Le 4 brumaire an iv (26 octobre 1795), peu avant de se séparer, la Convention adopte un dernier décret, qui abolit la peine de mort « à dater du jour de la publication de la paix générale » et amnistie les faits « purement relatifs à la révolution ». La mesure achève une récurrente réflexion sur la nécessité de supprimer une peine dont l’image a été transformée par l’expérience de « la Terreur ». En 1795, les débats d’Assemblée, les brochures et la presse montrent combien les enjeux de l’abolition sont désormais étroitement liés à ceux de l’amnistie, et que les interrogations qu’elle suscite se concentrent sur le lien entre la peine de mort et la notion de « despotisme » ; plus qu’une question juridique et philanthropique, l’abolition est devenue une question politique.