Guillaume Drouot, Alexandre Zabalza (dir.), Quel(s) statut(s) pour les biens communs ?, Dalloz et Lefebvre-Dalloz, 2024, Thèmes & commentaires, 159 p.
Chacun d'entre nous sait, ou en tout cas, croit savoir, ce que sont les "biens communs". Pourtant, quand on interroge le droit, les difficultés apparaissent : de quoi parle-t-on ? Que range-t-on derrière cette expression ? Les "biens communs" sont-ils une nouvelle catégorie juridique à mi-chemin entre les biens exclusifs et les choses communes ou une réminiscence du passé ? A cette première série de questions sur les contours de la notion s'en adjoint une seconde : quel(s) régime(s) juridique(s) faut-il leur réserver ? Ce sont ces problématiques, simples en apparence, reliant la notion et le régime, qui nous ont été interrogées durant deux années. Le cheminement sur le cas français d'une part, mais aussi sur la situation chez nos proches voisins, d'autre part, sont l'objet de cet ouvrage collectif.
Guillaume Drouot, Aurélie Bergeaud, Évelyne Bonis-Garçon, 150 ans de la faculté de droit de Bordeaux, quel héritage doctrinal ?, LGDJ, un savoir faire lextenso, 2021, 165 p.
Le 15 décembre 2020, la faculté de droit de Bordeaux fêtait les 150 ans de sa (re)création. Un tel anniversaire était l'occasion de revenir, avec humilité mais lucidité, sur les apports de certaines de ses grandes figures à la science juridique. Que penser, aujourd'hui, des théories développées en leur temps par Bonnecase, Derruppé, Duguit, Ellul, Hauser et Vizioz ? Leur héritage a-t-il été délaissé ou fructifié ? La démarche de l'ouvrage, foncièrement originale car consacrée à la mise en valeur (parfois critique) des idées de ces incontournables enseignants, suscitera l'intérêt de tous ceux qui, à la suite de Bergson, pensent que « pour soustraire notre intelligence aux passions et lui apprendre à se retrouver en autrui, il faut lui montrer que les doctrines les plus opposées en apparence ont un principe commun, qu'elles sortent les unes des autres par une évolution lente, que, le plus souvent, en s'emportant contre ce qu'on croit être l'opinion d'autrui, on condamne aussi la sienne, et que l'erreur même est source de vérité ». Puissent les étudiants trouver ici à la fois une introduction à la pensée de grands auteurs et une preuve que le droit dépasse la simple règle de droit, qu'il y est aussi question de visions personnelles et originales. Puisse également l'ensemble des juristes se ressourcer auprès de pensées à la fois exemplaires et vivifiantes.
Guillaume Drouot, Charles Bahurel, Elisabeth Botrel, Charles-Edouard Bucher, Marie-Laure Delfosse [et alii], Le droit processuel de la famille, Dalloz, 2020, Thèmes et commentaires
Guillaume Drouot, La rétroactivité de la jurisprudence: recherche sur la lutte contre l'insécurité juridique en droit civil, LGDJ-Lextenso, 2016, Bibliothèque de droit privé, 401 p.
"S'interroger sur la rétroactivité de la jurisprudence c'est, en réalité, se poser trois questions, lesquelles dictent les trois parties de la présente thèse. La jurisprudence est-elle véritablement rétroactive ? La réponse apportée est affirmative. Un détour nécessaire par la philosophie du droit a ainsi été effectué pour montrer que le juge créait des règles de droit. Pourquoi la jurisprudence est-elle rétroactive ? La réponse réside à la fois dans une explication technique et dans une explication juridique. Techniquement, la jurisprudence est rétroactive, car elle s'incorpore à la règle prétendument interprétée. Juridiquement, cette incorporation est justifiée par les rapports historiques noués entre la loi et la jurisprudence, par la prohibition des arrêts de règlement qui interdit au juge de poser une règle à la manière du législateur. Que faire pour remédier à l'insécurité juridique provoquée par cette rétroactivité ? Deux solutions seulement paraissent pleinement efficaces : soit permettre à la Cour de cassation de rendre des arrêts de règlement, soit introduire une sorte de référé législatif permettant à la Cour de cassation de demander au législateur de modifier directement la norme estimée inadaptée. C'est à une proposition de restauration du référé législatif qu'aboutit la présente thèse."
Guillaume Drouot, Claude Brenner, Pascale Deumier, Xavier Lagarde, Nicolas Molfessis [et alii], La rétroactivité de la jurisprudence. Recherche sur la lutte contre l'insécurité juridique en droit civil,, 2014, 409 p.
La rétroactivité étant un mode d’application d’une règle de droit dans le temps, il convient de se demander en premier lieu si le juge crée des règles de droit afin de savoir si la jurisprudence est rétroactive ou seulement déclarative. Pour répondre à cette interrogation, il a paru nécessaire de définir la règle de droit comme la règle ayant vocation à être utilisée par un juge pour trancher un litige. Puis, pour savoir si plus précisément le juge posait de telles règles de droit, il a été fait recours aux règles de reconnaissance de Hart, invitant à regarder l’attitude du législateur, du juge et du peuple pour voir si la jurisprudence était considérée comme source du droit. La réponse est affirmative en ce qui concerne celle de la Cour de cassation. Il devient alors nécessaire en deuxième lieu de s’interroger sur la cause de cette rétroactivité. La théorie naturaliste, soutenant que toute règle de droit est naturellement rétroactive, et la théorie mécaniste, expliquant la rétroactivité par la nécessité pour le juge d’appliquer la règle créée au litige qui lui est soumis, ont paru devoir être écartée. Le fondement de la rétroactivité serait la théorie de l’incorporation, dont l’application aux créations jurisprudentielles et aux changements d’interprétation serait justifiée par la prohibition des arrêts de règlement. Dès lors, et en troisième lieu, comment lutter contre l’insécurité juridique produite par la rétroactivité jurisprudentielle ? Deux solutions paraissent efficaces : soit permettre à la Cour de cassation de rendre des arrêts de règlement, soit introduire une sorte de référé législatif permettant à la Cour de cassation de demander au législateur de modifier la norme, plutôt que d’opérer un revirement rétroactif. Puisqu’il nous paraît opportun de conserver une complémentarité entre la loi et la jurisprudence, seule la création d’un référé-suggestion semble être une solution satisfaisante au problème de la rétroactivité de la jurisprudence.
Guillaume Drouot, Claire-Marie Péglion-Zika, « Succession d’une personne placée en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) : questions choisies », Revue juridique Personnes & Famille, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2023, n°9, p. 29
Guillaume Drouot, « Le dépôt irrégulier doit-il disparaître ? », Recueil Dalloz, Dalloz , 2022, n°40, p. 2049
Guillaume Drouot, « Droit, algorithmes et anarchie », Recueil Dalloz, Dalloz , 2020, n°01, p. 35
Guillaume Drouot, Pauline Gilson, Andréa Witz, Jean-Louis Merlin, « Emerging roles of DDB2 in cancer », International Journal of Molecular Sciences, MDPI, 2019, n°20, p. 5168
Guillaume Drouot, Claire-Marie Péglion-Zika, « Si de toute l’année le pire des mois est février, méfie-toi aussi de mars et de ses giboulées : pluie de précisions relatives aux droits et devoirs de l’usufruitier, à la qualification de dispositions testamentaires et à l’imputation des libéralités faites au conjoint survivant ! », Revue juridique Personnes & Famille, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2019, n°6, p. 28
Guillaume Drouot, « Brefs propos sur le législateur et les sources du droit », Recueil Dalloz, Dalloz , 2018, n°42, p. 2314
Guillaume Drouot, « Des controverses autour de la réserve héréditaire », Revue de droit d'Assas, Université Paris 2 Panthéon-Assas ; Lextenso éditions (Paris, France) , 2018, n°17, p. 48
Guillaume Drouot, Emmanuelle Bignon, Marco Marazzi, Vanessa Besancenot, Hugo Gattuso, « Ibuprofen and ketoprofen potentiate UVA-induced cell death by a photosensitization process », Scientific Reports, Nature Publishing Group, 2017, p. 8885
Guillaume Drouot, « L'agrément de l'héritier : de l'utilité de distinguer le titre de la finance », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, Dalloz , 2017, n°02, p. 305
Guillaume Drouot, « Jacques Ellul à l’heure des défis du siècle », le 25 avril 2024
Colloque organisé par l'IRDAP, le DETS et l'IRM, Univ. de Bordeaux sous la direction scientifique de Patrick Chastenet, Professeur des Universités, émérite, Science politique, IRM, Univ. de Bordeaux et Guillaume Drouot, Professeur des Universités, Droit privé et Sciences Criminelles, IRDAP, Université de Bordeaux
Guillaume Drouot, « Eau, Terre, Air », le 09 novembre 2023
Guillaume Drouot, « La réforme du droit des sûretés », le 10 novembre 2022
Organisée par l’association du Magistère juriste d’affaires et fiscalité en partenariat avec l'IRDAP et la Chaire droit des affaires et fiscalité
Guillaume Drouot, « Les titres sociaux et le couple », le 22 novembre 2021
XXXIèmes Rencontres Notariat-Université Journée Jean Derruppé organisée par l'ARNU
Guillaume Drouot, « La réforme du droit de la responsabilité civile en France », le 18 octobre 2019
8èmes Journées franco-allemandes organisées par l’IRDAP, Université de Bordeaux et le CEP de l'Université de Münster sous la direction scientifique des professeurs Guillaume Wicker et Reiner Schulze
Guillaume Drouot, « L’étranger dans le contentieux familial », le 20 mai 2019
Organisé par le LDC, la Cour de Cassation, l’ENM et Paris II Panthéon-Assas
Guillaume Drouot, « Le droit processuel de la famille », le 15 novembre 2018
Organisé sous la direction scientifique de Charles Bahurel et Rudy Laher
Guillaume Drouot, Vanessa Besancenot, Audrey Taverniers, Stéphanie Grandemange, « Identification of the heterogeneous nuclear ribonucleoprotein k/j (hnrnp k/j) as a repressor of the inhibitor kappa b alpha (iκbα) gene in aggressive breast cancer cells », 25th Biennial Congress of the European Association for Cancer Research, EACR25, Amsterdam Netherlands (NL), le 30 juin 2018