Denis Mouralis

Professeur
Droit privé et sciences criminelles.
Faculté de Droit et de Science politique

Centre de Droit Économique
Droits International, Comparé et Européen
Laboratoire Droit des Affaires et Nouvelles Technologies

Responsabilités administratives et scientifiques :

  • Codirecteur du master 2 droit des affaires internationales
Responsable de la formation :
  • THESE

    L' arbitrage face aux procèdures conduites en parallèle, soutenue en 2008 à AixMarseille 3 sous la direction de Jacques Mestre 

  • Denis Mouralis, Walid Ben Hamida (dir.), L'accord amiable, et après ?: actes du colloque coorganisé à Marseille, [le 8 juin 2018] par le Centre de Droit économique d'Aix-Marseille Université et le Centre de Recherche Léon Duguit de l'Université Paris Saclay, Faculté de Droit d'Évry Val d'Essonne, Presses universitaires d’Aix-Marseille et OpenEdition, 2021  

    Les « Modes Amiables de Résolution des Conflits » (MARC) représentent toutes les méthodes qui permettent de résoudre un différend sans recours au juge, telles que la médiation, la conciliation, la négociation, la négociation raisonnée, la transaction, la procédure participative, l’avis technique ou juridique amiable, procès simulé, etc. Aujourd’hui, dans la pratique des affaires, tant en France qu’à l’international, les MARC ont le vent en poupe. Issu d’un colloque, cet ouvrage s’adresse aux professionnels du droit, aux chercheurs, aux juristes d’entreprise et aux PME qui sont souvent tentés par le recours aux MARC et souhaitent connaître avec précision le régime et l’effet des accords amiables. L’objectif est d’explorer toutes les questions qui se posent lorsque les parties à un différend économique l'ont résolu au moyen d'un accord amiable, au moment où elles doivent concrètement mettre en œuvre cet accord. En particulier, comment rédiger l'accord et comment garantir son exécution ?

    Denis Mouralis, Walid Ben Hamida (dir.), L'accord amiable, et après ?: actes du colloque coorganisé à Marseille, [le 8 juin 2018] par le Centre de Droit économique d'Aix-Marseille Université et le Centre de Recherche Léon Duguit de l'Université Paris Saclay, Faculté de Droit d'Évry Val d'Essonne, Presses Universitaires d'Aix-Marseille, 2020, Collection de l'Institut de Droit des Affaires Centre de Droit économique, 218 p.  

    La 4ème de couv. indique : "Les « Modes Amiables de Résolution des Conflits » (MARC) représentent toutes les méthodes qui permettent de résoudre un différend sans recours au juge, telles que la médiation, la conciliation, la négociation, la négociation raisonnée, la transaction, la procédure participative, l’avis technique ou juridique amiable, procès simulé, etc. Aujourd’hui, dans la pratique des affaires, tant en France qu’à l’international, les MARC ont le vent en poupe. Issu d’un colloque, cet ouvrage s’adresse aux professionnels du droit, aux chercheurs, aux juristes d’entreprise et aux PME qui sont souvent tentés par le recours aux MARC et souhaitent connaître avec précision le régime et l’effet des accords amiables. L’objectif est d’explorer toutes les questions qui se posent lorsque les parties à un différend économique l'ont résolu au moyen d'un accord amiable, au moment où elles doivent concrètement mettre en œuvre cet accord. En particulier, comment rédiger l'accord et comment garantir son exécution ?"

    Denis Mouralis (dir.), Expertise et médiation conventionnelle dans la vie des affaires, APCEF, 2019, Collection dirigée par Mikaël Ouaniche, 91 p. 

    Denis Mouralis, Le sort du conjoint survivant en France et en Ontario: un exercice de droit comparé, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2003, 154 p. 

  • Denis Mouralis, « « Arbitrage et procédures parallèles » », Regards croisés sur les modes alternatifs de règlement de conflit, 2015 

    Denis Mouralis, « « Une idole hindoue doit-elle être dotée de la personnalité juridique ? Une critique de l’arrêt Mullick v. Mullick (Privy Council, 25 avril 1925, (1925) 52 L.R. (Indian Appeals) 245) » », Droit civil, civilité des droits, 2011 

    Denis Mouralis, « « Clause compromissoire » », Les principales clauses des contrats d’affaires, 2011 

    Denis Mouralis, « « Clause attributive de juridiction » », Les principales clauses des contrats d’affaires, 2011 

    Denis Mouralis, J. Beguin, Michel Menjucq, Christophe Seraglini, « Partie consacrée à l’arbitrage », Traité de Droit du commerce international, 2011 

  • Denis Mouralis, « Arbitrage international : éviction de l'effet négatif de la compétence-compétence au profit du consommateur », Recueil Dalloz, 2020, n°44, p. 2501   

    Denis Mouralis, « Affaire Tapie: les conséquences de la rétractation d'une sentence arbitrale pour les entreprises », L'Usine Nouvelle, 2016   

    Denis Mouralis, « Affaire Tapie - Adidas : les sentences arbitrales sont rétractées », Recueil Dalloz, 2015, n°21, p. 1253   

    Denis Mouralis, « Effet négatif du principe compétence compétence et régime de l’exception tirée de l’existence d’une convention d'arbitrage, Observations sur Cass. civ. 1ère, 12 février 2014 (pourvoi 13-10.436) », La Semaine juridique. Édition générale, 2014 

    Denis Mouralis, « Contrôle approfondi de la conformité des sentences internationales à l’ordre public et principe de non révision au fond, Note sur Cass. civ. 1ère, 12 février 2014 (pourvoi 10-17.076) », La Semaine juridique. Édition générale, 2014 

    Denis Mouralis, « Arbitrage : le juge d'appui statue irrévocablement sur les moyens qui lui sont soumis, Note sous Cass. civ. 1ère, 13 mars 2013, (pourvoi 12-20.573) », La Semaine juridique. Édition générale, 2013 

    Denis Mouralis, « Si cela va sans dire, cela va encore mieux en le disant : la cour d'appel qui rejette le recours en annulation dirigé contre une sentence arbitrale ne peut la modifier, Note sous Cass. civ. 1ère, 11 septembre 2013 (pourvoi 12-26.180) », La Semaine juridique. Édition générale, 2013 

    Denis Mouralis, « Arbitrage, procédures collectives et autorité de chose jugée : une sentence ne saurait remettre en cause l’admission d’une créance par le juge-commissaire, Note sous Cass. civ. 1ère, 11 septembre 2013 (pourvoi 11-17.201) », La Semaine juridique. Édition générale, 2013 

    Denis Mouralis, « Sentence arbitrale, exequatur, compétence des arbitres, contrôle par le juge, Note sous Cass. civ. 1ère, 6 juillet 2011, Cass. civ. 1ère, 1er juin 2011 et CA Paris, 5 mai 2011 », Les Cahiers de l'arbitrage = The Paris journal of international arbitration, 2012 

    Denis Mouralis, « Interprétation de la clause compromissoire et effet de la procédure d’insolvabilité ouverte à l’étranger (chronique de droit de l’arbitrage du Master arbitrage et commerce international, Université de Versailles Saint Quentin), Note sous CA Paris, 7 avril 2011 », Les Petites Affiches, 2012 

    Denis Mouralis, « Précisions sur l’appel-nullité contre les ordonnances du juge d’appui et sur le point de départ du délai d’arbitrage, Note sous Cass. civ. 1ère, 22 septembre 2010, pourvois nos 08-21.313 et 08-17.410, Sté Delubac (chronique de droit de l’arbitrage du Master arbitrage et commerce international, Université de Versailles Saint Quentin) », Les Petites Affiches, 2011 

    Denis Mouralis, « Annulation d’une sentence par laquelle un tribunal arbitral s’est déclaré compétent pour déterminer si une créance définitivement admise à une procédure collective avait été éteinte après son admission, Note sous CA Paris, 13 janvier 2011 », Revue de l'arbitrage, 2011 

    Denis Mouralis, D. Mouralis, « Les phénomènes d'habitat dans le massif des Baronnies. (Préalpes du Sud) », 1924, pp. 547-644    

    Mouralis D. Les phénomènes d'habitat dans le massif des Baronnies. (Préalpes du Sud). In: Revue de géographie alpine, tome 12, n°4, 1924. pp. 547-644.

    Denis Mouralis, D. Mouralis, « L'émigration alpine en France », 1923, pp. 223-240    

    Mouralis D. L'émigration alpine en France. In: Revue de géographie alpine, tome 11, n°1, 1923. pp. 223-240.

  • Denis Mouralis, « Le non-arbitre », le 31 mai 2024  

    Colloque interuniversitaire organisé sous la direction scientifique des professeurs Walid Ben Hamida, Thomas Clay, Maximin de Fontmichel, Denis Mouralis et Louis Thibierge

    Denis Mouralis, « Les libertés économiques face aux défis du XXIème siècle. Quel équilibre jurisprudentiel ? », le 30 novembre 2023  

    Colloque organisé dans le cadre des Transversales, Rencontres annuelles de l'Université Lyon 2

    Denis Mouralis, « L’arbitrage en droit public », le 21 octobre 2021  

    Colloque organisé par le LEJEP - Laboratoire d'études juridiques et politiques

    Denis Mouralis, « Arbitrage et Théorie du Droit », le 17 septembre 2021  

    Organisé pour le Club de l’arbitrage et le Centre de droit économique d'Aix-Marseille Université par Yacouba-Sylla Koïta et Natalia Gaucher-Mbodji.

    Denis Mouralis, « L’arbitrage à Montpellier », le 24 mai 2019  

    Séminaire organisé dans le cadre du CIAM (Concours International d’Arbitrage francophone de Montpellier)

    Denis Mouralis, « L’avocat et l’arbitrage », le 20 mai 2019  

    Organisée à l’occasion de la 20e édition du Concours international d’arbitrage francophone de Montpellier (CIAM) - Concours Serge Lazareff

    Denis Mouralis, « Arbitrage, médiation et amélioration du climat des affaires : regards croisés Europe, MENA, Afrique », le 11 mars 2019  

    Organisé par ISGP, le CRJFC, Univ. Franche-Comté, le Centre de droit des affaires et du commerce international de l’Université de Montréal -CDACI et le CREDIMI, Université de Dijon sous la direction scientifique de Filali Osman & Mohammed Lallem

    Denis Mouralis, « L'accord amiable : et après ? », le 08 juin 2018  

    Organisé par Denis Mouralis, Centre de Droit Economique, Aix Marseille Université et Walid Ben Hamida, Centre Léon DUGUIT, Université Evry Val d'Essonne

    Denis Mouralis, « La liberté dans l’arbitrage : jusqu’où ? », le 15 mai 2017  

    Sous la présidence de Thomas Clay, Professeur à l’Université de Paris-Saclay (Université de Versailles Saint-Quentin), Doyen honoraire de la Faculté de droit et de science politique

    Denis Mouralis, « La médiation civile : alternative ou étape du procès ? », le 28 avril 2017 

    Denis Mouralis, « Les procédures collectives complexes », le 02 décembre 2016  

    Sous la direction scientifique de Adeline Cerati-Gauthier et Vincent Perruchot-Triboulet

    Denis Mouralis, « L’exécution des sentences arbitrales internationales », le 26 septembre 2016  

    Organisé par le Laboratoire de droit des affaires et des nouvelles technologies (D@NTE) de la Faculté de droit et de science politique de l’Université de Versailles Versailles l’Ordre des avocats de Paris et le Cabinet Orrick.

    Denis Mouralis, « « Les aspects procéduraux de la prescription » », Formation organisée par l’École nationale de la magistrature, à destination des magistrats, Pa, le 01 novembre 2014 

    Denis Mouralis, « « Gathering Evidence Before an Arbitration » », International Arbitration Congress: « Evidence in International Arbitration: Culture Clash and Generally Accepted Practices », Barcelone Spain (ES), le 01 octobre 2014 

    Denis Mouralis, « Rapport de synthèse », Colloque organisé par le Comité français de l’arbitrage sur le thème « Après les arrêts Inserm et Ryanair, quel régime pour l’arbitrage en droit administratif ? », Avignon, le 01 septembre 2014 

    Denis Mouralis, « Rapport de synthèse », Colloque sur « L’arbitrage, entre théorie et pratique », Toulouse, le 01 novembre 2013 

    Denis Mouralis, « « Les exigences d’indépendance et d’impartialité de l’arbitre » », colloque organisé par le Comité français de l'arbitrage , Aix-en-Provence, le 01 mai 2012 

    Denis Mouralis, « « Concurrence entre procédures arbitrales et étatiques : les solutions en droit comparé et en droit européen » », colloque organisé par le Conseil de l’Europe, la Chambre d'arbitrage, le Tribunal de grande instance et le Tribunal de Commerce de Toulouse, sur « Les modes alternatifs de règlement des conflits : une justice en devenir », Toulouse, le 01 novembre 2011 

    Denis Mouralis, « Co-animation, avec un expert comptable, d’un atelier de formation sur l’arbitrage », Congrès national des experts comptables, Marseille, le 01 octobre 2011 

    Denis Mouralis, « « Arbitrage et fonds souverains » », colloque organisé par le Centre de droit économique d’Aix-en-Provence "Les fonds d’investissement", Aix-en-Provence, le 01 avril 2011 

    Denis Mouralis, « « L’arbitrage face aux procédures collectives et répressives » », Rapport à l’atelier de pratique arbitrale du Comité français de l’arbitrage, Paris, le 01 janvier 2011 

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Daniel Pierre philippe, Exécution des sentences arbitrales contre les Etats et leurs émanations, thèse en cours depuis 2023  

    Il est question d'étudier en profondeur le droit positif et d'analyser l'évolution du domaine d'exécution des sentences arbitrales contre les États et leurs émanations au travers d'une approche comparée, précinpalement du droit français et du droit américain. Ce travail devra répondre aux préoccupations des créanciers (commerçants, investisseurs…) et des débiteurs (personnes publiques) relatives aux répercussions économiques des procédures d'exécution forcée. Enfin, cette étude vise à outiller les praticiens, professionnels et institutions arbitrales face aux défis des procédures d'exécution forcée contre les États et leurs émanations. En clair, ce travail se propose de faire ressortir le fondement philosophique des immunités dont jouit l'État ainsi que les conditions de validité des clauses de renonciation à l'immunité d'exécution, d'une part ; proposer des pistes juridiques pour concilier intérêt public et intérêt privé dans l'exécution de la sentence, de l'autre.

    Elise Belhadj-tahar, L'impécunieux face à l'arbitrage, thèse en cours depuis 2023 en co-direction avec Jean-Louis Respaud  

    Le droit français de l'arbitrage a, depuis longtemps, consacré une protection des parties faibles. Toutefois il convient de préciser le champ de cette protection. En effet, il est possible de distinguer deux types de parties faibles. Si le faible structurellement en raison de ses qualités personnelles dans la relation contractuelle est protégé tant en arbitrage interne qu'international face à une convention d'arbitrage (l'on pense notamment au consommateur que le droit interne de l'arbitrage protège depuis des années et récemment le droit international de l'arbitrage français depuis l'arrêt PWC), telle n'est pas le cas pour le faible financier. Pour autant, dans une situation où une des parties est financièrement incapable de s'acquitter des frais d'une procédure arbitrale qu'elle avait initialement voulu, un déséquilibre persiste entre les litigants. Le déséquilibre se pose alors, au stade de la convention d'arbitrage, sur la question de l'accès à la justice arbitrale. Partant, l'on constate que le juge étatique, s'il avait posé un principe de plein effet de la convention d'arbitrage qui confortait quant à la portée et l'efficacité de la convention d'arbitrage en laissant le rôle aux « acteurs de l'arbitrage » de régler difficultés inhérentes à la saisine de cette juridiction spécifique ; semble en même temps y porter atteinte dans le récent arrêt Tagli'Apau. Au travers de cette thèse, il conviendrait alors d'analyser les différentes manières dont ces acteurs pourraient intervenir afin d'allier efficacité de l'arbitrage et accès à la justice. En outre, il s'agirait d'analyser les effets tant conventionnels que processuels des solutions envisagées afin de mettre en lumière celle(s) qui paraîtrai(ent) opportune(s).

    Hani Abdallah, Les arbitrages complexes, étude comparative des droits libanais, français et américain, thèse en cours depuis 2023 en co-direction avec Habib Kazzi  

    Les MARC constituent actuellement la solution la plus répandue pour résoudre les litiges dans le monde des affaires, et cela revient à la lenteur et au caractère conflictuel de la justice offerte par les tribunaux étatiques. L'expression MARC ou MARD désigne les modes alternatifs de règlement des conflits. Ce sont donc les procédés de résolution amiable des différends en dehors des tribunaux étatiques. Il peut s'agir d'une procédure de médiation, de conciliation et d'arbitrage. Étant le seul MARC à aboutir à une décision de justice ayant force de chose jugée lorsqu'elle est définitive, l'arbitrage constitue l'outil le plus couramment utilisé par les opérateurs économiques pour résoudre leurs litiges commerciaux. Il est couramment défini comme un mode de règlement des litiges par lequel les parties investissent une tierce personne privée, qui est l'arbitre, du pouvoir de juger. C'est donc une justice privée d'origine conventionnelle, ce qui justifie sa nature hybride. Pour autant, les opérations commerciales se complexifient aujourd'hui d'une manière croissante. De ce fait, les conflits commerciaux qui en découlent sont aussi d'une complexité et d'une portée considérables. Cette complexité a exigé le recours excessif à une pluralité de procédures d'arbitrage telles que : - Les arbitrages multi-parties ou multi-contrats ; - L'extension de la convention d'arbitrage à des parties non-signataires et la substitution des contractants ; - La jonction ou la consolidation d'instances arbitrales parallèles ; - L'intervention d'un tiers durant la procédure arbitrale ; En effet, le terme « Arbitrage complexe » est récemment intégré dans le lexique juridique et on a remarqué un manque de règles gouvernant cette branche d'arbitrage dans les droit libanais, français et américains face à la jurisprudence qui traite tous ses aspects. On peut prévoir que l'élaboration des procédures d'arbitrage complexe a plusieurs avantages tels que l'économie du temps et l'évitement d'un désaccord entre les différentes décisions statuées par les tribunaux arbitraux. Dans le même temps, plusieurs difficultés résultent de ces procédures et entravent le succès des arbitrages complexes. La problématique va principalement se baser sur le traitement de l'efficacité des arbitrages complexes et de leur effet sur le rôle de l'arbitrage en tant qu'un alternatif réel à la justice étatique. Le travail de recherche va donc se baser sur l'analyse de ces arbitrages complexes et de leurs particularités dans les droits libanais, français et américains, ainsi que le traitement des difficultés qui les traversent.

    Amandine Vole, Les citoyens vus du ciel : comment concilier opérations de drone et droits des personnes ?, thèse soutenue en 2022 à AixMarseille en co-direction avec Xavier Philippe, membres du jury : Mireille Couston (Rapp.), Jean-Louis Respaud (Rapp.), Malo Depincé et Cyril Bloch  

    D’origine militaire, les drones se sont démocratisés au début des années 2010 avec l’arrivée sur le marché des premiers appareils grand public. Si l’engouement des particuliers est aujourd’hui quelque peu retombé, les drones n’en restent pas moins utilisés dans de nombreux secteurs tels que la sécurité, l’agriculture, l’inspection d’ouvrages ou l’audiovisuel et les médias. Dans les années à venir, les drones devraient également jouer un rôle crucial dans le développement de la mobilité aérienne urbaine en transportant biens et passagers. La filière professionnelle suscite ainsi de nombreux espoirs en termes d’emploi et de croissance mais aussi de nombreuses craintes. La nature et l’utilisation des drones présentent en effet des défis en matière de protection des droits fondamentaux, de sécurité ou encore d’environnement. Difficiles à détecter, ils offrent une vue aérienne mobile permettant une observation facilitée de certains lieux ou personnes à des prix accessibles à tous. La prise en compte de ces caractéristiques et des préoccupations qu’elles suscitent jouera un rôle important dans l’acceptation des drones par le public. La thèse a pour objectif d’étudier comment les opérations de drone peuvent être conciliées avec les droits des personnes pour accompagner et permettre le développement de cette filière. Elle propose des solutions pour aménager un environnement juridique cohérent et complet, du point de vue des règles d’insertion dans l’espace aérien et des droits fondamentaux. Enfin, elle soutient que la pluralité et la complexité des règles nécessitent de mettre en place des outils de sensibilisation des acteurs de la filière et de vulgarisation du droit

    Tarek Safa, La réforme du règlement des différends entre États et investisseurs étrangers, thèse en cours depuis 2021  

    Il existe aujourd'hui un consensus global sur la nécessité d'une réforme du régime des traités d'investissements et du mécanisme de règlement des différends investisseurs-États (RDIE). Les critiques ne sont donc pas étrangères au règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE). Depuis au moins une décennie, le régime RDIE souffre d'une crise de légitimité publique. Les critiques accusent le système d'être en faveur des investisseurs, d'être trop secret, d'avoir une jurisprudence controversée et des niveaux élevés d'indemnisation, ce qui est aggravé par les préoccupations selon lesquelles les pays en développement sont tenus de payer des frais de justice excessifs et perdent souvent des procès contre des investisseurs étrangers. Il n'est pas surprenant que ces préoccupations aient donné lieu à des demandes de réforme de la part de divers États, organisations internationales et groupes des sociétés civile. L'existence d'un consensus sur la nécessité de la réforme n'empêche donc pas une diversité d'opinions au niveau de la méthode, de la portée et du contenu exacte de la réforme. Dans le contexte ainsi décrit, il parait important d'étudier de près les causes qui ont amenés les États à procéder à la réforme du mécanisme du règlement des différends investisseurs-États, tout en précisant les enjeux qui peuvent accompagnés une telle initiative, mais aussi de proposer des solutions.

    Omar Al Youssef, L'arbitrage international et les contrats de transfert de technologie en droit comparé : France, Syrie, Égypte, thèse soutenue en 2020 à AixMarseille en co-direction avec Claude-Albéric Maetz, membres du jury : Maximin de Fontmichel (Rapp.), Carine Jallamion (Rapp.), Jean-Louis Respaud  

    La France en tant qu’un pays développé possède une richesse juridique et judiciaire à propos de l’arbitrage et des contrats de transfert de technologie. Alors que la Syrie n’a pas jusqu’à ce moment un système juridique spécial à ces contrats. En plus, la loi syrienne de 2008 sur l’arbitrage a besoin d’être modifiée en raison des erreurs juridiques massives commises dans cette loi. S’agissant de l’Égypte, la loi de 1999 sur le commerce a mis en place un système juridique solide pour régir les contrats de transfert de technologie et l’arbitrage. Il faut mentionner que la jurisprudence égyptienne est très développée par rapport à la jurisprudence syrienne, ce qui me permet de faire une comparaison entre la France et les deux pays en développement

    Laurent Kermet, Arbitrage et droit pénal, thèse en cours depuis 2019  

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    Cécilia Darnault, Les PME face au contentieux économique : essai de guide pratique, thèse soutenue en 2018 à AixMarseille en co-direction avec Jean-Louis Respaud, membres du jury : Éric Wenzel (Rapp.), Carine Jallamion (Rapp.)    

    L’entreprise. Pour un dirigeant-entrepreneur de PME, les choses vont bien au-delà d’une simple entité économique ; il s’agit d’avantage d’une idée, d’un projet, plus que de simples considérations économiques. En plus de la maîtrise du marché économique, le dirigeant de l’entreprise doit également s’intéresser à d’autres préoccupations pour assurer la pérennité de son organisation, et notamment son environnement juridique. Celui-ci est une source de risques pour l’entreprise et son dirigeant, notamment de risque juridique de contentieux économique. Alors comment éviter la banqueroute ? Les dernières réformes législatives, traduisant les profondes mutations en matière de procédure civile, apportent des instruments de gouvernance juridique de l’entreprise permettant à son dirigeant de lutter contre le risque de contentieux économique. Comment ? Tantôt par l’instauration d’une obligation de prévention des risques via la mise en œuvre d’un plan de vigilance aux fins d’éviter la survenance d’un risque juridique ; tantôt par une résolution dé-judiciarisée ou privatisée, via le développement des modes amiables et alternatifs de résolution des différends, dès lors qu’un risque survient, pour éviter d’être confronté au contentieux économique, entendu en tant que procès civil traditionnel. Un tour d’horizon des possibilités qui s’offrent aux dirigeants-entrepreneurs de PME, pour un développement économique sécurisé, et assurer la pérennité de l’organisation dans un environnement juridique et social en perpétuelle évolution, brisant ainsi les frontières traditionnelles de la justice

    Julien Bioules, Le financement de l'arbitrage international par les tiers, thèse soutenue en 2018 à AixMarseille, membres du jury : Cécile Chainais (Rapp.), Christophe Seraglini (Rapp.), Emmanuel Putman et Thomas Clay    

    Le financement de l’arbitrage international par les tiers constitue aujourd’hui une solution d’accès à cette justice privée, largement plébiscitée et privilégiée par les opérateurs économiques. Ce mécanisme offre à des acteurs variés la possibilité de transférer les coûts et les risques induits par la procédure dont ils sont partis vers un tiers. En contrepartie, ce tiers perçoit un pourcentage des sommes allouées à son client par la sentence. Cette relation, guidée par une communauté d’intérêts tournée vers le succès de l’arbitrage, se concrétise par le contrat de financement. Ce dernier, d’apparence sui generis, se caractérise par un objet spécifique, le financement d’un arbitrage international et par ses effets singuliers. Il est relatif à un procès mais se trouve, de par son objet, dépourvu d’effet relatif. Ainsi, le contrat emporte des conséquences, à la fois, sur les acteurs du procès arbitral, pour lequel le financeur n’est pas partie, et sur la procédure elle-même, son déroulement et son issue. Cette étude permet d'entrevoir une frontière poreuse séparant traditionnellement les notions de partie et de tiers à un contrat et à un arbitrage, invitant alors à réfléchir sur l’opportunité d’une réglementation de la pratique

    Adham Elatafy, L'arbitrage d'investissement , thèse en cours depuis 2018  

    L'arbitrage d'investissement est considéré comme une marque qui reflète les efforts des juristes et des Etas souverains afin de réaliser le développement économique mondial. Néanmoins, cette étude aborde les problèmes d'incapacité des tribunaux d'examiner les droits des salariées dans le cadre de l'arbitrage d'investissement. Bien qu'ils soient internationalement reconnus, les droits des salariées ne sont pas couverts par les obligations contractuelles entre les Etats et les investisseurs étrangers. Le problème est que ces mêmes obligations contractuelles sont celles qui établissent et limitent la compétence des tribunaux d'arbitrage. Ce qui préjudicie les salariées, comme tiers, ou/et peut même rendre l'Etat responsable en vertu des conventions internationales, ou peut entrainer son accusation par organisations ou des unions transnationales auxquelles il peut être membre. Dans l'affaire Veolia Propreté contre l'Egypte, Veolia a commencé les procédures arbitrales tout en réagissant à l'augmentation du salaire minimum des salariées qui a eu lieu en réaction de l'inflation sévère que l'Egypte confronte après le « Printemps Arabe ». Cela étant dit, notre étude traite les conflits entre les sources d'obligations qui gouvernent l'arbitrage d'investissement et les obligations internationales des Etats en vertu des droits du travail. D'une part, les provisions gouvernant l'arbitrage d ‘investissement sont celles prévues dans les traités bilatéraux d'investissement (TBI) et les contrats internationaux d'investissement (CII). De l'autre part, les obligations imposées sur les Etats en vertu des droits du travail sont expressément régis soit par les conventions internationales soit par la force de la loi domestique qui est harmonisée selon la constitution et les obligations étatique internationales. Compte tenu de la base consensuelle de l'arbitrage et ses effets sur la compétence des arbitres, cette étude essaye d'étendre le champ de la compétence des tribunaux afin de considérer les droits des salariées lorsqu'ils sont impliqués dans un arbitrage d'investissement. Notre tentative d'étendre la compétence du tribunal arbitral afin de considérer les droits du travail est fondée sur les dispositions internationales reflétées dans les conventions transnationales et le droit coutumier international. Cela signifie que, dans son application de la loi, le tribunal doit non seulement compter sur les CIIs et le TBIs qui sont les sources « naturelle » ou « traditionnelles » des dispositions régissant l'arbitrage. Le tribunal, aussi, est recommandé de tenir compte des obligations des Etats conformément aux dispositions de droit international, soit-il codifié ou coutumière, indépendamment de si ces dispositions ont été inclus dans le CII or le TBI (les sources traditionnelles). En conséquence, les tribunaux déclareront admissible les demandes relatives aux droits des salariées malgré leur exclusion des provisions conventionnelles des parties auxquelles les arbitres se fondent leur sentence, c.à.d. le CII et/ou le TBI.

    Hadjar Bentayeb, Le cadre juridique de la distribution en Algérie, thèse en cours depuis 2016  

    La distribution des produits et services est une notion économique, c'est l'étape économique située entre la production et la vente au consommateur final. Le droit régit ce secteur, notamment en ce qui concerne les relations entre fournisseur et distributeurs. En Europe, un droit abondant a vu le jour pour réglementer ce secteur et ce sous plusieurs angle, notamment du point de vue contractuel et du point de vue de la concurrence. Les droit nationaux ont de leur côté également un certain nombre de régimes juridiques applicables, en particulier le droit Français et le droit Allemand qui nous intéresse au titre de la comparaison. Ces différents textes juridiques et leur applications jurisprudentielles constituent aujourd'hui une branche du droit à part entière. Au-delà de la méditerranéen, le droit algérien connait aussi un essor de la règlementation relative à ce secteurs. L'objet de cette thèse est d'examiner ce cadre juridique et de relever en quoi il constituerait éventuellement une branche du droit algérien, à l'instar d'autres droits étrangers comparables.

    Natalia Gaucher-Mbodji, L'office de l'arbitre international et l'ordre public, thèse en cours depuis 2016 en co-direction avec Marie Nioche  

    L'office de l'arbitre international en matière d'ordre public.

  • Irfan Yildiz, L'incorporation des clauses compromissoires de charte-partie dans les connaissements , thèse soutenue en 2022 à AixMarseille sous la direction de Cyril Bloch  

    Le droit de l’arbitrage a connu ces dernières années d’importants remous dans le contentieux du contrat de transport maritime où l’insertion des clauses dérogatoires de compétence est presque systématique. Les clauses compromissoires sont fréquemment présentes dans les contrats d’affrètement et, dans une moindre mesure, dans les contrats de transport maritime de marchandises. Plus précisément, les clauses compromissoires sont très rares dans les connaissements. Elles sont, en revanche, de plus en plus fréquentes dans les chartes-parties, la plupart comportant une clause compromissoire renvoyant à l’arbitrage à Londres. Ainsi, la question est de savoir si les dispositions de la charte-partie, notamment la clause compromissoire – simplement incorporée par référence mais non reproduite intégralement dans le connaissement –, produisent leurs effets à l’égard du destinataire ou tiers porteur du connaissement. Cette question largement débattue tant en droit français qu’en droit anglais, pose souvent des problèmes de validité : le renvoi opéré par le connaissement à la charte-partie contenant la clause compromissoire suffit-il à la faire valablement entrer dans le champ contractuel du contrat de transport maritime ? La vigueur de ce contentieux tient, d’une part, à la superposition du connaissement dans la charte-partie – combinaison de contrats propres (contrat d’affrètement et contrat de transport maritime) au droit maritime et, d’autre part, à la place réservée au destinataire de la marchandise ou tiers porteur du connaissement qui n’ont pas conclu la charte-partie stipulant initialement la clause compromissoire

    Irfan Yildiz, L'incorporation des clauses compromissoires de charte-partie dans les connaissements, thèse soutenue en 2022 sous la direction de Cyril Bloch, membres du jury : Gaël Piette (Rapp.), Philippe Delebecque (Rapp.)   

    Nadège Gassend, Le droit de la concurrence et la responsabilité civile délictuelle, thèse soutenue en 2020 à Montpellier sous la direction de Jean-Louis Respaud, membres du jury : Laure Merland (Rapp.), Cécile Lisanti-Kalczynski  

    Cette thèse vient étudier deux grandes branches du droit dont le droit de la concurrence et la responsabilité civile délictuelle. Le droit de la concurrence a une grande influence sur le droit dans sa globalité. Peu d’études ont été menées sur son lien avec la responsabilité civile délictuelle alors que des décisions en la matière ont été rendues au visa d’articles phares de la responsabilité civile délictuelle permettant le versement de dommages-intérêts en cas de délits commis en droit de la concurrence.Comment interagit la responsabilité civile délictuelle au sein du droit de la concurrence ?Pour répondre à cette question, les origines des notions de responsabilité et de concurrence ont d’abord été vus avant l’étude des trois éléments permettant d’enclencher la responsabilité civile délictuelle (un dommage ; un fait générateur ; un lien de causalité entre ces derniers). Ensuite, le droit de la concurrence a été séparé en deux grandes branches. En premier lieu, les concurrences interdites et déloyales ont été étudiées afin de voir l’impact de la responsabilité civile délictuelle sur cette branche. En second lieu, les pratiques restrictives de concurrence et les pratiques anticoncurrentielles ont été approfondies en observant l’intervention de la responsabilité civile délictuelle en la matière. Pour ce faire, la doctrine, les jurisprudences françaises et européennes, la législation en vigueur ont été étudiées pour mettre en avant la présence de la responsabilité civile délictuelle, les éléments permettant de la déclencher, en la matière.Le constat qui en a découlé est que ces deux grandes matières sont intimement liées entre elles. Et ce, en plus d’exemples et d’analyses personnelles ayant été apportées sur le sujet.

    Jennifer Decamps, Les modes amiables de rupture du contrat de travail, thèse soutenue en 2014 à Avignon sous la direction de Franck Petit, membres du jury : Alexis Bugada (Rapp.), Bruno Siau (Rapp.), Jean-Louis Respaud  

    Les modes amiables de rupture du contrat de travail sont en plein essor. Même si la rupture amiable de la relation contractuelle, issue de l’article 1134 du Code civil, est reconnue depuis plusieurs décennies, son manque d’appréhension par la législation sociale en limite l’usage alors même que son efficacité, en ce qui concerne les contrats de travail à durée déterminée et le contrat d’apprentissage, n’a plus à être prouvée. Le regain actuel que connait ce type de rupture résulte de la création d’un nouvel acte par la loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008. La rupture conventionnelle, voulue comme un acte permettant d’assurer la sécurité de la cessation relationnelle, a redonné confiance, aux employeurs et salariés, en l’utilisation du consensualisme lors de résiliation du contrat qu’ils ont créé. Ainsi, sans véritablement remettre en cause l’existence de la rupture issue du droit commun, la rupture conventionnelle semble être l’acte le plus à même de mettre fin à l’hégémonie des actes unilatéraux de rupture

    Hélène Raizon, La contractualisation du droit moral de l'auteur, thèse soutenue en 2014 à Avignon sous la direction de Agnès Maffre-Baugé, membres du jury : Jean-Michel Bruguière (Rapp.), Laure Merland (Rapp.), Bérengère Gleize  

    L’œuvre est le reflet de la personnalité de l’auteur. Dès lors, nul ne peut légitimement dissocier de l’œuvre l’esprit qui en est à l’origine, ni la dénaturer. A ce titre, L’article L. 121-1 du Code de la propriété intellectuelle dispose en son troisième alinéa que le droit moral de l’auteur d’une œuvre de l’esprit est inaliénable, de sorte que sa contractualisation semble exclue. Pourtant, l’étude des pratiques contractuelles montre, en réalité, que le droit à la paternité, ainsi que le droit au respect de l’œuvre, deux des prérogatives le constituant, font fréquemment l’objet de conventions. Ainsi, l’on peut en déduire que l’on assiste à une contractualisation du droit moral. Toutefois celle-ci ne s’opérera que de manière indirecte, soit à l’occasion d’une cession des droits patrimoniaux de l’auteur ou à l’occasion de la vente du support de l’œuvre ; soit par application du droit commun des contrats.

    Nouha Sehil, Montages contractuels : qualification, enjeux et perspectives, contribution à l'analyse en droit privé et en droit public, thèse soutenue en 2014 à AixMarseille sous la direction de Jean-Claude Ricci et Emmanuel Putman, membres du jury : Vincent Égéa  

    Issu de la pratique, le phénomène des montages contractuels est devenu une réalité quotidienne de la vie des affaires, des relations de travail, voire du droit économique. La question se pose alors de sa réception par le droit positif. Absent du vocabulaire juridique, le montage est un concept à définir. D'un point de vue théorique, il représente une articulation d'un ensemble d'actes ou d'opérations en vue d'une finalité propre. Cependant, il est loin de refléter une réalité uniforme. En droit privé, comme en droit public, il est une dialectique entre la norme et la pratique, voire entre la complexité et la complication, puisqu'il déroge au schéma classique du contrat simple, ce qui soulève la question de son insertion dans l'ordre contractuel. D'un point de vue pratique, il représente un phénomène pluridisciplinaire et diversifié qui ne saurait être dissocié des impératifs économiques. Une analyse des aspects financiers et fiscaux permet une meilleure compréhension de son caractère transversal. Mais, comme toute ingénierie, la jurisprudence et le législateur tendent à l'appréhender. Dans les montage mettant en présence des problématiques croisées de droit public et privé, la mise en place des solutions contractuelles relatives au financement privé d'équipements publics,telles que les formules de partenariat public-privé de prestations (CP, BEA, AOT), les délégations de service public (concessions, régie intéressée, affermage) ou encore les concessions de travaux, est indispensable. De même, en matière de promotion immobilière, ces solutions doivent permettre une externalisation de la maîtrise d'ouvrage technique des opérations de construction (VEFA, lease-back, contrats de promotion immobilière).

    Gregory Roca, La vie privée et familiale du majeur protégé, thèse soutenue en 2013 à AixMarseille sous la direction de Emmanuel Putman, membres du jury : Vincent Égéa (Rapp.), Sophie Lambert  

    Longtemps délaissé par les différents législateurs européens, le droit des incapacités fait l'objet d'une toute nouvelle attention depuis la fin des années 1990. Sous l'influence du Conseil de l'Europe, la France a entrepris des réformes qui se veulent davantage humanistes. Ces nouveaux textes doivent permettre de protéger les personnes les plus vulnérables tout en garantissant l'exercice de leur droit au respect de la vie privée et familiale. Ce double objectif peut sembler à la fois utopique et contradictoire, puisque toutes les mesures de protection entrainent des restrictions de la capacité et ont donc des répercutions sur les décisions les plus intimes du majeur protégé.Pourtant, que ce dernier vive dans la cité ou qu'il soit accueilli en établissement sanitaire ou social, la loi semble parvenir à un équilibre. Celui-ci résulte d'une place toute particulière accordée à la capacité naturelle, à la volonté mais également à l'autonomie de l'intéressé.Le système n'est toutefois pas parfait. Parfois, le législateur n'a pas eu l'audace d'aller au bout de sa démarche et maintient des incapacités de principe dans les domaines les plus intimes de la vie privée du protégé. D'autres fois, au contraire, il est allé trop loin, sacrifiant la protection sur l'autel de l'autonomie. Des améliorations sont donc nécessaires. À cette fin, il est possible d'envisager la suppression de ces dernières incapacités et de les remplacer par un dispositif de protection s'adaptant au degré d'inaptitude de l'intéressé. Il est également possible d'imaginer une généralisation de l'assistance, mécanisme idoine lorsque les décisions sont particulièrement liées à la personne.

  • Carine Doganis, Arbitrage et droit public : vers un droit public de l'arbitrage, thèse soutenue en 2022 à Paris 1 sous la direction de Sophie Nicinski et Thomas Clay, membres du jury : Gilles Pellissier  

    Il est aussi rarement question d'arbitrage en droit public que de droit public en arbitrage. Les interactions entre arbitrage et droit public, telles qu'elles se manifestent dans le contentieux public de l'arbitrage, constituent le terrain de recherche de la présente thèse de doctorat dont la méthodologie est construite autour de la dialectique du droit positif et du droit prospectif, comme du droit processuel et du droit substantiel. Il en ressort l'esquisse d'un "droit public (prospectif) de l’arbitrage" qui s'imbrique au "droit privé (positif) de l'arbitrage". D'un côté, l'arbitrage est revisité à travers des propositions innovantes : de l'abrogation de l'inarbitrabilité en droit public sous la forme d'une expérimentation législative à une "codification prospective" révisant les dispositions législatives afférentes à l'arbitrage ; de l'instauration d'une "obligation de loyauté post-contractuelle" à l'"exequatur d'office" des sentences arbitrales dans "l'intérêt d'une bonne exécution des décisions de justice". D’un autre côté, l'exorbitance du droit public est repensée, notamment à partir de "critères téléologiques" : plutôt que d'être circonscrite aux seuls critères organiques, la personnalité morale de droit public est redéfinie en fonction de critères d'influence ; sans être uniquement envisagés sous l'angle de critères matériels, les contrats publics sont réexaminés à l'aune d'une "définition prospective" du "contrat visant des intérêts publics". Il s'ensuit une approche renouvelée du droit public, comme de l'arbitrage. A un raisonnement sur l'intérêt dit "général" se substituent ainsi des "considérations d'intérêts publics" - des "intérêts publics étatiques" aux "intérêts publics globaux" - ayant trait au commerce international tout autant qu'aux finances publiques, intégrant également des "considérations d'opportunité", voire de "convenance", ce qui invite à une régulation dans le cadre d'un "ordre public des affaires". Il en résulte un office renouvelé du juge administratif - juge de l'annulation, juge de l'exequatur, juge de l'exécution des sentences arbitrales - comme juge des "conflits d'intérêts publics" au sens de la "priorisation d'intérêts publics". D’où la préconisation de "synergies inter-juridictionnelles" renforcées au sein d’un "partenariat global de justice" associant, entre autres, magistrats, arbitres, avocats, experts, sous l'égide, permanente ou ad hoc, de ce qui aurait vocation à devenir un "Tribunal des conflits d'intérêts" - plutôt que de demeurer un Tribunal des conflits de compétences - dans un rôle pivot inédit de facilitation et d'appui à l'arbitrage. [Les expressions entre guillemets correspondent à des notions proposées par l'auteur]

    Pierre Capelle, L'arbitrage collectif, thèse soutenue en 2021 à université ParisSaclay sous la direction de Thomas Clay et Sandrine Clavel, membres du jury : Maximin de Fontmichel (Rapp.), Soraya Amrani-Mekki  

    Situé aux confins de plusieurs matières, l'arbitrage collectif est un inattendu mariage des genres. Baigné dans l'actualité de l'introduction et du développement des actions de groupe en droit français, le sujet de l'arbitrage collectif réinterroge l'ensemble des caractéristiques de l'arbitrage. L'arbitrage est-il, peut-il et/ou doit-il devenir le réceptacle de tout ou partie des recours collectifs tant en matière interne qu'en matière internationale ? Pour répondre à ces premières questions, il faut déterminer en premier lieu si l'arbitrage collectif existe et sous quelle(s) forme(s) avant d'envisager en second lieu l'opportunité voire la nécessité de son développement dans les matières interne et internationale. Enfin, c'est la question de la mise en oeuvre qui se pose et des aménagements qu'elle suppose, en amont à l'étape de la convention d'arbitrage, et en aval à l'étape du procès arbitral, pour répondre aux difficultés intrinsèques et extrinsèques que susciterait l'arbitrage collectif.

    Maxime Panhard, Arbitrage international et garanties de passif, thèse soutenue en 2019 à Paris 1 sous la direction de Bruno Dondero, membres du jury : Marie-Laure Coquelet (Rapp.), Maximin de Fontmichel  

    L’arbitrage est devenu la règle dans les opérations du commerce international. Si les cessions de droits sociaux n’échappent pas à ce phénomène, il subsistait encore en droit français quelques complications qui ont été écartées au fil des réformes et de l’évolution de la jurisprudence sur les deux dernières décennies. Par ailleurs, la pratique a poursuivi son évolution, que ce soit du point de vue de l’arbitrage international ou de l’harmonisation qui s’opère entre les pratiques propres aux opérations de cessions de droits sociaux. Or, les garanties de passif concentrent une majeure partie des litiges post-acquisition, et révèlent de nombreuses particularités techniques. L’évolution favorable à la rencontre entre arbitrage international et garantie de passif en fait donc un sujet d’étude pertinent, aussi bien au regard de son utilité pratique, que des enseignements à tirer sur l’évolution des solutions de droit français. Cette thèse vise ainsi à étudier les particularités de cette rencontre, notamment compte tenu des spécificités techniques, parfois propres au droit français, qui s’attachent aux garanties de passif, et du contexte unique de l’arbitrage international. Les conclusions tirées s’attachent à la pratique du droit français d’abord, en dégageant la pertinence du choix de l’arbitrage pour les contrats de garantie de passif tout en prévoyant les conséquences et éventuels écueils d’une telle rencontre. Elles permettent également d’apporter des éléments aux sujets propres à l’arbitrage international.

    Arooj Zafar, De la contrainte économique : Essai d'une théorie générale de la contrainte économique en droit économique, thèse soutenue en 2018 à Montpellier sous la direction de Malo Depincé, membres du jury : Anne Danis-Fatôme (Rapp.), Daniel Mainguy  

    La contrainte économique fait l’objet en Droit d’une forte contradiction. Elle est très présente dans les relations contractuelles et à l’aune des relations contractuelles. Toutefois, la notion de contrainte économique n’a jamais été définie et il n’existe pas de régime propre à cette notion. De même, elle est traitée indirectement par de nombreux régimes mais ces régimes sont en pratique peu sollicités et lorsqu’ils sont appliqués, ils sont très décevants. Aussi, la contrainte économique est une problématique récurrente en Droit mais elle reste encore aujourd’hui une énigme pour la communauté juridique. Malgré l’inflation législative, son traitement reste un échec. La présente étude a pour objectif de comprendre et d’exposer les raisons de cet échec afin d’y apporter les aménagements nécessaires pour un traitement cohérent et efficace des situations de contrainte économique. L’analyse transversale des différents régimes connaissant indirectement de ces situations met en exergue les particularités et les incohérences du traitement et notamment l’impact négatif du particularisme des droits spéciaux sur le traitement de la contrainte économique. Les enseignements tirés de cette analyse dictent la nécessité d'un régime commun à la notion de contrainte économique et imposent de plaider pour une généralisation du traitement de ces situations.

    Tarek Haji Kasem, Les pouvoirs de l'arbitre en droit français et en droits syrien et égyptien, thèse soutenue en 2018 à Paris 1 sous la direction de Philippe Delebecque, membres du jury : Sandrine Clavel (Rapp.), Julie Clavel  

    Dans l’exercice de sa mission, l’arbitre se voit tantôt doté de pouvoirs analogues à ceux du juge étatique, tantôt de pouvoirs spécifiques, ou encore dépourvu de certains pouvoirs propres au juge. Ce triptyque résulte de la nature spécifique de la justice arbitrale. L’origine conventionnelle de l’institution retentit sur les pouvoirs de l’arbitre. Elle peut les étendre, mais également les restreindre. De même, l’aspect juridictionnel pose des limites aux pouvoirs de l’arbitre dans l’accomplissement de sa mission. Ce constant ne saurait pourtant signifier que les solutions relatives aux pouvoirs de l’arbitre sont toujours identiques en droit comparé. En effet, ces solutions dépendent largement des manières de concevoir le phénomène arbitral. Ainsi, étant donné que l’arbitrage est conçu en France comme un phénomène transnational, l’arbitre est autonome par rapport à tout ordre juridique. Par conséquent, il peut conduire la procédure et régler le fond du litige conformément aux règles qu’il estime appropriées. En revanche, les droits syrien et égyptien sont encore loin de cette représentation de l’arbitrage international. Selon ces droits, le siège de l’arbitrage se voit conférer un statut privilégié faisant un obstacle à la reconnaissance d’une autonomie suffisante au profit de l’arbitre.

    Jessica Saurat, L'arbre et le droit, thèse soutenue en 2017 à Montpellier sous la direction de Malo Depincé, membres du jury : Didier Krajeski (Rapp.), Olivier Sautel  

    L’arbre est un objet de droit particulier en raison de l’importance qu’il revêt à la fois pour l’environnement, l’économie et la qualité de vie. Il se trouve ainsi au carrefour de divers droits : droit de l’environnement, forestier, rural, de l’urbanisme, civil, fiscal, européen et international… Il est dès lors appréhendé de façon différente selon son lieu de situation mais également de la qualité de son propriétaire (personne privée ou personne publique). Alors qu’il est reconnu comme appartenant au patrimoine commun de la nation, les possibilités de protection qu’offre le droit applicable en France manque globalement d’efficacité et de réalisme. Pour palier cette situation, il est envisagé de doter la reconnaissance de l’appartenance de l’arbre au patrimoine commun de la nation de conséquences juridiques contraignantes et par là même de le doter d’un statut qui transcende le droit de propriété et les différentes branches du droit.

    Iskander Chabbi, La mondialisation du Droit de l’arbitrage : la contribution de la loi-type de la CNUDCI, thèse soutenue en 2017 à Université Côte dAzur ComUE sous la direction de Jean-Baptiste Racine et Lotfi Chedly, membres du jury : Samir Bostanji (Rapp.), Jean-Michel Jacquet  

    Le commerce international a connu une expansion remarquable dans le monde depuis quelques décennies. Or, face au caractère inadapté de la justice étatique à résoudre les litiges inhérents à cette activité qui transcende les limites géographiques, il fallait nécessairement concevoir un mode juridictionnel adéquat, qui soit à même de régir ces litiges en vue de respecter l’impératif de célérité, principe gouvernant toutes les relations commerciales. C’est ainsi que l’arbitrage, en tant que mode privé de règlement de certaines catégories de litiges par un tribunal arbitral auquel les parties confient la mission de les juger, en vertu d’une convention d’arbitrage, a posé un jalon significatif, en se manifestant comme le mode normal de règlement des litiges inhérents au commerce international. Et c’est précisément la prééminence de l’arbitrage en la matière qui a fait qu’une grande importance a été accordée à sa réglementation juridique par les Nations Unies. Dans ce cadre, la Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial International (CNUDCI) fut investie de la mission d’élaborer une loi-type pour l’arbitrage commercial international, qui puisse représenter un mode souple d’harmonisation internationale du Droit de l’arbitrage. Cette loi a vu le jour en 1985 et fut amendée en 2006. L’objectif de cette thèse consiste à déterminer la portée précise de la contribution de la loi-type de la CNUDCI à la mondialisation du Droit de l’arbitrage et à proposer des perspectives d’évolution pour ladite loi en vue d’une mondialisation plus efficiente du Droit de l’arbitrage.

    Jalila Bachri, Le développement durable : Contribution à l'étude de la réception positive d'un concept naturaliste, thèse soutenue en 2016 à Montpellier sous la direction de Emmanuel Terrier et Malo Depincé, membres du jury : Frédéric Leclerc (Rapp.)  

    La réception plurielle du développement durable interpelle et interroge. Malléable, il fédère les différents acteurs de la société qui l’utilisent à différentes fins, traduisant ainsi la difficulté de la définition de sa nature juridique. Est-il un droit contraignant impliquant des obligations ? Au moyen de quel mécanisme peut-il être respecté ? A partir de ces interrogations, se dessine tout l’intérêt juridique devant être porté au développement durable. Du point de vue académique, il nous permet de concilier la philosophie naturaliste du droit avec sa traduction dans l’ordre juridique. Décloisonnant les branches du droit, il crée des interactions entre les différents foyers normatifs dans un ordre qui apparaît sous la forme d’un réseau. De par cette circulation, le développement durable se présente comme une force créatrice de droits à travers lesquels il tend à devenir un droit objectif. Du point de vue humain, il reconnaît la possibilité de croire à un avenir pour notre postérité. Au-delà, il se présente comme un droit du vivant promis à évoluer de génération en génération, constituant déjà en lui-même l’expression du patrimoine dont nous héritons de nos ancêtres et destiné au futur.

    Flora Donaud, Les acteurs du procès civil en contrefaçon, thèse soutenue en 2016 à Université ParisSaclay ComUE sous la direction de Valérie-Laure Benabou, membres du jury : Jean-Pierre Clavier (Rapp.), Célia Zolynski  

    De toutes les judiciarisations, le procès civil en contrefaçon est l’un de ceux qui durant ces dernières années a pris le plus d’ampleur, car au-delà de l’atteinte que le fléau de la contrefaçon porte aux monopoles d’exploitation, il rejaillit aussi sur tous les secteurs de notre économie, à savoir les emplois, la santé, la sécurité des consommateurs ou bien encore l’investissement. C’est par l’analyse du rôle que les acteurs ont à tenir dans le procès civil en contrefaçon, que l’on se propose d’étudier la singularité de ce procès au regard du droit commun procédural et d’envisager une possible théorie du procès civil en contrefaçon. Les recherches s’attachent alors à effectuer, tout d’abord, une analyse approfondie de la charge des parties dans le procès civil en contrefaçon ; l’enjeu est de mettre ici en évidence le pouvoir particulier d’impulsion des parties en identifiant les facteurs de divergence ou d’unité de la matière. Parallèlement à l’examen de ce pouvoir d’initiative, il s’agit aussi de mettre l’accent sur les mesures auxiliaires originales, telles que la saisie-contrefaçon ou la retenue en douane ouvertes aux parties afin de leur permettre de mieux prouver ou de mieux anticiper le procès au fond, sans forcément rompre l’équilibre procédural des droits entre les parties. Le sujet nous emmène, ensuite, à mettre à jour l’office du juge dans le procès civil en contrefaçon. Assurément, après que la préparation et l’initiative de l’instance en contrefaçon aient été laissées à la diligence des parties, c’est en effet au juge étatique qu’il appartient de « prendre la main » sur le procès et il convient alors d’étudier sa compétence dérogatoire en matière de contrefaçon, compétence qui se révèle tantôt concentrée, tantôt éclatée en cas de conflit de juridictions, tantôt concurrencée aussi par un juge « privé ». La réflexion conduit in fine à rechercher si le pouvoir qu’a le juge de trancher le litige, en allouant des dommages et intérêts ou en réintégrant la victime dans l’intégralité de son droit de propriété, témoigne ou non de la nature hybride des droits de propriété intellectuelle dépassant la simple sphère privative pour rejoindre une autre dimension plus largement collective. Telles sont les pistes de réflexion menant à l’édification d’un régime commun procédural.

    Sherif Elatafy, La responsabilité des centres d'arbitrage, thèse soutenue en 2016 à Lyon sous la direction de Cyril Nourissat, membres du jury : Emmanuel Jolivet (Rapp.), Ali Bencheneb et Malik Laazouzi    

    Les litigants sollicitent les centres d’arbitrage pour diriger l’arbitrage dans toutes ses phases afin de donner une garantie supplémentaire qui assure la validité de la sentence arbitrale. Compte tenu du rôle important que les centres d’arbitrage jouent pendant l’instance arbitrale, les litigants mécontents de la sentence arbitrale ou du jugement annulant la sentence tentent d’engager la responsabilité du centre d’arbitrage dès lors qu’il a surveillé, dirigé et participé au rendu de la sentence.De plus en plus la responsabilité des centres d’arbitrage est mise en cause devant les juridictions étatiques différentes, les fonctions et les pouvoirs exercés par les centres d’arbitrage ainsi que le régime de responsabilité leur est applicable font l’objet d’une attention critique de la part de la doctrine dans plusieurs systèmes juridiques. On s’interroge sur l’origine des rapports qui lient les centres d’arbitrage aux autres acteurs de l’arbitrage, sur les obligations et les pouvoirs conférés aux centres d’arbitrage, et sur les fonctions exercées par les centres d’arbitrage pour établir enfin un régime de responsabilité homogène et pertinent à l’égard des fonctions exercées par les centres d’arbitrage qui a une vocation à s’appliquer dans la majorité des systèmes juridiques

    Gaëtan Grach, L'unité des contrats privés et des contrats publics, thèse soutenue en 2014 à AixMarseille sous la direction de Laure Merland et François Lichère, membres du jury : Frédéric Lombard (Rapp.), Hervé Lécuyer  

    La recherche d'une unité entre les contrats privés et les publics revient à vouloir démontrer l'existence d'un socle, d'un droit commun aux contrats privés et aux contrats publics au stade de leur formation. Cependant, si l'unité des éléments essentiels du contrat peut se révéler imparfaite entre le droit privé et le public, deux notions peuvent apporter une cohérence au phénomène juridique d'unité des contrats : la notion générale de contrat en sa qualité de principe fondateur du phénomène d'unité permet la recherche d'une définition unitaire du contrat dont l'expression est la notion de consentement ; alors que les notions d'objet et de cause se révèlent être des instruments d'identification principal et accessoire du phénomène d'unité des contrats. Ainsi, s'il existe une multitude de contrats, il n'existe qu'une notion de contrat. S'il existe une infinité d'objet, de cause et de moyen de consentir, il n'existe qu'une notion d'objet, de cause et de consentement. L'unité des contrats privés et des contrats publics est cela : la réduction d'une pluralité de notions à une notion-cadre fondamentale, la notion de contrat.

    Deborah Klifa, La pratique contractuelle des prestataires de services d'investissement confrontée à l'ordre public, thèse soutenue en 2014 à AixMarseille sous la direction de Bastien Brignon, membres du jury : Christine Lebel (Rapp.), Thierry Granier et David Vatel  

    La pratique contractuelle des prestataires de services d'investissements s'illustre tant à l'occasion de la fourniture des services d'investissement que lors de montage contractuel issu de la pratique. L'objet de cette étude est de cerner quelles sont les nouvelles règles d'ordre public susceptibles de mettre à mal la sécurité juridique des PSI à l'occasion de cette pratique contractuelle.

    Sarah Fadila Babahacene, L'après contrat de distribution, thèse soutenue en 2014 à Montpellier 1 sous la direction de Daniel Mainguy, membres du jury : Éric Wenzel et Guillaume Zambrano  

    Le contrat de distribution entité juridique dynamique, est régi au moment de sa formation par une construction légale et jurisprudentielle portant sur l'avant-contrat, et lors de son exécution par les dispositions du Code civil, du Code de commerce et des règles du droit de la concurrence. La question se pose cependant de ce qui le gouverne au-delà de son terme. Cette période particulière est nommée l'après-contrat de distribution. Peu importe la raison de son extinction, le contrat de distribution ainsi terminé, il faudra s'interroger sur la nature des règles applicables aux rapports post-contractuels entre ex-contractants. Aujourd'hui le droit commun des contrats ne suffit plus pour la liquidation du passé contractuel entre distributeur et fournisseur, un autre droit émerge influencé d'une part, par l'économie et de l'autre, par l'internationalisation du contrat de distribution impliquant l'inspiration des droits étrangers, du droit communautaire et international, mais également, des nombreux projets de réforme du droit des obligations à différents niveaux. Toutes ces réflexions permettront d'établir une approche plus pratique du régime des règles applicables à cette période complexe de l'après contrat de distribution.

    Mehdi Mezouar, L'analyse en droit comparé, français italien, des méthodes de lutte contre l'évasion fiscale internationale pratiquée par les grandes entreprises via les prix de transfert, thèse soutenue en 2014 à AixMarseille sous la direction de Gilles Mathieu et Vincenzo Barba, membres du jury : Massimo Proto (Rapp.), Philippe Bonfils  

    Le but de ma thèse est d'améliorer les conditions de lutte contre la manipulation des prix de transfert en instaurant des dispositifs légaux qui tiennent comptes de la réalité économique des entreprises d'un même groupe. Le commerce intragroupe représente 60% du commerce mondial, il est donc essentiel d'obliger les groupes multinationaux ainsi que les différentes administrations notamment européennes à un dialogue constructif en vue de sécuriser les finances publiques de chaque Etat mais également la fiscalité des ces sociétés en leurs évitant ainsi d'éventuels rehaussement et en écartant la problématique de la double imposition. Pour ce faire notre analyse s'est portée en 1ère lieu sur la valeur des biens et services ou comment quantifier cette valeur conformément à notre conception économique libérale. Puis nous avons apporté un regard critique sur la théorie et la pratique du droit fiscal en la matière en adoptant une approche comparée entre la France et l'Italie. Le but étant d'améliorer l'existant et de créer de nouveaux moyens tel l'Accord Préalable Européen sur les Prix de Transfert qui imposeraient à nos Etats Membres d'aboutir à une entente quant au traitement fiscal à pratiquer sur les prix de transfert au sein d'un groupe situé sur le sol européen. Puis afin de renforcer l'effectivité des rectifications fiscales des groupes multinationaux nous proposons la mise en place de l'Agence Européenne de la Vérification Fiscale (AEVF) qui jouirait d'une certaine autonomie et dont la fonction serait d'effectuer des vérifications sur les plus grands groupes situés en Europe et de proposer une rectification commune solutionnant ainsi le problème de la double imposition.

    Aimé Clotaire Magambou, Réflexions sur les qualités opératoires d’une notion d’intégrité financière dans les missions du Compliance officer français, thèse soutenue en 2014 à AixMarseille sous la direction de Gilles Mathieu, membres du jury : Marie-Christine Sordino (Rapp.), Philippe Bonfils  

    Il est une idée généralement admise consistant à dire que la fonction de Compliance officer est conçue autour d'une obligation de moyen, négative pour la fonction. Nos travaux nous ont amenés à conclure de la nécessité de poser une notion d'intégrité financière dont la définition réponde également aux exigences des missions du Compliance officer. il s'agit ainsi d'envisager les outils techniques et juridiques inhérents au poste de Compliance officer. Ces outils trouvent leur fondement logique dans la notion d'intégrité financière, à l'issue d'un examen clinique du poste de Compliance officer. La nécessité d'une notion qui soit fonctionnelle amène à retenir que l'intégrité financière consiste en la protection de la circulation légitime de la monnaie et des obligations monétaires. Les réflexions autour de cette notion d'intégrité financière permettent d'isoler une notion d'intégrité qui est opératoire dans la lutte contre la criminalité financière. Ainsi, au même titre qu'il y a dans les sciences criminelles un champ d'étude consacré à l'intégrité physique ou morale de la personne, il était souhaitable que fût identifié un champ d'étude consacré à la circulation de la monnaie. La conséquence d'une telle approche consiste en la reformulation des besoins des institutions impliquées dans la lutte contre la criminalité financière et à une redéfinition de l'offre de formation universitaire sur cette thématique.

    Ann-maël Goulvestre, La RFID et le droit, thèse soutenue en 2013 à AixMarseille sous la direction de Hervé Isar et Jean Frayssinet, membres du jury : Nathalie Mallet-Poujol (Rapp.), Pierre Paradinas et Claude Tételin  

    L'acronyme anglais RFID « Radio Frequency Identification » désigne en français l'identification par radiofréquence, une technologie qui permet d'identifier et de localiser sans contact des objets ou des personnes grâce à une micro-puce qui dialogue par ondes radio avec un lecteur, sur des distances allant de quelques centimètres à une dizaine de mètres. Déjà présente dans notre quotidien, via les cartes d'accès à certains bâtiments notamment, la RFID est appelée à se développer de manière exponentielle dans les années à venir pour concrétiser à terme le futur Internet des objets.À l'instar de toute innovation technologique, la RFID nécessite un environnement juridique pour pouvoir s'épanouir à la fois économiquement et socialement. C'est pourquoi la présente étude se propose d'exposer les diverses problématiques juridiques afférentes à la RFID. Pour assurer le succès d'une technologie émergente, il est nécessaire que les individus aient confiance en elle, sans quoi le marché ne pourra pas démarrer. Afin de générer cette confiance, la sécurité est primordiale, avant tout d'un point de vue technique mais également sur le plan juridique.L'objectif de cette thèse sera d'étudier le cadre juridique applicable à la technologie RFID, à la fois du point de vue de son contenant, le système, et de son contenu, les données. Quels sont les défis juridiques soulevés par cette technologie ? Existe-t-il des textes applicables à la RFID, et quels sont-ils ? Comment le juriste intègre-t-il cette technologie émergente au cadre juridique existant ? La réflexion est menée afin d'apprécier la nature des rapports entretenus entre la RFID et le droit, et leur éventuelle perfectibilité.

    Tala Zein, L’exclusion de l’associé : étude comparée du droit français et du droit libanais, thèse soutenue en 2013 à AixMarseille sous la direction de Gérard Blanc et Georges Naffah, membres du jury : Safaa Mougharbel  

    Cette acception n'est plus vraie puisque le droit français montre une consécration plus importante de l'exclusion d'un associé. C'est en raison de l'utilité que peut présenter ce procédé qu'il y a eu une multiplication des cas d'exclusion depuis le XXe siècle. Cette multiplication a pour objectif principal de préserver l'intérêt de la société ou de l'entreprise, et de sanctionner l'associé fautif. Cependant, son utilité n'a pas pu fonder une généralisation d'un droit d'exclusion en droit des sociétés. Jusqu'ici, l'exclusion unilatérale demeure une hypothèse rejetée.En effet, la généralisation du droit d'exclusion se heurte à d'importants risques d'exercice arbitraire des gérants ou des organes de société. C'est donc au niveau de la mise en œuvre de l'exclusion que se fondent les hésitations concernant la validation de l'exclusion comme technique ordinaire et utile, indépendamment de toute clause ou texte légal. Notre présente étude met l'accent sur l'utilité de l'exclusion dans ses deux formes validées par le législateur (imposée et acceptée), ainsi que sur les failles dans les règles régissant la mise en œuvre de ces formes d'exclusion. La mise en œuvre de l'exclusion est une question qui préoccupe toujours la jurisprudence et la doctrine.

    Chams Mellouli, Le droit de la distribution en Tunisie, thèse soutenue en 2013 à Montpellier 1 sous la direction de Jean-Louis Respaud, membres du jury : Éric Wenzel (Rapp.), Daniel Mainguy  

    Les relations de distribution sont soumises à différentes contraintes juridiques. Ces contraintes relèvent plus spécialement du droit des contrats et du droit de la concurrence. D'autres matières juridiques, tel le droit du travail ou encore le droit des sociétés, peuvent être concernées. La technique contractuelle permet de répondre et satisfaire à ces contraintes. L'expérience européenne, et en particulier française, a permis de révéler des formules contractuelles identifiables ; il s'agit du contrat de franchise, de concession, de distribution agréée ou sélective et également des contrats de regroupement entre distributeurs. Ces formes particulières d'accords de distribution s'agrègent à des formules plus générales, tel la vente, le mandat, la commission ainsi qu'à des techniques contractuelles tel le contrat-cadre. L'objet de la thèse est d'apprécier la transposition de ces formules de contrats et techniques contractuelles en droit tunisien. L'étude des règles régissant les contrats de la distribution et les rapports entre les différents intervenants, permettra de systématiser un droit de la distribution en Tunisie.

    Kelly Pizarro Bomfim, La mission des institutions d'arbitrage, thèse soutenue en 2012 à AixMarseille sous la direction de Laura Weiller, membres du jury : Jean-Baptiste Racine (Rapp.), Emmanuel Putman  

    Appelées à administrer le déroulement de l'arbitrage dans toutes ses phases, depuis la mise en place du tribunal arbitral jusqu'au prononcé de la sentence arbitrale, les institutions d'arbitrage n'interviennent dans la procédure d'arbitrage que pour permettre aux parties d'obtenir un règlement efficace de leur litige. Elles préviennent et règlent les difficultés susceptibles d'y faire obstacle en adoptant toute une série de mesures (comme la désignation, le remplacement ou la récusation de l'arbitre) contenues dans leur règlement d'arbitrage qui facilitent grandement l'exercice de leurs diverses fonctions qui sont : de garantir aux parties que les tribunaux arbitraux puissent être effectivement désignés, d'assurer la police de l'instance arbitrale et de contrôler le projet de sentence arbitrale.De plus en plus contestées devant les tribunaux, les mesures ou initiatives prises par les institutions d'arbitrage font l'objet d'une attention critique de la part de la doctrine. On s'interroge sur la nature et l'étendue de leur mission, sur les pouvoirs des institutions et leurs frontières, sur la qualification de leurs rapports avec les parties, et sur ce qui arrive quand ces frontières sont dépassées ?A ces questions régulièrement posées devant le juge étatique, quand il se trouve saisi de demandes mettant directement et personnellement en cause les institutions permanentes d'arbitrage et la manière dont elles ont exercé ou exercent leurs fonctions, la présente thèse entend apporter des réponses et définir la mission des institutions d'arbitrage

  • Guillaume Sansone, Les sanctions en procédure civile, thèse soutenue en 2019 à AixMarseille sous la direction de Emmanuel Putman, membres du jury : Cécile Chainais (Rapp.), Yves Strickler (Rapp.), Christophe Albiges et Vincent Égéa    

    Irrecevabilité, nullités, caducité, péremption, radiations, etc. Les sanctions procédurales sont multiples. Elles menacent les acteurs du procès civil. Si ces menaces sont certaines, leurs contours le sont moins. Le Code de procédure civile paraît offrir un droit des sanctions ordonné dans lequel leur utilisation s’opère de manière harmonieuse. Malheureusement, cette affirmation ne résiste pas à l’épreuve de la pratique. Dans la détermination et le prononcé des sanctions, des imperfections techniques se révèlent. Cette étude a tenté d’en proposer un état des lieux. Au lieu de s’employer à effacer ces imperfections, le législateur et la jurisprudence se sont contentés d’utiliser les sanctions comme autant d’outils au service de la réalisation d’objectifs de politique judiciaire. En réalité, cette politique d’instrumentalisation des sanctions cache difficilement la véritable ambition de l’auteur de la norme : la réduction du contentieux. En cela, il contredit la conception de la procédure civile entendue comme un droit servant la réalisation des droits privés. Cette méthode dénoncée, il a fallu en proposer une nouvelle, plus respectueuse de l’œuvre de justice. Pour qu’elle puisse produire pleinement ses effets, il fallait l’accompagner d’une typologie repensée, typologie dans laquelle les imperfections constatées ont été, dans la mesure du possible, corrigées. Le problème de l’erreur de procédure est trop souvent réduit à la question de savoir comment elle doit être sanctionnée. Prononcer ou éviter la sanction telle est la question décisive. Pour y répondre, il a fallu reconsidérer les dispositions qui régissent l’application de la sanction

    Oumar Bah, L'efficacité de l'arbitrage OHADA : le rôle du juge étatique, thèse soutenue en 2019 à Bourgogne FrancheComté sous la direction de Filali Osman, membres du jury : Gérard Ngoumtsa Anou (Rapp.), Cyril Nourissat (Rapp.), Éric Loquin  

    L’espace de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires est un terrain propice à la collaboration entre le juge étatique et l’arbitre. Cependant, si dans l’arbitrage spécifique de la CCJA il revient au juge communautaire la charge d’administrer la procédure et d’assurer le service après-vente durant la phase post-arbitrale, la détermination du juge étatique à l’arbitrage de droit commun est une opération complexe. En effet, le flou lexical entourant l’expression générique désignant le juge national, entraîne un morcellement de son champ de compétence. Selon que l’on se trouve dans la phase préparatoire à l’arbitrage ou durant la phase arbitrale et post-arbitrale, le juge national n’est pas toujours le même. Suivant l’organisation judiciaire propre à chacun des États parties, il pourra s’agir des juridictions d’instances dans le cadre d’une compétence exclusive ou des juridictions d’appels dans le cadre d’une compétence partagée avec les juridictions d’instances avant tout pourvoi en cassation devant la CCJA. Cela dit, qu’il s’agisse de l’arbitrage spécifique de la CCJA ou de l’arbitrage de droit commun, le juge étatique joue d’abord un rôle d’assistance en cas de difficultés. Pour ce faire, il aide les parties et les arbitres lors de la constitution du tribunal arbitral, l’administration des pièces et la prorogation délai de l’arbitrage. De même, si les parties en expriment le besoin, le juge étatique octroie des mesures provisoires ou conservatoires en cas d’urgence. Enfin, lorsque l’arbitre prononce la sentence, il reviendra encore au juge étatique le soin de veiller à son exequatur effectif après l’épuisement des voies de recours devant son office.

    Song Bai, L'unification des régimes de responsabilité civile en matière de pollution marine, thèse soutenue en 2016 à AixMarseille sous la direction de Cyril Bloch, membres du jury : Arnaud Montas (Rapp.), Philippe Delebecque  

    Depuis le sinistre du pétrolier Torrey Canyon, l'OMI a élaboré les Conventions CLC, SNPD et hydrocarbure. Celles-ci ont mis en place les régimes d'indemnisation des dommages par pollution causés par les navires. Les victimes de la pollution peuvent agir en responsabilité contre le propriétaire du navire ou directement contre l'assureur du propriétaire du navire pour les dommages par pollution (y compris les frais de nettoyage). Selon ces conventions internationales, le propriétaire du navire est en droit de limiter sa responsabilité dont l'indemnité est calculée en fonction du tonnage du navire en cause. De plus, le fonds FIPOL, créé par la convention portant création du fonds FIPOL, prend le relais de la convention CLC lorsque l'indemnité dépasse la limitation de responsabilité prévue par cette dernière convention. Mais est-ce que ces conventions prévoient une indemnisation suffisante pour les dommages par pollution ? Et existe-t-il des conflits entre les conventions internationales ? Il est vrai que la plupart des pollutions marines de faible ampleur sont suffisamment indemnisées. Mais tel n'est pas le cas pour les pollutions majeures. De plus, les conventions CLC, SNPD et hydrocarbures de soute n'ont pas prévu des champs d'application identiques. C'est ainsi que ces conventions internationales sont susceptibles d'être en conflit dans le cas où la pollution est causée par les substances polluantes transportées par le navire et les hydrocarbures de soute du navire en cause. La présente thèse a pour objet de présenter les régimes internationaux de responsabilité civile du propriétaire du navire en matière de pollution marine et essaie de proposer une solution pour résoudre les conflits entre les conventions internationales

    Badreddine Amouri, L'action directe contre les clubs de protection et d'indemnité, thèse soutenue en 2016 à AixMarseille sous la direction de Cyril Bloch, membres du jury : Arnaud Montas (Rapp.), Philippe Delebecque  

    L'action directe contre les P&I clubs constitue l'une des principales problématiques du contentieux maritime. Relative à l'indemnisation des victimes par la voie assurantielle, l'action directe s'avère aujourd'hui impossible à mettre en œuvre contre ces institutions. En effet, les clubs de protection et d'indemnité, qui ont un fonctionnement mutualiste particulier ne laissent aucune place à l'indemnisation de la victime à travers l'action directe. Ce constat est conforté par le droit anglais qui régit le contrat d'assurance de ces institutions et qui valide l’opposabilité de la clause « pay to be paid » aux victimes. Cette impossibilité de mise en œuvre a été consacrée aux débuts des années 1990 par les juridictions anglaises, puis réaffirmée à travers le « third parties act » de 2010. Pourtant, l'organisation maritime internationale a entrepris ces dernières années, un travail d’unification de la responsabilité civile du propriétaire du navire en impliquant ces institutions dans le processus d’indemnisation à travers l’assurance obligatoire. En effet, les textes internationaux confèrent pour certains dommages assurés par les clubs de protection et d'indemnité, une action directe aux victimes, la superposant ainsi, à l'indemnisation par la voie de la responsabilité. L'OMI a été ainsi à l'initiative de la mutation de ces institutions. En dehors de l'assurance obligatoire imposée par les conventions internationales de l’OMI, la réhabilitation du mécanisme s’avère possible à travers la solution juridique que nous proposerons. L'action directe serait alors un mécanisme salvateur face au phénomène des « single ship companies »

    Sahar Boukaram, La protection des "parties faibles" dans le règlement "Rome I", thèse soutenue en 2015 à AixMarseille sous la direction de Gérard Blanc, membres du jury : Anne Sinay-Cytermann (Rapp.), Sabine Corneloup (Rapp.), Ali Bencheneb  

    Le « marché intérieur » est générateur de contrats internationaux intra et extra-européens. La multiplication de ces contrats nécessite un marché intérieur « espace de liberté, de sécurité et de justice ». Le règlement « Rome I », instrument de droit international privé communautaire, assure la liberté contractuelle et la sécurité juridique par l’élaboration de règles générales de conflit de lois. La volonté d’assurer la justice contractuelle a donné lieu pour sa part à l’élaboration de règles spéciales de conflit de lois, qui visent à protéger les contractants en situation de faiblesse sociale ou économique face à leur cocontractant partie forte. Le règlement « Rome I » a ainsi consacré des règles spéciales de conflit de lois protectrices des intérêts des travailleurs, des consommateurs, des passagers voyageant au départ ou à destination de leur pays de résidence, des preneurs d’assurance de risques de masse communautaires, ainsi que des distributeurs et des franchisés. Toutefois, le succès du marché intérieur impose de parvenir à établir un équilibre entre la justice contractuelle, la liberté contractuelle et la sécurité juridique, même dans le cadre des règles spéciales protectrices de conflit de lois. Cet équilibre ne peut être atteint que par des correctifs de proximité. Le correctif de proximité inséré dans le cadre des règles spéciales protectrices de conflit de lois participe non seulement à la fonction principale de la règle de conflit de droit, à savoir la désignation de la compétence du système juridique le plus étroitement lié au contrat, mais également à la création et au fonctionnement de ce marché intérieur espace de liberté, de sécurité et de justice

    Léa Amic, La loyauté dans les rapports de travail, thèse soutenue en 2014 à Avignon sous la direction de Franck Petit, membres du jury : Bernard Bossu (Rapp.), Arnaud Martinon (Rapp.), Valérie Bernaud  

    Quant à la loyauté, deux éléments particuliers interpellent. D’une part, la relative récence de son émergence dans l’édifice juridique, spécialement jurisprudentiel, contractuel et social, ainsi que la relative novation de ses applications dans le contrat, lequel était classiquement peu investi par le juge, et qui désormais s’inonde de diverses obligations de loyauté à charge des parties. D’autre part, c’est le caractère adapté, voire pertinent, presque affuté de ses commandements qui constitue finalement la première qualité de l’obligation et, pour le rapport de travail, relation déséquilibrée par excellence, la preuve de son utilité contractuelle. Des différences sensibles doivent être bien sûr observées selon qu’elle s’applique aux rapports collectifs ou individuels de travail. La loyauté appelle à cet égard un effort de conceptualisation qui nécessite de s’intéresser précisément à la notion sous l’angle de son émergence pour ensuite s’attacher efficacement à démontrer l’utilité de l’obligation