Photo de André Fazi

André Fazi

Maître de conférences, Science politique.

Université Corse · UFR de Droit, Sciences sociales et politiques Lieux, Identités, Espaces, Activités — LISA
Université de Corse Pasquale PaoliUFR de Droit, Sciences sociales et politiquesLieux, Identités, Espaces, Activités

Actualités scientifiques

Publications scientifiques

  • Ouvrages

    André Fazi, Andria Fazi (dir.), L'Assemblea di Corsica: 40 anni di storia 40 ans d'histoire, Cullettività di Corsica, 2025, 362 p. 

    Le 2 mars 1982, la première Assemblée de Corse est créée, devenant le centre du débat politique insulaire. Elle gère des compétences-clés, comme les transports et l'environnement. A l'occasion de son quarantième anniversaire, une exposition et des conférences retracent son histoire afin d'analyser ses évolutions, sa structuration, ses finances ainsi que les dynamiques électorales.

    André Fazi, Nicolas Kada, Andria Fazi, Les collectivités territoriales à statut particulier en France. Les enjeux de la différenciation: les enjeux de la différenciation [actes du colloque organisé les 12 et 13 septembre 2019 par l'Association Française de Droit des Collectivités Locales et le GRALE à l'Université de Corte], Peter Lang, 2022, Diversitas, 249 p. 

    André Fazi, Andria Fazi, Guarda fratellu: affissu è cuntestazione in Corsica 1970-1990, Albiana, 2017, 278 p. 

    André Fazi, Jean-Yves Coppolani, Andria Fazi (dir.), Mélanges offerts à la mémoire de Claude Olivesi: insularité, institutions et politiques, Albiana, 2013, 371 p. 

    André Fazi, Jean-Marie Furt, Vivre du patrimoine. Un nouveau modèle de développement: un nouveau modèle de développement ?, L'harmattan, 2012, 616 p. 

    André Fazi, Andria Fazi, La recomposition territoriale du pouvoir: les régions insulaires de la Méditerranée occidentale, Albiana, 2009, 651 p. 

    André Fazi, Andria Fazi, Pasquale Paoli è a Rivuluzione di l'89: 1789-1795, La Marge, 1989, 229 p. 

    André Fazi, Jacques Paul Alfonsi, Andria Fazi, Moïse Sforzini (dir.), U Corsu in liceu, CRDP, 1979, 318 p.  

    André Fazi, Jacques Paul Alfonsi, Andria Fazi, Moi͏̈se Sforzini (dir.), U corsu in liceu, C.R.D.P, 1978, 348 p.  

  • Chapitres d'ouvrage

    André Fazi, « 40 ans de différenciation institutionnelle et politique en Corse », in L'épitoge (dir.), 40 regards sur 40 ans de décentralisation(s) :, L'épitoge, 2022 

    André Fazi, « Une histoire longue de la spécificité institutionnelle de la Corse », in Peter Lang (dir.), Les collectivités territoriales à statut particulier en France. Les enjeux de la différenciation :, Peter Lang, 2022 

    André Fazi, « "De la difficulté d'être île ou l'histoire inachevée des îles méditerranéennes" », Aere perennius, Hommages à Antoine Laurent Serpentini :, Editions Albiana, 2015 

    André Fazi, Xavier Peraldi, « « La continuità territoriale della Corsica: il gran pasticcio? » », La continuità territoriale della Sardegna. Passeggeri e merci, low cost e turismo :, Aracne, 2015 

    André Fazi, « Les stratégies d'aménagement du territoire en France, ou l'impossible régionalisation », Insularité, institutions et politiques : mélanges offerts à la mémoire de Claude Olivesi :, Editions Albiana, 2013 

    André Fazi, « The Western Mediterranean islands and the many faces of independentisme », Independence Movements in Subnational Island Jurisdictions :, Hepburn E., Baldacchino G., New York et Routledge, 2013, pp. 80-99 

    André Fazi, « Insularity and Autonomy: a Misleading Equation », Autonomy: Imagining Democratic Alternatives in Complex Settings :, Basingstoke et Palgrave MacMillan, 2012 

  • Articles

    André Fazi, « La République française : un archipel institutionnel en mouvement », LUMI, Universita di Corsica Pasquale Paoli, 2023, n°3   

    André Fazi, « Les élections de 2022 en Corse : une continuité sous tension(s) », Pôle Sud - Revue de science politique de l'Europe méridionale, Centre d'Etudes Politiques Et sociaLes, 2023, n°1, pp. 57-78 

    André Fazi, « Élections territoriales en Corse, 20-27 juin 2021 », BLUE, , 2022 

    André Fazi, « Vers un nouveau statut pour la Corse ? Ou comprendre les mutations actuelles du système politique insulaire », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la décentralisation / Institut de la décentralisation, Institut de la décentralisation, 2015, n°103, pp. 54-61 

    André Fazi, « Les îles méditerranéennes au défi de la coopération transfrontalière », Diasporiques, , 2013, n°24, pp. 43-49 

    André Fazi, « L'encadrement de la différenciation législative : leçons italiennes et espagnoles », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la décentralisation / Institut de la décentralisation, Institut de la décentralisation, 2013, n°2013, pp. 82-88 

    André Fazi, « The Western Mediterranean Islands and the Various Uses of Independentism », Commonwealth and Comparative Politics, Taylor & Francis, 2012, n°4 

    André Fazi, « Les politiques de l'identité corse, ou du consensus et de ses limites », Les cahiers du CRIDAQ, , 2012, n°4, pp. 3-30 

    André Fazi, « Le projet de réforme du gouvernement Berlusconi », Revue du droit public, Revue du droit public, 2006, n°Mai, pp. 673-699  

  • Autres publications

    André Fazi, La Corse et la lutte des imaginaires politiques, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, #IncontriSulWeb – “Francia e Corsica, un rapporto difficile”, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, 40 ans d'élections à l'Assemblée de Corse, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, Autonomia: dalla rivendicazione al futuro?, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, Autonomie : de la revendication à la projection ?, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, L’élection présidentielle de 2022 en Corse : quelques grandes leçons du premier tour, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, La Corse contemporaine: de l’assimilation à l’autonomie?, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, La Corse et les élections de 2022 : les difficiles voies du changement, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, La démocratie en péril?, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, Quelles suites pour une mobilisation historique?, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, Regione isulane è singularità linguìstica, Éditeur commercial, 2022 

    André Fazi, Sicile, Sardaigne, Baléares: autonomies trop méconnues, Éditeur commercial, 2022 

  • Communications

    André Fazi, « L’autonomie politique et financière des collectivités ultramarines », le 14 novembre 2024 

    Colloque organisé sous la direction de Jocelyn Bénéteau et Carine David, Aix-Marseille Université.

    André Fazi, « Les transformations du droit local alsacien-mosellan », le 21 juin 2024 

    Colloque organisé par l'Institut du droit local, avec la Faculté de droit, de sciences politiques et de gestion de l'Université de Strasbourg, le Centre de droit privé fondamental, la Collectivité européenne d’Alsace, la Région Grand Est et le Conseil départemental de la Moselle.

    André Fazi, « Décentralisation et République dans la pensée juridique et politique de la IIIème République », le 13 juin 2024 

    Colloque organisé sous la direction de Ludovic de Thy et Nathalie Droin, avec le soutien de l’Equipe méditerranéenne de recherche juridique (EMRJ), du Centre Innovation et Droit (CID) et du Groupement de recherche sur l’Administration locale en Europe (GISGRALE).

    André Fazi, « République et Républicanismes », le 11 octobre 2023 

    Colloque organisé par l'UMR LISA, Università di Corsica sous la responsabilité scientifique de Jean-Guy Talamoni

    André Fazi, « Les frontières de l'appartenance : explorer l'immobilité des individus », le 21 juin 2023 

    Colloque organisé par l'Equipe méditerranéenne de recherche juridique (UR 7311), Université de Corse sous la responsabilité scientifique du Pr. Jules Lepoutre et de Mme Perrine Dumas

    André Fazi, « Contemporary Corsica: From Assimilation to Autonomy? », Puerto Rico’s Status Conundrum in Comparative Perspective, Ville, le 01 janvier 2022 

    André Fazi, « Les collectivités à statut particulier », le 12 septembre 2019 

    Journées d’études organisées par l'UMR LISA, Université de Corse

    André Fazi, « L'autonomie des territoires », le 21 juin 2018 

    Colloque organisé par Jean-Félix Acquaviva, Michel Castellani et Paul-André Colombani, Deputati di a Corsica - Députés de Corse

    André Fazi, « Europe, minorités et droits linguistiques », le 20 mars 2018 

    André Fazi, « L'autonomisme corse, ou le difficile pari de l'européanisation », Workshop Insular Territorities and europeanization, Corte, le 09 novembre 2016 

    André Fazi, David Siroky, Sean Mueller, Michael Hechter, « The limits of indirect rule: internal colonialism, non-state revenue and nationalism in Corsica », 21st Annual Association for the Study of Nationalities World Convention, New-York United States, le 14 avril 2016 

    André Fazi, Vannina Bernard-Leoni, « L'Università della Corsica come oggetto politico : dalla rivendicazione popolare alla politicizzazione diffusa », V Jornades Mediterrànies i VIII taula rodona d'Història IDENTITAT, POBLES, MEDITERRÀNIA, Barcelone Spain, le 08 novembre 2013 

    André Fazi, « L'encadrement de la différenciation législative : leçons italiennes et espagnoles », La territorialisation du droit : perspectives et limites, colloque organisé par l'Institut du droit local alsacien-mosellan et l'Institut de la décentralisation, le 21 juin 2013 

Encadrement doctoral

  • Membre du jury

    Anaïs Piazza D'Olmo, L'infraction politique : étude comparée des droits français et italien, soutenue en 2025 à Corte sous la direction de André Guidicelli et Alessandro Bernardi, membres du jury : Haritini Matsopoulou (Rapp.), François Rousseau (Rapp.), Raphaële Parizot et Andria Fazi   

    Toujours indéfinie en droit français, l'infraction politique se caractérise par l'atteinte aux institutions de l'État ou aux libertés publiques, dans le but d'en ébranler l'organisation ou la reconnaissance. L'étude du droit italien se révèle intéressante car, à l'inverse de son homologue français, ce dernier définit l'infraction politique au sein de l'article 8 alinéa 3 du Codice penale, comme < tout délit qui porte atteinte à un intérêt politique de l'Etat ou à un droit politique du citoyen », ou < le délit de droitcommun déterminé, en tout ou en partie, par des motifs politiques. En d'autres termes, la criminalité politique peut se définir comme une manifestation de contre-pouvoir ou de dissension politique. Cette notion se positionne difficilement au sein du droit pénal. Au fil des années, le délinquant politique s'est vu octroyer un régime juridique distinct - favorable du côté du législateur français à l'inverse du législateur italien - et en conserve aujourd'hui des traces sur le plan interne et international, qui secaractérise par l'instauration de peines a priori plus douces, d'une procédure différenciée ou encore de l'exclusion de l'extradition. Pour autant, l'infraction politique demeure incertaine de par son lien avec plusieurs facteurs : les moyens utilisés, le droit, la politique et le contexte économique et social de la société. Cette incertitude est renforcée par l'existence de frontières poreuses avec d'autres formes de criminalités globalisantes et contestataires, tels que le terrorisme ou encore la criminalitéorganisée. Ces différentes problématiques nous conduisent donc à nous interroger sur la pertinence du maintien de cette typologie d'infraction. Conserve-t-elle encore une singularité utile ? Ou est-elle vouée à être aspirée par des formes de criminalité plus graves? Le développement de différentes formes contestataires et des politiques extrêmes nous invite, aujourd'hui, à réfléchir, à l'aide du droit comparé, à son renouvellement, en confirmant son régime particulier d'une part et en redéfinissant les critères de celle-ci, à savoir : la violence, le contexte et le mobile, d'autre part.

    Ornella Graziani, Tamanta strada, de la contestation politique à la gouvernance de l'institution : trajectoires nationalistes corses, soutenue en 2024 à Corte sous la direction de Didier Rey et Jean-Louis Briquet, membres du jury : Carole Bachelot (Rapp.), Lucie Bargel (Rapp.), Andria Fazi et Alain-G. Gagnon  

    Cette thèse se propose d’étudier l’institutionnalisation du nationalisme corse à travers le prisme duconcept de « milieu partisan » (Sawicki, 1997). En considérant le nationalisme corse comme uneinstitution à part entière, ancrée dans des réseaux associatifs et institutionnels, elle analyse son évolution vers une normalisation politique. Ce processus d'institutionnalisation, qui prendvéritablement forme à partir des victoires électorales de 2014 et 2015, soulève des questions sur latrajectoire des militants nationalistes au sein du champ politique corse, tout en mettant en lumière lacomplexité des dynamiques internes au mouvement.La recherche s’appuie sur une méthodologie pluridisciplinaire, combinant ethnographies, entretienssemi-directifs, prosopographie et analyse d’archives partisanes et médiatiques. Cette diversitéméthodologique permet d'examiner en profondeur deux dimensions de l'institutionnalisation : d'unepart, l’entrée des militants et organisations nationalistes dans les institutions locales ; d'autre part, lastructuration et la consolidation des organisations encadrant les militants. Ces deux formes denormalisation sont mises en perspective avec l’accession au pouvoir du mouvement nationaliste, etles tensions qu’elle suscite autour de la professionnalisation des partis, des rétributions militantes etdes hiérarchies sociales reproduites au sein des groupes dirigeants.L’étude mobilise le concept de « milieu partisan » dans une conception quasi-écologique, qui englobenon seulement les réseaux militants et institutionnels, mais également les interactions sociales quifaçonnent l’engagement politique. Contrairement à des cadres théoriques plus rigides comme celuidu « champ » (Bourdieu, 1986), le milieu partisan est ici appréhendé comme un espace plus fluide,fondé sur des relations d’interconnaissance et des circulations entre diverses sphères (associative,syndicale, politique). Cette approche permet d’envisager la politisation non pas comme un processuslinéaire et hiérarchisé, mais comme une série de trajectoires complexes et parfois indirectes, oùl’engagement peut se manifester sans passer nécessairement par des structures officielles.La thèse met également en lumière l’articulation entre le milieu partisan et le champ politique, enmontrant comment le mouvement nationaliste, en s’institutionnalisant, redéfinit les règles du jeupolitique local. À travers une analyse des trajectoires des militants, elle souligne que cette classepolitique, souvent perçue comme nouvelle, était déjà insérée dans des réseaux militants et associatifsbien avant son accession aux responsabilités institutionnelles. Le concept de « milieu » permet ainside mieux comprendre comment les nationalistes corses se sont imposés comme des acteurs centrauxde la scène politique locale, en structurant un écosystème militant et en capturant progressivementune partie du pouvoir institutionnel.Enfin, l’institutionnalisation est analysée comme un processus traversant différents espaces, champset organisations, redéfinissant les capitaux militants et les hiérarchies internes au mouvement. Troisaxes structurent cette réflexion : les temporalités du mouvement nationaliste, les enjeux de légitimitéau sein du milieu partisan, et la sélection sociale et genrée qui s’opère à l’entrée du champ politique.Cette thèse apporte ainsi une contribution aux réflexions théoriques sur les processusd’institutionnalisation et sur les transformations des mouvements sociaux en partis politiquesinstitutionnalisés.