Rémi Lefebvre, Faut-il désespérer de la gauche ?, Éditions Textuel, 2025, Violences policières, généalogie d'une violence d'État, 159 p.
Dans un puissant démenti des analystes déclinistes qui estiment que la gauche est une force politique obsolète, Rémi Lefebvre invite à déjouer le piège du défaitisme et à se tourner vers l'avenir.Connaisseur minutieux de la vie politique française, il nous explique pourquoi les partis de gauche ne parviennent pas à incarner l' effervescence des luttes contemporaines. Une parole vivifiante dans un contexte préélectoral morose pour les forces progressistes
Rémi Lefebvre, Guillaume Courty, Cécile Leconte, Élodie Bordat-Chauvin, Constantin Brissaud [et alii], Transferts, exports-imports, circulations: quels paradigmes pour la science politique ?, Presses universitaires du Septentrion, 2025, Espaces politiques, 354 p.
Mot d'ordre autant qu'injonction à la mobilité dans l'univers professionnel, la « circulation » est devenue depuis quelques années, dans les sciences sociales, un « leitmotiv académique » omniprésent, qu'il s'agisse d'étudier la mobilité (ou la sédentarité) des biens, des personnes, des idées, etc. Conçu comme une proposition de re-problématisation des usages de la notion de circulation en sciences sociales - et particulièrement en science politique -, cet ouvrage entend exposer les enjeux (méthodologiques, scientifiques) liés à l'emploi de ce prisme analytique. Il apparaît en effet que la problématique circulatoire se situe au croisement d'enjeux dont l'étude est centrale pour les sciences sociales, qu'elle constitue un point d'entrée pour l'étude de la domination, qu'elle mette en lumière l'inégale propension des acteurs et des biens à circuler à travers les espaces et les frontières ou qu'elle permette de comprendre les processus de fabrication d'idéologies ou de schèmes « dominants » véhiculés par certains instruments d'action publique, certains ethe professionnels, certaines pratiques partisanes.
Rémi Lefebvre, Leçons d'introduction à la science politique, Ellipses, 2025, 363 p.
Des leçons détaillées et des repères incontournables ; des sujets corrigés, classiques ou difficiles, pour s'entraîner avant l'examen ou le concours ; des sélections de lecture pour aller plus loin ; un index des notions
Rémi Lefebvre, Municipales : quels enjeux démocratiques ?, La Documentation française, 2024, Doc' en poche (Place au débat), 193 p.
Les élections municipales de mars 2020 sont l'occasion de questionner la démocratie locale et ses modes de fonctionnement. L'auteur, Rémi Lefebvre, nous livre ici son point de vue, original et à rebours de certaines analyses, et ouvre ainsi le débat sur plusieurs points. Les communes sont-elles encore les aires privilégiées d'expression et de participation des citoyens, de proximité avec les élus ? Qui sont les élus locaux aujourd'hui ? Leur profil a-t-il évolué ? L'intercommunalité a-t-elle bousculé cette démocratie locale ? Comment s'insèrent les dispositifs de démocratie participative dans cette vie politique locale ? Si municipalité est souvent associée à proximité, aussi bien dans la prise de décision que de l'accès aux élus, l'auteur démontre que la situation a changé aujourd'hui. Avec l'intercommunalité (réunion de plusieurs communes dans une nouvelle structure), certaines décisions ne sont plus prises dans le cadre de la commune et sous l'égide du maire. Le profil des élus se technicise aussi du fait des tâches de plus en plus complexes qu'ils ont en charge. La vague de démissions des maires en 2018-2019 et la "crise des vocations" supposée laisse percevoir une forme de malaise
Rémi Lefebvre, Les primaires : de l'engouement au désenchantement ?, La documentation Française, 2024, 187 p.
Les primaires : de l'engouement au désenchantement ? 2020 est l'année de l'élection du président des Etats-Unis, après les longues "primaires" ayant désigné le candidat démocrate. Profondément ancrées dans les moeurs politiques américaines, et existant dans plusieurs pays du monde, les primaires ne se sont imposées que très récemment en France. Louées au départ par d'aucuns comme un outil de modernisation d'une démocratie représentative en crise, elles sont aujourd'hui sévèrement jugées par d'autres. Pourquoi se sont-elles substituées aux modes traditionnels de désignation des candidats dans de nombreux pays ? Quel est le profil sociologique des participants à ce type de consultation ? Quelle est l'efficacité électorale des primaires ? Ont-elles un avenir ? Pour répondre à ces questions,"Place au débat" vous propose le point de vue d'un auteur spécialiste
Rémi Lefebvre, Rémy Le Saout, Sébastien Ségas, Vanessa Barbé, Juliette Bresson [et alii], Les élus et leur argent: normes, usages et contrôles, Presses universitaires du Septentrion, 2024, Espaces politiques, 275 p.
La rémunération des mandats politiques n'est pas qu’une simple opération de reconnaissance financière pour un travail accompli, c’est un enjeu démocratique majeur. En effet, l’indemnisation des élus contribue à agir sur les possibilités de s’engager et de se maintenir en politique, tout en évitant la dépendance des élus à d’autres formes de financement potentiellement illicites. Pour autant, l’argent ainsi obtenu par les élus avait, jusqu’à récemment, rarement fait l'objet d'études approfondies. En prenant comme terrain le cas de la France, cet ouvrage interroge les liens entre les élus et leur argent selon trois dimensions complémentaires. La première étudie les conditions socio-historiques qui ont rendu possible le financement des mandats. La seconde montre que le système actuel produit des inégalités dans les possibilités de vivre de la politique. Enfin, un troisième axe rend compte des principes et pratiques de contrôle des usages de l’argent.
Rémi Lefebvre, Didier Demazière (dir.), Des élus déclassés ?, PUF, 2024, La vie des idées, 115 p.
"Classiquement associée au dévouement et à la noblesse de la charge, la condition d’élu devient aujourd’hui plus incertaine et l’image des élus se dégrade. Limitation du cumul des mandats, arrivée de novices en politique, raccourcissement des carrières, surveillance financière, incertitudes électorales, retraits précoces, perte de considération... Assurément, le métier d’élu et les conditions d’exercice des mandats évoluent. Mais dans quelles directions et avec quelle ampleur ? L’objectif de ce livre est d’analyser les transformations récentes du métier d’élu, en scrutant ce qui change dans les conditions d’exercice des mandats, dans les propriétés sociales de leurs détenteurs, dans les parcours politiques et les circulations dans et en dehors du monde politique, dans les modalités d’indemnisation et de rémunération des élus. Il est aussi d’examiner dans quelle mesure ces mouvements convergent, ou non, vers une précarisation des carrières, une dévalorisation des mandats, une banalisation du métier politique… En un mot, vers un déclassement des élus."
Rémi Lefebvre, Anne-Sophie Petitfils, Sébastien Ségas, Arthur Delaporte, Nolwenn Armogathe [et alii], Les partis font-ils encore la campagne ?: les coulisses des élections municipales de 2020, Presses universitaires du Septentrion, 2024, Espaces politiques, 236 p.
Au-delà du contexte de l'épidémie de Covid-19, le scrutin municipal de 2020 a été caractérisé par la multiplication des listes dites citoyennes. Pourtant, les partis politiques - tant décriés et devenus presque invisibles - continuent de structurer fortement le jeu politique au niveau local. Ce livre met en lumière le rôle des partis dans les coulisses de l'élection et analyse les recompositions du champ politique au niveau local ainsi que les transformations des organisations partisanes, profondément bouleversées par l'apparition de nouveaux partis politiques en 2017
Rémi Lefebvre, Bernard Dolez, Anne-Cécile Douillet, Julien Fretel (dir.), L'entreprise Macron à l'épreuve du pouvoir, Presses universitaires de Grenoble, 2023, Libres cours (Politique), 296 p.
Après cinq ans au pouvoir, quel bilan peut-on faire de « l’entreprise politique » Macron ?Rassemblant les textes de vingt-neuf spécialistes de la vie politique et des politiques publiques, cet ouvrage porte sur la manière dont le fondateur d’En Marche ! a exercé le pouvoir pendant un mandat marqué par les crises : Gilets jaunes, puis pandémie mondiale.Portant leur réflexion sur les changements traduits par l’arrivée d’Emmanuel Macron à la tête de l’État, les auteurs analysent l’ampleur de la transformation du système partisan, des glissements de l’électorat et du renouvellement des élites politiques. Ils décryptent ainsi le style présidentiel d’Emmanuel Macron dans son rapport avec les institutions, analysent ses soutiens partisans, les opinions et les tendances électorales avec lesquelles il a dû composer, et décortiquent, au regard des promesses du candidat de 2017, les politiques publiques qu’il a entreprises.Loin de poser un regard définitif sur le mandat d’Emmanuel Macron, ce livre trace des perspectives éclairantes à la veille de l’élection présidentielle de 2022.Contribuent à l’ouvrage : V. Behr, K. Bernard, P. Bréchon, J. Bresson, É. Breton, R. Cos, F. Escalona, J.-M. Eymeri-Douzans, S. Fol, B. François, M. Gimat, G. Gourgues, C. Herlin-Giret, F. Jobard, A. Laurent, P. Le Lidec, P. Leroux, V. Martigny, A. Mazeaud, S. Michon, Y. Miot, É. Ollion, F. Pierru, P. Riutort, S. Strudel
Rémi Lefebvre, François Dubasque, François-Jean Authier, Bruno Benoit, Judith Bonnin [et alii], Le promeneur enraciné: François Mitterrand, un cheminement politique et sensible à travers les territoires, Presses universitaires de Rennes, 2023, Histoire
La relation de François Mitterrand au territoire revêt de multiples dimensions : politique, bien sûr, puisqu’il y trouve son enracinement et la construction d’un pouvoir, mais aussi sociale, culturelle voire esthétique en raison de son attachement bien connu aux sites et pays. Examiner son parcours au prisme de l’ancrage territorial, c’est donc tenir compte aussi bien des préoccupations et de la sensibilité du personnage, que de ses fonctions à tous les niveaux de la vie politique. Sa géographie personnelle se dévoile ainsi dans toute sa complexité : l’homme n’est pas réductible à un seul territoire, c’est l’une de ses originalités. Cette approche ouvre plusieurs pistes de réflexion qui viennent structurer cet ouvrage collectif : le rapport entre ses ancrages locaux et ses ambitions nationales, la place des territoires dans les représentations et mises en scènes du pouvoir mitterrandien, enfin la politique territoriale de François Mitterrand, de sa conception à la définition d’une politique publique, dont il s’agit d’envisager les spécificités
Rémi Lefebvre, Sébastien Vignon (dir.), Politiser l'intercommunalité ?: le cas des élections locales de 2020, Presses universitaires du Septentrion, 2023, Espaces politiques, 338 p.
Si l’intercommunalité a été plus présente dans les débats municipaux que lors des campagnes précédentes, les programmes des candidats restent toujours peu précis sur les prérogatives respectives de la municipalité et de la communauté / métropole. Les propositions de campagne ne se réfèrent que très rarement directement aux leviers d’action des EPCI à fiscalité propre et tendent par conséquent à placer le citoyen à distance de la réalité de l’action publique communautaire. En dévoilant les enjeux et les conséquences pour la commune du renforcement du rôle des institutions intercommunales, les candidats craignent d’affaiblir la croyance en la capacité d’action des maires, et donc de nuire à la mobilisation des citoyens autour du scrutin municipal. Face à la progression de l’abstention, les thèmes de la proximité (« tranquillité », « bien vivre », « sécurité ») sont toujours très présents dans les professions de foi et les programmes des prétendants au pouvoir municipal. La démocratie intercommunale reste évanescente
Rémi Lefebvre, Sébastien Vignon (dir.), Démobilisation électorale dans la France urbaine: les élections municipales de 2020, Presses universitaires de Rennes, 2023, Res Publica, 262 p.
Rémi Lefebvre, Myriam Bachir, Guillaume Gourgues, Jessica Sainty (dir.), Des citoyens à la conquête des villes: les listes citoyennes et participatives lors des élections municipales de 2020, CNRS Éditions, 2023, 326 p.
L'irruption de listes citoyennes et participatives (LCP) dans le paysage électoral constitue l'un des phénomènes notables de la campagne pour les municipales de 2020. Composées essentiellement d'individus peu habitués des instances traditionnelles de la démocratie représentative, les LCP emploient des méthodes alternatives de sélection des candidates et candidats et de construction du programme politique, en promettant d'instaurer une démocratie participative rénovée. Cet ouvrage propose un état des lieux des recherches menées en science politique sur l'émergence de ces LCP lors des élections municipales de 2020, entre analyse d'ensemble et études de cas en contexte urbain (Amiens, Lille, Marseille, Montpellier, Poitiers, Strasbourg, Toulouse) ou rural (Saillans, Crest). Il interroge leurs ambitions politiques, leur composition sociale, leur diversité. A-t-on assisté à la naissance d'un « néo-municipalisme » à la française ? Quels liens établir avec d'autres mobilisations « citoyennes » ? En essayant de répondre à ces questions, l'ouvrage ambitionne de donner des points de repère pour comprendre la suite de la trajectoire des LCP, qui mèneront nombre d'entre elles jusqu'aux élections municipales de 2026.
Rémi Lefebvre, Olivier Fillieule, Catherine Leclercq (dir.), Le malheur militant, De Boeck Supérieur, 2023, 283 p.
Si les gratifications du militantisme ont été amplement étudiées, on connaît moins les souffrances qu'il peut générer : désillusions, dévalorisations, doutes, tensions, usure, répression, exil... Ce livre les explore de manière inédite et propose une analyse sociologique là où les approches psychologisantes sont souvent privilégiées. Loin de décourager l'action collective, il vise à objectiver des mécanismes d'autant plus douloureux qu'ils restent impensés : fermeture des possibles, évolution des rapports de force, des stratégies et des répertoires d'action, tarissement des rétributions, transformations morphologiques des groupes mobilisés, désajustements entre trajectoires institutionnelles et individuelles. Les auteurs s'attachent à comprendre autant qu'à expliquer ces logiques à partir d'une pluralité de méthodes et d'objets (engagements partisans, associatifs, syndicaux, religieux, à l'échelle locale, nationale ou internationale), faisant de ce volume une référence sur les rouages de l'engagement et une contribution originale à la sociologie des affects
Rémi Lefebvre, Leçons d'introduction à la Science politique - 3e édition, Ellipses, 2022, 350 p.
- Des leçons détaillées, des repères incontournables et des compléments pour gagner des points- Des sujets corrigés, classiques ou diffi ciles, pour s'entraîner avant l'examen ou le concours- Un questionnaire de 100 QCM pour faire le point sur ses connaissances- Une sélection de lectures pour aller plus loin- Un index
Rémi Lefebvre, Lorenzo Barrault-Stella, Brigitte Gaïti, Patrick Lehingue, Éric Agrikoliansky [et alii], La politique désenchantée ?: perspectives sociologiques autour des travaux de Daniel Gaxie, Presses universitaires de Rennes, 2022, 372 p.
"Cet ouvrage propose une réflexion de politistes et de sociologues qui s'adosse aux travaux de Daniel Gaxie, qu'il s'agisse de ceux sur la représentation et la professionnalisation politiques, sur la politisation des "profanes", sur le militantisme et ses rétributions ou encore sur les luttes au principe de l'action publique. Les textes réunis posent frontalement la question de l'actualisation des apports de cette sociologie politique et ils interrogent les manières de la renouveler." [Source : éditeur]
Rémi Lefebvre, Les mots des partis politiques, Presses universitaire du Midi, 2022, Les mots de, 130 p.
Rémi Lefebvre, Frédéric Louault, Cédric Pellen, Bouchra Daoudi, Alfonso Myers Gallardo [et alii], La défaite électorale: productions, appropriations, bifurcations, Presses universitaires de Rennes, 2022
Rémi Lefebvre, Jean-Louis Briquet, Laurent Robert Godmer, Emmanuel Bellanger, Stéphane Cadiou [et alii], L'ancrage politique, Presses universitaires du Septentrion, 2022, Espaces politiques, 282 p.
Peut-il y avoir de la politique sans ancrage territorial, sans présence continue dans un espace restreint et sans lien durable entre acteurs politiques, groupes sociaux locaux, et les espaces où s'organisent la vie sociale et les intérêts collectifs ? Ce n'est pas parce qu'il y a une tendance à la déterritorialisation, comme l'attestent les cas de Silvio Berlusconi, Donald Trump ou Emmanuel Macron, qu'il y a déracinement de la politique ; il y a plutôt tension entre territorialisation de l'action politique et pratiques d'ancrage différenciées. La question de l'ancrage politique témoigne des tendances contradictoires qui affectent les activités politiques dans les démocraties contemporaines, entre affranchissement des contraintes inhérentes à une activité territorialisée et permanence des enracinements. Les formes individuelles d'incarnation et les instruments collectifs de l'ancrage donnent à voir sa fragilisation, mais montrent qu'il demeure une composante essentielle de la politique.
Rémi Lefebvre, Leçons d'introduction à la science politique, Ellipses, 2022, 357 p.
Des leçons détaillées et des repères incontournables ; des sujets corrigés, classiques ou difficiles, pour s'entraîner avant l'examen ou le concours ; des sélections de lecture pour aller plus loin ; un index des notions
Rémi Lefebvre, Jean-Michel Blanquer, Alexis Massart, Régis Matuszewicz, Bernard Dolez [et alii], La revanche de la gauche: les élections législatives de 1997 dans la région Nord-Pas-de-Calais, Presses universitaires du Septentrion, 2022, Histoire et civilisations
Les français prennent goût à l'alternance. Depuis 1981, la majorité sortante a systématiquement été sanctionnée lors des élections législatives. Après la gauche, qui avait subi une déroute lors du scrutin de 1993, c'est au tour de la droite de connaître la défaite en 1997. Le Nord/Pas-de- Calais n'échappe pas au mouvement national : la terre de Jules Guesde, de Roger Salengro, de Guy Mollet et de Pierre Mauroy avait basculé à droite en 1993, puisque celle-ci avait conquis 24 sièges sur 38 ; elle accorde cette fois ses faveurs à la gauche, qui dispose désormais de 31 députés, contre 7 à la droite. Dans le Nord/Pas-de-Calais plus qu'ailleurs, les élections législatives de 1997 sonnent bien comme la revanche de la Gauche. L'ouvrage contient huit contributions, qui permettent de suivre le déroulement de la campagne électorale et d'éclairer les résultats. Figurent également, en annexe, les scores de tous les candidats, dans les trente-huit circonscriptions de la région Nord-Pas-de-Calais
Rémi Lefebvre, Michèle Breuillard, Grégory Derville, Nathalie Ethuin, Bernard Dolez [et alii], Des roses en mars: les élections régionales et cantonales de 1998 dans le Nord-Pas-de-Calais, Presses universitaires du Septentrion, 2022, Histoire et civilisations
Les élections intermédiaires sont souvent des échéances difficiles pour la majorité. Ainsi, les cantonales de 1982 sonnèrent la fin de « l'état de grâce » pour François Mitterrand, élu moins d'un an plus tôt Président de la République. De même, les cantonales et régionales de 1992 annoncèrent la déroute de la gauche l'année suivante. Le PS perdit quelques-uns de ses bastions, dont la présidence du conseil régional du Nord/Pas-de- Calais conquise à cette date par les Verts, et celle du conseil général du Nord gagnée alors par le RPR. Le Pas-de-Calais confirmant son orientation socialiste, la région revêtait des couleurs politiques multiples et inédites : verte, bleue et rose. Neuf mois après le scrutin législatif de 1997 consacrant à nouveau l'alternance, les élections cantonales et régionales de 1998 apparaissent, d'abord, comme une confirmation du résultat des élections législatives. Dans l'ensemble du pays, la gauche conquiert nombre de régions et de départements abandonnés six ans plus tôt, même si sa victoire fut peut-être moins ample que prévue. Le Nord/Pas-de-Calais est, à nouveau, une terre exclusivement socialiste, marquée par l'accession de Michel Delebarre à la tête du conseil régional, le retour de Bernard Derosier à la présidence du conseil général du Nord et la réélection de Roland Huguet à celle du Pas-de-Calais. L'ouvrage contient huit contributions, qui permettent de situer les enjeux du scrutin, de suivre la campagne et d'éclairer les résultats. Une place particulière est réservée à l'étude du personnel politique local, auquel sont consacrés trois chapitres. Figurent également, en annexe, les résultats des élections cantonales et des élections régionales (par département, circonscription et canton), la liste des élus, ainsi que la composition des nouveaux exécutifs
Rémi Lefebvre, Faut-il désespérer de la gauche ?, 2022
Dans un puissant démenti des analystes déclinistes qui estiment que la gauche est une force politique obsolète, Rémi Lefebvre invite à déjouer le piège du défaitisme et à se tourner vers l’avenir.Connaisseur minutieux de la vie politique française, il nous explique pourquoi les partis de gauche ne parviennent pas à incarner l’ effervescence des luttes contemporaines. Une parole vivifiante dans un contexte préélectoral morose pour les forces progressistes.Sommaire : Pages de début (p. 2-3)| Introduction. La gauche est-elle en voie d’effacement ? (p. 7-14)| Présentation (p. 15-16)| Quelle droitisation ? (p. 17-22)| L’attachement aux marqueurs de gauche (p. 23-30)| Le rôle de l’offre politique (p. 31-35)| Présentation (p. 37-39)| Impuissances économiques de la gauche (p. 40-47)| L’obsession identitaire (p. 48-55)| Obsolescence et disqualification de la social-démocratie (p. 56-62)| L’écologie est-elle une politique ? (p. 63-71)| La page du populisme de gauche est-elle tournée ? (p. 72-78)| Présentation (p. 79-82)| Le PS n’a pas été remplacé (p. 83-86)| Les écologistes et le sens de l’histoire (p. 87-89)| Les rendez-vous manqués de La France insoumise (p. 90-94)| Sauver les appareils : le repli corporatiste sur les intérêts de parti (p. 95-98)| L’impossible rassemblement (p. 99-104)| Présentation (p. 105-108)| La reconquête des catégories populaires (p. 109-117)| La gauche est-elle devenue la famille politique des diplômés ? (p. 118-122)| La question des « minorités » (p. 123-127)| Penser de nouvelles alliances de classe (p. 128-132)| Présentation (p. 133-136)| Ce que sont devenus les partis de gauche (p. 137-140)| L’impasse du « gazeux » (p. 141-145)| Quelle forme partisane ? (p. 146-151)| Conclusion (p. 153-156)| Pages de fin (p. 158-159).
Rémi Lefebvre, Bernard Dolez, Anne-Cécile Douillet, Julien Fretel, L'entreprise Macron à l'épreuve du pouvoir, 2022
Après cinq ans au pouvoir, quel bilan peut-on faire de «l’entreprise politique» Macron ?Rassemblant les textes de vingt-neuf spécialistes de la vie politique et des politiques publiques, cet ouvrage porte sur la manière dont le fondateur d’En Marche ! a exercé le pouvoir pendant un mandat marqué par les crises: Gilets jaunes, puis pandémie mondiale.Portant leur réflexion sur les changements traduits par l’arrivée d’Emmanuel Macron à la tête de l’État, les auteurs analysent l’ampleur de la transformation du système partisan, des glissements de l’électorat et du renouvellement des élites politiques. Ils décryptent ainsi le style présidentiel d’Emmanuel Macron dans son rapport avec les institutions, analysent ses soutiens partisans, les opinions et les tendances électorales avec lesquelles il a dû composer, et décortiquent, au regard des promesses du candidat de 2017, les politiques publiques qu’il a entreprises.Loin de poser un regard définitif sur le mandat d’Emmanuel Macron, ce livre trace des perspectives éclairantes à la veille de l’élection présidentielle de 2022.Contribuent à l’ouvrage: V. Behr, K. Bernard, P. Bréchon, J. Bresson, É. Breton, R. Cos, F. Escalona, J.-M. Eymeri-Douzans, S. Fol, B. François, M. Gimat, G. Gourgues, C. Herlin-Giret, F. Jobard, A. Laurent, P. Le Lidec, P. Leroux, V. Martigny, A. Mazeaud, S. Michon, Y. Miot, É. Ollion, F. Pierru, P. Riutort, S. Strudel.Sommaire : Pages de début (p. 3-4)| Les auteurs (p. 5-12)| Introduction générale. À l’épreuve du pouvoir. L’entreprise Macron entre continuités et singularités (p. 13-22)| Introduction à la première partie. L’homme qui voulut être monarque présidentiel (p. 23-26)| Emmanuel Macron, la communication et les médias (p. 27-40)| Macron et les institutions (p. 41-52)| La démocratie participative selon Emmanuel Macron : (p. 53-66)| Tenir l’agenda « quoi qu’il en coûte » (p. 67-80)| Introduction à la deuxième partie. Une entreprise collective ? (p. 81-86)| Un parti encore non identifié (p. 87-99)| En Marche ! à l’épreuve du local (p. 100-114)| Que sont les députés novices devenus ? (p. 115-130)| Les profanes, les technos et les professionnels de la politique (p. 131-145)| L’entreprise Macron, une entreprise d’État (p. 146-160)| Introduction à la troisième partie (p. 161-165)| Emmanuel Macron et l’opinion : (p. 166-182)| Les élections intermédiaires : (p. 183-195)| S’ancrer localement (p. 196-211)| Introduction à la quatrième partie (p. 212-216)| Le quinquennat Macron et les politiques du logement : (p. 217-229)| Macron et l’économie : assumer une politique néolibérale (p. 230-241)| La politique territoriale d’Emmanuel Macron : (p. 242-255)| Police et sécurité publique : (p. 256-267)| Crisis? What Crisis? (p. 268-281)| Bibliographie (p. 282-300)| Pages de fin (p. 301-306).
Rémi Lefebvre, Olivier Fillieule, Catherine Leclercq, Le malheur militant, 2022
Si les gratifications du militantisme ont été amplement étudiées, on connait moins les souffrances qu'il peut générer : désillusions, dévalorisations, doutes, tensions, usure, répression, exil... Ce livre les explore de manière inédite et propose une analyse sociologique là où les approches psychologisantes sont souvent privilégiées. Loin de décourager l'action collective, il vise à objectiver des mécanismes d'autant plus douloureux qu'ils restent impenses : fermeture des possibles, évolution des rapports de force, des stratégies et des répertoires d'action, tarissement des rétributions, transformations morphologiques des groupes mobilisés, dés-ajustements entre trajectoires institutionnelles et individuelles. Les auteurs s'attachent à comprendre autant qu'a expliquer ces logiques à partir d'une pluralité de méthodes et d'objets (engagements partisans, associatifs, syndicaux, religieux, à l'échelle locale, nationale ou internationale), faisant de ce volume une référence sur les rouages de l'engagement et une contribution originale à la sociologie des affects. Sommaire : Pages de début (p. 1-6)| Remerciements (p. 4)| Introduction. Les tribulations de l’engagement (p. 7-31)| Chapitre 1. Un malheur de femmes ? (p. 35-53)| Chapitre 2. La peine d’en être ? (p. 55-73)| Chapitre 3. L’adieu aux deux degrés (p. 75-93)| Chapitre 4. « Qui suis-je si je ne milite plus ? » (p. 95-112)| Chapitre 5. L’enfance du désordre (p. 113-131)| Chapitre 6. La variation des émotions négatives lors de scissions (p. 135-154)| Chapitre 7. Le tiraillement organisationnel au sein de podemos (p. 155-173)| Chapitre 8. Souffrir mais tenir (p. 175-194)| Chapitre 9. La relégation (p. 195-216)| Chapitre 10. Condamné à rester ? (p. 217-234)| Chapitre 11. Ascèse et sollicitude (p. 235-254)| Postface (p. 255-261)| Bibliographie synthétique (p. 263-274)| Présentation des auteurs (p. 275-277)| Pages de fin (p. 279-283).
Rémi Lefebvre, Emmanuel Taïeb (dir.), Séries politiques: le pouvoir entre fiction et vérité, De Boeck supérieur, 2021, Ouvertures politiques, 192 p.
Rémi Lefebvre, Jacques Girault, Jean-Pierre Besse, Yves Billard, Christine Bouneau [et alii], L'implantation du socialisme en France au XXe siècle: partis, réseaux, mobilisation actes de la Journée d'études du Centre de recherches sur l'espace, les sociétés et les cultures, Université de Paris 13, Villetaneuse, 20 mai 1999, Éditions de la Sorbonne, 2021
Pour l'implantation du socialisme, aucun échange d'expériences à partir de cette problématique n'avait été tenté. Historiens et spécialistes de science politique confrontent, dans cet ouvrage, leurs hypothèses, leurs méthodes et leurs résultats. Le spécialiste du socialisme européen, Donald Sassoon de l'Université de Londres, tire les conclusions de cette journée d'études à caractère pluridisciplinaire. En ne séparant pas les organisations partisanes de leur contexte social et culturel, une histoire sociale apparaît avec l'examen de la mobilisation des électeurs, des relations avec les organisations syndicales, mutualistes, coopératives ou associatives, des politiques municipales entre autres. Le triptyque, partis, réseaux, mobilisation, caractérise les interrogations regroupées en quatre thèmes, les lieux, les élus, les mobilisations, les discours
Rémi Lefebvre, Quelles leçons historiques et politiques tirer du municipalisme ouvrier ?, 1e éd., Mouvements, 2020, 101, 106115 p.
Les entreprises municipalistes d’aujourd’hui sont souvent présentées sous le registre de la nouveauté. Si ce « néo-municipalisme » présente en effet des caractéristiques originales, en premier lieu par l’importance centrale donnée à la participation des citoyens, beaucoup des questions qu’il soulève ne sont pas nouvelles, mais renvoient à l’expérience du municipalisme ouvrier qui se développe à partir de la fin du XIXe siècle en France. Les expériences du socialisme et du communisme municipal peuvent constituer un réservoir de bonnes pratiques et d’expériences historiques dans lequel puiser dès lors qu’on veut reconstruire des perspectives de changement social.
Rémi Lefebvre, Anne-Cécile Douillet, Sociologie politique du pouvoir local, Armand Colin, 2020, 271 p.
"L'organisation territoriale est une question politique majeure, comme l'a illustré la récente réforme des régions en France et les vifs débats qu'elle a suscités. C'est en effet à l'échelle locale que le pouvoir politique semble le plus incarné, à travers les élus locaux et les administrations déconcentrées de l'État. Les réformes décentralisatrices ont également rendu les Pouvoirs locaux plus visibles. En s'intéressant aux relations de pouvoir et à la façon dont se déploie l'action publique au niveau infranational, cet ouvrage propose une analyse complète du pouvoir politique local. L'étude des collectivités territoriales, des élus qui sont à leur tête comme de leurs administrations, est en effet articulée à celle des groupes d'intérêts, des experts qui agissent auprès d'elles ou encore des mobilisations sociales locales. C'est ainsi à la fois la place des Pouvoirs locaux dans le système politique national et l'exercice localisé du pouvoir politique qui sont interrogés. À travers cette étude du pouvoir à l'échelle locale, c'est toute une réflexion sur les modalités d'exercice du pouvoir politique dans les démocraties représentatives qui est ici proposée
Rémi Lefebvre, Anaïs Theviot, Alexandre Borrell, Julien Boyadjian, Jacques Gerstlé, Médias et élections: les campagnes 2017 primaires, présidentielle et législatives françaises, Presses universitaires du Septentrion, 2020, Espaces politiques, 256 p.
Rémi Lefebvre, Igor Martinache, Frédéric Sawicki, Carole Bachelot, Pierre Leroux [et alii], La fin des partis ?, Presses universitaires de France / Humensis, 2020, La Vie des idées, 98 p.
Rémi Lefebvre, Jérôme Dupuis, Francis Ampe, Denise Cacheux, Régis Caillau [et alii], Pierre Mauroy, passeur d’avenirs ?, Presses universitaires du Septentrion, 2020, Espaces politiques, 233 p.
Rémi Lefebvre, Les primaires , 2020
Les primaires : de l'engouement au désenchantement ? 2020 est l'année de l'élection du président des Etats-Unis, après les longues "primaires" ayant désigné le candidat démocrate. Profondément ancrées dans les moeurs politiques américaines, et existant dans plusieurs pays du monde, les primaires ne se sont imposées que très récemment en France. Louées au départ par d'aucuns comme un outil de modernisation d'une démocratie représentative en crise, elles sont aujourd'hui sévèrement jugées par d'autres. Pourquoi se sont-elles substituées aux modes traditionnels de désignation des candidats dans de nombreux pays ? Quel est le profil sociologique des participants à ce type de consultation ? Quelle est l'efficacité électorale des primaires ? Ont-elles un avenir ? Pour répondre à ces questions,"Place au débat" vous propose le point de vue d'un auteur spécialiste. Sommaire : Pages de début (p. 1-3)| Préambule (p. 5-20)| Chapitre 1. Pourquoi les partis adoptent-ils les primaires ? (p. 21-57)| Chapitre 2. Un nouveau rendez-vous démocratique ? (p. 59-91)| Chapitre 3. Quelle participation aux primaires ? (p. 93-122)| Chapitre 4. Quelle efficacité électorale ? (p. 123-152)| Chapitre 5. Quel avenir pour les primaires… et les partis ? (p. 153-178)| Conclusion (p. 179-185)| Bibliographie (p. 187)| Pages de fin (p. 188-190).
Rémi Lefebvre, Municipales , 2020
Les élections municipales de mars 2020 sont l'occasion de questionner la démocratie locale et ses modes de fonctionnement. L'auteur, Rémi Lefebvre, nous livre ici son point de vue, original et à rebours de certaines analyses, et ouvre ainsi le débat sur plusieurs points. Les communes sont-elles encore les aires privilégiées d'expression et de participation des citoyens, de proximité avec les élus ? Qui sont les élus locaux aujourd'hui ? Leur profil a-t-il évolué ? L'intercommunalité a-t-elle bousculé cette démocratie locale ? Comment s'insèrent les dispositifs de démocratie participative dans cette vie politique locale ? Si municipalité est souvent associée à proximité, aussi bien dans la prise de décision que de l'accès aux élus, l'auteur démontre que la situation a changé aujourd'hui. Avec l'intercommunalité (réunion de plusieurs communes dans une nouvelle structure), certaines décisions ne sont plus prises dans le cadre de la commune et sous l'égide du maire. Le profil des élus se technicise aussi du fait des tâches de plus en plus complexes qu'ils ont en charge. La vague de démissions des maires en 2018-2019 et la "crise des vocations" supposée laisse percevoir une forme de malaise. Sommaire : Pages de début (p. 1-3)| Préambule (p. 5-17)| Chapitre 1. Quelle démocratie s’organise autour du maire ? (p. 19-51)| Chapitre 2. Qui sont les élus municipaux ? (p. 53-77)| Chapitre 3. Y a-t-il de la place pour des alternatives politiques au niveau local ? (p. 79-111)| Chapitre 4. Pourquoi l’intercommunalité ne s’est-elle pas démocratisée ? (p. 113-139)| Chapitre 5. La démocratie participative transforme-t-elle le gouvernement local ? (p. 141-166)| Chapitre 6. Pourquoi l’abstention progresse-t-elle aussi au niveau municipal ? (p. 167-186)| Conclusion (p. 187-192)| Bibliographie et sitothèque (p. 193-194)| Pages de fin (p. 196-198).
Rémi Lefebvre, Bernard Dolez, Julien Fretel (dir.), L'entreprise Macron, Presses universitaires de Grenoble, 2020, Libres cours (Politique), 274 p.
Rémi Lefebvre, Michel David, Bruno Duriez, Georges Voix (dir.), Roubaix: cinquante ans de transformations urbaines et de mutations sociales, Presses universitaires du Septentrion, 2019, Histoire et civilisations en ligne, 296 p.
Rémi Lefebvre, Eric Treille (dir.), Les primaires ouvertes en France: adoption, codification, mobilisation, Presses universitaires de Rennes, 2019, 319 p.
Rémi Lefebvre, Eric Treille (dir.), Les primaires ouvertes: un nouveau standard international ?, Presses universitaires du Septentrion, 2019, Espaces politiques, 356 p.
Rémi Lefebvre, Alice Mazeaud, Philippe Aldrin, Clément Arambourou, Martin Baloge [et alii], Pratiques de la représentation politique: [colloque, 4 et 5 avril 2013, à Bordeaux, Presses universitaires de Rennes, 2019, Res Publica (Online)
Rémi Lefebvre, Danielle Tartakowsky, Alain Bergounioux, Louis Astre, Emmanuel Bellanger [et alii], L'union sans unité: le programme commun de la gauche, 1963-1978, Presses universitaires de Rennes, 2019
La signature le 27 juin 1972 du Programme commun de gouvernement entre le Parti communiste et le Parti socialiste, bientôt rejoints par les Radicaux de gauche, est un évènement majeur de l'histoire de la gauche de la fin du XXe siècle. Aboutissement d'une démarche de rapprochement entamée au début des années 1960, ce programme commun est durant six ans à la fois la carte d'identité de la gauche, un engagement passé avec le peuple, un slogan, une promesse de changement démocratique tout en restant un objet de débats. Il alimente la polémique avec la droite qui en dénonce la logique collectiviste et rétrograde, et marque ainsi l'apogée du clivage droite-gauche. Au-delà des points de convergences idéologiques et des concessions entre les « deux frères ennemis » et de l'engagement de gouverner ensemble, le Programme commun de gouvernement est aussi un pari pour chacun des signataires, chacun comptant sur la dynamique créée pour se renforcer. Cet ouvrage propose, à travers les contributions de chercheurs et les témoignages d'acteurs politiques et syndicaux de ces évènements, d'éclairer la genèse du programme commun, son contenu, son impact tant au plan national, voire international, que dans les dynamiques locales, jusqu'à la rupture de 1978. Ce livre reprend l'essentiel des travaux du colloque éponyme qui s'est tenu les 19 et 20 mai 2010 à Pantin, organisé par les archives départementales de la Seine-Saint-Denis, la Fondation Jean-Jaurès, l'Office universitaire de recherches socialistes et la Fondation Gabriel-Péri
Rémi Lefebvre, Arnaud Mercier, Éric Dacheux, Aïli Feng, Tourya Guaaybess, Médias et opinion publique, CNRS Éditions, 2019
Les médias ont historiquement joué un rôle considérable pour donner la parole à l'opinion publique, notamment avec la radio et la télévision. Aujourd'hui, les relations sont devenues plus complexes. Les médias se sont autonomisés, renforçant leur rôle y compris avec Internet, et l'opinion publique a rendu visibles son existence et son influence, notamment par l'intermédiaire des sondages. Les relations et les interactions sont donc plus difficiles, même si elles sont plus nombreuses, mais toujours indispensables à la communication politique contemporaine où l'on retrouve le triangle des acteurs politiques, des médias et de l'opinion publique
Rémi Lefebvre, Bernard Dolez, Julien Fretel, L'entreprise Macron, 2019
Comment résoudre l’énigme de l’élection d’Emmanuel Macron, ce jeune homme politique dépourvu des ressources qui expliquent habituellement la victoire à une présidentielle. Pour comprendre ce succès et saisir sa portée, l’ouvrage revisite la campagne et la mobilisation électorales, part à la recherche des électeurs de La République en Marche à la présidentielle et aux législatives puis, enfin, s’attache aux élites, cadres et militants d’une entreprise, dont le principal défi est désormais d’assurer sa pérennité.
Les auteurs proposent ainsi quelques clés essentielles non seulement pour comprendre ce qui s’est joué en 2017, mais aussi pour interroger le nouvel ordre partisan et électoral qui s’est mis en place et ainsi éclairer l’avenir en montrant que toute nouvelle entreprise politique est une construction fragile.Sommaire : Pages de début (p. 1-8)| Introduction générale. La science politique mise au défi par Emmanuel Macron (p. 9-17)| Introduction à la première partie (p. 19-25)| « C’est aussi notre créature » (p. 27-38)| De la dénégation du programme à la baisse de la fiscalité du capital (p. 39-51)| Emmanuel Macron, une increvable bulle médiatique et sondagière ? (p. 53-63)| L’enjeu et le mouvement (p. 65-78)| « Les patrons » ou « des patrons » avec Emmanuel Macron (p. 79-92)| Le système Collomb au service d’Emmanuel Macron (p. 93-104)| Introduction à la deuxième partie (p. 105-109)| L’électorat Macron : un précipité composite à l’avenir incertain (p. 111-125)| De la campagne à la présidence Macron : vers la fin du « en même temps » ? (p. 127-138)| « Le » vote Macron : un vote de classe qui s’ignore comme tel ? (p. 139-155)| Législatives : un raz-de-marée LaREM ? (p. 157-172)| L’instabilité des soutiens populaires à Emmanuel Macron (p. 173-184)| Introduction (p. 185-188)| Comment ça marche ? La forme partisane du macronisme (p. 189-200)| Le technocrate et le président (p. 201-216)| L’entreprise chevillée au corps (p. 217-228)| Les députés En Marche ! issus du Parti socialiste (p. 229-242)| La mise en marche des « entrepreneurs de soi » (p. 243-254)| Bibliographie (p. 255-269)| Pages de fin (p. 271-275).
Rémi Lefebvre, Sylvain Lavelle, Martine Legris Revel (dir.), Critiques du dialogue: discussion, traduction, participation, Presses Universitaires du Septentrion, 2018, Espaces politiques, 401 p.
Rémi Lefebvre, Après la défaite: analyse critique de la rénovation au Parti socialiste, 2002-2007-2017, Fondation Jean Jaurès, 2018, Collection dirigée par Gilles Finchelstein et Laurent Cohen, 49 p.
Rémi Lefebvre, Dépassement ou effacement du parti socialiste (2012-2017) ?, 1e éd., Mouvements, 2017, 89, 1121 p.
Avec l’élection d’un ancien premier secrétaire du parti à l’Elysée et d’une majorité socialiste à l’Assemblée, l’année 2012 a marqué l’apogée du parti socialiste, qui dirigeait alors la quasi-totalité des régions, 60 % des départements et les deux tiers des villes. À l’approche de la fin du quinquennat, le PS semble menacé de mort. Incapable d’infléchir la ligne sociale-libérale choisie par François Hollande, le parti a dû assumer les choix de l’exécutif, dont les effets ont été dévastateurs sur le plan interne comme d’un point de vue électoral. Dépolitisé et désidéologisé, le PS a vu son appareil, largement construit autour des collectivités, se décomposer avec la perte de nombreuses villes, agglomérations et régions. Rémi Lefebvre retrace ici cinq années d’effacement du parti socialiste, au cours desquelles il est passé d’une position dominante à une situation de déshérence, sinon encore de disparition.
Rémi Lefebvre, Leçons d'introduction à la Science politique, 2017
- Des leçons détaillées, des repères incontournables et des compléments pour gagner des points- Des sujets corrigés, classiques ou diffi ciles, pour s’entraîner avant l’examen ou le concours- Un questionnaire de 100 QCM pour faire le point sur ses connaissances- Une sélection de lectures pour aller plus loin- Un indexSommaire : Pages de début (p. 1-7)| Avant-propos (p. 9)| Présentation (p. 11-12)| Leçon 1. Qu’est-ce qu’un fait politique ? (p. 13-17)| Leçon 2. La science politique (p. 18-24)| Leçon 3. Pouvoir et pouvoir politique (p. 25-30)| Leçon 4. Légitimités et légitimation (p. 31-37)| Leçon 5. Les genèses de l’État (p. 38-43)| Présentation (p. 45-46)| Leçon 6. La sociologie des institutions et des rôles politiques (p. 47-54)| Leçon 7. Les régimes politiques (p. 55-61)| Leçon 8. L’autoritarisme (p. 62-65)| Leçon 9. Le totalitarisme (p. 66-70)| Leçon 10. La démocratie : définitions et invention (p. 71-75)| Leçon 11. La démocratie représentative (p. 76-81)| Leçon 12. Les transformations de la démocratie contemporaine (p. 82-94)| Leçon 13. La présidentialisation de la vie politique (p. 95-107)| Présentation (p. 109-110)| Leçon 14. L’invention de la politique moderne et la « républicanisation » (p. 111-115)| Leçon 15. Le processus de politisation de la société française (p. 116-119)| Leçon 16. La professionnalisation de la politique (p. 120-123)| Leçon 17. L’invention des campagnes électorales (p. 124-127)| Leçon 18. La naissance des partis politiques (p. 128-132)| Leçon 19. L’apprentissage de l’acte électoral (p. 133-137)| Présentation (p. 139-140)| Leçon 20. La socialisation politique (p. 141-146)| Leçon 21. Compétence et intérêt pour la politique (p. 147-153)| Leçon 22. L’abstention et ses significations (p. 154-159)| Leçon 23. Enjeux et écueils de l’explication du vote (p. 160-162)| Leçon 24. Les modèles écologiques d’explication du vote (p. 163-168)| Leçon 25. Les modèles sociologiques et psycho-sociologiques américains (p. 169-171)| Leçon 26. Les variables explicatives du vote en France (p. 172-175)| Leçon 27. L’électeur est-il devenu stratège ? (p. 176-179)| Leçon 28. La volatilité électorale (p. 180-182)| Leçon 29. Que reste-t-il des variables sociologiques lourdes ? (p. 183-190)| Leçon 30. Les comportements politiques et le clivage gauche/droite (p. 191-195)| Présentation (p. 197)| Leçon 31. Les mobilisations collectives (p. 198-201)| Leçon 32. Pourquoi se mobilise-t-on ? (p. 202-207)| Leçon 33. Comment se mobilise-t-on ? (p. 208-212)| Leçon 34. Pour quelles causes se mobilise-t-on ? (p. 213-215)| Leçon 35. Les transformations du militantisme (p. 216-219)| Leçon 36. La violence politique (p. 220-224)| Présentation (p. 225-226)| Leçon 37. Le clivage gauche/droite dans l’histoire politique française (p. 227-232)| Leçon 38. Le clivage gauche/droite depuis les années 1980 (p. 233-239)| Leçon 39. Les partis politiques : l’enjeu de la définition (p. 240-245)| Leçon 40. Les types de partis politiques (p. 246-250)| Leçon 41. Les approches des partis politiques (p. 251-259)| Leçon 42. Crise ou transformation des partis politiques ? (p. 260-272)| Leçon 43. Les groupes d’intérêt (p. 273-278)| Présentation (p. 279-280)| Leçon 44. Médias et politique, quels effets ? Médiacentrisme, théorie des effets limités et effets d’agenda (p. 281-289)| Leçon 45. Médias et politique. Les transformations du journalisme (p. 290-294)| Leçon 46. Les campagnes électorales (p. 295-301)| Leçon 47. L’opinion publique et les sondages (p. 302-307)| Présentation (p. 309-310)| Leçon 48. La sociologie des élites politiques (p. 311-318)| Leçon 49. Être du métier : sociographie du personnel politique (p. 319-326)| Leçon 50. Avoir du métier : les savoir-faire politiques (p. 327-333)| Sujet 1. Dissertation (p. 337-339)| Sujet 2. Dissertation (p. 341-343)| Sujet 3. Dissertation (p. 345-347)| Index (p. 349-350).
Rémi Lefebvre, Collectif Degeyter, Antonio Delfini, Fabien Desage, Fabien Eloire, Sociologie de Lille, 2017
À Lille, le récit d’une agglomération reconvertie en métropole tertiaire, culturelle et créative semble avoir chassé les fantômes de la crise économique. Mais, cinquante ans après le début de sa désindustrialisation et sans nier les dynamiques économiques et culturelles nouvelles, la « bifurcation tertiaire » est loin d’avoir tenu ses promesses.
Lille est aujourd’hui la grande agglomération régionale la plus ségrégée de France. Les politiques publiques nationales et locales se sont révélées impuissantes à réduire les inégalités sociospatiales héritées du développement industriel et à contrecarrer un chômage persistant. La reconversion tertiaire s’est accompagnée d’une précarisation accrue du marché du travail et de ségrégations renouvelées, tant sur le plan résidentiel que scolaire.
Cet ouvrage rend compte de ces transformations, indissociablement politiques, économiques et sociales, qui font de l’agglomération lilloise un site privilégié pour comprendre les dynamiques inégalitaires des villes contemporaines.
En couverture : Lille, du quartier de Moulins vers le centre-ville, été 2016 © Sylvie Jetluners.Sommaire : Pages de début (p. 1-2)| Introduction (p. 3-8)| I / De la ville industrielle aux reconversions tertiaires (p. 9-26)| II / La métropolisation comme salut ? (p. 27-42)| III / Sous la métropole, une ville populaire et inégalitaire (p. 43-66)| IV / Des jeunesses confrontées à un espace scolaire segmenté (p. 67-82)| V / Un bastion socialiste ? (p. 83-98)| VI / La culture, entre fiction politique et nouveau mythe urbain (p. 99-110)| Conclusion (p. 111-114)| Repères bibliographiques (p. 115-122)| Pages de fin (p. 123-128).
Rémi Lefebvre, Anne-Cécile Douillet, Sociologie politique du pouvoir local, 2017
L’organisation territoriale est une question politique majeure, comme l’a illustré la récente réforme des régions en France et les vifs débats qu’elle a suscités. C’est en effet à l’échelle locale que le pouvoir politique semble le plus incarné, à travers les élus locaux et les administrations déconcentrées de l’État. Les réformes décentralisatrices ont également rendu les Pouvoirs locaux plus visibles.En s’intéressant aux relations de pouvoir et à la façon dont se déploie l’action publique au niveau infranational, cet ouvrage propose une analyse complète du pouvoir politique local. L’étude des collectivités territoriales, des élus qui sont à leur tête comme de leurs administrations, est en effet articulée à celle des groupes d’intérêts, des experts qui agissent auprès d’elles ou encore des mobilisations sociales locales. C’est ainsi à la fois la place des Pouvoirs locaux dans le système politique national et l’exercice localisé du pouvoir politique qui sont interrogés.À travers cette étude du pouvoir à l’échelle locale, c’est toute une réflexion sur les modalités d’exercice du pouvoir politique dans les démocraties représentatives qui est ici proposée.Sommaire : Pages de début (p. 1-2)| Introduction. Le pouvoir local comme objet de sociologie politique (p. 3-13)| Chapitre 1. Les autorités locales et l’État : le pouvoir du local en question (p. 15-56)| Chapitre 2. Les institutions politiques locales : organisation et réformes des Pouvoirs locaux (p. 57-99)| Chapitre 3. Les représentants du pouvoir politique local : élus locaux et métier politique (p. 101-145)| Chapitre 4. Qui gouverne localement ? Pouvoir politique et fabrique de l’action publique au local (p. 147-193)| Chapitre 5. Le pouvoir local en action : les politiques publiques territoriales (p. 195-234)| Conclusion. Quelle démocratie locale ? (p. 237-240)| Bibliographie (p. 241-265)| Index (p. 266-269)| Pages de fin (p. 270-272).
Rémi Lefebvre, Clément Desrumaux (dir.), Faire campagne, De Boeck, 2016, 242 p.
Rémi Lefebvre, Les primaires , 3e éd., Pouvoirs, 2015, 154, 111123 p.
À partir du cas du Parti socialiste qui inaugure l’usage de la primaire ouverte en France à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012, l’objet de cet article est de comprendre comment les sondages contribuent à façonner le nouveau processus de désignation du candidat. La sélection des candidats dès les années 1980 s’exerce déjà sous forte contrainte sondagière. Mais l’ouverture du processus renforce les logiques externes et l’imbrication du jeu partisan et du jeu médiatique.
Rémi Lefebvre, Antoine Roger (dir.), Les partis politiques à l'épreuve des procédures délibératives, Presses universitaires de Rennes, 2015, 217 p.
Rémi Lefebvre, Dominique Reynié, Démocratie représentative, démocratie participative, Editions de l'Aube, 2015, 72 p.
Rémi Lefebvre, Christian Le-Bart (dir.), La proximité en politique.: Usages, rhétoriques, pratiques, Presses universitaires de Rennes, 2015, 305 p.
Rémi Lefebvre, Leçons d'introduction à la science politique, Ellipses, 2013, Leçons de droit, 335 p.
Rémi Lefebvre, Les primaires socialistes: la fin du parti militant, Raisons d'agir éditions, 2011, 172 p.
Rémi Lefebvre, Leçons d'introduction à la science politique, Ellipses, 2010, Leçons de droit, 281 p.
Rémi Lefebvre, Alain Garrigou, Jacques Le Bohec, Voter et se taire ?: monopoles politiques, influences médiatiques, Éditions Syllepse, 2008, Document de la Fondation Copernic, 142 p.
Rémi Lefebvre, Frédéric Sawicki, Pourquoi le PS ne parle-t-il plus aux catégories populaires ?, 2e éd., Mouvements, 2007, 50, 2432 p.
RésuméOn le sait clairement depuis 2002, les partis de gauche n’ont plus le monopole du vote ouvrier. Après l’extrême droite, la droite revendique désormais le référent et une part du vote ouvrier. Cette « captation » importante et longtemps improbable s’explique par une dilution des repères idéologiques et sociologiques de la droite, mais surtout par la perte des liens qui unissaient la gauche aux classes populaires. Rémi Lefebvre et Frédéric Sawicki reviennent ici sur les facteurs structurels du divorce entre le Parti socialiste et les classes populaires. Celui-ci tient au discours socialiste qui néglige la figure ouvrière et donne à voir une société composée non plus de classes sociales mais d’une agrégation d’individus sans conscience collective. Il est également lié à la composition sociale élitiste de la « société des socialistes » et à son fonctionnement « autocentré », qui a délégitimé les pratiques militantes traditionnelles et populaires porteuses d’une dimension collective et identitaire fondamentale.
Rémi Lefebvre, Martine Legris Revel, Cécile Blatrix, Loïc Blondiaux, Jean-Michel Fourniau, Bertrand Hériard Dubreuil (dir.), Le débat public: une expérience française de démocratie participative [actes du colloque, 14 et 15 septembre 2006, Lille], La Découverte, 2007, Recherches, 412 p.
Rémi Lefebvre, Martine Revel, Cécile Blatrix, Loïc Blondiaux, Jean-Michel Fourniau, Le débat public , 2007
Le modèle de débat public qu’incarne la Commission nationale de débat public (CNDP) suscite autant d’espoirs que de critiques. Depuis la loi Barnier de 1995, qui en a posé les fondements, jusqu’aux débats organisés en 2006 sur l’EPR, ITER ou la gestion des déchets nucléaires, cette forme de concertation nouvelle des citoyens sur les projets qui les regardent s’est imposée comme un terrain d’expérimentation privilégié des transformations de la démocratie contemporaine.
Cet ouvrage collectif dresse un bilan de cette expérience de démocratie participative unique en Europe. Dans quelle mesure conduit-elle à ancrer dans l’action publique le droit à la « participation du public aux processus décisionnels » ouvert par la Convention d’Ärhus et la Charte de l’environnement ? Une trentaine de chercheurs de toutes provenances (science politique, sociologie, sciences de l’information et la communication, droit, aménagement…) partagent ici leurs analyses autour de l’objet politique encore mal identifié qu’est le débat public et sur les effets réels de l’intervention de la CNDP dans l’élaboration des grands projets d’aménagement.Sommaire : Pages de début (p. 1-7)| Introduction (p. 9-34)| Introduction. Débat public : la genèse d'une institution singulière (p. 35-41)| Genèse et consolidation d'une institution : le débat public en France (p. 43-56)| Le débat public dans le droit positif (p. 57-66)| « Citoyen en tant que riverain » : une subjectivation politique dans le processus de mise en discussion publique des projets d'aménagement (p. 67-77)| Le BAPE et l'institutionnalisation du débat public au Québec : mise en œuvre et effets (p. 78-91)| Introduction (p. 93-99)| Ressorts et incidences de l'autorité du garant sur les débats publics. Des commissions de suivi Bianco à la CNDP (p. 101-111)| La conduite d'un débat public sur un projet d'infrastructure : une activité de médiation spécifique. Réflexions à partir du débat public « Francilienne » (p. 112-122)| Anticipation et contrôle dans les débats publics: le cas des premiers débats « nucléaires » (p. 123-133)| Un débat en débat. À propos du débat public sur le projet de centrale électronucléaire « EPR, tête de série », à Flamanville (Manche) (p. 134-141)| Participer au débat pour débattre ? Les difficultés de l'acculturation au débat public (p. 142-147)| Introduction. Scènes, coulisses et interstices du débat public (p. 149-154)| Le débat public en ligne : une ouverture des espaces et des acteurs de la délibération ? (p. 155-166)| La CPDP sur l'extension du tramway à Paris (2006) comme occasion d'interroger les ambiguïtés du débat public (p. 167-177)| De la légitimation des acteurs à la légitimité du débat public (p. 178-188)| Le débat public du projet de contournement routier de Nice ou la remobilisation d'une communauté débattante déjà constituée (p. 189-200)| La place de l'expertise dans le débat. Appréciations tirées d'une expérience interne à la commission (p. 201-206)| Les élus : des acteurs peu dialogiques du débat public (p. 207-218)| Introduction. Les dynamiques de l'échange, entre inertie et réflexivité collective (p. 219-225)| Espaces publics et co-construction de l'intérêt général : apprentissages croisés des acteurs (p. 227-238)| Les dynamiques du débat public : l'exemple de six débats publics (p. 239-251)| Délibération de simples citoyens et débat public : l'expérience de l'Atelier citoyen dans le débat VRAL (p. 252-264)| Débattre publiquement autour des chiffres. Quelques enjeux de la controverse sur les flux dans le débat LAALB (p. 265-276)| TGV Rhin-Rhône branche sud : l'introuvable débat public (p. 277-285)| Quand le débat ne fait plus débat : point de vue d'un maître d'ouvrage (p. 286-296)| Introduction. L'évaluation du débat, une composition entre utilité sociale et portée démocratique (p. 297-304)| Quels critères d'évaluation du débat public ? Quelques propositions (p. 305-317)| Ce que débattre nous apprend. Éléments pour une évaluation des apprentissages liés au débat public (p. 318-331)| La réussite du débat public ouvre la réflexion sur sa portée (p. 332-338)| Émotion
Rémi Lefebvre, Frédéric Sawicki, La société des socialistes: le PS aujourd'hui, Éditions du Croquant, 2006, Collection Savoir-agir, 255 p.
Rémi Lefebvre, Christian Le Bart (dir.), Proximité, ENS Éditions, 2005, 170 p.
Rémi Lefebvre, Quand légitimité rime avec proximité, 2e éd., Mouvements, 2004, 32, 135138 p.
Rémi Lefebvre, Bruno Lefort, Les élections des représentants étudiants à l'Université Américaine de Beyrouth, 2004, 281 p.
Rémi Lefebvre, Les métamorphoses d'une identité locale Inventaire bibliographique des travaux universitaires portant sur Roubaix: genèse de la roubaisien-ité, Lire à Roubaix, 2003, Les cahiers de Roubaix, 64 p.
Rémi Lefebvre, Mémoires du Front populaire, Ours / B.Leprince, 1997, 95 p.
Rémi Lefebvre, Jean-François Sirinelli, La fédération socialiste du Nord de 1958 à 1969, 1994, 147 p.
Rémi Lefebvre, Sébastien Michon, « Le populisme et le populaire. La France insoumise au prisme de sa représentation parlementaire », Politix, Politix, 2026, n° 150, pp. 81-111
À partir d’une enquête fouillée, cet article montre et explique le décalage entre la composition sociale du groupe parlementaire La France insoumise (LFI) et la marque politique défendue par LFI et son électorat. Ce qui fonde l’éligibilité des candidat·es LFI devenu·es député·es n’est pas tant leur position sociale d’origine, leur âge et leur couleur de peau, que leur inscription dans le parti. Le décalage observé est le produit d’un type de fonctionnement organisationnel et d’un vivier militant d’insoumis qui est structurellement peu ancré dans les milieux populaires.
Rémi Lefebvre, « Parti socialiste : un congrès pour rien ? », Esprit, Esprit, 2025, n°Juillet-Août, pp. 26-31
Rémi Lefebvre, « Le disrupteur déconstruit », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2024, n°77, pp. 32-33
Rémi Lefebvre, « Y a-t-il encore des campagnes électorales ? », Esprit, Esprit, 2024, n°Juillet-Août, pp. 10-13
Il n’y a plus de temps de délibération collective du fait d’un électorat plus volatil, d’un affaiblissement des partis et d’un traitement simpliste des enjeux dans les médias.
Par conséquent, la légitimité des élus est plus fragile.
Rémi Lefebvre, « 2. Le travail de mobilisation électorale », Repères, Repères, 2024, n°3e éd., pp. 0993-7625
Rémi Lefebvre, « Les partis politiques : déliquescents et structurants », Esprit, Esprit, 2023, n°Mars, pp. 22-26
Les organisations partisanes sont dans un état de faiblesse historique : sans militants, repliés sur leurs luttes internes, ils suscitent une grande défiance dans l’opinion. Ils sont pourtant essentiels à la démocratie.
Rémi Lefebvre, « La République En Marche et les élections municipales de 2020 : entre affirmation et invisibilité partisanes », Politix, Politix, 2023, n° 138, pp. 19-43
L’article analyse la manière dont La République En Marche a mis en avant ou/et occulté l’étiquette de ses candidats aux élections municipales de 2020. Les candidats du parti présidentiel cherchent à occulter leur appartenance partisane, coûteuse politiquement, mais ne peuvent se soustraire à une forme de visibilité partisane. Dans la première phase de la campagne, le processus de sélection des candidats confère une forte publicité à leur affiliation politique. Faute de structures locales et pour contrôler le processus, LREM a en effet décidé de procéder à la distribution des investitures de manière très centralisée en la confiant à une commission nationale. Les candidats « marcheurs » ont par ailleurs été fortement rappelés à l’ordre de leur identité partidaire, notamment par leurs adversaires. Les candidats sont tiraillés dans leurs communes entre des injonctions et contraintes contradictoires. Entre affirmation et invisibilité partisanes, la direction nationale, tout comme les têtes de listes, cherchent ainsi à construire un optimum territorial de discrétion partisane.
Rémi Lefebvre, Guillaume Petit, Camille Bedock, Marion Paoletti, « Introduction. Faire face à la contestation de la représentation politique : le rapport des élu.e.s à la démocratie », Politique et Sociétés, Société Québécoise de Science Politique, 2022, n°2, pp. 3-18
Rémi Lefebvre, « Que sont devenus les partis-mouvements ? : La France insoumise et La République en marche depuis 2017 », Esprit, Esprit, 2022, n°Javier-Février, pp. 167-178
Les partis-mouvements LREM et LFI, peu démocratiques, sont surtout des partis personnels, qui ont pour vocation de préparer l’élection de leur dirigeant à la présidence de la République.
Rémi Lefebvre, « Les partis politiques comptent-ils encore ? », Études, Études, 2021, n°Octobre, pp. 55-66
En dépit de la conception gaullienne d’une élection présidentielle conçue comme la rencontre entre une personnalité et le peuple, les partis se sont imposés depuis 1970 comme des acteurs centraux du scrutin. Mais, pour diverses raisons, cette topographie est en crise. Les débats autour des primaires en sont un signe. Pourtant, les partis traditionnels disposent encore d’une bonne implantation locale. Dans la mesure où ils peuvent encore rassembler des ressources collectives, ils n’ont pas dit leur dernier mot.
Rémi Lefebvre, « Emmanuel Macron, de la disruption à la banalisation », Esprit, Esprit, 2021, n°Juillet-Août, pp. 10-14
Élu à gauche en 2017, Emmanuel Macron vise sans ambiguïtés une réélection à droite, comme en témoignent son programme économique, ainsi que son insistance sur la question des libertés et la concentration des pouvoirs. Mais il est surtout fort des faiblesses de ses adversaires.
Rémi Lefebvre, Julien Talpin, Guillaume Petit, « Les adjoint·es à la démocratie participative. Une catégorie d’élu·es entre spécialisation fonctionnelle et misère positionnelle », Participations, Participations, 2021, n°26-27, pp. 41-75
Les délégations municipales à la démocratie participative se sont banalisées depuis deux décennies, mais on manque encore d’études systématiques de ce phénomène. À partir d’une description d’ensemble et d’entretiens, l’article analyse ces adjoint·es, afin de restituer leurs caractéristiques sociales et politiques et les logiques de la fonction. Celle-ci s’avère peu valorisée, et ces élu·es oscillent entre spécialisation fonctionnelle et misère positionnelle. Une majorité ne signale pas d’appétence particulière en matière de participation, malgré des dispositions repérables. Nous décrivons quatre types d’élu·es : indifférents, croyants managériaux, croyants militants et opposants, dont l’évolution, d’ensemble et dans les trajectoires, constitue un enjeu de recherche.
Rémi Lefebvre, Guillaume Petit, Marion Paoletti, « Remerciements de l’équipe de coordination », Participations, Participations, 2021, n°26-27, pp. 5-5
Rémi Lefebvre, « Les tensions et arbitrages au cœur de la professionnalisation politique intermédiaire : Le cas des adjoints des villes », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2021, n°71, pp. 51-72
L’article porte sur les cas de professionnalisation politique intermédiaire et une catégorie spécifique d’élus (les adjoints de communes urbaines) et leur rapport à la rémunération. Il s’appuie sur un corpus de 56 entretiens. Comment les adjoints arrivent-ils à concilier leur métier et leur mandat, souvent chronophage, alors qu’ils ne peuvent vivre exclusivement de leurs indemnités ? Quelles sont les conditions de possibilité de cette conciliation ? À quelles réalités économiques correspond-elle ? Les adjoints sont-ils en mesure de moduler activité professionnelle et activité politique pour ajuster leurs sources de revenus ? La rémunération est certes le résultat de calculs d’utilité mais les transactions dont elle relève sont socialement situées et s’apparentent à des arbitrages. Si la situation des élus est source de tensions financières et personnelles entre leur engagement politique, leur activité professionnelle et la sphère « hors-travail », l’enquête montre que ces élus recherchent un équilibre entre ces divers éléments. Trois séries de variables sont analysées : l’investissement dans le mandat et le montant de l’indemnité perçue, le type de profession occupée et l’inscription dans la sphère familiale.
Rémi Lefebvre, Julien Talpin, Guillaume Petit, « Les adjoint·es à la démocratie participative. Une catégorie d’élu·es entre spécialisation fonctionnelle et misère positionnelle », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2020, n°2627, pp. 41-75
Rémi Lefebvre, « Gerbaudo (Paolo) - The Digital Party. Political Organisation and Online Democracy. - Londres, Pluto Press, 2018 (Digital Barricades). 240 p. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2020, n°70, p. -
Rémi Lefebvre, « Vague verte et débâcle d’En Marche », Esprit, Esprit, 2020, n°Septembre, pp. 9-14
Rémi Lefebvre, Sébastien Vignon, « Vers un déconfinement politique de l’intercommunalité dans les campagnes municipales ? », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la décentralisation / Institut de la décentralisation, Institut de la décentralisation, 2020, n°118, pp. 81-85
Rémi Lefebvre, Myriam Bachir, « La fabrique des publics de la participation : l’aléatoire et l’obligatoire dans la constitution des conseils citoyens à Amiens et Lille », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2019, n°2, pp. 167-194
Si la fabrication des publics est un aspect central de la participation, sa boîte noire a rarement été ouverte. Résultant d’une sollicitation politique, les conseils citoyens (CC) relèvent de cette logique de production institutionnelle d’un public. Nourris des acquis des sciences sociales sur la participation et des effets censitaires qu’elles mettent en exergue, les CC cherchent à impliquer les « sans voix » par le moyen, en autres techniques, du tirage au sort, censé extraire de la population un public de profanes. Cependant, face aux difficultés de recrutement, loin d’être une étape inaugurale, la fabrique du public des CC est un work in progress courant sans cesse après son public.
Rémi Lefebvre, « Gauja (Anika) – Party Reform. The Causes, Challenges, and Consequences of Organizational Change. – Oxford, Oxford University Press, 2016 (Comparative Politics). 240 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, p. -
Rémi Lefebvre, « Chapitre 3. Les temporalités bousculées des programmes. Primaires ouvertes et variations de l’offre politique (2016-2017) », Ouvertures politiques, Ouvertures politiques, 2018, pp. 2030-8892
Rémi Lefebvre, « Les élus sous l’angle de l’intime : Des élus sur le divan. Les passions cachées du pouvoir local, Alain Faure, Grenoble, PUG, 2017, 208 p., EAN : 978-2706126130, 15 € », L'Observatoire, L'Observatoire, 2018, n°53, pp. 81-82
Rémi Lefebvre, Martine Legris, « Le chercheur au chevet de la démocratie ? Une expérience de recherche impliquée dans la démocratie participative en région Nord-Pas-de-Calais », Sociologies pratiques, Sociologies pratiques, 2018, n°37, pp. 49-58
Les chercheurs en sciences sociales sont mobilisés comme experts dans les processus et dispositifs de démocratie participative. L’article revient sur une double expérience dans la politique menée par la région Nord-Pas-de-Calais et interroge les transactions entre chercheurs et monde de la participation (pouvoirs publics, professionnels de la participation, élus, techniciens...). Il analyse d’abord la commande sociale puis les logiques d’action des chercheurs-experts. Il montre les tensions et dissensions que génère cette coopération.
Rémi Lefebvre, « 23. Processus de politisation et constitution d’une scène électorale municipale à Roubaix (1892-1896) », Hors collection, Hors collection, 2018, pp. 435-453
Rémi Lefebvre, Éric Treille, « The introduction of open primaries among Les Républicains and the Parti socialiste : The weight of the 2011 precedent and organizational bricolage (2016-17) », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2018, n°67, pp. 1167-1185
The analysis deals with the process that leads to the adoption and the outbreak of open primaries in 2016 and 2017 in France. Within the context of the non-legitimization of the parties, different elements are at stake: structural factors, conjectural facts, a logic of mimetism and political intra-partisan conflicts. In both cases, Les Républicains and Socialist Party, the defeat of François Fillon and Benoit Hamon, who both don’t succeed in qualifying for the second round, reminds us of the fragility of the primarisation of the French partisan system.
Rémi Lefebvre, « Sandri (Giulia), Seddone (Antonella), Venturino (Fulvio), eds. – Party Primaries in Comparative Perspective. – Farnham, Ashgate, 2015. 224 p. Figures. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2018, n°67, p. -
Rémi Lefebvre, Thomas Alam, Rafaël Cos, Guillaume Courty, Antonio Delfini, « Pour une sociologie politique de la nuit »: Introduction, Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2017, n°105106
Rémi Lefebvre, « Les primaires ouvertes et les partis politiques », Revue du droit public, Revue du droit public, 2017, n°Mai, pp. 515-520
Rémi Lefebvre, Éric Treille, « Le déclenchement des primaires ouvertes chez Les Républicains et au Parti Socialiste. Entre poids du précédent de 2011 et bricolages organisationnels (2016-2017) », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2017, n°6
Rémi Lefebvre, « 2. Réinvention et rationalisation du porte-à-porte aux élections municipales de 2014 : Effets de croyances et résistances de la culture militante », Questions Transnationales, Questions Transnationales, 2016
Rémi Lefebvre, Daniela Giannetti, « Adoption, institutionnalisation et diffusion des primaires ouvertes. Une approche comparée franco-italienne », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2016, n°22, pp. 371-395
L’article développe une analyse comparée des primaires en France et en Italie. Quels sont les facteurs ont conduit les élites dirigeantes et les militants à se déposséder de leur fonction de sélection des candidats ? L’adoption des primaires est le plus souvent le produit de bricolages organisationnels dans des conjonctures de crise. Le modèle italien de primaire de coalition n’a pas réussi à s’imposer en France où la diffusion des primaires à l’échelle locale est limitée. D’emblée concurrentielles en France, les primaires y sont utilisées dans le cadre d’un parti politique pour réguler la concurrence interne.
Rémi Lefebvre, Clément Desrumaux, « Pour une sociologie des répertoires d’actions électorales », Politix, Politix, 2016, n° 113, pp. 5-16
Pour analyser les pratiques, les techniques et les savoirs mobilisés lors des campagnes électorales, cet article propose l’usage de la notion de répertoires d’actions électorales. La littérature sur les campagnes électorales est généralement dominée par des considérations d’efficience électorale et les changements observés dans les pratiques sont principalement liés à des évolutions technologiques. La notion de répertoires d’actions électorales permet d’analyser les choix produits par les agents dans un contexte où « le choix des armes » est structuré historiquement et sociologiquement. Les agents puisent dans des répertoires d’actions électorales en fonction de contextes politiques enserrés dans des cadres légaux, en fonction aussi de leur appartenance partisane et du rapport de force interne aux partis. La notion de répertoire permet aussi d’expliquer les mobilisations électorales en tenant compte des trajectoires des agents mobilisés et des interactions qu’ils entretiennent avec leurs publics. Enfin, il s’agit aussi d’analyser les évolutions historiques et géographiques des répertoires en lien avec des croyances qui entourent les modes d’action et les phénomènes de circulation dont ils font l’objet.
Rémi Lefebvre, « La modernisation du porte-à-porte au Parti socialiste. Réinvention d’un répertoire de campagne et inerties militantes », Politix, Politix, 2016, n° 113, pp. 91-115
Le PS a engagé lors de l’élection présidentielle de 2012 une campagne de porte-à-porte d’une ampleur et d’une forme inédites. Ce dispositif est le produit de la mobilisation de trois jeunes militants ayant participé à la campagne de B. Obama en 2008 et contribué à leur diffusion en France. Ces réformateurs imposent une méthode de porte-à-porte en rupture avec les usages pragmatiques, intuitifs et bricolés de cette technique traditionnelle. Ils sont porteurs d’une conception rationalisée du porte-à-porte qui doit être selon eux « managée », systématisée, ciblée, standardisée et quantifiée. L’article analyse cette entreprise de rationalisation et de managérialisation du porte-à-porte en s’attachant aux raisons de son « succès » mais aussi aux limites qu’elle rencontre.
Rémi Lefebvre, « IV. Les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Une non-campagne ? », Paris : CNRS Editions et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2016, pp. 93-109
Lefebvre Rémi. IV. Les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Une non-campagne ?. In: Droit et gestion des collectivités territoriales. Tome 36, 2016. Les élections locales françaises 2014-2015. pp. 93-109.
Rémi Lefebvre, Clément Desrumaux, « Faire campagne [introd. et coord. du dossier du n°113 de Politix] », Politix, De Boeck supérieur, 2016, n°113
Rémi Lefebvre, « Du PS à l’UMP : De quoi les primaires sont-elles le nom ? », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2015, n°32, pp. 21-28
Rémi Lefebvre, Nathalie Ethuin, « Réinventer les partis politiques ? », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2015, n°32, pp. 9-12
Rémi Lefebvre, « Le système local français est-il réformable ? », Allemagne d'aujourd'hui, Allemagne d'aujourd'hui, 2015, n° 212, pp. 70-83
Rémi Lefebvre, « Tournay (Virginie) – Sociologie des institutions. – Paris, PUF, 2011 (Que sais-je ?). 128 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2013, n°Vol.63, p. -
Rémi Lefebvre, « L'introuvable délibération : Ethnographie d'une conférence citoyenne sur les nouveaux indicateurs de richesse », Participations, Participations, 2013, n°6, pp. 191-214
L’article propose une approche ethnographique d’une conférence de citoyens tenue en novembre 2009 sur les nouveaux indicateurs de richesse, commandée par le Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. Il montre que ce qui se joue dans ce type de dispositifs ne peut s’appréhender au prisme exclusif de la délibération qui fonde pourtant leur légitimité. Ce qui est en jeu dans le jury considéré, c’est moins la délibération que les stratégies de préservation de la « face » des participants, la constitution du groupe et les logiques de sociabilité, les inégalités de participation et les effets de cadrage de l’équipe d’animation.
Rémi Lefebvre, « Le militantisme socialiste n'est plus ce qu'il n'a jamais été : Modèle de l'engagement distancié et transformations du militantisme au Parti socialiste », Politix, Politix, 2013, n°102, pp. 7-33
Construit par Jacques Ion, le modèle de l’engagement distancié a acquis aujourd’hui la force de l’évidence. Il se diffuse et se légitime de manière circulaire des acteurs vers les observateurs. Véritable prophétie autoréalisatrice, il s’est imposé comme une catégorie du sens commun militant qui valorise au Parti socialiste une conception du militantisme centrée sur l’autonomie individuelle. L’article montre que le modèle occulte les phénomènes de continuité et homogénéise les formes d’investissement militant diverses, hier et aujourd’hui. Il montre aussi que la figure du militant distancié est devenue la représentation légitime de l’engagement au Parti socialiste. On cherche ici à penser conjointement représentations du militantisme et pratiques militantes dans cette organisation.
Rémi Lefebvre, « Politiste et socialiste . Une politique d'enquête au PS », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2011, n°17, pp. 127-139
RésuméL’article propose une réflexion sur les effets d’un double statut d’observateur et de militant sur l’étude ethnographique du parti socialiste. Il s’attache à montrer les profits de recherche tirés de cette position mais aussi ses écueils et limites. Les conduites des acteurs observés sont toujours biaisées par l’attribution de rôles. Ces prescriptions de rôles sont sans doute plus fluides et contradictoires dans le cas considéré. Cette renégociation dans le temps prend une forme particulière dans la mesure où la double identité exerce des injonctions fortes à la restitution des travaux aux acteurs.
Rémi Lefebvre, « La composition des listes socialistes aux élections régionales : Velléités rénovatrices et néo-féodalisation du PS », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2010, n°11, pp. 55-64
Rémi Lefebvre, « L'opinion et la participation : la campagne présidentielle de ségolène royal », Hermès, La Revue, Hermès, La Revue, 2008, n°52, pp. 163-170
Rémi Lefebvre, « Entre démocratie d'opinion et démocratie participative », Nouvelles FondationS, Nouvelles FondationS, 2007, n°7-8, pp. 20-29
Rémi Lefebvre, Frédéric Sawicki, « Défaite de la gauche : le 21 avril 2002 n'était pas un accident », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2007, n°1, pp. 23-28
Rémi Lefebvre, Jean-François Sirinelli, Gilles Candar, Gérard Grunberg, « Partie II : Comment le socialisme parlementarisme s'est-il nourri du parlementarisme », Parlement, Revue d'histoire politique, Parlement, Revue d'histoire politique, 2006, n°6, pp. 81-106
Rémi Lefebvre, « Le socialisme français et la classe ouvrière », Nouvelles FondationS, Nouvelles FondationS, 2006, n°1, pp. 64-75
Rémi Lefebvre, « L'action publique de proximité relève-t-elle du client-centrisme ? », Institut de Management Public, Paris : Institut de Management Public et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2006, pp. 1-15
On se propose ici d'analyser la diffusion du réfèrent de la proximité dans les dispositifs et les discours d'action publique et son articulation parfois problématique avec la figure de l'usager ou du client. A quelles conceptions et qualifications du public, de l'acteur, du ressortissant... l'action publique de proximité s'adosse-t-elle ? Sur quelle vision de l'acteur la relation dite de « proximité » est-elle indexée ? On montre que la « proximité » constitue le support d'une clientélisation des publics mais que sa plasticité autorise en fait des usages très variables. Dans le flou qui entoure l'action publique de proximité se logent des définitions très différenciées et peu stabilisées de l'usager.
Rémi Lefebvre, Jean-François Sirinelli, Gérard Grunberg, « Partie II : Comment le socialisme parlementarisme s'est-il nourri du parlementarisme ? », Parlement, Revue d'histoire politique, Presses universitaires de Rennes (2016-...), 2006, n°6
Rémi Lefebvre, « Les socialistes, la question communale et l'institution municipale : Le cas de Roubaix à la fin du xixe siècle », Cahiers Jaurès, Cahiers Jaurès, 2005, n°177-178, pp. 67-90
Rémi Lefebvre, « Le socialisme français soluble dans l'institution municipale ? Forme partisane et emprise institutionnelle : Roubaix (1892-1983) », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2004, n°54, pp. 237-260
Résumé
Les analyses historiques disponibles sur le socialisme français mettent en avant trois caractéristiques qui fondent sa forte singularité : faiblesse de l’organisation, liens relâchés avec le monde ouvrier, rapport tourmenté au pouvoir. L’article se propose de montrer qu’une analyse attentive aux effets qu’a produit le très fort ancrage municipal du socialisme français permet de reconsidérer ces particularités. Dès lors, si l’on fait droit aux réalités municipales dans l’histoire du socialisme français, le municipalisme apparaît comme une des modalités principales de l’intégration à la fois institutionnelle et sociale du socialisme dans le système politique français. L’article s’attache pour ce faire à une étude de cas, celui de Roubaix, ville socialiste, quasiment sans discontinuité entre 1892 et 1983. On montre comment les socialistes intériorisent le rôle de maire, apparaissent peu à peu captifs de l’institution municipale et comment le municipalisme tend à dissoudre le socialisme.
Rémi Lefebvre, « La difficile notabilisation de Martine Aubry à Lille. Entre prescriptions de rôles et contraintes d'identité », Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2004, pp. 119-146
La difficile notabilisation de Martine Aubry à Lille. Entre prescriptions de rôles et contraintes d'identité
Rémi Lefebvre
L'objet de l'article est d'étudier le travail d'enracinement local de Martine Aubry, élue maire de Lille lors des élections municipales de 2001. On montre que la prise de fonction de M. Aubry obéit à une stratégie volontariste d'ancrage local et qu'elle participe d'une entreprise de notabilisation dont on analyse l'économie. A Lille, elle cherche à jeter les bases d'une implantation locale « sûre » qui la préserve des infortunes de la carrière politique et lui permette d'enrichir son répertoire politique d'un mandat de « proximité ». Mais cette stratégie volontariste d'ancrage local se heurte à de nombreuses difficultés. Tout se passe comme si la nouvelle élue ne parvenait que difficilement à surmonter les désajustements entre son identité et le rôle auquel elle doit s'ajuster, entre les attentes qu'elles suscitent et les ressources qui sont les siennes, entre ses dispositions sociales et les prescriptions de rôles qui pèsent sur ses pratiques.
Rémi Lefebvre, « Chapitre 15. Roubaix. Entre recomposition politique et stabilité électorale », Chroniques électorales, Chroniques électorales, 2002, pp. 1242-6512
Rémi Lefebvre, « Le conseil des buveurs de bière de Roubaix (1892-1902). Subversion et apprentissage des règles du jeu institutionnel », Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 87-115
« Le conseil des buveurs de bière » de Roubaix (1892-1902). Subversion et apprentissage des règles du jeu institutionnel
Rémi Lefebvre
A la fin du XIXe siècle, c'est à l'échelle municipale qu'est d'abord concédée une place dans le jeu politique aux élites ouvrières. Les socialistes cherchent alors à s'appuyer sur les municipalités pour en subvertir les règles et augmenter leurs ressources. Ils contribuent par là même à la mise en forme de l'institution municipale. Lieux d'expérimentation du socialisme, les communes constituent ainsi un précieux laboratoire de recherche. A partir d'une étude de cas (la municipalité ouvrière de Roubaix entre 1892 et 1902), l'article vise à montrer comment, en cherchant à transformer l'institution municipale, les socialistes sont transformés par elle. Certes ils contribuent à modifier l'institution en lui conférant un sens politique et en développant l'interventionnisme municipal. Mais, ce faisant, ils doivent en intérioriser les usages et tendent à reproduire les pratiques traditionnelles.
Rémi Lefebvre, « Être maire à Roubaix. La prise de rôle d'un héritier », Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1997, pp. 63-87
Être maire à Roubaix. La prise de rôle d'un héritier.
Rémy Lefebvre [63-87].
L'entrée dans une institution est un moment privilégié pour analyser les pratiques et les représentations qui y ont cours. Entendue ici comme une prise de rôle, elle constitue un moment d'apprentissage où un nouvel acteur s'approprie des savoir-faire et intériorise des représentations. L'étude d'une succession mayorale à Roubaix fait apparaître que les rôles qu'endosse le nouvel édile s'articule en trois registres distincts (territorial, politique, managérial) qu'il doit mettre en cohérence. Au prix d'un bricolage permanent et en fonction de ses propres ressources politiques, le maire s'ajuste plus qu'il se conforme à l'ensemble des normes qui définissent à un moment donné le rôle de maire.
Rémi Lefebvre, « Libertés associatives et démocraties - L’État face à ses contre-pouvoirs », le 25 septembre 2025
Colloque final de l’ANR LAIC organisé par le CERAPS, Sciences Po Lille
Rémi Lefebvre, « Récuser l'élection, contester les élections », le 12 juin 2025
Colloque organisé par le Laboratoire ERMES, Université Nice Côte d'Azur et le CERAPS, Universitté de Lille sous la direction scientifique de Nicolas Bué, Université d'Artois, CDEP-CERAPS - Rémi Lefebvre, Université de Lille, CERAPS et Christine Pina, Université Côte d'Azur, ERMES
Rémi Lefebvre, « La défiance partisane. Sociologie de la crise de la forme parti », le 26 septembre 2024
Colloque organisé par le CRJ, Université de Franche-Comté sous la direction scientifique de Mathieu Petithomme, CRJFC/IUF et Manuel Cervera-Marzal, Université de Liège
Rémi Lefebvre, « Quelle culture populaire de la démocratie ? », le 10 juin 2024
Séminaire organisé par l'UMR DICE, Aix-Marseille Université, l'ILF, le CERIC, l'IE2IA et le CNRS sous la direction scientifique de Damien Connil, Mathias Revon, Nathalie Rubio et Marthe Fatin-Rouge Stefanini
Rémi Lefebvre, « Le pluralisme local », le 08 février 2024
Colloque organisé par le GRALE, l'Université Bordeaux Montaigne, La Rochelle Université, le CMH, Université Toulouse Capitole, le CERCCLE, l'ILD, Université de Bordeaux sous la direction scientifique de Florence Lerique, Pr. de droit public, Université Bordeaux Montaigne et Stéphane Manson, Pr. de droit public, Université de La Rochelle
Rémi Lefebvre, « Le Parlement et le temps : Approche comparée européenne - Parliament and Time : European Comparative Approach », le 18 décembre 2023
Colloque organisé par le LERDP (CRDP, Université de Lille) et l’IDP (Université de Poitiers) avec l’INSP, dans le cadre du Projet ParlTime.
Rémi Lefebvre, « Le territoire dans tous ses états », le 14 décembre 2023
Colloque international organisé à l’occasion de ses 40 ans par le CEPEL - Centre d'Etudes Politiques et Sociales - Faculté de Droit et de Science politique, Université de Montpellier sous la direction de Alexandre Dézé, Nicolas Giraudeau, Emmanuel Négrier, Gilles Moutot, Damien Potier, Christophe Roux, Eric Savarèse, Maguelone Sié, Ludovic Sposito
Rémi Lefebvre, « Classes moyennes, classes d'encadrement ? », le 19 octobre 2023
Journées d'études organisées par le CERAPS, Université de Lille / CNRS, sous la direction scientifique de Thomas Chevallier, Antonio Delfini et Romane Fossé
Rémi Lefebvre, « Les partis politiques : des acteurs de la vie démocratique en déclin ? », le 01 juin 2023
Organisé par le CREDESPO au nom de la Commission de la jeune recherche constitutionnelle (CJRC) de l'Association française de droit constitutionnel (AFDC), sous l'égide de Eva Darnay, doctorante, et Marie Suzel Tabard, docteure en Droit public
Rémi Lefebvre, « Déontologie de la vie publique locale : le grand déploiement », le 24 novembre 2022
Assises nationales de l'éthique publique locale organisées par l'Observatoire de l'éthique publique, think tank avec l'université Polytechnique des Hauts-de-France sous la direction de Matthieu Caron, Élise Untermaier-Kerléo & Aurore Granero
Rémi Lefebvre, « Bande(s) dessinée(s), comics, pouvoir et politique », le 13 octobre 2022
Organisé par le LARSH, Polytechnique Hauts-de-France
Rémi Lefebvre, « Baron Noir », le 18 novembre 2021
Organisé pour le laboratoire du changement social et politique de l'Université de Paris par Nathalie Montoya, MCF en sociologie, Université de Paris et Federico Tarragoni, MCF HDR en sociologie et Directeur du CRIPOLIS, Université de Paris
Rémi Lefebvre, « Discrétions partisanes », le 23 septembre 2021
Organisé par le Clersé (UMR8019 / Univ. de Lille, CNRS), le CERAPS (UMR8026 / Univ. de Lille, CNRS, Sciences Po Lille), le CESSP (UMR8209 / Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNRS, EHESS)
Rémi Lefebvre, « Vivre de la politique », le 25 mars 2021
Organisé par Sébastien Vignon, CURAPP-ESS et Rémy le Saout, Centre nantais de sociologie, Université de Nantes
Rémi Lefebvre, « Les usages politiques et sociaux de l’insulte », le 21 octobre 2020
Organisées par Cédric Passard, Maître de conférences en science politique à Sciences Po Lille - CERAPS, David Descamps et Agathe Foudi, doctorants en sociologie au CLERSE
Rémi Lefebvre, « Le métier d'élu local », le 06 mars 2020
Colloque organisé sous la direction de Matthieu Caron, Jean-François Kerléo, Aurore Granero et Franck Waserman, avec la participation du LARJ, de l’IDP, du CREDESPO et de l’Observatoire de l’éthique publique, sous le parrainage de l’AFDCL.
Rémi Lefebvre, « Transferts, exports-imports, circulations. Quels paradigmes pour la science politique ? », le 19 décembre 2019
Organisé par Cécile Leconte, MCF en science politique HDR à Sciences Po Lille, CERAPS et Guillaume Courty, Pr. de science politique à l'Université de Lille, CERAPS, en partenariat avec le CERAPS et l'Université de Lille
Rémi Lefebvre, « Universitaires et directions partisanes : interactions, connexions et circulations contemporaines », le 14 novembre 2019
Colloque organisé par David Copello (Casa de Velázquez et IDP) et Manuel Cervera-Marzal (LabexMed-DICE et FNRS-ULg), avec le soutien de l'Institut de droit public, sciences politiques et sociales (Univ. Paris 13) et de l'Institut Louis Favoreu (DICE, AMU)
Rémi Lefebvre, « Le tirage au sort en politique. Etat des lieux et perspectives contemporaines », le 10 octobre 2019
Rémi Lefebvre, « Syndicalisme, pouvoirs et politiques dans les services publics territoriaux (XXe-XXIe siècles) », le 12 septembre 2019
Organisé par le laboratoire Triangle, Lyon, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le CNRS, Sciences Po Lyon, Université Jean Monnet Saint-Etienne…
Rémi Lefebvre, « Internet et les nouvelles formes de participation politique », le 28 mars 2019
Colloque organisé par le projet ANR APPEL (ANR-14-CE29-0010), avec le soutien du CERAPS (Université de Lille), du CEDITEC (UPEC), du CEVIPOL (Université Libre de Bruxelles) et du CReSPo (Université Saint-Louis-Bruxelles)
Rémi Lefebvre, « Les Gilets jaunes. Enigmes et premières pistes d’analyse », le 14 février 2019
Conférence-débat organisée par le CERAPS (UMR 8026), en partenariat avec Médiapart et Médiacités.
Rémi Lefebvre, « Les élu·e·s aiment-ils la démocratie ? », le 15 novembre 2018
Rémi Lefebvre, « Les Parlements en question(s). La permanence d’institutions subordonnées ? », le 08 novembre 2018
Rémi Lefebvre, « La fin du cumul des mandats en France ? », le 09 février 2018
Journée d'études du Laboratoire Biens, Normes, Contrats
Rémi Lefebvre, « Sociologie d'une entreprise politique émergente : Emmanuel Macron et le macronisme », le 11 janvier 2018
Organisé par le CERAPS, Université Lille 2 et le CESSP, Université Paris 1 sous la responsabilité scientifique de Bernard Dolez, CESSP, Julien Fretel, CESSP, Rémi Lefebvre, CERAPS et Pierre Mathiot, CERAPS
Rémi Lefebvre, « Temporalité(s) politique(s) », le 30 novembre 2017
Organisé par JB. Devaux, doctorant de science politique, Triangle, G. Marrel, Maître de conférences de science politique, UAPV-LBNC-CHERPA, R. Payre, PR de science politique, Sciences Po Lyon - Triangle
Rémi Lefebvre, « Quelles solutions pour résoudre le problème de la dette publique ? », le 20 octobre 2017
Organisée dans le cadre du Master 2 Finances et fiscalité publiques de Lille en collaboration avec le CRDP, le CERAPS et de l’IPAG de Lille, l’IDP de l’Université de Valenciennes.
Rémi Lefebvre, « La politique autrement ? », le 12 octobre 2017
Co-organisé par la MSH et le CREDESPO, en partenariat avec le TIL et le CIMEOS
Rémi Lefebvre, « Fiefs et ancrages politiques », le 01 juin 2017
Organisé par le CESSP (CNRS-EHESS-Université Paris 1) et le LIPHA (Université Paris Est) dans le cadre de l’Atelier personnalisation des liens politiques du Labex TEPSIS
Rémi Lefebvre, « Des idées et des partis », le 23 mai 2017
Sous la responsabilité scientifique de Thibaut Rioufreyt, Docteur en science politique, Laboratoire Triangle/Lyon
Rémi Lefebvre, Éric Treille, « La primaire de la belle alliance populaire. Le pluralisme partisan à l'épreuve de l'anticipation de la défaite », Journée d'études "Les primaires ouvertes de droite et de gauche. Le cycle présidentiel 2016-2017", Paris, le 22 février 2017
Rémi Lefebvre, Martine Legris, Myriam Bachir, « S'émanciper pour faire société ? Entre individuel et collectif, pouvoir d'agir et recherche de reconnaissance. Retour critique sur les tensions dans les démarches participatives d'initiative citoyenne », Colloque "Les expérimentations démocratiques aujourd’hui : convergences, fragmentations, portées politiques", Saint-Denis, le 26 janvier 2017
Rémi Lefebvre, « Le malheur militant », le 12 décembre 2016
Rémi Lefebvre, « Le Parlement et le temps », le 07 décembre 2016
Colloque organisé sous la direction d'E. Cartier (Professeur Université Lille - Droit et Santé), R. Lefebvre (Professeur Université Lille - Droit et Santé) et G. Toulemonde (Maitre de conférences HDR, Université Lille - Droit et Santé).
Rémi Lefebvre, Myriam Bachir, « Une comparaison des conseils citoyens dans plusieurs villes en région Hauts de France », Colloque "Participation citoyenne. Expériences et limites d'un idéal de démocratie", Tours, le 16 juin 2016
Rémi Lefebvre, « Ce dont la gouvernance est le nom », le 11 février 2016
Quels changements dans le gouvernement des sociétés ? Instruments, rhétoriques et techniques du pouvoir aujourd’hui. Colloque organisé par le CHERPA (EA4261, Sciences Po Aix) avec la participation du CERIC (UMR 7318 DICE, CNRS - AMU) et du GIS « Démocrati
Rémi Lefebvre, Thomas Alam, Rafaël Cos, Guillaume Courty, Antonio Delfini, « Un orchestre sans chef ? Un exercice de réflexivité collective autour d’une enquête sur les Politiques de la nuit », Enquêtes collectives en sciences sociales, Dijon, le 26 juin 2014
Rémi Lefebvre, Daniela Giannetti, Frédéric Sawicki, « Les primaires en France et en Italie », Congrès de l'Association française de science politique (AFSP), Paris, le 09 juillet 2013
Rémi Lefebvre, « Le tournant délibératif. Bilan, critiques, perspectives », le 16 juin 2011
Colloque organisé par le CEE, le CESPRA, le CESSP, le CRESPPA, le LabTop, Sophiapol, avec le soutien du GIS Participation et de l'AFSP.