Présentation de l'éditeur
Par la loi du 17 juillet 1976 relative à la protection de la nature, la protection de l'environnement est reconnue composante d'intérêt général. L'intégration de l'environnement dans l'intérêt général représente pourtant un certain paradoxe. En effet, le rapprochement entre l'environnement, conçu comme un cadre de vie indispensable à l'individu, et l'intérêt général comme un espace de conciliation, apparaît délicat. Pourquoi concilier l'environnement avec des finalités économiques ou sociales dans la mesure où l'état du premier conditionne la réalisation des secondes ? À la suite de ce questionnement, la thèse se propose d'étudier les conséquences de l'intégration de l'environnement dans l'intérêt général.
Plus particulièrement, la mise en oeuvre de l'objectif environnemental par le prisme de la conciliation établie au sein de l'intérêt général, fait apparaître une minoration. À la différence des autres composantes d'intérêt général, la protection de l'environnement subit un traitement spécifique caractérisé notamment par un certain déclassement. Face à ce constat, des solutions juridiques sont envisagées afin de revaloriser la place de la composante environnementale.
Avant-propos de Didier Truchet, Professeur émérite de l'université Paris-Panthéon-Assas.
Préface de Laurent Fonbaustier, Professeur à l'université Paris-Saclay.
Vadim Jeanne est Maître de conférences en droit public à l'université de Reims Champagne-Ardenne et membre du Centre de Recherches Droit et Territoire (CRDT).