Lucie Sourzat, « Les achats publics hospitaliers : des évolutions et des questions », La Semaine Juridique. Administrations et collectivités territoriales (JCP A), Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2025, n°25, pp. 32-33
Lucie Sourzat, « N'oublions pas le droit d'accès aux soins palliatifs et à un accompagnement », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2025, n°22, p. 1097
Lucie Sourzat, « N’oublions pas le droit d’accès aux soins palliatifs et à un accompagnement », Actualité juridique. Droit administratif, le Moniteur, 2025, n°22, p. 1097
Lucie Sourzat, « La fin de vie : l'histoire sans fin ? », Semaine juridique édition Administration et collectivités territoriales, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2025, n°16
Lucie Sourzat, « L’intelligence artificielle en santé », Le Bulletin juridique du praticien hospitalier, Études hospitalières, 2023, n°263, p. 12
Un projet de règlement européen sur l’intelligence artificielle fait suite à la proposition de règlement établissant des règles harmonisées concernant l'intelligence artificielle du 21 avril 2021 ainsi qu’au livre blanc Intelligence artificielle, approche européenne axé sur l’excellence et la confiance publiée par la Commission le 19 février 2020. Censé paraître dans le courant de l'année 2024, ce règlement devrait impacter le monde de la santé directement concerné par les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle (IA) et des risques qui lui sont associés.
Lucie Sourzat, « L’aléa et la commande publique : meilleurs ennemis ? », La Semaine Juridique. Administrations et collectivités territoriales, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2023, n°36, p. 2
Lucie Sourzat, « L’absence de mise en place fautive d’un temps spécifique dédié à l’information et au soutien des proches d’un patient en fin de vie (Commentaire de la décision TA Châlons-en-Champagne, 25 octobre 2022, L., n°2000782) », La Semaine Juridique Administrations et Collectivités Territoriales JCPA, Ed. du Juris-classeur, 2023, n°12, p. 38
Avant comme après le décès du patient, l’information de ses proches doit être absolument irréprochable sur le fond comme sur la forme. Cette information devra être consacrée par la mise en place d’un temps spécifique au profit des membres de la famille. Par cette décision, le juge administratif précise les modalités de mise en œuvre du droit à l’information de ces derniers mais consacre aussi l’existence d’un droit au soutien au profit du patient et de ses proches en dépit des contraintes pesant sur le service public hospitalier reconnues par la juridiction.
Lucie Sourzat, « La mutabilité du contrat administratif : une théorie renouvelée », Actualité juridique. Droit administratif (AJDA), Le Moniteur des travaux publics, 2022, n°38, pp. 2175-2180
La théorie de la mutabilité fait intrinsèquement partie du régime juridique des contrats administratifs. Elle connaît pourtant depuis quelques années un véritable renouvellement, en raison d'une hostilité de plus en plus prégnante envers l'unilatéralisme dans la relation contractuelle accompagnée d'un rejet majeur des risques d'exécution par les opérateurs économiques. Les prémices de la réforme du droit de la commande publique semblaient, en ce sens, ne plus permettre d'identifier précisément le principe au sein des textes. Si le code de la commande publique l'a fait resurgir, il l'a aussi fortement encadré.
Lucie Sourzat, « Aller plus loin sur la fin de vie ? La question montante d’une évolution de la loi en faveur de l’aide active à mourir », La Semaine Juridique. Administrations et collectivités territoriales, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°25, pp. 1-3
Alors qu’une convention citoyenne devrait être organisée sur la fin de vie et l’euthanasie au cours du nouveau quinquennat présidentiel, deux tendances s’affrontent sur le terrain de la fin de vie. La première est en faveur d’une amélioration de l’offre de soins palliatifs, inégalement répartie sur le territoire. La seconde plaide pour la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, au nom du droit à mourir dans la dignité... C'est dans une perspective juridique que nous proposons de nous intéresser à la confrontation de ces deux positions.
Lucie Sourzat, « L’accompagnement de la personne en fin de vie et le bénévole. Chronique Droit(s) de la Santé ; Art. 334 », Journal de droit administratif (JDA), Université Toulouse 1 Capitole / Tribunal administratif de Toulouse, 2021, n°334
Cette étude s’inscrit dans notre cycle de recherches consacré à l’accompagnement de la personne en fin de vie (voir supra dans la section « ouvrages publiés ») proposant un regard comparatiste entre les régions Hauts-de-France et Occitanie, la première disposant d’une meilleure offre en soins palliatifs que la seconde d’après les résultats de l’Atlas 2020 des soins palliatifs et de la fin de vie en France et les objectifs du Plan soins palliatifs 2015-2018.
Nous avons ici fait le choix de réaliser une analyse plus spécifique portée sur l’accompagnement des personnes en fin de vie par le bénévole tel que l’article L.1110-10 du Code de la santé publique l’organise. En effet il s’agit là du seul bénévolat strictement encadré par la loi. Face à cette singularité et plus largement aux enjeux de la mission poursuivie par ces associations, nous sommes allés à la rencontre de la Présidente de l’Association pour le développement des Soins Palliatifs de Toulouse qui a bien voulu nous éclairer sur le fonctionnement de l’accompagnement de la personne en fin de vie par le bénévole.
Lucie Sourzat, « Résilience juridique et santé : pour une réponse
à la vulnérabilité du système de santé », Vieillissement & Territoires : un état des lieux de la recherche, MESHS, 2021
Dans la sphère du droit et des questions juridiques touchant au domaine de la santé, la résilience juridique est l’importance accordée aux effets des « perturbations » [du processus judiciaire] sur le fonctionnement des systèmes
reliés à la victime, à la personne ayant com mis l’infraction et à la communauté dans son ensemble. La résilience est constituée de trois axes : anticiper, répondre, résister. L’objectif est de s’interroger sur sa place dans la sphère du droit et sur les mécanismes juridiques qui garantissent la stabilité de notre système de santé face, mais aussi, en dehors d’une situation de crise. C’est-à-dire les mécanismes à mettre concrètement en place pour garantir un système de santé plus résilient. Cela mène à s’interroger sur la traduction juridique de ces mesures, et sur leur pertinence pour (r)établir un « système de santé résilient » capable de s’adapter aux différents risques auxquels peuvent se trouver confrontés les usagers mais aussi les acteurs du domaine sanitaire.
Lucie Sourzat, « Jean-Marie AUBY, le juriste de la revue Labo Pharma ou les prémisses du droit pharmaceutique », Revue française de droit administratif (RFDA), Dalloz, 2020, n°3, pp. 589-594
Le talent se mesure habituellement en termes d’apport à la doctrine. C’est ainsi que le Doyen AUBY est connu et reconnu : grand nom et illustre chercheur en droit public. Mais une autre facette de son œuvre doit aussi être mise en exergue : sa capacité à s’adapter à des non-juristes, à diffuser les notions et la démarche juridique à des béotiens, qui plus est, spécialistes dans un domaine très pointu et technique, puisqu’il est l’auteur de pas moins de trente-six publications parues entre 1953 et 1987 au sein de la revue Labo Pharma dont nous avons pu retrouver les archives. Nous nous proposons donc de révéler ce volet : l’immersion du grand théoricien du droit public dans le monde de la paillasse. Loin des champs les plus documentés de l’œuvre du professeur de droit, la singularité du projet repose sur la recherche et l’étude de ses nombreuses publications au sein d’une revue professionnelle d’études et de documentation pharmaceutique principalement destinée aux laboratoires pharmaceutiques et dont le comité scientifique se trouve majoritairement composé de docteurs en pharmacie ou en médecine. Précurseur de cette volonté d’interdisciplinarité, aujourd’hui clé de bien de recherches, Jean- Marie AUBY manifeste là l’originalité de sa démarche associant constamment sciences humaines et sociales et sciences dures en portant la voix du droit sur les terres de ces dernières. Selon ses mots, il est en effet
« utile, à la fois pour le Praticien et pour le Juriste, de faire le point » sur la législation pharmaceutique. Seul juriste à écrire régulièrement au sein d’une revue destinée à des profanes du droit, il n’y fait pourtant pas l’économie d’un vocabulaire juridique technique et d’une analyse aboutie. Soucieux de concilier l’intérêt public avec celui de la recherche, Jean-Marie AUBY participe ainsi à la construction du droit pharmaceutique en s’intéressant notamment à la totalité du cycle du médicament. La lecture de ses articles témoigne non seulement de la grande pédagogie de l’auteur s’adressant principalement à des non-juristes, mais aussi de son engagement en faveur de l’encadrement des activités menées par l’industrie pharmaceutique tout en conservant au mieux la liberté des acteurs d’un secteur en pleine effervescence.
L’une des plus éclatantes illustrations ressort sûrement de ses multiples publications touchant à l’expérimentation sur la personne humaine. Déplorant souvent les faiblesses de la réglementation, le publiciste, qui défend avec vigueur l’intérêt général, montre aussi sa préoccupation pour un équilibre subtil entre « l’intérêt de la recherche » et la protection des personnes. Mais l’étude des publications du Doyen AUBY dans la revue Labo Pharma révèle aussi une sorte de compagnonnage scientifique de plusieurs décennies avec le Professeur Frank COUSTOU qu’il qualifiera comme « un pharmacien justement réputé dans la profession (...) mais également un juriste ». Poursuivant comme ils l’écrivent « avec une pieuse émotion » l’œuvre entreprise en 1950 par Robert POPLAWSKI, Doyen de la faculté de droit de Bordeaux et membre fondateur de la revue Labo Pharma, les deux partenaires y publieront ensemble de nombreux articles. Développant ainsi l’École de Bordeaux de droit pharmaceutique, on imagine bien comment la coopération de ce géant du droit public qu’était le Doyen AUBY avec un professionnel de l’industrie pharmaceutique comme Frank COUSTOU a pu compter non seulement pour publier dans une revue aussi spécialisée que celle-là, mais encore pour poser les premiers jalons du droit pharmaceutique considéré comme « source de difficultés permanente par son imbrication constante et nécessaire avec une technique hautement spécialisée qui (...) demeure [pour le juriste] quelque peu étrangère ».
Lucie Sourzat, « De la responsabilité d’un centre hospitalier pour le préjudice d’être né au sein d’une fratrie handicapée. Commentaire de la décision CAA Bordeaux, 4 décembre 2018, M. et Mme C c/ Centre hospitalier de Villeneuve-sur-Lot, n°16BX02831 », Semaine juridique. Administration et collectivités territoriales, Ed. du Juris-classeur, 2019, n°49, pp. 34-36
« Nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance ». Si cette règle issue de la « loi Kouchner » du 4 mars 2002 n’est plus juridiquement contestable, qu’en est-il de l’entourage proche de celui qui se trouve être né avec un handicap ? Et plus précisément qu’en est-il, en cas de grossesse multiple, de celui qui nait en bonne santé quand le reste de la fratrie né handicapé ? S’alignant avec une décision de principe rendue le 5 octobre 2018 par la Cour administrative d’appel de Nantes (CAA Nantes, 5 octobre 2018, n°16NT03990), la juridiction bordelaise vient étendre le champ d’application du précédent jurisprudentiel dans sa décision du 4 décembre 2018. Soulevant des questionnements à la fois éthiques et juridiques, il s’agit de s’interroger ici sur les modalités d’engagement et de mise en œuvre de la responsabilité d’un centre hospitalier pour faute caractérisée en application des dispositions de l’article L.114-5 du Code de l’action sociale et des familles. En effet si la cour administrative d’appel de Bordeaux confirme les règles d’application dans le temps des dispositions issues de la loi « anti-Perruche » (CEDH, n°1513/03, Draon c/ France & n°111810/03, Maurice c/France ; décision n°2010-2 QPC du 11 juin 2010 ; CE, 13 mai 2011, Mme Lazare, n°329290), elle n’hésite pas à participer au phénomène d’extension du droit à indemnisation des proches d’un enfant né handicapé du fait de sa naissance.
Lucie Sourzat, « L’appréciation d’une mesure d’annulation d’une concession d’aménagement et de ses effets à l’égard de l’intérêt général (Note s/s décision CE, 15 mars 2019, Société anonyme gardéenne d’économie mixte, n°413584) », Actualité juridique. Droit administratif (AJDA), Dalloz, 2019, n°25, pp. 1459-1464
Le présent commentaire analyse la manière dont le Conseil d’État décide de procéder à l’annulation d’une concession d’aménagement litigieuse. Après un long épisode contentieux, les juges du Palais Royal décident de prononcer à l’annulation de la concession en raison de la présence de vices d’une particulière gravité et d’une impossibilité de prononcer des mesures de régularisation. L’intérêt de la décision réside tout d’abord dans l’appréciation des vices ayant révélé la volonté de la personne publique de favoriser un candidat. En outre, le Conseil d’État porte une attention toute particulière aux effets qu’une telle annulation pourrait avoir à l’égard de l’intérêt général. En effet, il est admis qu’une telle mesure ne puisse remettre en cause rétroactivement les actes passés pour l’application du contrat. Par ailleurs le Conseil d’État précise aussi que bien que la concession soit arrivée à son terme et que le titulaire du contrat puisse faire l’objet d’une éventuelle indemnisation, ces éléments ne constituent pour autant pas un obstacle au prononcé de l’annulation.
Lucie Sourzat, « Les effets du préjudice évolutif d’atteinte à la dignité du détenu sur la prescription quadriennale (note s/s la décision CE, 3 décembre 2018, M.A, n°412010) », La Semaine juridique. Administrations et collectivités territoriales, LexisNexis, 2019, n°28, pp. 40-44
Le respect de la dignité des personnes incarcérées se trouve être, depuis quelque temps, au centre de nombreux débats et ce notamment devant le juge administratif « qui s’érige progressivement en garant de ce principe ». Dans la présente décision, le juge administratif doit s’interroger sur la question de la dignité à travers une problématique un peu plus technique que par le passé. Il s’agit ici de la prescription quadriennale d’une créance envers l’État provoquée par l’indemnisation du préjudice moral subi par un détenu du fait de conditions de détention indignes.
Dans sa décision du 3 décembre 2018, le Conseil d’État précise comment le préjudice moral subi par un détenu en raison d’une atteinte à sa dignité doit être appréhendé pour évaluer non seulement le point de départ de la prescription de sa créance mais aussi la gravité dudit préjudice. Il s’agissait donc de s’interroger ici sur le fait de savoir quelles conséquences le caractère évolutif du préjudice d’atteinte à la dignité d’un détenu peut-il avoir sur les règles encadrant la prescription quadriennale.
Lucie Sourzat, « Le renseignement administratif », Actualité Juridique Droit Administratif (AJDA), Le moniteur, 2019, n°23, pp. 1320-1328
Certains auteurs ont bien tenté d’appréhender ponctuellement la notion de « renseignement administratif » en la définissant comme « un acte indicatif se bornant à exprimer l’opinion de l’administration » sans qu’il ne produise aucun effet de droit. Toutefois, et particulièrement sur ce dernier point, l’évolution récente du droit administratif conduit à un renouvellement profond des perspectives. Assurément, le renseignement administratif présente de multiples facettes qui rendent difficile son appréhension : il peut être délivré soit spontanément par l’administration, soit à la demande d’un administré, sur le fondement ou non d’un texte. On assiste alors non seulement à une véritable évolution des techniques juridiques visant à renseigner l’administré, mais aussi à un encadrement de plus en plus strict des renseignements donnés par l’administration alors même qu’aucun texte général ne le prévoie. L’étude du renseignement délivré par l’administration française invite dès lors non seulement à tenter de mieux en cerner sa définition et ses manifestations mais encore à en étudier sa portée juridique. Par ailleurs ce mouvement de renouvellement profond qui traverse à la fois le champ et les effets du renseignement administratif paraissent converger vers l’émergence progressive d’un droit général au renseignement que nous tentons de mettre en exergue au sein de la présente étude.
Lucie Sourzat, Clemmy Friedrich, « La régularisation en droit public », Journal de droit administratif (JDA), Université Toulouse 1 Capitole / Tribunal administratif de Toulouse, 2019, n°6
Lucie Sourzat, « Les évolutions de la désobéissance légale du fonctionnaire. De la jurisprudence Langneur au lanceur d’alerte », Actualités Juridiques Fonctions Publiques (AJFP), Dalloz, 2018, n°3, pp. 134-140
Le sujet résulte d’une étude de la jurisprudence administrative parue en 2017 sur le thème de la désobéissance du fonctionnaire. Ainsi il est proposé ici de faire un « bilan » un an après l’entrée en vigueur de la loi n°2016-1691 du 9 décembre 2016, dite aussi loi « Sapin II » dont l’article 10 modifie le statut général des fonctionnaires en précisant le régime juridique des lanceurs d’alerte.
Presque trente-cinq ans après sa consécration par la loi, la possibilité de désobéir à l’ordre du supérieur hiérarchique voit ses frontières se modifier progressivement. Si le fondement du droit à désobéissance basé sur la légalité apparaît encore difficile à admettre en pratique, une exigence implicite davantage tournée vers la protection de la dignité du fonctionnaire vient étendre les limites de la désobéissance légale. Si la dignité de la fonction se trouve depuis longtemps garantie, celle de la personne investie de la fonction a jusqu’à présent peu retenu l’attention de la doctrine. Or la question de la désobéissance légale connectée au respect de la dignité de l’agent, ignorée depuis la décision « Langneur » de 1944 voit son intérêt renouvelé par la loi « Sapin II » de 2016 venant préciser le statut du lanceur d’alerte.
Lucie Sourzat, Clemmy Friedrich, Hélène Hoepffner, « La réforme du droit de la commande publique, un an après : un bilan positif ? », Journal de droit administratif (JDA), Université Toulouse 1 Capitole / Tribunal administratif de Toulouse, 2017, n°211
Lucie Sourzat, « 50 nuances de Droit Administratif : Questionnaire de Mme Sourzat (50/50). Art. 188 », Journal de droit administratif (JDA), Université Toulouse 1 Capitole / Tribunal administratif de Toulouse, 2017, n°4
Sous forme de réponses détaillées à un questionnaire, il s’est agi ici de répondre à la question plus générale « qu’est-ce que le droit administratif ? ». Allant de la proposition d’une définition la plus exhaustive possible du droit administratif jusqu’à une analyse prospective de l’avenir de ce dernier, le présent commentaire permet de comparer les visions de cinquante juristes du droit public parmi lesquels des personnalités confirmées et reconnues du droit public contemporain.
Lucie Sourzat, « La nouvelle appréhension de la liberté d’entreprendre et du droit de propriété par le Conseil constitutionnel. Commentaire de la décision n°2016-593 QPC du 21 octobre 2016, Société Eylau Unilabs et autre », Revue française de droit constitutionnel, Presses universitaires de France, 2017, n°109, pp. 222-231
Ce commentaire porte sur une décision rendue par le Conseil constitutionnel le 21 octobre 2016 suite à une question prioritaire de constitutionnalité. Il traite de la question relative à la réelle portée donnée par le Conseil aux droits et libertés que la Constitution garantit dont notamment la liberté d’entreprendre et le droit de propriété. Plus précisément, il s’agit de s’interroger sur la possible limitation du droit de propriété et de la liberté d’entreprendre par un motif d’intérêt général reposant notamment sur l’argument de la protection de la santé publique. En effet plus qu’une conciliation, la décision du Conseil constitutionnel peut être lue comme introduisant une hiérarchisation des droits au profit de la sauvegarde d’un impératif de santé publique. Or, pour limiter la liberté d’entreprendre, l’argumentation « rapide » du Conseil nous conduit à conclure à une volonté implicite de dissimuler derrière le motif d’efficacité des soins un objectif davantage concurrentiel tendant à se confondre avec le motif d’intérêt général. Ce dernier reposerait alors sur la réduction des risques de distorsion de la concurrence entre des laboratoires d’analyses biologiques soucieux de constituer des monopoles financièrement solides. Quant à la limitation du droit de propriété, le commentaire insiste sur deux aspects. Le premier porte sur la compétence du législateur lors de l’atteinte proportionnée au droit de propriété pour motif d’intérêt général. Si la délégation de sa compétence est envisageable, les garanties devant l’accompagner pour préserver les dispositions de l’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ne sont pas vraiment précisées par le Conseil. Quant au second aspect, le commentaire fait essentiellement ressortir la vision de plus en plus restrictive du droit de propriété et l’insécurité juridique en découlant.
Lucie Sourzat, Clemmy Friedrich, Hélène Hoepffner, « La réforme de la commande publique, un an après : un bilan positif ? », Journal de droit administratif (JDA), Université Toulouse 1 Capitole / Tribunal administratif de Toulouse, 2017, n°211
Lucie Sourzat, « Le JDA annonce la réforme du CJA : le décret n° 2016-1480 du 02 novembre 2016 ou la volonté affirmée d’allégement des juridictions administratives », Journal de droit administratif (JDA), Université Toulouse 1 Capitole / Tribunal administratif de Toulouse, 2016, n°100
Lucie Sourzat, « 1er avril 2016 : pas de plaisanterie pour le droit de la commande publique », Journal de droit administratif (JDA), Université Toulouse 1 Capitole / Tribunal administratif de Toulouse, 2016, n°16
Lucie Sourzat, Sylvain Caylet, « Le contrat de partenariat : dix ans après, quel avenir ? », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 2014, n°4647, p. 2113