Franck Marmoz

Maître de conférences
Droit privé et sciences criminelles.
Faculté de Droit

Equipe de recherche Louis Josserand
Responsable de la formation :
  • THESE

    La délégation de pouvoir, soutenue en 1999 à Lyon 3, sous la direction de Yves Reinhard 

  • Franck Marmoz (dir.), 600 questions de culture juridique générale, Ellipses, 2022, 190 p. 

    Franck Marmoz, Fiches de droit des sociétés: rappels de cours et exercices corrigés, 4e éd., Ellipses, 2022, Fiches, 267 p. 

    Franck Marmoz, Fiches de Droit des sociétés - 3e édition: rappels de cours et exercices corrigés, 3e éd., Ellipses et Cairn, 2022, 237 p.  

    33 fiches pour réviser tout le cours de Droit des sociétés :les définitions à connaître, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir;des exercices corrigés pour vérifier ses connaissances;des repères bibliographiques pour aller plus loin;1 index

    Franck Marmoz (dir.), Blockchain et droit, Dalloz et IDEA - Institut de droit et d'économie des affaires, 2019, Thèmes et commentaires ( Actes ), 14 p.  

    Présentation de l'éditeur : "L’algorithme et le big-data engendrent des bouleversements considérables sur la relation contractuelle, le droit et, par conséquent, l’avenir immédiat des professions juridiques et judiciaires. Le 05 octobre 2017, l’Institut de Droit des Affaires a organisé un colloque intitulé « blockchain : big-bang de la relation contractuelle ». La blockchain nous oblige à penser différemment le contrat, avec l’apparition des smarts-contrats, le transfert des titres de propriété, l’élaboration des cadastres par exemple. La désintermédiation que permet la blockchain remet en cause l’exercice professionnel et peutêtre même l’existence des professions telles que les notaires, huissiers, greffiers, avocats, assureurs et banquiers. Il n’est pas une profession, un secteur économique, qui ne réfléchisse pas, dès aujourd’hui, aux conséquences de la blockchain sur son modèle économique"

    Franck Marmoz, Fiches de droit des sociétés: rappels de cours et exercices corrigés, 2e éd., Ellipses, 2014, Fiches, 219 p. 

    Franck Marmoz, Fiches de droit des sociétés: rappels de cours et exercices corrigés, Ellipses, 2008, Fiches, 208 p. 

    Franck Marmoz, Richard Baron, Nicolas Chareyre, 600 questions pour réussir l'épreuve de culture générale: Ecole nationale de la magistrature (ENM). Centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA). Officier de police. Officier de gendarmerie. Administration pénitentiaire, Ellipses, 2007, Réussir le CRFPA et l'ENM, 154 p. 

    Franck Marmoz, La délégation de pouvoir, Litec, 2000, Bibliothèque de droit de l'entreprise, 404 p.   

  • Franck Marmoz, « Droit bancaire », in Dunod (dir.), Lexique de droit bancaire et financier, Dunod, 2009, pp. 336 

  • Franck Marmoz, « Entreprises en difficulté : l'adoption d'un plan de cession partielle rend irrecevable une action en extension de procédure », Revue de jurisprudence commerciale. Ancien journal des agréés, 2019, pp. 260-261   

    Franck Marmoz, « De l'influence du débat d'intérêt général sur la prévention des difficultés des entreprises », Revue Lamy Droit des affaires, 2019   

    Franck Marmoz, « GIE : l'article L.251-1, alinéa 2, du code de commerce ne fait pas obstacle à l'affectation d'une partie des bénéfices à une réserve statutaire », Revue Lamy Droit des affaires, 2014, n°96, pp. 10-12   

    Franck Marmoz, « Vers une adaptation du régime de l'auto-entrepreneur », Recueil Dalloz, 2013, p. 1672 

    Franck Marmoz, « Les emprunts toxiques souscrits par les collectivités territoriales : quelle réponse juridique ? », Revue française de finances publiques, 2012, p. 89 

    Franck Marmoz, « L'insaisissable déclaration de l'article L.526-1 du Code de commerce », Recueil Dalloz, 2012, p. 1460 

    Franck Marmoz, « Le représentant des co-indivisaires, désigné sur le fondement de l'article L.225-110 du Code de commerce, peut être un associé », Recueil Dalloz, 2012, p. 2429 

    Franck Marmoz, « Le cadre de la gouvernance d'entreprise dans l'Union Européenne », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, 2012, p. 29 

    Franck Marmoz, « La recevabilité de l'action du liquidateur judiciaire en vue de fixer la contribution aux pertes des associés d'une SCM », Recueil Dalloz, 2011, n°43, p. 2970   

    Franck Marmoz, « La Cour de cassation révèle sa nouvelle jurisprudence en matière de prescription de l'action en nullité des conventions réglementées dissimulées », Recueil Dalloz, 2011, p. 1321 

    Franck Marmoz, « La recevabilité de l'action du liquidateur judiciaire en vue de fixer la contribution aux pertes des associés d'une société civile de moyen », Recueil Dalloz, 2011, p. 2970 

    Franck Marmoz, « Note sous Cass. Crim., 08 déc. 2009, Appréciation de la validité d'une délégation de pouvoir », La Semaine juridique. Entreprise et affaires, 2010, p. 1380 

    Franck Marmoz, « La transparence est-elle encore une vertu ? », Revue Lamy Droit des affaires, 2010, pp. 88-89 

    Franck Marmoz, « L'EIRL : nouvelle technique d'organisation de l'entreprise », Recueil Dalloz, 2010, p. 1570 

    Franck Marmoz, « Le refus de sanctionner par la nullité la délibération d'un organe social adoptée en violation d'une disposition statutaire », Recueil Dalloz, 2010, p. 2405 

    Franck Marmoz, « De la validité des conventions de gestion », Recueil Dalloz, 2010, p. 57 

    Franck Marmoz, « Le pouvoir de licencier dans les SAS », Recueil Dalloz, 2010, p. 344 

    Franck Marmoz, « Nul n'est censé ignorer que la jurisprudence peut changer... », Recueil Dalloz, 2006, n°42, p. 2894   

    Franck Marmoz, « La revendication des créances de sommes d'argent dans les procédures collectives », La Semaine juridique. Édition générale, 2001, p. 521 

    Franck Marmoz, « Cause et économie du contrat, un tandem au service de l'interdépendance des contrats », Les Petites Affiches, 2000, p. 12 

  • Franck Marmoz, « Matinée en hommage au Professeur Azéma », le 02 décembre 2022  

    Organisée par la Faculté de droit et le CDE, Université Lyon 3

    Franck Marmoz, « Regards croisés sur les restructurations transfrontalières », le 22 octobre 2021  

    Table ronde organisée sous la direction scientifique de Laurent Chesneau, Maître de conférences associé, Centre de droit de l’entreprise, Équipe de recherche Louis Josserand, Université Jean Moulin Lyon 3

    Franck Marmoz, « Les enjeux juridiques des NFT : l’exemple du marché de l’Art », le 02 juin 2021  

    Organisé par l’IDEA en association avec l’Institut Art & Droit, Université Jean Moulin Lyon III sous la direction scientifique de Franck Marmoz

    Franck Marmoz, « La loi "PACTE" : quel impact en droit des affaires ? », le 24 mai 2019  

    Organisé sous la direction scientifique de Quentin Nemoz-Rajot, Maître de conférences, Centre de droit de l’entreprise, Équipe de recherche Louis Josserand, Université Jean Moulin Lyon 3

    Franck Marmoz, « Justice prédictive, de la fiction à la réalité, quelles conséquences pour les professions du droit ? », intelligence artificielle et droit, ALGER Algeria (DZ), le 27 novembre 2018   

    Franck Marmoz, « La Justice prédictive », le 31 mai 2018  

    Organisée par l'équipe de recherche Louis Josserand, sous la direction scientifique de Stéphanie Porchy-Simon, Professeur, Directrice de l’Equipe de recherche Louis Josserand et Franck Marmoz, MCF HDR, Centre de droit de l’entreprise, Equipe josserand

    Franck Marmoz, « La Blockchain : big-bang de la relation contractuelle », le 05 octobre 2017  

    Organisé par l’Institut de Droit et d’Économie des Affaires et le Centre de Droit de l'Entreprise

    Franck Marmoz, « Les enjeux juridiques de l’économie collaborative », le 16 juin 2017  

    Organisé par l’Équipe de recherche Louis Josserand sous la direction scientifique de François Chénedé, Prof, Université Jean Moulin Lyon 3 ; Virginie Pezzella, MCF, Université Jean Moulin Lyon 3 et Bélinda Waltz-Teracol, MCF Université Jean Moulin Lyon 3

    Franck Marmoz, « La compliance : nouveaux enjeux pour les entreprises, nouveaux rôles pour les juristes ? », le 02 juin 2017  

    Sous la direction scientifique de Nicolas Borga, Professeur, Directeur du centre de droit de l’entreprise, et de Jean-Christophe Roda, Professeur, Université de Toulon

    Franck Marmoz, « Le droit français à l’aune du droit comparé : pour un droit pénal médical rénové ? », le 13 avril 2017 

    Franck Marmoz, « La contrainte pénale », le 24 mars 2017  

    Organisé par le Centre de droit pénal de l'équipe de droit privé sous la direction scientifique de Blandine Thellier de Poncheville.

    Franck Marmoz, « Quelle indemnisation pour quels préjudices en droit social ? », le 06 mars 2017  

    Organisé par l'équipe de droit privé sous la direction scientifique de Mme le professeur Dominique Asquinazi-Bailleux.

    Franck Marmoz, « Discussions autour de la réforme de la Cour de cassation », le 18 novembre 2016  

    Organisé par l’Équipe de Droit Privé de la Faculté de droit. Sous la responsabilité scientifique de Pascale Deumier - François Chenede - William Dross

    Franck Marmoz, « De vigne en vin : Approche juridique de la filière viti-vinicole », le 14 octobre 2016  

    Colloque organisé dans le cadre du Master 2 de droit rural commun aux Universités Jean Moulin Lyon 3 et de Bourgogne, en partenariat avec l'association française de droit rural.

    Franck Marmoz, « La grande guerre et son droit », le 23 juin 2016 

    Franck Marmoz, « Centre et périphérie », le 02 décembre 2015 

    Franck Marmoz, « Les bonnes pratiques en matière d'organisation des missions avec un sapiteurLes difficultés rencontrées/Le regard de l'universitaire », La collégialité dans l'expertise, Aix-en-provence, le 16 octobre 2015   

    Franck Marmoz, « Un renforcement des exigences pesant sur les établissements bancaires », Un renforcement des exigences pesant sur les établissements bancaires, Montpellier, le 26 janvier 2012 

    Franck Marmoz, « Argent sale : prévenir et réprimer », Argent sale : prévenir et réprimer, Lyon, le 29 juin 2012 

    Franck Marmoz, « La délégation de pouvoir : actualité d'une intuition, Journée d'études organisée en l'honneur de M. le Professeur Y. REINHARD », La délégation de pouvoir : actualité d'une intuition, Journée d'études organisée en l'honneur de M. le Professeur Y. REINHARD, le 01 janvier 2012 

    Franck Marmoz, « Les emprunts structurés souscrits par les collectivités territoriales », Les emprunts structurés souscrits par les collectivités territoriales, LYON, le 08 décembre 2011 

    Franck Marmoz, « Affaires économiques et financières : que fait la Justice ? », Affaires économiques et financières : que fait la Justice ?, Lyon, le 11 mai 2011 

    Franck Marmoz, « Quel avenir pour l'EIRL », Quel avenir pour l'EIRL, Lyon, le 14 janvier 2011 

    Franck Marmoz, « Rencontres droit, Justice et cinéma », Rencontres droit, Justice et cinéma, LYON, le 08 mars 2010 

    Franck Marmoz, « La question prioritaire de constitutionnalité », La question prioritaire de constitutionnalité, Lyon, le 27 novembre 2009 

    Franck Marmoz, « La responsabilité du banquier prêteur de denie », La responsabilité du banquier, Lyon, le 25 octobre 2009 

    Franck Marmoz, « La réforme des procédures collectives par l'ordonnance du 18 décembre 2008 », La réforme des procédures collectives par l'ordonnance du 18 décembre 2008, Lyon, le 12 février 2009 

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • David Boisis, Procédures collectives et secret des affaires, thèse soutenue en 2022 à Lyon 3, membres du jury : Eva Mouial-Bassilana (Rapp.), Pascal Rubellin (Rapp.), Nicolas Borga et Marie-Pierre Dumont-Lefrand    

    Aux fins de sauvegarde des entreprises, l’État, historiquement animé, à bon droit, par une conception volontariste de l’intérêt général, laquelle ne saurait le conduire à se résigner à l’inertie face au délitement de l’ordre public économique provoqué par la défaillance des opérateurs, a vocation à définir les modalités des ingérences qu’il souhaite apporter dans l’exercice des libertés économiques, de la liberté d’entreprendre singulièrement. Ainsi, une étude approfondie et attentive du droit des entreprises en difficulté permet d’observer, et c’est heureux eu égard aux atteintes à la liberté d’entreprendre qui s’élèvent singulièrement en la matière, que ce dernier favorise un encadrement strict des révélations relatives à l’entreprise en difficulté par le choix scrupuleux des différents confidents et confidences au gré de la loi ou du débiteur selon la procédure envisagée. Une telle étude du droit des entreprises en difficulté permet également de constater et ce n’est pas très heureux eu égard aux atteintes à la liberté d’entreprendre qui s’élèvent singulièrement en la matière, que ce dernier favorise, quand il n’est pas possible de recourir aux dispositions relatives au secret professionnel, une protection insatisfaisante du secret quant aux informations révélées n’ayant pas fait l’objet d’une publicité en empêchant leur divulgation par celles et ceux qui sont les bénéficiaires de ce partage d’informations à la faveur d’une obligation de confidentialité peu contraignante d’origine légale ou d’une obligation de confidentialité peu contraignante d’origine contractuelle qu’il contribue à encourager lorsqu’il devient silencieux en la matière. Partant, à l’aune du trouble à l’ordre public économique qu’occasionne l’échec d’une procédure préventive susceptible de précipiter singulièrement la faillite de l’entreprise, du caractère indispensable du secret dans le bon déroulement des procédures préventives permettant de prévenir ainsi une atteinte à l’ordre public, de la nature peu contraignante de l’obligation au silence relatif aux informations révélées telle qu’elle est définie aujourd’hui par l’article L. 611-15 du Code de commerce, de l’atteinte excessive qui en découle à la liberté d’entreprendre et de la convocation, inspirée par le juge européen conventionnel compte tenu des impératifs relatifs à l’information du public, de la notion d’intérêt général, dont il n’est pas excessif de constater la résistance à la définition, aux fins de neutraliser l’ingérence dans la liberté d’expression instituée par le droit de la prévention des difficultés par le juge judiciaire français qui n’est pas de nature à assurer la prévisibilité des décisions de justice et laisse une place non négligeable à l’arbitraire et en dépit de l’interprétation large ratione personae du cadre juridique relatif à la protection du secret institué par le droit de la prévention des difficultés exprimée à la faveur de l’exercice de l’office du juge judiciaire français, du mouvement de dépénalisation de la régulation de la vie économique et du fait que d’aucuns observent que le recours au droit pénal n’est pas très heureux en la matière, la présente étude soutient qu’une réécriture de l’article cité précedemment de l’article 11 du Code de procédure pénale relatif à la protection du secret de l’enquête et de l’instruction, dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2021-1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l'institution judiciaire quant à l’intensité de la sanction, n’est pas une proposition incongrue. Aussi la présente étude se plaît-elle modestement à suggérer au législateur, sans préempter les débats parlementaires qui ont vocation à exprimer la volonté générale, d’intervenir une nouvelle fois en la matière aux fins de protéger strictement le partage d’informations au cours de la prévention des difficultés en réécrivant l’ingérence dans la liberté d’action de celles et ceux qui se voient révéler l’existence de la procédure préventive.

    Khaled Aguemon, Réflexion sur l'abus en droit des sociétés dans l'espace Ohada : contribution du droit français, thèse soutenue en 2013 à Lyon 3, membres du jury : Joseph Djogbenou (Rapp.), Nicolas Borga (Rapp.), Georges A. Cavalier    

    Depuis des lustres, les sociétés commerciales n’ont cessé d’être l’accessoire juridique favori des entrepreneurs dans l’exercice de leur activité. La société commerciale est créée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent, par un contrat, d’affecter à une activité des biens en numéraire ou en nature, dans le but de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter. Cette définition découle de l’article 4 de l’AUSCGIE qui constitue une transposition de l’article 1832 du Code civil. L’AUSCGIE rassemble toutes les normes juridiques qui ont pour objectif de gouverner la constitution, l’activité et la fin de la société. Une des prérogatives les plus importantes des associés est de prendre part à la vie sociale, ils peuvent participer à cette vie sociale en dirigeant la société ou de façon plus réservée, en votant dans les différentes assemblées. Toutefois ce droit, comme tout droit est susceptible d’abus ; l’abus étant un usage injustifié ou excessif de quelque chose ou d’un pouvoir par son titulaire. D’un point de vue impartial avec les autres associés, l’AUSCGIE a codifié dans ses dispositions des sanctions contre les abus commis à l’occasion de l’exercice du droit de vote. Toutefois, l’abus ne se révèle pas uniquement lors de l’exercice du droit de vote. De multiples abus se révèlent aussi dans la direction et la gestion d’une société. Là encore, l’AUSCGIE a prévu des dispositions et laissé le soin aux Etats-parties d’instaurer dans leur législation des lois pour sanctionner ces abus. Le concept d’abus nous pousse donc à étudier les sources de sanction de ce dernier dans l’espace Ohada.

    Alban Palseur, Participation à l'étude de la qualification juridique des produits dérivés de crédit en droit français, thèse soutenue en 2011 à Lyon 3, membres du jury : Michel Farge (Rapp.), Nicolas Borga (Rapp.), Hervé Croze    

    Depuis la succession des récentes crises financières, les « dérivés de crédit » connaissent une notoriété médiatique très intense qui dépasse la seule sphère des spécialistes. Créés au début des années 1990, ils sont des instruments financiers de transfert du risque de crédit. Ils autorisent tant la protection que la spéculation. Ils sont juridiquement documentés par des conventions-Cadres proposées par l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), et dans une très petite mesure, par la Fédération Bancaire Française en France. Ils regroupent cinq grandes catégories de contrat : « credit default swap » ou « contrat d’échange sur le risque de crédit », « credit linked notes » ou « dérivé de crédit titrisé », « credit spread option » ou « option sur écart de taux », « credit spread forward » ou « dérivé sur écart de taux » et « total rate of return swap » ou « dérivé de transfert total de rendement ». La nature et la diversité des « dérivés de crédit » posent depuis toujours de sérieuses difficultés de qualification dans de nombreux pays. En droit français, si une qualification commune semble émerger, celle d’instrument financier, elle est hélas insuffisante à apporter un régime juridique complet. Un travail complémentaire de qualification est indispensable pour chaque contrat membre des « dérivés de crédit ».

    Karim Aarab, Propriété intellectuelle , thèse soutenue en 2010 à Lyon 3  

    La protection des dessins et modèles industriels en France a considérablement évolué depuis la Révolution française. La loi du 14 juillet 1909 sur la protection des dessins et modèles représentait la tradition juridique française en la matière. Cette loi a consacré pleinement la théorie de l’art qui a régné durant tout le 20ème siècle. Pour conséquence de cette théorie, un dessin et modèle industriel était protégé cumulativement et automatiquement par le droit d’auteur et le droit des dessins et modèles. La durée de protection était donc trop longue ; d’ailleurs, l’ancien droit des dessins et modèles était complètement absorbé par le droit d’auteurs en excluant certaines catégories de créations industrielles. La directive communautaire du 13 octobre 1998 sur la protection juridique des dessins et modèles provoque un grand trouble pour appliquer la théorie de l’unité de l’art en France. Tout d’abord, elle définit l’objet protégeable de manière très objective qui n’est plus compatible avec la notion d’objet protégeable en droit d’auteur. En second lieu, l’appréciation des conditions de protection dans le nouveau droit des dessins et modèles est désormais relative. En conclusion, l’application de la théorie de l’unité de l’art n’est qu’artificielle sous l’empire du nouveau droit des dessins et modèles. Cette théorie n’a plus de fondement juridique. La jurisprudence et la doctrine actuelles ne prennent pas en compte cette innovation du nouveau droit. Cette attitude très conservatrice n’est qu’une habitude intellectuelle fâcheuse. Désormais, la fin du cumul absolu est inscrite dans l’interprétation unifiée que la Cour de justice de l’Union européenne donnera du nouveau droit des dessins et modèles introduit pas la directive et le règlement.

    Naim Sabik, Le rôle de la propriété industrielle dans la protection du consommateur, thèse soutenue en 2010 à Lyon 3  

    La présente thèse s'efforce d'analyser du rôle de la propriété industrielle dans la protection du consommateur. L'intérêt du thème est justifié aisément par le fait que le consommateur peut être induit en erreur à plusieurs égards. Pour pouvoir parvenir à lui assurer une protection contre le risque de confusion notamment, la propriété industrielle, semble la matière la plus adéquate pour offrir des échelles de protection très variées. La protection du consommateur contre le risque de confusion, varie substantiellement selon la catégorie du titre en présence. Pour pouvoir cerner la ligne de démarcation de cette protection, nous avons scindé notre étude en deux parties. La première partie, abordera des différents aspects de protection du consommateur par les signes distinctifs, à savoir la marque, les indications géographiques, le nom commercial et l'enseigne et par les créations nouvelles, à savoir le brevet d'invention et les dessins et modèles. La seconde partie, traitera, en revanche, des différentes techniques Etatiques, aussi bien administratives telles que l'organisme chargé de la propriété industrielle et les services des douanes, que judiciaires, lesquelles consistent principalement à mettre en œuvre de deux actions, l'une pénale de contrefaçon, et l'autre civile de concurrence déloyale.

    Oualid Madjour, La responsabilité civile du banquier dispensateur de crédit , thèse soutenue en 2009 à Lyon 3  

    Loin d'être une science exacte, le métier de dispensateur de crédit est un exercice très périlleux et commande de faire face à certains risques. En effet, le banquier dispensateur de crédit est susceptible d'engager sa responsabilité non seulement lorsqu'il consent un crédit mais aussi lorsqu'il le rompe. En même temps, les clients et les tiers aspirent, quant à eux, à davantage de sécurité et entendent limiter les risques encourus. Ces impératifs contradictoires doivent nécessairement être pris en considération afin de rechercher un régime de responsabilité civile suffisamment équilibré. Cette recherche avait commencé, en France, vers la fin des années 70 et le début des années 80. Pendant cette période, on a assisté à l'émergence des premiers procès intentés contre des banquiers afin de mettre en cause leur responsabilité en raison des crédits qu'ils consentent. Depuis, la faute du banquier a connu diverses fortunes mais une constance doit néanmoins être relevée devant une responsabilité bancaire qui ne cesse de s'étendre par son ampleur et sa concurrence. En droit algérien, l'ouverture économique tardive du marché a différé le débat sur la responsabilité civile du banquier dispensateur de crédit. Néanmoins, l'importance croissante du crédit dans la vie économique algérienne a concouru de façon significative à l'accélération du processus d'établissement d'un régime particulier de la responsabilité bancaire équilibrée. Néanmoins, le régime de la responsabilité bancaire en Algérie se trouve aujourd'hui confronté au même dilemme qu'a affronté le législateur français et qui continue d'affronter. Comment protéger les droits des clients les plus vulnérables sans pour autant sacrifier les intérêts d'un acteur majeur de l'économie, en l'occurrence, le banquier dispensateur de crédit ?

    Oualid Maduour, La responsabilite du banquier dispensateur de credit., thèse en cours depuis 2006 

  • Nabila Ben Ali - Prieur, Les contrats d'exploitation des biens immatériels : étude de droit français et marocain, thèse soutenue en 2014 à Strasbourg sous la direction de Joanna Schmidt-Szalewski et Céline Pebeyre, membres du jury : Franck Violet (Rapp.)    

    Les biens immatériels que possèdent les entreprises, sont le plus souvent des droits de propriété industrielle ou un savoir-faire tenu secret. Leur exploitation indirecte, nationale ou internationale, s’effectue à travers la conclusion de différents contrats d’exploitation. Avec la mondialisation, ces contrats sont au cœur de l’économie moderne et constituent l’un des outils de transfert de technologie. Cette thèse propose une analyse globale des contrats d’exploitation des droits de propriété industrielle et de savoir-faire en droit marocain et en droit français. Dans la première partie, on expose leur régime général, en droit des contrats, droit de la propriété industrielle et droit de la concurrence. La deuxième partie propose une analyse unitaire de chaque type de ces contrats dans ces deux systèmes et traite leurs régimes spécifiques.

    Jessica Chahoud, L'assurance-crédit interne, thèse soutenue en 2010 à Montpellier 1 sous la direction de Séverine Cabrillac, membres du jury : Afif Daher (Rapp.), Nicolas Ferrier  

    L'assurance-crédit est un système d'assurance qui contre rémunération permet à des créanciers d'être couverts contre le non paiement de créances dues par des personnes préalablement identifiées et en état de défaillance de paiement. Si la mutualisation du risque existe bien dans les opérations d'assurance-crédit, les critères juridiques du contrat d'assurance ne se retrouvent pas de façon évidente lorsque le débiteur assure sa défaillance à l'échéance ou que l'assureur se réserve un recours contre l'assuré. L'enjeu de la qualification est largement amoindri par la pratique contractuelle qui régit l'assurance-crédit. Les opérations d'assurance-crédit ne sont pas soumises aux textes qui gouvernent le contrat d'assurance. En revanche, les entreprises qui pratiquent l'assurance-crédit suivent la réglementation prévue par le Code des assurances. Le contrat d'assurance-crédit repose sur trois services : 1- La prévention où l'assureur crédit exerce une surveillance permanente et informe l'entreprise en cas de dégradation de leur solvabilité, 2- Le recouvrement, en cas d'impayé, où l'entreprise transmet le dossier contentieux constitué de l'ensemble des pièces justifiant la créance à la compagnie d'assurance qui intervient auprès du débiteur défaillant et se charge du recouvrement par voie amiable et judiciaire, 3- L'indemnisation, l'entreprise sera indemnisée en cas d'insolvabilité constatée ou procédure judiciaire du débiteur. Dans les autres cas, si le recouvrement n'a pu avoir lieu dans le délai de carence défini au contrat, la compagnie d'assurance procédera également à l'indemnisation de la créance. Dans ce système, l'assureur est subrogé dans les droits de l'assuré pour la récupération de toutes les sommes qui pourraient intervenir ultérieurement. Le contrat d'assurance-crédit expire à l'arrivée de son terme. Les parties peuvent mutuellement convenir de mettre fin à la police d'assurance-crédit ou à l'inverse de le proroger pour une nouvelle durée.