Guillaume Gourgues

Maître de conférences
Science politique.
UFR d’Anthropologie, de Sociologie et de Science politique

Triangle : Action, Discours, Pensée Politique et Économique
  • THESE

    Le consensus participatif. Les politiques de la démocratie dans quatre régions françaises., soutenue en 2010, sous la direction de Alain Faure, membres du jury : M. Loïc Blondiaux, Professeur à l'Université Paris 1 ., M. Alain Faure, Directeur de recherche CNRS, M. Michael Keating, Professeur à l'Université d'Aberdeen ., M. Pierre Lascoumes, Directeur de recherche au CNRS . et Mme Sandrine Rui, Maître de Conférences à l'Université de Bordeaux II .   

    THESE

    Le consensus participatif : les politiques de démocratie dans quatre régions françaises, soutenue en 2010 à Grenoble, sous la direction de Alain Faure 

  • Guillaume Gourgues, Georges Ubbiali (dir.), Lip unité (1973-1974): écrire en luttant les ouvrier-es de Lip et leur journal, Éditions Syllepse, 2023, Collection Les Utopiques, 244 p.   

    Guillaume Gourgues, Myriam Bachir, Rémi Lefebvre, Jessica Sainty (dir.), Des citoyens à la conquête des villes: les listes citoyennes et participatives lors des élections municipales de 2020, CNRS Éditions, 2023, 326 p.  

    L'irruption de listes citoyennes et participatives (LCP) dans le paysage électoral constitue l'un des phénomènes notables de la campagne pour les municipales de 2020. Composées essentiellement d'individus peu habitués des instances traditionnelles de la démocratie représentative, les LCP emploient des méthodes alternatives de sélection des candidates et candidats et de construction du programme politique, en promettant d'instaurer une démocratie participative rénovée. Cet ouvrage propose un état des lieux des recherches menées en science politique sur l'émergence de ces LCP lors des élections municipales de 2020, entre analyse d'ensemble et études de cas en contexte urbain (Amiens, Lille, Marseille, Montpellier, Poitiers, Strasbourg, Toulouse) ou rural (Saillans, Crest). Il interroge leurs ambitions politiques, leur composition sociale, leur diversité. A-t-on assisté à la naissance d'un « néo-municipalisme » à la française ? Quels liens établir avec d'autres mobilisations « citoyennes » ? En essayant de répondre à ces questions, l'ouvrage ambitionne de donner des points de repère pour comprendre la suite de la trajectoire des LCP, qui mèneront nombre d'entre elles jusqu'aux élections municipales de 2026.

    Guillaume Gourgues, Thomas Ribémont, Thibault Bossy, Aurélien Evrard, Catherine Hoeffler, Introduction à la sociologie de l'action publique, Numilog, Cairn et De Boeck Supérieur, 2021, Ouvertures politiques  

    "Une présentation des principales approches théoriques de l’action publique, à partir d’exemples tirés de l’actualité internationale, nationale et locale. La sociologie de l’action publique constitue un pôle majeur dans le champ de la science politique. Ce manuel d’introduction propose un état des lieux de la discipline, en présentant et discutant ses principales notions et approches théoriques. Illustré par des exemples variés, issus de travaux classiques mais aussi de l’actualité la plus récente, cet ouvrage montre que la sociologie de l’action publique ne se limite pas à l’analyse de l’État. L'ouvrage propose d’abord un repérage des acteurs, publics ou privés, qui participent à la formulation des politiques publiques (acteurs administratifs, groupes d’intérêt, responsables politiques, mais aussi le « public » de ces politiques). Il examine ensuite les séquences essentielles d’une politique publique (dynamiques d’émergence des problèmes, fabrique de la décision, logiques de mise en oeuvre et d’évaluation), avant d’aborder l’épineuse question du changement dans l’action publique. Enfin, il s’intéresse à la multiplication des échelles de l’action publique et plus particulièrement aux politiques internationales, européennes et locales." [Source : éditeur]

    Guillaume Gourgues, Agnès Alexandre-Collier, Alexandra Goujon (dir.), Innovations, Reinvented Politics and Representative Democracy, Routledge, 2020, 214 p.   

    Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud (dir.), L’action publique saisie par ses « publics »: Gouvernement et (dés)ordre politique, Presses universitaires du Septentrion et OpenEdition, 2019  

    Les politiques publiques ciblent, produisent, catégorisent des « publics ». C'est là une évidence. Pourtant ces opérations sont rarement au cœur de l’analyse de l’action publique. À partir de textes originaux sur des sujets variés (immigration, vaccination, participation, open-data, régulation bancaire...), cet ouvrage collectif démontre le potentiel heuristique d’une approche de l’action publique « par les publics ». Comment les politiques publiques ciblent-elles leurs « bénéficiaires » ? Jusqu’où l’opinion publique, les identités peuvent-elles être considérées comme des produits de l’action publique ? Dans quelle mesure l’action publique participe-t-elle à la mise en forme de l’ordre social via la catégorisation des individus et des groupes ? Comment les gouvernants se représentent-ils les publics et leurs comportements ? Autant de questions qui soulignent l'intérêt d'une telle approche, visant à étudier la contribution de l’action publique à la production et à l’entretien de l’ordre politique

    Guillaume Gourgues, Thomas Ribémont, Thibault Bossy, Aurélien Evrard, Catherine Hoeffler, Introduction à la sociologie de l'action publique, Éditions De Boeck Supérieur, 2018, Ouvertures politiques, 288 p.    

    "Une présentation des principales approches théoriques de l’action publique, à partir d’exemples tirés de l’actualité internationale, nationale et locale. La sociologie de l’action publique constitue un pôle majeur dans le champ de la science politique. Ce manuel d’introduction propose un état des lieux de la discipline, en présentant et discutant ses principales notions et approches théoriques. Illustré par des exemples variés, issus de travaux classiques mais aussi de l’actualité la plus récente, cet ouvrage montre que la sociologie de l’action publique ne se limite pas à l’analyse de l’État. L'ouvrage propose d’abord un repérage des acteurs, publics ou privés, qui participent à la formulation des politiques publiques (acteurs administratifs, groupes d’intérêt, responsables politiques, mais aussi le « public » de ces politiques). Il examine ensuite les séquences essentielles d’une politique publique (dynamiques d’émergence des problèmes, fabrique de la décision, logiques de mise en oeuvre et d’évaluation), avant d’aborder l’épineuse question du changement dans l’action publique. Enfin, il s’intéresse à la multiplication des échelles de l’action publique et plus particulièrement aux politiques internationales, européennes et locales." [Source : éditeur]

    Guillaume Gourgues, Claude Neuschwander, Pourquoi ont-ils tué Lip ? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral: de la victoire ouvrière au tournant néolibéral, Raisons d'agir, 2018, Cours et travaux, 375 p.  

    La 4e de couverture indique : "En 1973, les ouvrières et ouvriers de l'usine horlogère Lip à Besançon s'opposent aux licenciements qu'on leur promet : occupation, confiscation du stock de montres, redémarrage partiel de la production, organisation des premières paies ouvrières. En mars 1974, au terme d'un conflit au retentissement mondial, devenu un véritable mythe du mouvement social, leur entreprise redémarre, relancée par un consortium d'actionnaires emmené par Antoine Riboud et soutenu par l'État. Les licenciements sont évités. C'est la victoire ouvrière. Mais deux ans plus tard, c'est la faillite. Ceux qui avaient relancé Lip accusent alors Claude Neuschwander, qu'ils avaient placé à la tête de l'entreprise, d'en être le principal responsable. Celui-ci clame pourtant haut et fort que la décision de liquider Lip est un choix politique : le patronat et l'État ont-ils délibérément interrompu la relance ? Ont-ils tué Lip et, si oui, pourquoi ? Cet ouvrage propose de suivre l'hypothèse d'une mise à mort politique de l'entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l'explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d'archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues, chercheur en science politique, retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l'histoire du capitalisme français qu'a été la relance de Lip. Considérer la fin de Lip comme le résultat d'une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l'ordre néolibéral actuel qui s'enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l'économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n'ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d'ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes."

    Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud (dir.), L'action publique saisie par ses 'publics' : gouvernement et (dés)ordre politique, Presses universitaires du Septentrion, 2018, Espaces politiques, 214 p.  

    La 4e de couv. indique : "Les politiques publiques ciblent, produisent, catégorisent des « publics ». C'est là une évidence. Pourtant ces opérations sont rarement au cœur de l’analyse de l’action publique. À partir de textes originaux sur des sujets variés (immigration, vaccination, participation, open-data, régulation bancaire...), cet ouvrage collectif démontre le potentiel heuristique d’une approche de l’action publique « par les publics ». Comment les politiques publiques ciblent-elles leurs « bénéficiaires » ? Jusqu’où l’opinion publique, les identités peuvent-elles être considérées comme des produits de l’action publique ? Dans quelle mesure l’action publique participe-t-elle à la mise en forme de l’ordre social via la catégorisation des individus et des groupes ? Comment les gouvernants se représentent-ils les publics et leurs comportements ? Autant de questions qui soulignent l’intérêt d’une telle approche, visant à étudier la contribution de l’action publique à la production et à l’entretien de l’ordre politique."

    Guillaume Gourgues, Matthieu Houser (dir.), Austérité et rigueur dans les finances locales: une approche comparative et interdisciplinaire, L'Harmattan, 2017, GRALE, 295 p. 

    Guillaume Gourgues, Thibault Bossy, Aurélien Evrard, Catherine Hoeffler, Thomas Ribémont, Les politiques publiques, Foucher, 2015, Collection Trajectoire, 153 p. 

    Guillaume Gourgues, Les politiques de la démocratie participative, Presses Universitaires de Grenoble, 2013, Libres cours, 150 p.   

    Guillaume Gourgues, Sandrine Rui, Sezin Topçu (dir.), Critique de la participation et gouvernementalité, De Boeck, 2013, 226 p. 

    Guillaume Gourgues (dir.), Produire la démocratie: ingénieries et ingénieurs de l'offre publique de participation, Ed. de la Maison des sciences de l'homme, 2012, 138 p. 

    Guillaume Gourgues, Le consensus participatif: les politiques de démocratie dans quatre régions françaises,, 2011    

    Pourquoi et comment les autorités publiques multiplient-elles les dispositifs censés incarner leur engagement en matière de participation directe des citoyens au processus décisionnel ? C'est en s'appuyant sur une comparaison entre quatre offres publiques régionales de participation que cette thèse entend répondre à cette question. L'étude diachronique de quatre conseils régionaux français ayant décidé, au milieu des années 2000, d'adopter un ensemble de dispositifs participatifs, selon des temporalités, des modalités et des agencements différenciés permet ainsi de révéler l'existence d'un consensus concernant la densification de cette offre. Malgré une hétérogéneité d'objectifs et de méthodes, la démocratie participative telle qu'elle se donne à voir dans ces cas d'étude est dotée d'un même ensemble de technologies et d'instruments : les listes de participants, les administrations spécialisées et les indicateurs sociodémographiques permettant la traçabilité des participants en sont les principaux piliers. Le recours systématique et consensuel à cet ensemble, quelles que soient les expériences et les régions, est l'objet d'une interprétation du lien qu'il crée entre participation et gouvernement. La démocratie participative est alors considérée sous l'angle du dispositif qui la sous-tend, composée de technologies permettant d'administrer la mobilisation d'une partie toujours plus conséquente de la population. Les conséquences du déploiement de cette capacité gouvernementale sont alors interrogées sous un angle critique, considérant notamment la manière dont ces espaces de participation administrée entendent gérer les flux politiques émanant du social.

    Guillaume Gourgues, Pierre Zembri, Marianne Ollivier-Trigalo, Sylvain Barone, Laetitia Dablanc [et alii], Six régions à l'épreuve des politiques de transport: Décentralisation, régionalisation ferroviaire et différenciation territoriale, 55e éd., INRETS, 2007 

  • Guillaume Gourgues, « Why Are Powerless Democratic Innovations Still Successful ? A Political Sociology of the 'Participatory State' in France », in Jacquet, Vincent, Ryan, Matt, van der Does, Ramon (dir.), The Impacts of Democratic Innovations, ECPR Press, 2023, pp. 51-94 

    Guillaume Gourgues, « Les listes citoyennes et participatives face à l'intercommunalité : un intérêt partagé mais hétérogène », in Lefebvre, Rémi, Vignon, Sébastien (dir.), Politiser l'intercommunalité ? Le cas des élections locales de 2020, Presses universitaires du Septentrion, 2023, pp. 169-190 

    Guillaume Gourgues, « Le syndicalisme comme combat économique : pour en finir avec le tabou de la gestion », in Yon, Karel (dir.), Le syndicalisme est politique : questions stratégiques pour un renouveau syndical, La Dispute, 2023, pp. 99-123 

    Guillaume Gourgues, « La démocratie participative selon Emmanuel Macron : la participation citoyenne au service de la monarchie républicaine », in Dolez, Bernard, Douillet, Anne-Cécile, Fretel, Julien, Lefebvre, Rémi (dir.), L'entreprise Macron à l'épreuve du pouvoir, PUG - UGA éditions, 2022, pp. 53-66 

    Guillaume Gourgues, « Les assemblées citoyennes et le « policy-making ». Quelle place pour la délibération publique dans les rapports de force ? », Marthe Fatin-Rouge Stefanini et Xavier Magnon Dir. LES ASSEMBLÉES CITOYENNES Nouvelle utopie démocratique ?, Confluences, 2022 

    Guillaume Gourgues, « Politiques publiques locales », in Jacob, Steve, Schiffino, Nathalie (dir.), Politiques publiques: fondements et prospective pour l'analyse de l'action publique, Bruylant, 2021, pp. 719-772 

    Guillaume Gourgues, « La démocratie participative : entre techniques de gouvernement et pratiques sauvages », in Frinault, Thomas, Le Bart, Christian, Neveu, Érik (dir.), Nouvelle sociologie politique de la France, Armand Colin, 2021, pp. 137-150 

    Guillaume Gourgues, « Participer, disent-ils... », in Burlaud, Antony, Popelard, Allan, Rzepski, Grégory (dir.), Le nouveau monde : tableau de la France néolibérale, Editions Amsterdam, 2021, pp. 835-843 

    Guillaume Gourgues, « Was steckt hinter den "partizipativen Listen"? Analyseelemente aus dem französischen Kommunalwahlkampf 2020 », in Deutsch-Französiches Institut (dir.), Frankreich Jahrbuch 2020, Springer Fachmedien Wiesbaden, 2021, pp. 159-177   

    Guillaume Gourgues, « De l'autogestion au rapport salarial : comprendre l'affaire Lip au-delà de ses mythes », in Chambost, Isabelle, Cléach, Olivier, Le Roulley, Simon, Moatty, Frédéric, Tiffon, Guillaume (dir.), L'autogestion à l'épreuve du travail, Presses universitaires du Septentrion, 2020, pp. 65-82   

    Guillaume Gourgues, « A `Popular Democracy' without People ? Citizens' Distant Support for `Participatory Governance' in a French Town », in Alexandre-Collier, Agnès, Goujon, Alexandra, Gourgues, Guillaume (dir.), Innovations, Reinvented Politics and Representative Democracy, Routledge, 2020, pp. 105-122 

    Guillaume Gourgues, « Démocratie participative », in Pasquier, Romain, Guigner, Sébastien, Cole, Alistair (dir.), Dictionnaire des politiques territoriales [2e édition mise à jour et augmentée], Sciences Po, Les Presses, 2020, pp. 141-147 

    Guillaume Gourgues, « Les "Lip" à Palente-Orchamps. Le quartier acteur d'une lutte ouvrière (Besançon, 1973-1974) », in Stéphanie Dechézelles, Maurice Olive (dir.), Politisation du proche. Les lieux familiers comme espaces de mobilisation, Presses universitaires de Rennes, 2019, pp. 129-148 

    Guillaume Gourgues, « Acteurs », in Boussaguet, Laurie, Jacquot, Sophie, Ravinet, Pauline (dir.), Dictionnaire des politiques publiques [5e édition entièrement revue et corrigée], Sciences Po, Les Presses, 2019, pp. 29-36   

    Guillaume Gourgues, « Quantifier la démocratie participative : pratiques et usages de la mise en chiffres des publics des politiques participatives régionales », in Gourgues, Guillaume, Mazeaud, Alice (dir.), L'action publique saisie par ses 'publics' : gouvernement et (dés)ordre politique, Presses universitaires du Septentrion, 2018, pp. 155-173 

    Guillaume Gourgues, « La participation publique (urbaine) a-t-elle besoin d’une table rase ? », in Huré, Maxime, Rousseau, Max, Béal, Vincent, Gardon, Sébastien, Meillerand, Marie-Clotilde (dir.), (Re)Penser les politiques urbaines : retour sur vingt ans d'action publique dans les villes françaises (1995-2015), Editions du PUCA, 2018, pp. 247-258 

    Guillaume Gourgues, « Vers le Grand Grenoble ? », in Gilles Novarina, Natacha Seigneuret (dir.), De la technopole à la métropole ? L'exemple de Grenoble, Le Moniteur, 2015 

    Guillaume Gourgues, « Communiquer, une opération politique plurielle et stratégique. Le cas de la démocratie participative en Bourgogne », in Philipp Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard (dir.), Les mondes de la communication publique. Légitimation et fabrique symbolique du politique, Presses Universitaires de Rennes, 2014, pp. 115-127   

    Guillaume Gourgues, « Dispositifs participatifs : le consensus en fabrique dans quatre régions françaises », in Anne-Cécile Douillet, Alain Faure, Charlotte Halpern, Jean-Philippe Leresche (dir.), L'action publique dans tous ses états. Standardisation et différenciation, L'Hamarttan, 2012, pp. 261-274 

    Guillaume Gourgues, « Penser la démocratie participative en région au-delà du " fait " régional : de la performance institutionnelle aux formes de gouvernement. », in Sylvain Barone (dir.), Les politiques régionales en France, La Découverte, 2011, pp. 255-271 

    Guillaume Gourgues, « La participation contre la taille. La démonstration de la démocratie participative régionalisée. », in Yves Sintomer et Julien Talpin (dir.), La démocratie participative au-delà de la proximité. Le Poitou-Charentes et l'échelle régionale., Presses Universitaires de Rennes, 2011, pp. 117-133 

    Guillaume Gourgues, « Démocratie participative », in Alistair Cole, Sébastien Guigner, Romain Pasquier (dir.), Dictionnaire des politiques territoriales, Presses de Science Po, 2011, pp. 158-163 

    Guillaume Gourgues, « Comprendre la différenciation par la concertation », Six régions à l'épreuve des politiques de transport, Synthèse INRETS, 2007, pp. 111-132 

  • Guillaume Gourgues, Ana Carolina Coppola de Miranda, « Les épouses méritent-elles leur salaire ? Politisation du salaire et assignation de genre dans la Communauté de travail Boimondau (1944-1946) », Salariat, 2024, n°2, pp. 49-76   

    Guillaume Gourgues, « De Lip à Michelin, le contraste de deux récits ouvriers », Nouvelle Revue du travail, 2023, n°22, pp. 149-160  

    En 2023, la commémoration des 50 ans de la lutte emblématique des ouvrières et ouvriers franc-comtois de l’usine horlogère de Lip donne lieu à d’inévitables redécouvertes des nombreux écrits militants et académiques sur le conflit. Car ces écrits ne manquent pas. Le récit de l’aventure des Lip marque encore l’imaginaire des luttes sociales et se trouve régulièrement réactivé par les générations militantes successives. On lit aujourd’hui avec toujours autant d’appétit les propos des figures hi...

    Guillaume Gourgues, « Lignes de partage », 2023, p. -   

    Guillaume Gourgues, Sophie Béroud, « Une campagne présidentielle sans le monde du travail ? », Revue de droit du travail, 2022, n°10, pp. 568-575   

    Guillaume Gourgues, « L'Etat Participatif contre le Ric : la participation citoyenne comme objet de lutte politique », SiloMag, 2022, n°14   

    Guillaume Gourgues, Deborah Galimberti, « How Local Unions Are Rethinking Their Relationship with(in) the City: The Case of a Place-Based Mobilization in Bordeaux », Territory, Politics, Governance, 2022, n°022022, pp. 1-19 

    Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud, Magali Nonjon, « Du tournant participatif des administrations à la bureaucratisation de la démocratie participative : étude à partir du cas français », Revue internationale des sciences administratives, 2022, n°4, pp. 921-936   

    Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud, « Une participation d’État sous contrôle : la neutralisation décisionnelle des dispositifs participatifs en France », Revue Française de Science Politique, 2022, n°72, pp. 781-804 

    Guillaume Gourgues, Sophie Béroud, « La protection des emplois et la crise pandémique en France : sur la non-émergence d'un problème public », Revue de droit du travail, 2021, n°09, pp. 505-511   

    Guillaume Gourgues, S. Ségas, « Comment confiner un débat ? », Politiques de communication, 2021, n°2, pp. 49-79 

    Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud, Magali Nonjon, « From the participatory turn of administrations to the bureaucratisation of participatory democracy: study based on the French case », International Review of Administrative Sciences, 2021, p. 002085232110031 

    Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud, Héloïse Nez, Jessica Sainty, Julien Talpin, « Les Français veulent-ils plus de démocratie ? Analyse qualitative du rapport des citoyens à la politique », 2021  

    Depuis quelques années en France, les aspirations des citoyens à une refonte des institutions démocratiques sont âprement débattues tout en demeurant ambivalentes. D’un côté, la revendication du référendum d’initiative citoyenne (RIC) portée par une large partie du mouvement des Gilets jaunes ou la récente tenue de la Convention citoyenne sur le climat laissent penser que ces aspirations gagnent la population française. D’un autre côté, les chiffres toujours plus élevés de l’abstention électo...

    Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud, Héloïse Nez, Jessica Sainty, Julien Talpin, « Les Français veulent-ils plus de démocratie ? Analyse qualitative du rapport des citoyens à la politique », Sociologie, 2021, n°1, pp. 1-19     

    Guillaume Gourgues, Julie Le Mazier, « Participations à l'ordre [coord. n° 29 de: Participations] », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, 2021, p. 250   

    Guillaume Gourgues, Vincent Lebrou, Jessica Sainty, « L'essor des listes participatives : autour de la campagne des élections municipales 2020 », La vie des idées, 2020   

    Guillaume Gourgues, Maxime Quijoux, « France's Strikes Show the Unions Are Alive », Jacobin, 2020     

    Guillaume Gourgues, « Les municipalistes rêvent-ils de Métropole ? Penser les changements radicaux face aux institutions intercommunales », Mouvements : des idées et des luttes, 2020, n°101, pp. 49-59 

    Guillaume Gourgues, Marion Carrel, Paula Cossart, Pierre-André Juven, Julien Talpin, « Vive les communes ! Des ronds-points au municipalisme [coord. n° de: Mouvements] », Mouvements : des idées et des luttes, 2020, n°101, p. 180   

    Guillaume Gourgues, « Peut-on ensauvager la participation ? Radicalité démocratique et Gilets Jaunes », Réfractions, 2020, n°45, pp. 105-118 

    Guillaume Gourgues, Marion Carrel, Paula Cossart, Pierre-André Juven, Julien Talpin, « La révolution commence-t-elle par le local ? Expérimentations communales et dilemmes stratégiques »: éditorial, Mouvements : des idées et des luttes, 2020, n°101, pp. 7-11     

    Guillaume Gourgues, Julien O’miel, « Qui a peur de l’initiative citoyenne ? », Le Monde Diplomatique, 2019, n°2019, pp. 4-5   

    Guillaume Gourgues, Julien O'Miel, « ¿Quién teme la iniciativa ciudadana?: escalada represiva, aspiraciones democráticas », Le Monde diplomatique en español, 2019, n°280, p. 6 

    Guillaume Gourgues, « Référendums d'entreprise et conflictualité sociale. Éléments pour un bilan des réformes du droit du travail », Revue de droit du travail, 2018, n°12, p. 838   

    Guillaume Gourgues, Maxime Quijoux, « Syndicalisme et gilets jaunes », La vie des idées, 2018   

    Guillaume Gourgues, « Une sociologie critique de la démocratie participative est-elle utile ? », Participations , 2018, n° 19, pp. 221-242   

    Guillaume Gourgues, Anne Le Roy, Fiona Ottaviani, « De la construction participative d’indicateurs aux rapports de force politique urbains : réflexions sur des indicateurs alternatifs grenoblois », Géographie, Économie, Société, 2018, n°2, pp. 159-182 

    Guillaume Gourgues, « Quand la participation est victime de ses effets : vie et mort du tournant social et participatif de la politique de formation professionnelle en PACA (2004-2015) », Pôle Sud - Revue de science politique de l'Europe méridionale, 2018, n°49, pp. 25-40   

    Guillaume Gourgues, Karel Yon, « Démocratie, le fond et la forme : une lecture politique des ordonnances Macron », Revue de droit du travail, 2017, n°10, pp. 625-632   

    Guillaume Gourgues, Julien O’miel, Alice Mazeaud, Magali Nonjon, Raphaëlle Parizet, « Une sociologie critique de la démocratie participative est-elle utile ? », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, 2017, n°3, pp. 221-242 

    Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud, « Peut-on délibérer du big data en santé sans controverser ? Retour sur l’expérience d’un atelier citoyen français », Revue française des affaires sociales, 2017, pp. 95-115 

    Guillaume Gourgues, « Les pilotes invisibles de la participation publique : Le  fichier des 11 000  et la démocratie participative en région Rhône-Alpes », Gouvernement et action publique , 2016, n° VOL. 5, pp. 51-78    

    Le déploiement des dispositifs participatifs, dans une multitude de secteurs d’action publique, est rarement abordé sous l’angle de son instrumentation. S’intéresser aux aspects administratifs et techniques de la mise en place de ces dispositifs permet pourtant d’étudier leur coproduction par des acteurs publics et privés, qui rend possible un ciblage du « public » invité à participer. À partir de l’étude monographique de l’invention et des usages concurrentiels d’un instrument (un fichier central de participants) au sein du conseil régional Rhône-Alpes, entre 2004 et 2010, cet article propose de saisir la manière dont l’institutionnalisation de l’offre de participation publique permet aux autorités publiques de produire des dispositifs participatifs à partir de publics préconstruits, sans se soucier réellement de leur utilité et de la demande sociale à laquelle ils sont susceptibles de répondre.

    Guillaume Gourgues, Jessica Sainty, « La négociation d’entreprise au piège du référendum. Les enseignements des nouveaux accords d’entreprise des usines italiennes Fiat (2010-2011) », 2015  

    Le panorama européen des processus de « flexibilisation » du marché du travail, impliquant notamment un glissement des négociations de branche vers des négociations d’entreprise, présente des situations différenciées. Si la mise en œuvre du principe de « flexicurité », qui passe notamment par une redéfinition des relations professionnelles, dépend de la résilience des systèmes nationaux (Spieser, 2013), l’enracinement dans l’entreprise de la négociation — concernant les salaires, les heures d...

    Guillaume Gourgues, « La participation publique, nouvelle servitude volontaire ? », Hermès, La Revue , 2015, n° 73, pp. 83-89    

    La participation publique est-elle en mesure de canaliser les débordements conflictuels liés aux controverses publiques ? C’est l’éternelle question que semblent avoir remis au gout du jour les évènements de Notre-Dame-des-Landes ou de Sivens, presque quarante ans après l’apparition des premières procédures légales de débat public. Pour comprendre la persistance paradoxale d’une participation cherchant à étouffer la violence, nous proposons de revenir brièvement sur la manière dont la production de dispositifs participatifs confronte les individus « participants » à un dilemme caractéristique de la gouvernementalité contemporaine : pouvoir participer affaiblit-il ma capacité d’être entendu ? Enchâssé dans ce dilemme, et confronté à la vigueur protestataire de la démocratie, le projet de pacification participative ne peut être qu’aporétique, et sans cesse « redécouvert » par les gouvernants.

    Guillaume Gourgues, « Grand angle : L’austérité, idée (ou idéologie) dangereuse, est-elle une affaire politique ? », Gouvernement et action publique , 2015, n° VOL. 4, pp. 133-145   

    Guillaume Gourgues, « Plus de participation, pour plus de démocratie ? », Savoir/Agir , 2015, n° 31, pp. 43-50   

    Guillaume Gourgues, Jessica Sainty, « La négociation d’entreprise au piège du référendum. Les enseignements des nouveaux accords des usines Fiat (2010-2011) », Sociologie du Travail, 2015 

    Guillaume Gourgues, Jessica Sainty, « La décentralisation s'intéresse-t-elle au dialogue social territorial ? », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la décentralisation / Institut de la décentralisation, 2014, n°99, pp. 70-73   

    Guillaume Gourgues, « Les personnes handicapées font-elles de gentils participants ? Genèse et réforme d'une instance consultative en Ile-de-France », Terrains et Travaux : Revue de Sciences Sociales, 2013, n°2, pp. 177-193 

    Guillaume Gourgues, « La démocratie participative urbaine en quête d'un second souffle », Place publique (Rennes), 2013, n°42, pp. 64-67 

    Guillaume Gourgues, « Les personnes handicapées font-elles de  gentils  participants ? : Genèse et réforme d'une instance consultative en Ile-de-France », Terrains & travaux , 2013, n° 23, pp. 179-195    

    Le principe d’une participation des personnes handicapées à l’élaboration des politiques publiques est apparemment l’objet d’un très fort consensus politique. Pourtant, en s’appuyant sur l’exemple d’une instance consultative régionale (Ile-de-France), cet article propose d’explorer le périmètre exact de ce consensus. En effet, si des instances sont effectivement ouvertes à la participation des personnes handicapées, ces dernières doivent se soumettre à des normes de comportements souvent implicites mais bien présentes. L’exclusion progressive des membres handicapés élus de cette instance nous permet d’explorer l’ambigüité du statut politique attribué aux personnes handicapées.

    Guillaume Gourgues, « Gouvernementalité et participation : Lectures critiques », Participations , 2013, n° 6, pp. 5-33    

    L’enjeu d’une analyse des critiques de la démocratie participative ne peut aucunement se limiter à une délimitation fictive entre approches distanciées et approches normatives. L’examen de la pluralité et des mutations des postures critiques qui traversent les recherches sur la participation et la délibération publique nous permet de dégager une partition plus significative entre des perspectives surplombantes et celles faisant une place aux évaluations, aux modes d’engagement et aux jugements des acteurs sociaux, généralement sévères à l’égard de l’offre publique de participation. Par-delà la diversité des cadres théoriques mobilisés, se dégage un mouvement général : la critique sociale joue un rôle actif dans toutes réflexions et orientations relatives à la participation, qu’il s’agisse de la production de l’ordre ou au contraire des résistances dont les pratiques participatives font l’objet. Cette consubstantialité des critiques théoriques et sociales invite alors à retenir une approche en termes de « gouvernementalité », afin d’apprécier si, au regard de l’analyse singulière des rapports de pouvoir qu’elle défend, il y a là une posture et une voie analytique propre à renouveler la critique de la participation.

    Guillaume Gourgues, Sandrine Rui, Sezin Topçu, « Gouvernementalité et participation. Lectures critiques », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, 2013, n°6, pp. 7-33 

    Guillaume Gourgues, « Avant-propos : penser la participation publique comme une politique de l'offre, une hypothèse heuristique », Quaderni, 2012, pp. 5-12 

    Guillaume Gourgues, « Des dispositifs participatifs aux politiques de la participation. L'exemple des conseils régionaux français », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, 2012, n° 1, pp. 30-52    

    RésuméCet article propose de dépasser la question des effets de la démocratie participative sur les politiques publiques, pour envisager la manière dont les usages des dispositifs participatifs s’inscrivent dans des logiques propres aux différents sous-systèmes d’action publique. En nous appuyant sur le cas de quatre conseils régionaux français, nous affirmons, tout d’abord, que les effets de la démocratie participative ne peuvent être appréhendés qu’à partir d’une analyse des rapports de force et des stratégies d’acteurs. Nous soulignons ensuite que la multiplication des dispositifs participatifs a provoqué l’émergence de véritables politiques publiques de la participation, qui ambitionnent d’agir sur le « problème » de l’activité citoyenne.

    Guillaume Gourgues, Jessica Sainty, « Participation, syndicats et démocratie », Regards croisés, 2012, n°2 

    Guillaume Gourgues, « Les fonctionnaires participatifs : les routines d'une innovation institutionnelle sans fin(s) », Socio-logos, 2012 

    Guillaume Gourgues, « Les fonctionnaires participatifs : les routines d’une innovation institutionnelle sans fin(s) », 2012  

    Saisi depuis les règles du jeu politique, le thème de l’innovation se présente souvent comme une rhétorique stratégique, indispensable à la construction d’un leadership politique. Ainsi, pour Murray Edelman, si tout gouvernant est absolument contraint par l’orthodoxie que lui impose sa position, il lui est indispensable de se présenter comme un innovateur : « En général, les dirigeants sont conduits à respecter le statuquo : tel est le prix à payer pour accéder au pouvoir et le conserver, mêm...

    Guillaume Gourgues, « Quel avenir pour la participation publique locale ? Éléments pour un bilan critique », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la décentralisation / Institut de la décentralisation, 2012, n°92, pp. 106-109 

    Guillaume Gourgues, « A quoi servent les comités de lignes TER ? », Territoires, 2011, n°518, pp. 10-13 

    Guillaume Gourgues, « Studying the region as a space for democracy: a sociological approach of regional politics », Regional and Federal Studies, 2010, n°3, pp. 353-369 

  • Guillaume Gourgues, « Entrée : Dispositifs participatifs », in Petit, Guillaume (dir.), DicoPart : dictionnaire critique et interdisciplinaire de la participation, la démocratie et la citoyenneté, Gis Démocratie et Participation (2e éd.), 2022 

    Guillaume Gourgues, « Rapport salarial », in Hay, Colin, Smith, Andy (dir.), Dictionnaire d'économie politique : capitalisme, institutions, pouvoir, Sciences Po, Les Presses, 2018, pp. 391-402 

  • Guillaume Gourgues, Julien Talpin, Antonio Delfini, Marie-Hélène Bacqué, Romain Badouard [et alii], Une citoyenneté réprimée. 100 cas de restrictions des libertés associatives, 12 pistes pour mieux les protéger, 2020, 49 p.   

    Guillaume Gourgues, Les métropoles comme enjeu syndical : marginalité et avenir de l'action syndicale dans la territorialisation de l'action publique, 2020, 466 p.   

    Guillaume Gourgues, Marianne Ollivier-Trigalo, Jean Debrie, Alain Faure, Laetitia Rouvière, Bornes routières, cartes magnétiques, espaces portuaires : la décentralisation des transports à l'épreuve de la technique., 2012, 154 p.   

    Guillaume Gourgues, Anne Tricot, Jacques Lolive, Thierry Bontems, Catherine Meur-Ferec [et alii], ADAPTALITT: Capacités d'adaptation des sociétés littorales aux phénomènes d'érosion-submersion en prise avec les changements climatiques, 2012   

    Guillaume Gourgues, Yves Schemeil, Stéphanie Abrial, Sandrine Astor, Bernard Denni [et alii], Débat contradictoire et formation du jugement: Une enquête expérimentale en Rhône-Alpes et dans le reste de la France, 2009 

  • Guillaume Gourgues, Jessica Sainty, "Créer deux, trois....mille Saillans ?" Des collectifs citoyens face à la conquête du pouvoir municipal (entretiens), La découverte, 2020, pp. 70-78 

    Guillaume Gourgues, "Le fait qu'il y ait des listes citoyennes qui se mettent en place, ça ne doit pas non plus l'arranger" (entretien avec Priscillia Ludosky), La découverte, 2020 

    Guillaume Gourgues, Maxime Quijoux, Broder David, There could be power in a union, 2019 

    Guillaume Gourgues, Yves Schemeil, Stéphanie Abrial, Sandrine Astor, Jérémy Bouillet [et alii], Le raisonnement politique: comment les citoyens justifient leurs choix, aucun, 2012, 300 p. 

    Guillaume Gourgues, Jessica Sainty, Does public participation only concern upper classes? The "social oligarchisation" of new types of democracy, 2011   

    Guillaume Gourgues, Ouassim Hamzaoui, Rapport d'évaluation de l'association Entr'actifs (Voiron -Isère), 2009   

    Guillaume Gourgues, Alain Faure, Gilles Debizet, Les transports ferroviaires en Rhône-Alpes : naissance d'une politique régionale: Programme de Recherche LMVT, LATTS, PACTE, MRTE, INRETS Lille, CIRUS-CIEU, CEPEL, 2006   

    Guillaume Gourgues, Marianne Trigalo, Gilles Debizet, Alain Faure, David Guéranger [et alii], Six régions à l'épreuve des politiques de transport. Décentralisation, régionalisation ferroviaire et différenciation territoriale   

    Guillaume Gourgues, Jessica Sainty, La démocratie participative peut-elle convaincre la population de participer ? Analyse d'une enquête par sondage   

  • Guillaume Gourgues, « Quelle place pour la religion dans la relation entre gouvernant.e.s et gouverné.es », le 12 avril 2024 

    Guillaume Gourgues, « Classes moyennes, classes d'encadrement ? », le 19 octobre 2023  

    Journées d'études organisées par le CERAPS, Université de Lille / CNRS, sous la direction scientifique de Thomas Chevallier, Antonio Delfini et Romane Fossé

    Guillaume Gourgues, « Comment votaient les romains ? », le 15 juin 2023  

    Colloque organisé par le laboratoire TRIANGLE UMR 5206, ENS Lyon

    Guillaume Gourgues, « La grève », le 08 juin 2023  

    Organisé par le laboratoire TRIANGLE, UMR 5206, l’ENS Lyon, l’AFS, l’ANP Citindus, l’IDHES, le CERAPS, le Centre Maurice Halbwachs et le CRESPPA

    Guillaume Gourgues, Sandrine Rui, « Pouvoir, le mot juste », Colloque international "Les expérimentations démocratiques aujourd’hui : convergences, fragmentations, portées politiques", Saint-Denis, le 26 janvier 2017 

    Guillaume Gourgues, « Syndicalisme, pouvoirs et politiques dans les services publics territoriaux (XXe-XXIe siècles) », le 12 septembre 2019  

    Organisé par le laboratoire Triangle, Lyon, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le CNRS, Sciences Po Lyon, Université Jean Monnet Saint-Etienne…

    Guillaume Gourgues, « Pourquoi ont-ils tué Lip ? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral », Workshop "Mouvements sociaux, syndicalismes et territoires dans les mutations économiques (années 1960-années 2000)", Besançon, le 11 mai 2019 

    Guillaume Gourgues, « Démocratie sauvage », le 20 février 2018  

    Organisé par l’Université Paris Diderot

    Guillaume Gourgues, Karel Yon, « Politiques du rapport salarial », Congrès de l'Association française de science politique (AFSP), Montpellier, le 10 juillet 2017 

    Guillaume Gourgues, Jessica Sainty, « Supporting "Public Ddebate" as a New Unions' Strategy? The Case of CGIL-FIOM Facing Managerial Referendum in three FIAT Factories (Italy) », Second Forum of Sociology de l'ISA (International Sociology Association), Buenos Aires Argentina (AR), le 01 août 2012 

    Guillaume Gourgues, Jessica Sainty, « La démocratie participative peut-elle convaincre la population de participer ? Analyse d'une enquête par sondage », Journée d'études sur les effets de la participation organisée par le GIS Démocratie et participation, Paris, le 21 octobre 2011 

    Guillaume Gourgues, Ouassim Hamzaoui, « Philosopher la comparaison : immigration, participation et "dispositif " », Ecole thématique PACTE/CNRS "Comparer en sciences sociales : une science inexacte ?", Grenoble, le 01 décembre 2011   

    Guillaume Gourgues, Jessica Sainty, « Le référendum d'entreprise peut-il changer de camp ? Le cas de l'usine Fiat Mirafiori de Turin », Congrès de l'Association française de Science Politique 2011, Section thématique 39 " Pratiques et dispositifs de participation dans le monde du travail ", Strasbourg, le 31 août 2011 

    Guillaume Gourgues, Sophie Louargant, « From regional to urban participation: how do public authorities frame the territories of democracy? », Regional Governance Conference, VANCOUVER Canada (CA), le 26 mai 2011 

    Guillaume Gourgues, Ouassim Hamzaoui, « Les politiques publiques comme objet ou problème. Genèse et trajectoire d'une problématisation dans l'analyse des politiques publiques en France. », Congrès de l'Association Française de Science Politique, Grenoble, le 07 septembre 2009   

    Guillaume Gourgues, Ouassim Hamzaoui, « Lip, de la dépacification au dissensus », Congrès de l'Association Française de Science Politique, Grenoble, le 07 septembre 2009   

    Guillaume Gourgues, « Participatory democracy at the regional scale in Europe : size vs. politics ? », Congrès de l'Association Internationale de Science Politique, Santiago Chile (CL), le 12 juillet 2009   

    Guillaume Gourgues, Hamzaoui Ouassim, « L'espace comme politique », Espaces de vie, espaces enjeux, Rennes, le 05 novembre 2008   

    Guillaume Gourgues, « Les Régions et l'Opinion. », Ecole thématique PACTE – LATTS – EPFL, Marne La Vallée, le 25 septembre 2008   

    Guillaume Gourgues, Alain Faure, « Récits régionaux et politiques ferroviaires: l'action publique sur les rails de la différenciation territoriale », Ateliers d'écriture de PACTE, Grenoble, le 18 octobre 2007       

    Guillaume Gourgues, Alain Faure, « Comment penser la territorialité des politiques publiques ? Retour sur les idées en interaction », 2ème Congrès International des Associations Francophones de Science Politique, Université de Laval, Québec, Atelier 15 : « Les approches cognitives en science politique », Québec Canada (CA), le 26 mai 2007   

    Guillaume Gourgues, « Les Régions françaises façonnent-elles le territoire par la concertation ? », 4ème Colloque de la Relève, Montréal Canada (CA), le 17 mai 2007   

  • Guillaume Gourgues, De Lip au CIASI : comprendre l' affaire Lip comme une "affaire d'Etat"  

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Clément Cayol, Transformer l'État social par l'action municipale ? : l'expérimentation du Minimum social garanti à Grande-Synthe (Hauts-de-France), thèse soutenue en 2023 à Université de Lille 2022 sous la direction de Richard Sobel et Anne Bory, membres du jury : Nicolas Duvoux (Rapp.), Sandrine Nicourd (Rapp.), Yannick Vanderborght  

    Janvier 2018, le maire de Grande-Synthe, ville industrielle populaire de 23 000 habitant⋅es située dans la périphérie immédiate de Dunkerque, annonce son projet d'expérimenter un « revenu de base » dans sa ville. Alors que le sujet d'une allocation universelle, inconditionnelle et individuelle a été un sujet débattu nationalement durant la campagne présidentielle 2017, l'objectif assumé est de prouver par l'expérimentation locale la pertinence d'une telle mesure. Un an plus tard, en avril 2019 un Minimum Social Garanti est mis en place dans la ville avec pour objectif « d'éradiquer la pauvreté ». Cette aide sociale municipale doit faire parvenir les ressources des foyers des classes populaires pauvres de la ville au niveau du seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian.Il s'agit dans cette thèse de se demander ce que révèle la mise en œuvre d'une politique sociale locale qui a pour ambition « l'éradication de la pauvreté » des tensions qui parcourent aujourd'hui le champ de la protection sociale.À partir d'une position de chercheur intégré au sein de la mairie de mars 2018 à juin 2022, cette thèse étudie les différentes étapes d'élaboration et de mise en œuvre du Minimum social garanti. Le premier objectif est de resituer le projet d'expérimentation dans le contexte local d'une ville marquée par l'implantation de l'industrie de l'acier dans les années 1960 qui entraîne un afflux massif d'ouvrier⋅es progressivement exclu⋅es de l'emploi et marqué⋅es par une insécurité sociale croissante depuis les années 1980. À partir de cela, la thèse se penche sur l'action publique locale, qui s'apparente à une forme de socialisme municipal, qui profite dès les années 1970 des ressources que l'industrie reverse à la ville pour développer fortement des services publics et des politiques présentées comme « innovantes » au profit des classes populaires. L'érection de la ville comme un « modèle urbain » et le capital politique du maire sont deux éléments qui permettent de comprendre ce qui mène le maire, Damien Carême, à annoncer, seul, en 2018 ce projet d'expérimentation d'un « revenu de base ». L'analyse des débats théoriques et politiques en faveur d'une telle mesure et les enjeux des projets d'expérimentations (historiques et contemporains, en France et à l'étranger), complétée par une enquête par entretiens et observation auprès d'agents qui portent ou préconisent de tels projets en France permettent de mieux comprendre le projet grand-synthois en le resituant dans des débats nationaux et internationaux.L'enquête locale sur la mise en œuvre s'intéresse ensuite directement à la manière dont est définie et appliquée la politique sociale locale, et permet de s'interroger sur la manière dont une commune peut agir sur de potentielles évolutions de l'État social. Elle se fonde sur des entretiens avec des agents municipaux et des élu⋅es et de nombreuses observations directes. Les objectifs politiques se heurtent à la manière dont les agents du service social (et notamment les travailleuses du social) appréhendent leur mission d'accompagnement des « assisté⋅es ». Les entretiens révèlent ainsi les différences d'intérêts à la mise en place d'une telle expérimentation ainsi que des divergences dans la manière de juger la légitimité ou non à recevoir une aide en fonction de la position des agents. Enfin, une enquête par questionnaire auprès des attributaires du dispositif (n=313) suivie d'entretiens avec treize d'entre eux permet d'étudier la manière dont l'aide est saisie (dans le double sens de comprise et appropriée) par les premier⋅es concerné⋅es, ce que cela change dans leurs rapports aux services sociaux et son potentiel effet sur un sentiment d'insécurité sociale.

    Lucas Winiarski, A contresens dans la CGT ? : Le déploiement entravé des comités CGT de privés d'emploi et précaires à l'échelle locale et confédérale, thèse soutenue en 2023 à Lyon 2 sous la direction de Sophie Béroud, membres du jury : Paul Bouffartigue (Rapp.), Işil Erdinç (Rapp.), Valérie Cohen et Jean Faniel  

    Cette thèse porte sur l'adaptation et les stratégies d'action d'une confédération syndicale française, la Confédération générale du travail (CGT) afin de rassembler et d'organiser les chômeurs et les salariés en situation de précarité. Depuis la création de la CGT, et lors de différences séquences historiques, la question de l’organisation des chômeurs s’est posée. La précarisation salariale (la transformation d’une économie basée sur le salariat) interroge les organisations syndicales sur leur fonctionnement. L’évolution du monde du travail vers un ordonnancement plus mobile et flexible pose de nombreuses questions aux structures syndicales (souvent centrées sur les travailleurs à statut et les syndicats d’entreprise dans des établissements de grande taille) quant à leur organisation et les ajustements qu’elles apportent pour répondre à ces changements. L'ambition de cette thèse est de mesurer les enjeux de structuration mais aussi d’élargissement des perspectives syndicales à travers l'organisation des chômeurs et des travailleurs précaires au niveau local et national dans la CGT. Le caractère transversal de la structure étudiée, le Comité National des Travailleurs Privés d’Emploi et Précaires (CNTPEP-CGT) reflète la dimension plurielle de la CGT. L’examen de la place des comités et des chômeurs dans les différentes instances permet de questionner les dynamiques d’intégration des privés d’emploi et précaires dans la CGT, la façon dont les comités locaux de chômeurs et leur comité national se sont structurés dans le temps, comment ils perdurent et quelle place ils trouvent dans la CGT. Leur existence et leurs interactions questionnent la construction du mouvement des précaires, leur insertion dans des organisations principalement animées par des salariés non précaires et la capacité d’adaptation des syndicats, en l’occurrence ici la CGT.

    Anaïs Bovet, La reconfiguration de l'utopie dans les imaginaires sociaux des acteurs/trices de l'économie sociale et solidaire au Québec et en France, thèse soutenue en 2020 à Université Grenoble Alpes sous la direction de Ewa Bogalska-Martin et Jean-Marc Fontan, membres du jury : Céline Bryon-Portet (Rapp.), Xabier Itçaina (Rapp.), Annie Camus  

    La thèse porte sur la reconfiguration de l’utopie dans les imaginaires sociaux des acteur∙trices de l’économie sociale et solidaire au Québec et en France, à travers le cas de l’alimentation.Dans une première partie, elle commence par présenter ce que désigne le concept d’utopie dans une revue de la littérature scientifique pluridisciplinaire : partant du constat que le terme d’ « utopie » renvoie à de multiples réalisations et est approprié par des propositions théoriques parfois contradictoires entre elles (chapitre 1), elle propose une définition de l’utopie à partir notamment de Mannheim (1929) revisité à la lumière de Martuccelli (2014). L’axe problématique de cette définition résulte en une tension entre l’utopie comme phénomène global s’opposant à l’idéologie et l’utopie comme s’incarnant dans des actions toujours limitées.Une deuxième partie expose la méthodologie. Les entretiens étant une manière privilégiée d’appréhender les imaginaires sociaux des acteurs dans leur diversité. Ils sont analysés sur NVivo dont les fonctionnalités sont présentées (chapitre 3).Dans une troisième partie, issue de l’analyse des entretiens, les résultats sont présentés. On constate un rapport ambigu des acteurs à la question économique qui aboutit à un modèle de la débrouille : la réalisation de l’action est préférée à la prise en considération politique du rapport à l’idéologie économique (chapitre 4). Dès lors, la politisation, entendue comme capacité à monter en généralité et en conflictualité, semble s’effacer face à la possibilité de poser une action limitée répondant à la recherche d’un sentiment d’utilité des acteurs (chapitre 5).Dans une quatrième et dernière partie, la discussion vise à mettre en perspective les résultats. Evitant la confrontation à un sentiment d’impuissance qu’impliquerait la montée en généralité par la construction d’un horizon utopique commun, les acteur∙trices se réfugient dans l’illusion de la maîtrise. Iels ne projettent pas la transformation sociale à une échelle globale mais se centrent sur leur propre action, leur engagement devenant la preuve de leur utilité dans une démonstration tautologique (chapitre 6). C’est plus volontiers le niveau de l’individu qui fait office de réceptacle d’une transformation qui n’est plus véritablement globale. En effet, les changements espérés relatifs à la consommation ne concernent qu’une partie initiée de la population. Quant aux changements comportementaux plus larges, ils s’appliquant uniquement à une partie dominée de la population, qui voit se reproduire dans la relation d’aide mise en place par les acteur∙trices de l’économie sociale et solidaire des assignations normatives plutôt qu’une émancipation (chapitre 7).

    Marie-Charlotte Allam, Innover pour réformer l'école ? : politiques et pratiques d'expérimentation dans l'enseignement public, thèse soutenue en 2020 à Université Grenoble Alpes sous la direction de Martine Kaluszynski et Emmanuel Taïeb, membres du jury : Bertrand Geay (Rapp.), Laurent Gutierrez (Rapp.), Agnès Van Zanten    

    Cette thèse porte sur l'histoire des pratiques, des mobilisations collectives et des politiques en faveur depédagogies qui se revendiquent comme « alternatives » à l'enseignement public français depuis lesannées 1970 jusqu'en 2005. Adoptant une perspective de sociohistoire de l'action publique, elle met aujour les interactions entre l'élaboration d'une politique d'innovation et d'expérimentation pédagogique,son appropriation par les enseignants qui l'investissent, et ses effets sur leurs pratiques pédagogiques« alternatives ». Elle met au jour les influences réciproques entre les mobilisations collectives en faveurd'une « autre École » et la fabrique de l'action publique éducative grâce à l'observation des circulationsd'acteurs qui promeuvent ces pédagogies.La réflexion articule l'ethnographie historique d'une expérience éducative locale avec l'analyse del'élaboration de la politique qui l'encadre. D'un côté, la collecte d'archives publiques et privées, et laconduite d'une trentaine d'entretiens avec des enseignants et des militants, ont permis de réaliser unemonographie de l'expérience socioéducative du quartier de la Villeneuve de Grenoble. De l'autre, laconstruction de la politique d'expérimentation et d'innovation est analysée à partir d'archives desinstitutions centrales et déconcentrées de l'Éducation nationale. Celles-ci sont complétées par destémoignages oraux et par des entretiens semi-directifs menés avec des fonctionnaires du ministère.La politique d'innovation et d'expérimentation introduit des instruments de gouvernement à distancedes conduites pédagogiques et fait reposer la responsabilité du changement éducatif sur les enseignants.Les enseignants de la Villeneuve interprètent les politiques scolaires au prisme de leur politisation etdéploient des stratégies (de résistance, de contournement, ou d'adhésion) face aux nouvelles contrainteset normes institutionnelles. Ce faisant, la mise en administration de leurs expériences - jusqu'alorsretranchées dans le domaine du militantisme et de l'informel - réoriente leur engagement militant.

    Paulina Vergara saavedra, Gestion de catastrophes et inégalités : processus et dynamiques multi-échelles au Chili, thèse soutenue en 2020 à Université Grenoble Alpes sous la direction de Ewa Bogalska-Martin, membres du jury : Franck Gaudichaud (Rapp.), Ana Maria Farias-Antognini (Rapp.), Céline Barrère-Lutoff  

    Ce travail de thèse porte sur l’analyse des effets politiques et sociaux des interventions conduites après des catastrophes socio-naturelles (tremblement de terre, tsunami, glissement de terrains) au Chili. Le cas du Chili est intéressant car, de par sa géographie, il est régulièrement exposé aux tremblements de terre et aux tsunamis et, en même temps, c’est le premier pays où le néolibéralisme fut implanté depuis le début des années 1970 et servit d’élaboration d’un mode de gouvernance de catastrophes.Bien que l’étude empirique conduite dans le cadre de cette thèse cible le traitement de la catastrophe de 2010, l’ensemble d’analyses menées dans ce travail porte sur les actions conduites par les acteurs publics (notamment l’état chilien) et privés depuis la catastrophe de 1939 et interroge le rôle de populations concernées, impliquées ou non dans ces processus Ainsi la première partie du texte est consacrée à l’identification des prémices de réponses que les pouvoirs publics ont construit pour répondre aux désastres et quels acteurs y ont participé. Portée par l’approche socio-historique, cette partie du travail montre que des réponses développées face aux désastres les plus importants du XXe siècle jusqu’à l’époque de la dictature de Pinochet impliquaient progressivement les services de l’état et se traduisaient par l’élaboration de répertoires d’actions techniques confiées aux « experts technocrates » qui visaient la reconstruction d’infrastructures détruites. Ensuite, à partir des années 1980, le rôle de l’état diminue et laisse place aux partenariats public-privés qui limitent encore plus la prise en compte des besoins des populations sinistrées et cherchent à éviter leur participation active dans les choix des objectifs et des solutions proposés lors des reconstructions.L’étude empirique fut conduite pendant sept ans (2010-2017) et repose sur une démarche de recherche-action (2010-2013) réalisée dans le cadre d’accompagnement des sinistrés à travers l’Observatoire de la Reconstruction (projet de l’Université du Chili). Elle mobilise l’approche de l’ethnographie politique et porte sur l’analyse des dynamiques socio-politiques observées dans 3 localités touchées par la catastrophe en 2010 (2013-2018) et permet l’identification de facteurs et formes de vulnérabilités qui se manifestent et sont provoqués aussi bien par cette catastrophe majeure que lors d’interventions d’aide et de reconstruction après catastrophe.

    Jonathan Bocquet, Les tendances oligarchiques d'un champ politique local à l'épreuve de l'impératif participatif : le cas du Grand Lyon, thèse soutenue en 2020 à Lyon sous la direction de Nathalie Dompnier, membres du jury : Rémi Lefebvre (Rapp.), Marion Paoletti (Rapp.)    

    Sur la base d’observations et d’entretiens, l’auteur vise à comprendre, à partir d’une étude comparée des partis politiques sur l’agglomération lyonnaise, les logiques d’émergence, de promotion et de réalisation de la démocratie participative ainsi que ses effets sur les acteurs du champ politique. Cette monographie du système partisan lyonnais, se concentre essentiellement sur le Parti socialiste (PS), l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP, devenu LR pour Les Républicains) et Europe Ecologie Les Verts (EELV).L’enquête a pour objectif d’articuler les stratégies individuelles d’acteurs, les cultures partisanes et les mécanismes d’interdépendance du champ. Elle traite de l’organisation partisane en croisant ces trois niveaux : les acteurs qui la composent (et leurs stratégies), les valeurs qui les modèlent et la configuration sociopolitique dans laquelle ils évoluent. Enfin, l’étude porte sur la mise en œuvre dans l’action publique de l’ambition participative par les acteurs précités.La thèse est divisée en trois parties. La première est consacrée à l’ensemble des facteurs structurels, culturels et conjoncturels qui façonnent le champ politique et le comportement des acteurs qui y prennent part. Elle s’intéresse aux mécanismes de l’oligarchie partisane mais aussi au poids des cultures partisanes et des valeurs dans le rapport qu’entretiennent les partis à la question démocratique. Elle permet un retour sur les conditions de réception et de production de l’impératif participatif par les acteurs politiques notamment face aux irruptions mouvementistes. Un chapitre est dédié à l’analyse des enjeux circonstanciés liés à l’avènement de la métropole sur le territoire de l’enquête. La seconde partie se focalise sur le renouvellement des pratiques partisanes et ses effets à l’échelle locale en observant le fonctionnement interne des partis, l’avènement des primaires et l’évolution de l’activité et de la fonction militante en leur sein. Enfin la troisième partie se consacre à la mise en œuvre de l’impératif participatif dans les politiques publiques locales et à la diffusion de cet impératif dans les collectivités. L’auteur tente d’expliquer les facteurs explicatifs de promotion ou de résistance par les élus de la raison participative dans l’action publique locale.L'horizon scientifique de cette monographie est une réflexion plus large sur les systèmes partisans et l’évolution de la démocratie locale entre représentation et participation. En étudiant la manière dont les acteurs de la représentation s’approprient le discours et les démarches participatives ou leur résistent, ce travail met en lumière la faculté de réappropriation par le champ politique des entreprises de subversion du champ. Il donne à voir les mécanismes par lesquels les tendances oligarchiques se perpétuent ainsi que les ressources mobilisées dans la compétition politique

    François Bonnaz, Le contre-pouvoir et la démocratie directe agrégative : le cas de l'initiative populaire en Suisse, thèse soutenue en 2019 à Université Grenoble Alpes ComUE sous la direction de Alain Faure, membres du jury : Nathalie Dompnier (Rapp.), Joëlle Zask (Rapp.), Emmanuel Renault  

    Notre travail de recherche a pour objectif de faire avancer les savoirs sur le dispositif de l’initiative populaire en Suisse. L’enjeu principal de cette thèse en science politique vise à questionner l’organisation du pouvoir en démocratie. Pour ce faire, nous proposons une réflexion autour du contre-pouvoir en démocratie « directe ». En étudiant les rapports de domination entre les représentants de l’autorité fédérale et les membres des comités d’initiative, nous donnons à voir une nouvelle compréhension du contre-pouvoir et de ses effets. En adoptant un regard à la fois historique, sociologique et philosophique sur ce processus politique, nous souhaitons porter une critique originale du système suisse et du fonctionnement de ses mécanismes de démocratie directe. Notre démarche épistémologique se fondera sur des principes déterministes et spinozistes afin de mieux saisir les affects et les indignations qui engendrent l’engagement en politique. Enfin, nous interrogerons les conséquences contrastées du contre-pouvoir au prisme de plusieurs théories structurantes de l’histoire des idées des démocraties occidentales. En somme, nous posons la question suivante: l’initiative populaire en Suisse favorise-t-elle l’avènement de l’idéal démocratique ?

    Guillaume Petit, Pouvoir et vouloir participer en démocratie , thèse soutenue en 2017 à Paris 1 sous la direction de Loïc Blondiaux, membres du jury : Nonna Mayer (Rapp.), Rémi Lefebvre (Rapp.), Céline Braconnier et Frédéric Sawicki  

    Les élus locaux veulent associer les citoyens, qui veulent pouvoir être entendus et peser dans les décisions. Ces propositions résument les enjeux d'une démocratie participative, à la fois comme idéal de gouvernement et comme norme de l'action publique locale. La thèse revient sur la mise à l'épreuve de l'impératif délibératif à l'échelle municipale, depuis les années 1990. L'enquête repose sur l'analyse des conditions sociales de la production et de la réception d'offres institutionnelles de participation, dans trois communes de 20 000 habitants. Au travers d'une approche inductive et pluri-méthodologique, nous proposons une sociologie de l'engagement participatif, entre études sur la socialisation politique et sur l'action publique locale. L'attention portée aux contextes, aux acteurs et aux formats de l'offre de participation, permet d'en constater l'institutionnalisation inaboutie et les appropriations socialement situées. Nous argumentons en faveur d'une compréhension dispositionnelle et situationnelle des parcours de participation et de non-participation, pour élaborer une théorie ancrée de l'engagement participatif, entre pouvoir et vouloir. Dans ce cadre, la possibilité intermittente d'une participation réalisée ne se comprend qu'au regard d'un engagement distancié, critiqué, empêché ou évité. En toute fin, si elle est une voie d'intéressement à un intérêt local commun, l'offre de participation voit sa portée sociale et politique fondamentalement limitée par l’encastrement de la participation dans la représentation.

    Osmany Porto De Oliveira, Ambassadeurs de la participation : la diffusion internationale du Budget Participatif, thèse soutenue en 2015 à Sorbonne Paris Cité sous la direction de Yves Surel, membres du jury : Camille Goirand, Eduardo Fernandez-Caldas, Patrick Hassenteufel et Franck Petiteville  

    Cette thèse de doctorat porte sur une facette encore peu explorée dans les études sur la démocratie et la participation : la diffusion internationale d’idées et de technologies sur la gouvernance participative. Les recherches récentes sur ce thème ont insisté sur l’influence des différents acteurs afin d’expliquer le phénomène de la diffusion, en accordant une attention particulière aux organisations internationales. La préconisation de modèles spécifiques de la part de ces institutions est fréquente, comme dans le cas du Budget Participatif (BP), qui, de nos jours, compte plus de 2800 expériences réparties à travers le monde. Cependant, les orientations des institutions internationales suffisent-elles à expliquer la diffusion d’idées et de technologies de gouvernance participative ? Située entre analyse de politiques publiques et étude des relations internationales, cette recherche de doctorat se propose d’examiner le processus de diffusion du BP, au travers d’une méthodologie qualitative, combinant entretiens approfondis, observation participante et analyse de documents. L’étude a été développée à partir d’un cas précurseur, Porto Alegre, et de différents cas de transfert en Afrique Subsaharienne et en Amérique Latine. Les résultats de la recherche semblent indiquer l’existence d’un flux global, de mouvements de diffusion régionale – comme dans la région des Andes –, et de mouvements ponctuels de transfert, au sein desquels le BP se déplace d’une institution à une autre, comme de Porto Alegre, au Brésil, vers la municipalité de Cotacachi, en Équateur, ou encore à Maputo, au Mozambique. L’action d’un ensemble d’individus a été fondamentale pour introduire le BP dans l’agenda international, ainsi que pour aider les processus de transfert à l’étranger. Une fois le BP légitimé au niveau international, les organisations internationales se démarquent, car elles financent les expériences, organisent des ateliers de formation de cadres et produisent du matériel d’implantation.