Et si la recherche impliquant la personne humaine (RIPH), n'impliquait pas que des humains ? Si dans la formulation RIPH, la personne humaine renvoie au volontaire participant à un essai clinique, de l'autre côté, se trouve les professionnels de la recherche : médecin investigateur, promoteur et toute autre personne veillant au bon déroulement de la recherche et ou à son financement. Des humains, qui peu à peu laisse une place grandissante, et de plus en plus importantes à des robots logiciels à des robots humanoïdes doté d'IA. Dans un premier temps pour aider le professionnel, l'assister, en prenant le même chemin tracé dans son insertion que le numérique pour in fine remplacer tout professionnel de la santé, notamment dans le cadre de la recherche médicale. L'arrivée de l‘intelligence artificielle, dans le domaine du droit en général et plus spécifiquement en droit de la santé est timide même si son utilisation est omniprésente. Cette omniprésence nécessite, en l'absence de règles juridiques, d'introduire un encadrement réglementaire et législatif de l'IA en droit de la santé. Un encadrement normatif qui permettrait de définir les contours de la notion d'intelligence artificielle, mais également pour délimiter les champs d'action de chacun des acteurs et de facto les frontières entre les responsabilités des différents acteurs intervenant dans cette recherche clinique utilisant de l'IA et impliquant la personne humaine utilisant.L'absence d'encadrement juridique de l'intelligence artificielle en matière de recherches biomédicales impliquant la personne humaine est préoccupante.La France est qualifiée par les États membres de l'Union européenne comme la référence européenne en matière d'encadrement législatif et règlementaire des essais cliniques. C'est donc naturellement que se fera sous son impulsion les travaux préparatoires qui mèneront à de nouvelles pistes de réflexion conduisant à l'adoption de règles en matière d'essais cliniques, tout en introduisant le sujet central de l'IA, propre à notre ère.Ainsi, différentes questions se posent : Quels sont les avantages et les inconvénients d'un encadrement juridique de l'IA dans les essais cliniques? Quels enjeux et quelles limites d'un tel encadrement juridique ? Comment permettre un équilibre d'intérêts entre tous les acteurs ? Doit-on instaurer un encadrement juridique en matière d'intelligence artificielle en recherche clinique impliquant la personne humaine pour permettre des avancées scientifiques sur l'homme tout en préservant les droits individuelles et fondamentaux des volontaires sans anéantir les libertés des autres protagonistes dans ce progrès scientifique. A contrario, doit-on par cet encadrement juridique limiter l'intervention de l'IA pour préserver les droits de chacun : des volontaires, des chercheurs, des États souverains ou encore des financeurs ?La recherche d'un équilibre est fondamentale. La réponse à notre question n'est pas aussi tranchée que la pensée immédiate d'un « oui » ou « non » s’imposerait à l'imaginaire candide d'un juriste en la matière. La réflexion érigerait un système juridique qui repose sur la cohabitation des droits et des obligations de chacun des acteurs de la recherche impliquant la personne humaine intégrant de l'IA. Il ne faudra s'attarder ni sur une réponse à cette question, mais plutôt essayer de construire une alliance entre les côtés positifs de cette insertion de l'IA, et les aspects négatifs d'une telle insertion pour proposer un système optimisé et optimal à l'ensemble des acteurs des essais cliniques intégrant de l'IA. La balance se voudra équitable entre ces mêmes acteurs, mais y a-t-il des limites ? Ces limites ne reposeraient elles pas sur l'aspect financier ? Sous-jacente l'idée de rapidité de développement liée à l'IA, de découverte, de financement et donc d'une politique volontairement taiseuse pour permettre cette accélération de la recherche clinique et du progrès scientifique.