François Barque (dir.), L'inexécution des décisions des juridictions constitutionnelles: approches de droits étrangers et de droit comparé, Société de législation comparée, 2024, Droit comparé et européen, 190 p.
Que peut faire une juridiction constitutionnelle face à l'inexécution de ses décisions ? La question, qui pourrait sembler théorique pour l'observateur du Conseil constitutionnel français, l'est beaucoup moins lorsque l'on s'intéresse aux juridictions constitutionnelles d'autres pays, souvent confrontées à ce problème. De prime abord, garantir l'exécution de telles décisions serait bienvenu. Que seraient ces décisions si elles n'étaient pas respectées ? Pourrait-on véritablement affirmer que la justice aurait été rendue ? Et surtout, la légitimité du juge - si sujette à caution dans certains pays - n'en serait-elle pas affectée ? Cependant, la garantie de l'exécution de telles décisions n'est pas sans poser de questions. Comment faire respecter ces décisions ? Et surtout, par qui ? Cette fonction devrait-elle revenir au juge constitutionnel lui-même ou bien à un organe tiers ? Il est frappant de constater que, dans certains pays, les procédures constitutionnelles contentieuses vont jusqu'à conférer à leur juridiction constitutionnelle de véritables prérogatives leur permettant de suivre l'exécution de leurs décisions, voire d'en faire faire assurer l'exécution. La présente étude, fruit d'une recherche collective, s'efforce d'apporter quelques éléments de réponse et de réflexion sur ce sujet, en réunissant des analyses dont la plupart portent sur des juridictions constitutionnelles d'Europe et d'Amérique latine. Il s'agit notamment de comprendre comment la problématique de l'inexécution est appréhendée par ces juges (identification des cas d'inexécution, solutions apportées par le juge et par les textes, prévention des inexécutions, impacts de l'inexécution sur la légitimité du juge, etc.) afin de donner de sérieuses garanties d'effectivité aux décisions rendues par ces juridictions indispensables à nos démocraties
François Barque, L’inexécution des décisions des juridictions constitutionnelles , 2023
Que peut faire une juridiction constitutionnelle face à l’inexécution de ses décisions ? La question, qui pourrait sembler théorique pour l’observateur du Conseil constitutionnel français, l’est beaucoup moins lorsque l’on s’intéresse aux juridictions constitutionnelles d’autres pays, souvent confrontées à ce problème.
De prime abord, garantir l’exécution de telles décisions serait bienvenu. Que seraient ces décisions si elles n’étaient pas respectées ? Pourrait-on véritablement affirmer que la justice aurait été rendue ? Et surtout, la légitimité du juge - si sujette à caution dans certains pays - n’en serait-elle pas affectée ?
Cependant, la garantie de l’exécution de telles décisions n’est pas sans poser de questions. Comment faire respecter ces décisions ? Et surtout, par qui ? Cette fonction devrait-elle revenir au juge constitutionnel lui-même ou bien à un organe tiers ? Il est frappant de constater que, dans certains pays, les procédures constitutionnelles contentieuses vont jusqu’à conférer à leur juridiction constitutionnelle de véritables prérogatives leur permettant de suivre l’exécution de leurs décisions, voire d’en faire faire assurer l’exécution.
La présente étude, fruit d’une recherche collective, s’efforce d’apporter quelques éléments de réponse et de réflexion sur ce sujet, en réunissant des analyses dont la plupart portent sur des juridictions constitutionnelles d’Europe et d’Amérique latine. Il s’agit notamment de comprendre comment la problématique de l’inexécution est appréhendée par ces juges (identification des cas d’inexécution, solutions apportées par le juge et par les textes, prévention des inexécutions, impacts de l’inexécution sur la légitimité du juge, etc.) afin de donner de sérieuses garanties d’effectivité aux décisions rendues par ces juridictions indispensables à nos démocraties.Sommaire : Pages de début (p. 2-5)| Avant-propos (p. 7-8)| L’inexécution des décisions des juridictions constitutionnelles : de la pathologie répréhensible à la prise de conscience salutaire (p. 9-XIII)| La cour constitutionnelle d’autriche et l’inexécution de ses décisions (p. 23-44)| Les cours constitutionnelles face à l’inexécution de leurs décisions la cour constitutionnelle de belgique (p. 45-63)| L’inexécution des décisions de la cour constitutionnelle colombienne (p. 65-83)| L’inexécution des décisions du juge constitutionnel en équateur (p. 85-112)| La non-exécution des arrêts du tribunal constitutionnel espagnol (p. 113-142)| L’inexécution des décisions du tribunal constitutionnel portugais (p. 143-159)| L’exécution des décisions rendues par la cour constitutionnelle de roumanie (p. 161-178)| Brèves réflexions en guise de synthèse comparative (p. 179-186)| Pages de fin (p. 187-190).
François Barque, Droit constitutionnel espagnol, LGDJ un savoir-faire de Lextenso, 2022, Systèmes (Cours), 166 p.
Texte majeur, la Constitution du 27 décembre 1978 marque l’avènement de la démocratie en Espagne. Elle révèle de manière éclatante les bienfaits que peut apporter à un peuple le droit constitutionnel lorsque celui-ci est utilisé à bon escient. Alors qu’à d’autres périodes de son histoire, le constitutionnalisme espagnol apparaissait plus que tourmenté, il a acquis une maturité remarquable avec cette Constitution, dont on a récemment célébré les quarante ans. À la recherche du consensus, désireux d’aboutir à des compromis, les constituants sont parvenus à rédiger un texte subtil et efficace, qui a permis l’instauration d’institutions particulièrement décisives pour l’épanouissement du régime démocratique : une monarchie parlementaire garantissant la séparation des pouvoirs et la stabilité de l’action gouvernementale ; un État fortement décentralisé, fondé sur la création de régions appelées « Communautés autonomes » ; l’instauration d’un Tribunal constitutionnel, gardien suprême de la Constitution, et notamment des droits et libertés. Pourtant, en dépit de ces avancées considérables, la Constitution espagnole fait face à de redoutables défis dont le plus préoccupant est, de loin, la crise de l’État régional et le conflit catalan. Il ne faudrait pas en déduire pour autant que la Constitution de 1978 est dépassée. Bien au contraire, celle-ci doit pouvoir être mobilisée pour trouver les ressources nécessaires au dépassement de ces difficultés et garantir la pérennité du régime démocratique espagnol. Cet ouvrage est à destination des enseignants-chercheurs, des étudiants et de tous les citoyens désireux de mieux comprendre comment la Constitution de 1978 a transformé l’Espagne et d’appréhender les enjeux qui l’attendent.
François Barque, Séverine Nicot (dir.), Vers l'instauration d'une procédure d'exécution des décisions du Conseil constitutionnel ?: [colloque organisé le 18 octobre 2018 par et à la Faculté de droit de Grenoble], Institut francophone pour la justice et la démocratie, 2020, Colloques & essais, 184 p.
François Barque, La sincérité de l'action publique: sous contrôle par les juges constitutionnel et administratif, Atelier national de reproduction des thèses, Université de Lille 3, 2009, Lille-thèses
François Barque, Marcel-René Tercinet, La sincérité de l'action publique: son contrôle par les juges constitutionnel et administratif, 2007, 583 p.
François Barque, Sébastien Ferrari, « La protection des générations futures contre les dettes publiques excessives : Une garantie constitutionnelle qui nous manque ? », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2025, n°04, p. 161
François Barque, « Les Cortes generales en Espagne face au besoin d’expertise financière : quelle autonomie parlementaire ? », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2024, n°168, pp. 95-106
François Barque, Ángel J. Sánchez Navarro, « Le contrôle constitutionnel du contenu des lois de finances en Espagne », Titre VII, Titre VII, 2024, n°Hors-série, pp. 133-142
Sujet ô combien important, le contenu des lois de finances fait l’objet d’une riche jurisprudence de la part du Tribunal constitutionnel. Compte tenu des enjeux, celle-ci est le résultat de la recherche d’un équilibre entre les intérêts du Gouvernement et ceux du Parlement.
François Barque, « Le financement des transferts de compétences de l’État vers les communautés autonomes en Espagne », Revue internationale de droit comparé, Revue internationale de droit comparé, 2024, n°76e aée, pp. 47-59
François Barque, « Conseil constitutionnel et Haut Conseil des finances publiques : à la recherche d’une coopération renforcée pour le contrôle de la sincérité budgétaire », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2023, n°163, pp. 9-12
François Barque, Katia Blairon, « Le régionalisme financier »: essai de conceptualisation à l'aune des exemples espagnol et italien, Revue française de finances publiques, Librairie générale de droit et de jurisprudence , 2022, n°157, p. 111
François Barque, Katia Blairon, « Le régionalisme financier : essai de conceptualisation à l’aune des exemples espagnol et italien », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2022, n°157, pp. 111-128
L’analyse du système de financement des régions en Espagne et en Italie permet de montrer que la caractéristique majeure du régionalisme financier réside dans son évolution permanente, résultat de la manifestation de tensions centrifuges et centripètes.
François Barque, Amandine Blandin, « Les finances publiques espagnoles et la crise de la Covid-19 », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2021, n°154, pp. 23-30
La politique budgétaire conduite de l’autre côté des Pyrénées se trouve désormais secouée par la crise pandémique après une crise politique majeure. L’Espagne cumule les superlatifs. Elle figure parmi les États de l’Union européenne les plus endeuillés par la pandémie tout en ayant imposé un confinement des plus stricts ; elle est aussi l’un des États les plus fragiles économiquement. Pourtant, les finances publiques espagnoles ont pleinement concouru à une politique interventionniste dynamique pour répondre à l’impact de la crise sanitaire.
François Barque, « L’autonomie financière des cortes generales en Espagne », Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2018, pp. 859-880
Expressément consacrée par la Constitution du 27 décembre 1978, l’autonomie financière dont jouissent les Cortes generales est particulièrement développée, les distinguant nettement d’autres Chambres parlementaires d’Europe. Alors même qu’elles évoluent dans un État de droit, et restent des entités dépourvues de personnalité juridique, les Chambres espagnoles peuvent compter sur de très larges prérogatives financières et normatives ; elles bénéficient également de règles protectrices leur permettant de ne pas dépendre d’organes tiers, tel le Tribunal des comptes.
François Barque, « Le financement des territoires foraux en Espagne : réflexion sur une originalité du droit public financier », Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2017, pp. 327-347
L’Espagne est un État dit «régionalisé » au sein duquel les communautés autonomes jouissent d’une grande autonomie et notamment d’une importante autonomie financière. Or, les territoires historiques basques et la communauté de Navarre, appelées entités forales, bénéficient d’une autonomie financière encore plus forte, leur pouvoir fiscal étant quasi-total, et donc largement supérieur à l’État. S’ensuit un lien de dépendance financière de l’État et des autres entités locales à l’égard des territoires foraux. Cet article vise à appréhender ce conséquent degré d’autonomie. Il s’agit d’étudier cette situation inédite, en insistant sur le fait que l’autonomie n’est pas l’indépendance et que les entités forales doivent respecter certaines règles destinées à garantir l’unité de l’État espagnol.
François Barque, « La sincérité devant le juge constitutionnel », Revue française de finances publiques, Revue française de finances publiques, 2010, n°111, pp. 95-103
François Barque, « Plaidoyer en faveur de l'objectivation partielle du recours d'amparo en Espagne », Paris : Economica, Aix-en-Provence : Presses Universitaires d'Aix-Marseille et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2007, pp. 39-59
Barque François. Plaidoyer en faveur de l'objectivation partielle du recours d'amparo en Espagne. In: Annuaire international de justice constitutionnelle, 22-2006, 2007. Autonomie régionale et locale et constitutions - La répartition des compétences normatives entre le parlement et le gouvernement. pp. 39-59.
François Barque, « Le Conseil constitutionnel et la technique de la censure virtuelle : développements récents : (À propos des décisions 2005-528 DC du 15 décembre 2005, loi de financement de la sécurité sociale pour 2006 et 2005-530 DC du 29 décembre 2005, loi de finances pour 2006) », Revue du droit public, Revue du droit public, 2006, n°Septembre, pp. 1409-1425
François Barque, « La soutenabilité en finances publiques », le 11 décembre 2025
Colloque organisé par le CRJ, Université Grenoble-Alpes avec le DEXDEP, le LASSP et Sciences Po Toulouse sous la direction scientifique de François Barque, Fabrice Bin - SciencesPo Toulouse, Sébastien Kott et Céline Husson-Rochcongar, direction de la recherche de l'INSP - Institut national du service public
François Barque, « La Constitution comme norme et le Tribunal constitutionnel », le 08 avril 2025
Table ronde organisée par l'Institut Villey, Université Paris Panthéon Assas
François Barque, « Le financement des parlements en France et à l'étranger, quelle autonomie ? », le 01 février 2024
Colloque organisé par FONDAFIP avec la Revue Française des Finances Publiques
François Barque, « Le contrôle de constitutionnalité des lois financières », le 19 janvier 2024
Colloque conclusif du séminaire itinérant de la Société française de Finances publiques, organisé avec le Conseil constitutionnel.
François Barque, « Le financement des transferts de compétences de l'État aux collectivités locales », le 26 octobre 2023
Colloque organisé par le Centre Maurice Hauriou (Université Paris Cité) et le Laboratoire d'étude et de recherche en droit public, CRDP (Université de Lille), avec le soutien de la délégation aux collectivités territoriales du Sénat, en partenariat avec la Société de Législation comparée.
François Barque, « Repenser l'initiative législative dans et en dehors du Parlement : approche comparée », le 08 juin 2023
Colloque organisé pour l'UMR DICE, Faculté de droit, Aix-Marseille Université par Marthe Fatin-Rouge Stefanini, Chloë Geynet-Dussauze et Natașa Danelciuc-Colodrovschi avec l’ILF, le DPS et le CNRS et les Universités de Pau Pays de l'Adour et Toulon La Garde
François Barque, « La réforme du régionalisme financier en Espagne et en Italie », le 25 mars 2021
Organisé sous la direction scientifique de Katia Blairon, MCF HDR en droit public, Université de Lorraine / IRENEE et François Barque, MCF HDR en droit public, Université de Grenoble / CRJ
François Barque, « Constitution(s) et Impôt(s) : Approche comparée (Allemagne, Espagne, France, Italie) », le 22 novembre 2019
Journée organisée par la Section de droit public financier - Société de législation comparée
François Barque, « La question catalane : clés politiques et constitutionnelles », le 13 février 2019
Conférence citoyenne organisée par le CRJ, Université Grenoble-Alpes
François Barque, « Vers l'instauration d'une procédure d'exécution des décisions du Conseil Constitutionnel », le 18 octobre 2018
François Barque, Miguel Ángel Martínez Lago, « Regards croisés sur le financement public du bicamérisme de l’Espagne », 2e symposium international de finances publiques comparées, Luxembourg Luxembourg, le 22 mars 2018
Organisé sous le haut patronage de la Cour des comptes européenne en partenariat avec la Société de législation comparée et la Société française de finances publiques
François Barque, « Les remontées mécaniques : problématiques juridiques », le 20 novembre 2017
Le colloque se propose de livrer une étude à spectre large, utile tant aux acteurs économiques de la montagne qu’à la communauté scientifique
François Barque, « La loi de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne », le 08 février 2017
Demi journée d’analyse juridique organisée par le Centre de Droit Public et Privé des Obligations et de la Consommation (CDPPOC) avec le soutien du Master 2 Droit de la montagne et du Centre de Recherches Juridiques, Faculté de droit de l’UGA