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Caroula Argyriadis-Kervégan

Professeur, Histoire du droit et des institutions.

Université Cergy-Pontoise · Faculté de Droit Centre de Philosophie Juridique et Politique — CPJP
CY Cergy Paris UniversitéFaculté de DroitCentre de Philosophie Juridique et Politique

Actualités scientifiques

Conférence
29 mars 2024 · Cergy-Pontoise Cedex
Colloque
10 déc. 2021 · Cergy-Pontoise
Colloque
11 mars 2021 · Dijon
Parution
1 nov. 2019
Colloque
9 juin 2017 · Cergy-Pontoise

Responsabilités

Responsabilités pédagogiques

Publications scientifiques

  • Ouvrages

    Caroula Argyriadis-Kervégan, Maria Patera, Stavros Perentidis, Jenny Wallensten, Théosévios Aggouras [et alii], La peur chez les Grecs: usages et représentations de l’Antiquité à l’ère chrétienne, Presses universitaires de Rennes, 2023  

    La peur est indissociable de notre manière d’expérimenter le monde, et elle détermine notre manière de voir. Processus à la fois cognitif et opérateur de choix décisionnels soumis aux normes sociales en vigueur, la peur n’est pourtant ni sémantiquement définie ni linguistiquement formée. Elle a besoin d’un complément qui l’ancre dans l’expérience : peur des dieux ou de Dieu, du pouvoir, de l’autre, de la guerre, de la mort, etc. L’ouvrage étudie les manières de nommer la peur, de la verbaliser, de la comprendre, de l’interpréter ; les manières de la somatiser, de la rêver, de la mettre en gestes, de la visualiser dans l’art et de la matérialiser dans des objets. À travers l’étude de la peur, de ses mécanismes mais aussi de ses usages sociaux et politiques, c’est toute une histoire des émotions qui est ici esquissée au sein des mondes de langue grecque, de l’Antiquité au xixe siècle. C’est aussi une histoire des sociétés concernées car, à travers la peur, se joue leur rapport au divin, aux autorités, aux ennemis, aux proches, aux étrangers et aux compatriotes, à soi-même enfin

  • Communications

    Caroula Argyriadis-Kervégan, « La question de la souveraineté sur les océans et le début de la modernité », le 29 mars 2024 

    Conférence organisée par Carlos-Miguel Herrera, directeur du CPJP, CY Cergy Paris Université.

    Caroula Argyriadis-Kervégan, « Tradition et usage politique de l'histoire constitutionnelle : un dialogue interdisciplinaire et comparatiste », le 09 juin 2022 

    Co-organisée par Institut franco-allemand de sciences historiques et sociales et Max-Planck-Institut für Rechtsgeschichte und Rechtstheorie et soutenue par l'Université franco-allemande

    Caroula Argyriadis-Kervégan, « Les cercles viennois de l’entre-deux-guerres », le 10 décembre 2021 

    Colloque international organisé par le CPJP sous la responsabilité de Carlos Miguel Herrera et François Lecoutre

    Caroula Argyriadis-Kervégan, « Krausisme juridique et politique en Europe », le 11 mars 2021 

    Colloque pluridisciplinaire organisé par Oscar Ferreira, historien du droit au CREDESPO.

    Caroula Argyriadis-Kervégan, « Langues et Nations au XIXe siècle », le 09 juin 2017 

    Organisé par le Centre de Philosophie Juridique et Politique de l’Université de Cergy-Pontoise

    Caroula Argyriadis-Kervégan, « Droit naturel et droits de l’homme », le 27 mai 2009 

    Journées internationales de la Société d'Histoire du Droit

Encadrement doctoral

  • Thèses dirigées

    Léna Sylvestre, L'influence de la pluralité linguistique dans l'élaboration et l'application de normes juridiques internationales : Étude de cas historique du régime multilingue de l'Organisation des Nations Unies, en préparation, inscription en 2021 à VUB en co-direction avec Frederick Dhondt 

    La pluralité linguistique constitue l'un des principes fondateurs du système des Nations Unies. Pourtant, son influence réelle sur le droit international demeure peu interrogée. Ce travail propose d'étudier le multilinguisme onusien non comme un simple outil de communication, mais comme un facteur structurant de la production normative internationale. En retraçant les origines historiques, politiques et diplomatiques du régime linguistique des Nations Unies, il met en évidence un compromis initial entre puissances fondatrices, progressivement érigé en principe de légitimation. Toutefois, ce principe proclamé se heurte à une mise en œuvre différenciée selon les institutions, révélant une diversité de régimes linguistiques qui interroge la portée effective du multilinguisme en tant que norme transversale. Au cœur de cette mécanique linguistique se trouve le personnel linguistique, dont le rôle, central mais souvent invisibilisé, consiste à assurer l'équivalence des textes dans toutes les langues officielles, malgré les asymétries juridiques et culturelles. En analysant les stratégies de neutralisation, d'ambiguïté maîtrisée ou de recours au non-traduit, ainsi que les processus de création terminologique dans les langues de situation à la Cour pénale internationale, notre recherche montre que la traduction ne relève pas d'une simple opération technique, mais constitue un véritable acte d'interprétation juridique, au cœur de la fabrique du droit. Cependant, la diversité linguistique introduit nécessairement des divergences, dont il convient d'interroger les effets concrets dans la jurisprudence internationale. À travers l'étude de plusieurs affaires portées devant la Cour internationale de Justice, nous mettons en lumière les usages stratégiques que les États peuvent faire de ces écarts, ainsi que le rôle ambivalent de l'ambiguïté linguistique dans les textes juridiques. Il s'agit ainsi de démontrer que la divergence linguistique constitue moins un aléa inhérent au multilinguisme qu'un levier interprétatif que les acteurs mobilisent ou neutralisent selon leurs intérêts. Notre travail révèle une tension structurante entre l'unité normative à laquelle aspire le droit international et la pluralité linguistique dans laquelle il s'inscrit. Il propose dès lors de penser le multilinguisme non comme une contrainte secondaire, mais comme un paramètre fondamental de l'ordre juridique international, à la fois instrument d'équité et source de complexité.

  • Rapporteur

    Bruno Martin-Gay, L' agent public confronté à l'enjeu de la candidature officielle (1852-1870) : contribution à une réévaluation du césarisme démocratique et libéral, soutenue en 2012 à Paris 11 sous la direction de Brigitte Basdevant-Gaudemet présidée par François Saint-Bonnet, membres du jury : Patrice Rolland (Rapp.), Nathalie Goedert  

    Dans l’inconscient collectif et la culture nationale, l’image du Second Empire fut longtemps couverte par un voile d’opprobre. La défaite de Sedan, les diatribes de Victor Hugo et le coup d’État se conjuguèrent pour fixer durablement une légende noire. Des travaux historiographiques ont en partie réparé cette image, en montrant la réalité de la mutation libérale durant la décennie 1860 et la particularité de la conception du suffrage universel. Il restait à envisager les conséquences sur l’agent de l’État, en particulier dans son rapport avec l’une des spécificités de l’Empire : la candidature officielle. L’idéologie césarienne consiste à subordonner l’existence de l’Empire à la victoire du candidat recommandé par le Gouvernement lors de chaque élection, locale ou nationale. Le salut impérial requiert donc de placer tous les « fonctionnaires » sous la dépendance de ce candidat. L’opération est facilitée par deux points : d’une part, il n’existe pas de statut protégeant les fonctionnaires ; d’autre part, les libertés publiques sont sévèrement contrôlées. Mais la dépendance ne saurait être absolue. Le rôle de l’État évolue et les agents compétents qui parviennent à se rendre indispensables s’ouvrent un espace d’autonomie. Surtout, la législation électorale promouvant les grands principes modernes relatifs à la liberté des scrutins commence à être appliquée par la jurisprudence du Conseil d’État. L’agent devient donc partagé entre les nécessités inhérentes au soutien du candidat patronné et les obligations légales contrôlées par le Conseil d’État.

  • Membre du jury

    Bruno Martin-Gay, L' agent public confronté à l'enjeu de la candidature officielle (1852-1870) : contribution à une réévaluation du césarisme démocratique et libéral, soutenue en 2012 à Paris 11 sous la direction de Brigitte Basdevant-Gaudemet présidée par François Saint-Bonnet, membres du jury : Patrice Rolland (Rapp.), Nathalie Goedert  

    Dans l’inconscient collectif et la culture nationale, l’image du Second Empire fut longtemps couverte par un voile d’opprobre. La défaite de Sedan, les diatribes de Victor Hugo et le coup d’État se conjuguèrent pour fixer durablement une légende noire. Des travaux historiographiques ont en partie réparé cette image, en montrant la réalité de la mutation libérale durant la décennie 1860 et la particularité de la conception du suffrage universel. Il restait à envisager les conséquences sur l’agent de l’État, en particulier dans son rapport avec l’une des spécificités de l’Empire : la candidature officielle. L’idéologie césarienne consiste à subordonner l’existence de l’Empire à la victoire du candidat recommandé par le Gouvernement lors de chaque élection, locale ou nationale. Le salut impérial requiert donc de placer tous les « fonctionnaires » sous la dépendance de ce candidat. L’opération est facilitée par deux points : d’une part, il n’existe pas de statut protégeant les fonctionnaires ; d’autre part, les libertés publiques sont sévèrement contrôlées. Mais la dépendance ne saurait être absolue. Le rôle de l’État évolue et les agents compétents qui parviennent à se rendre indispensables s’ouvrent un espace d’autonomie. Surtout, la législation électorale promouvant les grands principes modernes relatifs à la liberté des scrutins commence à être appliquée par la jurisprudence du Conseil d’État. L’agent devient donc partagé entre les nécessités inhérentes au soutien du candidat patronné et les obligations légales contrôlées par le Conseil d’État.