Les calamités ou les catastrophes, sujet très ancien, sont malheureusement toujours d’actualité. Au Japon et à Taïwan, les catastrophes naturelles, typhons et séismes, se produisent fréquemment : aussi un droit systématique des catastrophes s’est-il développé. En France, bien que les conditions diffèrent, le pays souffre également de la menace des inondations : un droit des catastrophes existe bien mais éclaté dans les différents codes. Avec le développement de la technologie, les êtres humains ont la capacité de lutter de manière plus efficace contre les catastrophes. Cependant, ces technologies semblent, en même temps, avoir un impact sur le changement climatique. Selon certains spécialistes, ce changement climatique serait à l’origine d’une nouvelle vague de catastrophes naturelles plus sérieuses et imprévisibles. En outre, à notre époque, les catastrophes anthropiques et complexes, voire les crises sanitaires, comme la COVID-19 qui a eu un impact spectaculaire dans le monde entier, représentent des problèmes que l’on ne peut pas négliger. Ainsi, afin de répondre aux catastrophes naturelles actuelles et à d’autres catastrophes à l’avenir, cette étude délimitera le champ d’application du « droit des catastrophes » entre droit en temps normal et droit d’urgence, en comparant les droits français, japonais et taïwanais. Dans le domaine du droit administratif en particulier, il s’agit du rôle du gouvernement dans la prévention, la réponse et la reconstruction des catastrophes, ainsi que de la relation entre l’Etat, les collectivités territoriales, et même avec la population. Un droit des catastrophes naturelles avec de multiples acteurs, tant publics que privés, et de multiples outils peut non seulement combler les lacunes de l’administration actuelle et répondre aux besoins du monde réel, mais également servir de modèle de base pour d’autres catastrophes, même inconnues à l’heure actuelle