Philippe Raynaud, Victor Hugo: La révolution romantique de la liberté, Gallimard, 2024, Des Hommes qui ont fait la France, 128 p.
Philippe Raynaud (dir.), De la démocratie en Amérique, GF Flammarion, 2023, G.F., 304 p.
« J'avoue que dans l'Amérique j'ai vu plus que l'Amérique ; j'y ai cherché une image de la démocratie elle-même, de ses penchants, de son caractère, de ses préjugés, de ses passions. » La gloire de Tocqueville n'est pas seulement celle d'un analyste politique exceptionnel ; c'est aussi, depuis la redécouverte de son œuvre, celle d'un philosophe politique qui serait en même temps un classique de la sociologie, et qui pourrait aider à comprendre les problèmes qui se posent constamment dans les démocraties modernes. L'égalité des conditions, l'individualisme, le « despotisme » démocratique, les relations entre maîtres et serviteurs, l'esprit de liberté et l'esprit de religion, autant de notions qui dessinent aujourd'hui encore les contours d'une philosophie de la démocratie
Philippe Raynaud, Bernard Bruneteau, Jean Baudouin, Philippe Bénéton, David Bisson [et alii], L'aventure démocratique: Cheminements en compagnie de Jean Baudouin, Presses universitaires de Rennes, 2022
Philippe Raynaud, Giulio De Ligio, Jean-Vincent Holeindre, Daniel J. Mahoney, Jean Baechler [et alii], La politique et l'âme: autour de Pierre Manent, CNRS Éditions, 2022
Depuis près de quarante ans, Pierre Manent trace une voie originale et féconde. Ses livres interrogent les formes politiques qui donnent sens à l'expérience historique, de la cité grecque aux nations européennes, en passant par l'Empire romain et l'Église chrétienne. Cet ouvrage, le premier entièrement consacré à Pierre Manent, aborde les grands thèmes de son œuvre, autour de trois axes : la philosophie, la politique et la religion. Il examine également les principales étapes de la pensée politique : Aristote, Machiavel, Pascal, Tocqueville... L'histoire et la philosophie politique éclairent les enjeux du présent, en particulier la crise de la démocratie et de la nation en Europe. Pour Pierre Manent et ceux qui s'en inspirent, la politique constitue le fait générateur des sociétés humaines. Elle façonne l'humanité de l'homme, qui se réalise dans la vie en commun. Aller vers la politique, c'est aller vers l'âme. Une incitation à lire et relire une œuvre forte et pénétrante.
Philippe Raynaud, Le juge et le philosophe: Essais sur le nouvel âge du droit, Armand Colin, 2022, 320 p.
Sommes-nous entrés dans un nouvel âge du droit ? L'échec des idéologies qui ont endeuillé le XXe siècle en niant le droit, ou en l'instrumentalisant au service de la violence (de classe, de race, d'État), a conduit à la reconnaissance de la valeur absolue des droits de l'homme et de l'État de droit. Ce tournant a eu des effets profonds et durables, mais il fait apparaître de nouveaux défis. Dans l'ordre interne, le progrès du droit semble incontestable, mais le sentiment de l'impuissance du politique n'a sans doute jamais été aussi fort ; quant au système international, l'idée d'un effacement des logiques de puissance devant le règne du droit est fortement remise en question par les nouveaux conflits. Quelle place occupera le droit dans la démocratie au XXIe siècle ? Pour Philippe Raynaud, il ne s'agit pas d'opposer le droit à la politique, mais plutôt d'étudier les relations complexes qui les unissent. Il examine la pensée des auteurs anciens (Platon, Aristote), modernes (Hobbes, Kant) ou contemporains (Kelsen, Dworkin, Habermas), tout en proposant une analyse éclairante des controverses actuelles, en Europe et aux États-Unis, sur l'indépendance et le pouvoir des juges, la repentance et la mémoire ou encore l'émergence de nouveaux droits. Cette nouvelle édition a été augmentée d'une importante contribution sur la question du scepticisme comme fondement de la démocratie
Philippe Raynaud, La laïcité: Histoire d'une singularité française, Gallimard, 2021, L'esprit de la cité, 242 p.
C'est un mot qui passe pour intraduisible et qui renvoie aux traits distinctifs de notre histoire nationale. Les origines de la laïcité remontent aux guerres de Religion, où la puissance royale commence à s'émanciper de l'autorité de l'Église. C'est de cette crise originelle que part ce livre. L'Édit de Nantes impliquait qu'on pouvait être bon Français sans être catholique. C'est cette brèche que Louis XIV va tenter de refermer avec la Révocation. Mais la monarchie absolue tire sa légitimité moins de ses fondements religieux que de sa rationalité administrative et de son pouvoir civilisateur. Avec la Révolution, la France cesse d'être un royaume catholique pour emprunter la voie qui mène à l'État laïque, dégagé de toute conception théologique. Le conflit entre France catholique et France républicaine se poursuivra au XIXe siècle, où la IIIe République s'engage dans une laïcité militante, avant d'aboutir à la loi de 1905. Il prendra d'autres formes pour s'épuiser en 1984 avec la tentative avortée d'intégrer l'école privée catholique dans l'enseignement public. Cependant, depuis les années 1960, l'évolution des mœurs érodait progressivement le consensus moral qui unissait croyants et incroyants, pour déboucher sur les controverses autour du «mariage pour tous» et de la procréation médicalement assistée. À ces dissensions s'est ajouté un nouveau défi, l'émergence d'une religion, l'islam, qui pose à la laïcité des problèmes inédits et introduit au sein même de l'opinion laïque des divisions profondes.
Philippe Raynaud, Max Weber et les dilemmes de la raison moderne, Presses universitaires de France, 2020, Recherches politiques, 217 p.
Philippe Raynaud, Arnaud Sorosina (dir.), De la démocratie en Amérique, Maury impr., 2019, GF, 272 p.
Philippe Raynaud, L'esprit de la Ve République: L'histoire, le régime, le système, Éditions Perrin, 2019, Synthèses Historiques, 288 p.
Philippe Raynaud, Emmanuel Macron : une révolution bien tempérée, Desclée de Browers, 2018, 200 p.
Philippe Raynaud, François Furet, Antoine Liniers, Terrorisme et démocratie, Fayard, 2016, Fondation Saint-Simon, 226 p.
Philippe Raynaud, João Carlos Brum Torres, Monique Castillo, Carla De Pascale, Hans-Friedrich Fulda [et alii], Raison pratique et normativité chez Kant: droit, politique et cosmopolitique, ENS éd., 2016, La croisée des chemins
Philippe Raynaud, Michel Foucault: philosophie, histoire, politique et littérature,, 2016, 15 p.
Philippe Raynaud (dir.), Opuscules sur l'histoire, Flammarion, 2014, GF, 245 p.
Philippe Raynaud, Alain Blondiaux, Jean-Michel Helvig, Jean-Pierre Le Goff, Pascal Perrineau, Où va notre démocratie ?, Éditions de la Bibliothèque publique d’information, 2014
Philippe Raynaud, La politesse des Lumières. Les lois, les mœurs, les manières: les lois, les moeurs, les manières, Gallimard, 2013, L'Esprit de la cité, 304 p.
Philippe Raynaud (dir.), De la force du gouvernement actuel de la France et de la nécessité de s'y rallier Des réactions politiques Des effets de la Terreur, Flammarion, 2013, Champs (Classiques), 206 p.
Philippe Raynaud (dir.), L'Humaine condition, Gallimard, 2012, Quarto, 1049 p.
Philippe Raynaud, Claude Habib (dir.), Malaise dans la civilité ?, Perrin, 2012, Collection tempus, 202 p.
Philippe Raynaud, Gil Delannoi, Pascal Hintermeyer, Pierre-André Taguieff (dir.), Julien Freund: La dynamique des conflits, Berg International Éditeurs, 2011, Dissonances, 314 p.
Philippe Raynaud, L'extrême gauche plurielle: entre démocratie radicale et révolution, Perrin, 2010, Collection Tempus, 272 p.
Philippe Raynaud (dir.), De la démocratie en Amérique, GF Flammarion, 2010, G.F., 302 p.
Philippe Raynaud, Trois révolutions de la liberté. Angleterre, Amérique, France: Angleterre, Amérique, France, Presses universitaires de France, 2009, Léviathan, 400 p.
Philippe Raynaud (dir.), De la force du gouvernement actuel de la France et de la nécessité de s'y rallier Des réactions politiques Des effets de la Terreur, Flammarion, 2009, Champs (Classiques), 188 p.
Philippe Raynaud, Cornelius Castoriadis, Enrique Escobar, Myrto Gondicas, Pascal Vernay, Ce qui fait la Grèce: séminaires 1983-1984, Éditions du Seuil, 2008, La Couleur des idées, 305 p.
Philippe Raynaud, Le juge et le philosophe: essais sur le nouvel âge du droit, Armand Colin, 2008, Le temps des idées, 288 p.
Philippe Raynaud, Pierre C Bellanger, Jamil Dakhlia, Bénédicte Delorme-Montini, Christian Delporte, Penser la société des médias, Gallimard, 2006, 192 p.
Philippe Raynaud, L'extrême gauche plurielle: entre démocratie radicale et révolution, Autrement, 2006, Collection CEVIPOF-Autrement, 201 p.
Philippe Raynaud, Stéphane Rials (dir.), Dictionnaire de philosophie politique, Presses universitaires de France, 2003, Quadrige (Dicos poche), 892 p.
Philippe Raynaud, Daniel Dayan, À chacun son 11 septembre ?, INA, 2002, 75 p.
Philippe Raynaud, Mona Ozouf, Alain Finkielkraut, Les aveux du roman, Tricorne, 2002, Répliques, 63 p.
Philippe Raynaud, Patrick Brantlinger, Yves Darcourt Lézat (dir.), Le multiculturalisme en quête d'universalité ?, Editions Sapientia, 2002, 131 p.
Philippe Raynaud, Élisabeth Zoller (dir.), Le droit dans la culture américaine: [actes d'un colloque organisé par le Centre de droit américain de l'Université Panthéon-Assas (Paris II), le 16 mars 2001], Éd. Panthéon-Assas, 2001, Droit comparé, 177 p.
Philippe Raynaud (dir.), Philosophie politique, PUF, 1999, 156 p.
Philippe Raynaud, Les nouvelles radicalités, Fondation Saint-Simon, 1999, Notes de la Fondation Saint-Simon, 49 p.
Philippe Raynaud (dir.), Philosophie ancienne, PUF, 1999, 142 p.
Philippe Raynaud, Philippe Raynaud, Stéphane Rials, Stéphane Rials (dir.), Dictionnaire de philosophie politique, Presses universitaires de France, 1998, 776 p.
Philippe Raynaud, Max Weber et les dilemmes de la raison moderne, Presses universitaires de France, 1996, Quadrige, 217 p.
Philippe Raynaud, La démocratie saisie par le droit, Fondation Saint-Simon, 1995, Notes de la Fondation Saint-Simon, 36 p.
Philippe Raynaud, Régis Debray, Marc Fumaroli, Yan Thomas, Alain Guéry, Dictature de l'image?: un échange du roi magicien au roi technician, Gallimard, 1993, 192 p.
Philippe Raynaud, Stéphane Rials (dir.), Une prudence moderne ?, Presses universitaires de France, 1992, Politique d'aujourd'hui, 154 p.
Philippe Raynaud, Louis Dumont, Tzvetan Todorov, Mary Douglas, Vincent Descombes, Philosophie et anthropologie: [Séminaire tenu à Paris, au Centre Georges-Pompidou], Centre Georges Pompidou, 1992, Espace international philosophie, 190 p.
Philippe Raynaud (dir.), Opuscules sur l'histoire, GF Flammarion, 1990, GF, 245 p.
Philippe Raynaud, Paul Thibaud, La fin de l'école républicaine, Calmann-Lévy, 1990, Liberté de l'esprit, 228 p.
Philippe Raynaud (dir.), De la forme du gouvernement actuel de la France ..., Champs, 1988
Philippe Raynaud, Miguel Abensour, COMPREHENSION ET POLITIQUE DANS L'OEUVRE DE MAX WEBER,, 1987, 233 p.
LE BUT DE CE TRAVAIL EST, A PARTIR D'UNE RECONSTRUCTION SYSTEMATIQUE DE LA PENSEE DE MAX WEBER, D'ANALYSER LA SITUATION CREEE PAR LE DEVELOPPEMENT DES SCIENCES SOCIALES, A TRAVERS L'ETUDE DES RAPPORTS ENTRE PHILOSOPHIE POLITIQUE ET SCIENCES SOCIALES ET DE LA TRANSFORMATION DES PRINCIPES DE LEGITIMITE HERITES DE LA PHILOSOPHIE MODERNE (DEMOCRATIQUE ET LIBERALE). L'INTRODUCTION MONTRE D'ABORD COMMENT, DES LES ORIGINES DE LA POLITIQUE MODERNE, APPARAIT UNE OPPOSITION ENTRE DEUX CONCEPTIONS DE LA THEORIE POLITIQUE QUI SOUSENTEND, AUJOURD'HUI ENCORE, LES DISCUSSIONS CONTEMPORAINES (LA "TECHNOLOGIE POLITIQUE" DE HOBBES, L'HERMENEUTIQUE HISTORIQUE DE VICO), POUR DETERMINER LA PLACE DE MAX WEBER DANS L'HISTOIRE DE LA PENSEE POLITIQUE. LA PREMIERE PARTIE RECONSTITUE L'ARRIERE-PLAN PHILOSOPHIQUE DE LA SOCIOLOGIE DE MAX WEBER, EN MONTRANT LA PORTEE ANTI-SPECULATIVE DE SON EPISTEMOLOGIE, QUI S'INSCRIT DANS LA TRADITION CRITICISTE ET EN ANALYSANT LA PLACE DE SON OEUVRE DANS LA TRADITION DES "SCIENCES DE L'ESPRIT". LA DEUXIEME PARTIE EST CONSACREE A LA PROBLEMATIQUE WEBERIENNE DE LA RATIONALISATION. ON PROPOSE D'ABORD UNE RECONSTRUCTION DE L'ARCHITECTURE SYSTEMATIQUE DE LA THEORIE DE WEBER, A TRAVERS LA DISCUSSION DE CERTAINES GRANDES INTERPRETATIONS (R.ARON, J.HABERMAS, A.SCHUTZ) ET UNE ANALYSE DE SA PENSEE POLITIQUE, CONSIDEREE COMME UNE DIALECTIQUE DE LA RAISON MODERNE; ON ANALYSE ENSUITE LES LIMITES DE LA PENSEE DE WEBER ET LES CONFLITS QUI DIVISENT SA POSTERITE (G.LUKACS, C. SCHMITT). LA CONCLUSION MONTRE LA COHERENCE DE L'OEUVRE DE MAX WEBER, ET SA VALEUR FONDATRICE POUR LA PENSEE POLITIQUE CONTEMPORAINE, QUI TIENT AU FAIT QU'ELLE ARTICULE LA SOCIOLOGIE DE LA DOMINATION SUR L'ANALYSE DE LA LEGITIMITE.
Philippe Raynaud, LES PROTHESES DENTAIRES MIXTES, LES COURONNES SUPPORT DE CROCHET,, 1986, 142 p.
Philippe Raynaud, Les origines intellectuelles du terrorisme, Fondation Saint-Simon, 1983, Notes de la Fondation Saint-Simon (Dossier), 83 p.
Philippe Raynaud, Recherche sur le texte et l'avant-texte: édition critique et genèse de Diegopolis de Y. Buin (1975),, 1976
Philippe Raynaud, « Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre », Ouvrage collectif sous la direction de Pascal Perrineau, Le vote clivé. Les élections présidentielle et législatives d’avril et juin 2022, PUG - Presses Universitaire de Grenoble, 2022
Philippe Raynaud, « Introduction », Ouvrage collectif sous la direction de Deborah Furet, L'Abécédaire de François Furet, Éditions de l'Observatoire, 2022, pp. 15-30
Philippe Raynaud, « Libéralisme et républicanisme en France et aux États-Unis », Ouvrage collectif sous la direction de Denis Maillard, Gilles Clavreul, Jean-François Dunyach et Nathalie Wolff, Laurent Bouvet, portrait d'un intellectuel engagé, Éditions de l'Observation, 2022
Philippe Raynaud, « John Stuart Mill et la question de l’institution de la liberté », Article du colloque "Les équivoques de l’institution : normes, individu et pouvoir" organisé par l'Institut Michel Villey, Université Paris II - Panthéon-Assas le 31 mai et 1er juin 2018., Les Équivoques de l’institution Normes, individu et pouvoir, Classiques Garnier, 2021
Philippe Raynaud, « Préface. »: Poésie et philosophie, Ouvrage de Allan Bloom, avec la collaboration de Harry V. Jaffa, La pensée politique de Shakespeare, Armand Colin, 2021, pp. 5-23
Philippe Raynaud, « Réflexions sur la question populiste », Ouvrage collectif sous la direction de Piero Ignazi et Dominique Reynié, La vie politique. Pour Pascal Perrineau, Presses de Sciences Po, 2021
Philippe Raynaud, « Préface à Jean-François Revel », Histoire de la philosophie occidentale, précédé de Pourquoi des philosophes et de La cabale des dévots, Robert Laffont, 2013, pp. 896
Philippe Raynaud, « Préface à Richard Hosftadter », Le style paranoïaque. Théorie du complot et droite radicale en Amérique, Les Pérégrines, 2012, pp. 248
Philippe Raynaud, Ph Raynaud, St Rials, Jean-Marc Ferry, « La subjectivité », in PUF (dir.), Dictionnaire de philosophie politique, 1996
Philippe Raynaud, Ph Raynaud, St Rials, Jean-Marc Ferry, « La rationalisation habermassienne de la prudence », in PUF (dir.), Une Prudence moderne ?, 1992
Philippe Raynaud, « Le Débat (Paris. 1980) », Notes bibliographiques, De la crise de l'école à la crise de la pédagogie, pp. 8
Philippe Raynaud, préface à Guillaume Lagane, Géopolitique de l'Europe: le crépuscule d'une puissance ?, PUF, 2025, Géopolitiques, 210 p.
La Russie va-t-elle envahir les pays baltes ? Les États-Unis vont-ils annexer le Groenland ? Les pays européens vont-ils devoir s'allier avec la Chine ? Ces interrogations nous paraissaient purement théoriques, sinon absurdes, il y a encore cinq ans. Mais, depuis le début de la guerre en Ukraine et la réélection de Donald Trump, l'Europe se pose de façon inédite la question de sa sécurité, peut-être même de sa survie. Elles se souvient que des guerres l'ont déchirée, que des rivalités la traversent, que des puissances étrangères la menacent. En d'autres termes, l'Europe redécouvre la géopolitique. Cet ouvrage examine l'héritage des Européens, celui d'un continent riche en potentialités mais aujourd'hui affaibli par de multiples défis, autant économiques que démographiques ou militaires. Il examine aussi les options qui s'offrent au Vieux Continent, depuis la coopération renouvelée avec l'Amérique, recherchée par le camp atlantiste, jusqu'à la création d'une véritable autonomie stratégique, sans oublier la possibilité d'un effacement des États européens en tant qu'acteurs indépendants dans la gigantomachie que deviennent les relations internationales.
Philippe Raynaud, préface à Allan David Bloom, La pensée politique de Shakespeare, Armand Colin, 2022, La lettre et l'idée, 192 p.
Il semble clair que Shakespeare a véritablement et consciemment conçu ses oeuvres comme les vecteurs de sa sagesse politique - ses pièces historiques en fournissent la preuve. Shakespeare a cherché à y développer un point de vue raisonnable sur la nature du régime anglais et sur la façon dont il devait être accepté et révéré par les générations ultérieures d'Anglais. Il a réussi dans son entreprise, car les Anglais, à bien des égards, comprennent véritablement leur histoire de la façon dont il l'a dépeinte. Sur ce point, son dessein était clairement politique. C'est en se référant d'abord aux préoccupations de la société civile qu'il a compris ce qui pouvait éblouir et passionner son public. Est-il vraisemblable que ce ne fût là rien de plus qu'une série d'histoires bonnes pour le théâtre ? Peut-on raisonnablement prétendre que Shakespeare s'est jeté précipitamment dans la composition de pièces historiques parce qu'il avait besoin d'argent, ou encore qu'il ignorait les faits les plus importants de l'histoire anglaise parce qu'il n'avait jamais fait d'études ? Ce serait comme dire que Jefferson, sans s'intéresser vraiment aux principes politiques, a écrit la Déclaration d'indépendance parce qu'il voulait être célèbre, et que le succès de cette déclaration tient au fait qu'elle fournit un excellent discours de 4 juillet…
Philippe Raynaud, préface à François Furet, L'abécédaire de François Furet, Éditions de l'Observatoire, 2022, LesLumières aujourd'hui, 173 p.
Philippe Raynaud, préface à Immanuel Kant, Opuscules sur l'histoire, Flammarion, 2021, GF, 245 p.
Kevin Bouchard, préfacier , Constitutionnalisme et common law dans la pensée juridique anglo-américaine: dans la pensée juridique anglo-américaine, Éditions Classiques Garnier Numérique, 2021, Classiques Garnier en ligne (Bibliothèque de la pensée juridique), 452 p.
L'essor du contrôle judiciaire de constitutionnalité au cours des dernières décennies a conduit plusieurs penseurs du monde anglo-américain à se tourner vers la tradition de la common law pour expliquer le rôle nouveau joué par les juges dans les démocraties libérales. Cet ouvrage montre que les tentatives récentes visant à penser les constitutions et les chartes des droits et libertés à partir des pratiques des juristes de la common law puisent à des sources profondes de la pensée juridique anglaise. Il explique comment la tradition de la common law et sa critique positiviste sont à la fois reprises et transformées dans les débats contemporains de la philosophie du droit anglo-américaine
Philippe Raynaud, préface à Jean-Claude Chamboredon, Alain Boyer, François Furet, Georges Canguilhem, Jean Gatty, Raymond Aron, la philosophie de l'histoire et les sciences sociales, Éditions rue d'Ulm, 2019, Figures normaliennes, 106 p.
Philippe Raynaud, préfacier , La révolution introuvable: réflexions sur les événements de mai, Calmann Lévy, 2018, 9 p.
Mai 68 n'aura-t-il été qu'un psychodrame bavard, selon la formule cruelle et lapidaire de Raymond Aron ?Dans La Révolution introuvable, l'observateur perspicace de l'actualité politique montre que par-delà le brouhaha des apparences, les risques étaient faibles que Mai 68 ne constitue un danger sérieux pour les institutions de la Ve République. Les deux grandes forces qui structuraient alors la vie politique française, le Parti communiste et le mouvement gaulliste, n'y avaient aucun intérêt.Comme l'analyse Philippe Raynaud dans sa préface inédite, Raymond Aron, en héritier de la grande tradition sociologique, fut également attentif à la crise essentielle de nos sociétés modernes dont Mai 68 fut un des premiers symptômes : la tension contradictoire entre la passion de l'égalité, la demande de reconnaissance des individus, et l'interdépendance croissante de chacun à l'égard de tous
Philippe Raynaud, préface à Tanguy Pasquiet-Briand, La réception de la Constitution anglaise en France au XIXème siècle: une étude du droit politique français, Institut universitaire Varenne, 2017, Collection des thèses, 958 p.
La 4e de couverture indique :"Le modèle réformiste de la Constitution de l’Angleterre a intellectuellement dominé la France du XIXe siècle. Synthèse des aspirations françaises visant la stabilité politique, cette représentation mêle un historicisme de l’accomplissement libéral du gouvernement représentatif et une adhésion à la légitimation coutumière de l’innovation. Elle procède d’un jeu de projections contradictoires sur la Constitution anglaise. D’une part, les libéraux romantiques identifient dans ses institutions, les conditions propres à préserver l’individu des abus du pouvoir et à permettre le développement de la démocratie. D’autre part, les traditionalistes perçoivent dans la continuité historique de l’Angleterre, les bienfaits structurants de la hiérarchie sociale et de la liberté aristocratique. Plus particulièrement, les Doctrinaires décèlent, dans la morphologie civilisationnelle de l’Angleterre, une société déployant la liberté dans l’ordre. C’est dans le parlementarisme, produit historique de l’évolution institutionnelle anglaise, que la doctrine politique finit par identifier le régime politique susceptible de clore les tensions révolutionnaires françaises. Pensé comme une matrice libératrice des énergies individuelles et conservatrice de l’ordre politique et social, il dépossède le chef de l’Etat de son pouvoir personnel, dans la mesure où il le rend irresponsable. En outre, il consacre le règne de l’opinion publique par la prédominance de la chambre élective et par la reconnaissance de la responsabilité politique des ministres. Enfin, il encadre l’action politique par les usages historiques hérités de la monarchie représentative. Fondé sur un projet politique, le parlementarisme français donne corps à une philosophie prudentielle du droit constitutionnel. Celle-ci conçoit la constitution comme un cadre institutionnel au sein duquel l’agir politique doit pouvoir adapter la société à son stade de développement historique. Le laconisme des Lois constitutionnelles de la Troisième République témoigne de l’enracinement de ce réformisme constitutionnel. Plus qu’un compromis politique de circonstances, il cristallise en effet une politique constitutionnelle libérale et conservatrice. Ce travail entend montrer qu’elle résulte de la modélisation française de la Constitution anglaise au XIXe siècle."
Philippe Raynaud, préface à Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution en France: suivi d'un choix de textes de Burke sur la Révolution, Les Belles Lettres, 2016, Le goût des idées, 797 p.
Philippe Raynaud, préface à Jean Alphonse Bernard, Eloge du droit naturel, Desclée de Brouwer, 2015, 274 p.
Philippe Raynaud, préface à Raymond Aron, Essai sur les libertés, Pluriel, 2014, Pluriel, 251 p.
Philippe Raynaud, préface à Jacques Grosclaude, traduction et préface à Max Weber, Sociologie du droit, Presses universitaires de France, 2013, Quadrige, 316 p.
Philippe Raynaud, préface à Jean-François Revel, Histoire de la philosophie occidentale précédé de Pourquoi des philosophes [et de] La cabale des dévots, Robert Laffont, 2013, Bouquins, 864 p.
Philippe Raynaud, préface à Richard Hofstadter, Le style paranoïaque: théories du complot et droite radicale en Amérique, François Bourin éditeur, 2012, Washington Square, 242 p.
Philippe Raynaud, préface à Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France: suivi d'un choix de textes de Burke sur la Révolution, Pluriel, 2011, Pluriel, 816 p.
Philippe Raynaud, préface à Jacques Grosclaude, traduction et préface à Max Weber, Sociologie du droit, Presses universitaires de France, 2007, Quadrige (Grands textes), 242 p.
Philippe Raynaud, préface à Raymond Aron, Essai sur les libertés, Hachette littératures, 2005, Pluriel, 251 p.
Philippe Raynaud, préface à Friedrich Nietzsche, Aurore: réflexions sur les préjugés moraux, Hachette Littératures, 2005, Pluriel (Philosophie), 312 p.
Philippe Raynaud, préface à Emeric Travers, Benjamin Constant, les principes et l'histoire, H. Champion, 2005, Travaux et recherches de l'institut Benjamin Constant, 659 p.
Philippe Raynaud, préface à Hans Kelsen, La démocratie: sa nature, sa valeur, Dalloz, 2004, Bibliothèque Dalloz, 121 p.
Philippe Raynaud, préface à Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France suivi d'un choix de textes de Burke sur la Révolution, Hachette littératures, 2004, Pluriel (Histoire), 816 p.
Philippe Raynaud, préface à Kóstas Papaïoánnou, Marx et les marxistes, Gallimard, 2001, Tel, 505 p.
Philippe Raynaud, préface à Raymond Aron, Essai sur les libertés, Hachette littératures, 1998, Pluriel, 251 p.
Philippe Raynaud, préface à Simone de Beauvoir, L'Amérique au jour le jour: 1947, Gallimard, 1997, Collection Folio, 535 p.
Philippe Raynaud, préface à Stephen Launay, La pensée politique de Raymond Aron, Presses universitaires de France, 1995, Recherches politiques, 243 p.
Philippe Raynaud, préface à Giambattista Vico, La science nouvelle, 1725, Gallimard, 1993, Collection Tel, 432 p.
Philippe Raynaud, préface à James Tully, Locke, droit naturel et propriété, Presses universitaires de France, 1992, Léviathan, 264 p.
Philippe Raynaud, préface à Alain Trousson, De l'artisan à l'expert: la formation des enseignants en question, CNDP, Centre national de documentation pédagogique, 1992, Ressources formation (Enjeux du système éducatif), 123 p.
Philippe Raynaud, préface à James M. McPherson, La guerre de Sécession: 1861-1865, Robert Laffont, 1991, Bouquins, 1004 p.
Philippe Raynaud, préface à Max Weber, Histoire économique: esquisse d'une histoire universelle de l'économie et de la société, Gallimard, 1991, Bibliothèque des sciences humaines, 431 p.
Philippe Raynaud, préface à Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France: suivi d'un choix de textes de Burke sur la Révolution, Hachette, 1989, Pluriel, 816 p.
Philippe Raynaud, préface à Benjamin Constant, De la force du gouvernement actuel de la France et de la nécessité de s'y rallier Des réactions politiques Des effets de la terreur, Flammarion, 1988, Champs, 185 p.
Philippe Raynaud, préface à Friedrich Nietzsche, Aurore: réflexions sur les préjugés moraux, Hachette, 1987, Pluriel, 312 p.
Philippe Raynaud, préface à Jacques Grosclaude, traduction et préface à Max Weber, Sociologie du droit, Presses universitaires de France, 1986, Recherches politiques, 242 p.
Philippe Raynaud, « Kant, la mort de l’homme et les penseurs du soupçon », le-point.fr, Le Point, 2020, n°2020
Philippe Raynaud, « Ce que penserait Tocqueville de notre démocratie », Nouvel Observateur, , 2017, n°2802
Philippe Raynaud, « La fonction présidentielle sous la Ve République La revalorisation du Parlement : jusqu'où ? », Les Cahiers français : documents d'actualité, La Documentation Française, 2017, n°397, pp. 2-7
Philippe Raynaud, « La Ve République : quel consensus ? », Les Cahiers français : documents d'actualité, La Documentation Française, 2017, n°397
Philippe Raynaud, « Tolérance et laïcité : les démocraties à l'épreuve », Les Cahiers français : documents d'actualité, La Documentation Française, 2016, n°395, pp. 61-67
Philippe Raynaud, « Ve République improbable, VIe République impossible ? », Le Debat , Gallimard, 2016, n°191
Philippe Raynaud, « Voltaire et la tolérance », Philosophie magazine, Philo Éditions, 2015, n°3, pp. 62-62
Philippe Raynaud, « Raison, rationalité, rationalisation. La sécularisation selon Max Weber », Droits : Revue française de théorie juridique, Presses universitaires de France (Puf) , 2014, n°1, pp. 21-32
Philippe Raynaud, « Classes moyennes, démocratie et changement social », Les Cahiers français : documents d'actualité, La Documentation Française, 2014, n°378
Philippe Raynaud, « Le droit et la science politique », Jus Politicum : Revue de droit politique, Dalloz , 2009, pp. 9-18
Philippe Raynaud, Gil Delannoi, Alain Policar, Pierre-André Taguieff, « Quand l'Europe renie son passé »: Sur le retrait de la citation de Périclès des traités constitutionnels européens, Commentaire, Commentaire SA, 2004, n°107
Philippe Raynaud, « L'emploi public est tiré par la fonction publique territoriale », Institut national de la statistique et des études économiques, Paris : Institut national de la statistique et des études économiques et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2003, pp. 75-92
L’emploi public est tiré par la fonction publique territoriale
Entre 1980 et 2001, l’emploi public a augmenté presque deux fois plus vite que l’emploi total (23 % contre 13 %). Cette forte croissance repose en majeure partie sur la fonction publique territoriale (FPT) (+ 38 %) et dans une moindre mesure sur la fonction publique hospitalière (FPH) (+ 28 %), alors que la fonction publique de l’État (FPE) augmentait à un rythme voisin de celui de la population active (+ 15 %). Sur cette période, l’emploi des non-titulaires a reculé dans la FPT, celle des trois fonctions publiques qui compte le plus d’agents de cette catégorie (un sur cinq fin 2001). En revanche, il a progressé dans les hôpitaux, compensant ainsi le développement du temps partiel chez les titulaires. La FPE reste de loin le plus gros employeur public: elle représente plus d’un emploi public sur deux, dont neuf sur dix relèvent des ministères, les autres dépendant d’établissements publics nationaux à caractère administratif (EPA). L’Éducation nationale emploie un agent de l’État sur deux et représente deux tiers de la croissance des effectifs de l’État. Les transferts de mission des ministères à des EPA se traduisent au contraire par une diminution des effectifs de certains d’entre eux (Affaires étrangères, Équipement). La croissance relativement mesurée de la FPE s'est accompagnée d'une progression de la part des emplois de catégorie A de plus en plus fréquemment tenus par des femmes. Cette féminisation accrue des emplois explique en partie la progression du temps partiel. Celle-ci est également liée au vieillissement des effectifs, plus accentué que dans le secteur privé et dans les deux autres fonctions publiques, et au développement des cessations progressives d’activité qui en est résulté.
Philippe Raynaud, Sylvain Bourmeau, Dominique Cardon, Jean-Philippe Heurtin, « La gloire, c'est la galère », Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1988, pp. 55-71
Bourmeau Sylvain, Cardon Dominique, Heurtin Jean-Philippe. "La gloire, c'est la galère". In: Politix, vol. 1, n°1, Hiver 1988. Mobilisations étudiantes, automne 1986. pp. 55-71.
Philippe Raynaud, « Léon Duguit et le droit naturel », Revue d'histoire des facultés de droit et de la culture juridique, du monde des juristes et du livre juridique, Société pour l'histoire des facultés de droit et de la culture juridique, du monde des juristes et du livre juridique (SHFD) |2008, n° 28-....], 1987
Philippe Raynaud, Érik Neveu, La chouette de Minerve sous la lumière des sunlights ? A propos de 68-86. Itinéraires de l'individualisme, Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1988, pp. 32-34
Neveu Erik. La chouette de Minerve sous la lumière des sunlights ? A propos de "68-86. Itinéraires de l'individualisme". In: Politix, vol. 1, n°1, Hiver 1988. Mobilisations étudiantes, automne 1986. pp. 32-34.
Philippe Raynaud, Annie Collovald, Goffman (E.), Façons de parler, Editions de Minuit, 1987, Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1988, pp. 89-91
Collovald Annie. Goffman (E.), Façons de parler, Editions de Minuit, 1987. In: Politix, vol. 1, n°1, Hiver 1988. Mobilisations étudiantes, automne 1986. pp. 89-91.