Présentation
Le Droit a-t-il peur des méthodes empiriques ?
Il est flagrant de constater qu’à la différence d’autres sciences humaines et sociales, la science juridique n’accorde globalement que peu d’intérêt quant à une réflexion sur la méthode. La formation dispensée aux étudiants de cette discipline met en lumière cette carence : l’épistémologie ne fait que très rarement l’objet d’un cours dédié dans les cursus proposées à l’université. Les doctorants juristes se retrouvent alors souvent démunis pour appréhender cet aspect pourtant indispensable à leur travail de recherche.
En faisant le choix de se concentrer sur les méthodes empiriques, ce cycle de séminaires cherche à rendre accessible la compréhension de différentes méthodes (l’entretien, l'enquête, l’analyse de donnée, etc.) s’offrant aux chercheurs et jeunes chercheurs en droit, dans une perspective interdisciplinaire, mais propose également de discuter de questions épistémologiques propres à la science juridique.
3e séance : le terrain
Dans sa thèse, Oriane Sulpice a fait usage d’un ensemble de méthodes empiriques et a étudié les interactions entre le droit formel des litiges administratifs et les stratégies des acteurs en situation.
Cette séance du séminaire a pour but d’illustrer la plus-value des méthodes empiriques pour saisir le réel et des pans plus subtils de l’activité juridique. Elle permettra également d’échanger autour des manières de faire usage de telles méthodes par des juristes, en nous intéressant particulièrement au terrain et à l’entretien. Il s’agira enfin d’interroger la réception de telles approches alors que la doctrine paraît encore peu réceptive aux démarches qu’elle qualifie d’ « antiformalistes ».
Programme
14h30 : Intervention d'Orianne Sulpice, maitresse de conférences en droit public, Université Lumière-Lyon 2
Discutant : Renaud Braillet, doctorant en droit public, Université Paris Saclay
Contact et inscriptions : empirismes.sceaux@proton.me
Séance du séminaire "Empirismes" organisé par l'IEDP, Faculté Jean Monnet, Université Paris-Saclay, sous la direction scientifique de Renaud Braillet, Emma Gilibert et Clara Obadia.