Eugénie Fabriès-Lecea

Maître de conférences
Droit privé et sciences criminelles.
Ecole de droit de Toulouse
Centre de Droit des Affaires
  • THESE

    L'apport du règlement insolvabilité à la construction de l'ordre juridique communautaire : étude de droit international privé communautaire, soutenue en 2010 à Toulouse 1 sous la direction de Sylvaine Poillot-Peruzzetto 

  • Eugénie Fabriès-Lecea, Droit international privé, Bruylant, 2022, Collection Paradigme (Métiers), 314 p. 

    Eugénie Fabriès-Lecea, Francine Macorig-Venier, Marie-Hélène Monsérié-Bon, Gérard Jazottes, Olivier Staes [et alii], Code des entreprises en difficulté 2021, LexisNexis, 2020, Les Codes bleus, 2040 p. 

    Eugénie Fabriès-Lecea, Francine Macorig-Venier, Gérard Jazottes, Olivier Staes, Marie-Hélène Monsérié-Bon [et alii], Code des entreprises en difficulté 2020, LexisNexis, 2020, Les Codes bleus, 1970 p. 

    Eugénie Fabriès-Lecea, Droit international privé, Bruylant, 2017, Collection Paradigme (Métiers), 287 p. 

    Eugénie Fabriès-Lecea, Le règlement insolvabilité: apport à la construction de l'ordre juridique de l'Union européenne, Bruylant, 2012, Collection Droit de l'Union européenne. Thèses, 612 p.   

    Eugénie Fabriès-Lecea, Sylvaine Poillot-Peruzzetto, L'apport du règlement insolvabilité à la construction de l'ordre juridique communautaire: étude de droit international privé communautaire, Atelier national de reproduction des thèses Université Lille III, 2011, Lille-thèses  

    Le règlement (CE) n°1346/2000 du 29 mai 2000 relatif aux procédures d'insolvabilité, dit règlement insolvabilité, contribue à l'enrichissement de l'ordre juridique communautaire. L'apport que réalise cet instrument de droit international privé communautaire est principalement de nature méthodologique puisqu'il propose la règle de conflit comme mode de rapprochement des législations nationales. Dans un contexte communautaire, cette utilisation de la règle de conflit va cependant s'opérer de manière spécifique. Le règlement pose une règle de conflit de lois attribuant compétence à la lex fori concursus. Ce rattachement classique s'impose quelle que soit la loi de l'Etat membre désignée. Désormais, il existe dans le monde un espace où la solution aux conflits entre les législations nationales en matière d'insolvabilité est uniforme et commun à l'ensemble des Etats membres. Toutefois, l'universalité de la règle de conflit communautaire apparaît rénovée du fait de la désignation exclusive de la loi d'un Etat membre. Ainsi, le règlement insolvabilité ambitionne-t-il de créer un véritable espace régional. Mais, la création d'un tel espace unifié via l'universalité communautaire des règles de conflit demeurerait illusoire si les rédacteurs du règlement n'avaient pas tenté d'assurer l'efficacité de son résultat. A cette fin, le règlement recourt à différents outils qui se déploient tant dans la méthode conflictuelle qu'au-delà de celle-ci. Seule l'analyse de tous ces aspects permettra d'appréhender l'apport du règlement insolvabilité à la construction de l'ordre juridique communautaire.

    Eugénie Fabriès-Lecea, Sylvaine Poillot-Peruzzetto, L'apport du règlement insolvabilité à la construction de l'ordre juridique communautaire: étude de droit international privé communautaire,, 2010, 569 p.  

    Le règlement (CE) n°1346/2000 du 29 mai 2000 relatif aux procédures d'insolvabilité, dit règlement insolvabilité, contribue à l'enrichissement de l'ordre juridique communautaire. L'apport que réalise cet instrument de droit international privé communautaire est principalement de nature méthodologique puisqu'il propose la règle de conflit comme mode de rapprochement des législations nationales. Dans un contexte communautaire, cette utilisation de la règle de conflit va cependant s'opérer de manière spécifique. Le règlement pose une règle de conflit de lois attribuant compétence à la lex fori concursus. Ce rattachement classique s'impose quelle que soit la loi de l'Etat membre désignée. Désormais, il existe dans le monde un espace où la solution aux conflits entre les législations nationales en matière d'insolvabilité est uniforme et commun à l'ensemble des Etats membres. Toutefois, l'universalité de la règle de conflit communautaire apparaît rénovée du fait de la désignation exclusive de la loi d'un Etat membre. Ainsi, le règlement insolvabilité ambitionne-t-il de créer un véritable espace régional. Mais, la création d'un tel espace unifié via l'universalité communautaire des règles de conflit demeurerait illusoire si les rédacteurs du règlement n'avaient pas tenté d'assurer l'efficacité de son résultat. A cette fin, le règlement recourt à différents outils qui se déploient tant dans la méthode conflictuelle qu'au-delà de celle-ci. Seule l'analyse de tous ces aspects permettra d'appréhender l'apport du règlement insolvabilité à la construction de l'ordre juridique communautaire.

  • Eugénie Fabriès-Lecea, Corinne Saint-Alary-Houin, « Les Faillites internationales », Code des entreprises en difficulté - Édition 2025, LITEC, 2024 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « 3e partie- Les faillites internationales », Code des entreprises en difficulté 2024, LexisNexis, 2023 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « 3e Partie - Les faillites internationales », Code des entreprises en difficulté 2022, LexisNexis, 2021 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Le défi de la coopération dans les procédures d’insolvabilité transnationale », Mélanges en l'honneur de Corinne Saint-Alary-Houin, LGDJ, 2020 

  • Eugénie Fabriès-Lecea, « Des enjeux de la jurisprudence Rastelli », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2025, n°1, p. 33 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Insolvabilité européenne : identification du périmètre respectif des procédures principale et secondaire », L'Essentiel Droit des entreprises en difficulté, Lextenso, 2024, n°6, p. 2 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « L’action du salarié fondée sur l’article L. 1224-1 du Code du travail ne relève pas de la procédure d’insolvabilité étrangère ! », Actualité des procédures collectives civiles et commerciales, LexisNexis , 2024, n°5, pp. 1-2 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Procédure d'insolvabilité : exclusion de l'action fondée sur la poursuite de plein droit des contrats de travail », L'Essentiel Droit des entreprises en difficulté, Lextenso, 2024, n°2, p. 2 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « En matière de compétence internationale, oubliez la confusion des patrimoines ! », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2023, n°6, pp. 42-45 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « En matière d'insolvabilité européenne, attention à la loi applicable à l'instance en cours ! », L'Essentiel Droit des entreprises en difficulté, Lextenso, 2023, n°10, p. 2 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Application de la lex fori concursus, Attention aux confusions ! », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2023, n°4, pp. 50-52 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Pas de droit d'alerte économique pour le CSE d'établissement », Actualité des procédures collectives civiles et commerciales, LexisNexis , 2022, n°19, p. 2 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « La défaillance économique de la personne physique, Avant- propos », Revue des procédures collectives civiles et commerciales, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°6, pp. 47-47 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Lutter contre le forum shopping en matière d'insolvabilité européenne... encore et toujours ! », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2022, n°4, pp. 30-31 

    Eugénie Fabriès-Lecea, Laurence Fin-Langer, « Le renforcement des droits individuels et collectifs des salariés », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2022, n°2 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « La directive restructuration et insolvabilité : une transposition entre harmonisation et particularismes nationaux », Europe, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°2, pp. 5-9 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Le nouveau rôle des parties prenantes : les salariés », La Semaine juridique. Entreprise et affaires, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2021, n°1532 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Dans les pas de la jurisprudence Rastelli (n°118j9) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2021, n°2, pp. 60-63 

    Eugénie Fabriès-Lecea, Laurence Fin-Langer, « Dispositions Covid : quelles mesures pérenniser ? Aspect de droit social (n°118j9) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2021, n°1, pp. 72-76 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « En attendant le Brexit… », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2020, n°6, pp. 53-56 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Le renouveau de l’office du juge en matière d’insolvabilité », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2020, n°4, pp. 37-39 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « [Actes de colloques] Demi-journée d’étude Le travailleur transfrontalier organisée à l'Université de Toulouse le 28 février 2020 : contexte, difficultés et enjeux », Lexbase Social, Lexbase , 2020, n°826 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Le recouvrement des créances salariales du travailleur transfrontalier », Lexbase Social, Lexbase , 2020, n°826 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Nouveau refus du co-emploi en procédures collectives », Revue de jurisprudence commerciale. Ancien journal des agréés, Revue de jurisprudence commerciale - SEJEFFE - Transactive - Éditions juridiques Lexbase , 2020, n°3 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Mesures exceptionnelles Covid-19 et AGS », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2020, n°3, pp. 85-88 

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Le Brexit et les procédures d’insolvabilité », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2020, n°158, pp. 17-21 

  • Eugénie Fabriès-Lecea, « Les 10 ans du règlement (UE) 2015/848 sur les procédures d'insolvabilité, entre bilan et révision », le 05 juin 2025  

    Colloque organisé par la Chaire Jean Monnet – Eurins, en partenariat avec Trans Europe Experts, sous la responsabilité scientifique d’Eugénie Fabriès-Lecea, Titulaire de la Chaire Jean Monnet- EURINS

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Les personnes morales confrontées aux procédures collectives », le 11 octobre 2024  

    Colloque organisé par le Centre de Droit des Affaires (CDA) et l’Association des Juristes de la Défaillance Économique (AJDE), Faculté de droit, Université Toulouse 1 Capitole sous la direction scientifique de Mme Francine Macorig-Venier, Professeur de droit privé et Mme Nadège Jullian, Professeur de droit privé

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Durabilité et droit », le 30 novembre 2023  

    Conférence annuelle de l'Association des Doctorants et Docteurs du Centre de Droit des Affaires (ADDCDA) de l’Université Toulouse Capitole sous la direction de Antoinette Koffi-Akpolleh, Claire Despres, Laïsa Ferreira, Annaëlle Paulian, Doctorants, Université Toulouse Capitole

    Eugénie Fabriès-Lecea, « La disparition de la société », le 26 juin 2023  

    Conférence organisée par l'ADDCDA, L'Association des Doctorants et Docteurs du Centre de Droit des Affaires, Université Toulouse 1 Capitole dans le cadre du Cycle "Le droit des sociétés en pratique" sous la responsabilité scientifique de Mme Claire Després, Doctorante ATER en droit privé du Centre de Droit des Affaires de l'Université Toulouse Capitole, Présidente de l'ADDCDA.

    Eugénie Fabriès-Lecea, « La défaillance économique de la personne physique », le 14 octobre 2022  

    Organisé par l'AJDE ET LE CDA sous la responsabilité scientifique d'Eugénie Fabriès-Lecea, Maître de conférences HDR à l’Université Toulouse Capitole

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Temps nouveaux pour l'entreprise en difficulté », le 20 octobre 2021  

    Organisé par l’Institut en droit des affaires et du patrimoine, IRDAP, Université de Bordeaux, en partenariat avec Trans Europe Expert sous la direction scientifique de Laura Sautonie-Laguionie, Professeur

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Les dix ans de l'AJDE, un an après », le 15 octobre 2021  

    Colloque organisé par l’Association des juristes de la défaillance économique – AJDE- et le CDA, Université Toulouse 1 Capitole

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Dispositions Covid : quelles mesures pérenniser ? », le 16 novembre 2020  

    Organisée par l’Association des Juristes de la Défaillance Economique et le Centre de Droit des Affaires, Toulouse Capitole sous la dir. scientifique de F. Macorig-Venier et C. Saint-Alary-Houin, PR UT1 Capitole, et M.-H. Monsèrié-Bon, PR Univ. Paris II.

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Le travailleur transfrontalier », le 28 février 2020  

    Demi-journée d’étude organisée par le Centre de Droit des Affaires, Université Toulouse Capitole.

    Eugénie Fabriès-Lecea, « La liberté de religion au travail », le 29 janvier 2020  

    Conférence organisée par l'équipe droit social du CDA sous la responsabilité scientifique de Eugénie Fabriès-Lecea, Maître de conférences au CDA, Responsable pédagogique du réseau MEST.

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Après les ordonnances Macron : la loi Pénicaud Avenir professionnel (loi du 5 sept. 2018) », le 22 novembre 2018  

    Conférences de l'Equipe de Recherche en Droit Social du CDA

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Le droit du travail en débat(s) », le 07 décembre 2017  

    Cycle de conférences organisé par l'équipe de Droit Social du Centre de droit des affaires

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Propriété et procédures collectives », le 13 octobre 2017  

    Organisé sous la responsabilité scientifique de Francine Macorig-Venier, Directrice du CDA, Professeur Toulouse 1 Capitole, Directrice du CDA, Professeur Université Toulouse 1 Capitole

    Eugénie Fabriès-Lecea, « Le droit des entreprises en difficulté après 30 ans : droit dérogatoire, précurseur ou révélateur ? », le 16 mars 2017 

  • Eugénie Fabriès-Lecea, Hugues Kenfack, Matthieu Poumarède, Corinne Mascala, Eugénie Fabriès-Lecea, UT1Capitole, (2023, 22 novembre), Allocutions d'ouverture de la chaire Jean Monnet - EURINS Droit européen de l’insolvabilité : les défis de l’Europe , in Cérémonie d'ouverture de la Chaire Jean Monnet - EURINS, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/hk8a-td15, (Consultée le 26 octobre 2025). 

    Eugénie Fabriès-Lecea, Eugénie Fabriès-Lecea, UT1Capitole, (2023, 22 novembre), Cérémonie d'ouverture de la Chaire Jean Monnet - EURINS, leçon inaugurale : Renouer avec un certain humanisme, Eugénie Fabriès-Lecea, Maître de conférences - HDR, titulaire de la Chaire Jean Monet - EURINS, in Cérémonie d'ouverture de la Chaire Jean Monnet - EURINS, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/491b-s876, (Consultée le 26 octobre 2025). 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Mauricette Nguimkeng djoumaï, Les mesures incitatives en droits OHADA et français des procédures collectives., thèse en cours depuis 2025 en co-direction avec Didier Takafo-kenfack  

    Dès qu'une entreprise naît, elle n'appartient plus seulement à son initiateur. Les associés postérieurs, les fournisseurs, l'Etat, les banques… ont des intérêts précis dans la vie de l'Entreprise et dans le sort que lui réserve sa gestion. Toute entreprise pouvant connaître des difficultés, le traitement de celles-ci intéressent une pluralité d'acteurs. Ce traitement a évolué avec le temps. En effet, avant le XIXe siècle, le sort de l'entreprise n'était pas différent de celui de son dirigeant. Parce qu'il était considéré comme étant à l'origine des difficultés rencontrées par l'Entreprise, le dirigeant était laissé à la merci de ses créanciers. Cette conception traditionnelle du droit des entreprises en difficulté était de nature à créer une réelle phobie chez le dirigeant social lorsque l'entreprise dont il assurait la gestion rencontrait des difficultés. Le dirigeant était dès lors fondé à essayer de masquer, le plus longtemps possible, les difficultés rencontrées. Ce n'est qu'au XIXe siècle qu'émerge une prise de conscience de l'enjeu économique de la disparition de l'entreprise sur le tissu économique national et international. Cette prise de conscience va conduire à l'adoption de la loi française n°67-563 du 13 Juillet 1967 qui marque les prémices du droit des procédures collectives. À la suite de cette loi, la loi française n°2005-845 du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises est adoptée, et conduit au passage d'un droit de faillite de contrainte, à un droit des entreprises en difficulté d'incitation et de régulation. C'est de cette loi et de celles qui lui sont postérieures, que s'est inspiré le législateur OHADA, qui en 1998, a adopté l'Acte uniforme OHADA portant organisation des procédures collectives d'apurement du passif. Le droit des procédures collectives tel que conçu tant par le législateur français que par le législateur OHADA, vise à redresser les entreprises qui connaissent des difficultés, lorsque leur retour à la santé est encore possible, assurer le paiement des créanciers et liquider rapidement les entreprises non viables. C'est un droit qui ne vise plus, comme par le passé, à sanctionner le dirigeant, même innocent. Ce droit vole donc au secours du dirigeant social qui ne peut gérer tout seul la pression de ses créanciers, lorsque l'entreprise n'est plus à même de faire face à ses difficultés. L'ouverture d'une procédure collective est dès lors un moyen de sauver l'Entreprise en difficultés et protéger les droits de ses créanciers. Toutefois, malgré cette conception moderne du droit des procédures collectives, nombreux sont les dirigeants sociaux et les justiciables qui s'en méfient. Les fondements de cette méfiance dans l'espace OHADA, avant la réforme du droit OHADA des procédures collectives intervenue en 2015 avaient trait à l'ouverture tardive des procédures collectives, à leur durée très longue, leur coût élevé, l'absence d'une procédure préventive de conciliation, le champ d'application restreint de l'AUPC au regard des entreprises susceptibles d'en bénéficier, l'inadaptation des procédures jusque-là en vigueur, aux petites entreprises et aux micro-entrepreneurs, l'absence de réglementation des mandataires judicaires, l'absence d'un régime adéquat pour les faillites internationales ouvertes hors de l'espace OHADA, une insuffisante clarté dans l'ordre de priorité de paiement des créanciers et le caractère incomplet de celui-ci. Pour corriger ces lacunes, le législateur OHADA a, à travers la réforme du droit OHADA des procédures collectives intervenue le 10 Septembre 2015 consacré plusieurs mesures incitatives visant pour l'essentiel à renforcer l'attractivité des procédures collectives. Il s'agit de l'institution d'une procédure de conciliation et des procédures simplifiées de règlement préventif, de redressement judicaire et de liquidation, la consécration du statut de créancier contrôleur en droit OHADA, la réduction du coût des procédures collectives, la fixation d'un cadre juridique pour l'activité des mandataires judiciaires, la généralisation de la suspension des poursuites ind

    Honoré Gouvoyedo, La conciliation en droit des entreprises en difficulté français et OHADA, thèse en cours depuis 2024 en co-direction avec Roch Comlan Gnahoui David  

    À la disposition des entreprises pour la prévention de leurs difficultés, la conciliation a intégré le droit français à travers la loi du 26 juillet 2005 et le droit OHADA à travers l'Acte uniforme portant organisation des procédures collectives d'apurement du passif du 10 septembre 2015. L'adoption de la conciliation en droit français et en droit OHADA des entreprises en difficulté est l'aboutissement des réformes. Elle permet aux entreprises la sauvegarde de leurs intérêts. Toutefois, en raison de la persistance des difficultés des entreprises en droit français malgré l'existence de la procédure de conciliation et l'absence de recours à la procédure de conciliation dans l'espace OHADA, la conciliation doit sans doute encore se perfectionner dans les deux systèmes juridiques pour être attractive et contribuer à la restructuration des entreprises. L'étude propose non seulement la réforme de la conciliation en droit des entreprises en difficulté français et OHADA mais aussi l'encouragement du recours à sa procédure. La conciliation doit être une permanence depuis les relations contractuelles des entreprises à travers une clause de conciliation dans les contrats pour le recours à sa procédure en cas de difficultés avérées ou prévisibles.

    Fatoumata Diariou Bah, L'insolvabilité internationale aux prises des ordres juridiques communautaires : Etude comparée de droit OHADA et de droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2023 à Université Toulouse Capitole    

    Les dispositions de l'acte uniforme révisé, constituent une avancée certaine pour la coopération juridique et judiciaire internationale. Mais au-delà, elles matérialisent aussi une certaine prise de conscience sur la question de l'effectivité des procédures collectives internationales et de la place non négligeable qu'elles occupent dans les rapports économiques. C'est l'une des raisons pour lesquelles le législateur OHADA a intégré le régime de reconnaissance et des effets des procédures collectives étrangères dans le chapitre II du titre VII de l'acte uniforme révisé portant organisation des procédures collectives d'apurement du passif. C'est aussi l'une des raisons et tout l'intérêt de comparer cette perspective communautaire africaine aux avancées européennes sur la question. D'une part, il est donc question essentiellement du principe de reconnaissance, dans les rapports entre les Etats membres de l'OHADA mais aussi dans les rapports entre ces Etats et des Etats tiers. C'est le cas pour la reconnaissance des décisions étrangères mais aussi pour la qualité des représentants étrangers dans la conduite des procédures régionales ou étrangères. C'est le cas par exemple de sa capacité à demander l'ouverture d'une procédure collective selon les conditions prévues par l'acte uniforme révisé. D'autre part, une autre problématique abordée est la notion de coopération des différents acteurs étrangers (tribunaux étrangers, syndics étrangers, représentants étrangers...), prenant ainsi en compte les difficultés qui découlent de la nature même des procédures collectives avec les tribunaux et organes dont la compétence est prévue au plan africain et européen. L'effectivité de cette coopération et ses diverses implications juridiques et pratiques sont à étudier. Enfin, l'on ne saurait parler de procédures collectives sans prévoir l'hypothèse de l'ouverture concomitante de procédure étrangère (principale ou non) et une procédure ouverte en application de l'acte uniforme. Nous retiendrons aussi que certains aspects problématiques sont restés non résolus. En effet, les interrogations persistantes sur la question de la reconnaissance des décisions communautaires au sein d'un Etat tiers n'ont pas été expressément abordées dans tous leurs divers aspects, en référence à l'article 256-4 et suivants de l'acte uniforme portant organisation des procédures collectives. Cependant, la jurisprudence communautaire et nationale, dans l'application de ces dispositions, a la charge de lever certaines équivoques, d'aborder ces questions sous des aspects plus pratiques et plus spécifiques. Ce qui résume bien le cadre juridique et tout l'intérêt de cette étude scientifique.

    Pavel Kvashnin, Harmonisation des règles relatives à l'évitement des transactions en cas d'insolvabilité dans l'Union européenne, thèse en cours depuis 2023  

    La thèse représente une recherche dans les domaines de l'insolvabilité transfrontalière et du droit comparé dans son ensemble. Le sujet a été choisi en raison du développement continu de l'insolvabilité transfrontalière au sein de l'Union européenne. L'insolvabilité transfrontalière joue un rôle important dans l'établissement du marché intérieur de l'UE en raison de l'existence de différences significatives entre les lois sur l'insolvabilité des États membres de l'UE. Ces distinctions varient considérablement dans des aspects substantiels et procéduraux. Malgré les tentatives d'harmonisation de la réglementation de l'insolvabilité transfrontalière dans l'UE, il existe encore des différences entre les États membres. De telles différences créent d'importants obstacles pour le marché intérieur européen. L'un des aspects les plus problématiques concerne les dispositions relatives à l'évitement des transactions du débiteur. Ces dispositions permettent de déclarer invalides les actes et transactions du débiteur ou des tiers sous certaines conditions. Il est généralement admis que les transactions invalides doivent être effectuées avant le commencement de la procédure d'insolvabilité et causer un préjudice aux créanciers. C'est l'objectif commun de l'évitement des transactions dans toutes les lois. Dans le même temps, les dispositions relatives à l'évitement des transactions des États membres diffèrent considérablement dans de nombreux domaines. Par exemple, les délais, la période suspecte, les types d'actions qui peuvent être évités, le statut de la personne ayant le droit de déposer une demande et les résultats de l'action en évitement, etc. Avec la diversité du paysage juridique de l'UE et la nature transfrontalière du commerce moderne, le manque d'uniformité dans les réglementations visant à éviter les opérations d'insolvabilité a créé des complexités et des incertitudes. Évidemment, les créanciers et les praticiens de l'insolvabilité ne peuvent pas connaître les dispositions légales et la jurisprudence pertinente concernant l'évitement des transactions dans tous les États membres de l'UE. Ainsi, en cas d'insolvabilité du débiteur, les créanciers peuvent se retrouver dans une situation où le tribunal applique le droit étranger. Le règlement actuel (2015/848 du 20 mai 2015) sur les procédures d'insolvabilité exige le choix de la loi applicable en fonction du centre des intérêts principaux du débiteur (COMI). Le but du COMI est d'apporter de la prévisibilité aux procédures d'insolvabilité transfrontalière dans l'UE. Cependant, le concept de COMI présente quelques inconvénients significatifs qui n'autorisent pas à considérer cette approche comme la plus efficace. L'un de ces inconvénients concerne les exceptions à la loi applicable (la loi de la procédure principale, où se trouve le COMI) en vertu de l'article 16. Cette thèse utilise une approche comparative pour analyser les cadres juridiques existants des États membres de l'UE et la réglementation européenne en matière d'insolvabilité en général. La nécessité d'harmoniser les règles d'évitement des transactions d'insolvabilité au sein de l'UE est soulignée. En fin de compte, l'harmonisation du droit de l'insolvabilité transfrontalière dans l'UE peut favoriser des résultats équitables pour toutes les parties prenantes impliquées et éliminer les obstacles au marché intérieur.

    Kanigui Silué, Le patrimoine à l'épreuve des procédures collectives. Étude de droit français, droit OHADA., thèse en cours depuis 2020 en co-direction avec Souleymane Toe  

    En droit français et en droit OHADA, le patrimoine du débiteur est au cœur du droit des procédures collectives en ce sens qu'il demeure son essentielle attraction. Il devrait permettre de cristalliser les attentes dans le sens de la réalisation des finalités de la procédure d'une part. Mais d'autres part, on va tenter de protéger le patrimoine du débiteur en faisant usage de plusieurs techniques juridiques de limitation de sa responsabilité et permettre un meilleur sauvetage de l'entreprise en difficulté. Il convient d'apprécier comment chaque ordre juridique (français et OHADA) traite la question. Comprendre la notion du patrimoine et son régime juridique en temps de procédures collectives.