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Science politique

Retrouvez la liste des parutions et manifestations sur ce même sujet :
  • Parutions

    La désignation des gouvernants

    La désignation des gouvernants

    La désignation des gouvernants

    Auteur(s) : Jean-Philippe Derosier

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7110-2797-2

    Coll. Les Cahiers du ForeInCIP, 326 pages

    Présentation de l'éditeur

    Le ForInCIP, Forum International sur la Constitution et les Institutions Politiques, propose une réflexion sur les institutions politiques, de leurs règles de fonctionnement à leur mise en oeuvre politique, en adoptant une méthode de travail comparative, thématique et complémentaire. La méthodologie comparative se traduit par la dimension internationale du Forum, qui rassemble des spécialistes de nombreux pays, issus de systèmes et de cultures différents et diversifiés. Il se déroule annuellement autour d'un thème spécifique et d'actualité, relatif aux institutions. La complémentarité s'explique par l'intérêt d'associer une analyse scientifique des institutions, par des universitaires et un regard expérimenté des acteurs institutionnels, par les membres des institutions politiques. 

    Le 2e Forum a eu lieu les 17 et 18 juin 2016, sur La désignation des gouvernants. Il inclut la désignation des Chefs d'État, de façon élective ou non, la désignation des Chefs de Gouvernement et celle des membres de ce dernier, l'élection des assemblées qui ont un impact sur la composition des Gouvernements. Les démocraties modernes sont régulièrement confrontés à un renouvellement de leurs gouvernants. Le débat récurrent sur les primaires, qu'elles concernent les prochaines élections présidentielles ou les élections locales, le déroulement passé ou proche d'élections dans de nombreux pays (États-Unis, France, Allemagne, peut-être Italie, Royaume-Uni, Turquie, etc.) marquent toute l'actualité de ce sujet. Une confrontation des règles et de leurs applications dans divers pays commande de s'arrêter sur trois de ses aspects : la présélection, soit la désignation de candidats ; le choix, soit la désignation proprement dite ; le contrôle, soit la garantie d'une désignation réelle et non faussée. 

    Les rapporteurs : 

    ALLEMAGNE : Ute Mager
    BELGIQUE :
    Marc Verdussen
    COLOMBIE :
    Luisa Fernando Garcia Lopez
    ESPAGNE :
    Juan José Ruiz Ruiz
    FRANCE :
    Ariane Vidal-Naquet et Jean-Philippe Derosier
    GRÈCE :
    Giulia Aravantinou Leonidi
    ISRAÈL :
    Suzie Navot
    ITALIE :
    Stefano Ceccanti, Salvatore Curreri et Gianluca Passarelli
    LUXEMBOURG :
    Philippe Poirier et Luc Heuschling
    MEXIQUE :
    Francisco Tortolero Cervantes
    POLOGNE :
    Katarzyna Kubuj
    UNION EUROPÉENNE :
    Laetitia Guilloud-Colliat

  • Parutions

    Le droit contre la démocratie ?

    Le droit contre la démocratie ?

    Le droit contre la démocratie ?

    Auteur(s) : Bertrand Mathieu

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-2750-5736-1

    Coll. Forum, 304 pages

    Présentation de l'éditeur

    Alors que le droit est inséparable de la construction de la démocratie, à tel point que l'on en arrive à confondre la démocratie et l'État de droit, l'idée essentielle de cet essai est de montrer que le droit peut aussi se dresser contre la démocratie. La figure d'un peuple inscrit dans des frontières et partageant un destin commun a été inséparable de la construction d'un système démocratique. 

    Ces éléments constitutifs de l'État s'effritent. L'existence d'ordres juridiques non étatiques obéissant à d'autres légitimités, le développement de l'individualisme et du communautarisme, la dégradation des droits fondamentaux en moralisme, l'affaiblissement du pouvoir politique, la perte d'effectivité de la notion d'intérêt général, les défis de l'islamisme radical et politique, constituent des menaces de désagrégation. Les élections présidentielles de 2017 en France témoignent de cette situation. Si la démocratie libérale, qui a constitué un modèle occidental de gouvernement, mérite d'être sauvée, il convient de clarifier les compétences des États et de redonner au peuple les outils qui lui permettent de s'exprimer.

     

  • Parutions

    Analyses électorales

    Analyses électorales

    Analyses électorales

    Yves Déloye, Nonna Mayer

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-8027-5571-5

    Coll. Traités de science politique, 1026 pages

    Présentation de l'éditeur

    Rassemblant les contributions de spécialistes des questions électorales originaires de Belgique, France et Suisse, ce premier tome des Traités de science politique a pour ambition de dresser un bilan comparatif des travaux existants dans le domaine des analyses électorales et de pointer leurs avancées, tant sur le plan théorique que méthodologique. Fort de 19 chapitres, il est l’occasion de mettre les recherches francophones en perspective, en soulignant ce qui les distingue mais aussi ce qui les rapproche des recherches anglo-américaines. Largement ouvert aux approches quantitatives qui dominent ces dernières depuis l’origine, ce volume se veut aussi à l’écoute des méthodologies qualitatives, parfois empruntées à d’autres disciplines (histoire, géographie, anthropologie…). C’est donc un dense compte rendu du champ des analyses électorales qui est ici proposé aux lecteur.e.s. Y sont présentés non seulement les principaux paradigmes qui traversent ce champ de recherches depuis plus d’un siècle mais aussi les nombreux débats qui entourent l’explication du comportement électoral, notamment ceux liés à la montée de nouvelles divisions, plus labiles que celles des années 1950, portées par des valeurs et des affirmations identitaires (générations, genre, sexualité, ethnicité). La prise en compte du contexte institutionnel et partisan qui enserre le vote, et une mise en perspective historique, tant dans le temps long de la politisation que celui, plus court, du calendrier électoral, apportent un regard neuf sur l’acte électoral, qui reste au cœur du fonctionnement démocratique de nos sociétés.

    Yves Déloyeest professeur de science politique à Sciences Po Bordeaux et membre du Centre Emile Durkheim (UMR CNRS).

    Nonna Mayerest directrice de recherche émérite au CNRS, rattachée au Centre d'études européennes de Sciences Po (CEE).

     

    Sommaire

    Partie I : De la géographie électorale à la survey research

    Chapitre 1. Le renouveau de la géographie électorale
    Chapitre 2. Jeux d’échelles pour comprendre les déterminants sociaux de l’abstention dans l’espace français
    Chapitre 3. 70 ans d’enquêtes électorales et de révolution méthodologique

    Partie II : Anciens et nouveaux clivages électoraux

    Chapitre 4. Classe, religion et vote
    Chapitre 5. Des votes et des valeurs
    Chapitre 6. Genre, sexualité et vote
    Chapitre 7. Vote et ethnicité

    Partie III : La rationalité du vote en question

    Chapitre 8. Le modèle du choix rationnel
    Chapitre 9. La prévision électorale
    Chapitre 10. Le vote sur enjeu
    Chapitre 11. Le vote en assemblée parlementaire

    Partie IV : L’approche institutionnelle

    Chapitre 12. La sociologie historique du vote
    Chapitre 13. L’étude des systèmes électoraux : des effets aux causes
    Chapitre 14. Le financement des campagnes électorales
    Chapitre 15. Le système partisan
    Chapitre 16. Le comportement de vote en démocratie directe

    Partie V : Le moment électoral

    Chapitre 17. Les temps de l’élection
    Chapitre 18. La communication électorale
    Chapitre 19. L’effet candidat

  • Parutions

    Histoire des idées politiques en 50 fiches

    Histoire des idées politiques en 50 fiches

    Histoire des idées politiques en 50 fiches

    Auteur(s) : Arnaud Coutant

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-3400-1881-5

    Présentation de l'éditeur

    S'inscrivant dans une logique chronologique, cet ouvrage propose une relecture de l'histoire des idées politiques de l'Antiquité à nos jours, par l'intermédiaire de 50 fiches thématiques. 

    Il se divise en trois grandes parties, faisant apparaître les évolutions politiques et juridiques qui ont permis, au niveau institutionnel, le passage de la cité à l'État et, au niveau des droits, la mutation majeure qui a fait du citoyen antique l'individu moderne. 

    Chaque fiche, centrée sur un courant et sur une période, présente les auteurs marquants, leurs ouvrages et les idées défendues. Des lectures sont également proposées pour approfondir le thème, à la fin de chaque fiche. 

    Cet ouvrage permet de définir les mouvements de réflexion politique et de replacer dans leur contexte les principaux débats. De l'Antiquité à la modernité, en passant par le Moyen Âge, la Renaissance, les Lumières, ou encore les différentes révolutions, il s'agit d'offrir aux lecteurs des clés de compréhension pour les périodes étudiées. 

    Destiné aux étudiants des facultés de droit (Licence et Master de droit et de science politique), et des Instituts d'études politiques, le présent manuel peut servir pour un public plus large afin de mieux comprendre les mouvements politiques encore à l'oeuvre au XXIe siècle.

    480 pages

  • Parutions

    Sphère publique, intérêts privés

    Sphère publique, intérêts privés

    Sphère publique, intérêts privés

    Enquête sur un grand brouillage

    Pierre France, Antoine Vauchez

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7246-2095-5

    Coll. Académique, 198 pages

    Présentation de l'éditeur

    Une ministre de l'Économie, ancienne avocate internationale, qui recourt à l’arbitrage privé pour régler le différend de l’État avec Bernard Tapie ; six anciens secrétaires généraux (et adjoints) de l’Élysée qui rejoignent les grands cabinets du barreau d’affaires parisien ; des armadas d’avocats appelés au chevet de l’État pour sécuriser un partenariat public-privé ou pour assurer l’entrée en bourse du groupe Areva, etc.

    Si la frontière entre le public et le privé n’a jamais relevé de la ligne claire, le brouillage a pris récemment une ampleur nouvelle. Sous l’effet d’un tournant néolibéral qui a érigé l’État régulateur en acteur clé du gouvernement des marchés privés, une zone de contiguïté et d’échanges sans précédent s’est créée.

    Figure récente en pleine ascension, l’avocat d’affaires incarne mieux que tout autre ce nouveau mélange des genres. En suivant le rôle qu’il a acquis aux confins de l’État et du marché, les auteurs de cette passionnante enquête explorent les contours de cette zone grise à la périphérie des institutions politiques et administratives : comment elle est née, comment elle a progressivement prospéré et ce qu’il nous en coûte aujourd’hui, politiquement et démocratiquement.

     

    Sommaire

    Introduction

    Chapitre 1 – Entre public et privé : le nouveau commerce du droit

    Les affaires publiques du barreau

    L'invention de l'avocat d'affaires

    Entre droit public des affaires et droit des affaires publiques

    Les affaires privées du public

    Le conseil de l’État

    Le nouveau gouvernement des marchés

    Chapitre 2 – Un pantouflage néolibéral

    Quand les élites politiques et administratives prennent la robe

    Chronique d’une montée en puissance

    La diversification des profils

    Les épreuves de la reconversion

    Un groupe en position charnière

    Une élite de l’élite ?

    Tremplins publics et points de chute privés

    Les contours de l’État régulateur

    La division du travail régulateur

    Les circuits de l’État régulateur

    Chapitre 3 – La trame privée de l’intérêt général

    Un nouveau sens commun réformateur

    Les avocats en « auxiliaires du service public »

    Clubs, entretiens et think tankspublics-privés

    L’homologation publique de l’hybridation public-privé

    Un droit et un régulateur hybrides

    Le conseil d’État, garde-frontière et passe-muraille

    Chapitre 4 – Un « trou noir » du pouvoir ?

    Un espace hors norme ?

    Secret et autorégulation professionnelle des avocats

    Les failles de la déontologie publique

    Les trous du contrôle parlementaire

    La sous-traitance de l’intérêt général

    Une nouvelle politique de la séparation

    Les points aveugles de la politique de transparence

    La garde de la sphère publique

    Le contrôle des intermédiaires entre État et marché

    Conclusion – De l’esprit public de l’État

    Bibliographie

    Sources et méthodologie

    Les bases de données

    Les entretiens

  • Parutions

    Analyser la gouvernance multi-niveaux

    Analyser la gouvernance multi-niveaux

    Analyser la gouvernance multi-niveaux

    François-Mathieu Poupeau

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7061-2682-6

    Coll. Politique En Plus, 160 pages

    Présentation de l'éditeur

    Implantation d’un nouvel équipement collectif, choix d’aménagement, gestion de services publics, réformes institutionnelles, mise en oeuvre de politiques publiques, etc. Notre vie quotidienne est parsemée de décisions qui impliquent des acteurs appartenant à des sphères politiques distinctes mais interdépendantes (collectivités territoriales, État, Union européenne).
    Cette multiplicité d’intervenants et de centres de pouvoirs peut nous laisser démunis lorsque nous cherchons à comprendre l’action publique, à imputer des responsabilités, à exercer nos droits et devoirs de citoyens ou à défendre une cause qui nous tient à coeur.

    S’adressant à un large lectorat (étudiants, chercheurs, praticiens ou simples citoyens), ce livre propose d’apporter des éclairages à ces questions en dressant un panorama des principales approches théoriques qui se sont intéressées à l’analyse des relations institutionnelles multi-niveaux.

  • Parutions

    Raison d'État

    Raison d'État

    Raison d'État

    Histoire de la lutte contre les sectes en France

    Étienne Ollion

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7071-5897-0

    Coll. Sciences humaines, 240 pages

    Présentation de l'éditeur

    Plus que dans toute autre démocratie, les sectes font l’objet d’une attention particulière en France. Contrôlées, encadrées juridiquement et leurs membres surveillés, elles ont aussi donné lieu à d’importants débats : communautés attentatoires aux libertés individuelles pour beaucoup, ce sont des minorités religieuses injustement discriminées pour d’autres. 

    Retraçant l’histoire de ces controverses depuis plus de quatre décennies, l’ouvrage d’Étienne Ollion montre comment les sectes sont devenues un objet politique et médiatique de premier plan. Contre l’idée communément admise, il démontre que si les sectes ont posé problème en France plus qu’ailleurs, ce n’est pas en raison de l’application d’une laïcité rigoureuse mais plutôt parce que ces groupes contrevenaient à des normes d’État en termes d’éducation, de médecine, d’alimentation, etc. dont les pouvoirs publics admettent mal qu’on puisse y déroger. Les pratiques et les croyances de leurs adeptes ne pouvaient alors être expliquées que par la manipulation mentale qu’ils auraient subie. 

    Contribution originale à la sociologie de l’État, l’ouvrage constitue une réflexion d’actualité sur les accusations de manipulation mentale, sur la laïcité et sur les dispositifs de surveillance des groupes et individus en voie de radicalisation récemment mis en place pour lutter contre le djihadisme.

    Étienne Ollion est spécialiste de sociologie politique. Ses travaux portent sur la sociologie de l’État et du champ politique dans une perspective comparative. Chercheur au CNRS (université de Strasbourg), il est régulièrement invité à enseigner dans différentes universités françaises et étrangères.

     

    Sommaire

    Introduction

    Intensité française, controverses internationales
    Les sectes, des minorités religieuses discriminées ?
    Raisons d’État(s)
    L’État des sciences sociales
    Sources et enquête

    I / Des sectes dans l'État

    1. Une difficiel rutpure

    Une naissance dans l’ambivalence
    Organiser la réaction
    Des soutiens limités
    La double inscription des sectes

    2. Redéfinir la secte

    Qualifier les sectes
    Une théorie alternative du sectarisme
    Des « nouvelles sectes » à la nouvelle définition des sectes

    3. Quand les sectes deviennent un problème

    Attention médiatique, méfiance politique
    Logiques de l’événement
    Une rapide institutionnalisation 

    4. Effets d'État

    Les frontières nationales de l’emprise
    Légitimations et délégitimations étatiques


    II / Une controverse et ses suites

    5. L’export-import d'une controverse

    Les règles du nouveau jeu international
    Les déterminants locaux d’une crise diplomatique
    Faire la polémique

    6. Des mobilisations discrètes

    L’indéniable succès d’un terme flou
    Des entrepreneurs d’humanitaire ?
    L’advocacy comme pratique et comme représentation

    7. Gouverner à distance

    L’unanimisme remis en cause
    Diriger l’attention
    Politiques de la diversité

    Conclusion : l'avenir d'une obsession

    Épilogue : des sectes au djihad : les hoquets de l'histoire

    Des comportements inexplicables ?
    Revirements politiques
    Les multiples vies des dispositifs de surveillance

    Annexes : enquêter en terrain clivé

    La question des sectes comme terrain clivé
    Le clivage comme ressource inattendue
    Une tension permanente

  • Parutions

    Le sol et l'Etat

    Le sol et l'Etat

    Le sol et l'Etat

    1911

    Camille Vallaux

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-3431-1543-6

    Présentation de l'éditeur

    En 1911, Camille Vallaux (1870-1945) publie « Le sol et l'Etat ». Cet ouvrage fonde la géographie politique en France. Son analyse des caractéristiques physiques du territoire, des frontières, du rôle des capitales, des populations et de la circulation dans la formation des Etats conserve toute sa pertinence. Cette réimpression donne à celles et ceux qu'intéressent la géographie politique, la géopolitique et l'histoire des relations internationales et diplomatiques un outil de première main, aux origines de la géographie politique.

    Nouvelle édition présentée par Jean-Pierre Villard

    340 pages

  • Manifestation scientifique

    Démocratie locale, décentralisation et gouvernance multi-niveaux

    Démocratie locale, décentralisation et gouvernance multi-niveaux

    Démocratie locale, décentralisation et gouvernance multi-niveaux

    École d’été internationale
    lundi 3 juillet 2017
    Lieu de la manifestation :

    Rennes

    Organisée par Sciences Po Rennes, avec le labo Arènes/CRAPE (UMR6051), l’Institut de la Gouvernance territoriale et décentralisation et la revue Pouvoirs locaux, l’Assoc° Française de Science Politique et l’Assoc° Internationale de Science Politique

    Présentation

     

    Comme lors de sa première édition, l’école d’été de la chaire « Territoires et mutations de l’action publique » (TMAP) 2017 tentera d’ouvrir un espace de rencontre et d’échange entre des chercheurs et des praticiens. Elle propose à de jeunes chercheurs doctorants et à des professionnels une formation intensive et interactive sur les enjeux de démocratie locale, de décentralisation et de gouvernance territoriale en France et en Europe, dans une dimension comparative.

    L’école d’été s’adresse à deux types de participants :

    – aux jeunes chercheurs doctorants (en science politique principalement, mais aussi en sociologie, en urbanisme et aménagement, en gestion, en droit public, etc.), qui souhaitent échanger avec des chercheurs spécialistes des enjeux de démocratie locale, de décentralisation et de gouvernance multi-niveaux, et qui veulent soumettre leurs recherches doctorales au regard de praticiens.

    – aux professionnels de la gouvernance territoriale (cadres territoriaux, consultants, cadres d’entreprises, élus locaux, associatifs) qui souhaitent se former, réfléchir et échanger sur les enjeux d’action publique locale qu’ils rencontrent dans le cadre de leurs activités.

    Les interventions auront lieu en français. Néanmoins, les intervenants étant bilingues (français / anglais), les échanges pourront se dérouler dans les deux langues. Pour les participants non-francophones, une bonne maîtrise du français à l’oral est indispensable pour pouvoir comprendre les interventions en français.

    Le nombre de places est limité à 40 afin de permettre des échanges approfondis entre participants et avec les intervenants et ainsi garantir une qualité de formation. Les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 9 mai 2017. Le dossier de candidature comprend :

    Le dossier de candidature pour les jeunes chercheurs comprend :

    • Un CV
    • une lettre de motivation
    • un résumé de la thèse en cours (1 page)

    Pour les professionnels et les élus :

    • Une lettre présentant les points d’intérêts pour l’École d’été (afin de préparer les ateliers du lundi 3 et du mardi 4 juillet)

    Le dossier de candidature est à envoyer à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    L’inscription est garantie dès acceptation de la candidature et paiement intégral des frais d’inscription.Les frais d’inscription s’élèveront à :

    -200 euros pour les doctorants

    -500 euros pour les professionnels

    Ces frais comprennent la participation à l’ensemble des ateliers et interventions de l’école d’été, les déjeuners et le dîner du mardi 4 juillet.

    L’école d’été se tiendra du lundi 3 juillet à 8h30 au mercredi 5 juillet 2017 à 19h, dans les locaux de Sciences Po Rennes (104 bd de la Duchesse Anne). Les interventions et les ateliers ont lieu toute la journée, de 9h à 18h, et des événements seront proposés pour les soirées du 3 et 4 juillet. Pour favoriser l’émulation collective et faciliter les travaux de groupes sur l’ensemble de la formation, les participants doivent s’engager à assister aux trois journées de l’Ecole d’été.

    Comité d’organisation :
    Thomas Aguilera, Maître de conférences en science politique, Sciences Po Rennes, Membre d’Arènes-CRAPE, Chercheur associé à la Chaire TMAP.
    Jeanne Chauvel, Chargée de recherche et de développement, Chaire TMAP, Sciences Po Rennes.
    Patrice Diatta, Chargé de recherche et de développement, Chaire TMAP, Sciences Po Rennes.
    Romain Pasquier, Directeur de recherche au CNRS/Sciences-Po Rennes, Titulaire de la chaire TMAP.

     

    Programme

     

    Lundi 3 juillet 

    Démocratie locale

     

    9h00 : Discours de bienvenue et exposé introductif
    Thomas Aguilera, Sciences Po Rennes, Arènes-Crape

    9h30-12h30 : Marion Paoletti, Université de Bordeaux, Centre Emile Durkheim

    14h00-16h00 : Regards croisés chercheurs/praticiens (1)-les doctorants présentent leurs travaux

    16h00-18h00 : Balade urbaine

    18h00-20h00 : Table-ronde

    Elus-professionnels-chercheurs au Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine sur un enjeu de démocratie locale.

     

    Mardi 4 juillet 

    Décentralisation

     

    9h00-12h00 : Renaud Epstein (Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, CESDIP)

    13h30-15h30 : Regards croisés chercheurs/praticiens (2)-les professionnels présentent leurs problématiques

    15h45-16h30 : Synthèse par les rapporteurs des sessions

    17h00-19h00 : Philippe Estebe (Acadie, IHEDATE) « Entre démarche de recherche et action publique : experts, consultants et recherche-action »

    19h30 : Diner de gala de l’école d’été

     

    Mercredi 5 juillet 

    Gouvernance multi-niveaux

     

    9h00-12h00 : Claire Dupuy (Sciences Po Grenoble, PACTE)

    13h30-16h30 : Gilles Pinson (Sciences Po Bordeaux, Centre Emile Durkheim) «Les apports de la comparaison à la sociologie de l’action publique et à la conception des politiques publiques »

    16h45 : Conclusion de l’Ecole d’été

    17h00 : Cocktail de clôture dans le cloître de l’IEP

  • Manifestation scientifique

    Démocratie, peuples, populismes

    Démocratie, peuples, populismes

    Démocratie, peuples, populismes

    Ecole d'été du CÉRIUM
    lundi 3 juillet 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris

    Organisation : Marc-Antoine Dilhac (Université de Montréal), Luc Foisneau (CNRS, CESPRA), Christian Nadeau (Université de Montréal) et Pierre-Yves Néron (Institut Catholique de Lille, ESPOL).

    Présentation

     

    La liste des formations politiques qui prétendent capter la volonté du peuple réel et le représenter dans sa totalité, qui revendiquent le qualificatif de populiste ou auxquelles on accole ce qualificatif, ne cesse de s’allonger au point que l’on peut se demander si l’on n’est pas finalement entré dans l’ère des populismes. Le populisme est-il la vérité de la démocratie ou sa perversion ? Est-il le pouvoir du peuple qui s’émancipe de la représentation politique ou le rejeton de la démocratie représentative ?
    Certains opposent populisme de gauche et populisme de droite, soit pour les confondre, soit pour faire valoir une forme progressiste et démocratique contre une forme réactionnaire et autoritaire. Existe-t-il des formes légitimes de populisme ? Faut-il sinon se résoudre à admettre que le populisme est toujours le nom d’un mal politique ? Voici quelques questions et préoccupations qui animeront l’école d’été.

    Nous chercherons à mettre en évidence une forme typique du populisme, un idéal-type, sans négliger la possibilité qu’il y ait des formes différentes de populisme irréductibles à un type. Pour y parvenir il conviendra d’examiner les grandes théories de la démocratie à partir desquelles la notion de populisme prend un sens (les conceptions libérales, délibératives, radicales, épistémiques, procédurales, etc.) et d’appuyer ces analyses sur des études de cas empiriquement informées, comme les cas de la Hongrie de Viktor Orban à la tête de Fidesz-Union civique hongroise, du Tea Party ou de la présidence de Donald Trump aux États-Unis, du UKIP au Royaume-Uni et du Front National en France.

    Les contributions des conférenciers et les travaux des étudiants se structureront principalement autour des thèmes suivants :

    • Fondements et théories de la démocratie
    • Etudes des formations politiques populistes
    • Populisme théorie et pratiques
    • L’idée de peuple
    • Histoire du populisme

     

    Nous aurons le privilège de discuter de ces questions avec des spécialistes qui ont directement contribué à l’étude ou à l’usage du concept de populisme dans le champ de la théorie politique contemporaine :

    • 3 juillet : Jean-Fabien Spitz (Paris 1)
    • 4 juillet : Chantale Mouffe (Westminster)
    • 5 juillet : Jan-Werner Müller (Princeton)
    • 6 juillet : Philippe Urfalino (EHESS)
    • 7 juillet : Nadia Urbinati (Columbia)

     

    Le déroulement des journées s’articule autour trois modules de formation à la recherche :

    • une conférence suivi d’une discussion avec la conférencière ou le conférencier (2h30);
      une session de présentation-discussion de travaux étudiants (2h30) ;
      une discussion sur les textes au programme sur la base d’une courte présentation (1h).

     

    Inscription

     

    20 places sont disponibles.

    En raison du nombre réduit de places, la participation à l’école d’été est soumise à examen sur dossier : le dossier comprend un CV, une courte lettre de motivation, et une proposition de communication.

    L’école s’adresse aux étudiantes et étudiants inscrits dans un département de sciences humaines et sociales, en particulier en sciences politiques, philosophie, sociologie ou histoire.

    Cette école d’été s’adresse aux étudiantes et étudiants en thèse, en maîtrise (Canada)/Master (France), et de manière exceptionnelle en dernière année de baccalauréat (Canada)/Licence 3 (France).

    Pour toute demande d’information concernant les conditions d’inscription, veuillez contacter la personne ressource : Capucine Berdah : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Parutions

    The Cultural Defense of Nations

    The Cultural Defense of Nations

    The Cultural Defense of Nations

    A Liberal Theory of Majority Rights

    Liav Orgad

    Édition : 2017

    ISBN: 978-0-1988-0691-2

    Coll. Oxford Constitutional Theory, 304 pages

    Présentation de l'éditeur

    Never in human history has so much attention been paid to human movement. Global migration yields demographic shifts of historical significance, profoundly shaking up world politics as has been seen in the refugee crisis, the Brexit referendum, and the 2016 US election. 

    The Cultural Defense of Nations addresses one of the greatest challenges facing liberalism today: is a liberal state justified in restricting immigration and access to citizenship in order to protect its majority culture? Liberal theorists and human rights advocates recognize the rights of minorities to maintain their unique cultural identity, but assume that majorities have neither a need for similar rights nor a moral ground for defending them. The majority culture, so the argument goes, "can take care of itself." However, with more than 250 million immigrants worldwide, majority groups increasingly seek to protect what they consider to be their national identity. In recent years, liberal democracies have introduced proactive immigration and citizenship policies that are designed to defend the majority culture. 

    This book shifts the focus from the prevailing discussion of cultural minority rights and, for the first time, addresses the cultural rights of majorities. It proposes a new approach by which liberal democracies can welcome immigrants without fundamentally changing their cultural heritage, forsaking their liberal traditions, or slipping into extreme nationalism. 

    Disregarding the topic of cultural majority rights is not only theoretically wrong, but also politically unwise. With forms of "majority nationalism" rising and the growing popularity of extreme right-wing parties in the West, the time has come to liberally address contemporary challenges.

    Liav Orgad, Head of the Global citizenship Law research group, WZB Berlin

     

    Sommaire

    Introduction: Citizen Makers

    Part I: Before the Majority Becomes the Minority

    1: New Challenge
    2: Demographic Anxiety
    3: Cultural Defense

    Part II: Legitimate and Illegitimate Defense

    4: Illiberal Liberalism
    5: Majority Rights
    6: National Constitutionalism

    Conclusion: Immigration Policy and Constitutional Identity

  • Parutions

    Naissance de la diplomatie moderne (XIIIe-XVIIe siècles)

    Naissance de la diplomatie moderne (XIIIe-XVIIe siècles)

    Naissance de la diplomatie moderne (XIIIe-XVIIe siècles)

    L'ambassadeur au croisement du droit, de l'éthique et de la politique

    Dante Fedele

    Édition : 2017

    ISBN: 978-3-8487-4127-4

    Coll. Studien zur Geschichte des Völkerrechts , 830 pages

    Présentation de l'éditeur

    Der Verfasser untersucht die Ursprünge der modernen Diplomatie, basierend auf umfangreichem Quellenmaterial des 13. bis 17. Jahrhunderts. Im Mittelpunkt der Studie steht dabei die Person des Botschafters und dessen Entwicklungsprozess in ständig neuer Interaktion zwischen Recht, Ethik und Politik, verflochten in einer ungelösten Wechselbeziehung von Theorie und Praxis. Der erste Teil des Buches behandelt die Ausprägung des rechtlichen Botschafterstatus im Spätmittelalter und deren Auswirkung auf die diplomatische Doktrin der frühen Neuzeit. Im zweiten Teil wird untersucht, wie die Entstehung des modernen Staates die Denkansätze hinsichtlich der Gestalt des Botschafters neu belebt und umgestaltet hat. Der dritte Teil beleuchtet schließlich die Entwicklung des beruflichen Botschafterstatus. Basierend auf diesen Ansätzen erscheint Diplomatie als grundlegende Matrix moderner politischer Rationalität.

  • Parutions

    Reforming Democracy

    Reforming Democracy

    Reforming Democracy

    Institutional Engineering in Western Europe

    Camille Bedock

    Édition : 2017

    ISBN: 978-0-1987-7958-2

    Coll. Comparative Politics, 352 pages

    Présentation de l'éditeur

    When, why, and how are democratic institutions reformed? This is the broad question guiding this research, rooted in a context of crises of representative democracy. Core democratic rules can be understood as the formal political rules regulating the direct relationship between elites within the political system, parties, and citizens. They are therefore the cornerstone of the functioning of any political system. This book deals with the context, the motives, and the mechanisms explaining the incidence of institutional engineering in consolidated European democracies between 1990 and 2015. It is centred on the choice of political elites to use - or not to use - institutional engineering as a response to the challenges they face. 

    This study provides both a better empirical understanding of the world of democratic reforms in consolidated democracies, thanks to a new data-set covering six dimensions of reform in 18 European countries. Secondly, the book provides evidence about the link between the lack of political support and democratic reforms, and the role of electoral shifts in fostering reforms. Thirdly, this research shows that the final outcome of a given reform depends on the type of reform at stake and on the process used during the phase of discussion of the reform, though case studies in Ireland, France and Italy. 

    Ultimately, the book demonstrates that contrary to what has been commonly assumed, reforms of the core democratic rules are frequent and constitute in most cases an answer of challenged political elites to the erosion of political support and electoral change. 

    Comparative Politics is a series for researchers, teachers, and students of political science that deals with contemporary government and politics. Global in scope, books in the series are characterised by a stress on comparative analysis and strong methodological rigour. The series is published in association with the European Consortium for Political Research. For more information visit: www.ecprnet.eu. 

    The series is edited by Emilie van Haute, Professor of Political Science, Université libre de Bruxelles; Ferdinand Müller-Rommel, Director of the Center for the Study of Democracy, Leuphana University; and Susan Scarrow, Chair of the Department of Political Science, University of Houston. 

    Camille Bedock, FNRS Postdoctoral Researcher, the Centre d'étude de la vie politique (CEVIPOL), Université libre de Bruxelles

     

    Sommaire

    Part I: Reforms of the Core Democratic Rules and their Contextual Determinants

    1: Why Study Bundles of Reforms? The Debate on Democratic Institutions
    2: To Reform or Not to Reform? The Determinants and Processes of Institutional Change in Established Democracies
    3: The Changes to Core Democratic Rules in Western Europe, 1990-2010: An Overview
    4: Disentangling the Long- and Short- Term Determinants of the Reforms of Core Democratic Rules: A Model for Western Europe, 1990-2010

    Part II: The Mechanisms of Reform of the Core Democratic Rules

    5: The Mechanisms of Institutional Reforms in Action: The Politics of Bundles of Reforms
    6: You Win Some, You Lose Some: The Various Fortunes of Institutional Reforms in Ireland Since 2011
    7: An Unexpected Journey: The Quinquennat and the Reordering of the Electoral Calendar in France, 2000-2001
    8: Bundling the Bundles: Coalition Dynamics and Institutional Reforms in Italy, 2003-2006

  • Parutions

    La démocratie en droit international

    La démocratie en droit international

    La démocratie en droit international

    Étude critique sur le statut juridique de la démocratie en droit interntional et la légitimité de l'imposer par la force

    Abuhamoud Alshiabani

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-3431-0818-6

    Coll. Logiques Juridiques, 408 pages

    Présentation de l'éditeur

    En droit international, la démocratie était jusqu’à très récemment absente. Elle n’était ni une obligation des États imposant la démocratie comme la seule forme légitime du gouvernement, ni comme un droit d’individus. Malgré certains appels lancés au début du 20e siècle pour que le droit international s’appuie sur des principes démocratiques, celui-ci a toujours considéré la démocratie comme une idéologie dans laquelle il ne doit pas s’impliquer. Après la in de la Guerre Froide et la victoire de la démocratie libérale que Francis Fukuyama a considérée comme la fin de l’histoire, la démocratie s’est renforcée au plan international.
    Elle a exercé une pression considérable sur le droit international pour qu’il s’adapte aux nouvelles exigences des réalités politiques. Malgré l’expansion de la démocratie, très rares sont les études qui ont tenté de déterminer son statut juridique en droit international. Cet ouvrage a pour but de traiter de ce sujet, tout en montrant le contexte dans lequel se sont développés la démocratie et le concept d’ingérence démocratique. L’idée centrale de ce livre est la démocratie : sa valeur supposée universelle, son statut juridique, la possibilité qu’elle soit transmise par la force et ses effets sur les règles existantes du droit international.


    Alshiabani Abuhamoud est ambassadeur de Lybie et doyen du corps diplomatique arabe en France

  • Manifestation scientifique

    Penser la politique par gros temps. Raymond Aron au XXIe siècle

    Penser la politique par gros temps. Raymond Aron au XXIe siècle

    Penser la politique par gros temps. Raymond Aron au XXIe siècle

    jeudi 22 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris

    Colloque organisé par le CESPRA, l’IRSEM et la Société des Amis de Raymond Aron.

    Présentation

     

    Comment penser la politique par « gros temps » ? Comment questionner notre époque et les concepts dont nous disposons pour l'analyser ? Ce colloque veut tester l'hypothèse selon laquelle la pensée politique d'Aron constitue une boussole pouvant aider à s'orienter, en ce début de XXIe siècle, dans un monde qui, loin d'être débarrassé de l'anarchie internationale, se caractérise à la fois par l'entropie démocratique et la montée en puissance des « démocraties illibérales ».

     

    Programme

     

    Jeudi 22 juin 2017

     

    8h45 : Accueil des participants

    9h00 : Propos introductifs
    Gwendal Châton, Université d’Angers
    Giulio de Ligio, EHESS-CESPRA
    Jean-Vincent Holeindre, Université de Poitiers

     

    9h15 : Aron et la science politique

    Conférence de Philippe Raynaud, Université Paris 2

     

    10h00 : 1ère table ronde :

    Raymond Aron et la sociologie politique

    Modération : Dominique Schnapper, EHESS-CESPRA

     

    L’apport d’Auguste Comte à la pensée de Raymond Aron
    Olivia Leboyer, IEP de Paris

    Valeurs, socialité et moralité. Aron, lecteur critique de Durkheim
    Gildas Renou, Université de Strasbourg

    11h30 : Pause-café (salle 7)

    De la sociologie à la philosophie politique : Aron, Pareto et le "fait oligarchique"
    Hugo Drochon, Cambridge University

    Raymond Aron and American Modernization Theory
    Daniel Steinmetz-Jenkins, University of California

     

    13h00 : Pause déjeuner

     

    14h15 : Aron et Sartre

    Conférence de Perrine Simon-Nahum, CNRS-ENS

     

    15h00 : 2e table ronde :

    Raymond Aron et la philosophie politique

    Modération : Pierre Manent, EHESS-CESPRA

     

    Raymond Aron et les anti-lumières d’aujourd’hui : relire « Les désillusions du progrès »
    Robert Howse, New York University

    Les défis de la rationalité politique
    Sophie Marcotte-Chénard, University of Toronto

    16h30 : Pause-café (salle 7)

    L’actualité de la démocratie tocquevillienne à l’aune de la lecture de Raymond Aron. Posture, méthode et dialectique
    Nicolas Arens, Université Saint-Louis-Bruxelles

    Le concept de souveraineté selon Raymond Aron et la critique de l’idée de l’Etat universel par Carl Schmitt
    Miroslav Novàk, Université Charles de Prague

    18h00 : Assemblée générale de la Société des Amis de Raymond Aron

     

    Vendredi 23 juin 2017

     

    9h00 : Bilan de l’Assemblée générale de la Société des Amis de R. Aron par son président

     

    9h15 : Raymond Aron et le développement de la science politique en France

    Conférence d’Yves Déloye, IEP de Bordeaux/AFSP

     

    10h00 : 3e table ronde :

    Raymond Aron, l’économie et la politique

    Modération : Jean-Claude Casanova, IEP de Paris

     

    La société industrielle d’Aron et Galbraith : regards croisés et visions convergentes
    Alexandre Chirat, Université Lyon 2

    L’équilibre aronien : entre l’économie et la politique
    Thomas Zuber, ENS

    Ouragan sur le pétrole. Analyse du mythe politique d’Hugo Chavez par une "spectatrice engagée"
    Paula Vasquez, EHESS-CESPRA

    11h30 : Pause-café (salle 7)

    Commerce et relations internationales. Retour sur un sujet ancien à la lumière de la nouvelle politique commerciale américaine
    Maxence Brischoux, Diplômé en relations internationales de l’Université de Saint-Galles

    (Re)Lire Raymond Aron pour penser la crise en 2017
    Olivier de Lapparent, Docteur de l’Université Paris 1

     

    13h00 : Pause déjeuner

     

    14h15 : 4e table ronde :

    Raymond Aron et les relations internationales

    Modération : Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer, IRSEM

     

    La sociologie historique des relations internationales de Raymond Aron au XXIe siècle. Apports et limites d’une pensée originale des turbulences dans les relations internationales post-Guerre froide
    Thomas Meszaros et Antony Dabila, Université Lyon 3

    R. Aron, un théoricien libéral des relations internationales
    Adrien Schu, IEP de Bordeaux

    15h45 : Pause-café (salle 7)

    "Ni réalisme pur, ni moralisme absolu". Les antinomies d’une action diplomatique au service de l’humanité
    Bénédicte Renaud-Boulesteix, Docteur de l’EHESS

    En quête d’une doctrine stratégique européenne face à la guerre ukraino-russe
    Wassim Hassaneen, EHESS-CESPRA

    17h15 : Pause

     

    17h30 : Penser la politique par "gros temps"

    Conférence de Pierre Manent, EHESS-CESPRA

     

    18h15 : Remise du Prix Raymond Aron 2016 par le président de la Société des Amis de Raymond Aron

    19h00 : Cocktail de clôture (salle 7)

     

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  • Parutions

    L'Union européenne et la paix

    L'Union européenne et la paix

    L'Union européenne et la paix

    Anne Bazin, Charles Tenenbaum

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-7246-1965-2

    Coll. Relations internationales, 238 pages

    Présentation de l'éditeur

    L'Union européenne aspire à un rôle de premier plan sur le terrain de la médiation et de la résolution des conflits, de la démocratisation et des droits de l’homme. Auréolée du prix Nobel de la paix en 2012, elle multiplie depuis les années 2000 les interventions et les innovations institutionnelles dans le domaine de la gestion civile et militaire des crises internationales.

    Dans une démarche socio-historique, cet ouvrage propose une analyse des processus d’institutionnalisation et de professionnalisation en oeuvre à l’échelle européenne et présente un panorama des acteurs européens de la pacification internationale. Il est illustré par trois études de cas : Moyen-Orient, Somalie, Caucase.

    Avec Yves Buchet de Neuilly, Sara Dezalay, Caroline du Plessix, Clara Egger , Antje Herrberg, Charlotte Hille, Franck Petiteville, Simon Tordjman

     

    Sommaire

    Introduction

    Anne Bazin, Charles Tenenbaum

    Chapitre 1 : LA COMMISSION EUROPÉENNE ET LES CRISES

    ÉLÉMENTS DE SOCIOGENÈSE D'UN MARCHÉ EUROPÉEN DE LA PACIFICATION

    Sara Dezalay

    Chapitre 2 : DES EXPERTS DE LA PAIX ?

    UNE SOCIOLOGIE DES ACTEURS ET DES PRATIQUES DE LA PACIFICATION EUROPÉENNE

    Anne Bazin, Charles Tenenbaum

    Chapitre 3 : L'UNION EUROPÉENNE ET LA SÉCURITÉ COLLECTIVE

    USAGES, ACTIVATION ET CANALISATION DES RESSOURCES MILITAIRES EXPÉDITIONNAIRES

    Yves Buchet de Neuilly

    Chapitre 4 : LA PAIX PAR LA DÉMOCRATIE

    FORMATION D’UN CHAMP D’INTERVENTION À L’INTERFACE DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA SÉCURITÉ

    Simon Tordjman

    Chapitre 5 : L'UNION EUROPÉENNE, ACTEUR CONDITIONNEL DE LA RÉSOLUTION DES CONFLITS

    Franck Petiteville

    Chapitre 6 : L'UNION EUROPÉENNE, MÉDIATEUR DES CONFLITS, UN TOURNANT POLITIQUE ET STRATÉGIQUE ?

    REGARD DE PRATICIEN

    Antje Herrberg

     

    ÉTUDES DE CAS

    Chapitre 7 : L'UNION EUROPÉENNE ET LE PROCESSUS DE PAIX ISRAÉLO-PALESTINIEN

    FAIBLESSES ET LIMITES DU PEACEMAKING PAR LA NORME

    Caroline du Plessix

    Chapitre 8 : L'APPROCHE GLOBALE EUROPÉENNE À L'ÉPREUVE DU TERRAIN SOMALIEN

    QUERELLES INTERINSTITUTIONNELLES ET PARTENARIATS DÉLICATS

    Clara Egger

    Chapitre 9 : LES TENTATIVES EUROPÉENNES DE PACIFICATION DU CAUCASE

    AMBITIONS ET CONTRADICTIONS

    Charlotte Hille

  • Parutions

    Droit et mouvements sociaux : quelles interactions ?

    Droit et mouvements sociaux : quelles interactions ?

    Droit et mouvements sociaux : quelles interactions ?

    Le cas des révoltes dans le monde arabe

    Fatiha Sahli, Adelmalek El Ouazzani, Anne Peters

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-3617-0145-1

    Présentation de l'éditeur

    Ce livre constitue les actes d'un colloque tenu à Marrakech les 25-26 novembre 2014.

    En collaboration avec l'Instiut Max Planck de droit public comparé et de droit international (Max-Planck-Haus Centre de Conférence Gerhart-Hauptmann-Str. 36, Heidelberg, Allemagne).

    Avec le soutien de la formation Hanns Seidel

    Avec la collaboration de S. Aghrib, A. Aboughazi et M. Nachtaoui

    241 pages

  • Parutions

    Reconfiguring European States in Crisis

    Reconfiguring European States in Crisis

    Reconfiguring European States in Crisis

    Desmond King, Patrick Le Galès

    Édition : 2017

    ISBN: 978-0-1987-9337-3

    Présentation de l'éditeur

    Reconfiguring European States in Crisis offers a ground-breaking analysis by some of Europe's leading political scientists, examining how the European national state and the European Union state have dealt with two sorts of changes in the last two decades. Firstly, the volume analyses the growth of performance measurement in government, the rise of new sorts of policy delivery agencies, the devolution of power to regions and cities, and the spread of neoliberal ideas in economic policy. The volume demonstrates how the rise of non-state controlled organizations and norms combine with Europeanization to reconfigure European states. Secondly, the volume focuses on how the current crises in fiscal policy, Brexit, security and terrorism, and migration through a borderless European Union have had dramatic effects on European states and will continue to do so.

    512 pages

    Edited by Desmond King, Andrew W Mellon Professor of American Government, the University of Oxford and Fellow, Nuffield College, and Patrick Le Galès, CNRS Research Professor of Sociology and Politics, Sciences Po, Paris


    Contributors:

    Jenny Andersson, Sciences Po, Paris.
    Philip Bezes, Sciences Po, Paris.
    Christopher Bickerton, Queens' College, University of Cambridge.
    Olivier Borraz, Sciences Po, Paris.
    Laslo Bruszt, European University Institute, Florence.
    Lydie Cabane, London School of Economics.
    Sabino Cassese, Scuola Normale Superiore di Pisa, Italy.
    Colin Crouch, University of Warwick Business School and Max-Planck-Institut für Gesellschaftsforschung, Cologne.
    Donatella Della Porta, Scuola Normale Superiore di Firenze, Italy.
    Gregory W. Fuller, University of Groningen.
    Philipp Genschel, European University Institute, Florence.
    Niamh Hardiman, Somerville College, University of Oxford.
    Colin Hay, Sciences Po, Paris.
    Fabian Jobard, Centre Marc Bloch, Berlin.
    Erik Jones, Johns Hopkins University and Nuffield College, University of Oxford.
    Patrick Le Galès, Sciences Po, Paris.
    Benjamin Lemoine, University of Dauphine.
    Michael Keating, University of Aberdeen.
    Anand Menon, King's College, London.
    Bruno Palier, Sciences Po, Paris.
    Hendrik Spruyt, Northwestern University.
    Wolfgang Streeck, Max Planck Institute for the Study of Societies, Cologne.
    Mark Thatcher, London School of Economics and Political Science.
    Tommaso Vitale, Sciences Po, Paris
    Visnja Vukov, European University Institute, Florence.
    Cornelia Woll, Sciences Po, Paris.
    Bernhardt Zangl, Ludwig-Maximillians University.

     

    Sommaire

    1: A Reconfigured State: European Policy States in a Globalizing World, Patrick Le Galès and Desmond King

    Part 1. Changing Scales of European States

    2: Nation-State to Member State: Trajectories of State Transformation and Re-Composition in Europe, Christopher Bickerton
    3: The Rise of Non-State Authority and the Transformation of the State, Philipp Genschel and Bernhard Zangl
    4: From the Nation State to the Global Polity, Sabino Cassese
    5: Unbundling Sovereign Rights through Incomplete Contracting: Empowering European Transnational Networks beyond the State, Hendrik Spruyt
    6: The Territorial State, Michael Keating

    Part 2. Capitalism Against the State?

    7: A New Regime: The Consolidation State, Wolfgang Streeck
    8: European Integration and the Evolution of Economic State Capacities in Southern and Eastern Europe, Laszlo Bruszt and Visnja Vukov
    9: The Reshaping of Economic Markets and the State, Mark Thatcher
    10: State Capacity in Financial Times, Cornelia Woll
    11: Financial Integration and the National State, Erik Jones and Gregory W. Fuller
    12: The Limitations of the Limited State: Neoliberal Theory Meets the Real World, Colin Crouch

    Part 3. Rationalization and Knowledge

    13: The Neo-Managerial Turn of Bureaucratic States, Philippe Bezes
    14: Tracking the State in a Liberal Democracy, Niamh Hardiman
    15: Governing Futures: States and the Management of Expectations, Jenny Andersson
    16: Measuring and Transforming the State: Finance-inspired Debt Metrics and the Fragile Economic and Social Order, Benjamin Lemoine
    17: The Reconfiguration of the Welfare State in Europe: Paying its Way in an Age of Austerity, Bruno Palier and Colin Hay

    Part 4. Security and Democracy

    18: Transformation of State's Use of Force in Europe, Fabien Jobard
    19: Defence Policy and the European State: Insights from American Experience, Anand Menon
    20: States of Crisis, Olivier Borraz and Lydie Cabane
    21: Social Movements, Democracy and the State, Donatella Della Porta
    22: Assimilation, Security, and Borders in the Member States, Desmond King, Patrick Le Galès, and Tommaso Vitale
    23: Conclusion: The Making of a Transnational, Capitalist Policy Member State, Desmond King and Patrick Le Galès

  • Manifestation scientifique

    Fiefs et ancrages politiques

    Fiefs et ancrages politiques

    Fiefs et ancrages politiques

    jeudi 1 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Paris

    Organisé par le CESSP (CNRS-EHESS-Université Paris 1) et le LIPHA (Université Paris Est) dans le cadre de l’Atelier personnalisation des liens politiques du Labex TEPSIS

    Programme

     

    Jeudi 1er Juin 2017

     

    9h00 : Introduction
    Politique des fiefs, politiques de l’ancrage
    Jean-Louis Briquet (CNRS, CESSP)
    Laurent Godmer (LIPHA, Université Paris-Est)

     

    Matinée

    Politiques de l’ancrage : des conquêtes et des liens politiques

     

    9h30 : Alexandre Ribot à Saint-Omer : un notable républicain en son fief
    Walter Badier, ESPE d’Orléans

    Des carrières à la marge des partis : le cas des dirigeants de quartiers populaires au Costa Rica
    Camille Floderer, IEP d’Aix

    Political mediation at the local level in India : A case study of brokers from three neighbourhoods in Jaipur
    Gayatri Jai Singh Rathore, Sciences Po Paris

    La banlieue bleue ? L’instauration du leadership d’une élue de la droite locale sur un quartier d’habitat social niçois
    Laura Giraud, Université de Nice

     

    Déjeuner libre

     

    Après-midi

    Gouverner des fiefs politiques : l’exercice du fief

     

    13h30 : Anthropologie des fiefs politiques. De la DC au MpA : ancrage, clientélisme et construction des identités politiques à Catane
    Antonio Vesco, Université de Turin

    Un fief politique au service du Hezbollah : Nabatiyeh au Sud-Liban
    Julie Chapuis, EHESS et Université d’Artois

    La domination de la droite modérée dans un territoire rural : Jean Arthuis en Mayenne
    Guillaume Letourneur, Université de Paris-I

    Le gouvernement à distance des fiefs. Jean-Yves Le Drian et la Bretagne
    Christian Le Bart, IEP de Rennes

    16h00 : Fin de journée

     

    Vendredi 2 Juin 2017

     

    Matinée

    Tenir, entretenir les fiefs et les bastions politiques : des ancrages

     

    9h00 : Il mistero dell’ancoraggio del PCI nella Sicilia del dopoguerra
    Alfio Mastropaolo, Université de Turin

    La transformation d’une hégémonie locale : de Lille bastion socialiste au fief aubryste
    Rémi Lefebvre, Université Lille-II

    Lorsque le bastion devient le centre : Ivry capitale du PCF et de sa banlieue rouge (XX e siècle)
    Emmanuel Bellanger (CNRS, Université de Paris-I) 

    Emboîter les espaces électoraux et gouverner la ville. Les machines politiques de la droite à Marseille
    Cesare Mattina (Aix-Marseille Université)

     

    Déjeuner libre

     

    Après-midi

    Les dynamiques de particularisation et de fragilisation des ancrages politiques

     

    13h30 : Des mécanismes de fidélisation des followers dans un fief : André Labarrère à Pau
    Johanna Edelbloude, ESC Pau

    Qui est le patron ici ? Les luttes de réputation au cœur d’un fief politique
    Adeline Denis, ENS et EHESS

    Ancrage local et production partisane du tribalisme au Yémen : les nouveaux cheikhs de Taez
    Marine Poirier, IEP d’Aix-en-Provence

    L a reconstitution fragile d’un fief à Nice : Le cas de Jacques Peyrat
    Stéphane Cadiou, Université de Saint-Étienne

    16h00 : Conclusion
    Jean-Louis Briquet, CNRS, CESSP
    Laurent Godmer, LIPHA, Université Paris-Est

     

    Contact, comité d’organisation : Jean-Louis Briquet (CNRS, CESSP) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Laurent Godmer (Université Paris-Est) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Parutions

    Néolibéralisme et droit public

    Néolibéralisme et droit public

    Néolibéralisme et droit public

    Auteur(s) : Fabien Bottini

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-8493-4276-3

    Coll. Droit public, 436 pages

    Présentation de l'éditeur

    « Privatisation », « dépublicisation »,« déconstruction-reconstruction »…, les analyses ne manquent pas pour qualifier les évolutions actuelles du droit public du fait de la diffusion, quelquefois même au coeur de l’État, des thèses néolibérales. Les marqueurs de ces évolutions, leurs contenus, la façon dont elles redessinent la discipline, soulèvent de multiples questions qui méritent sans nul doute d’être posées, comme celle de savoir si le néolibéralisme ne serait pas en train de devenir la Grundnorm du droit public.

    Les textes regroupés dans le présent ouvrage reviennent sur ses transformations et tentent d’apporter quelques éléments de réponses à tous ceux qui s’intéressent au droit et à l’action publique au moment où l’idée d’une transposition accrue des thèses néolibérales en droit français devient l’un des enjeux du XXIe siècle naissant.

  • Manifestation scientifique

    Duverger revisité : regards critiques sur l’œuvre scientifique

    Duverger revisité : regards critiques sur l’œuvre scientifique

    Duverger revisité : regards critiques sur l’œuvre scientifique

    jeudi 8 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Pessac
    Bordeaux

    Organisé par l’Institut de Recherche Montesquieu (Université de Bordeaux), en partenariat avec Le Centre Maurice Hauriou (Université Paris Descartes) et la Maison des Sciences de l’Homme Aquitaine

    Présentation

     

    Rares sont les universitaires à avoir autant marqué leur discipline que Maurice Duverger. Né en 1917, professeur agrégé des Facultés de droit, Maurice Duverger a laissé une double empreinte : à la science juridique, notamment au droit constitutionnel, et à la science politique dont il a été, en France, l’un des pionniers.

    A l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, il est apparu nécessaire de revenir sur une œuvre qui a contribué à former plusieurs générations de juristes et politistes et dont la notoriété dépasse, aujourd’hui encore, les frontières nationales. En défricheur, Maurice Duverger a ouvert des voies alors faiblement explorées. Sa contribution à l’analyse constitutionnelle le conduira à élaborer une typologie, toujours discutée, des régimes et à proposer notamment une interprétation originale de la Ve République française, condensée dans la célèbre formule du régime dit ‘semi-présidentiel’.

    Mais, c’est sans doute dans sa volonté affichée de dépasser les approches par trop positivistes que Maurice Duverger se distinguera. Partant du principe qu’il n’existe pas de droit constitutionnel sans science politique, il signera des contributions majeures à l’analyse politique. Son ouvrage sur les partis politiques, publié en 1951 et réédité tant en France qu’à l’étranger, ouvrira la voie à une compréhension globale du phénomène partisan. Maurice Duverger proposera ainsi non seulement une explication de la genèse des partis politiques et, partant, une typologie devenue classique, mais jettera aussi un regard nouveau sur les systèmes de partis en fonction des modes de scrutin, contribuant ainsi à forger ce que d’aucuns n’ont pas hésité à ériger en véritables ‘lois’ scientifiques.

    Sans jamais renier sa discipline d’origine, Maurice Duverger s’emploiera ainsi à démontrer, avec une vigueur et un talent rares, que le droit constitutionnel est indissociable du politique et que la connaissance des institutions ne saurait faire l’économie d’une démarche où la sociologie doit trouver toute sa place. Esprit fertile, créatif, Maurice Duverger ne rechignera pas non plus à s’aventurer, principalement en tant que commentateur, éditorialiste ou essayiste, dans les méandres moins balisés de l’acteur ou du spectateur-engagé, depuis sa jeunesse ‘doriotiste’ jusqu’aux rives du socialisme démocratique.

    Ce parcours universitaire, à bien des égards exceptionnel, Bordeaux en a été non seulement un témoin privilégié, mais aussi l’héritier. La carrière de Maurice Duverger, entamée à la Faculté de Droit de Bordeaux en 1942, avant d’être poursuivie à Paris en 1955, sera l’occasion pour le juriste de matérialiser son attachement à une science politique alors balbutiante, en oeuvrant à la création de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, dont il assurera la première direction en 1948. Mais, c’est surtout intellectuellement que l’empreinte de Maurice Duverger se manifestera. Le droit constitutionnel et la science politique à Bordeaux ont été les héritiers directs de la pensée ‘duvergérienne’ à travers, pour ne citer qu’eux, Jean-Louis Seurin et Claude Emeri. Au-delà, ce sont des générations d’étudiants qui ont été formées au droit constitutionnel et à la science politique, dans le droit fil de ce que Maurice Duverger avait tracé.

    En organisant ce colloque, l’Université de Bordeaux invite non seulement à une réflexion/bilan sur l’actualité de l’œuvre d’un juriste et politiste éminent, mais aussi et indirectement à un regard critique sur l’état des disciplines que sont aujourd’hui le droit constitutionnel et la science politique, en France et à l’étranger.

     

    Programme

     

    Jeudi 8 juin - Après-midi

    (Salle Manon Cormier - Site de Pessac)

     

    14h00 : Ouverture
    Président de l’Université de Bordeaux
    Doyen de la Faculté de Droit et Science politique
    Directeur du Centre Maurice Hauriou Université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité ou son représentant
    Daniel Bourmaud, Professeur de Science politique, Directeur du Centre Montesquieu de Recherches Politiques (IRM-CMRP)

    Introduction générale du colloque

     

    Session 1 : Maurice Duverger : université, journalisme et politique

    Président : Didier Maus, Président émérite de l'Association française de droit constitutionnel

     

    14h30 : La contribution de Maurice Duverger à la culture politique française : exercice de participation-observation
    Slobodan Milacic, Professeur émérite, université de Bordeaux

    Duverger, homme de gauche
    Frédéric Rouvillois, Professeur, Université Paris Descartes

    Duverger, journaliste au Monde
    Renaud Dorandeu, Professeur, Université Paris Dauphine

    Pause

    Duverger et l'Italie : une longue histoire entre "le" politique et "la" politique
    Michele Marchi, Professeur, Université de Bologne (Italie)

    Maurice Duverger, contre-enquête
    Pierre Sadran, Professeur émérite, Sciences-Po Bordeaux

    Discussion

    18h30 : Fin de la journée

     

    Vendredi 9 juin - Matin

    (Salle Manon Cormier -Site de Pessac)

     

    Session 2 : Maurice Duverger : entre droit et politique

    Président : Philippe Claret, Maître de conférences HDR, Université de Bordeaux, IRM-CMRP

     

    8h45 : Qu'est devenu le "Duvergérisme ? Maurice Duverger, le droit constitutionnel et la science politique
    Christian Bidegaray, Professeur émérite, Université de Nice - Sophia Antipolis

    Relire Duverger, du cours de droit constitutionnel de 1944-1945 à la dernière édition du Thémis
    Didier Maus, Président émérite de l'Association française de droit constitutionnel

    11h00 : Pause

    Maurice Duverger et la Vème République
    Alain Laquièze, Professeur, Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité

    De l'héritage permanent de Duverger : l'inévitable analyse de science politique en droit constitutionnel
    Milos Jovanovic, Maître de conférences, Faculté de droit, Université de Belgrade (Serbie)

    Discussion

    12h30 : Déjeuner

     

    Après-midi

     

    Session 3 : Maurice Duverger : l'analyse des régimes politiques

    Président : Frédéric Rouvillois, Professeur, Université Paris Descartes

     

    14h00 : La typologie des régimes politiques de M. Duverger : analyse

    Critique
    Frédérique Rueda, Professeur, université de Bordeaux, CERCCLE

    Maurice Duverger et la notion de régime semi-présidentiel. Une analyse critique
    Armel Le Divellec, Professeur, Université Paris II

    Le modèle semi-présidentiel, un concept heuristique ou taxinomique ?
    François Frison-Roche, Directeur de recherches au CNRS, CERSA, Université Paris 2

    L'influence de l'oeuvre de Maurice Duverger sur la doctrine constitutionnelle yougoslave et post-yougoslave
    Tanasije Marinkovic, Professeur, faculté de Droit, Université de Belgrade (Serbie)

    Discussion

    16h00 : Pause

     

    Session 4 : Maurice Duverger : élections et modes de scrutin

    Président : Christian Bidegaray, Professeur émérite, Université de Nice - Sophia Antipolis

     

    16h30 : Testing Duverger's laws : Comparative Electoral Applications (La loi de Duverger est-elle valide ? Une perspective comparative)
    Michael Lewis-Beck, Professeur émérite, Université de IOWA (Etats-Unis)

    L'exception canadienne à la loi de Duverger se confirme-t-elle au niveau subétatique ? Un examen de la relation entre systèmes électoraux et systèmes partisans provinciaux au Canada
    Eric Belanger, Professeur au département de Science politique, Université McGill (Canada)

    Effets mécaniques et psychologiques des modes de scrutin : que peut-on apprendre de la science politique expérimentale ?
    Karine Van Der Straeten, Directrice de recherche CNRS, Toulouse School of economics

    Les effets psychologiques du scrutin à deux tours. Les élections municipales 2014 et départementales 2015 en France
    Bernard Dolez, Professeur, Université de Paris I

    19h00 : Fin de la journée

     

    Samedi 10 juin - Matin

    (Amphi Jacques Ellul, Pôle juridique et judiciaire Place Pey-Berland)

     

    Session 5 : Maurice Duverger : partis politiques et systèmes partisans

    Président : Eric Belanger, Professeur au département de Science politique, Université McGill (Canada)

     

    8h45 : Les typologies des systèmes partisans pluralistes de Maurice Duverger et Giovanni Sartori : rupture, continuation ou équivalence ?
    Miroslav Novak, Professeur ordinaire, Institut CEVRO, Prague (République tchèque)

    Maurice Duverger et le fantasme du parti de masse
    Gilles Le Beguec, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Université Paris Nanterre, Président du Conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle

    Que reste-t-il de nos amours ? Bilan critique des thèses de Duverger sur les partis politiques
    Daniel-Louis Seiler, Professeur émérite, European school of political and social sciences, Université catholique de Lille

    Discussion

    Pause

    Discussion

    12h00 : Conclusion générale
    Alain Laquièze, Professeur, Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité
    Daniel Bourmaud, Professeur de Science politique, Directeur du CMRP-IRM

     

    Contact : IRM-CMRP - Institut de recherche Montesquieu, Carole Bergerot, T 05 56 84 29 43 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 16 avenue Léon Duguit - CS 50057 - 33608 Pessac cedex

  • Parutions

    Justice d'exception

    Justice d'exception

    Justice d'exception

    L'État face aux crimes politiques et terroristes

    Auteur(s) : Vanessa Codaccioni

    Édition : 2015

    ISBN: 978-2-2710-8598-6

    Présentation de l'éditeur

    Qu’ont en commun d’anciens collaborateurs qui ont fui la France à la Libération, des activistes de l’OAS, des espions soviétiques, des gauchistes de Mai 68 et de la Gauche prolétarienne, des autonomistes corses, basques et bretons ou des membres d’Action Directe ? D’avoir été jugés par la Cour de sûreté de l’État, une juridiction d’exception créée par le général de Gaulle à la fin de la guerre d’Algérie et supprimée par François Mitterrand au début de son premier septennat.

    Siégeant pendant dix-huit ans et réservant à des milliers de militants un traitement radical et spécifique, comme les gardes à vue prolongées, les arrestations de nuit, le jugement par des militaires ou les examens psychiatriques, elle illustre une tradition française de justice politique. Or, ces dispositions contre les « ennemis intérieurs » ne disparaissent pas en 1981 et sont progressivement réintégrées dans l’arsenal sécuritaire pour constituer le socle de la lutte antiterroriste. De la répression de l’OAS au jugement des « malfaiteurs terroristes » par une justice dérogatoire au droit commun aujourd’hui, c’est toute la généalogie de l’antiterrorisme que ce livre retrace.

    Par cet ouvrage passionnant qui s’appuie sur des archives inédites, Vanessa Codaccioni interroge la manière dont l’État fait face aux crimes politiques et terroristes depuis les débuts de la Ve République. Mais elle engage une réflexion plus générale sur les frontières, toujours ténues, entre justice ordinaire et justice politique, et sur l’utilisation de dispositifs d’exception en régime démocratique.

     

    Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8, Vanessa Codaccioni est notamment l’auteure de Punir les opposants. PCF et procès politiques, 1947-1962(2013).

  • Appel

    L'Empire, figure(s) du pouvoir

    L'Empire, figure(s) du pouvoir

    L'Empire, figure(s) du pouvoir

    Discours, représentations et usages
    vendredi 30 juin 2017
    Lieu de la manifestation :

    Rennes

    Colloque organisé les 18 et 19 janvier 2018 à la faculté de droit et de science politique de Rennes 1

    L’Empire, en tant que forme d’organisation de la politique et du politique, manifeste de façon éclatante un système d’institution, de régulation et d’expression du pouvoir. Pour séduisante qu’elle paraisse a priori, cette affirmation masque la complexité des phénomènes en jeu. De l’Imperium latin à l’impérialisme, le terme Empire et ses dérivés ont toujours été attachés à cette notion de pouvoir. Or, loin d’être un et monolithique, le pouvoir est pluriel et revêt une vaste multiplicité de formes et de sens. D’autre part, cette affirmation relève du discours qui, en tant que tel, est révélateur d’une représentation de ce que peut être l’Empire dans l’imaginaire collectif. L’Empire pose d’immenses difficultés à qui tente d’en déterminer une définition complète, stable et unanimement admise, à l’aide de critères fiables. Qu’il s’agisse de caractérisations, de comparaisons entre des exemples historiques ou bien de réflexions in abstracto, la raison de ces difficultés ne réside peut-être pas dans les réalités et les dynamiques impériales décrites mais dans leurs désignations elles-mêmes.

    L’examen des différents critères révèle l’Empire davantage comme une figure discursive que comme un objet matériel. Avoir recours à ce vocable implique donc un certain nombre de présupposés, de valeurs, de représentations et d’enjeux. De plus, cet ensemble discursif trouve à s’appliquer en face d’une certaine configuration des relations de pouvoir et des conflits pour la légitimité des prises de parole et de décision au sein d’un groupe social plus ou moins large (une communauté intellectuelle, un groupe militant, un système politique…). Il donne lieu, également, à toute une panoplie de productions artistiques accréditant ou dénonçant les acteurs politiques qui s’en réclament. En mobilisant des mythes, il permet de forger des imaginaires collectifs et d’agréger autour d’un projet des acteurs aux intérêts distincts, par exemple par la diffusion d’oeuvres, de représentations et de récits qui renforcent son hégémonie. Il constitue par conséquent une ressource et un élément de légitimation : dans la fabrication des normes juridiques, dans l’imposition de modèles et d’idéologies, dans l’élaboration et la diffusion d’un cadre normatif.

    Afin de saisir des réalités irréductibles aux seuls discours, on est en droit de penser que le mot « Empire » ne se limite pas à sa seule dimension utilitaire. En effet, il suscite des résistances, cristallise des luttes de sens, suggère des hiérarchies sociales, comporte des chausse-trapes sémantiques et fait l’objet d’investissements affectifs et identitaires divers. Ce lien au politique fait de l’Empire un référent à la fois insaisissable et complexe. Les recherches actuelles, et plus particulièrement les approches critiques, permettent de renouveler les études sur l’objet « Empire » et ses aspects connexes en les considérant sous l’angle des normes et des valeurs plutôt que des faits. Cela dépasse les stricts aspects de domination du centre sur les périphéries et de volonté expansionniste. C’est la raison pour laquelle il semble intéressant d’interroger l’Empire de manière pluridisciplinaire à partir des discours, représentations et usages dont il fait l’objet, par des acteurs centraux, périphériques voire marginaux ainsi qu’au travers de la recherche conduite sur l’Empire. Il s’agira donc pour chaque communication de construire une réflexion propre sur l’Empire sur la base de recherches empiriques ou/et théoriques, lesquelles pourront s’inscrire dans l’un des deux axes suivants ou proposer un angle d’approche original.

    Organisé par les membres du séminaire Aujourd’hui l’Empire, cet événement est ouvert à toutes les disciplines des sciences humaines et sociales. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des activités du séminaire lancé en janvier 2014 et de la première journée organisée le 7 avril 2015.

     

    Axe 1 : L’idée d’Empire entre légitimation et critique du pouvoir.

    Les discours de toutes formes visant à légitimer un projet impérial fabriquent et/ou instrumentalisent des mythes, créent et manipulent des imaginaires, notamment afin d’accroître l’acceptation du pouvoir au sein des populations dominées. Au moyen des discours, les idées et les symboles peuvent être mis au service du pouvoir impérial ou de l’hégémonie (par exemple : la « mission civilisatrice », la propagande de guerre, les oeuvres d’art ou les édifices architecturaux, etc.). La figure du pouvoir dans l’Empire se personnalise dans son premier dépositaire : l’Empereur ou l’Impératrice et la mise en scène dont il/elle est objet. De nombreux autres éléments constituent le centre du pouvoir de l’Empire tels que le modèle social, économique et normatif, ce qui contribue à définir un projet impérial. Toutefois, à tout discours politique s’oppose un contre-discours. De la même manière, symboles et contre-symboles peuvent être façonnés par l’expression artistique ou l’imaginaire collectif. Ainsi en est-il de l’Empire et des velléités hégémoniques de la culture impériale, lesquels suscitent la contradiction. La dénomination-même d’Empire ne recueillant pas l’unanimité, les Empires ont toujours été contestés : critique de la légitimité et/ou de l’exercice du pouvoir, critique de sa propension à l’expansion...

    Les luttes de pouvoir se manifestent par des discours, l’opposition de représentations contradictoires. Au-delà de la contestation, la négociation des espaces de pouvoir nous amène à envisager plus largement, d’une part, les relations entre administration et administrés et, d’autre part, les conflits d’autorité dans l’intégration des provinces de « l’Empire ». Par ailleurs, les enjeux liés aux sens du mot « impérialisme » révèlent des investissements idéologiques forts. De même, les processus identitaires ont joué un rôle non seulement dans la légitimation coloniale, mais aussi dans les discours anti-coloniaux et indépendantistes. La place faite aux croyances, aux mythes et aux fictions dans les représentations et discours anti-impériaux mérite également d’être examinée. Les sources de critiques pour le pouvoir sont également l’objet de représentations et de discours : tel ou tel leader ou penseur politique opposé à l’impérialisme peut être érigé en figure du pouvoir contestataire ; tel ou tel lieu de la contestation peut faire figure de symbole de résistance.

    Exemples de questions :

    • Quelles sont les relations entre administration impériale et administrés ? Entre l’Empire et les sujets de l’Empire ?
    • Quels cadres faut-il mobiliser pour penser l’intégration juridique, sociale, culturelle des provinces à l’Empire ? Quel équilibre peut-on mesurer entre la domination impériale et le pluralisme des provinces impériales ?
    • Quel écart peut-il exister entre la réalité d’une structure impériale et son identité affirmée ?
    • Selon quelle architecture est organisé le pouvoir impérial ? Quels sont les acteurs prépondérants dans l’exercice de celui-ci ?
    • Quels sont les discours et les représentations autour de l’empire dans les luttes de pouvoir ?
    • Quelle scientificité peut-on accorder au terme d’impérialisme en mesurant son apport conceptuel et ses enjeux, malgré les investissements idéologiques forts qu’il dénote ?
    • Quelles sont les représentations des lieux et des acteurs de la controverse autour de l’Empire ?
    • Quels rôles fait-on jouer aux référents identitaires avec ou contre l’Empire ? Quels usages de l’identité peut-on déceler dans les tentatives de légitimation d’un pouvoir impérial ? De quelle manière les logiques identitaires des acteurs peuvent-elles se construire contre l’Empire ?
    • Quelle place peut-on faire pour la croyance ou le mythe dans les représentations de l’Empire ? Quelle forme prend la critique de l’Empire ? Quels sont les lieux de construction et de mise en scène des représentations de l’Empire dans les arts ?
    • […]

     

    Axe 2 : L’Empire parmi les autres figures de la domination.

    La diversité des Empires historiques et la multiplicité des discours, des représentations et des usages conduisent à penser l’Empire parmi les autres figures de pouvoir. Figure de domination en tant que système de sens et imaginaires dégagés des structures, l’Empire acquiert en outre une dimension morale dont ne se prévalent pas toujours les autres types d’organisation politique. Si l’Empire est une figure de domination, il l’est dans les mots et les imaginaires de ceux qui contestent l’action qu’ils lui attribuent, là où d’autres ne s’accorderont pas nécessairement à cette vision tout en partageant les motifs de contestation. De la part de ceux qui le défendent, la désignation du système de domination en place et dont ils bénéficient parfois, amène à questionner la signification profondément politique de la figure de domination mobilisée. En outre, les usages et les enjeux qui sont spécifiquement liés aux pratiques impériales peuvent provoquer des modifications des représentations, dont rend compte, par exemple, l’histoire des arts libéraux. S’il apparaît problématique de corréler indistinctement l’Empire à toutes les autres figures de domination, il semble néanmoins pertinent de questionner les analogies et les liens avec les valeurs d’autres figures comme l’État, la monarchie, les sociétés commerciales, voire le patriarcat... De surcroit, se pose la question de la spécificité de l’Empire comme figure antique, pré-moderne ou moderne. En tant que figure de domination véhiculée par les imaginaires, les cultures populaires et les littératures, il appelle donc à s’interroger sur les valeurs, les connotations et les dénotations auxquelles il renvoie. À titre d’illustration, cette interrogation peut passer par l’étude de la législation pénale ou du régime des libertés individuelles et la spécificité des interactions répressives sous un régime impérial.

    L’Empire, comme ensemble de structures, permet d’interroger sur la possibilité de le comparer à tout autre type d’organisation institutionnelle. Plus précisément, cela amène à analyser tout type de domination et déterminer si l’Empire impacte celle-ci ou lui donne une forme particulière. En tant que domination par la force et par la parole, l’Empire pourrait notamment impliquer de se demander si l’influence religieuse de l’Empire tolère les faits minoritaires ou non, comme le montre la lutte contre les païens et les branches du christianisme hérétique sous l’Empire carolingien. Héritier de la domination et de l’impérialisme, le concept d’hégémonie culturelle soulève même la question de l’obsolescence de l’Empire comme clé d’analyse pertinente. De façon analogue, se pose la question de l’autonomie conceptuelle de l’impérialisme comme figure de pouvoir distincte de l’Empire, car il est possible de le penser sans ce dernier. À l’inverse de l’impérialisme, pensé comme processus, l’Empire apparait comme une institution.

    Exemples de questions :

    • Une typologie des Empires est-elle possible ? Une typologie des Empires peut-elle se construire uniquement sur des variations de la domination (mode de domination, sens, finalité, stabilité, durée…) ? Quels autres critères propres à l’Empire remarque-t-on ? Existe-til des empires immatériels ?
    • Quelle comparaison peut être faite entre l’Empire et d’autres discours et organisations ? Quel rapport et quelle distinction peut-on établir de l’Empire à l’Etat ? Quelle relation est possible entre deux empires ? La qualification d’Empire peut-elle s’appliquer aux personnes privées comme des sociétés ?
    • Quelle articulation trouve-t-on entre souveraineté et puissance dans les structures des Empires ? Un Empire sans violence est-il pensable ?
    • Quelles variations note-t-on entre Empire, impérialisme, domination, hégémonie culturelle ?
    • Comment peut-on comprendre et expliquer le pouvoir impérial ? Le critère de domination est-il le critère prépondérant de la logique impériale ? Quels liens de l’Empire à son environnement immédiat ? L’Empire est-il une forme particulière de domination ?
    • Impérialisme et Empire sont-ils devenus des termes exclusifs l’un de l’autre ?
    • L’Empire est-il toujours utile en tant qu’outil pour la recherche ? Malgré son renouveau dans la recherche, l’Empire est-il devenu obsolète pour comprendre le monde d’aujourd’hui ?
    • […]

     

    Calendrier

    Les propositions de communication, d’une longueur de 4000 signes maximum (espaces compris), sont attendues

    pour le 30 juin 2017 (inclus),

    accompagnées d’un court CV, à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Chaque proposition fera apparaître l’intérêt de la question de recherche envisagée, la méthode de travail employée et son inscription dans l’un des axes. Elle ne devra avoir fait l’objet d’aucune autre forme de publication. La réponse interviendra fin avril.

    Une première version écrite de la communication devra être fournie pour le 1er décembre 2017 afin de faciliter la préparation de la synthèse qui clôturera la journée. L’événement se tiendra à la Faculté de Droit et de Science Politique de l’Université de Rennes 1, les jeudi 18 et vendredi 19 janvier 2018.

     

    Comité d’organisation

    • Yves Auffret, doctorant (Science Politique), Université de Rennes 1 ;
    • Azza Chaouch Bouraoui, doctorante (Droit public), Université de Rennes 1 ;
    • Jean-Philippe Hias, doctorant (Histoire du droit), Université de Rennes 1 ;
    • Matthieu Le Verge, doctorant (Histoire du droit), Université d’Angers ;
    • Sandrine Malet, doctorante (Droit privé), Université de Rennes 1 ;
    • Albéric Perrier, professeur certifié (Lettres et Philosophie), Lycée Théodore Monod, Le Rheu ;
    • Alexis Robin, doctorant (Histoire du droit), Université de Poitiers ;
    • Jean Roger, doctorant (Science Politique), Université de Rennes 1 ;
    • Alan Tymen, doctorant (Science Politique), Université de Rennes 1.

    Le comité d'organisation est en charge de constituer un comité ad hoc qui s'occupera de la sélection des propositions de communication.

  • Parutions

    Rousseau et la critique de l'économie politique

    Rousseau et la critique de l'économie politique

    Rousseau et la critique de l'économie politique

    Céline Spector

    Édition : 2017

    ISBN: 979-1-0300-0114-3

    Coll. Histoire des pensées, 160 pages

    Présentation de l'éditeur

    Dans la France de la première moitié du XVIIIe siècle, cadre de l'avènement de la "science nouvelle" de la production et de la distribution des richesses, Rousseau critique l'économie politique. Sa critique vise le socle théorique commun à des courants de pensée divergents (mercantilistes, partisans du luxe ou Physiocrates), soit en des termes plus contemporains, le primat accordé à la croissance sur la justice

    À cet égard, Rousseau est un lucide interprète des dangers de la société concurrentielle. Il a su voir que l’économie politique naissante reposait sur de folles illusions – l’illusion du caractère naturel de l’intérêt, l’illusion de la transparence de la médiation monétaire, l’illusion des contrats « volontaires » entre individus inégaux, l’illusion, enfin, de l’harmonisation des intérêts dans la société marchande. Après Mandeville, Locke et Montesquieu, Rousseau a saisi l’évolution de la société commerçante. Il a combattu, à sa façon, le mythe de la "main invisible", auquel il entend substituer la "main visible" de la République. Le prophète des mystifications de l’économie politique a su faire entendre sa voix, et la Révolution française lui donnera un écho inédit. Marx, en ce sens, doit faire amende honorable: plus qu’une belle âme égarée au pays de l’utopie, l’auteur du second Discours a proposé une critique de l’économie politique dont nous pouvons encore tirer profit.

  • Parutions

    Gouverner les illégalismes urbains

    Gouverner les illégalismes urbains

    Gouverner les illégalismes urbains

    Les politiques publiques face aux squats et aux bidonvilles dans les régions de Paris et de Madrid

    Auteur(s) : Thomas Aguilera

    Édition : 2017

    ISBN: 978-2-2471-6991-7

    Coll. Nouvelle bibliothèque de thèses - Science politique, 500 pages

    Présentation de l'éditeur

    En questionnant la capacité des acteurs publics à gouverner les squats et les bidonvilles qui persistent dans les régions de Paris et de Madrid, l'ouvrage explique les mécanismes du gouvernement différentiel des illégalismes de logement des années 1960 à nos jours.

    La recherche montre que les squats et les bidonvilles sont gouvernés, mais de façon discontinue et par des politiques aux formes diverses. Elle démontre que l'ingouvernabilité est construite par les acteurs publics pour justifier le couplage d'une « inaction publique » que l'auteur conçoit comme stratégique (et non défaillante) et de politiques de l'exception.

    L'ingouvernabilité constitue ainsi à la fois un répertoire discursif justifiant le retrait de l'action publique et un mode de gouvernance qui entretient les politiques de l'urgence, policières et humanitaires, et autorise les bricolages partiels et ponctuels. Mais lorsque les acteurs publics y trouvent des intérêts pour se positionner comme leaders de la gouvernance métropolitaine multiniveaux, des politiques publiques autonomes peuvent s'institutionnaliser autour d'administrations, d'instruments et de budgets propres.

    Dans tous les cas, les politiques sélectionnent et contraignent des bénéficiaires qui sont relogés ou dont l'habitat est temporairement légalisé, tout en refoulant des victimes, expulsées de lieurs lieux de vie sans proposition de relogement. Les politiques produisent autant d'illégalité qu'elles n'en résorbent. Derrière ces invariants, notamment issus des effets propres des instruments, la thèse identifie quatre variables clés pour expliquer la diversité des effets de l'instrumentation des politiques : les niveaux d'institutionnalisation, les logiques sectorielles, les échelles d'action et le comportement des cibles qui contribuent à la conception des instruments, en neutralisent les contraintes et en détournent les ressources. L'ouvrage explicite alors les conditions dans lesquelles des protestataires peuvent faire changer l'action publique.