranée et de la Mer Noire, dans des perspectives comparatives et de longue durée, mêlant démographie historique, histoire de la famille, histoire sociale, histoire religieuse et politique, anthropologie historique du rituel de mariage ou encore histoire du droit. Le colloque s’articulera autour de quatre thématiques :

    Mariages civils vs mariages religieux

    La ritualisation du mariage

    Divorces et séparations

    Les mariages mixtes

     

    Programme

     

    Jeudi 21 septembre 2017

    (National and Kapodistrian University of Athens - 30, avenue Panepistimiou, amphithéâtre Argiriadis)

     

    9h30 : Accueil des participants

    9h45 : Introduction

     

    Mariages civils vs mariages religieux

    10h00 : The Byzantines between civil and sacramental marriage
    Katerina Nikolaou, National and Kapodistrian University of Athens

    "The Island of Love": wedding (civil) ceremonies of Middle-East nationals in the Republic of Cyprus
    Michela De Giacometti, EHESS

    11h30 : Pause-café

    11h45 : Des situations matrimoniales désespérées : étude des suppliques laïques adressées au cardinal Caprara (France, 1802-1808)
    Aïcha Salmon, Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne

    L’invention de la “préparation au mariage” dans l'Eglise catholique en France (1930-1960)
    Bruno Dumons, CNRS / LARHRA

    13h30 : Pause déjeuner

     

    La ritualisation du mariage

    (National and Kapodistrian University of Athens, Faculty of Economics - 11, rue Aristeidou, amphithéâtre Angelopoulos)

     

    15h00 : Contracting Marriage in Istria in the Late Medieval and Early Modern Periods : Customs and Usages
    Doblanović Danijela et Marija Mogorović Crljenko (Juraj Dobrila University at Pula

    Family or Institutions : Southern Italy’s Marriage and Customs in the XVIIIth and XIXth Centuries
    Angela Carbone, University of Bari Aldo Moro

    La dot du gendre : biens apportés en mariage par le lignage masculin et transformations sociales dans l’Archipel grec au XVIIIe siècle
    Eleftheria Zéi, University of Crete

    16h45 : Pause-café

    17h00 : Jewish Marriage Rituals during the Early Modern Period : A Mediterranean Perspective
    Roni Weinstein, Hebrew University of Jerusalem

    Jamila bat Yosef Harabun and Her Two Husbands : Betrothal and Marriage of Ottoman Jews in the Sixteenth Century
    Minna Rozen, University of Haifa

    Parrains, témoins et accompagnateurs aux mariages dans l’Espagne moderne. Une étude comparative
    Ofelia Rey Castelao, Universidad de Santiago de Compostela

    19h00 : Fin de la journée

     

    Vendredi 22 septembre 2017

    (National and Kapodistrian University of Athens - 30, avenue Panepistimiou, amphithéâtre Argiriadis)

     

    Divorces et séparations

    9h30 : Proving incest : Proof by witness in legal theory and the practice of Florentine marriage dispensations and divorces (1460-1540)
    Jasmin Hauck, Katholische Universität Eichstätt-Ingolstadt / Università Roma 3

    Divorcing in Naples under the Napoleon’s Civil Code (1809-1815)
    Domenico Rizzo, Università di Napoli “L’Orientale”

    Entre deux hommes, entre deux femmes : mariage, adultère et divorce à Zante à la fin du XVIIIe siècle
    Katerina Konstantinidou, National and Kapodistrian University of Athens

    11h15 : Pause-café

    11h30 : Couples unis et couples séparés : le mariage dans le diocèse de Dimitrias (Volos) à la fin du XIXe siècle
    Dina Moustani, University of Thessaly

    Le divorce en France et en Italie entre la fin du XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale
    Sandra Bree, Cristina Munno, Université Catholique de Louvain

    Renouveau de la religion en droit européen dérivé : exemple du règlement Bruxelles II bis à travers l’institution du mariage et sa dissolution
    Trouzine Belkacem, Université de Mascara

    14h00 : Pause déjeuner

     

    Les mariages mixtes

    (National and Kapodistrian University of Athens, Faculty of Economics - 11, rue Aristeidou, amphithéâtre Angelopoulos)

     

    15h30 : Les mariages mixtes à Venise autour du concile de Trente
    Jean-François Chauvard, Université Lyon 2

    Les mariages mixtes catholiques de Paris 1869-1909
    Vincent Gourdon, Cyril Grange, CNRS / CRM

    16h30 : Pause-café

    16h45 : Mobilité et Mariage mixte dans l’Europe du Sud-Est (XVIIIe et XIXe siècles)
    Constanta Vintila-Ghitulescu, New Europe College, Bucarest

    Badante o amante ? Représentation sociale d’un mariage "hors normes", dans l’Italie contemporaine
    Glora Paganini-Rainaud, Université de Nantes

    18h00 : Conclusions

     

     

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  • Parutions

    Luther and His Progeny

    Luther and His Progeny

    Luther and His Progeny

    500 Years of Protestantism and Its Consequences for Church, State, and Society

    John C. Rao

    Édition : 2017

    ISBN: 978-1-6213-8254-6

    Présentation de l'éditeur

    In October 2016, in Lund, Sweden, Pope Francis met with Lutheran church leaders to inaugurate a year of commemoration of the 500th anniversary of the posting of Martin Luther’s 95 Theses in 1517, the first salvo in his rebellion against the Catholic Church. What was the nature of that revolution of half a millennium ago? Upon what new trajectory did it launch human history? What were its hidden consequences? And why does Pope Francis’s proposed rapprochement of Catholic and Lutheran churches matter?

    In the twelve essays contained in this volume—based upon lectures delivered at the 2016 Roman Forum Summer Symposium on Lake Garda, Italy—the authors assess the impact of Luther’s novel theological and philosophical doctrines on faith, political theory, law, ethics, economics, and science—as well as his role in the devastation of Christendom and the creation in its place of the contemporary secular culture of the West. Acknowledging that the Reformation is not “the sole cause of the social problems of modernity” but rather “one major cause in a chain of causes,” the authors nevertheless make it abundantly clear that there is “nothing about Luther and his Protestant rebellion that we should celebrate.” With essays from John Rao, Chris Ferrara, Brian McCall, and eight others, Luther and His Progeny is a signal contribution toward understanding the full import of the Protestant revolt.

    290 pages

  • Parutions

    Crime, châtiment et grâce dans les monastères au Moyen Âge (XIIe-XVe siècle)

    Crime, châtiment et grâce dans les monastères au Moyen Âge (XIIe-XVe siècle)

    Crime, châtiment et grâce dans les monastères au Moyen Âge (XIIe-XVe siècle)

    Elisabeth Lusset

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-5035-6765-5

    Présentation de l'éditeur

    Ce livre analyse les crimes commis à l’intérieur des monastères médiévaux (violences, homicides ou encore vols) et la manière dont les religieux criminels étaient corrigés tant par les abbés, les évêques, les chapitres généraux des ordres religieux que par les organes de la curie romaine. Il compare, à l’échelle de l’Europe, les établissements de moines, chanoines réguliers et moniales, qu’ils appartiennent à un ordre (Cluny, Cîteaux, Prémontré, Grande Chartreuse) ou à une nébuleuse moins définie sur le plan juridique (abbayes et prieurés de moines bénédictins ou de chanoines réguliers). En explorant le fonctionnement de la justice claustrale, les peines prescrites ainsi que les mécanismes de réconciliation des criminels, l’ouvrage éclaire sous un angle nouveau les processus de construction institutionnelle et de réforme des ordres religieux entre les XIIe et XVe siècles.

    Ancienne élève de l’École normale supérieure de Lyon, ancienne pensionnaire de la Fondation Thiers, agrégée d’histoire et docteur en histoire médiévale, Élisabeth Lusset est chargée de recheche au CNRS. Elle travaille sur l’histoire comparée des ordres religieux et sur le gouvernement de l’Église médiévale.

    406 pages

     

    Sommaire

    Chapitre premier - Secreta ou detecta ? Instances de correction des religieux criminels et production documentaire

    A. La correction au sein du cloître

    1. Chapitre des coulpes et correction secrète des crimes
    2. Les instances en charge de la correction au sein du monastère

    B. La correction des criminels au sein des ordres religieux

    1. Exemption et souveraineté en matière disciplinaire
    2. Le chapitre général : instance législative et judiciaire suprême

    C. La correction des criminels par les évêques et les archevêques normands et anglais

    1. Les registres épiscopaux
    2. Le contrôle disciplinaire des monastères non exempts
    3. Le contrôle disciplinaire des monastères exempts

    D. La correction des religieux par le pape

    1. Le droit pontifical
    2. Les registres de la chancellerie et de la pénitencerie apostolique

    E. Pouvoirs laïques et discipline claustrale

    1. La collaboration des pouvoirs ecclésiastiques et laïques
    2. Une intervention croissante des juges laïques: les cas français et anglais

    Chapitre II - Procédures : dénoncer, enquêter et gracier

    A. Dénoncer les crimes au chapitre des coulpes

    B. Procédure lors des visites

    1. Enquête générale
    2. Enquêtes criminelles
    3. Abandon des charges, sentence ou purgation canonique

    C. Pétitionner le pape

    1. À quel organe pontifical recourir ?
    2. Le parcours des clercs réguliers et de leurs suppliques

    Chapitre III – Typologie des crimes et circonstances

    A. Typologie des crimes

    1. Les violences physiques et verbales
    2. Les homicides
    3. Le vol
    4. Les crimes de faux, d’incendie et de sorcellerie

    B. Lieux du crime

    1. Infraou extra septa
    2. Les espaces sacrés : l’église et le cimetière
    3. La salle capitulaire
    4. Le dortoir et les chambres
    5. Le cloître et le réfectoire

    C. L'heure du crime

    D. Crimes individuels ou collectif ?

    E. Les armes du crime

    1. Armes offensives
    2. Crimes de poison

    Chapitre IV – Mobiles du crime

    A. Des crimes sous influence : colère, vin et haine

    1. Ira et furore commotus
    2 . Inebriatus et potu repletus
    3. Per odium et rancorem motum

    B. L'accès aux charges claustrales

    C. Gestion et partage des biens

    D. Le gouvernement de la communauté monastique

    1. Les conflits entre « nations »
    2. Iuniores contre seniores
    3. Le convers pervers
    4. Le refus de l’autorité des supérieurs
    5. Correction et abus
    6. L’exercice trop autoritaire du pouvoir
    7. Régime de faveur

    E. Réformes

    1. Le topos du réformateur persécuté
    2. Les conflits de réforme au prisme des actes de la pratique

    F. La persistance du vieil homme

    1. Rhétorique de l’excuse
    2. Fama et vindicta
    3. A verbis ad verbera. Des insultes aux coups
    4. Maniement des armes
    5. Poids des solidarités familiales
    6. Une conversio morum en actes

    Chapitre V – L’eau de tristesse et le pain de douleur - Pénitences et peines

    A. Expulsion et/ou livraison au pouvoir séculier

    B. Excommunications

    1. Excommunicatio regularis et pénitences
    2. Excommunication canonique

    C. Transfert pro culpa

    1. Les buts du transfert pro culpa
    2. Les modalités du transfert pro culpa
    3. Résistances
    4. L’encadrement de l’usage du transfert pro culpa

    D. L’enfermement punitif

    1. Types d’enfermement
    2. Généralisation de la peine de prison au XIIIe siècle
    3. Conditions d’incarcération et perception de la peine

    E. Scandale et sévérité des peines

    Chapitre VI - Mélanger l’huile de miséricorde et le vin de la correction

    A. Mitigation les peines et réconciliation des criminels

    1. Des peines modulables
    2. La réconciliation des criminels apostats ou expulsés
    3. Réhabilitation

    B. Répartition et hiérarchisation des compétences en matière d’absolution et de dispense

    1. Le canon Si quis suadente et les modalités d’application de la réserve pontificale
    2. La potestas absolvendi et dispensandi épiscopale
    3. La potestas absolvendi et dispensandi au sein des monastères

    C. L’exercice de la miséricorde pontificale

    1. Crimes énormes ou ordinaires ?
    2. Pourquoi s’adresser à la pénitencerie apostolique ?

    D. Concilier rigueur et miséricorde

    1. Résistances des prélats aux injonctions de miséricorde
    2. Défense des prérogatives disciplinaires des chapitres généraux

  • Manifestation scientifique

    La laïcité dans les services publics

    La laïcité dans les services publics

    La laïcité dans les services publics

    Aspects pratiques – Entre renouveau et renforcement
    jeudi 21 septembre 2017
    Lieu de la manifestation :

    Chambéry

    organisé sous la direction de M. Clément Benelbaz – MCF en droit public, Université Savoie Mont Blanc et M. Charles Froger – MCF en droit public, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    Présentation

     

    Souvent invoquée par les acteurs publics ou par les citoyens, la laïcité comme ses implications sont pourtant mal connues voire méconnues, et il arrive que le principe-même soit dévoyé ou encore instrumentalisé.

    Dans une démarche pluridisciplinaire, des universitaires issus de différentes sciences sociales combineront leurs approches autour de ce thème commun. Surtout, le but de ce colloque est d’apporter une vision pratique en associant plusieurs professionnels, praticiens, élus locaux, qui sont régulièrement confrontés aux questions liées à la laïcité et aux revendications religieuses, lesquelles sont parfois d’ordre symbolique, mais parfois portent sur des questions de financement.

    Ce colloque entend répondre à certaines interrogations :
    A qui s’applique cette laïcité dans les services publics ? En quoi consiste-t-elle et quel est son contenu ? Quelle(s) qualification(s) lui attribuer : s’agit-il d’une laïcité stricte et négative, ou au contraire doit-elle être ouverte ou positive et favoriser l’extériorisation et le financement des différents cultes ?

     

    Programme

     

    Jeudi 21 septembre 2017

     

    9h30 : Propos introductifs
    Jean-François Joye, Professeur de droit public, Université Savoie Mont-Blanc, Directeur du CDP-POC.

    9h45 : Cadrage théorique : qu’est-ce que la laïcité ? La laïcité, les sens du mot
    Corinne Bonafoux, Maître de conférences en Histoire, Université Savoie Mont Blanc

    10h05 : La laïcité, un idéal
    Henri Pena Ruiz, Docteur en philosophie, écrivain, Maître de conférences à l’IEP de Paris et ancien membre de la commission Stasi sur la laïcité

    10h25 : Qu’est qu’un signe religieux ?
    Dominique Lagorgette, Professeur en Science du langage, Université Savoie Mont Blanc, directrice du LLSETI

    10h45 : Pause

    11h00 : Laïcité et République française
    Ferdinand Mélin-Soucramanien, Professeur de droit public, Université de Bordeaux, directeur du CERCCLE

    11h20 : Laïcité(s) en droit européen
    Sébastien Platon, Professeur de droit public, Université de Bordeaux

    11h40 : Débat suivi de la pause déjeuner

     

    Table ronde 1 / Laïcité et agents des services publics : dissimuler ses croyances

    14h00 : Présentation
    Charles Froger, Maître de conférences en droit public, Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne

    Discussion :
    Pierre Filliard, Magistrat, vice-procureur du Tribunal de grande instance d’Annecy
    Frédérique Permingeat, Conseiller au tribunal administratif de Grenoble
    Fanny Fleurisson, Directrice adjointe du CHU Hospices civils de Lyon
    Sébastien Benetulliere, Directeur de cabinet de la Communauté de commune de Miribel et du Plateau, Maître de conférences associé, Université Jean Moulin Lyon 3

    16h00 : Débat

    16h20 : Fin de la journée

     

    Vendredi 22 septembre 2017

     

    Table ronde 2 / Laïcité et usagers des services publics : extérioriser ses croyances en lieux clos

    9h00 : Présentation
    Xavier Dupré de Boulois, Professeur de droit public, Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne

    Discussion :
    Pierre Cucheval, Directeur de la Maison d’arrêt de Chambéry
    Nathalie Reveyaz, Inspectrice d’académie - inspectrice pédagogie régionale, Référente académique laïcité
    Marc Loiselle, Juriste au Défenseur des droits
    Petr Muzny, Professeur de droit public, Université Savoie Mont Blanc

    10h20 : Débat suivi d’une pause

     

    Table ronde 3 / Laïcité et biens des services publics : manifestations et financements des cultes

    10h40 : Présentation
    Clément Benelbaz, Maître de conférences en droit public, Université Savoie Mont Blanc

    Discussion :
    Anne Iljic, Maître des requêtes au Conseil d’État
    Nicolas Cadene, Rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité
    Membre du Ministère de l’intérieur, direction des libertés publiques et des affaires juridiques, bureau central des cultes

    12h00 : Débat suivi de la pause déjeuner

     

    Approches de droits étrangers

    14h00 : La liberté de religion et les services publics en Espagne
    Alejandro Gonzalez Varas Ibanez, Professeur titulaire de droit canonique et ecclésiastique, Université de Saragosse, Espagne

    14h20 : La neutralité des services publics latino-américains
    Carolina Cerda-Guzman, Maître de conférences en droit public, Université Montpellier 3 – Paul Valéry

    14h40 : Débat suivi d’une pause

    15h00 : La neutralité des espaces publics aux États-Unis
    Thomas Hochmann, Professeur de droit public, Université de Reims

    15h20 : La laïcité et les services publics en Russie face à la diversité fédérale
    Hugo Flavier, Maître de conférences en droit public, Université de Bordeaux

    15h4 : Débat suivi d’une pause

    16h00 : Propos conclusifs
    Geneviève Koubi, Professeure de droit public, Université Paris 8 Vincennes Saint Denis

     

    Inscription obligatoire : https://goo.gl/forms/oQvBjSOSRWKj7WOC3

  • Parutions

    Oikonomia, Divorce and Remarriage in the Eastern Orthodox Tradition

    Oikonomia, Divorce and Remarriage in the Eastern Orthodox Tradition

    Oikonomia, Divorce and Remarriage in the Eastern Orthodox Tradition

    Kevin Schembri

    Édition : 2017

    ISBN: 978-8-8977-8939-0

    Coll. Kanonica

    Présentation de l'éditeur

    How do the Eastern Orthodox Churches understand the mystery of marriage? On what grounds do these Churches concede ecclesiastical divorce and tolerate a new marriage? What is oikonomia and how is it invoked in the Orthodox East?

    Over the last decades, these questions were the subject of numerous studies. With a foreword by Cardinal Francesco Coccopalmerio, this volume builds on this research and attempts to offer a comprehensive systematic answer to these questions. By doing so, it adds to the already rich tradition of the Eastern Orthodox Churches, and presents the Western Churches with a valuable resource in their pursuit of ecumenical dialogue, in their dealing with the ever-growing reality of mixed marriages, and in their ministry to the divorced and remarried members of their faithful.

    Published as volume 23 in the Series Kanonika, this study forms part of the various projects launched by the Pontifical Oriental Institute during its centenary celebrations.

    Kevin Schembri is a lecturer in canon law at the Faculty of Theology of the University of Malta. He holds a licentiate in sacred theology from the same university and a doctorate in canon law (with specialisation in canonical jurisprudence) from the Pontifical Gregorian University in Rome. He is a Catholic priest and serves as promoter of justice and defender of the bond for the Archdiocese of Malta.

  • Parutions

    Washington, sanctuaire de la religion civile américaine

    Washington, sanctuaire de la religion civile américaine

    Washington, sanctuaire de la religion civile américaine

    Essai iconologique sur les hauts lieux de la Cité fédérale

    Gilles Revelles

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7314-1052-5

    Coll. Droit et Religions, 718 pages

    Présentation de l'éditeur

    Véritable fresque, cet ouvrage retrace la construction de la représentation symbolique de la République des États-Unis, telle qu’elle se donne à voir et à ressentir dans différents lieux de la ville fédérale de Washington. Tour à tour, le lecteur chemine au cœur du projet architectural initial et des nombreuses métamorphoses extérieures et décoratives des grands bâtiments publics mondialement connus (Capitole, Cour suprême, Archives nationales, Cathédrale nationale). Il suit les pérégrinations songeuses de l’auteur dans les très nombreux mémoriaux disséminés sur le Mall, pour certains célébrissimes (Lincoln monument, Washington monument).

    Cet essai, d’une érudition rare, mêle avec bonheur histoire, histoire des institutions et du droit, histoire de l’art, science politique et culture religieuse. Il dévoile le contenu de ce qui nourrit la « foi nationale » des États-Unis, cette religion civile réalisée par ce pays et conceptualisée en Europe par Jean-Jacques Rousseau. Rarement la récupération du matériau religieux contenu dans le christianisme – récupération qui existe aussi dans de nombreuses narrations nationales d’Ancien régime européen – n’aura été aussi intense. C’est ce que prouve cette recherche. Elle a également le mérite d’en montrer toute l’évolution depuis la Révolution américaine...

    Préface de François  Brunet

  • Manifestation scientifique

    La réciprocité : dimensions théologiques, juridiques et autres

    La réciprocité : dimensions théologiques, juridiques et autres

    La réciprocité : dimensions théologiques, juridiques et autres

    mardi 4 juillet 2017
    Lieu de la manifestation :

    Montauban

    Colloque international organisé par le CTHDIP, sous la direction de Christine Mengès-Le Pape

    Présentation

     

    La réciprocité proportionnelle : ciment de la Cité. Mais dans les relations d’échanges, le juste sous sa forme de réciprocité est ce qui assure la cohésion des hommes entre eux, réciprocité toutefois fondée sur une proportion et non sur une stricte égalité. C’est cette réciprocité-là qui fait subsister la cité.

    Aristote, Livre V, Éthiques à Nicomaque

    Après avoir interrogé -lors du colloque 2015- le principe de justice distributive, une suite peut être donnée et une question posée, celle de la réciprocité qui trouve ses origines à la fois dans les traditions religieuses mais également chez les philosophes et les jurisconsultes depuis l’Antiquité.

    Pour se faire proportionnelle, la justice ne semble pouvoir aller sans la réciprocité.

    Selon les théologiens et les juristes, la notion contient le principe de l’équivalence des échanges et du respect mutuel des conventions, elle dirige vers la philia. Il y a ici l’idée d’un retour d’amitié qui pourrait embrasser les relations entre États, religions et particuliers. Dans cette vision qui rapproche de la responsabilité et mène jusqu’à la réparation, voire la solidarité, on peut y voir la part des sources sacrées : le Livre de Jérémie invite à pratiquer « la justice envers les uns et les autres, … » (Jér 7, 5) ; la tradition islamique propose une réciprocité entre frères. C’est aussi le verset évangélique devenu règle d’or : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes » (Mt 7, 12). De leurs côtés, les juristes ont emprunté aux Grecs les accords réciproques, les synallagma, assortis à la notion de bona fides. La réciprocité semble pouvoir recouvrir toutes les relations, juridiques ou autres, égales ou inégales. On se rappelle ici des Homélies sur la richesse de Basile le Grand, « Dieu doit-il être accusé d’injustice pour avoir inégalement réparti les biens ? Tu es dans l’abondance, ton voisin est réduit à mendier, pourquoi cela ? Pour que tous les deux vous acquériez des mérites, toi par une bonne gestion, lui par une grande patience ». Au début du XIe siècle, une image proche est donnée par l’évêque Gérard de Cambrai pour expliquer la tripartition : « chacun des trois est réchauffé à droite et à gauche par les deux autres ». Plus tard, le Dictionnaire de Furetières rappela combien « la société des hommes est établie pour se donner un secours réciproque. Il y a des devoirs réciproques entre le Roi et les sujets, le père et les enfans, le mari et la femme. […] Notre propre raison nous engage à plusieurs devoirs réciproques ».

    À travers l’histoire fut ainsi livrée la formule « qui donne, reçoit ». On la trouve appliquée au Prince dans la fable Des membres et de l’estomac. Mais il est recommandé d’aller plus loin, au-delà des obligations symétriques, jusqu’à ne plus rien attendre en retour. En temps de crise, lorsque les ruptures menacent, ces relations réciproques ont pu paraître abîmées par l’individualisme et le matérialisme ambiants qui ont imprégné les conceptions spirituelles, juridiques, économiques et autres. La réciprocité d’amitié a pu se faire exception. Dès lors, face aux éloignements de cet ordre naturel qui porte normalement vers les autres, peuvent s’ouvrir des interrogations situées entre donner et recevoir, vers la gratuité et l’asymétrie.

    Il s’agira d’étudier le principe de réciprocité, ses moyens et ses finalités, appliqués à la diversité des échanges, … lors des temps d’unité ou de rupture. Sur la diversité de ces aspects marqués par un passé souvent heurté, le colloque réunira des dignitaires religieux, des personnalités de la finance et des universitaires.

    Christine Mengès-Le Pape, Professeur à l’université de Toulouse 1 Capitole

     

    Programme

     

    Mardi 4 Juillet

    (Auditorium du Centre Universitaire de Tarn-Et-Garonne)

     

    8h30 : Accueil des participants

    9h00 : Ouverture du colloque
    Monsieur Philippe Nélidoff, Doyen de la Faculté de droit de Toulouse
    Madame Corinne Mascala, Présidente de l’université Toulouse 1 Capitole
    Monsieur Jean-Louis Marty, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tarn-et-Garonne
    Madame Brigitte Barèges, Maire de la Ville de Montauban
    Monsieur Christian Astruc, Président du Conseil Départemental de Tarn-et-Garonne
    Madame Carole Delga, Présidente du Conseil Régional Occitanie - Pyrénées – Méditerranée
    Monsieur Pierre Besnard, Préfet de Tarn-et-Garonne

    Ouverture des travaux
    Christine Mengès-Le Pape, Professeur à l’Université Toulouse 1 Capitole

     

    Des définitions, une histoire

    10h00 : Séance sous la présidence de Philippe Nélidoff, doyen de la faculté de droit de Toulouse

     

    Reciprocatio. La « réciprocité » antique entre alternance, retour, écho et réflexion
    Jean-Marie Pailler, Professeur émérite de l’université Toulouse-Jean Jaurès

    Dépasser l’exigence de réciprocité : La règle d’or, expression de la loi naturelle ou précepte évangélique, d’après les Pères Latins (IIIe-Ve siècle)
    Anne-Claire Favry, Professeur à la Faculté de théologie de Toulouse

    Les différentes formes de réciprocité dans la spiritualité chrétienne d'après le Nouveau Testament et les Pères
    Jean-Claude Larchet, Professeur émérite de la Faculté de théologie de Strasbourg

     

    Discussion

     

    11h15 : Séance sous la présidence de Michael Wygoda, Directeur du département de droit hébraïque au Ministère de la Justice, Jérusalem

    Le Concordat de Worms (1122) : la paix par la réciprocité
    Sylvain Gouguenheim, Professeur à l’ENS de Lyon

    Le concordat napoléonien : un concordat pacificateur
    Philippe Nélidoff, Doyen de la Faculté de droit de Toulouse

    Les négociations concordataires, des matchs équilibrés ? (note écrite)
    Brigitte Basdevant-Gaudemet, Professeur émérite de l’université Paris-Sud

    Réciprocité et humanité. Sur l’universalité des normes juridiques et morales
    Johann Chapoutot, Professeur à l'université Paris-Sorbonne

     

    Discussion – Repas

     

    La réciprocité dans la pratique juridique

    14h00 : Séance sous la présidence de Sylvain Soleil, professeur à l’université de Rennes

     

    Le principe de réciprocité à l'épreuve de la vie conjugale au XIXe siècle
    Bénédicte Decourt-Hollender, Maître de conférences à l’université de Nice

    Les engagements réciproques des époux et des partenaires : étude comparée
    Marc Nicod, Professeur à l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité dans les contrats
    Philippe le Tourneau, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité dans la pratique du droit privé tunisien
    Mohamed Kamel Charfeddine, Professeur à l’université de Tunis El Manar

     

    Discussion

     

    16h00 : Séance sous la présidence de Philippe le Tourneau, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole

    Réciprocité malmenée. Réciprocité restaurée. Les expertises angevines des XVIIe-XVIIIe siècles en matière de responsabilité contractuelle
    Sylvain Soleil, Professeur à l’université de Rennes

    Réciprocité et responsabilité civile
    Jérôme Julien, Professeur à l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité dans le droit islamique de la responsabilité civile
    Ahmed Ben Taleb, Professeur à l’université de Tunis El Manar

    Réciprocité et altérité dans le droit talmudique
    Michael Wygoda, Directeur du département de droit hébraïque au Ministère de la Justice à Jérusalem

     

    Discussion

     

    La réciprocité en question, limites et reconnaissances

    (Salle de conférences de l’ancien collège)

     

    18h45 : Séance solennelle ouverte par Mgr. Bernard Ginoux, évêque de Montauban

     

    Les limites de la réciprocité
    Bernard Bourgeois, Président honoraire de l’Académie des sciences morales et politiques, Professeur émérite de l’université Paris I Panthéon Sorbonne 

    La réciprocité entre le religieux et le politique
    Hanna Suchocka, ancien Premier Ministre de Pologne, Professeur à l’université Adam-Mickiewicz de Poznan

    Réhabiliter l’humanisme politique et spirituel : la Réciprocité comme contre-valeur
    Fadi Daou, Président de la Fondation Adyan, Professeur de théologie et géopolitique des religions à l’université Saint-Esprit (Liban)

    20h00 : Fin de la journée

     

    Mercredi 5 Juillet

    (Auditorium du Centre Universitaire de Tarn-et-Garonne)

     

    Penser et appliquer la réciprocité

    9h00 : Séance sous la présidence de Sylvain Gouguenheim, Professeur à l’ENS de Lyon

     

    La réciprocité à l’école de Jules Ferry, à travers les manuels de morale
    Bernadette Pierchon, Maître de conférences à l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité à Toulouse-Droit, dans la seconde moitié du XXe siècle
    Marie-Bernadette Bruguière, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole, Universitas

    La fascination transhumaniste démasquée, l'altérité en danger
    Tanguy-Marie Pouliquen, Professeur à la Faculté de théologie de Toulouse

     

    Discussion

     

    10h30 : Séance sous la présidence de Marie-Bernadette Bruguière, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole

     

    La réciprocité en action. L’œuvre humanitaire oubliée de l’UNRRA (1943-1947)
    Joseph Lapsos, professeur à l’université pédagogique de Cracovie

    Réciprocité et fraternité dans le domaine de la protection sociale
    Jacques Bichot, Professeur émérite de l’université Lyon III

    La gratuité, moteur de la réciprocité
    Bruno Gautier, Doyen de la Faculté de théologie de Toulouse

    Contrat de travail ou empowerment : de la réciprocité au don…
    Marie-Christine Monnoyer, Professeur à l’université Toulouse 1 Capitole
    Nathalie Geneste, Maître de conférences à l’université de Bordeaux

     

    Discussion

     

    Au-delà de la réciprocité, la justice

    (Salle de conférences de l’ancien collège)

    14h00 : Séance sous la présidence de Jacques Bichot, Professeur émérite de l’université Lyon III

     

    Justice, violence et réciprocité. L’équité comme source et mère du droit
    Pierre-Louis Boyer, Maître de conférences à l’université catholique de l’Ouest 

    René Girard et les risques de la réciprocité
    Christian Lavialle, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole

    Certains sont d'avis que c'est la réciprocité qui constitue la justice… Ont-ils raison ?
    Henri Torrione, Professeur à l’université de Fribourg

     

    Discussion

     

    La réciprocité comme relation

    15h30 : Séance sous la présidence de Bruno Gautier, Doyen de la Faculté de théologie de Toulouse

     

    Le principe de réciprocité dans les accords bilatéraux entre l'Union européenne et la Suisse
    Inga Kawka, Maître de conférences à l’université pédagogique de Cracovie

    La réciprocité dans les relations internationales - considérations autour des relations franco-polonaises 1919-1939
    Tomasz Schramm, Consul de France à Poznan, Professeur à l’université Adam-Mickiewicz de Poznan

    Polémiques autour de la création de l'Empire colonial français : la réciprocité dissymétrique
    André Cabanis, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole
    Adrien Blazy, Chargé de cours à l’université Toulouse 1 Capitole

     

    Discussion

     

    Le dialogue dans la réciprocité

    17h00 : Séance solennelle ouverte par Corinne Mascala, présidente de l’université Toulouse 1 Capitole

     

    Dialogue et laïcité : la réciprocité entre État et religions ?
    Arnaud Schaumasse, Chef du bureau central des cultes

    De la réciprocité dans le judaïsme
    Haïm Korsia, Grand Rabbin de France

    Spiritualité chrétienne et altérité
    François Clavairoly, Président de la Fédération protestante

    La réciprocité : Une nécessité pour toute communauté
    Mohammed Moussaoui, Président honoraire du Conseil Français du Culte Musulman

     

    Discussion

     

    19h00 : Fin de la journée

     

    Jeudi 6 Juillet

    (Auditorium du Centre Universitaire de Tarn-et-Garonne)

     

    Réciprocités interreligieuses (I)

    9h00 : Séance sous la présidence de Charis Meletiadis, Professeur à l’université Panteion d’Athènes

     

    La réciprocité pour le bien vivre ensemble : la minorité musulmane en France et en Europe
    Janati Abderrahim, Doctorant à l’université Toulouse 1 Capitole

    Quelle citoyenneté pour les chrétiens au Proche-Orient ?
    Annie Laurent, Spécialiste du Proche-Orient, docteur d’État en sciences politiques

    Le droit des minorités musulmanes dans les pays de l’Islam sunnite
    Mounir Tlili, ancien Ministre des affaires religieuses de Tunisie, Professeur à l’université Zitouna de Tunis

    Réciprocités interreligieuses ? Mêmes mots, points communs doctrinaux, mêmes attitudes ? Quelle liberté ?
    François Jourdan, Professeur à la Faculté de théologie de Toulouse

     

    Discussion

     

    Recherche : l’épreuve des doctrines politiques et juridiques (II)

    9h00 : Séance sous la présidence de Danielle Anex-Cabanis, professeur à l’université Toulouse 1 Capitole
    Guy Astoul, Professeur honoraire à l’université Toulouse 2 Jean-Jaurès

     

    La réciprocité du traitement du sujet par l’État et l’Église chez Jean Pey : une pensée religieuse alternative du XVIIIe siècle
    Pierre-Henri Vignoles, Allocataire de recherche à l’université Toulouse 1 Capitole

    L’exercice de la vertu citoyenne : un engagement pour la liberté politique (1792-1794)
    Jérémy Maloir, Doctorant à l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité au XIXe siècle, une notion essentielle dans les relations entre assureurs et assurés
    Marine Vigneron, Doctorante à l’université Toulouse 1 Capitole

     

    Discussion

     

    Réciprocité pour l’équité

    10h30 : Séance sous la présidence de Tomasz Schramm, Consul de France à Poznan, Professeur à l’université Adam-Mickiewicz de Poznan

     

    La réponse terrestre à la grâce de Dieu
    Danielle Anex-Cabanis, Professeur émérite de l’université Toulouse 1 Capitole

    Aux racines de la notion de réciprocité : la recherche de l'équité entre les parties dans la procédure de l'empire romain tardif
    Christophe Camby, Chargé de cours à l’université de Tours

    La réciprocité comme un moyen de salut dans certaines pratiques économiques du Moyen Âge
    Nikoletta Giantsi, Professeur à l’université d’Athènes

    Les relations entre le droit canonique et le droit étatique du point de vue processuel
    Hélène de Courrèges, Maître de conférences à l’université de Rouen

     

    Discussion

     

    Vers la solidarité

    14h00 : Séance sous la présidence de Mounir Tlili, ancien Ministre des affaires religieuses de Tunisie, Professeur à l’université Zitouna de Tunis

     

    Droit et devoir chez Burlamaqui
    Jean-Paul Coujou, Professeur à l’institut catholique de Toulouse

    Dialogue et controverses entre protestants et catholiques au temps de l'Académie de Montauban (1600-1659)
    Guy Astoul, Professeur honoraire à l’université Toulouse 2 Jean-Jaurès

    Une forme de réciprocité ecclésiastique pendant les guerres de religion : la notion de concession perpétuelle entre les Catholiques et les Orthodoxes
    Charis Meletiadis, Professeur à l’université Panteion d’Athènes

    La réciprocité entre l’Église plénière et ses dissidences selon Daniel-Rops
    Hervé Le Roy, Maître de conférences à l’université Toulouse 1 Capitole

    La réciprocité dans la pensée d’Hannah Arendt
    Vicktor Kaploun, Professeur à l’université de Saint-Pétersbourg

     

    Discussion

     

    15h30 : Séance sous la présidence de Hanna Suchocka, ancien Premier Ministre de Pologne, Professeur à l’université Adam-Mickiewicz de Poznan

     

    Une approche islamique de la réciprocité
    Mohamed Nouri, Président du Conseil français de la Finance Islamique

    La réciprocité entre les pays du Nord et ceux du Sud
    Léon Okioh, Professeur à l’université d’Abomey

    Le principe de réciprocité en droit de l’OMC, au-delà du do ut des ?
    Piotr Szwedo, Professeur à l’université Jagellonne de Cracovie

    La réciprocité dans la doctrine romaine depuis le second XIXe siècle
    Christine Mengès-Le Pape, Professeur à l’université Toulouse 1 Capitole

     

    Discussion

     

    17h30 : Clôture

  • Appel

    Pluralisme religieux, sociétés plurielles : les religions dans l’espace public européen

    Pluralisme religieux, sociétés plurielles : les religions dans l’espace public européen

    Pluralisme religieux, sociétés plurielles : les religions dans l’espace public européen

    Colloque international, Nantes, 3-5 Octobre 2018
    jeudi 15 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

     

    Présentation

    Pour l’historien Tony Judt, l’identité est un mot dangereux. Souvent basées sur des conceptions essentialistes et anhistoriques de la nation ou de la religion, les politiques identitaires remettent aujourd’hui en question les fondements pluralistes et multi-religieux des sociétés en Europe et au-delà. Ce colloque propose d’explorer ce en quoi la diversité religieuse et culturelle a toujours constitué un élément important des sociétés européennes. Nous nous pencherons sur la manière dont divers États ont accommodé la religion en général et des organisations religieuses en particulier, en prêtant une attention particulière aux questions d’identité de groupe et de liberté individuelle ainsi qu’à la distinction entre espaces privé et public et en interrogeant les termes et les logiques de proximité, d’échanges, de relations et d’emboitement entre les sociétés et les Etats dans cet espace en constante mutation. Il sera essentiel de toujours se demander de quelle Europe, de quels espaces publics et de quelles sociétés européennes on parle – l’Europe d’aujourd’hui, souvent identifiée de manière trop simpliste à un projet politique spécifique, l’Union européenne, et aux relations à ses espaces voisins méditerranéens et orientaux n’est pas la même que celle de 1914, encore moins celle du moyen âge ou du XVIe siècle.

    Le paysage confessionnel de cet espace est à la fois systématiquement marqué par la diversité et constamment en évolution, en mouvement. Les religions changent continuellement. Dit d’une autre manière, les croyants et pratiquants adaptent continuellement leur pratiques et croyances religieuses aux réalités sociales et politiques changeantes. Par exemple, de nombreux chrétiens ou musulmans considèrent leur religion comme immuable : les appels au changement, les doctrines ou pratiques réformistes sont souvent présentés comme des efforts de « retour » à une pureté originelle perdue, un apogée supposée (l’âge des Apôtres, du Prophète et de ses compagnons, « l’Âge d’Or » de l’Église au XIIIesiècle…). Ce schéma a pour effet d’essentialiser la religion et peut mener au fondamentalisme ainsi qu’à un rejet doctrinaire de versions rivales de sa propre religion (Judaïsme Rabbinique/Karaïsme, Catholicisme/Protestantisme, Sunnisme/Chiisme) et des éléments séculiers de la modernité. Une telle essentialisation provenant d’une source extérieure à la tradition religieuse peut les conduire à la rejeter, à la considérer comme « obscurantiste » ou incompatible avec les valeurs séculières contemporaines. Et pourtant, les religions sont en perpétuel mouvement : les formes diverses de Judaïsme ou de Bouddhisme pratiquées aujourd’hui en Europe sont différentes de celles qu’on pouvait trouver il y a des siècles, ou de celles qu’on trouve encore aujourd’hui dans d’autres parties du monde.

    Au cours de ce colloque, nous étudierons l’héritage religieux dans les sociétés européennes et dans leurs espaces d’influence, de contacts et d’échanges à travers cinq sessions académiques sur des thèmes clés en privilégiant des approches favorisant le dialogue entre les disciplines. Les communications pourront être proposées en français ou en anglais. En parallèle, nous organiserons une série d’ateliers en français pour les professionnels, les décideurs politiques et pour tous les publics intéressés par les défis et possibilités que pose la diversité dans la pratique religieuse et la foi aux sociétés du XXIe siècle.

     

    Ateliers académiques :

    • Atelier 1 : Définir la religion

    Qu’est-ce qu’une religion ? Comment les philosophes, théologiens, anthropologistes, juristes et autres ont-ils délimité les frontières du sacré et du profane ? Du religieux et du séculaire ? Dans quelle mesure ces définitions sont-elles spécifiques à une culture ? Quand et comment bascule-t-on d’une opposition polémique entre « religion » et « superstition » à une catégorie apparemment plus objective de « religions » au pluriel ? Les systèmes de croyances non-théocentrés (communisme, fascisme…) peuvent-ils être considérés comme des religions, dans la mesure où ils contiennent un certain nombre des aspects et éléments de systèmes religieux ?

    • Atelier 2 : Sécularisation, laïcité(s) et pluralisme dans les sociétés européennes

    La sécularisation est un ensemble de processus sociétaux qui consiste, de la part des sujets, à mettre à distance des prescriptions ou conseils religieux. L’adoption d’un cadre laïque a, quant à elle, souvent été étudiée dans les termes d’une lutte binaire entre cultes (ou institutions religieuses) notamment l’Eglise catholique, et État. Au cours de cet atelier, nous prêterons attention à la manière dont une pluralité de religions détermine les attitudes étatiques envers la religion et la définition de droits religieux (que ce soit les rôles des juifs et des protestants dans la Première République en France, la place des dissidents protestants et des catholiques en Angleterre au XVIIe siècle ou le rôle de l’islam dans les sociétés où l’Etat est conçu comme proche de la neutralité au XXIe siècle). Verra-t-on une réaffirmation ou une redéfinition des cadres légaux liés à la sécularisation ? Ou bien une accommodation avec des spécificités religieuses dans un monde « post-séculier » ?

    • Atelier 3 : Politiques religieuses dans les empires coloniaux européens

    Entre le XVIe et le XXe siècle, les nations européennes ont gouverné de larges empires coloniaux avec une grande diversité de religions. Au cours de cette session, nous examinerons les réactions des pouvoirs coloniaux à cette diversité religieuse ainsi que les politiques mises en place (de l’encouragement de missionnaires chrétiens ou musulmans à la régulation et au renforcement de barrières religieuses en passant par la manipulation d’élites religieuses locales voire même leur recrutement auprès des hiérarchies coloniales). Les populations colonisées ont utilisé les arguments et institutions religieux de différentes manières, pour naviguer entre les structures coloniales, pour réclamer des droits ou pour s’opposer au pouvoir colonial européen.

    • Atelier 4 : Pluralisme religieux dans le monde musulman

    Cet atelier portera sur la manière dont les sociétés des pays majoritairement musulmans ont traité la pluralité religieuse des points de vues théologique, juridique ainsi que de la pratique. La catégorie légale de dhimmi a émergé dès les premiers siècles de l’Islam bien qu’en pratique ce statut différait d’une société à une autre. Depuis le XIXe siècle, les théologiens et juristes musulmans, confrontés aux catégories du droit non-confessionnel, ont développé des stratégies diverses pour définir la place du non-musulman dans les sociétés sous autorité musulmane et du musulman dans les sociétés où la nature de l’Etat n’a pas été défini en relation avec le droit islamique.

    • Atelier 5 : Religion et mondialisations : sécularisation, commercialisation, réenchantement

    Les progrès technologiques, de la communication ainsi que dans la capacité de mobilité des individus ont créé un marché global pour la religion. Cette session donnera l’occasion d’examiner les effets de ces changements sur les pratiques religieuses et l’insertion des religions dans les espaces publics en Europe, sur l’organisation et le rôle des institutions religieuses traditionnelles et sur d’autres qui émergent, mais également sur le dialogue inter-religieux dans les sociétés européennes.

     

    Soumission des propositions

    Nous invitons les chercheurs de tous les champs académiques, y compris et en particulier les doctorants, à soumettre leur proposition de communication.

    Les propositions pour des communications de 30 minutes devront être envoyées avant le 1erseptembre 2017 à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Les communications peuvent être rédigée en anglais ou en français. Elles doivent impérativement contenir :

    1. Un document au format .doc contenant

    a. Nom complet et affiliation

    b. Titre de la communication proposée (et indication de l’atelier dans lequel l’intervention est proposée)

    c. un résumé de la communication (200-500 mots)

    d. une liste de 5-10 mots-clés

    2. Un CV

     

    Validation et confirmation

    Le comité d’organisation confirmera la réception des soumissions et se prononcera sur celles retenues et celles rejetées au plus tard le 31 octobre 2017. Les contributeurs retenus seront invités à confirmer leur participation.

    Les frais des intervenants sur place (hébergement, repas) seront assurés par les organisateurs, ainsi que les frais de déplacements pour ceux dont l’université d’affiliation ne peut pas les prendre en charge.

     

    Comité de Pilotage:

    • Dominique Avon, Université du Maine
    • Arnauld Leclerc, Université de Nantes
    • John Tolan, Université de Nantes
    • Nicolas Stefanni, IPRA, Université de Nantes
    • Amanda Rio de Pedro, Alliance Europa, Université de Nantes
    • Michel Catala, Université de Nantes

     

    Comité scientifique:

    • Dominique Avon, Université du Maine
    • Arnauld Leclerc, Université de Nantes
    • John Tolan, Université de Nantes
    • Jean-Marc Ferry, Université de Nantes
    • Christiane Gruber, University of Michigan
    • Tomoko Masuzawa, University of Michigan
    • Annick Peters Custot, Université de Nantes
    • Karine Durin, Université de Nantes
    • Céline Borello, Université du Maine
    • Vincent Vilmain, Université du Maine
    • Jean-Philippe Schreiber, Université Libre de Bruxelles
    • Lionel Obadia, Université de Lyon II
    • Caroline Julliot, Université du Maine
  • Manifestation scientifique

    Satire et critique de la religion : quelles limites ?

    Satire et critique de la religion : quelles limites ?

    Satire et critique de la religion : quelles limites ?

    jeudi 15 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Cergy-Pontoise

    Organisé par « Laïcité Et Principes De La République »

    Intervention de :

    Catherine Kintzler, Philosophe, Auteur de « Penser la laïcité » ED ;Minerve, 2014

    et Thierry Massis, Avocat au Barreau de Paris

     

    Conférence ouverte à tous, venez nombreux !

  • Appel

    Le droit talmudique saisi par le droit comparé

    Le droit talmudique saisi par le droit comparé

    Le droit talmudique saisi par le droit comparé

    mardi 1 août 2017
    Lieu de la manifestation :

     

    Ce colloque international, sous les auspices de la Jewish'Law'Association, est co-organisé  par le Centre Perelman de Philosophie du droit de l’Université Libre de Bruxelles et par l’Institut François Gény de l’Université de Lorraine.

    Il se tiendra les 22 et 23 novembre 2017 à Nancy.

    Ce colloque rassemblera des spécialistes du droit talmudique qui se penchent sur l’histoire du droit, la théorie du droit et surtout le droit comparé. La recherche en droit comparé a été renouvelée par la prise en compte de cultures juridiques non occidentales, en particulier le droit musulman, le droit indien et le droit chinois. Le droit talmudique est pourtant trop souvent omis dans les travaux d’histoire du droit et de droit comparé, alors qu’il a poursuivi une évolution très bien documentée et digne d’intérêt pour le comparatiste.

    Les trois thèmes principaux mais non exclusifs du colloque sont :

    1. Le formalisme
    2. L’herméneutique
    3. Les sources du droit

     

    Les résumés défendront une thèse précise et récapituleront les arguments sous-tendant cette thèse. Les communications mettront en valeur les ressemblances et les différences entre le droit talmudique et d’autres droits. Ces autres droits peuvent avoir été en contact avec le droit talmudique (droit romain, droit israélien, droit musulman, par exemple) ou bien ne présenter avec lui aucune relation historique mais mériter une comparaison en raison des solutions à des problèmes juridiques semblables (droit américain, droit français, droit canonique, droit indien, droit chinois, etc.).

     Les résumés, entre 700 et 1200 mots, bibliographie non comprise, seront envoyés à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 1er août 2017.

    Les jeunes chercheurs sont conviés à participer. Le colloque est gratuit – sans prise en charge systématique des frais de voyage ou de logement.

    Rayonnement. Les communications seront toutes inédites, rédigées en français et feront l’objet, après le colloque, d’une publication dans une revue internationale à comité de lecture, ce qui donnera dès lors lieu à une nouvelle évaluation des communications.

     

    Comité organisateur :

    - Stefan Goltzberg, Chargé de recherches FNRS. Centre Perelman de Philosophie du droit. Université Libre de Bruxelles.

    - François-Xavier Licari, Maître de Conférences (HDR) à l’Université de Lorraine. Institut François Gény.

     

    Comité scientifique :

    Stefan Goltzberg, Charles Leben, François-Xavier Licari, Leib Moscovitz.

  • Parutions

    Raison d'État

    Raison d'État

    Raison d'État

    Histoire de la lutte contre les sectes en France

    Étienne Ollion

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7071-5897-0

    Coll. Sciences humaines, 240 pages

    Présentation de l'éditeur

    Plus que dans toute autre démocratie, les sectes font l’objet d’une attention particulière en France. Contrôlées, encadrées juridiquement et leurs membres surveillés, elles ont aussi donné lieu à d’importants débats : communautés attentatoires aux libertés individuelles pour beaucoup, ce sont des minorités religieuses injustement discriminées pour d’autres. 

    Retraçant l’histoire de ces controverses depuis plus de quatre décennies, l’ouvrage d’Étienne Ollion montre comment les sectes sont devenues un objet politique et médiatique de premier plan. Contre l’idée communément admise, il démontre que si les sectes ont posé problème en France plus qu’ailleurs, ce n’est pas en raison de l’application d’une laïcité rigoureuse mais plutôt parce que ces groupes contrevenaient à des normes d’État en termes d’éducation, de médecine, d’alimentation, etc. dont les pouvoirs publics admettent mal qu’on puisse y déroger. Les pratiques et les croyances de leurs adeptes ne pouvaient alors être expliquées que par la manipulation mentale qu’ils auraient subie. 

    Contribution originale à la sociologie de l’État, l’ouvrage constitue une réflexion d’actualité sur les accusations de manipulation mentale, sur la laïcité et sur les dispositifs de surveillance des groupes et individus en voie de radicalisation récemment mis en place pour lutter contre le djihadisme.

    Étienne Ollion est spécialiste de sociologie politique. Ses travaux portent sur la sociologie de l’État et du champ politique dans une perspective comparative. Chercheur au CNRS (université de Strasbourg), il est régulièrement invité à enseigner dans différentes universités françaises et étrangères.

     

    Sommaire

    Introduction

    Intensité française, controverses internationales
    Les sectes, des minorités religieuses discriminées ?
    Raisons d’État(s)
    L’État des sciences sociales
    Sources et enquête

    I / Des sectes dans l'État

    1. Une difficiel rutpure

    Une naissance dans l’ambivalence
    Organiser la réaction
    Des soutiens limités
    La double inscription des sectes

    2. Redéfinir la secte

    Qualifier les sectes
    Une théorie alternative du sectarisme
    Des « nouvelles sectes » à la nouvelle définition des sectes

    3. Quand les sectes deviennent un problème

    Attention médiatique, méfiance politique
    Logiques de l’événement
    Une rapide institutionnalisation 

    4. Effets d'État

    Les frontières nationales de l’emprise
    Légitimations et délégitimations étatiques


    II / Une controverse et ses suites

    5. L’export-import d'une controverse

    Les règles du nouveau jeu international
    Les déterminants locaux d’une crise diplomatique
    Faire la polémique

    6. Des mobilisations discrètes

    L’indéniable succès d’un terme flou
    Des entrepreneurs d’humanitaire ?
    L’advocacy comme pratique et comme représentation

    7. Gouverner à distance

    L’unanimisme remis en cause
    Diriger l’attention
    Politiques de la diversité

    Conclusion : l'avenir d'une obsession

    Épilogue : des sectes au djihad : les hoquets de l'histoire

    Des comportements inexplicables ?
    Revirements politiques
    Les multiples vies des dispositifs de surveillance

    Annexes : enquêter en terrain clivé

    La question des sectes comme terrain clivé
    Le clivage comme ressource inattendue
    Une tension permanente

  • Parutions

    La liberté religieuse

    La liberté religieuse

    La liberté religieuse

    Droits de l'Homme et religions dans l'action extérieure de la France

    Valentine Zuber

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-3746-6006-6

    Coll. Débats

    Présentation de l'éditeur

    L'impératif de sauvegarde de la liberté de religion et de conviction, individuelle ou collective, est l'un des grands défis auquel doit répondre de nos jours la promotion internationale des Droits de l’Homme. Or, les États et les mouvements religieux ne s’accordent pas toujours sur la définition, l’amplitude et les limites qu’il convient de donner à ce droit essentiel. Par ailleurs, les demandes, parfois insistantes, de certains États pour une meilleure protection des religions contre leur éventuelle diffamation constituent un nouveau défi aux défenseurs des Droits de l’Homme. Cet ouvrage, qui fait appel aux meilleurs spécialistes, analyse les débats en cours, tant du point de vue historique, politique, juridique, diplomatique que théologique.

    Éclairé par des témoignages d’acteurs, il constitue une mise au point bienvenue de la doctrine française en matière de défense de la liberté de religion et de conviction de par le monde.

    Ont participé à cet ouvrage : Blandine Chelini-Pont, Emmanuel Decaux, Jean-Arnold de Clermont, Pierre Delvolvé, Roland Dubertrand, Michel Dubost, Naël Georges, Jacques Huntzinger, Haim Korsia, Tareq Oubrou, Alexandre Siniakov, Patrizianna Sparacino-Thiellay, Valentine Zuber

     

    Sommaire

    Roland Dubertrand – Préface

    Valentine Zuber – Introduction

    Blandine Chelini-Pont – De la liberté religieuse comme Droit de l'Homme à la religion comme composante diplomatique : comparaison états-unienne

    Valentine Zuber – Du fondement religieux à la religion civile des Droits de l'Homme

    Emmanuel Decaux – La France, patrie des Droits de l'Homme ?

    Pierre Delvolvé – Y a-t-il des limites à la liberté religieuse ?

    Naël Georges – États musulmans et liberté religieuse : un défi à l'universalité des Droits de l'Homme

    Jacques Huntzinger – Le dialogue interreligieux : nouveaux enjeux

    Michel Dubost – Témoignage d'un engagement chrétien

    Haïm Korsia – Le judaïsme et la liberté religieuse en France

    Hiéromoine Alexandre Siniakov – L'Église orthodoxe russe et la défense de la dignité de la personne

    Jean-Arnold de Clermont – Les religions en première ligne pour la défense de la liberté religieuse

    Tareq Oubrou – L’islam et la liberté religieuse

    Patrizianna Sparacino-Thiellay – La politique extérieure de la France et la liberté religieuse

  • Manifestation scientifique

    Le Conseil d’État et le gallicanisme : une contribution à l’histoire du droit administratif

    Le Conseil d’État et le gallicanisme : une contribution à l’histoire du droit administratif

    Le Conseil d’État et le gallicanisme : une contribution à l’histoire du droit administratif

    Conférence Vincent Wright
    lundi 19 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris

    Comité d’histoire du Conseil d’État et de la juridiction administrative

    Conférence de M. Nicolas Sild

    Docteur en droit public
    Lauréat du prix de thèse 2016 du Comité d’histoire

     

    Héritage de l’ancienne monarchie française, le gallicanisme désigne au XIXe siècle le régime des cultes instauré par le Concordat de 1801. Au lendemain de la Révolution française, le Conseil d’État a été naturellement érigé en gardien de cette organisation étatisée des cultes. En défendant l’indépendance de la France à l’égard de la papauté et en assurant la subordination de l’Église de France à l’État, la Haute Assemblée s’est portée garante du maintien de la souveraineté étatique. Sa jurisprudence en matière de recours pour abus a constitué un laboratoire du contentieux administratif.

     

    Inscription obligatoire dans la limite des places disponibles par courriel à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone au 01.40.20.81.31

    Conférence validée au titre de la formation continue des avocats

  • Manifestation scientifique

    Le rapport Eglises-Etat dans les traditions germanophones et francophones sous l'angle historique et constitutionnel

    Le rapport Eglises-Etat dans les traditions germanophones et francophones sous l'angle historique et constitutionnel

    Le rapport Eglises-Etat dans les traditions germanophones et francophones sous l'angle historique et constitutionnel

    mardi 23 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Poitiers

    Cycle des conférences Hardouin

    Intervention de Thomas Maissen

    Directeur de l’Institut Historique Allemand de Paris

  • Parutions

    Bulletin de l'IRER - 13

    Bulletin de l'IRER - 13

    Bulletin de l'IRER - 13

    Martin Dumont

    Édition : 2017

    ISBN:

    mai 2017, 98 p.

    13e bulletin d'informations de l'Institut de recherche pour l'étude des religions.

     

    Le bulletin est constitué de deux parties distinctes.
    Une première partie est formée d'abord par l'actualité de l'IRER (tables-rondes, journée d'étude, publications) puis par l'actualité scientifique en histoire des religions (colloques et journées d'études passés ou à venir, soutenances de thèse ou d'HDR).
    Un bulletin bibliographique international constitue la deuxième partie.
  • Manifestation scientifique

    Le juge régulateur du fait religieux ou juger sans préjugé

    Le juge régulateur du fait religieux ou juger sans préjugé

    Le juge régulateur du fait religieux ou juger sans préjugé

    vendredi 23 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Strasbourg

    Organisé par l’UMR DRES 7354 - Equipe droits et religions avec le soutien de la Mission de recherche Droit et Justice

    Présentation

     

    La deuxième édition des Rencontres Droit et Religion aura pour thème de réflexion le rôle du juge dans l’élaboration et la transformation du droit appliqué au fait religieux.

    L’acte religieux, qu’il soit individuel ou collectif, traverse le champ social et les tribunaux sont, de longue date, saisis de litiges portant sur les manifestations des croyances religieuses. Récemment, les affaires liées au port du burkini, à l’installation de crèches de Noël, au port du voile dans l’entreprise ont sollicité diversement les juges français, les juges européens de la Cour de Strasbourg ou de la Cour de Luxembourg, mettant en lumière l’extension de ce contentieux à l’ensemble des branches du droit. Nombreux ont été, par ailleurs, les avis rendus par les Autorités indépendantes non juridictionnelles, éclairant la notion de laïcité et contribuant à fixer son périmètre d’application.

    Les litiges récents les plus médiatisés ont montré à quel point la fonction judiciaire peut s’exercer dans un contexte sociétal tendu. Dans quelle mesure les tribunaux peuvent-ils demeurer à l’écart des débats et dissensions relatifs à la laïcité, qu’il s’agisse de maintenir la distance nécessaire à la sérénité de la prise de décision ou, à l’inverse, de ne pas s’éloigner de la perception sociale – et médiatique – de ces sujets ? La laïcité, lorsqu’elle s’impose, est un principe fort qui guide le travail du juge, mais dont la mise en œuvre est délicate et complexe. Comment concilier la nécessaire intervention du juge dans le domaine des convictions religieuses et de leur expression avec l’obligation de neutralité ?

     

    Programme

     

    9h00 : Ouverture des rencontres
    Mathieu Schneider, Vice-président Culture, sciences en société de l’Université de Strasbourg
    Vincente Fortier, Directrice de l’UMR Droit, Religion, Entreprise et Société (DRES)

     

    Session 1. Le juge français et le fait religieux

     

    9h15 : Le juge administratif régulateur de la laïcité
    Alain Christnacht, Conseiller d’État honoraire, Membre de l’Observatoire de la laïcité

    Discutantes : Stéphanie Hennette-Vauchez, Professeure à l’Université Paris Ouest Nanterre
    Anne Fornerod, Chargée de recherche HDR au CNRS, UMR DRES

    Le juge judiciaire et l’expression des convictions religieuses
    Laurence Pecaut-Rivolier, Magistrat, Inspectrice générale de la justice

    Discutants : Philippe Auvergnon, Directeur de recherche au CNRS, Université de Bordeaux
    Mélanie Schmitt, Maître de conférences HDR à l’Université de Strasbourg, UMR DRES

    10h45 : Pause

     

    Session 2. Le juge européen et la liberté de religion

     

    11h15 : La Cour européenne des droits de l’homme
    Françoise Tulkens, Ancienne juge et vice-présidente de la Cour EDH, Membre associée de l'Académie royale de Belgique

    La Cour de justice de l’Union européenne
    Jean-Claude Bonichot, Juge à la CJUE

    Discutants : Gérard Gonzalez, Professeur à l’Université de Montpellier
    Françoise Curtit, Ingénieure de recherche au CNRS, UMR DRES

     

    12h45 : Déjeuner

     

    Session 3. La position des autorités non juridictionnelles

     

    14h15 : La Commission nationale consultative des droits de l’homme
    Christine Lazerges, Présidente de la CNCDH

    L’Observatoire de la laïcité
    Jean-Louis Bianco, Président de l’Observatoire de la laïcité

    Le Défenseur des droits
    Intervenant à confirmer

    Discutants : Vincent Valentin, Professeur à Sciences Po Rennes
    Mathilde Philip-Gay, Maître de conférences HDR à l’Université Jean Moulin Lyon 3, UMR DRES

    16H15 : Rapport de synthèse
    Xavier Delgrange, Premier auditeur chef de section au Conseil d’État belge, Maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles

     

     

    Entrée libre, inscription obligatoire. Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    Manifestation validée au titre de la formation continue des avocats

  • Manifestation scientifique

    La doctrine sociale de l'Eglise et le droit français

    La doctrine sociale de l'Eglise et le droit français

    La doctrine sociale de l'Eglise et le droit français

    vendredi 15 septembre 2017
    Lieu de la manifestation :

    Roma, Italie

    Colloque organisé par
    le centre de recherches MIL de l'Université Paris-Est Créteil
    Le cente de recherches IRDA de l'Université Paris 13 - Sorbonne Paris Cité
    avec le concours de l'Ambassade de France près le Saint-Siège

     

    Programme

    Ouverture du colloque
    S.E. Monsieur Philippe Zeller, Ambassadeur de France auprès du Saint-Siège

    La doctrine sociale de l'Eglise et le droit social
    M. le Professeur Laurent Gamet, Université Paris-Est Créteil

    La doctrine sociale de l'Eglise et le droit des affaires
    M. le Professeur Frédéric Bicheron, Université Paris-Est Créteil

    La doctrine sociale de l'Eglise et le droit de l'environnement
    M. le Professeur Mustapha Mekki, Université Paris 13 - Sorbonne Paris Cité

    La doctrine sociale de l'Eglise et le droit des biens
    M. le Professeur Romain Boffa, Université Paris-Est Créteil

     

    Informations pratiques

    Frais d'inscription au colloque : 150 euros ; universitaires et autres fonctionnaires : 50 euros ; étudiants : gratuit.
    Inscription obligatoire avant le 30 juin 2017 auprès de Monsieur le Professeur Laurent Gamet, organisateur et directeur scientifique du colloque : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Manifestation scientifique

    Sur la sécularisation. Réflexions sur le rapport du christianisme à la culture et à la politique des démocraties libérales

    Sur la sécularisation. Réflexions sur le rapport du christianisme à la culture et à la politique des démocraties libérales

    Sur la sécularisation. Réflexions sur le rapport du christianisme à la culture et à la politique des démocraties libérales

    vendredi 12 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Malakoff

    Organisé par l’Université Paris Descartes - Sorbonne Paris Cité, avec le Center for Ethics and Culture de l'Université de Notre Dame (USA), l'Université catholique de Milan (Italie) et le Centre d'études dominicain du Saulchoir

    Programme

     

    Vendredi 12 mai 2017

    Matinée

     

    9h00 : Mot d'accueil
    Thierry Rambaud, Université Paris Descartes - Sorbonne Paris Cité

    Introduction
    Giulio De Ligio, EHESS
    Gladden Pappin, University of Notre Dame

     

    La politique et l'universel

    Présidence/Chair : Maître François-Henri Briard, Avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation

     

    Lectio magistralis :
    Is There Such a Thing as World Civilization ?
    James Hankins, Harvard University

    Liberating Logos : Reason, Christianity and the Integrity of the West
    Daniel Mahoney, Assumption College

    La critique juive de l'universalisme chrétien
    Agnès Louis, Université du Littoral-Côte-d'Opale

    L'enracinement chrétien du pluralisme démocratique
    Philippe d'lribarne, CNRS

    Ambivalences mimétiques du théologico-politique chrétien et Modernité : quelle légitimité pour une théologie du politique ?
    Bernard Bourdin, Directeur du Centre d'études du Saulchoir

    13h00 : Pause déjeuner 

     

    Après-midi

     

    Sur la crise théologico-politique des démocraties libérales

    Présidence/Chair : Thierry Rambaud, Université Paris Descartes - Sorbonne Paris Cité

     

    15h00 The Twilight of Liberalism and the Shadows of Christianity
    Patrick Deneen, University of Notre Dame

    Un double civisme. Le christianisme et les embarras du commun
    Giulio De Ligio, EHESS

    The Political Persistence of the Church
    Gladden Pappin, University of Notre Dame/University of Dallas

    How Mercy Can Transform Justice
    Daniel Philpott, University of Notre Dame

    Lectio magistralis :
    Perplexité des deux cités
    Pierre Manent (EHESS)

    19h00 : Fin de la première journée

     

    Samedi 13 mai 2017

    Matinée

     

    Défis éthiques et options politiques contemporains

    Présidence/Chair : Ryan Madison, University of Notre Dame9h00 : Toward an Exegetical Politics
    Justin Stover, University of Edinburgh/Oxford University-All Souls College

     

    Current and Future Challenges to Religious Liberty
    Michael Moreland, University of Notre Dame/Villanova University

    The Strategic Christian
    Adrian Vermeule (Harvard University):

    Puissance et liberté. La conversion du christianisme comme condition pour l'avenir de la société mondialisée
    Mauro Magatti, Université catholique de Milan

    Lectio magistralis :
    Culture as a by-product
    Rémi Brague, Université Paris I -Panthéon-Sorbonne

     

     

    Informations : Giulio De Ligio : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Gladden Pappin : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Manifestation scientifique

    Textes religieux, textes juridiques : quelle(s) interprétation(s) ?

    Textes religieux, textes juridiques : quelle(s) interprétation(s) ?

    Textes religieux, textes juridiques : quelle(s) interprétation(s) ?

    vendredi 19 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Montpellier

    Organisé par le DE « Théorie et philosophie du Droit » et le DE « Religions et société démocratique »

    Animé par Mustapha Afroukh, Maître de Conférences en Droit public à l’Université de Montpellier et Directeur du DU « Religions et société démocratique »

    Qu’est-ce qu’un texte religieux
    Alexandre Viala, Professeur de Droit public à l’Université de Montpellier, Directeur du DU « Théorie et philosophie du Droit »

    Qu’est-ce qu’interpréter un texte religieux
    Steven Duarte, Maître de Conférences en arabe et islamologie à l’Université Paris 13

  • Manifestation scientifique

    Reconfigurer la paroisse ?

    Reconfigurer la paroisse ?

    Reconfigurer la paroisse ?

    Modalités, enjeux, perspectives
    lundi 22 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Strasbourg

    Organisé par l'Université de Strasbourg avec la Fac de Théologie Catholique, l'Institut de droit canonique et la Revue de Droit canonique

    Présentation

     

    Structure classique de la prise en charge du soin des âmes, la paroisse se trouve bousculée ces dernières décennies par les questions relatives à la vie et à l’avenir de la mission ecclésiale des sociétés sécularisées. La conjonction de la diminution de la pratique religieuse, de la raréfaction du nombre de prêtres et de la transformation des modes de socialisation ruraux et urbains a conduit de nombreux diocèses à rechercher des réponses à travers des restructurations territoriales et ministérielles des paroisses, réponses qui montrent aujourd’hui leurs limites.Du point de vue du territoire, la grande variété des restructurations territoriales, allant de la démultiplication des paroisses confiées au même curé à la création de paroisses nouvelles organisées autour de pôles missionnaires, a souvent comme point commun de réunir des communautés dispersées et disparates. La paroisse se trouve ainsi aujourd’hui en tension entre deux écueils : d’une part, le maintien d’un maillage territorial au risque d’un décalage croissant par rapport aux réalités sociologiques et, d’autre part, la mise à l’écart d’un modèle d’appartenance territoriale au profit de structures d’adhésion incapables de rejoindre les personnes les plus éloignées de l’Église.

    Du point de vue de l’organisation des ministères, la possibilité de confier des charges à des fidèles laïcs, autrefois exceptionnelle et temporaire, est aujourd’hui devenue la situation ordinaire et la cheville ouvrière des paroisses. La figure classique du curé doit composer avec la pérennisation de ces nouveaux ministères, ce qui n’est pas sans poser la question du statut ecclésial des fidèles concernés, clercs comme laïcs.

    Au-delà de ces difficultés, l’enjeu pour la paroisse est de correspondre à sa vocation missionnaire dans la mesure où, comme le rappelle le pape François, elle « n’est pas une structure caduque ; précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent la docilité et la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté. » (Pape François, Evangelii gaudium, 28).

    Le défi auquel la paroisse est appelée passe ainsi à la fois par le recentrage sur ce qui constitue la mission fondamentale de toute la communauté et par l’apprentissage d’une articulation nouvelle entre laïcs et ministres ordonnés dans la prise en charge du soin des âmes.

    Cette journée d’étude se propose d’explorer les pistes de ce renouvellement en partant, dans un premier temps, de la composition historique de la paroisse à travers les différents paradigmes de la tradition canonique avant de recueillir, dans un deuxième temps, l’expérience récente de quelques diocèses français et d’envisager, dans un troisième temps, les contours canoniques de la mission à laquelle sont appelés ensemble communauté et pasteurs.

     

    Programme

     

    9h00 : Allocutions d’ouverture
    S.E. Mgr. Jean-Pierre Grallet, Archevêque émérite de Strasbourg
    M. Michel Deneken, Président de l’Université de Strasbourg
    Mme Vincente Fortier, Directrice de l’UMR 7354 DRES
    M Denis Fricker, Doyen de la faculté de théologie catholique

    9h15 : Introduction
    M. Marc Aoun, Directeur de l’institut de droit canonique

     

    1ère séance : Les communautés paroissiales : approches historique et actuelle

    Président de séance : Mme Catherine Maurer, Université de Strasbourg

     

    9h25 : Communautés locales, Ministères et églises aux premiers siècles
    M. Marcel Metzger, Université de Strasbourg

    09h50 : La prise en charge canonique de la communauté paroissiale à l’aune des déplacements de la théologie sacramentaire au 12e siècle
    M Thibault Joubert, Université de Strasbourg

    10h15 : Pause

    10h30 : La paroisse aux 15e-18e siècles : des réalités sociologiques et géographiques variées derrière une apparente uniformité
    M. Bruno Restif, Université de Reims

    10h55 : L’enseignement du pape François sur la paroisse
    M. Alphonse Ky-Zerbo, Université de Strasbourg

    11h20 : Edifices cultuels face aux recompositions paroissiales :.réflexions autour du c. 1222, § 2
    Mme Anne Bamberg, Université de Strasbourg

    11h45 : Discussion et clôture de la 1re séance

    12h00 : Pause déjeuner

     

    2e séance : Les reconfigurations paroissiales : approche pratique et questions ouvertes

    Président de séance : M. Philippe Vallin, Université de Strasbourg

     

    * Approche diversifiée des reconfigurations paroissiales*

     

    14h00 : L’exemple du diocèse de Poitiers
    P. Jean-Paul Russeil, Vicaire général du diocèse de Poitiers

    14h25 : L’exemple du diocèse de Strasbourg
    M. le chanoine Bernard Xibaut, Chancelier de l ’Archevêché de Strasbourg

    14h50 : L’exemple du diocèse de Tulle
    S.E. Mgr Francis Bestion, Evêque de Tulle

    15h15 : Pause

    15h30 : Les restructurations paroissiales comme objet de recherche
    Mme Elisabeth Abbal, Docteur en droit canonique

     

    * Les reconfigurations paroissiales : conséquences sur les ministères et sur les fidèles*

     

    15h55 : L’office à la lumière des reconfigurations paroissiales
    M. Laurent Villemin, Institut catholique de Paris

    16h20 : La communauté des fidèles à l’épreuve des reconfigurations paroissiales
    M. Alphonse Borras, Vicaire général de l’évêché de Liège, Université Catholique de Louvain

    16h45 : Discussion générale et clôture de la journée d’étude

     

    Contact : Revue de droit canonique, 9 place de l’Université - 67084 Strasbourg cedex
    E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél.: 03 68 85 68 88

  • Parutions

    Souveraineté, nation et religion

    Souveraineté, nation et religion

    Souveraineté, nation et religion

    Dilemme ou réconciliation ?

    Bernard Bourdin, Jacques Sapir

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-2041-2110-1

    Coll. Idées, 208 pages

    Présentation de l'éditeur

    Qu’est-ce qui fonde la souveraineté ? De quand date-t-elle ? Quelle était sa place dans les régimes politiques antérieurs à la Révolution française ? Pour répondre à ces questions, un économiste laïque, Jacques Sapir, et un philosophe dominicain, Bernard Bourdin, se confrontent.

    Quand le premier évoque les fondements du pouvoir à Athènes, dans la Rome impériale et au Moyen Âge, l’autre revient aux origines de la notion de peuple dans l’Ancien Testament, sur l’essence de l’autorité papale et la doctrine de La Trinité. C’est aussi l’occasion pour eux de dialoguer avec d’illustres penseurs : Platon, saint Augustin, Bodin, Hobbes, Spinoza, Locke ou encore Marx. 

    Cette réflexion d’ordre historique et philosophique montre qu’il n’y a pas d’humanité sans racines, sans origines, sans legs, que ce soit pour celui qui croit au ciel comme pour celui qui n’y croit pas. 

    Un ouvrage indispensable pour comprendre les enjeux de la souveraineté nationale dans son rapport au phénomène religieux en Occident. 

    Entretiens menés par Bertrand Renouvin 

    Économiste, Jacques Sapir est l’un des penseurs reconnus de la souveraineté. Il a publié aux Éditions du Cerf L’Euro contre la France, l’euro contre l’Europe (2016). 

    Philosophe, Bernard Bourdin est un des plus grands spécialistes de la théologie politique. Il a publié aux Éditions du Cerf Le Christianisme et la question du théologico-politique (2015).

  • Manifestation scientifique

    Procédure ordinaire, procédure extraordinaire

    Procédure ordinaire, procédure extraordinaire

    Procédure ordinaire, procédure extraordinaire

    Dérogation à l'ordre judiciaire et perpétuation de l'exception
    vendredi 23 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris

    Organisé par l’Association française des jeunes historiens du droit (AFJHD), (Rachel Guillas, Kouroch Bellis, Benoît Alix, Alexandre Mimouni), en partenariat avec l’Association des historiens du droit de l’Ouest

    Présentation

     

    Ces deux journées de colloque rassembleront enseignants, chercheurs et praticiens autour des thèmes suivants :

    Procédure civile, pénale, administrative
    Procédure d’arbitrage, Enjeux politiques
    Droit canonique, Droit hébraïque, Droit musulman

     

    Programme

     

    Vendredi 23 Juin 2017

     

    Procédure civile

    Présidences : Sylvain Soleil, Professeur d’histoire du droit, Université de Rennes 1. et Loïc Cadiet, Professeur de droit privé, Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

     

    9h00 : Accueil des participants

    9h15 : Séance introductive
    R. Guillas, doctorante en histoire du droit, Université Paris II Panthéon-Assas

    9h35 : L’exigence de célérité de la procédure en matière contractuelle : du très ordinaire à l’extraordinaire (XVIe-XVIIe siècles)
    A. Daillant, Docteur en histoire du droit, Université Paris-Sud Faculté Jean-Monnet

    9h55 : La standardisation de l’urgence procédurale : quand l’extraordinaire devient ordinaire
    D. Barrionuevo, Doctorant en droit privé, Université de Montpellier I 

    10h15 : La célérité procédurale, aspects pratiques
    J. Pellerin, Avocat, cabinet PKM

    10h35 : Discussions

    11h05 : Pause café

     

    Procédure administrative

    Présidences : Anthony Mergey, Professeur d’histoire du droit, Université Paris II Panthéon-Assas et C-L. Vier, Avocat aux Conseils honoraire

     

    11h20 : Entre deux ordres procéduraux : la procédure devant les juridictions de police sous l’Ancien Régime
    A. Forlen, Docteur en histoire du droit, Université de Strasbourg

    11h40 : La procédure extraordinaire dans les modes alternatifs de résolution des litiges
    A.-L. Ponsard, Docteur en droit public, Université Paris-Nanterre 

    12h20 : Le caractère inquisitorial du procès administratif et l’arbitraire du juge
    Alexandre Ciaudo, Professeur de droit public, Université de Bourgogne-Franche-Comté et Avocat, AARPI THEMIS

    12h40 : Discussions

    13h00 : Pause déjeuner

     

    Droit canonique

    Présidences : Franck Roumy, Professeur d’histoire du droit, Université Paris II Panthéon-Assas et O. Echappé, Magistrat, Vice doyen de l’Institut catholique de Paris

     

    14h30 : Accueil des participants

    14h40 : Ordinaire, extraordinaire et officio judicis dans la réception par le droit savant de la lex Cornelia de falsis
    A. Mimouni, Doctorant en histoire du droit, Université Paris II Panthéon-Assas, Université de Palerme

    15h00 : La réforme de la procédure de nullité de mariage : une exception à l’exception
    Cyrille Dounot, Professeur d’histoire du droit, Université Clermont-Auvergne

    15h20 : The relationships between State and religious confessions in Italy
    M. Ferrante, Avocat au Tribunal de la Rote et Professeur de droit canonique et ecclésiastique à l’Université de Palerme 

    15h40 : Discussions

    16h00 : Pause café

     

    Droit hébraïque

    Présidences : Capucine Nemo-Pekelman, Maître de conférences en histoire du droit, Université Paris-Nanterre et François-Xavier Licari, Maître de conférences en droit privé, Université de Lorraine

     

    16h20 : Règle talmudique et coutume dérogatoire : la question du prêt à intérêt au sein de la communauté juive médiévale
    J. Schlanger, Directeur d’études, EPHE 

    16h40 : Contournement de la loi en droit talmudique. Enjeux contemporains de la tension entre formalisme et consensualisme
    Stefan Goltzberg, Chercheur, Centre Perelman, ULB/FNRS 

    17h00 : Les tribunaux rabbiniques au Maroc : procédure exceptionnelle pour le respect de l’identité juive
    R. Deryany, Avocat, Deryany et associés (Casablanca)

    17h20 : Discussions

    17h50 : Fin de la journée

     

    Samedi 24 Juin 2017

     

    Procédure extrajudiciaire : l’arbitrage

    Présidences : Cécile Chainais, Professeur de droit privé, Université Paris II Panthéon-Assas et Anne Lefebvre-Teillard, Professeur d’histoire du droit émérite, Université Paris II Panthéon-Assas

     

    9h00 : Accueil des participants

    9h15 : en attente du titre
    Carine Jallamion, Professeur d’histoire du droit, Faculté de droit et science politique, Montpellier

    9h35 : L’arbitrage des différends en droit administratif : les oscillations entre procédure extraordinaire et procédure ordinaire
    M. Lahouazi, Doctorant en droit public, Lyon III 

    9h55 : Arbitrage d’investissements : une procédure dérogatoire à l’exclusivité des États sujets du droit international public
    C. Martin, Avocate, Hogan-Lovells

    10h15 : Discussions

    10h45 : Pause café

     

    Droit musulman

    Présidences : I. Warscheid, Chargé de recherche au CNRS et R. Deryany, Avocat, Deryany et associés

     

    11h00 : Litiges autour de la filiation dans la doctrine juridique islamique médiévale
    M.-H. Benkheira, Directeur d’études à l’EPHE

    11h20 : Le jugement en droit de la famille sous le joug de la dictature : entre syllogisme juridique et considérations religieuses et sociales
    M. Voorhove, Docteur en droit, Université d’Amsterdam, «

    11h40 : Ordre public musulman et application des règles de la procédure civile
    M. El Gachbour, Docteur en droit, avocat au barreau de Casablanca

    12h00 : Discussions

    12h30 : Pause déjeuner

     

    Procédure pénale

    Présidences : Marie-Clotilde Lault, Maître de conférences en histoire du droit, Université de Rouen Normandie et François Fourment, Professeur de droit privé et sciences criminelles, Université François Rabelais de Tours

     

    14h00 : Le procès de Richard de Molise : un exemple de procédure extraordinaire au XIIe siècle
    A. Djelida, Doctorant en histoire du droit, Université de La Rochelle

    14h20 : Les procédures pénales d’exception
    Marc Touillier, Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, Université Paris-Nanterre

    14h40 : Terrorisme, délinquance organisée, droit commun : extension permanente des procédures d’exception
    D. Apelbaum, Avocat, Hogan-Lovells 

    15h00 : Discussions

    15h30 : Pause café

     

    Influence des questions politiques sur le procès

    Présidences : Frédéric F. Martin, Professeur d’histoire du droit, Université de Nantes et Cécile Guérin-Bargues, Professeur de droit public, Université Paris-Nanterre

     

    15h50 : L’instruction du juge Larivière sur le Comité autrichien : de la poursuite ordinaire des délits de presse à la poursuite des crimes commis contre la sûreté générale de l’État
    J. Maloir, Doctorant en histoire du droit, Université Toulouse I Capitole

    16h10 : Procédure ordinaire et procédure extraordinaire, les mécanismes de la pérennisation de l’exception
    Vanessa Codaccioni, Maître de conférences en science politique, Université Paris VIII Vincennes-Saint Denis

    16h30 : La subversion saisie par le droit. Rationalité et usages de l’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste
    Laurent Bonelli, Maître de conférences en science politique, Université Paris-Nanterre

    16h50 : Discussions

    17h20 : Conclusion
    Nicolas Cornu-Thénard, Professeur d’histoire du droit, Université Paris II Panthéon-Assas

     

    L’université ferme ses portes à 18h00

  • Manifestation scientifique

    Paroisses et pouvoir civil au travers des siècles : je t'aime moi non plus ?

    Paroisses et pouvoir civil au travers des siècles : je t'aime moi non plus ?

    Paroisses et pouvoir civil au travers des siècles : je t'aime moi non plus ?

    vendredi 12 mai 2017
    Lieu de la manifestation :

    Bruxelles, Belgique

    Organisé par les Professeurs Philippe Desmette et André Thion de l’Université Saint-Louis – Bruxelles

    Présentation

     

    Fréquemment la presse se fait l'écho de tensions, voire de différends, entre fabriques d'église et autorités communales. Pèse, bien entendu, sur cette problématique le vieillissement des édifices cultuels dont les coûts d'entretien et de rénovation suscitent parfois des réticences, surtout au vu du recul de la pratique religieuse, de la multiculturalité et de la laïcisation croissantes de nos sociétés depuis le début du XIXe siècle. Mais au-delà, surgit la question – éminemment politique – du rapport entre la sphère ecclésiastique et la sphère civile.

    Pour l'historien reste une question fondamentale : comment en est-on arrivé là ? En d'autres termes, quels furent sous l'Ancien Régime – car tout part de là – les rapports entre la paroisse d'un côté et les autorités civiles de l'autre ? Ou, plus fondamentalement, doit-on parler de côtés ?

    En préalable, il convient d'envisager la définition même d'institutions paroissiales. Ou, pour le dire autrement, quelles institutions s'intègrent-elles dans la paroisse ? Ce qu'il est convenu d'appeler l'église ou la fabrique, cela va de soi. Les chapelles et confréries installées dans la paroisse ou – et c'est déjà une nuance essentielle – dans un lieu de culte extérieur. Qu'en est-il également des écoles ainsi que des tables des pauvres ou tables du Saint-Esprit ? Des évolutions peuvent-elles être notées en cette matière, ce qui sous-tend une question fondamentale : celle des origines.

    Cela pose la question de la gestion de ces institutions. Par qui cette gestion est-elle assurée ? On pense bien entendu à peser les rôles respectifs du curé et des autorités civiles, mais également aux administrateurs paroissiaux, aux marguilliers. Qui sont-ils, d'où sont-ils issus, par qui et comment sont-ils désignés ? La question vaut également pour le personnel au service de ces différentes composantes : qui pose le choix des receveurs, mambours, maîtres d'école ? En corolaire le contrôle de ces personnes et de leurs activités – pensons notamment à la comptabilité – au niveau local peut s'avérer révélateur des interactions de pouvoirs.

    Ce contrôle peut être envisagé également à un autre échelon, extérieur à la paroisse, celui des autorités supérieures. On connaît ici les interventions en ce sens lors des visites pastorales. Mais en est-il d'autres ? La mission du clergé dépend-elle uniquement des instances diocésaines ou doit-il répondre à d’autres autorités ? Par ailleurs, qui intervient lorsqu'il s'agit de produire une norme de fonctionnement ou de modifier des usages établis ? Existe-t-il une concurrence entre normes civile et ecclésiastique, pouvoirs civils et pouvoirs ecclésiastiques ?

    L'établissement des fabriques en 1809 constitue une étape essentielle. Les rapports entre celles-ci et les autorités de tutelle, communales notamment, sont clairement définis par des textes légaux. Mais, sur le terrain, n'existe-t-il pas des zones floues, des sujets sensibles, sources potentielles de tensions ? Par ailleurs, ont-elles connu depuis leur création des évolutions sensibles et comment se situent-elles et sont-elles perçues de nos jours ?

    Ces questions, on le voit, ne peuvent qu’être traitées dans une perspective chronologique élargie. L’Ancien Régime est loin en effet de présenter une situation uniforme. Demeure aussi la question fondamentale de l'héritage : dans quelle mesure les fabriques s'inscrivent-elles dans la continuité des structures d'Ancien Régime ? Et, plus fondamentalement, nos catégories actuelles vallent-elles pour les siècles passés ?

    Ce projet est mené dans le cadre des activités du CHIREL de l’Université Saint-Louis.

    Les actes seront publiés dans la collection des C@hiers du CRHIDI.

     

    Programme

     

    9h00 : Accueil des participants

    9h15 : La charge des églises et des chapelles au diocèse de Liège après 1559
    Christian Dury, Archives de l’Évêché de Liège

    9h45 : Entre paroisses et commune : la « conduite de la charité » et la législation dans les Pays-Bas (XVIe – XVIIIe siècle)
    Jean-Marie Cauchies, Université Saint-Louis – Bruxelles

    10h15 : Pause

    10h30 : Gérer les institutions paroissiales en Hainaut et Tournaisis, XVIe –XVIIIe siècle
    Philippe Desmette, Université Saint-Louis – Bruxelles

    11h00 : Fabriques d’église, tables du Saint-Esprit et échevins. Quelques exemples en Brabant wallon au XVIIIe siècle
    André Tihon, Université Saint-Louis – Bruxelles

    11h30 : Discussion

    12h00 : Repas

    14h00 : De la mambournie à la fabrique, la présence des laïcs dans la gestion matérielle des paroisses d’antan
    Jean-François Van Caulaert, Licencié en histoire, membre associé du CRHIDI

    14h30 : Fabriques d’église et pouvoir civil de la fin du XVIIIe à la fin du XXe siècle
    Paul Wynants, Université de Namur

    15h00 : Discussion

    15h30 : Conclusions
    Henry Maillard, Licencié en histoire, Secrétaire de la fabrique d’église de Soignies-Carrières

     

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  • Parutions

    Laï-cité(s) et discrimination(s)

    Laï-cité(s) et discrimination(s)

    Laï-cité(s) et discrimination(s)

    Auteur(s) : Mathieu Touzeil-Divina Brigitte Esteve-Bellebeau

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-3431-1645-7

    Les cahiers de la LCD (Lutte Contre les Discriminations), 190 pages

    Présentation de l'éditeur

    En un siècle, le mot de « laïcité » qui sent le soufre, en Droit comme en politique, s’est placé au coeur de la République française, et a acquis par là même un certain caractère polymorphe. Chacun.e le revendique (et certain.e.s le combattent sinon le regrettent), mais tous n’y voient plus la même chose quand bien même le terme est invoqué en choeur (parfois dissonant). De ces tensions, il est inévitable que le terme de laïcité se soit chargé de significations diverses : être laïque c’est sans aucun doute historiquement - en France - être anticlérical, lutter contre le pouvoir des Eglises à décider du bien et du mal en toutes circonstances, à s’immiscer dans le champ du politique. Ce premier sens fait place rapidement à celui de neutralité, considéré (dans le dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire paru en 1887 et dirigé par F. Buisson et J. Guillaume) comme presque synonyme de laïcité.

    Ce faisant, être laïque a pu également signifier être tolérant, ou être pour le soutien indéfectible de la liberté de conscience, ce qui ne signifie plus tout à fait la même chose. Mais la roue tourne et le premier sens fait retour dans les consciences inquiètes de croire revenu le temps des religieux qui imposent leur « Loi »... La profusion des sens du mot « laïcité » (au singulier) nous conduirait- elle désormais à parler de « laïcités » (au pluriel) ? Dans le présent dossier, on peut ainsi effectivement observer des promoteurs d’un retour à une « laïcité de combat » tandis que d’autres invoquent une « laïcité apaisée » que le juge - administratif en particulier - viendrait « réguler ».

    Au coeur de la Cité, les contributions ici réunies ont alors principalement eu pour objet deux services publics singuliers de la République et qui cristallisent tant ses espoirs que ses échecs : l’École et la prison. La Laïcité se rêve-t-elle alors encore comme le creuset républicain de l’égalité ?

  • Parutions

    La religion civile américaine

    La religion civile américaine

    La religion civile américaine

    Une théorie de droit constitutionnel

    Maxence Guillemin

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-3431-1081-3

    Coll. Administration et Aménagement du Territoire, 330 pages

    Présentation de l'éditeur

    Depuis la Constitution de 1787 instaurant la séparation des Eglises et de l'Etat, le droit américain semble opérer un hiatus entre des dispositions textuelles et l'avènement d'un discours politique qui ne s'est jamais émancipé du religieux. Il existerait donc un "mur de séparation" entre le spirituel et le temporel, parfois exacerbé par les instruments du juridique, mais qui doit être associé à la mise en place d'un "culte de la République". Ayant pour ambition d'apporter une rhétorique nouvelle, cet ouvrage entend revenir sur la délicate notion de "religion civile" américaine et surtout, introduire sa traduction par voie de droit.

     

    4e de couverture

    C’est peu dire que le fait religieux aux États-Unis ne manque jamais de susciter commentaires et controverses. Cet ouvrage - s’intéressant à ces questions - s’inscrit dans la continuité de travaux entamés dans un précédent volume. Nous illustrions alors que la période constituante américaine, cultivant les vieux thèmes exceptionnalistes des premiers colons, mettait systématiquement en avant le message religieux pour soutenir l’effort révolutionnaire. Or ce dernier, tout au même moment, institutionnalisait par le biais de son oeuvre ultime, la Constitution de 1787, une séparation des Eglises et de l’Etat. Depuis, le droit semble opérer un hiatus entre des dispositions textuelles et l’avènement d’un discours politique tout à fait formaté et systématisé, qui ne s’est jamais émancipé du religieux. Il existerait donc un véritable « mur de séparation » entre le spirituel et le temporel, parfois exacerbé par les instruments du juridique, mais qui doit être associé à la mise en place d’un « culte de la République » élaboré et tout à fait institutionnalisé. Ce mécanisme n’est pas sans soulever nombre d’incertitudes, notamment sur le pian jurisprudentiel. Ayant pour ambition d’apporter une rhétorique nouvelle, cet ouvrage entend revenir sur la délicate notion de « religion civile » américaine et, surtout, introduire sa traduction par voie de droit.
    Maxence Guillemin est chargé d’enseignements en droit public à l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Sa thèse de doctorat, soutenue en 2015, l'a entraîné à se pencher sur les rapports qu'entretenait la Constitution américaine avec le fait religieux. Ceci est le second ouvrage d’une étude consacrée à ces questions.

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