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Renaud Colson

Maître de conférences HDR, Droit privé et sciences criminelles.

Nantes Université · Faculté de Droit et Sciences Politiques Droit et Changement Social — DCS
Nantes UniversitéFaculté de Droit et Sciences PolitiquesDroit et Changement Social

Actualités scientifiques

Colloque
27 juin 2022 · Poitiers
Séminaire
8 avr. 2022
Parution
5 mai 2021
Colloque
6 fév. 2020 · Nantes
Colloque
16 nov. 2017 · La Réunion
Parution
8 fév. 2017

Responsabilités

Responsabilités pédagogiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    La fonction de juger : étude historique et positive, soutenue en 2003 à Nantes sous la direction de Loïc Cadiet 

    Des dogmes établis par la science juridique médiévale aux problématiques posées par la doctrine contemporaine, la fonction de juger a été objet de multiples théories. Leur étude révèle leurs déplacements et leurs transformations dans l'entre deux qui sépare les figures discursives de l'institution du juge par la loi et de la réalisation du droit par le juge. Ce jeu de représentations se déploie sous la royauté médiévale, forme étatique embryonnaire conceptualisée, notamment dans sa dimension justicière, à l'aide d'éléments puisés aux sources savantes du ius commune. Un certain rapport à la hiérarchie et au texte juridique s'y exprime, qui est progressivement consolidé, puis répété, par les juristes de lAncien Régime jusqu'à nos jours. Cette conception se donne à voir dans les problématiques doctrinales relatives à l'autorité du magistrat, à l'organisation de son pouvoir et à l'exercice de son activité ; autant d'objets théoriques qui donnent lieu, pendant plus de huit siècles, à la déclinaison du thème de l'institution du juge par la loi. Toujours opératoire, cette trame conceptuelle perd de sa netteté à mesure qu'apparaissent au cours du XXe siècle des discours porteurs d'un nouveau regard sur le judiciaire. L'élaboration de théories célébrant le pouvoir normatif des juridictions, la conceptualisation d'une fonction de juger polyvalente, la valorisation de la dimension procédurale du système juridique contribuent à redessiner l'image de la justice. Combinées au reflux de l'ordre l'égal et à son internationalisation, ces 'évolutions fragmentaires laissent deviner, à qui les saisit dans la longue durée, une recompositîon des représentations dogmatiques mettant l'accent sur la réalisation du droit par le juge

  • Ouvrages

    Renaud Colson, Henri Bergeron, Faut-il légaliser le cannabis ?, First éditions, 2021, Pour les nuls, 120 p. 

    Renaud Colson, Henri Bergeron (dir.), European drug policies: the ways of reform, Routledge, Taylor & Francis Group et a GlassHouse book, 2017, 313 p. 

    Renaud Colson, Stewart Field (dir.), EU criminal justice and the challenges of diversity: legal cultures in the area of freedom, security and justice, Cambridge University Press, 2016, 275 p. 

    Renaud Colson, Henri Bergeron (dir.), Les drogues face au droit, PUF, 2015, La vie des idées, 109 p. 

    Renaud Colson, Steward Field, The transformation of criminal justice: comparing France with England and Wales une comparaison franco-anglaise, L'Harmattan, 2011, Bibliothèques de droit (Bibliothèque de droit pénal), 189 p.  

    Renaud Colson, Stewart Field, La fabrique des procédures pénales: comparaison franco-anglaise des réformes de la justice répressive, Mission de recherche Droit et justice, 2009, 45 p. 

    Renaud Colson, La fonction de juger: études [sic] historique et positive, Les Presses Universitaires de la Faculté de Droit de Clermont-Ferrand, 2006, Collection des thèses de l'École doctorale de Clermont-Ferrand, 350 p. 

    Renaud Colson (dir.), La prohibition des drogues: regards croisés sur un interdit juridique, Presses universitaires de Rennes, 2005, L'univers des normes, 142 p. 

    Renaud Colson, Loïc Cadiet, La fonction de juger: étude historique et positive, 2003, 398 p. 

    Des dogmes établis par la science juridique médiévale aux problématiques posées par la doctrine contemporaine, la fonction de juger a été objet de multiples théories. Leur étude révèle leurs déplacements et leurs transformations dans l'entre deux qui sépare les figures discursives de l'institution du juge par la loi et de la réalisation du droit par le juge. Ce jeu de représentations se déploie sous la royauté médiévale, forme étatique embryonnaire conceptualisée, notamment dans sa dimension justicière, à l'aide d'éléments puisés aux sources savantes du ius commune. Un certain rapport à la hiérarchie et au texte juridique s'y exprime, qui est progressivement consolidé, puis répété, par les juristes de lAncien Régime jusqu'à nos jours. Cette conception se donne à voir dans les problématiques doctrinales relatives à l'autorité du magistrat, à l'organisation de son pouvoir et à l'exercice de son activité ; autant d'objets théoriques qui donnent lieu, pendant plus de huit siècles, à la déclinaison du thème de l'institution du juge par la loi. Toujours opératoire, cette trame conceptuelle perd de sa netteté à mesure qu'apparaissent au cours du XXe siècle des discours porteurs d'un nouveau regard sur le judiciaire. L'élaboration de théories célébrant le pouvoir normatif des juridictions, la conceptualisation d'une fonction de juger polyvalente, la valorisation de la dimension procédurale du système juridique contribuent à redessiner l'image de la justice. Combinées au reflux de l'ordre l'égal et à son internationalisation, ces 'évolutions fragmentaires laissent deviner, à qui les saisit dans la longue durée, une recompositîon des représentations dogmatiques mettant l'accent sur la réalisation du droit par le juge

  • Articles

    Renaud Colson, « Quel devenir pour la criminologie ? Note historiographique sur l’exemple britannique », Paris : Société de législation comparée, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2012, pp. 503-524  

    La criminologie prospère au Royaume-Uni. De nombreuses universités lui consacrent des diplômes spécialisés. L’actualité éditoriale de la matière y est abondante, soutenue par la publication de manuels, monographies et ouvrages collectifs, et par l’existence de plusieurs revues. Le présent article retrace l’histoire sociale, intellectuelle et politique de cette discipline. Il rend compte d’une tradition scientifique nationale qui a connu un essor remarquable depuis le début du XXe siècle et qui jouit, désormais, d’une forte légitimité dans le paysage universitaire britannique. Cette perspective historique permet, en conclusion, de porter un regard décalé sur les débats contemporains relatifs à la place de la criminologie en France.

  • Comptes rendus

    Renaud Colson, Véronique Mikalef-Toudic. Le ministère public, partie principale dans le procès civil, Paris : Société de législation comparée, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2007, pp. 723-725  

    Colson Renaud. Véronique Mikalef-Toudic. Le ministère public, partie principale dans le procès civil. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 59 N°3,2007. pp. 723-725.

  • Communications

    Renaud Colson, « Hors norme : l'apport de la désobéissance au droit », le 27 juin 2024 

    XVIIE Congrès organisé par l’Association Internationale de Méthodologie Juridique de Genève

    Renaud Colson, « Le poison », le 27 juin 2022 

    Organisée par l'Université de Poitiers sous la direction scientifique de Marianne Faure-Abbad, PR, ERDP et Adrien Lauba, MCF, IHD

    Renaud Colson, « Le droit à l'épreuve du social », le 08 avril 2022 

    Porté par Droit & Changement Social (UMR 6297) et le Centre de Théorie et Analyse du Droit (UMR 7074).

    Renaud Colson, « Vers un droit européen de la procédure pénale », le 06 février 2020 

    Organisé par le Laboratoire DCS - Faculté de Droit, Université de Nantes

    Renaud Colson, « Socio-legal studies/sociologie du droit : methods, traditions, theories in France and the UK », le 16 avril 2018 

    Journée d'étude franco-britannique co-organisée par le CERCRID (UMR5137) et la Kent Law School avec le soutien de la Socio-Legal Studies Association avec Emilie Cloatre, Kent Law School et Olivier Leclerc, CNRS/Centre de Recherches Critiques sur le Droit

    Renaud Colson, « Regards croisés sur les addictions », le 16 novembre 2017 

    Organisé par Cathy Pomart, Maître de conférences HDR en droit privé, Université de La Réunion

    Renaud Colson, « Les salles de consommation de drogues à moindre risque », le 07 novembre 2017 

    Organisé sous la responsable scientifique de Laurent Rousvoal, Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, Université de Rennes 1, IODE (UMR CNRS 6262)

Encadrement doctoral

  • Thèses dirigées

    Inès Cung, Les personnes consommatrices de drogues au prisme des droits humains, soutenue en 2023 à Paris 10 en co-direction avec Isabelle Boucobza 

    Résumé en français indisponible.

  • Membre du jury

    Laury Renard, Le commerce des drogues et ses effets juridiques : entre droit interne et coopération internationale (1803–1939), soutenue en 2023 à Université de Lille 2022 sous la direction de Louis de Carbonnières présidée par Stéphanie Blot-Maccagnan, membres du jury : Antoine Leca (Rapp.), Céline Pauthier (Rapp.), Emmanuelle Retaillaud-Bajac    

    Durant le XIXe siècle, des progrès scientifiques considérables sont réalisés dans le domaine de la médecine et de la chimie. Les perspectives thérapeutiques offertes par l’exploitation des substances vénéneuses laissent transparaître la promesse d’une nouvelle ère de la médecine. Cependant, l’emploi croissant de ces substances conduit aux premiers épisodes de toxicomanie. Souhaitant prévenir ces abus, les pouvoirs publics établissent une régulation des drogues, comprenant des normes visant à contrôler le commerce et à réprimer certains usages de drogues, avec pour guide les médecins. Un autre acteur de santé se démarque : le pharmacien, qui obtient un rôle de premier plan, celui de dernier rempart à l’accessibilité des drogues. L’étude des normes juridiques, des conventions et accord internationaux démontre que les différents axes d’intervention des pouvoirs publics convergent vers la même ambition. Il s’agit de celle d’identifier la ligne de démarcation entre deux conceptions de l’usage d’une drogue, celle entre l’usage légitime nourrie par le corps médical et celle de l’usage licite établie par le législateur.