Les mouvements transfrontières de déchets dangereux posent des risques considérables pour la santé humaine et l’environnement, en particulier pour les pays en développement, qui manquent souvent des capacités techniques et juridiques nécessaires pour assurer une gestion sûre de ces déchets. Avec l’expansion des activités industrielles, la mondialisation des échanges et les disparités entre les réglementations environnementales des États, le transfert international de déchets dangereux est devenu une préoccupation majeure tant sur le plan environnemental que juridique. Cette thèse examine les cadres juridiques régissant les mouvements transfrontières de déchets dangereux, en mettant un accent particulier sur la Convention de Bâle en tant que pierre angulaire du droit international de l’environnement dans ce domaine. Tout d’abord, la thèse commence par une présentation générale des déchets dangereux, de leurs caractéristiques ainsi que des dangers environnementaux et socio-économiques liés à leur mauvaise gestion. Elle analyse ensuite la nécessité de contrôler les mouvements transfrontières, en mettant en évidence les pratiques historiques, les lacunes réglementaires et les implications éthiques de l’exportation des déchets. Dans ce contexte, la thèse explore l’émergence de la Convention de Bâle et évalue son rôle en tant qu’étape déterminante dans l’instauration de la coopération internationale et de la responsabilité en matière de gestion des déchets dangereux. La première partie de la thèse se concentre ensuite sur la reconnaissance des mouvements transfrontières de déchets dangereux en droit international, en examinant les approches théoriques et les cadres juridiques existants. Elle évalue également les objectifs, les rôles et les mesures de contrôle prévus par la Convention de Bâle. La seconde partie analyse l’effectivité de la Convention dans la pratique, en étudiant les efforts de mise en œuvre, les mécanismes d’application et les défis pratiques auxquels sont confrontés les États parties. Une attention particulière est accordée aux concepts clés utilisés par la Convention ainsi qu’aux obstacles qui entravent le contrôle effectif des mouvements transfrontières de déchets dangereux. En définitive, cette recherche soutient que, bien que la Convention de Bâle ait apporté des contributions substantielles à la réglementation des mouvements transfrontières de déchets dangereux, son efficacité demeure limitée par des ambiguïtés juridiques, des difficultés d’application et les capacités inégales des États. La thèse conclut en soulignant la nécessité de renforcer les dispositions existantes, d’intensifier la coopération internationale et d’améliorer les mécanismes de conformité afin d’assurer une protection environnementale plus efficace et une gestion durable des déchets dangereux.