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Djoheur Zerouki

Maître de conférences HDR, Droit privé et sciences criminelles.

Université Saint-Etienne · Faculté de Droit Centre de Recherches Critiques sur le Droit — CeRCriD
Université Jean MonnetFaculté de DroitCentre de Recherches Critiques sur le Droit

Actualités scientifiques

Séminaire
23 avr. 2026 · Saint-Etienne
Table ronde
27 nov. 2025 · Saint-Etienne
Journée d'étude
4 avr. 2025 · Saint-Etienne
Atelier
28 nov. 2024 · Saint-Etienne
Colloque
14 nov. 2024 · Toulouse
Journée d'étude
30 nov. 2023 · Saint-Etienne
Colloque
2 fév. 2023 · Lyon
Colloque
26 nov. 2021 · Lyon
Colloque
19 sept. 2019
Colloque
15 déc. 2017 · 69007 Lyon

Responsabilités

Responsabilités administratives et scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    La légalité criminelle : enrichissement de la conception formelle par une conception matérielle, soutenue en 2001 à Lyon 3 sous la direction de Didier Rebut 

    De prime abord, le principe de la légalité des délits et des peines se réduit aujourd'hui à un principe moribond. La loi, prolifique et instable, de surcroît concurrencée par des sources aussi bien subalternes que supérieures, révèle ses limites. Elle s'avère tout d'abord incapable de s'adapter à l'évolution des besoins de la répression et notamment à la communautarisation de cette dernière. Elle est ensuite manifestement impuissante à assurer la prévisibilité et la proportionalité des incriminations, objectifs premiers de la légalité criminelle. L'assimilation du recul de la loi à celui de la légalité criminelle procède toutefois d'une confusion entre les moyens mis en oeuvre par le principe de la légalité -la loi-et l'objectif de ce dernier- la protection du citoyen contre l'arbitraire. Grâce à la multiplication des contrôles opérés sur la loi pénale, les fins de la légalité criminelle se trouvent aujourd'hui assurées de manière effective. En érigeant les exigences de qualité et de proportionnalité de l'incrimination au rang de principes fondamentaux, les juges constitutionnels, conventionnels et communautaires sont les acteurs essentiels d'une conception matérielle de la légalité criminelle qui vient pallier pour partie les limites de la conception formelle. La mise en oeuvre de la légalité criminelle se trouve ainsi entre les mains de celui-là m^eme qu'elle entendait bannir -le juge- qui se voit alors confier, de manière "a priori" paradoxale, la tâche d'assurer la légitimité de la répression.

  • Ouvrages

    Djoheur Zerouki, Arnaud Théval, Alain Kerlan, Histoire animale de la prison, Éditions Dilecta, 2025, 265 p. 

    Djoheur Zerouki, Michel Porret, Philippe Audegean, Jean Bart, Diane Bernard [et alii], Cesare Beccaria: la controverse pénale, XVIIIe-XXIe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2019, Histoire  

    Djoheur Zerouki, Annick Batteur, Mickael Bendavid, Florent Berdeaux-Gacogne, Christophe Bigot [et alii], Réforme de la justice, Dalloz, 2019, Dalloz Grand Angle   

    Djoheur Zerouki, Vanessa Perrocheau, Philip Milburn (dir.), La motivation en actes: analyse empirique de la motivation des décisions de cours d'assises rapport final,, 2017, 259 p. 

    Djoheur Zerouki (dir.), L'espace pénal européen: à la croisée des chemins ? actes de la journée d'études du 30 mai 2013 à l'Université Jean Monnet Saint-Étienne, la Charte, 2013, Les dossiers de la Revue de droit pénal et de criminologie, 108 p. 

    Djoheur Zerouki, Didier Rebut, La légalité criminelle: enrichissement de la conception formelle par une conception matérielle, Université Lyon 3, 2006, 583 p.   

    De prime abord, le principe de la légalité des délits et des peines se réduit aujourd'hui à un principe moribond. La loi, prolifique et instable, de surcroît concurrencée par des sources aussi bien subalternes que supérieures, révèle ses limites. Elle s'avère tout d'abord incapable de s'adapter à l'évolution des besoins de la répression et notamment à la communautarisation de cette dernière. Elle est ensuite manifestement impuissante à assurer la prévisibilité et la proportionalité des incriminations, objectifs premiers de la légalité criminelle. L'assimilation du recul de la loi à celui de la légalité criminelle procède toutefois d'une confusion entre les moyens mis en oeuvre par le principe de la légalité -la loi-et l'objectif de ce dernier- la protection du citoyen contre l'arbitraire. Grâce à la multiplication des contrôles opérés sur la loi pénale, les fins de la légalité criminelle se trouvent aujourd'hui assurées de manière effective. En érigeant les exigences de qualité et de proportionnalité de l'incrimination au rang de principes fondamentaux, les juges constitutionnels, conventionnels et communautaires sont les acteurs essentiels d'une conception matérielle de la légalité criminelle qui vient pallier pour partie les limites de la conception formelle. La mise en oeuvre de la légalité criminelle se trouve ainsi entre les mains de celui-là m^eme qu'elle entendait bannir -le juge- qui se voit alors confier, de manière "a priori" paradoxale, la tâche d'assurer la légitimité de la répression.

    Djoheur Zerouki, Du droit pénal en affaires, 1996 

  • Communications

    Djoheur Zerouki, « La lutte contre le trafic de stupéfiants », le 27 novembre 2025 

    5èmes Rencontres Pénales stéphanoises organisées par la Faculté de Droit de Saint-Etienne dans le cadre du Master Justice Procès Procédures, et le Barreau de Saint-Etienne, en collaboration avec le CERCRID (UMR 5137), Université de st Etienne sous la direction scientifique de Djoheur Zerouki et Elise Letouzey, MCF en Droit pénal à l'Université Jean Monnet Saint-Etienne, Directrices du Master Justice, Procès et Procédures - Parcours Pénal de la Faculté de Droit de Saint-Etienne

    Djoheur Zerouki, « Entre les murs : regards croisés sur l'expérience carcérale », le 04 avril 2025 

    Journée d'études organisée par le CERCRID, Université de St Etienne

    Djoheur Zerouki, « Saisies et confiscations pénales », le 28 novembre 2024 

    4èmes Rencontres Pénales stéphanoises co-organisées par la Faculté de Droit de Saint-Etienne dans le cadre du Master Justice Procès Procédures, et le Barreau de Saint-Etienne, en collaboration avec le CERCRID (UMR 5137) sous la direction scientifique de Djoheur Zerouki, MCF HDR en Droit pénal à l'Université Jean Monnet Saint-Etienne et membre du CERCRID (UMR 5137), Directrice du Master Justice, Procès et Procédures - Parcours Pénal de la Faculté de Droit de Saint-Etienne

    Djoheur Zerouki, « Ecrire la règle pénale au XXIème siècle », le 14 novembre 2024 

    Colloque organisé par l’Institut de Recherche en Droit Européen, International et Comparé - IRDEIC, Université Toulouse Capitole sous la direction scientifique de Paul Cazalbou

    Djoheur Zerouki, « L'inceste », le 30 novembre 2023 

    Journée d'études co-organisée par la Faculté de Droit de Saint-Etienne dans le cadre du Master Justice Procès Procédures, et le Barreau de Saint-Etienne, en collaboration avec le CERCRID (UMR 5137) sous la direction scientifique de Djoheur Zerouki-Cottin, MCF HDR en Droit pénal à l'Université Jean Monnet Saint-Etienne et membre du CERCRID (UMR 5137), Directrice du Master Justice, Procès et Procédures - Parcours Pénal de la Faculté de Droit de Saint-Etienne

    Djoheur Zerouki, « Procès et mémoire(s) des crimes de masse », le 02 février 2023 

    Organisé par la Maison d’Izieu, l'Université Lyon 3 et l'Université de Poitiers

    Djoheur Zerouki, « Crimes français en Algérie : que dit le droit ? », le 09 juin 2022 

    Co-organisé par le CERCRID et l'équipe de recherche Louis Josserand, Université Lyon 3 sous la direction scientifique de Xavier Pin, Professeur, Centre de droit pénal, Université Lyon 3 ; Damien Scalia, Professeur, CRDP, Université Libre de Bruxelles et Djoheur Zerouki, Maîtresse de conférences HDR, CERCRID, Université de Saint-Etienne

    Djoheur Zerouki, « Le droit prétexte », le 26 novembre 2021 

    Organisé par l'Université Lumière Lyon 2 dans le cadre des Transversales sous la direction scientifique de V. Goesel-Le Bihan, J. Heymann et G. Protière

    Djoheur Zerouki, « Comment sont motivées les décisions de justice ? », le 29 novembre 2019 

    Organisé dans le cadre des Transversales, Université Lyon 2 sous la direction scientifique de V. Goesel-Le Bihan et J. Heymann

    Djoheur Zerouki, « Réformer la justice », le 19 septembre 2019 

    Organisé par l’ADAJ, Université de Montréal

    Djoheur Zerouki, « La motivation des décisions de cours d’assises », le 15 décembre 2017 

    Restitution des résultats du programme de recherche sur l'analyse empirique de la motivation des décisions de cours d’assises, mené par le CERCRID (UMR 5137) et ESO-CNRS (UMR 6590) avec le soutien de l'ENM.

    Djoheur Zerouki, « Du juge d’instruction vers le juge de l’enquête : analyse critique et de droit comparé », le 23 novembre 2017 

    Organisé par l’Anthemis de l’Université de Bruxelles

    Djoheur Zerouki, « La cour d’assises dans la Justice du 21e siècle », le 28 juin 2017 

    Organisé par le GIP Mission de recherche Droit et Justice et l’ENM

    Djoheur Zerouki, « La motivation en actes. Analyse empirique de la motivation des décisions de cours d'assises », le 15 mai 2017 

Encadrement doctoral

  • Rapporteur

    Christel Buray, Théorie d'une pratique efficace de la mise à exécution d'une peine individualisée, soutenue en 2019 à Université Grenoble Alpes ComUE sous la direction de Hélène Claret et Jean-François Dreuille présidée par David Dechenaud, membres du jury : Xavier Pin (Rapp.)   

    Les peines sont mouvantes dans leur expression, elles le sont aussi dans leur exécution. De la peine prononcée à la peine exécutée, la mise en œuvre du principe d’individualisation conduit à la mutation de la peine. Le principe d’individualisation ne se limite pas à la détermination de la peine, sa mise en œuvre se poursuit en phase post-sentencielle.Le constat de la surpopulation carcérale a engendré la rationalisation nécessaire du recours à l’emprisonnement. La politique pénale vise un double objectif de lutte contre la récidive et de maîtrise des coûts. Le législateur affirme le principe d’individualisation de la peine et consacre l’impératif d’effectivité et de célérité de la mise à exécution des peines. Le droit de la mise à exécution doit ainsi concilier l’exigence d’individualisation avec les nécessités d’effectivité et de célérité, qui coexistent.Par un empilement de textes, par la diversité et la complexité des régimes juridiques applicables, la matière de la mise à exécution des peines est devenue un maquis. L’insuffisance des moyens alloués à la Justice contribuent au constat de l’incapacité structurelle de la justice pénale à absorber les stocks.Le prononcé de la peine et sa mise à exécution s’inscrivent dans une même continuité du procès pénal. L’individualisation, sous les traits de la détermination d’une peine individualisée en phase de prononcé se prolonge à l’occasion de la mise à exécution de toute peine prononcée qui doit intervenir de manière effective dans les meilleurs délais.

  • Membre du jury

    Dorothée Mur, La déontologie des magistrats : approche comparative entre les magistrats administratifs et les magistrats judiciaires, soutenue en 2025 à Dijon Université Bourgogne Europe sous la direction de Stéphanie Grayot présidée par Yan Laidié, membres du jury : Joël Moret-Bailly (Rapp.), Olivier Pluen (Rapp.), Géraldine Maugain   

    La Justice subit une crise de confiance, pouvant être liée à une exigence accrue des citoyens pour plus de transparence et de compréhension, alors que les juges peuvent parfois rendre des décisions mal interprétées par les justiciables.En outre, cette confiance est également affaiblie en raison de rares situations où l'attitude des magistrats pourrait être inappropriée lors des audiences ou dans leur vie privée. Il existe ainsi des règles de comportement pour les magistrats administratifs et judiciaires au sein d'une matière appelée déontologie. Les différents principes à respecter, inscrits dans une charte pour les premiers et dans un recueil pour les seconds, regroupent notamment l'indépendance, l'impartialité, l'intégrité, la probité, la dignité et la réserve. Cependant, la déontologie des deux ordres de juridiction devrait converger pour tendre à une unité des règles.Il existe, pour l'application de ces valeurs, un accompagnement pour les magistrats qui passe tout d'abord par la formation, tant initiale que continue, ainsi que des aides tout au long de leur carrière. En cas de manquement commis par un magistrat, des organes disciplinaires doivent intervenir pour le sanctionner.Ce cadre apparaît essentiel pour replacer la confiance des justiciables en leur Justice. Si la déontologie est méconnue de la majorité des justiciables, elle devrait être diffusée plus largement, mais aussi être renforcée et modernisée.