Deen Gibirila, « La faculté conditionnelle pour un époux commun en biens de renoncer tacitement à revendiquer la qualité d’associé (note s/s Cass. com., 12 mars 2025, n° 23-22.372) », Revue Lamy droit des affaires, Ed. Lamy, 2025, n°218, pp. 13-16
Le conjoint de l'époux commun en biens qui a employé des biens communs pour faire un apport à une société ou acquérir des parts sociables non négociables, dispose du droit de se voir reconnaître la qualité d'associé pour la moitié des parts souscrites ou acquises, il peut renoncer à ce droit. Cette renonciation peut être tacite et résulter d'un comportement qui est, sans équivoque, incompatible avec le maintien du droit du conjoint de se voir reconnaître la qualité d'associé.
Deen Gibirila, « L’absence de qualité d’un créancier social pour agir
en demande d’administration provisoire (note s/s Cass. com., 7 mai 2025, n ° 23-20.471) », Petites affiches, Lextenso, 2025, n°78, pp. 47-49
Le créancier d’une société n’a pas qualité pour demander en justice la nomination d’un administrateur chargé de gérer provisoirement les affaires sociales.
Deen Gibirila, « Les transformations relatives aux associations », Lexbase Affaires, Lexbase, 2025, n°824
En dépit des différences qui existent entre les différents groupements notamment les sociétés, les associations, les fondations, les groupements d’intérêt économique, les groupements européens d’intérêt et les groupements d’intérêt économique et les groupements d’intérêt public, elles peuvent, au gré des circonstances, éprouver le besoin ou la nécessité de se transformer, c’est-à-dire de passer d’une forme à une autre. C’est précisément le cas des associations auxquelles la présente étude est consacrée, encore faut-il que ces mutations soient autorisées par la loi ou tout au moins, ne soient pas prohibées par elle.
Deen Gibirila, « Les conditions de recevabilité d’une action en demande d’administration provisoire (Cass. com., 22 janvier 2025, n° 22-20.526, FS-B) », Petites affiches, Lextenso, 2025, n°5, pp. 33-36
Il résulte des dispositions de l'article 31 du Code de procédure civile que toute personne justifiant d'un intérêt légitime à agir est recevable à demander la désignation d'un administrateur provisoire. Tel n’est pas le cas lorsqu’un dirigeant révoqué, qui demande la désignation d’un administrateur provisoire, sous couvert d’agir pour les intérêts de ladite société, agit en réalité pour la défense de ses intérêts personnels
Deen Gibirila, « Le cumul de la responsabilité d’un gérant de SARL relative aux conventions réglementées et de celle ayant trait aux fautes de gestion (Cass. com., 18 décembre 2024, n° 22-21.487) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2025, n°214, pp. 12-15
La possibilité, prévue à l'article L. 223-19, alinéa 4, du Code de commerce, de mettre à la charge du gérant les conséquences préjudiciables à la société des conventions réglementées non approuvées n'est pas exclusive de la mise en jeu de sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 223-22 du même code, que ces conventions aient ou non été approuvées. Une cour d’appel qui a constaté l’existence d’un préjudice doit procéder à son évaluation, au besoin en ordonnant un complément d’expertise.
Deen Gibirila, « Association : formalisme relatif à l'exclusion d’un sociétaire (Cass. 3e civ., 5 décembre 2024, n° 23-17.617) », Defrénois, la revue du notariat, Lextenso, 2025, n°13, p. 20
La convocation adressée par une association à l'un de ses membres en vue de son exclusion doit indiquer précisément les griefs qui lui sont reprochés afin qu'il puisse utilement présenter sa défense, sous peine d'annulation de la décision d'exclusion
Deen Gibirila, « L’exigence de la majorité des voix pour l’adoption des décisions collectives au sein d’une SAS (Cass. ass. plén., 15 novembre 2024, n° 23-16.670) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2025, n°356, pp. 12-14
Il se déduit des articles 1844, alinéa 1er et 1844-10, alinéas 2 et 3, du Code civil et L. 227-9 du Code de commerce, que la décision collective d'associés d'une société par actions simplifiée, prévue par les statuts ou imposée par la loi, ne peut être valablement adoptée que si elle réunit au moins la majorité des voix exprimés, toute clause statutaire contraire étant réputée non écrite.
Deen Gibirila, « La responsabilité pour insuffisance d’actif, faute de déclaration de la cessation des paiements en présence d’une procédure de conciliation (Cass. com., 20 novembre 2024, n° 23-12.297) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2025, n°356, pp. 14-16
Lorsque le délai de quarante-cinq jours prévu pour déclarer la cessation des paiements expire au cours de la procédure conciliation, le débiteur est dispensé d'exécuter son obligation de demander l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire. À l'expiration de la procédure de conciliation, le débiteur est en revanche tenu d'exécuter cette obligation sans délai. Ainsi, pour caractériser une éventuelle faute du dirigeant susceptible d'engager sa responsabilité pour insuffisance d'actif, il convient d'apprécier l'exécution de cette obligation à l'expiration de la procédure de conciliation.
Deen Gibirila, « Le non-renouvellement exprès du mandat à durée déterminée du gérant d’une société civile (Cass. com., 27 novembre 2024, n° 22-24.631) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2025, n°356, pp. 16-17
Il résulte de l'article 1846 du Code civil, dans sa rédaction applicable en Polynésie française, que lorsque le gérant d'une société civile a été nommé pour une durée déterminée, la survenance du terme de son mandat entraîne, à défaut de renouvellement exprès, la cessation de plein droit de ce mandat, sans que le gérant qui continue de diriger de fait la société, puisse se prévaloir d'une reconduction tacite.
Deen Gibirila, « La poursuite d'une activité déficitaire cause de la condamnation d’un dirigeant au comblement de tout ou partie de l’insuffisance d’actif et au prononcé à son encontre une interdiction de gérer (Cass. com., 11 décembre 2024, n° 23-19) », Droit & patrimoine, INFO6TM, 2025, n°356, pp. 17-19
La poursuite d'une activité déficitaire, qui justifie la condamnation du dirigeant à combler tout ou partie de l’insuffisance d’actif et à prononcer à son encontre une interdiction de gérer, ne peut résulter du seul constat d'une augmentation du montant des dettes ; et elle n'est sanctionnée que lorsqu'elle est effectuée dans un intérêt personnel et que l'exploitation déficitaire ne pouvait conduire qu'à la cessation des paiements de la personne morale
Deen Gibirila, « Les conditions de retrait judiciaire d’un associé d’une SCI de jouissance à temps partagé (ass. 3e civ., 21 novembre 2024, n° 23-16.857) », Revue française de comptabilité, Editions comptables/Malesherbes, 2025, n°596, pp. 7-9
Les justes motifs, prévus à l'article 19-1 de la loi n° 86-18 du 6 janvier 1986, autorisant le retrait judiciaire de l'associé d'une société d'attribution d'immeubles en jouissance à temps partagé, s'apprécient par la mise en balance des considérations liées à la situation personnelle de celui-ci et de l'intérêt collectif des associés restants au maintien de cette forme sociale d'offre touristique
Deen Gibirila, « La cessation immédiate des obligations de l’associé retrayant d’une société à capital variable (note s/s Cass. com., 18 décembre 2024, n° 23-10.695) », Petites affiches, Lextenso, 2025, n°3, pp. 42-44
L'associé retrayant d'une société à capital variable cesse, à compter de son retrait, d'être soumis aux obligations découlant de sa qualité d'associé, indépendamment de la date à laquelle les conditions de la reprise de son apport seront, le cas échéant, satisfaites, par application de la combinaison des articles L. 231-1, L. 231- 5 et L. 231-6 du Code de commerce.
Deen Gibirila, « Louage d'ouvrage et d'industrie - Contrat d'entreprise (Art. 1787) », JurisClasseur civil Code, Lexis Nexis, 2025
Deen Gibirila, « Le rejet de la responsabilité pour insuffisance d’actif en présence d’une simple négligence (note s/s Cass. com., 2 octobre 2024, n° 23-15.995) », Revue Lamy Droit des Affaires (RLDA), Ed. Lamy, 2025, n°212, pp. 14-18
La loi du 9 décembre 2016, qui écarte, en cas de simple négligence dans la gestion de la société, la responsabilité du dirigeant au titre de l'insuffisance d'actif, est applicable immédiatement aux procédures collectives en cours et aux instances en responsabilité en cours
Deen Gibirila, « L'associé unique », Droit et patrimoine, NFO6TM, 2025, n°353, pp. 12-20
L’unicité de l’associé est désormais largement admise dans le paysage juridique du droit français des sociétés . Elle résulte essentiellement de deux situations.
Tout d’abord, elle peut émaner de la volonté de l’intéressé qui souhaite être seul maître à bord, dans le cadre d’un investissement solitaire, d’une entreprise personnelle personne physique ou morale (société ou association).
Ensuite, la société unipersonnelle peut apparaître en raison de circonstances auxquelles l’intéressé doit faire face et s’adapter. C’est le cas lorsque, sans l'avoir voulu ou prémédité, il réunit toutes les parts/actions d'une société constituée par plusieurs associés
Deen Gibirila, « La reconnaissance unanime de la qualité d'associé au conjoint commun en biens qui a préalablement renoncé à revendiquer cette qualité (note s/s Cass. com., 19 juin 2024, n° 22-15.851) », Revue Lamy droit des affaires, Ed. Lamy, 2024, n°209, pp. 14-17
1. C'est à bon droit qu'un arrêt retient que, bien qu'ils ne fassent pas mention de l'article 1832-2 du code civil, les articles des statuts d'un groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) stipulant que l'épouse d'un associé « déclare avoir été avertie de l'intention de son époux de faire apport de biens de communauté ci-dessus désignés, consent à cet apport et reconnaît ne pas avoir la qualité d'associé du GAEC » et « ne requiert pas la qualité d'associé » établissent que celle-ci a renoncé clairement et sans réserves, au moment de la constitution du groupement, à revendiquer, sur le fondement de ce texte, la qualité d'associé au titre des biens communs apportés par son époux et ce, sans pouvoir revenir ultérieurement sur cette décision.
2. Il résulte de l'article 1134, alinéa 1er, du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, que la renonciation par l'époux à sa qualité d'associé lors de l'apport fait à la société de biens communs par son conjoint ne fait pas obstacle à ce que l'unanimité des associés lui reconnaisse ultérieurement, à sa demande, cette même qualité
Deen Gibirila, « Le droit fondamental d’un associé de SAS de participer au vote sur son exclusion ( bote s/s Cass. com., 29 mai 2024, n° 22-13.158) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2024, n°10, pp. 71-75
Il résulte de la combinaison des articles 1844 et 1844-10 du Code civil et L. 227-16 du Code de commerce que si les statuts d'une société par actions simplifiée peuvent prévoir l'exclusion d'un associé par une décision collective des associés, toute stipulation de la clause d'exclusion ayant pour objet ou pour effet de priver l'associé dont l'exclusion est proposée de son droit de voter sur cette proposition est réputée non écrite
Deen Gibirila, « La naissance des droits sociaux à compter de l’immatriculation de la société (note s/s Cass. 1re civ., 17 janvier 2024, n° 22-11.303) », Droit & Patrimoine, NFO6TM, 2024, n°349, pp. 16-17
Les droits sociaux naissent lors de l’immatriculation de la société et non à la signature des statuts, de sorte que les parts sociales souscrites par un époux ne constituent pas un bien commun susceptible de recel si la société est immatriculée après la prise d’effet du divorce.
Deen Gibirila, « Le devoir de conseil de l’expert-comptable chargé de tenir la comptabilité d’une société (note s/s Cass. com., 14 février 2024, no 22-13.899,) », Revue française de comptabilité, Editions comptables/Malesherbes, 2024, n°349, pp. 19-21
Le devoir de conseil de l'expert-comptable n'implique pas d'alerter les dirigeants sur l'importance de l'encours clients, les relances clients nécessaires et les délais de paiement, s'il n'a pour mission que la tenue de la comptabilité, une aide à l'établissement des comptes annuels et la présentation des documents fiscaux et sociaux ponctuels et de fin d'exercice
Deen Gibirila, « L’obligation de loyauté du dirigeant social démissionnaire (note s/s Cass. com. 20 mars 2024, no 23-14.824) », Droit & Patrimoine, NFO6TM, 2024, n°349, pp. 21-22
Le président du directoire d’une SA, par ailleurs salarié, qui n’informe pas les organes de direction de la faculté pour la SA de renoncer à une clause de non-concurrence insérée dans son contrat de travail manque, en sa qualité de dirigeant, à son obligation de loyauté
Deen Gibirila, « Action en responsabilité pour insuffisance d’actif :exclusion des fautes de gestion commises pendant la période d’observation en cas de conversion du redressement en liquidation judiciaire (note s/s Cass. com. 4 avr. 2024, n° 22-20.482) », Petites affiches, Lextenso, 2024, n°78, pp. 73-76
Il résulte de la combinaison des articles L. 227-9 et L. 235-1 du Code de commerce, 1179 et 1181 du Code civil et 31 du Code de procédure civile que l'action en annulation d'une délibération de l'assemblée générale d'une SAS pour défaut d'objet relève d'une cause de nullité des contrats en général, de sorte que sa recevabilité doit être appréciée au regard du droit commun.
L'action en annulation d'une délibération de l'assemblée générale d'une société par actions simplifiée pour défaut d'objet relève d'une cause de nullité des contrats en général, de sorte que sa recevabilité doit être appréciée au regard du droit commun ; le directeur général démissionnaire d'une telle société n'est pas recevable à demander l'annulation, pour défaut d'objet, de la délibération de l'assemblée générale qui l'a ultérieurement révoqué de son mandat, la nullité encourue étant relative et ne pouvant être demandée que par les personnes que la loi a entendu protéger
Deen Gibirila, « La cessation des fonctions du directeur général d’une société anonyme ne constitue pas une révocation (note s/s Cass. com., 4 avril 2024, n° 22-19.991) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2024, n°205, pp. 11-14
La décision du conseil d'administration d'une société anonyme de confier à son président la direction générale de la société, qui a pour effet de mettre fin aux fonctions jusqu'alors exercées par le directeur général, ne constitue pas une révocation de ce dernier, sauf à ce que celui-ci démontre que cette décision a été prise dans le but de l'évincer de son mandat social
Deen Gibirila, « L’irrecevabilité de l’action en annulation de la délibération d’une assemblée générale exercée par un directeur général démissionnaire (note s/s Cass. com., 4 avril 2024, n° 22-20.482) », Actu juridique, Lextenso, 2024
Il résulte de la combinaison des articles L. 227-9 et L. 235-1 du Code de commerce, 1179 et 1181 du Code civil et 31 du Code de procédure civile que l'action en annulation d'une délibération de l'assemblée générale d'une SAS pour défaut d'objet relève d'une cause de nullité des contrats en général, de sorte que sa recevabilité doit être appréciée au regard du droit commun.
L'action en annulation d'une délibération de l'assemblée générale d'une société par actions simplifiée pour défaut d'objet relève d'une cause de nullité des contrats en général, de sorte que sa recevabilité doit être appréciée au regard du droit commun ; le directeur général démissionnaire d'une telle société n'est pas recevable à demander l'annulation, pour défaut d'objet, de la délibération de l'assemblée générale qui l'a ultérieurement révoqué de son mandat, la nullité encourue étant relative et ne pouvant être demandée que par les personnes que la loi a entendu protéger
Deen Gibirila, « Les dirigeants de la SAS et la liberté contractuelle : nomination et révocation », Cahiers de droit de l’entreprise, LexisNexis , 2024, n°3, pp. 18-26
Contrairement à la situation juridique des dirigeants des sociétés commerciales, en particulier des dirigeants des sociétés anonymes, celle des dirigeants des sociétés par actions simplifiée connait une vraie libéralisation par l’éviction de nombreuses contraintes. La libre détermination de la situation des dirigeants de cette structure sociétaire n’est cependant pas totale. Bien que les statuts déterminent les conditions dans lesquelles elle est dirigée, la désignation d’un président s’impose dans la mesure où il est le seul représentant de cette société envers les tiers. Cette disposition qui vise le président, mais non les autres dirigeants, constitue une des principales limites à la liberté contractuelle
Deen Gibirila, « Les conséquences de l’absence d’immatriculation d’une société civile (note s/s Cass. 3e civ., 21 décembre 2023, n° 20-23.658) », Defrénois. La revue du notariat, Lextenso, 2024, n°17, pp. 17-20
La perte de la personnalité morale d'une société civile, faute d'avoir procédé à son immatriculation au registre du commerce et des sociétés avant le 1er novembre 2002, entraîne le transfert aux associés de la propriété des biens qui composaient l'actif social. L'immatriculation de la société postérieure à cette date donne naissance à une nouvelle personne morale, à laquelle il appartient aux associés de transférer ces biens
Deen Gibirila, « Irresponsabilité des préjudices subis du fait des concours consentis et qualification d’acte frauduleux (note s/s Cass. com., 17 janvier 2024, n° 22-18.090, F-B) », Revue Lamy droit des affaires, Ed. Lamy, 2024, n°203, pp. 26-31
Constitue un acte frauduleux, au sens de l’article L. 650-1 du Code de commerce, celui réalisé en utilisant des moyens déloyaux destinés à surprendre un consentement, à obtenir un avantage matériel ou moral indu, ou réalisé avec l'intention d'échapper à l'application d'une loi impérative ou prohibitive.
Deen Gibirila, « Refus de modification de l’objet social et atteinte à l’intérêt général
de la société: abus de minorité (note s/s Cass. com., 13 mars 2024, n° 22-13.764) », La Semaine juridique. Edition générale, Ed. technique, 2024, n°13, p. 591
Le refus d'un associé minoritaire de modifier l'objet social peut être contraire à l'intérêt général de la société
Deen Gibirila, « Mandat social et contrat de travail : les situations de non-cumul », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2024, n°345, pp. 11-19
Durant de nombreuses années les fonctions de dirigeant social, c’est-à-dire de mandataire social, et de salarié sont apparues comme des concepts naturellement marqués par une antinomie, suscitant ainsi moultes incertitudes . Il en va beaucoup moins ainsi à l’heure actuelle du fait que l’on conçoit généralement qu’un salarié puisse accéder à une fonction sociale, ou même qu’un dirigeant puisse conclure un contrat de travail avec sa société, au point de pouvoir cumuler ces deux types d’attributions, sous réserve dans les deux circonstances que certaines conditions soient strictement respectées.
Deen Gibirila, « La requalification en dirigeant de fait des membres du conseil de surveillance d’une SAS (note s/s Cass. 2e civ., 1er février 2024, n° 21-25.175, n° 90 F-D) », Lexbase Affaires, Lexbase, 2024, n°789
S’il est établi que les membres du conseil de surveillance d’une SAS ont exercé en réalité une fonction de direction, leur rémunération peut valablement être réintégrée à l’assiette des cotisations sociales.
Deen Gibirila, « Compétence exclusive des tribunaux de commerce et dérogation à l’exclusivité de cette compétence (note s/s Cass. com., 20 décembre 2023, n° 22-11.185) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2024, n°4, p. 70
Il n’est dérogé à la compétence exclusive des tribunaux de commerce pour connaître des contestations relatives aux sociétés commerciales que dans l’hypothèse où celles-ci mettent en cause une personne non commerçante qui est extérieure au pacte social et n’appartient pas aux organes de la société, auquel cas cette personne dispose du choix de saisir le tribunal civil ou le tribunal de commerce. Il en résulte que, lorsqu’un litige oppose le dirigeant ou un autre mandataire social ou l’associé d’une société commerciale à cette société ou à un autre de ses associés ou de ses mandataires sociaux et porte sur une contestation relative à cette société commerciale, il relève de la compétence exclusive du tribunal de commerce.
Deen Gibirila, « Société en participation (Art. 1871 à 1873) », Jurisclasseur commercial, Lexis-nexis, 2024, pp. 1-30
Deen Gibirila, « Les conditions de reprise d’un acte passé au nom ou pour le compte
d’une société en formation : un important revirement jurisprudentiel (note s/s
Cass. com. 29 novembre 2023, n° 22-12.865, FS-B+R, n° 22-21.623, FS-B+R, et n° 22-18.295, FS-B+R) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2024
Il résulte des articles L. 210-6 et R. 210-6 du Code de commerce que les sociétés commerciales jouissent de la personnalité morale à dater de leur immatriculation au registre du commerce et des sociétés.
Les personnes qui ont agi au nom ou pour le compte d'une société en formation avant qu'elle ait acquis la jouissance de la personnalité morale sont solidairement et indéfiniment responsables des actes ainsi accomplis, à moins que la société, après avoir été régulièrement constituée et immatriculée, ne reprenne les engagements souscrits, lesquels sont alors réputés avoir été souscrits dès l'origine par la société.
En présence d'un acte dans lequel il n'est pas expressément mentionné qu'il a été souscrit au nom ou pour le compte de la société en formation, il appartient au juge d'apprécier souverainement, par un examen de l'ensemble des circonstances, tant intrinsèques à cet acte qu'extrinsèques, si la commune intention des parties n'était pas qu'il soit conclu au nom ou pour le compte de la société et que cette société puisse ensuite, après avoir acquis la personnalité juridique, décider de reprendre les engagements souscrits.
Deen Gibirila, « La société par actions simplifiée : pouvoir de représentation
et révocation du président (note s/s Cass. com. 11 octobre 2023, n° 22-12.946, 1re esp., et Cass. com., 11 octobre 2023, n° 22-12.361, 2e esp.) », Defrénois. La revue du notariat, Lextenso, 2024, n°5, pp. 28-31
1- Il résulte de l’article L. 227-6 du Code de commerce que le dirigeant d'une société n'engage celle-ci que par les actes qu'il accomplit en qualité de mandataire social ; à défaut de mention de cette qualité dans l'acte, il appartient au tiers contractant de faire la preuve que le dirigeant a eu et manifesté la volonté d'agir au nom et pour le compte de la société (1re esp.).
2 - Il résulte de l’article 1382, devenu 1240, du Code civil, qu'est abusive la révocation, fût-ce pour faute lourde, du président d'une société par actions simplifiée décidée sans que celui-ci ait été préalablement mis en mesure de présenter ses observations (2e esp.).
Deen Gibirila, « Dispositions générales - Constitution de la société : apports (Art. 1832 à 1844-17) », JurisClasseur civil Code, LexisNexis, 2024, pp. 1-28
Deen Gibirila, « Dispositions générales - Constitution de la société : formalités (Art. 1832 à 1844-17) », JurisClasseur civil Code, LexisNexis, 2024, pp. 1-20
Deen Gibirila, « La liberté contractuelle dans la SAS », Lexbase hebdo, édition affaires, Editeur Lexbase, 2024, n°780
La SAS répond au principe de liberté contractuelle. Peu de dispositions du code de commerce lui étant consacrée, elle est essentiellement régie par ses statuts, ce qui lui confère une grande souplesse. Inspirée du droit allemand, à l’instar de la SA moderne de type dualiste, cette structure sociétaire a pour vocation première de permettre la création par les entrepreneurs d’une société par actions, tout en alliant souplesse de fonctionnement et liberté d'organisation pour les associés. S’agissant de la direction, ces caractéristiques de souplesse et de liberté s'expriment entre autres, par l'absence d'obligation de se doter d'un conseil d'administration ou de surveillance, le président étant le seul organe obligatoire de direction.
Deen Gibirila, « Les conditions de remédiation à l’omission de proroger une société (note s/s Cass. com., 30 août 2023, n° 22-12.084) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2024, n°199, pp. 40-42
Il résulte de l'article 1844-6 du code civil que, quelle que soit la raison pour laquelle la consultation des associés à l'effet de décider si la société doit être prorogée n'a pas eu lieu, le président du tribunal, statuant sur requête à la demande de tout associé dans l'année suivant la date d'expiration de la société, peut constater l'intention des associés de proroger la société et autoriser la consultation à titre de régularisation dans un délai de trois mois. Lorsque les statuts de la société prévoient que la prorogation peut être décidée à la majorité qu'ils fixent, il suffit au président de constater que des associés représentant au moins cette majorité ont l'intention de proroger la société. Pour autoriser la société à procéder à cette consultation, le texte n'impose pas au président du tribunal de rechercher si les associés ont omis de bonne foi de proroger la société dont le terme est arrivé à échéance, ni n'exige de constater l'intention unanime des associés.
Deen Gibirila, « La soumission au régime des sociétés en participation d’une association d’avocats qualifiée société créée de fait (note s/s Cass. 1re civ., 8 mars 2023, n° 20-16.475, n° 154 FS B) », Droit et Patrimoine, Editions du Journal des notaires et des avocats, 2023, n°341, pp. 12-13
Il résulte des articles 32 du code de procédure civile, 1871 à 1873 du code civil et 124 du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 qu'une association d'avocats à responsabilité professionnelle individuelle est une société créée de fait qui est soumise au régime des sociétés en participation et qui n'a pas la personnalité morale, de sorte que sont irrecevables les demandes dirigées contre elle.
Deen Gibirila, « La continuation de la société civile avec les héritiers de l’associé décédé et ses conséquences (Cass. 3e civ., 9 mars 2023, n° 21-21.698, F+B) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2023, n°341, pp. 14-16
D'une part, il résulte de l'article 1725 du code civil que le bailleur, constitué en société civile, est tenu de garantir le locataire des troubles que ses associés, qui ne sont pas des tiers à son égard au sens de ce texte, ont apporté à sa jouissance par voie de fait. D'autre part, il résulte des articles 1315, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, et 1870, alinéas 1 et 2, du code civil, qu'une société civile étant présumée continuer avec les héritiers d'un associé décédé, il incombe à celui qui dénie la qualité d'associé à l'héritier d'un associé d'établir l'existence d'une stipulation contraire des statuts. Dès lors, viole ces textes, la cour d'appel qui rejette l'action en garantie intentée par un locataire à l'encontre de la bailleresse, constituée en société civile, pour des troubles apportés à sa jouissance par voie de fait par les ayants droit d'un associé décédé de cette société au motif qu'il n'est pas justifié qu'ils en seraient devenus automatiquement associés et qu'au surplus les associés, qui ne peuvent être assimilés à la société civile, sont des tiers au contrat de bail au sens de l'article 1725 du code civil.
Deen Gibirila, « La nullité des délibérations d'associés d’une SAS prises en violation des statuts (Note s/s Cass. com., 15 mars 2023, n° 21-18.324, FS-B) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2023, n°341, pp. 16-19
L'alinéa 4 de l'article L. 227-9 du Code de commerce, institué afin de compléter, pour les sociétés par actions simplifiées, le régime de droit commun des nullités des actes ou délibérations des sociétés, tel qu'il résulte de l'article L. 235-1, alinéa 2, du Code de commerce, doit être lu comme visant les décisions prises en violation de clauses statutaires stipulées en application du premier alinéa et permettant, lorsque cette violation est de nature à influer sur le résultat du processus de décision, à tout intéressé d'en poursuivre l'annulation
Deen Gibirila, « Des présomptions d’irrégularités suffisent à justifier une demande d’expertise de gestion (Note s/s Cass. com., 5 avril 2023, n° 21-23.289, F-D) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2023, n°341, pp. 18-19
Aux termes de l’article L. 223-37, alinéa 1er, du Code de commerce, un ou plusieurs associés représentant au moins le dixième du capital social peuvent, soit individuellement, soit en se groupant sous quelque forme que ce soit, demander en justice la désignation d’un ou plusieurs experts chargés de présenter un rapport sur une ou plusieurs opérations de gestion.
Deen Gibirila, « L’impossible cession des parts sociales par l’associé retrayant (note s/s Cass. 3e civ., 25 mai 2023, n° 22-17.246) », Revue Lamy droit des affaires, Ed. Lamy, 2023, n°197, pp. 49-51
L’associé engagé dans une procédure de retrait ne peut initier une procédure d’agrément. La simple mise en demeure de la société de payer le prix des parts ne suffit pas à clore la procédure de retrait. La solution peut potentiellement être étendue à d’autres hypothèses et provoquer la nullité d’une cession de parts à un tiers conclue lors d’une procédure de retrait
Deen Gibirila, « L’abus d’égalité entre associés à parts égales d’une SAS (note s/s Cass. com., 21 juin 2023, n° 21-23.298) », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2023, n°10, p. 57
Constitue un abus d’égalité le fait, pour un associé à parts égales, d’empêcher, par son vote négatif, une opération essentielle pour la société, dans l’unique dessein de favoriser ses propres intérêts au détriment de l’autre associé ; le fait que les actionnaires fondateurs d’une société ont entendu soumettre l’ensemble de leurs décisions à la règle de l’unanimité, ce qui a pour conséquence que l’une comme l’autre a accepté l’hypothèse d’une mésentente conduisant à un blocage du fonctionnement de la société, voire à la disparition de l’affectio societatis, est impropre à exclure l’existence d’un abus d’égalité.
Deen Gibirila, « La gestion de l'entreprise en difficulté : du maintien en fonction du débiteur à l'éviction de ses fonctions », Droit & patrimoine, Droit et patrimoine, 2023, n°338, pp. 12-23
En raison du degré de gravité de la difficulté et donc de la nature de la procédure à laquelle se trouve confrontée une entreprises, le débiteur est plus ou moins dépouillé de ses attributions dont la portée oscille entre son maintien en fonction (I.), et l’éviction de ses fonctions (II.).
Deen Gibirila, « Action en responsabilité pour insuffisance d’actif : exclusion des fautes de gestion commises pendant la période d’observation en cas de conversion du redressement en liquidation judiciaire (note s/s Cass. com., 8 mars 2023, n° 21-24.650) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2023, n°78, pp. 50-53
Lorsque la liquidation judiciaire d’un débiteur est prononcée au cours ou à l’issue de la période d’observation d’un redressement judiciaire, le jugement de conversion du redressement en liquidation judiciaire n’ouvrant pas une nouvelle procédure, aucune sanction ne peut, dans cette dernière hypothèse, être prononcée sur le fondement de l’article L. 651-2 du Code de commerce, en raison de fautes commises pendant la période d’observation du redressement judiciaire, seules les fautes de gestion antérieures au jugement d’ouverture de la procédure collective pouvant être prises en compte pour l’application de ce texte.
Deen Gibirila, « Les conditions de recevabilité de l’action sociale ut singuli exercée par un associé (note s/s Cass. com. 9 novembre 2022, n° 20-19.077) », Droit et patrimoine, Editions Lamy, 2023, n°335, pp. 12-14
Lorsqu’ existe un conflit d’intérêts entre la société et son représentant légal, l’action sociale exercée par un associé n’est recevable que si la société est représentée par un mandataire ad hoc, qu’il appartient au juge de désigner à la demande de l’associé ou du représentant légal ou, à défaut, d’office.
Deen Gibirila, « Les modalités de suspension de l’augmentation de capital prononcée en référé dans le cadre d’un coup d’accordéon (note s/s Cass. com., 4 janvier 2023, n° 21-10.609) », Droit et patrimoine, Editions Lamy, 2023, n°335, pp. 14-16
Il résulte des articles L. 210-2 et L. 224-2 du code de commerce que la réduction à zéro du capital d'une société par actions n'est licite que si elle est décidée sous la condition suspensive d'une augmentation effective de son capital amenant celui-ci à un montant au moins égal au montant minimum légal ou statutaire. Viole ces dispositions, une cour d'appel qui juge qu'un actionnaire a perdu cette qualité à la suite de la réduction à zéro du capital de la société, alors qu'elle a retenu que l'augmentation de capital ayant suivi, dont la réalisation avait été suspendue, n'était pas effective, ce dont elle aurait dû déduire que la résolution décidant de la réduction à zéro du capital de la société ne pouvait, sauf à priver celle-ci de tout capital, légalement produire effet
Deen Gibirila, « La mise en jeu de la responsabilité individuelle d’une pluralité de gérants d’une SARL (note s/s Cass. com., 25 janvier 2023, n° 21-15.772) », Droit et patrimoine, Editions Lamy, 2023, n°335, pp. 16-19
La pluralité de gérants au sein d’une SARL ne fait pas obstacle à ce que leur responsabilité soit engagée de manière individuelle. Viole, en conséquence, l’article L. 223-22 du Code de commerce la cour d’appel qui, pour rejeter la demande tendant à la mise en jeu de la responsabilité d’une cogérante de la société à raison de l’exercice de ses fonctions, énonce qu’elle n’en était pas la seule gérante et que l’action devait être dirigée à l’encontre de l’ensemble des cogérants
Deen Gibirila, « La révocation judiciaire pour cause légitime du gérant d’une SARL à l’initiative d’un associé (note s/s Cass. com., 25 janvier 2023, n° 21-18.985) », Droit et patrimoine, Editions Lamy, 2023, n°335, pp. 19-21
Le gérant est révocable par les tribunaux pour cause légitime, à la demande de tout associé ; En rejetant la demande de révocation judiciaire du gérant, aux motifs que les irrégularités et anomalies constatées sur des postes des comptes de la société n'ont pas eu pour conséquence de favoriser un associé ou le dirigeant au détriment des autres associés et que les provisions non justifiées peuvent être régularisées, sans rechercher si, nonobstant leurs conséquences limitées, les anomalies comptables constatées ne justifiaient pas, en elles-mêmes, la révocation du gérant, la cour d'appel a privé sa décision de base légale
Deen Gibirila, « La transparence dans l’information des actionnaires des
sociétés anonymes », Lexbase affaires, Lexbase, 2023, n°754
La transparence, synonyme de clarté, symbolise la vérité ; elle s’oppose à l’opacité, à l’obscurité et donc à ce qui est caché. Elle participe à la libre circulation de l’information entre les différents membres d’une organisation, en l’occurrence une société. Impératif constant de la gouvernance d’entreprise, elle figure parmi les principes directeurs du contrat, notamment le contrat de société. En définitive, la transparence constitue avec la loyauté, une condition essentielle à la diffusion des informations auprès des actionnaires.
Deen Gibirila, « La délégation de pouvoirs et la responsabilité pénale en droit des sociétés », Lexbase , Editeur Lexbase, 2023
Toute infraction pénale commise au sein d’une entreprise soulève la question de la responsabilité pénale du chef d’entreprise (désigné également par les termes d’employeur, de dirigeant ou de chef d’établissement). En la matière, la délégation de pouvoirs qui réunit toutes les conditions de forme et de fond entraîne le transfert de la responsabilité pénale du dirigeant chef d'entreprise sur le préposé auteur de l'infraction pénale. Le délégataire est en effet considéré comme un « représentant » de l'entreprise personnifiée. Il s’ensuit alors une exonération de la responsabilité pénale du chef d’entreprise déléguant son pouvoir.
La délégation de pouvoirs n’est cependant pas exclusive de la responsabilité pénale de la personne morale impliquée dans la commission de l’infraction. Cette responsabilité est engagée par le délégataire du fait de ses infractions non intentionnelles commises dans le cadre de sa mission, dès lors qu'il intervient dans le cadre de la délégation pour le compte de la société en qualité de représentant de cette dernière.
Deen Gibirila, « L'engagement à l'égard des tiers des associés des sociétés non-immatriculées », Droit et patrimoine, INFO6TM, 2023, n°332, pp. 12-21
La caractérisation de la société non-immatriculée est impérative pour cerner le régime applicable au groupement et aux personnes qui la composent. Il s’ensuit que le juge ne saurait statuer sur le litige dont il se trouverait saisi, sans avoir préalablement qualifié le groupement partie au litige ou au sein duquel celui-ci est né.
Pareille démarche implique donc d’identifier la société non-immatriculée, sans omettre d’examiner la situation particulière d’abandon ou d’échec de l’immatriculation, c’est-à-dire de sortie de la situation transitoire de société en formation. L’engagement des associés revêt une teneur liée à l’absence de personnalité juridique de la société, qu’elle soit en formation, en participation ou créée de fait. La société n’est donc pas touchée, faute d’exister en tant que personne morale, si bien qu’elle n’est pas partie aux contrats souscrits dans le cadre de son activité et n’est donc éligible à aucune procédure collective.
A cet égard, le législateur a instauré un régime spécifique à la société en formation et un régime propre aux sociétés en participation et créée de fait.
Deen Gibirila, « Les conditions et modalités d'exclusion d'un associé d'une société à capital variable (note s/s Cass. com., 9 nov. 2022, n° 21-10.540) », Petites affiches, Lextenso , 2023, n°2, pp. 37-40
Est licite une clause des statuts d’une société commerciale à capital variable stipulant que tout associé peut être exclu de la société pour justes motifs par une décision des associés réunis en assemblée générale statuant à la majorité fixée pour la modification des statuts, quand bien même cette clause ne précise pas les motifs d’exclusion.
Deen Gibirila, « Les conditions et modalités d’exclusion d’un associé d’une société à capital variable (Cass. com., 9 nov. 2022, n° 21-10.540) », Petites affiches, Lextenso , 2023
Est licite une clause des statuts d’une société commerciale à capital variable stipulant que tout associé peut être exclu de la société pour justes motifs par une décision des associés réunis en assemblée générale statuant à la majorité fixée pour la modification des statuts, quand bien même cette clause ne précise pas les motifs d’exclusion
Deen Gibirila, « Le juste motif de révocation du président et membre du directoire d’une SA et l’indemnisation d’une SARL brutalement évincée de son mandat de président d’une SAS (Cass. com., 30 mars 2022, n° 20-16.168, 1re esp. - n° 19-25.794, 2e esp.) », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2023, n°331, pp. 16-20
La révocation du président et membre du directoire d’une SA ne saurait être justifiée par la volonté de mettre en place une nouvelle gouvernance sans rechercher si la décision de révoquer relevait de la nécessaire préservation de l’intérêt social. Confronté à l’ambiguïté d’une convention de mandat social, le juge doit déterminer la commune intention des parties sur la mission du mandataire et à veiller à l’exécution de bonne foi de la convention (1re espèce).
Une SARL révoquée brutalement de son mandat de président d’une SAS a droit à l’octroi de dommages-intérêts, même si son gérant a obtenu pour lui-même réparation du préjudice subi du fait des circonstances vexatoires de la révocation (2e espèce).
Deen Gibirila, « La caractérisation du délit de banqueroute par augmentation frauduleuse du passif (Cass. crim., 26 janvier 2022, n° 21-81.822) », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2023, n°331, pp. 14-16
Le délit de banqueroute par augmentation frauduleuse du passif ne saurait être retenu par le défaut de licenciement des salariés, ne pouvant plus être payés, ainsi que la poursuite de la location d’un local par le dirigeant alors que la situation économique de la société était irrémédiablement compromise. Par ailleurs, le délit prévu par l’article L. 654-15 du Code de commerce réprime spécifiquement le fait, pour toute personne, d’exercer une activité professionnelle ou des fonctions en violation des interdictions, déchéances ou incapacité prévues par l’article L. 653-2 de ce code.
Deen Gibirila, « Le prononcé d'une interdiction de gérer à l'encontre du dirigeant de la personne morale faisant l'objet d'une procédure collective (Cass. com., 12 janvier 2022, n° 20-21.427). », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2023, n°331, pp. 12-14
Le dirigeant qui demande l'ouverture d'une procédure collective alors qu'il se trouve dans l'impossibilité de payer la part patronale des cotisations sociales depuis plus d'un an, la TVA depuis plusieurs mois et les salaires depuis quatre mois, a sciemment tardé à déclarer la cessation des paiements, quand bien même il n'en aurait pas eu conscience à la date à laquelle la cessation des paiements a été fixée par le juge
Deen Gibirila, « Le directeur général d’une SAS n’est pas investi de plein droit de la qualité de représentant légal (Cass. com., 25 mai 2022, n° 20-21.460) », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2023, n°331, pp. 20-23
Une personne inscrite en tant que directeur général sur un extrait Kbis d'une SAS ne dispose pas nécessairement du pouvoir de représenter celle-ci aux termes des statuts. Cette inscription ne suffit donc pas à lui conférer la qualité de représentant légal de la société.
Deen Gibirila, « La revendication de la qualité d'associé par le conjoint de l’époux associé apporteur de biens communs (note s/s Cass. com., 21 sept. 2022) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2023, n°188, pp. 41-46
La renonciation d’un époux à revendiquer la qualité d’associé peut être tacite et faire obstacle à une revendication ultérieure. L’affectio societatis n'est pas une condition requise pour la revendication par un époux de la qualité d'associé. Une société n'est pas recevable à se prévaloir de l'atteinte que la revendication par le conjoint de la qualité d'associé serait susceptible de porter au droit de l'époux associé d'exercer une profession séparée.
Deen Gibirila, « La révocation du directeur général de la SAS selon les modalités fixées par les statuts (Note s/s Cass. com., 12 octobre 2022, n° 21-15.382) », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°48, pp. 2207-2210
Les statuts de SAS fixent les conditions dans lesquelles la société est dirigée, notamment les modalités de révocation de son directeur général. Des actes extra-statutaires peuvent les compléter mais pas y déroger.
En conséquence, dès lors que les statuts d’une SAS prévoient une révocation ad nutum du directeur général sans indemnité, celui-ci, révoqué ad nutum, ne peut invoquer une convention de direction prévoyant une indemnité en cas de révocation pour juste motif.
Deen Gibirila, « Le secret professionnel illustré par le secret bancaire », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2022, n°735
Le présent article est issu d’un dossier spécial intitulé « Les déclinaisons du professionnel » sous la direction de Marie Rakotovahiny.
A l’instar des professionnels de la santé et autres professionnels libéraux tels que les avocats, les notaires…, les banques sont assujetties au respect du secret professionnel. Effectivement, le principe du secret bancaire leur fait défense de divulguer à des tiers des informations bancaires et personnelles sur leurs clients. Il fonde la relation de confiance entre les banques et leurs clients. Bien que le non-respect de ce principe soit sanctionné, il convient préalablement de déterminer les exceptions à ce principe, plus précisément les cas dans lesquels, le banquier peut être amené à rompre en toute légalité le secret bancaire. Cela ne prive pas pour autant les clients de recours en cas de contentieux avec la banque
Deen Gibirila, « L'office du juge saisi sur le fondement de l’article 1843-4 du Code civil (note s/s Cass. com., 25 mai 2022) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2022, n°185, pp. 29-34
La décision par laquelle le président du tribunal, saisi en application de
l’article 1843-4 du code civil, refuse de désigner un expert est susceptible d’appel. Dans ce cas, si elle décide d’infirmer l’ordonnance qui lui est déférée, la cour d’appel peut elle-même désigner l’expert par une décision sans recours possible, sauf excès de pouvoir (Cass. com., 25 mai 2022, n° 20-14.352, 1e esp.)
Lorsqu’un président du tribunal est saisi pour statuer sur une demande d’expertise sur le fondement de l’article 1843-4 du code civil, il ne peut connaître de la validité d’une convention d’exécution, sous peine de commettre un excès de pouvoir, ouvert à un appel-nullité. En cas de contestation de celle-ci, ledit président doit surseoir à statuer sur la demande de désignation de l’expert, dans l’attente d’une décision
du tribunal compétent, saisi à l’initiative de la partie la plus diligente (Cass com., 25 mai 2022, n° 20-18.307, 2e esp.).
Deen Gibirila, « L'éthique du dirigeant de société », Droit & Patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2022, n°326, pp. 28-34
Les règles d’éthique mettent à la charge du dirigeant social bon nombre d’obligations telles que l’obligation d’informer les membres de la société et celle de respecter leurs droits, mais également l’intérêt social. Ces règles commandent que par son comportement personnel, le dirigeant obéisse à un devoir de loyauté. En matière d’éthique, la rémunération du dirigeant occupe une place importante, en ce qu’elle cristallise de nombreuses critiques, notamment celle d’être souvent excessive ; d’où la nécessite de la rendre transparente et de l’aligner sur la compétence du dirigeant ou les performances de la société.
Deen Gibirila, « Le pouvoir de licencier du président d'une association irrégulièrement désigné (note s/s Cass. soc., 23 mars 2022, n° 20-16.781) », La Semaine juridique. Entreprise et affaires, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°26
ll entre dans les attributions du président d'une association, sauf disposition statutaire attribuant cette compétence à un autre organe, de mettre en œuvre la procédure de licenciement d'un salarié..
Deen Gibirila, « Compétence du tribunal de commerce pour connaître des actions en responsabilité intentées par des sociétés commerciales contre leurs dirigeants de fait (note s/s Cass. com., 30 mars 2022, n° 20-11.776) », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°23, pp. 1135-1139
Les tribunaux de commerce sont compétents pour connaître des actions en responsabilité engagées par des sociétés commerciales contre leurs dirigeants de fait et les juges n'ont pas à rechercher si l'intéressé s'est effectivement comporté en dirigeant de fait pour déclarer le tribunal de commerce compétent pour connaître du litige, une telle question ressortissant au bien-fondé de l'action dirigée contre lui.
Deen Gibirila, « Abus de biens sociaux et banqueroute par détournement ou dissimulation d’actif : étude comparative », Droit & patrimoine, Droit et patrimoine, 2022, n°325, pp. 25-35
Le dirigeant d'une société peut se rendre coupable d’infractions en tant que représentant de la société, à propos d’actes répréhensibles identiques à ceux susceptibles d’être accomplis par tout chef d’entreprise individuelle. Ces infractions peuvent avoir été commises dans le cadre d’une société in bonis ou dans celui d’une entreprise en difficulté.
A cet égard, un rapprochement peut être opéré entre l’abus de biens sociaux qui relève du premier contexte et la banqueroute par détournement ou dissimulation d’actif qui relève du second contexte, que ce soit en ce qui concerne leur fondement ou leur portée.
Deen Gibirila, « Covid 19 : les assemblées des sociétés en situation d'urgence sanitaire », La Semaine Juridique. Entreprise et affaires (JCP E), Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°2122, pp. 1995-1995
Afin d’assurer la continuité et la sécurité du fonctionnement des personnes morales de droit privé, bon nombre de textes ont été adoptés en application de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19. Il s’agit notamment de l’ordonnance n° 2020-321 du 25 mars 2020 portant adaptation des règles de réunion et de délibération des assemblées plus précisément des assemblées, et des organes collégiaux d’administration, de surveillance et de direction des personnes morales et entités dépourvues de personnalité morale de droit privé. Ce texte permet aux membres de ces différents organes de participer valablement à toute décision collective par quelque procédé de « distanciation » que ce soit, que celui-ci ait été prévu ou non par loi, leurs statuts ou leur règlement intérieur. A ces textes s’ajoute la loi n° 2022-46 du 22 janvier 2022 (art . 13), renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire.
Deen Gibirila, « Les conditions et modalités de révocation du directeur général d’une société par actions simplifiée (note s/s Cass. com., 9 mars 2022, n° 19-25.795). », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2022, n°181, pp. 27-31
Ayant exactement énoncé que les conditions dans lesquelles les dirigeants d'une société par actions simplifiée peuvent être révoqués de leurs fonctions sont, dans le silence de la loi, librement fixées par les statuts, qu'il s'agisse des causes de la révocation ou de ses modalités, une cour d'appel a retenu à bon droit que le directeur général d'une société par actions simplifiée peut être révoqué sans qu'il soit nécessaire de justifier d'un juste motif, dès lors que les statuts ne subordonnent pas la révocation du dirigeant à une telle condition.
Deen Gibirila, « Les conditions d’adoption et la sanction d’une décision collective excédant les pouvoirs d’un gérant de société civile (note s/s Cass. 3e civ., 5 janvier 2022, n° 20-17.428) », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2022, n°4, pp. 41-44
L'article 1852 du Code civil, selon lequel les décisions qui excèdent les pouvoirs reconnus aux gérants sont prises selon les dispositions statutaires ou, en l'absence de telles dispositions, à l'unanimité des associés, ne restreint pas l'unanimité à celle des associés présents ou représentés à une assemblée générale, mais vise la totalité des associés de la société.
Deen Gibirila, « Retour sur le refus de reconnaissance de la qualité d’associé à l’usufruitier, après l’avis…, note s/s Cass. 3e civ., 16 février 2022, n° 20-15.164 », La Semaine Juridique. Entreprise et affaires (JCP E), Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°15, pp. 26-29
L’usufruitier de parts sociales ne peut se voir reconnaître la qualité d'associé, qui n'appartient qu'au nu-propriétaire, mais il doit pouvoir provoquer une délibération des associés sur une question susceptible d'avoir une incidence directe sur son droit de jouissance
Deen Gibirila, « La faute de gestion dans la responsabilité pour insuffisance d'actif des dirigeants d'entreprises en difficulté », Droit et patrimoine, Lamy, 2022, n°322, pp. 18-26
La responsabilité pour insuffisance d'actif des dirigeants d'entreprise en difficulté s’inscrit dans le contexte de la liquidation judiciaire ouverte à l’encontre d’une personne morale, qu’elle ait été prononcée ab initio ou en cours de période d’observation d’une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire, en raison de la cessation des paiements constatée en cours d’exécution de celui-ci, dans les conditions respectives des articles L. 626-27 (sauvegarde) et L. 631-20-1 (redressement judiciaire).
Cette action obéit à trois conditions : l’insuffisance d’actif, la faute de gestion et le lien de causalité. S'agissant de la faute de gestion, le juge doit impérativement identifier et éventuellement sanctionner.
Deen Gibirila, « L’éligibilité à la procédure de surendettement des particuliers (note s/s Cass. 2e civ., 16 déc. 2021, n° 20-18.344 et n° 20-16.485) », La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°78, pp. 375-379
1 - La seule qualité d'associé d'un GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun) ne suffit pas à faire relever la personne concernée du régime des procédures collectives et à l'exclure du champ d'application des dispositions relatives au surendettement des particuliers (1re esp. n° 20-18.344).
2 - La seule qualité d'associé d'une SCI ne suffit pas à faire relever la personne concernée du régime des procédures collectives et à l'exclure du champ d'application des dispositions relatives au surendettement des particuliers (2e esp. n° 20-16.485).
Deen Gibirila, « La date de transmission à l'absorbante du droit d'agir en justice de l'absorbée, en cas de fusion sans création d’une nouvelle société (note s/s Cass. com., 7 juillet 2021, n° 19-11.906) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022
Dans le cadre d’une fusion-absorption, l'assemblée générale de la société absorbante, dont le procès-verbal des délibérations a fait, en temps utile, l'objet d'un dépôt au greffe du tribunal de commerce compétent, a opéré de plein droit, transmission universelle du patrimoine de l’absorbée à l’absorbante et, par voie de conséquence, conféré à cette dernière, dès cette date, qualité pour agir en paiement contre la caution d’une créance détenue par la société absorbée.
Deen Gibirila, « La décision du juge procédant, sans recours possible sauf cas d'excès de pouvoir, à la désignation d'un expert judiciaire (Cass. com., 7 juillet 2021, n° 19-23.699) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022
D’une part, il résulte de l’article 1843-4 du Code civil dans sa rédaction issue de l’ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014, que la décision par laquelle le président du tribunal de commerce procède à la désignation d’un expert chargé de déterminer la valeur de droits sociaux est sans recours possible, de sorte que cette disposition s’applique, par sa généralité, au pourvoi en cassation comme à toute autre voie de recours et il n’y est dérogé qu’en cas d’excès de pouvoir.
D’autre part, il n’entre pas dans les pouvoirs du président du tribunal, saisi sur le fondement de l’article 1843-4 du Code civil, de trancher la contestation relative à la détermination des statuts applicables.
Deen Gibirila, « Le refus de voter la vente du seul bien d'une SCI en difficulté non constitutif d'un abus de minorité (note s/s Cass. com., 9 juin 2021, n° 19-17.161) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022
Le refus d'un minoritaire de voter la vente du seul bien immobilier d'une SCI n'ayant plus la trésorerie nécessaire pour faire face à ses charges ne suffit pas à caractériser un abus de minorité. Il faut encore établir que ce refus avait pour unique objet de favoriser les propres intérêts du minoritaire au détriment des autres associés
Deen Gibirila, « L’abandon d'une répartition égalitaire des bénéfices constitutif d'un abus de majorité (note s/s Cass. 1re civ., 19 mai 2021, n° 18-18.896) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022
Les associés majoritaires d'une SCP commettent un abus de majorité en décidant l'abandon de la répartition égalitaire des bénéfices afin de favoriser leur intérêt financier au détriment de l'associé minoritaire qu'ils entendent évincer
Deen Gibirila, « Le remboursement du compte courant d’un ancien associé, note s/s Cass. com., 27 mai 2021, n° 19-18.983 », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022
Le compte courant d’associé dont le solde est créditeur s’analyse en un contrat de prêt consenti à la société. À défaut de terme spécifié, ce prêt est à durée indéterminée et remboursable à tout moment. Les qualités d’associé et de prêteur du titulaire du compte sont indépendantes : sauf clause contraire, la cession de ses titres par l’associé n’emporte pas celle du compte, ni sa clôture, le cédant demeurant créancier ; le délai de prescription court à compter de la demande de remboursement
Deen Gibirila, « Le droit de l’associé retrayant d’une société civile d’agir en annulation des assemblées générales (note s/s Cass. com., 7 juillet 2021, n° 19-20.673) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022
Tant qu'il n'a pas obtenu le remboursement intégral de la valeur de ses droits sociaux, l'associé retrayant d’une société civile conserve un intérêt à agir en annulation des assemblées générales, non pas en sa qualité d'associé, qu'il a perdue, mais en celle de propriétaire de ces droits sociaux et de créancier de la société, ainsi que pour la sauvegarde des droits patrimoniaux qu'il a conservés, tenant aussi bien au capital apporté et à la valeur de ses parts qu'à la rémunération de son apport.
Deen Gibirila, « La libre révocabilité du directeur général délégué et ses enjeux (note s/s Cass. com. 17 mars 2021, n° 19-10.350) », Droit & patrimoine, Lamy, 2022, n°320, pp. 13-17
Le principe de la libre révocabilité des mandataires sociaux s'oppose à toute stipulation ayant pour objet ou pour effet d'entraver ou de restreindre l'exercice du droit de révocation, sans préjudice de la nécessité que leur révocation repose sur un juste motif. En conséquence, un pacte d’actionnaires prévoyant que le conseil d'administration (de quatre membres) devait être composé de façon paritaire entre les deux groupes d'actionnaires n’empêche pas que la révocation du directeur général puisse être régulièrement votée par deux personnes contre une.
Deen Gibirila, « La poursuite d'un associé en paiement d'une dette sociale après vaine poursuite de la société suppose que celle-ci soit dotée de la personnalité morale », Revue des Sociétés , Dalloz , 2022, n°01, p. 24
Deen Gibirila, « Faillite personnelle : caractérisation de la faute et motivation de la sanction (Notes s/s Cass. com., 20 oct. 2021, n° 20-15.736 et 20-10.557 », Revue Lamy Droit des affaires, Wolters Kluwer, 2022, n°177, pp. 14-18
Le remboursement d'une avance en compte courant constitue le paiement d'une dette de la société, sans pouvoir être qualifié de détournement d'actif pouvant donner lieu au prononcé d'une faillite personnelle (n° 20-15.736, 1re espèce).
Le tribunal qui prononce une mesure de faillite personnelle doit motiver sa décision, tant sur le principe que sur le quantum de la sanction, au regard de la gravité des fautes et de la situation personnelle de l'intéressé (n° 20-10.557, 2e espèce)
Deen Gibirila, « La responsabilité pour insuffisance d’actif du directeur général délégué et les conditions de sa condamnation, note s/s Cass. com., 5 mai 2021, n° 19-23.575. », Droit et patrimoine, , 2022, n°320, pp. 17-20
D'une part, il résulte des articles L. 225-53 et L. 225-56, II, du Code de commerce que le directeur général délégué d'une société anonyme, qui est chargé d'assister le directeur général et dispose de pouvoirs dont l'étendue est déterminée par le conseil d'administration, a la qualité de dirigeant de droit au sens de l'article L. 651-2 du même code, de sorte qu'il engage sa responsabilité pour les fautes de gestion commises dans l'exercice des pouvoirs qui lui ont été délégués. D'autre part, la condamnation d'un dirigeant pour insuffisance d'actif est subordonnée à l'existence d'une insuffisance d'actif certaine, laquelle détermine le montant maximal de la condamnation susceptible d'être prononcée, de sorte que le juge doit préciser, au jour où il statue, le montant de l'insuffisance d'actif constatée dans la procédure collective de la société.
Deen Gibirila, « La poursuite d'un associé en paiement d'une dette sociale après vaine poursuite de la société suppose que celle-ci soit dotée de la personnalité morale (Note s/s Cass. com., 3 mars 2021, n° 19-10.089) », Revue des Sociétés , Dalloz , 2022, n°1, pp. 24-28
Faute d'être immatriculée, ce dont il résultait qu'elle était dépourvue de personnalité morale, de sorte que les dispositions de l'article 1858 du code civil étaient inapplicables, la cour d'appel, qui a relevé ce moyen d'office sans inviter, au préalable, les parties à s'en expliquer, a porté atteinte aux articles 1858 du code civil et 16 du code de procédure civile.
Deen Gibirila, « La loi n° 2021-874, du 1er juillet 2021 en faveur de l’engagement associatif (art. 1er), dans Actualité législative et jurisprudentielle », Droit & Patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2022, n°320, pp. 12-13
Cette loi entrée en vigueur le 3 juillet 2021 améliore notablement dans son article premier la situation des dirigeants des associations confrontées à une procédure collective, plus précisément à une procédure de liquidation judiciaire, en ce qu’elle amoindrit leur risque d’exposition à l’action en responsabilité pour insuffisance d’actif.
D’une part, elle soustrait le dirigeant à l’exercice de cette action en cas de simple négligence de la gestion de son association (I.). D’autre part, elle impose au tribunal d’apprécier l’existence d’une faute de gestion d’un dirigeant d’association régie par la loi du 1er juillet 1901 et non assujettie à l’impôt sur les sociétés, au regard de sa qualité de bénévole (II.).
Deen Gibirila, « L'associé exclu : l'exclusion statutaire d'un associé d'une SAS dans Figures libre de l'associé », Droit et Patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2021, n°318, pp. 39-46
Bien que tout associé ait le droit de rester dans la société et ne puisse être exclu, ni être contraint de céder ses parts ou actions, certaines dispositions légales écartent expressément ce droit dans les sociétés par actions, quand elles prévoient la possibilité de faire mettre en vente les titres des actionnaires ayant manqué à leurs obligations : notamment le défaut de libération des actions, le défaut de conversion de titres au porteur en titres nominatifs de capital etc., le défaut de présentation des titres à l’échange en cas de fusion, de réduction de capital… .
Pour autant, parmi les sociétés commerciales, la société par actions simplifiée constitue le cadre privilégié de l’exclusion d’un associé . En la matière le législateur confère aux associés une grande liberté pour fixer dans leurs statuts, les causes et les modalités de l’exclusion, ce qui fait qu’un associé peut être obligé dans certaines conditions de céder ses actions et de quitter la société . Si les statuts subordonnent l’exclusion à une décision collective, ils ne peuvent cependant pas priver l’associé dont l’éviction est envisagée de la faculté de voter sur la proposition. Cela tient au fait que tout associé a le droit de participer aux décisions collectives et de voter, les statuts ne pouvant déroger à cette règle que dans des cas édictés par la loi.
Deen Gibirila, « La liberté d'association », Defrénois. La revue du notariat, Lextenso, 2021, n°42, p. 33
Dossier sur "Les 120 ans de la loi de 1901 relative aux associations" sous la direction de Marie Rakotovahiny
« La liberté d’association » implique la possibilité pour un tel groupement de se constituer librement, sans aucun agrément ou autorisation. Ce principe posé par l’article 2 de la loi du 1er juillet 1901 constitue une des libertés publiques garanties par la Constitution. Elle intéresse aussi bien l’association elle-même que ses adhérents.
Le principe de liberté qui participe à la constitution d’une société se rencontre au niveau de son organisation et de son fonctionnement. Cette loi laisse aux fondateurs et aux organes de l’association le soin de déterminer à leur gré dans les statuts les modalités d’administration, de gestion et de représentation du groupement vis-à-vis des tiers.
Deen Gibirila, « La nullité d’une décision excluant abusivement un associé (Note s/s Cass. 1re civ., 3 février 2021, n° 16-19.691) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021
La décision prise abusivement par une assemblée générale d'exclure un avocat associé affecte par elle-même la régularité des délibérations de cette assemblée et en justifie l'annulation.
Deen Gibirila, « La responsabilité à l’égard des tiers des fondateurs d’une SAS en cas de surévaluation d’un apport en nature : application dans le temps de la loi Sapin II (Note s/s Cass. com., 12 mai 2021, n° 20-12.670) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021
La règle introduite à l’article L. 227-1, alinéa 7, du Code de commerce par la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 selon laquelle lorsqu'il n'y a pas eu de commissaire aux apports ou lorsque la valeur retenue est différente de celle proposée par le commissaire aux apports, les associés de SAS sont solidairement responsables pendant cinq ans, à l'égard des tiers, de la valeur attribuée aux apports en nature lors de la constitution de la société, n'est applicable que lorsque les statuts de la société ont été signés à compter du 11 décembre 2016, date d'entrée en vigueur de cette loi.
Deen Gibirila, « La formation d’une tierce opposition au jugement concernant la société par l’associé justifiant d’un moyen qui lui est propre (Note s/s Cass. com., 31 mars 2021, n° 19-14.839) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021
Si l’associé est en principe représenté dans les litiges opposant la société à des tiers, par le représentant légal de la société il est néanmoins recevable à former tierce opposition contre un jugement auquel celle-ci a été partie s’il invoque une fraude à ses droits ou un moyen qui lui est propre. Constitue ce moyen l’atteinte portée à sa qualité d’associé et à son droit préférentiel de souscription.
Deen Gibirila, « La transmission à la société absorbée du bénéfice d’un jugement rendu en cas de fusion de sociétés (Note s/s Cass. 3e civ., 4 mars 2021, n° 20-14.234) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021
La société absorbante, en sa qualité d'ayant-cause universel de la société absorbée, acquiert de plein droit, à la date d'effet de la fusion, la qualité de partie aux instances antérieurement engagées par la société absorbée.
Deen Gibirila, « La nullité de la promesse de société en l’absence d’affectio societatis (Note s/s Cass. com., 3 mars 2021, n° 19-10.693) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021
Après avoir rappelé que l’affectio societatis se définit comme une volonté non équivoque de tous les associés de collaborer ensemble et sur un pied d’égalité à la poursuite de l’œuvre commune, la Cour de cassation a jugé l’argument du gérant fondé car les parties ne s’étaient pas entendues sur l’objet des sociétés qu’elles envisageaient de constituer, objet que les biens à acquérir devaient servir à réaliser
Deen Gibirila, « La responsabilité du commissaire aux comptes pour manquement à son obligation légale de vérification de la sincérité de la rémunération du dirigeant social (Note s/s Cass. com., 31 mars 2021, n° 19-12.045) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021
A manqué à son obligation légale de vérification de la sincérité de la rémunération du dirigeant social de la société dont il contrôle les comptes et commis une négligence fautive engageant sa responsabilité à l’égard de cette dernière, le commissaire aux comptes qui, d'un côté, n'a pas interpelé les organes compétents de la société et n’a formulé aucune observation ou réserve lors de la certification des comptes et, de l'autre, pour l'exercice suivant, n’a pas suffisamment veillé à s'assurer de la sincérité de l'information relative à la rémunération du dirigeant social et est resté inerte dans l'attente de devoir procéder au seul contrôle sur place des pièces comptables, une fois l'exercice achevé.
Deen Gibirila, « La responsabilité pour insuffisance d'actif d'un dirigeant bénévole d'une société en liquidation judiciaire », Revue des Sociétés , Dalloz , 2021, n°09, p. 536
Deen Gibirila, « La responsabilité pour insuffisance d'actif d'un dirigeant bénévole d'une société en liquidation judiciaire (Note s/s
Cass. com., 9 déc. 2020, n° 18-24.730) », Journal des sociétés, Dalloz, 2021, n°9, p. 536
L'article 1992, alinéa 2, du code civil, selon lequel la responsabilité générale du mandataire est appliquée moins rigoureusement à celui dont le mandat est gratuit, ne concerne pas la situation du dirigeant d'une personne morale en liquidation judiciaire poursuivi en paiement de l'insuffisance d'actif de celle-ci sur le fondement de l'article L. 651-2 du code de commerce, la responsabilité de ce dirigeant s'appréciant, sur le fondement de ce texte spécial, de la même manière, qu'il soit rémunéré ou non
Deen Gibirila, « L'absence de société créée de fait entre concubins, faute d'intention de s'associer (note s/s Cass. 1re civ., 12 mai 2021) », La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2021, n°29
L'existence d'une société créée de fait entre concubins, qui exige la réunion des éléments caractérisant tout contrat de société, nécessite l'existence d'apports, l'intention de collaborer sur un pied d'égalité à la réalisation d'un projet commun et l'intention de participer aux bénéfices ou aux économies ainsi qu'aux pertes éventuelles pouvant en résulter. L'intention de s'associer en vue d'une entreprise commune ne peut se déduire de la participation financière à la réalisation d'un projet immobilier et est distincte de la mise en commun d'intérêts inhérents au concubinage
Deen Gibirila, « Le défaut d'immatriculation de la société coopérative agricole et ses conséquences (à propos de civ. 1ère, 6 janv. 2021, N°19-11.949 et N° 19-18.948) », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2021, n°315, pp. 10-15
Les sociétés coopératives agricoles ne disposent de la personnalité juridique que si elles sont immatriculées, y compris celles constituées avant le 1er juillet 1978. Ensuite, s'il se déduit de l'article 25 de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947, portant statut de la coopération, qu'est en principe interdit l'abandon de la qualité de coopérative agricole par voie de modification statutaire, celle-ci n'exclut pas, en revanche, la perte de cette qualité à la suite d'une disparition de la personnalité morale. Par ailleurs, le défaut d'agrément d'un associé par le conseil d'administration d'une société coopérative agricole ne peut être invoqué que par la société ou ses associés. Enfin, une société coopérative agricole, ayant perdu la personnalité morale faute de s'être immatriculée avant le 1er novembre 2002 et étant ainsi devenue une société en participation à cette date, ne peut être liquidée selon les règles propres aux sociétés coopératives agricoles, peu important l'expiration du temps pour lequel elle a été constituée
Deen Gibirila, « Les enjeux du non-renouvellement du mandat du président d’une SAS parvenu à expiration (Note s/s Cass. com., 17 mars 2021, n° 19-14.525) », La Semaine juridique. Entreprise et affaires, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2021, n°23, pp. 31-36
Lorsque le président d'une société par actions simplifiée a été nommé pour une durée déterminée, la survenance du terme entraîne, à défaut de renouvellement exprès, la cessation de plein droit de ce mandat et le président qui, malgré l'arrivée du terme, continue de diriger la société ne peut donc pas se prévaloir d'une reconduction tacite de ses fonctions et devient alors un dirigeant de fait qui, à l'égard de la société, ne peut revendiquer les garanties dont bénéficie le seul dirigeant de droit.
Deen Gibirila, « Le transfert à la société absorbante de la responsabilité pénale de la société absorbée au titre des infractions commises par cette dernière (note s/s Cass. crim., 25 novembre 2020, n° 18-86.955) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°107, pp. 22-26
Il se déduit de l'article 121-1 du code pénal, interprété à la lumière de la directive n° 78/855/CEE du Conseil du 9 octobre 1978 relative à la fusion des sociétés anonymes, codifiée en dernier lieu par la directive (UE) n° 2017/1132 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2017 et de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, qu'en cas de fusion-absorption d'une société par une autre société entrant dans le champ de la directive précitée, la société absorbante peut être condamnée pénalement à une peine d'amende ou de confiscation pour des faits constitutifs d'une infraction commise par la société absorbée avant l'opération.
Deen Gibirila, « Les conditions d’annulation d’une délibération octroyant une rémunération exceptionnelle au dirigeant (note s/s Cass. com., 13 janvier 2021, n° 18-21.860) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°107, pp. 26-28
Une délibération de l'assemblée générale des associés d'une société octroyant une rémunération exceptionnelle à son dirigeant ne peut être annulée qu'en cas de violation des dispositions impératives du livre II dudit Code de commerce ou de violation des lois qui régissent les contrats, et non au seul motif de sa contrariété à l'intérêt social, sauf fraude ou abus de droit commis par un ou plusieurs associés pour favoriser ses ou leurs intérêts au détriment de ceux d'un ou plusieurs autres associés
Deen Gibirila, « La sanction du non-respect des règles statutaires répartissant le droit de vote entre le nu-propriétaire et l’usufruitier (note s/s Cass. com., 13 janvier 2021, n° 19-13.399) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°107, pp. 28-31
L'article 1844 du Code civil permettant de déroger à la répartition des droits de vote qu'il prévoit entre l'usufruitier et le nu-propriétaire, et les statuts d’un GFA stipulant que l'usufruitier et le nu-propriétaire doivent se faire représenter par l'un d'entre eux et que, s'ils n'en ont pas convenu et signifié leur choix au groupement, toutes les communications seront faites à l'usufruitier concernant les décisions collectives ordinaires, prises ou à prendre, et au nu-propriétaire pour les décisions collectives extraordinaires, il s'en déduit que le critère adopté par les statuts quant à l'exercice du droit de vote n'est pas celui de l'article 1844 du Code civil puisqu'il est fondé sur une distinction entre décisions collectives ordinaires, du ressort de l'usufruitier, et les décisions collectives extraordinaires, du ressort du nu-propriétaire
Deen Gibirila, « La simple négligence exclusive de la responsabilité pour insuffisance d’actif des dirigeants d’entreprises en liquidation judiciaire (note s/s Cass. com., 3 février 2021, n° 19-20.004) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°107, pp. 31-33
L'article L. 651-2 du Code de commerce, qui permet, lorsque la liquidation judiciaire d'une personne morale fait apparaître une insuffisance d'actif, à un tribunal, en cas de faute de gestion ayant contribué à cette insuffisance d'actif, de décider que le montant en sera supporté, en tout ou en partie, par tous les dirigeants de droit ou de fait, ou par certains d'entre eux, ayant contribué à la faute de gestion, écarte cette faculté en cas de simple négligence du dirigeant dans la gestion de la société, sans réduire l'existence d'une simple négligence à l'hypothèse dans laquelle le dirigeant a pu ignorer les circonstances ou la situation ayant entouré sa commission ; Dès lors, l'omission de la déclaration de la cessation des paiements dans le délai légal ne saurait constituer une simple négligence du dirigeant qu'à la condition que celui-ci ait pu ignorer cet état.
Deen Gibirila, « La portée de la mention bon pour aval inscrite
sur un billet à ordre : un vieux problème encore
d’actualité (Note s/s Cass. com., 17 févr. 2021, n°
19-15.246) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°97, pp. 23-26
L’aval résulte de la signature manuscrite de l’avaliste, et la mention « bon pour aval » doit être dénuée de toute ambiguïté.
Deen Gibirila, « L’organe d’une association habilité à procéder au licenciement d’un salarié (note s/s Cass. soc., 9 septembre 2020, n° 18-18.810) », Les Petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2021, n°84, pp. 8-10
En l'absence de précision sur le pouvoir de licencier, celui-ci revient au conseil d'administration compétent pour effectuer les embauches aux termes des statuts de l'association. Il en est ainsi même si, lors de l'embauche du salarié en cause, la compétence du conseil d'administration n'a pas été respectée
Deen Gibirila, « Le régime social du gérant majoritaire d'une SARL nommée présidente d'une SAS (note s/s Cass. 2e civ, 24 septembre. 2020, n° 19-10.361) », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2021, n°84, pp. 12-13
Le gérant majoritaire d'une SARL nommée présidente d'une SAS ne peut être affilié au régime général de la sécurité sociale en qualité de dirigeant de cette dernière que s'il y a exercé une direction de fait dûment caractérisée.
Deen Gibirila, « Les poursuites vaines et préalables d’un créancier contre un GAEC en cours de liquidation (Note s/s Cass. com., 30 septembre 2020, nos 18-26.044 et 18-26.113) », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2021, n°84, pp. 14-16
Le créancier d’un Gaec dissous par l’arrivée de son terme ne peut pas poursuivre un associé en paiement de la dette sociale, sans avoir au préalable agi contre le Gaec car la personnalité de celui-ci subsiste pour les besoins de sa liquidation.
Deen Gibirila, « L’exclusion d’un associé de SAS absent aux assemblées générales annuelles, mais jugée ni contraire aux statuts, ni constitutive d’un abus de majorité (note s/s Cass. com., 14 octobre 2020, n° 18-19.181) », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2021, n°84, pp. 19-23
Est valablement exclu d'une SAS un associé qui a été absent à quatre assemblées générales annuelles successives, dès lors que les statuts mentionnent « une absence répétée aux assemblées générales » parmi les motifs d'exclusion. La décision ne constitue pas un abus de majorité, car l’associé n’a aucun intérêt à exercer le droit de préemption dont l’exclusion l’a privé.
Deen Gibirila, « La révocation d’un gérant de SARL sans inscription à l’ordre du jour de l’assemblée (note s/s Cass. com., 14 octobre 2020, n° 18-12.183) », Petites affiches, Lextenso , 2021, n°84, pp. 16-19
La révocation d’un gérant de SARL n’est pas brutale, peu important que celle-ci n'ait pas été inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée générale, dès lors que les questions inscrites à l'ordre du jour de l'assemblée générale étaient susceptibles de déboucher sur celle de la révocation du gérant et que ce dernier avait été à même de présenter ses observations sur les fautes qui lui étaient reprochées à cet égard préalablement à sa révocation.
Deen Gibirila, « L’absence de pouvoir du juge des référés pour annuler les délibérations d’une assemblée générale (Cass. com., 13 janvier 2021, n° 18-25.713 et n° 18-25.730) », La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2021, n°13, pp. 619-621
L'annulation des délibérations de l'assemblée générale d'une société, qui n'est ni une mesure conservatoire, ni une mesure de remise en état, n'entre pas dans les pouvoirs du juge des référés, qui peut seulement en suspendre les effets.
Deen Gibirila, « Le juge territorialement compétent en matière d'instruction in fututum (note s/s Cass. 2e civ., 2 juillet 2020, n° 19-21.012) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 11-12
Le juge territorialement compétent pour statuer sur une requête fondée sur l'article 145 du Code de procédure civile est le président du tribunal susceptible de connaître de l'instance au fond ou celui du tribunal dans le ressort duquel les mesures d'instruction in futurum sollicitées doivent, même partiellement, être exécutées.
Deen Gibirila, « La nullité des actes accomplis par une société en formation et insusceptibles d’être repris après immatriculation de celle-ci (note s/s Cass. com., 7 juillet 2020, no 18-13.652) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 12-14
Dès lors que la société n’a pas de personnalité juridique au moment de la réalisation des opérations litigieuses, ces actes, contrairement à ceux qui auraient été accomplis en son nom et pour son compte, sont nuls et, par conséquent, insusceptibles d’être repris par la société après son immatriculation.
Deen Gibirila, « Le pouvoir d’un associé coïndivisaire de demander l’ajournement d’une assemblée générale (note s/s Cass. com., 7 juillet 2020 n° 18-19.330) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 15-16
Il résulte de la combinaison des articles 1844, alinéa 1er, et 815-2 du Code civil que le propriétaire indivis de droits sociaux qui a la qualité d'associé, peut prendre les mesures nécessaires à la conservation des actions indivises et, à ce titre, agir en justice aux fins d'ajournement d'une assemblée générale extraordinaire ayant pour ordre du jour l'émission de titres donnant accès au capital de la société émettrice.
Deen Gibirila, « Le licenciement d’un salarié d'association en vertu d'une délégation de pouvoir donnée après l'entretien préalable (note s/s Cass. soc., 8 juillet 2020, n° 19-15.213) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 16-19
Dans le silence des statuts d'une association, le licenciement d'un salarié notifié par le titulaire d'une délégation du pouvoir de licencier consentie après l'entretien préalable est valable. Il en est ainsi même si la lettre de convocation à cet entretien a été signée, sur ordre du président, par un directeur général non investi du pouvoir de licencier.
Deen Gibirila, « L’intérêt de l’associé d’une société à saisir le juge commis à la surveillance du RCS (note s/s Cass. com., 9 septembre 2020, n° 19-15.422) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 20-23
L’associé d’une société assujettie à l'obligation d'immatriculation a un intérêt à saisir le juge commis à la surveillance du registre du commerce et des sociétés pour faire procéder à la rectification de déclarations inexactes de l'assujettie, mentionnées au registre.
Deen Gibirila, « Le défaut de qualité de l’héritier non associé pour percevoir les dividendes attachés aux parts d’une société civile (note s/sCass. 1re civ., 2 septembre 2020, n° 19-14.604) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 19-20
S'il n'est pas associé, l'héritier n'a pas qualité pour percevoir les dividendes attachés aux parts d’une société civile, fût-ce avant la délivrance du legs de ces parts à un légataire.
Deen Gibirila, « Le devoir de loyauté des dirigeants de sociétés », Droit et Patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2021, n°310, pp. 12-22
Deen Gibirila, « La succession d’une expertise in futurum à une expertise de gestion (note s/s Cass. com., 24 juin 2020, n° 18-17.104, F-D) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°6, pp. 17-20
Si l’expertise de gestion (ou de minorité), n’a pas répondu à toutes les questions posées par le demandeur, celui-ci peut utilement solliciter l’expertise « in futurum », en vue d’une éventuelle action en responsabilité.
Deen Gibirila, « La compétence du tribunal de commerce pour les élections relatives aux administrateurs représentant les salariés actionnaires (note s/s Cass. com., 18 mars 2020, n° 17-24.039, FS P+B) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°6, pp. 10-13
Les contestations portant sur la désignation, par les salariés actionnaires, d'un candidat à l'élection d'un administrateur par l'assemblée générale des actionnaires, régie par l'article L. 225-23 du Code de commerce relèvent de la compétence du tribunal de commerce.
Deen Gibirila, « Pas de rémunération ni de prise en charge des cotisations du gérant de SARL sans une décision collective ou un accord des associés (Note s/s CA Paris, 2 juin 2020, no 18/23074) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°6, pp. 13-15
En l’absence de décision collective ou d’accord des associés en ce sens, une SARL n’a pas à prendre en charge les cotisations sociales d’un gérant ou à lui verser une rémunération.
Deen Gibirila, « La réservation de la qualité d’associé d’une SEL aux seuls professionnels exerçant en son sein (Cass. com., 24 juin 2020, n° 18-17.338, F-D) », Petites affiches, Lextenso , 2021, n°6, pp. 20-22
La loi du 31 décembre 1990 sur les sociétés d’exercice libéral n’interdit pas aux statuts d’une telle société de subordonner la qualité d’associé à l’exercice de la profession en son sein.
Deen Gibirila, « La révocation judiciaire du gérant d’une SCI au comportement nuisible à l’intérêt social (note s/s CA Orléans, 12 mars 2020, no 19/00678) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°6, pp. 8-10
Est justifiée la révocation d’un gérant de SCI qui n’a pas établi et fait approuver les comptes de la société pendant plusieurs exercices, n’a pas cherché à recouvrer des loyers dus à la société ni défendu celle-ci dans une procédure de saisie de son unique immeuble.
Deen Gibirila, « Les conditions de reprise après son immatriculation d’un contrat conclu par une société en formation (Cass. com. 10 juin 2020, n° 18-16.441, F-D) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°6, pp. 15-17
Un contrat ne peut pas être conclu par une société qui n’est pas encore immatriculée. Il ne peut être repris par la société après son immatriculation que si le contrat mentionne, ou s’il est allégué ultérieurement, que les fondateurs ont agi pour le compte de la société.
Deen Gibirila, « Brèves remarques sur la responsabilité civile des dirigeants sociaux », Lexbase hebdo : édition affaires, Lexbase, 2020, n°658
La responsabilité civile des dirigeants sociaux mise en cause pour réparer un préjudice causé par eux varie selon qu’ils sont titulaires du pouvoir de direction ou se trouvent investis de la faculté de représentation de la société. Elle varie également, selon qu’elle émane d’une action sociale exercée ut singuli ou d’une action sociale exercée ut universi.
Si, de prime abord, cette responsabilité vise les dirigeants de droit, le rapport élaboré en avril 2019 par un groupe de travail et relatif à « La réforme du droit français de la responsabilité civile et les relations économiques » envisage notamment d’étendre cette responsabilité aux dirigeants de fait, à l’instar de l’action en responsabilité pour insuffisance d’actif, de la faillite personnelle et des autres mesures d’interdiction ou de la banqueroute et des autres infractions pénales.
Deen Gibirila, « Interdiction de gérer et responsabilité
pour insuffisance d’actif en cas de déclaration tardive
de la cessation des paiements (note s/s Cass. com., 17 juin 2020, n° 19-10341) », Petites affiches, Lextenso , 2020, n°225, p. 13
D’une part, les dispositions de l’article L. 653-8, alinéa 3, du Code de commerce dans sa rédaction issue de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 sont applicables aux procédures collectives en cours. D’autre part, l’insuffisance des apports consentis à une société lors de sa constitution, qui est imputable aux associés, ne constitue pas en soi une faute de gestion dont les dirigeants auraient à répondre.
Deen Gibirila, « Les pouvoirs du gérant de SCI pour exercer une action en justice (Note s/s Cass. crim., 18 mars 2020, n° 19-82.646) », Les Petites Affiches, Les petites affiches, 2020, n°220, pp. 10-12
Le gérant d’une société civile immobilière est présumé avoir la capacité d’agir en justice au nom de la société, à défaut de dispositions des statuts sur le mode d’administration.
Deen Gibirila, « Les conditions de retrait d’un associé d’une société coopérative agricole (Note s/s Cass. 1re civ., 25 mars 2020, n° 18-17.721). », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2020, n°220, pp. 17-18
Faute d'avoir notifié son retrait conformément aux dispositions statutaires, l’associé coopérateur d’une société coopérative agricole ne perd pas sa qualité d’associé, peu important qu'il ait cessé tout apport.
Deen Gibirila, « L’inopposabilité d'une clause générale d'agrément au conjoint revendiquant la qualité d'associé (Note s/s CA Paris, 18 février 2020, n° 17/08258) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2020, n°220, pp. 8-10
L’époux commun en biens qui revendique la qualité d'associé à raison de la moitié des parts sociales acquises par son conjoint sur des fonds communs, ne peut se voir refuser cette qualité qu'en application d'une clause d'agrément prévue spécifiquement pour ce cas.
Deen Gibirila, « Le mandat apparent d’un associé (Note s/s Cass. 3e civ., 19 mars 2020, n° 19-11.771) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2020, n°220, pp. 14-17
En application de la théorie du mandat apparent, une société peut être engagée par un acte conclu par un associé, dès lors qu'il entretenait une relation d'affaires avec le tiers contractant et que ce dernier a pu légitimement croire que l'associé disposait du pouvoir d'engager la société.
Le fait que les actes aient été authentifiés par un notaire est en outre de nature à conforter le tiers contractant dans sa croyance
Deen Gibirila, « Les enjeux de la dissolution anticipée d'une EURL pour des motifs économiques (Note s/s Cass. com., 29 janvier 2020, n° 18-17.131) », Petites affiches, Lextenso , 2020, n°220, pp. 6-8
La dissolution anticipée d'une EURL pour des motifs économiques n'entraîne pas la révocation de son gérant.
Deen Gibirila, « La responsabilité personnelle du président d'une SAS pour une infraction douanière (Note s/s Cass. com., 18 mars 2020, no 17-10.898). », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2020, n°220, pp. 12-14
Le président d’une SAS commissionnaire en douane est responsable à titre personnel d’une dette douanière, dès lors que la décision de soustraction à la surveillance douanière relève de son pouvoir de direction et d’administration et que la preuve d’une délégation de pouvoir n’est pas rapportée.
Deen Gibirila, « Le délit de banqueroute par détournement d’actif pour l’octroi d’une rémunération excessive après la cessation des paiements (Note s/s Cass. crim., 18 mars 2020, n° 18-86.492, P+B+I) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2020, n°161
Est coupable du délit de banqueroute par détournement d'actif, la directrice générale d'une association, qui avait la direction effective de l'association et qui connaissait ses graves difficultés financières, s'est sciemment appropriée une partie de l'actif de celle-ci, peu important l'accord du conseil d'administration, en continuant à se faire octroyer, après la cessation des paiements, une rémunération excessive.
Deen Gibirila, « Le refus de qualité de commerçant à l’associé d’une EURL qui n’accomplit pas d’actes de commerce de manière indépendante et habituelle (note s/s Cass. com., 29 janvier 2020, n° 19-12.584, F-P+B) », Revue de jurisprudence de droit des affaires, Éditions Francis Lefebvre , 2020, pp. 5-8
N'a pas la qualité de commerçant l'associé ayant accompli des actes de commerce en sa qualité de mandataire social, mais non de manière indépendante et habituelle de sorte à en constituer sa profession. Il ne peut donc se voir opposer une clause attributive de compétence territoriale.
Deen Gibirila, « La responsabilité pour insuffisance d'actif encourue par une société dirigeante d'une société anonyme et par son représentant permanent (note s/s Cass. com., 8 janv. 2020, n° 18-15.027, P+B) », La Semaine Juridique. Entreprise et affaires (JCP E), Editions du Juris-classeur, 2020, n°23, pp. 28-33
La faute de gestion susceptible d'engager la responsabilité pour insuffisance d'actif d'un dirigeant peut être indifféremment caractérisée à son égard ou à l'égard de son représentant permanent.
Deen Gibirila, « Validité des stipulations contractuelles relatives
au retrait d’un associé d’une SCP d’avocats (note s/s Cass. 1re civ., 8 janvier 2020) », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2020, n°6, pp. 391-394
Si en application des articles 1869 du Code civil et 18 de la loi n° 66-879 du 29 novembre 1966, relative aux sociétés civiles professionnelles, l'associé retrayant d'une SCP conserve ses droits patrimoniaux tant qu'il n'a pas obtenu le remboursement intégral de ses parts sociales, les associés ont toutefois la liberté de conclure des conventions dérogeant à cette règle pour déterminer leurs relations financières lors du retrait de l'un d'entre eux.
Les dispositions de l'article 1843-4 du Code civil, dans sa rédaction issue de l'ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014, qui imposent désormais à l'expert désigné pour déterminer la valeur des droits sociaux d'un associé d'appliquer, lorsqu'elles existent, les règles et modalités de détermination de la valeur prévues par les statuts de la société et par toute convention liant les parties, s'appliquent à la date de la désignation de l'expert.
Deen Gibirila, « Les modalités de report de la date de cessation des paiements d’une société mise en liquidation judiciaire par conversion du redressement judiciaire (note s/s Cass. com., 27 nov. 2019, n° 18-18.194) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2020, n°156, pp. 52-55
À la suite de la conversion d’un redressement judiciaire en liquidation judiciaire d’une société en difficulté, le délai d'un an fixé par l'article L. 631-8 du code de commerce pour l’assigner en report de la date de cessation des paiements court à compter du jugement d’ouverture du redressement et non du jugement de conversion de cette procédure.
Deen Gibirila, « Les conditions de la responsabilité pour insuffisance d'actif du dirigeant d'une entreprise en difficulté (note s/s Cass. com., 17 juin 2020, n° 18-11.737) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2020, n°177178, p. 20
La faute du dirigeant de la débitrice, poursuivi en paiement de l’insuffisance d’actif pour ne pas avoir déclaré la cessation des paiements dans les délais, ne peut pas exister avant l’expiration du délai de 45 jours, courant à compter de la date de cessation des paiements fixée par le jugement d’ouverture, dont le dirigeant dispose pour procéder à la déclaration de cessation des paiements, de sorte que cette faute, fût-elle établie, ne peut avoir contribué à la naissance d’un passif constitué avant l’expiration du délai de 45 jours précité.
Deen Gibirila, « Le père noël est-il au-dessus des lois ? », Journal Spécial des Sociétés, SPPS Société de publications et de publicité pour les sociétés, 2019, n°92, pp. 16-17
A l'approche des fêtes de fin d'année, les juristes ne peuvent s'empêcher de s'interroger quant à l'encadrement juridique du travail du Père Noël et de ses lutins. Déformation professionnelle sans doute, le professeur émérite de l'Université Toulouse 1 Capitole, Deen Gibirila, a accepté de répondre à nos questions, pour le plus grand plaisir des curieux qui se demandent encore si Noël et Droit sont compatibles.
Deen Gibirila, « La révocation judiciaire pour cause légitime du gérant d’une société civile immobilière (note s/s Cass. 3e civ., 27 juin 2019, n° 18-16.861, F-D). », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°179, pp. 47-48
Est judiciairement révoqué pour cause légitime le gérant d’une société civile immobilière qui conclut un bail portant sur des locaux détenus par la société à des conditions particulièrement désavantageuses pour elle et au bénéfice d’une seconde société dont il est associé.
Deen Gibirila, « Le droit pour des copropriétaires de parts indivises à obtenir communication de documents (note s/s Cass. 3e civ., 27 juin 2019, n° 18-17.662, F-P+B+I) », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°179, pp. 48-49
La représentation des indivisaires par un mandataire ne prive pas les copropriétaires indivis de parts sociales, qui ont la qualité d’associé, du droit d’obtenir la communication de documents, en application de l’article 1855 du Code civil.
Deen Gibirila, « Le désintérêt d’un gérant pour les affaires sociales jugé non fautif (note s/s CA Paris, 2 juillet 2019, no 16/18255) », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°179, pp. 50-52
L’insuffisance des résultats d’une SARL qui n’a eu qu’une année d’existence avant que les relations entre les associés se dégradent ne suffit pas à caractériser un manque d’intérêt du gérant pour le développement de la SARL depuis l’origine.
Deen Gibirila, « La lettre d’intention d’une société mère à sa filiale : un soutien qui équivaut à un résultat (note s/s Cass. com., 3 juillet 2019 n° 17-27.820 F-D). », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°179, pp. 52-53
La société mère qui s’est engagée à apporter son soutien à sa filiale afin que celle-ci puisse restituer des dommages-intérêts en cas d’infirmation du jugement les lui ayant alloués, est assujettie à une obligation résultat.
Deen Gibirila, « La constatation de la dissimulation du fait dommageable commis par le gérant d’une société unipersonnelle (note s/s Cass. com., 7 mai 2019, n° 17-10.467) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°177, pp. 43-44
La fixation du point de départ de la prescription de l’action en responsabilité à l’encontre du gérant, au jour de la révélation du fait dommageable, suppose la constatation que ce fait a été dissimulé.
Deen Gibirila, « L’évaluation des parts sociales d’un associé retiré d’une SCP d’avocats (note s/s Cass. 1re civ., 9 mai 2019, n° 18-12.073) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°177, pp. 44-46
L'article 21 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, dans sa rédaction antérieure à celle issue de la loi n° 2011-331 du 28 mars 2011, ne dérogeait pas à l'article 1843-4 du code civil. Dans sa rédaction issue de cette dernière loi, il n'y déroge qu'en ce qu'il donne compétence au bâtonnier pour procéder à la désignation d'un expert aux fins d'évaluation des parts sociales ou actions de sociétés d'avocats.
Sous l’empire des dispositions de l’article 1843-4 du Code civil dans sa rédaction antérieure à celle issue de l’ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014, l’expert dispose d’une entière liberté d’appréciation pour fixer la valeur des parts sociales selon les critères qu’il juge opportuns.
Deen Gibirila, « Le pouvoir du président d'une association de ne pas renouveler l’adhésion d’un des membres de celle-ci (note s/s Cass. 1re civ., 15 mai 2019, n° 18-18.167) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°177, pp. 46-48
Le contrat d’association est un contrat de droit privé soumis à la liberté contractuelle et ayant pour limite l’abus de droit ; le libre choix de ses adhérents et les décisions d’exclusion ou de non-renouvellement de ces derniers doivent être mentionnés dans les statuts ; dès lors en vertu des articles 1134 du Code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, 1er et 6 de la loi du 1er juillet 1901, doit être cassé l’arrêt qui énonce que le président d’une association, après consultation du comité de direction, a pu légitimement refuser de renouveler l’adhésion d’un de ses membres sans constater en amont si les statuts lui conféraient un tel pouvoir.
Deen Gibirila, « Le devoir de loyauté des administrateurs des filiales dans le vote des décisions prises par la société-mère (note s/s Cass. com., 22 mai 2019, n° 17-13.565) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°177, p. 48
Il appartient aux juges de rechercher si la décision prise en amont par le conseil d’administration de la société-mère n'était pas contraire à l'intérêt social de ses filiales avant de constater que le refus de vote exprimé par les administrateurs d’une de ses filiales ne soit jugé comme un manquement à leur devoir de loyauté vis-à-vis de la société-mère.
Deen Gibirila, « Le gérant de la société en participation », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°176, pp. 26-33
A l’instar de la société en participation elle-même, la désignation, la révocation, les pouvoirs, les obligations et responsabilités des gérants personnes physiques ou morales obéissent au régime applicable aux sociétés civiles si l’activité du groupement est civile, ou à celui applicable aux sociétés en nom collectif, si l’activité est commerciale . Cette situation tient au fait que la loi du 4 janvier 1978 qui ne traite pas du gérant, renvoie aux dispositions applicables à ces sociétés, sauf organisation autrement prévue des rapports entre associés ; encore faut-il que le gérant soit associé, ce qui est fréquemment le cas. Cette ligne générale, ne suffit cependant pas toujours à éviter les difficultés ou à les résoudre lorsqu’elles se présentent, le juge se trouvant parfois confronté à un vide législatif ou même jurisprudentiel.
Deen Gibirila, « La délégation du pouvoir de licencier de la directrice d’une association », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°175, pp. 169-170
La directrice d'une association qui prononce le licenciement d'un salarié doit disposer d'une délégation du pouvoir de licencier expresse, ce qui exclut une délégation tacite résultant de la présence de la présidente à l'entretien préalable au licenciement.
Deen Gibirila, « L’obligation aux dettes des associés non liquidateurs d’une SCI en liquidation judiciaire », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°175, pp. 70-72
L’autorité de la chose jugée attachée à la décision d’admission de la créance au passif de la procédure collective d’une société ne prive pas l’associé, poursuivi en exécution de son obligation subsidiaire au paiement des dettes sociales, d’opposer au créancier la prescription de l’article 1859 du Code civil, distincte de celle résultant de la créance détenue contre la société, et propre à l’action du créancier contre l’associé.
En cas de liquidation judiciaire d’une société civile de droit commun, la déclaration de créance au passif de cette procédure dispense le créancier d’établir l’insuffisance du patrimoine social, de sorte que le créancier, serait-il privilégié, qui a procédé à la déclaration de sa créance au passif de la liquidation judiciaire de la société, n’est pas dans l’impossibilité d’agir contre l’associé.
Deen Gibirila, « La décision de report de la date de cessation des paiements », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°175, pp. 72-73
Les juges du fond disposent d'un pouvoir souverain pour fixer une date de cessation des paiements, autre que celle demandée par les parties.
Deen Gibirila, « La bonne foi condition de notification régulière de la dissolution d’une société créée de fait à durée indéterminée », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°175, pp. 73-74
Il résulte des articles 1872-2 et suivants du Code civil que la dissolution d'une société créée de fait peut résulter à tout moment d'une notification adressée par l'un d'eux à tous les associés, pourvu que cette notification soit de bonne foi et non faite à contretemps.
Deen Gibirila, « La rémunération du gérant d’une Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée »: Note s/s Cass. com.,9 janv. 2019, n° 17-18.864, Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°174, pp. 46-47
Dès lors que la rémunération du gérant d'une EURL a été déterminée conformément aux prévisions statutaires, il importe peu qu'elle ait été perçue par ce gérant avant la formalisation de la décision par l'associé unique.
Dès lors que les circonstances de la perception de la rémunération du gérant d'une EURL font apparaître qu'il ne maîtrisait plus les assemblées générales, que cette rémunération était connue de l'acquéreur du contrôle et qu'elle ne présentait pas un caractère excessif, une cour d'appel ne fait qu'user de la faculté que lui offrent les dispositions légales de ne pas prononcer l'annulation de décisions.
Deen Gibirila, « L’inopposabilité aux tiers des limitations des pouvoirs du gérant d’une SARL associée »: note s/s Cass. com. 9 janv. 2019, n° 16-26.697, Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°174, pp. 47-48
Le principe de l’inopposabilité aux tiers des limitations de pouvoir d’un gérant de SARL joue à l’égard des cocontractants d’une société dont la SARL est associée.
Deen Gibirila, « La révocation injustifiée et abusive de membres du directoire d’une SAS »: Note s/s Cass. com., 9 janv. 2019, n° 17-28.957, Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°174, pp. 48-50
A droit à des dommages-intérêts pour révocation brutale un dirigeant privé d'accès au réseau informatique de la société et à sa messagerie électronique plusieurs semaines avant sa révocation, alors que les faits qui lui sont reprochés ne justifient pas un tel empressement.
Deen Gibirila, « Les conditions de la responsabilité du dirigeant pour insuffisance d'actif »: Note s/s Cass. com., 30 janv. 2019, n° 17-31.009, Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°174, pp. 50-51
La responsabilité du dirigeant pour insuffisance d'actif ne peut être retenue dès lors que la dégradation des résultats s'explique par une crise économique à laquelle l'intéressé a réagi par une réduction des coûts ayant permis de diminuer les dettes envers les créanciers sociaux.
Deen Gibirila, « L'information dans les délits et manquements boursiers dans L'information en droit privé (s/s la direction de Deen Gibirila) », Petites affiches, Lextenso, 2019, n°86
L’information privilégiée constitue le fondement des infractions boursières, en particulier les délits et manquements d’initiés qui sont conjointement sanctionnés par le droit pénal et par l’Autorité des marchés financiers. Ainsi une personne auteur de faits constitutifs à la fois d’un délit et d’un manquement d’initié est susceptible d’être poursuivie pour des faits identiques aussi bien auprès de l’AMF que du juge pénal et en définitive subir deux sanctions distinctes pour des faits identiques. Cette dualité de régime a été concrétisée par l’adoption en Europe de la Directive 2003/6 CE du Parlement et du Conseil du 28 janvier 2003, dite directive abus de marché relative sur les opérations d'initiés et les manipulations de marché. Elle a été auparavant validée par le Conseil constitutionnel.
Deen Gibirila, « Le contrat de société : quelques observations en guise d'introduction dans Droit des obligations et droit des sociétés (sous la direction de Marie Rakotovahiny) », Journal des sociétés, , 2019, n°172, pp. 13-21
L'étude du contrat de société constitue le point de départ nécessaire pour définir ce qu'est une société. A ce propos, l’article 1832 du Code civil présente la société comme le contrat par lequel plusieurs personnes apportent à une entreprise commune une partie de leur fortune ou de leur temps en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l'économie susceptible d’en résulter. Pour obtenir des bénéfices ou des économies, le groupement sociétaire doit en général développer une activité économique, ce qui implique de nouer des relations avec des tiers. Après la constitution de la société, les apports effectués par les associés rentreront parmi les ressources nécessaires pour mettre en œuvre l'activité déterminée. Lorsqu'elle contracte, la société se présente comme une entité autonome agissant sur la scène juridique. Elle apparaît alors comme une véritable personne juridique, c'est-à-dire comme un sujet de droit.
Si de prime abord, l'analyse des éléments essentiels du contrat de société permet de mettre en exergue les principales caractéristiques des groupements sociétaires, une investigation plus profonde conduit à se demander si la société ne constitue pas un contrat spécial. Cette interrogation a notamment suscité une controverse doctrinale sur la nature juridique de la société : contrat ou institution ?. Au regard des idées proposées par les différents auteurs la société apparaît fondamentalement comme un groupement de personnes institué et organisé par un contrat et/ou une personne morale.
Après donc avoir identifié le contrat de société, il convient de le caractériser. C’est ce à quoi s’attache le premier article de la présente étude collective .
Deen Gibirila, « La charge de la preuve du cumul du mandat social et du contrat de travail (note s/s Cass. soc., 5 déc. 2018, n° 17-16.913) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°172, pp. 64-65
Lorsqu'un contrat de travail est antérieur à la nomination de son titulaire aux fonctions de gérant de la société, il appartient à celui qui conteste la coexistence du contrat de travail et du mandat social de prouver l'absence de cumul.
Deen Gibirila, « Un associé d'une SELARL d'avocats ne peut se retirer unilatéralement de la société, ni obtenir qu'une décision de justice autorise son retrait (note s/s Cass. 1re civ., 12 déc. 2018, n° 17-12.467, FS-P+B) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°172, pp. 65-67
A défaut de dispositions spéciales de la loi l’autorisant, un associé d’une société d’exercice libéral à responsabilité limitée d’avocats, ne peut se retirer unilatéralement de la société, ni obtenir qu’une décision de justice autorise son retrait, peu important le contenu des statuts.
Deen Gibirila, « La qualité d’associé du nu-propriétaire indivis de droits sociaux et la demande en désignation d’un administrateur provisoire (note s/s Cass. 3e civ., 17 janvier 2019, n° 17-26.695, FS-P+B+I) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°172, pp. 67-68
Le nu-propriétaire indivis de droits sociaux a la qualité d’associé et est recevable à agir en désignation d’un administrateur provisoire.
Deen Gibirila, « Le pouvoir de l’associé unique de la société de révoquer le gérant : absence de lien de subordination (note s/s Cass. soc., 16 janv. 2019, n° 17-12.479) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°172, pp. 68-69
N’est pas dans un lien de subordination avec la société, l’associé unique de cette société qui avait exercé les fonctions de gérant jusqu’au 30 novembre 2011 et disposait du pouvoir de révoquer le gérant, ce qui excluait toute dépendance attachée à la qualité d’associé.
Deen Gibirila, « Les enjeux de la mainlevée de l'opposition au paiement d'un chèque (note s/s Cass. com., 5 déc. 2018, n° 17-22.658, P+B+I, 1re esp. et Cass. com., 21 nov. 2018, n° 17-24.014, F-P+B, 2e esp.). », Lexbase Hebdo - Edition affaires, Lexbase, 2019, n°578
Le juge des référés est seul compétent pour ordonner en application de l’article L. 131-35, alinéa 4 du Code monétaire et financier, la mainlevée d’une opposition au paiement d’un chèque (Cass. com., 5 déc. 2018, n° 17-22.658, P+B+I, 1re esp.).
La mainlevée de l’opposition entraîne pour le tiré, dès qu’il en est informé, l’obligation de payer le montant jusqu’alors bloqué, de la provision du chèque, sous la seule réserve que le titre puisse lui être remis en contrepartie. La banque tirée d’un chèque frappé d’opposition est tenue d’en immobiliser la provision jusqu’à décision judiciaire sur la validité de l’opposition ou, sinon pendant une année suivant l’expiration du délai de présentation du chèque, après mainlevée de l’opposition au cours de ces périodes, elle doit soit dès la décision judiciaire de mainlevée, si elle a été elle-même en cause, soit dès qu’lle lui a été notifiée ou signifiée, payer au bénéficiaire le montant, jusqu’alors bloqué, de la provision du chèque, sous la seule réserve que le titre puisse lui être remis en contrepartie (Cass. com., 21 nov. 2018, n° 17-24.014, F-P+B, 2e esp.).
Deen Gibirila, « L’obligation pour un associé, avant de saisir le juge des requêtes, de se rendre au siège social pour prendre lui-même connaissance des documents qui l’intéressaient »: Note s/s CA Paris 9 oct. 2018, n° 17/19171), Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°170, pp. 33-34
L’associé d’une société civile ne peut pas demander en justice la saisie de documents sociaux en prévision d’un procès sans avoir, au préalable, mis en œuvre son droit de consultation au siège social pour tenter de les obtenir.
Deen Gibirila, « La validité de la clause compromissoire soumettant à l’arbitrage les litiges nés de l’évaluation des parts sociales de l’associé exclu »: note s/s Cass. com., 10 oct. 2018, n° 16-22.215, FS-P+B, Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°170, pp. 34-35
Le caractère d’ordre public de l’article 1843-4 du Code civil n’exclut pas l’arbitrabilité du litige né de la valorisation des parts sociales d’un associé exclu.
Deen Gibirila, « La compétence du juge consulaire en cas de manquements du gérant d’une société commerciale dans l’exercice de ses fonctions ou pour les opérations menées par le liquidateur »: Note s/s Cass. com., 14 nov. 2018, n° 16-26.115, F-P+B+I, Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°170, pp. 36-37
Les manquements commis par le gérant d’une société commerciale à l’occasion de l’exécution d’un contrat ainsi que les opérations menées par le liquidateur se rattachent par un lien direct à la gestion de celle-ci, peu importe que le gérant ou le liquidateur n’ait pas la qualité de commerçant ou n’ait pas accompli d’actes de commerce.
Deen Gibirila, « La transformation d’une interdiction de gérer toute société, de droit ou de fait, prononcée en application de l'article 138, 12° du Code de procédure pénale, en une interdiction générale de gérer, diriger ou administrer (Note s/s Cass. crim., 24 mai 2018, n° 18-81.240, P+B). », Journal des sociétés, Dalloz, 2018, n°169, p. 38
L'interdiction de gérer, prononcée en application de l'article 138, 12° du Code de procédure pénale, peut viser tout type d'activité de nature professionnelle ou sociale.
Deen Gibirila, « Action en responsabilité pour insuffisance d’actif en cas de résolution d’un plan de redressement préalablement adopté (Note s/s Cass. com., 4 juillet 2018, n° 16-22.621, F-D) », Journal des sociétés, Dalloz, 2018, n°169, p. 39
Dans le cadre d’une action en responsabilité pour insuffisance d’actif, en cas d’adoption d’un plan de redressement ayant été résolu, les juges du fond doivent rechercher si le dirigeant n’a pas assuré seul la direction de la société, de sorte qu’une faute de gestion puisse lui être amputée.
Deen Gibirila, « Application immédiate aux procédures collectives en cours de la loi Sapin II en matière de responsabilité pour insuffisance d’actif (note s/s Cass. com., 5 septembre 2018, n° 17-15.031, FS-P+B+I) », Journal des sociétés, Dalloz, 2018, n°169, p. 40
En l’absence de disposition contraire prévue par elle, la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 qui écarte, en cas de simple négligence dans la gestion de la société, la responsabilité du dirigeant au titre de l’insuffisance d’actif, est applicable immédiatement aux procédures collectives en cours et aux instances en responsabilité en cours.
Deen Gibirila, « Compatibilité entre solidarité fiscale et responsabilité pour insuffisance d'actif (Note s/s Cass. com., 5 septembre 2018, n° 17-13.626, FS-P+B+I) », Journal des sociétés, Dalloz, 2018, n°169, p. 41
La solidarité prononcée contre le dirigeant social en application de l’article 1745 du CGI, qui constitue une garantie de recouvrement de la créance fiscale et ne tend pas à la réparation d’un préjudice, ne fait pas obstacle à la condamnation de ce dirigeant à supporter, à raison de la faute de gestion consistant à soustraire la société à l’établissement et au paiement de l’impôt et à omettre de passer des écritures en comptabilité, tout ou partie de l’insuffisance d’actif de la société, comprenant la dette fiscale objet de la solidarité, la contribution du dirigeant à l’insuffisance d’actif entrant dans le patrimoine de la société débitrice pour être répartie au marc le franc entre tous les créanciers et la part du produit de la condamnation du dirigeant versée au trésor s’imputant sur le montant de sa créance
Deen Gibirila, « La preuve du juste motif de révocation de la co-gérante d'une EURL qui a cessé d'exercer son activité d'ambulancière au sein de la société (note s/s Cass. com., 5 avr. 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°167, pp. 36-37
Le fait que la cogérante n'ait plus exercé ses fonctions d'ambulancière au sein de la société ne démontre pas qu'elle a abandonné ses fonctions de cogérante et ne saurait, dès lors, constituer un juste motif de révocation.
Allègue un moyen nouveau, le demandeur qui n'a pas invoqué en appel que le procès-verbal de révocation a été publié seulement par extraits, sans indication des motifs de révocation.
Deen Gibirila, « Responsabilité pour insuffisance d’actif : appréciation souveraine par les juges du fond du montant de la condamnation et modalités de la condamnation d’un dirigeant faisant personnellement l’objet d’une procédure collective (note s/s Cass. com., 9 mai 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°167, pp. 38-39
Appréciation souveraine des juges du fond. L'arrêt qui retient que les dirigeants ont commis des fautes de gestion ayant contribué à l'insuffisance d'actif, apprécie souverainement, dans la limite de cette insuffisance, le montant de la condamnation, sans que la cour de cassation contrôle le caractère proportionné de ce montant.
Deen Gibirila, « Le respect du principe constitutionnel de nécessité des peines, dont découle la règle de l’application immédiate de la loi pénale plus douce, commande que, lorsque le juge civil est amené à prononcer une sanction ayant le caractère d’une punition telle que l’interdiction de gérer prévue par l’article L. 653-8 du Code de commerce, la loi nouvelle moins sévère reçoive application aux procédures collectives en cours (Note s/s Cass. com., 24 mai 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°167, pp. 39-40
Le respect du principe constitutionnel de nécessité des peines, dont découle la règle de l’application immédiate de la loi pénale plus douce, commande que, lorsque le juge civil est amené à prononcer une sanction ayant le caractère d’une punition telle que l’interdiction de gérer prévue par l’article L. 653-8 du Code de commerce, la loi nouvelle moins sévère reçoive application aux procédures collectives en cours.
Deen Gibirila, « La responsabilité du gérant architecte pour défaut de souscription d’une assurance en responsabilité décennale et défaut de conclusion d’un CCMI (Note s/s Cass. 3e civ., 7 juin 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°167, pp. 140-140
Commet des fautes séparables de ses fonctions sociales engageant sa responsabilité personnelle, l’architecte qui omet de conclure un contrat de construction de maison individuelle et de souscrire une assurance de responsabilité décennale
Deen Gibirila, « Propos introductifs », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°166, p. 9
Une des approches requises pour déterminer ce que contient l’ESS implique de s’appuyer surla nature des structures qui la composent : les associations, les coopératives, les mutuelles et les fondations en font partie. La question se pose pour les sociétés commerciales dont certaines en font partie, à condition qu’elles aient une vocation sociale, sociétale ou environnementale.
Deen Gibirila, « La notion de cessation des paiements, critère de distinction entre la société in bonis et l'entreprise en difficulté », Les Petites Affiches, Les petites affiches, 2018, n°152, p. 5
La cessation des paiements est une notion spécifique au droit des entreprises en difficulté : soit qu’il permet au débiteur exerçant une activité commerciale ou artisanale et éprouvant une difficulté juridique, économique ou financière avérée ou possible, de solliciter une procédure de conciliation, s’il ne se trouve pas dans cet état depuis plus de 45 jours (C. com., art. L. 611-4), soit que le débiteur, bien que n’étant pas encore dans cet état, rencontre des difficultés insurmontables (C. com., art. L. 620-1, al. 1er), soit qu’il était déjà confronté à cette situation lors du prononcé du jugement de sauvegarde(C. com., art. L. 621-12, al. 1er), soit qu’il participe à l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire (C. com., art. L. 631-1, al. 1er), soit enfin qu’il contribue à l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire, le redressement étant alors manifestement impossible (C. com., art. L. 640-1, al. 1er). Elle est donc étrangère à une société in bonis.
Deen Gibirila, « Le sort de la délégation de pouvoirs consentie par un dirigeant après la cessation de ses fonctions (note s/s CA Paris 25 janv. 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°165, pp. 49-50
En cas de changement de direction, les délégations de pouvoirs consenties par l’ancien dirigeant subsistent tant qu’elles ne sont pas révoquées par son successeur.
Deen Gibirila, « La responsabilité d’un dirigeant auteur d’une faute commise après sa démission (Note s/s Cass. com., 14 févr. 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°165, pp. 50-51
Même si une assemblée générale prend acte de la poursuite par un dirigeant de son mandat après sa démission, la responsabilité de ce dernier ne relève pas du régime spécifique prévu par le droit des sociétés.
Deen Gibirila, « La sanction de la déclaration tardive de l’état de cessation des paiements (note s/s Cass. com., 28 févr. 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°165, pp. 51-52
La déclaration tardive de l’état de cessation des paiements ne peut être sanctionnée que par une mesure d’interdiction de gérer. Elle ne peut donc pas donner lieu à une condamnation à la faillite personnelle du dirigeant fautif.
Deen Gibirila, « L’action subsidiaire en responsabilité pour insuffisance d’actif exercée par des contrôleurs »: note s/s Cass. com., 24 mai 2018, Lexbase hebdo, éditions affaires, Lexbase, 2018, n°556
Il résulte de la combinaison des articles l. 651-3, alinéa 2, et r. 651-4 du code de commerce que,
pour être recevable, l’action en responsabilité pour insuffisance d’actif, lorsqu’elle est exercée, à titre
subsidiaire, par des créanciers nommés contrôleurs, doit être précédée d’une mise en demeure au
liquidateur délivrée conjointement par au moins deux d’entre eux puis être engagée par la majorité
des contrôleurs. s’il n’est pas exigé que cette saisine postérieure émane conjointement d’une telle
majorité, la demande pouvant, contrairement à la mise en demeure préalable, être régularisée par
l’intervention d’un ou plusieurs autres contrôleurs pour constituer la majorité, qui a seule qualité pour
agir, c’est à la condition que cette intervention ait lieu avant l’expiration du délai triennal de
prescription de l’action, conformément à l’article 126, alinéa 2, du code de procédure civile.
Deen Gibirila, « Le domaine de la responsabilité civile pour faute des dirigeants sociaux », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°164, p. 21
La responsabilité pour faute des dirigeants sociaux prend appui sur les principes généraux de la responsabilité civile. Cette responsabilité apparue tardivement en droit des sociétés se distingue de celle des associés. Elle est individuelle ou solidaire, la solidarité obligeant chaque dirigeant à s’acquitter auprès de la victime du paiement entier de la réparation du dommage supporté par elle, quitte à exercer une action récursoire contre chacun des autres pour le montant fixé par la décision de justice ou pour celui issu d’une répartition « par tête ». Dès lors qu’ils se rendent coupables de fautes dans l’exercice de leurs fonctions, les dirigeants en assument les
conséquences, que les préjudices aient été subis par la
société et les associés ou plus rarement par les tiers.
Deen Gibirila, « Les implications de la délégation de pouvoirs sur la responsabilité pénale d’une société (Note s/s Cass. crim., 17 oct. 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°161, p. 30
N'a pas justifié sa décision au regard de l'article 121-2 du code pénal, la cour d'appel qui condamne
une société sans mieux déterminer par quel organe ou représentant de la société les manquements
à l'origine de l'accident du travail ont été commis pour le compte de celle-ci et sans rechercher, à cet
égard, si le directeur salarié, ou le chef d'équipe, auquel elle a imputé une faute d'abstention, était
titulaire d'une délégation de pouvoirs en matière de sécurité de nature à lui conférer la qualité de
représentant de la personne morale.
Directeur salarié. la circonstance selon laquelle une personne physique a valablement représenté la
société au cours de la procédure, au sens de l'article 706-43 du code de procédure pénale, en sa
qualité de cogérant acquise postérieurement à un accident de chantier est inopérante pour en
déduire qu'elle représentait la personne morale au sens de l'article 121-2 du code pénal.
Deen Gibirila, « Le caractère absolu de la nullité d’une sûreté consentie par une SCI en garantie de la dette d’un associé (note s/s Cass. 1re civ., 18 oct. 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°160, p. 42
L'action en nullité d'une sûreté accordée par une société civile en garantie de la dette d'un associé
vise à faire constater une nullité absolue.
Deen Gibirila, « L'invalidité de l'aval d'une lettre de change irrégulière »: note s/s Cass. com., 29 nov. 2017, Lexbase hebdo, Edition affaires, Lexbase, 2018, n°536
L'aval donné par une personne physique au profit d'un créancier professionnel sur une lettre de change annulée pour vice de forme ne peut constituer un cautionnement valable, faute de comporter les mentions manuscrites prévues par les articles l. 341-2 (c. consom., art . l. 331-1, nouv. et l. 343-1,nouv.) et l. 341-3 (c. consom., art . l. 331-2, nouv. et l. 343-2, nouv.) du code de la consommation.
Deen Gibirila, « Le droit de retrait dans les sociétés civiles », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°159, p. 20
À l’inverse, des sociétés commerciales, les sociétés
civiles sont marquées par un droit de retrait dont bénéficient leurs membres. Cette prérogative qu’il convient de distinguer de notions voisines, peut s’exercer amiablement ou judiciairement, encore faut-il qu’elle soit mise en oeuvre par son titulaire et, autorisée selon le cas, par les autres
associés ou par le juge, sous réserve de se prévaloir d’un juste motif lorsqu’elle n’est pas prévue par les statuts.
Deen Gibirila, « EIRL : la distinction entre le patrimoine affecté, éligible au droit des entreprises en difficulté et le patrimoine non affecté, éligible à la procédure de surendettement des particuliers »: note s/s Cass. 2e civ., 27 sept. 2018, n° 17-22.013, F-P+B+I), Journal des sociétés, Dalloz, 2018, n°170, pp. 32-33
La seule circonstance que le patrimoine affecté par un entrepreneur individuel relève de la procédure instituée par les titres II à IV du livre VI du Code de commerce relative au traitement des difficultés des entreprises n’est pas de nature à exclure le patrimoine non affecté à la procédure de traitement des situations de surendettement.
L’entrepreneur individuel à responsabilité limitée peut donc faire l’objet pour son patrimoine non affecté et à raison du surendettement résultant de dettes non professionnelles, d’une procédure de surendettement des particuliers.
Deen Gibirila, « La démission d'un dirigeant de société est un acte juridique unilatéral (note s/s Cass. com., 8 juin 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 35
Sauf stipulation contraire des statuts, la démission d'un dirigeant de société, qui constitue un acte juridique unilatéral, produit tous ses effets dès lors qu'elle a été portée à la connaissance de la société, qu'elle ne nécessite aucune acceptation de la part de celle-ci et ne peut faire l'objet d'aucune rétractation, son auteur pouvant seulement en contester la validité en démontrant que sa volonté n'a pas été libre et éclairée.
Deen Gibirila, « L'interdiction de gérer du dirigeant qui a omis de déclarer la cessation des paiements (note s/s Cass. com., 14 juin 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 36
En modifiant l’article L. 653-8, alinéa 3, du Code de commerce, par l’ajout de l’adverbe « sciemment », l’article 239 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 a apporté une innovation afin d’éviter le prononcé d’une interdiction de gérer lorsque l’omission de déclarer la cessation des paiements procède d’une négligence de la part du chef d’entreprise. Ce texte, dépourvu de caractère interprétatif, est inapplicable aux procédures collectives ouvertes avant l’entrée en vigueur de ladite
loi.
Deen Gibirila, « Le caractère obligatoire tant qu'elle n'est pas révoquée de la rémunération du gérant absent pour maladie (note s/s Cass. com., 21 juin 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 37
La rémunération du gérant de SARL étant due tant qu’aucune décision des associés la supprimant n’est intervenue, celui-ci doit continuer à la percevoir même s’il est absent pour maladie. Cette rémunération n'est pas la contrepartie de son travail, mais de ses fonctions.
Deen Gibirila, « La révocation pour motif grave d'un directeur général de SAS (note s/s Cass. com., 5 juillet 2017) », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 38
La révocation du directeur général d’une société par actions simplifiée est justifiée par un motif grave, ce dirigeant ayant commis des fautes de gestion personnelles qui portent atteinte à l’intérêt social, peu important le quitus donné au président.
Deen Gibirila, « L'inéligibilité aux procédures collectives du gérant associé majoritaire d'une SARL (Cass. com., 20 septembre 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 40
L’exercice d’une activité professionnelle indépendante, distincte de celle exercée pour le compte et au nom de la
société dont une personne physique est gérant et associé majoritaire, ne peut se déduire de sa seule inscription au
répertoire des entreprises et de leurs établissements tenu par l’INSEE.
Deen Gibirila, « Associations et fondations », Joly Sociétés, Joly éd., 2017
Deen Gibirila, « La représentation d’une SCI et l’engagement de celle-ci en justice-Note s/s Cass. com., 15 mars 2017, n° 15-12.742 », Journal des sociétés, SPPS, 2017, n°154, p. 59
La nomination d’un mandataire ad hoc n’a pas pour effet de dessaisir les organes sociaux, de sorte que le gérant
de la société ultérieurement nommé par décision des associés en remplacement du gérant décédé a seul qualité
pour engager la société et exercer une voie de recours.
Deen Gibirila, « Siège social et liberté d'établissement », Joly Sociétés, Joly éd., 2017
Deen Gibirila, « L’organisation par les statuts des organes de direction
d’une SAS issue de la transformation d’une SA »: note s/s Cass. com., 25 janv. 2017, Journal Spécial des Sociétés, SPPS Société de publications et de publicité pour les sociétés, 2017, n°50, p. 9
Les statuts d’une société par actions simplifiée issue de la transformation d’une société anonyme ne mentionnent pas de conseil d’administration. Les membres du conseil en poste avant la transformation n’ont donc pas conservé leur qualité d’administrateur.
Deen Gibirila, « Modalités et circonstances de la révocation du directeur
général d’une société anonyme (Note s/s Cass. com., 26 avr. 2017) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2017, n°511
Deen Gibirila, « Le droit de retrait des associés d’un groupement foncier agricole »: Note s/s Cass. 1re civ., 1er mars 2017, Journal des sociétés, SPPS, 2017, n°153, p. 38
Bien que les textes spéciaux sur les GFA (groupements fonciers agricoles) ne le prévoient pas, l’associé d’un tel groupement peut demander son retrait en justice si la limitation légale du droit de retrait porte une atteinte disproportionnée au droit de propriété de l’associé.
Deen Gibirila, « L'organisation par les statuts des organes de direction d'une SAS issue de la transformation d'une SA (Note s/s Cass. com., 25 janv. 2017) », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 34
Deen Gibirila, « Le conjoint de l'associé », Journal des sociétés, SPPS, 2017, n°151
Deen Gibirila, « Le conjoint de l'associé (Dossier Personnes, famille et entreprise) », Journal des sociétés, SPPS, 2017, n°151
Deen Gibirila, « La modification des statuts relative à l’exclusion d’un membre d’une association ne constitue pas une augmentation des engagements des sociétaires »: note s/s Cass. 1re civ., 1er févr. 2017, Lexbase hebdo, Edition affaires, Lexbase, 2017, n°499
Deen Gibirila, « La révocation pour faute de gestion du co-gérant d’une SELARL (note s/s CA Rouen, 1er décembre 2016) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2017, n°494
Deen Gibirila, « La recevabilité de la tierce oppoition d'un dirigeant poursuivi pour insuffisance d'actif à l'encontre d'une décision prud'homale (note s/s Cass. soc., 17 mai 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 34
Le dirigeant, dont la responsabilité personnelle est recherchée à raison de l’insuffisance d’actif de la liquidation judiciaire de la société et qui a intérêt à contester le principe et le montant du passif salarial, est une personne intéressée (C. com., art. L. 625-6). Il peut donc former tierce opposition à l’arrêt ayant reconnu et fixé une créance salariale au passif de la liquidation judiciaire.
Deen Gibirila, « L’ouverture de procédures d’apurement du passif à l’encontre de gérants associés d’une EURL ou d’une SARL (note s/s Cass. 2e civ., 13 octobre 2016 et Cass. com., 15 novembre 2016) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°491
Deen Gibirila, « La transmission universelle du patrimoine sans liquidation à la suite de la dissolution d'une société décidée par l'associé unique personne morale (Note s/s Cass. com., 6 sept. 2016) », Lexbase hebdo, éditions affaires, Lexbase, 2016, n°482
Deen Gibirila, « La dissolution des sociétés pour mésentente entre associés », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°480
Deen Gibirila, « Sociétés civiles et sociétés commerciales : une distinction
justifiée malgré un rapprochement avéré entre elles », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2016, n°476, pp. 22-35
Article paru dans l'édition spéciale "Le droit des sociétés 50 ans après la loi du 24 juillet 1966" dirigée par Deen Gibirila
Deen Gibirila, « Le non-cumul de la responsabilité pour insuffisance d'actif
avec les responsabilités du droit des sociétés (note s/s CA Chambéry, 24 mai 2016, n˚ 14/00 762). », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°473
Lorsqu'une société à risques limités se trouve soumise à une procédure collective, révélant ainsi une insuffisance d'actif, ses dirigeants ne sont justiciables que des seules sanctions financières prévues par les dispositions spécifiques du droit des procédures collectives (livre VI du Code de commerce), à l'exclusion de celles du droit des sociétés et de celles du droit commun des articles 1382 et suivants du Code civil, les dispositions de l'article L. 651-2 du Code de commerce instituant une responsabilité pour insuffisance d'actifs ne pouvant se cumuler avec l'action en responsabilité susmentionnée.
Deen Gibirila, « Les enjeux de la non-immatriculation d'une société civile immobilière (Note s/s Cass. 3e civ., 4 mai 2016) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°468
Deen Gibirila, « L'effet rétroactif de la reprise par une société régulièrement immatriculée d'un contrat de vente conclu au nom d'une société en formation (note s/s Cass. 3e civ., 7 avril 2016) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°466
Deen Gibirila, « La dissolution d'une société pour extinction de son objet (note s/s Cass. com., 30 mars 2016) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°464, pp. 29-32
Deen Gibirila, « Le défaut de souscription d'assurance obligatoire, faute
intentionnelle constitutive d'une infraction pénale
caractérisant une faute séparable des fonctions sociales du
gérant (note s/s Cass. 3e civ., 10 mars 2016) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2016, n°460, pp. 25-29
Deen Gibirila, « Droit de veto d'un sociétaire relatif aux nominations des
membres du conseil d'administration, note s/s Cass. 1re civ., 17 février 2016 », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2016, n°457
Deen Gibirila, « Convention réglementée entachée de fraude et dissimulée (Note s/s Cass. com., 5 janvier 2016) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2016, n°452, pp. 24-27
Deen Gibirila, « Mésentente entre associés », Thèmexpress, Editions Francis Lefebvre, 2016
Deen Gibirila, « Responsabilité civile des dirigeants de sociétés », Thèmexpress, Editions Francis Lefebvre, 2016
Deen Gibirila, « Responsabilité pénale des dirigeants de sociétés », Thèmexpress, Editions Francis Lefebvre, 2016
Deen Gibirila, « Société en formation », Thèmexpress, Editions Francis Lefebvre, 2016
Deen Gibirila, « Le crédit-bail immobilier », Lamy Droit du financement, Wolters Kluwer, 2016, pp. 1908-1931
Deen Gibirila, « L'incompatibilité entre la qualité d'associé en nom collectif et celle de salarié », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°444
Le juge qui retient qu'une personne est associée d'une société en nom collectif et se trouve, en vertu de l'article L. 221-1, alinéa 1er, du Code de commerce, être un commerçant répondant indéfiniment et solidairement des dettes sociales, en déduit exactement que cette situation exclue qu'il puisse être lié à cette société par un contrat de travail. Telle est la solution dégagée par la Chambre sociale de la Cour de cassation dans un arrêt rendu le 14 octobre 2015 (n˚ 14-10.960, FS-P+B).
Deen Gibirila, « Juste motif de révocation et principe de la contradiction »: note s/s Cass. com., 3 mars 2015 et 14 avril 2015, Journal des sociétés, SPPS, 2015, n°135, pp. 48-52
Deen Gibirila, « Heurs et malheurs d'époux associés »: Note s/s Cass. com., 29 septembre 2015, n° 14-11.491, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°441
Deen Gibirila, « La saisie-attribution d'un compte bancaire in Les comptes bancaires sous la direction de Deen Gibirila », Journal des sociétés octobre 2015, n° 134, p. 30, SPPS, 2015, n°134, pp. 30-37
Un compte bancaire peut être l'objet d'une saisie-attribution par un créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible. La procédure porte donc sur des créances de sommes d'argent du débiteur sur des tiers et emporte attribution immédiate au profit du saisissant de la créance saisie disponible, ainsi que de ses accessoires, tout au moins ceux exprimés en argent, du fait que les sûretés accessoires de la créance ne sont pas transmises.
Deen Gibirila, « Sociétés et associations », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2015, n°437
Deen Gibirila, « La délégation du pouvoir de licencier au sein d'un groupe de sociétés »: note s/s Cass. soc., 30 juin 2015, n° 13-28.146, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°436
Deen Gibirila, « L'impossibilité pour les tiers de se prévaloir de la clause organisant les modalités de prorogation d'une société »: note s/s Cass. com., 30 juin 2015, n° 14-17.649, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°435
Deen Gibirila, « Société en formation et société créée de fait : distinction et substitution entre elles »: note s/s Cass. com., 12 mai 2015, n° 14-13.229, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°431
Deen Gibirila, « L'inapplication de la clause statutaire contraire à la disposition de l'article 1860 du Code civil »: note s/s Cass. com., 5 mai 2015, n° 14-10.913, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°426
Deen Gibirila, « Le retrait d'un associé d'une société civile de moyens »: note s/s Cass. com., 14 avril 2015, n° 14-11.605, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°423
Deen Gibirila, « Juste motif et abus de droit, limites à la libre révocabilité des dirigeants sociaux »: note s/s Cass. com., 10 février 2015, n° 13-27.967, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°417
Deen Gibirila, « Dissolution de sociétés civiles et révocation de son gérant »: note s/s Cass. com., 3 février 2015, n° 13-24.580, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°414
Deen Gibirila, « Le défaut de validité en tant que chèque d'un titre dépourvu de date et de lieu de création »: note s/s Cass. com., 16 décembre 2014, n° 13-20.895, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°410
Deen Gibirila, « Le régime juridique de la rémunération du président de société par actions simplifiée »: note s/s Cass. com., 4 novembre 2014, n° 13-24.889, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2014, n°404
Deen Gibirila, « La perte de titularité des parts sociales d'un notaire démissionnaire d'office »: note s/s Cass. 1re civ., 15 octobre 2014, n° 13-18.983, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2014, n°401
Deen Gibirila, « La date d'évaluation des droits sociaux par l'expert de l'article 1843-4 du Code civil »: note s/s Cass. com., 16 septembre 2014, n° 13-17.807, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2014, n°398
Deen Gibirila, « La réforme des conventions réglementées dans les sociétés anonymes par l'ordonnance du 31 juillet 2014 », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°395, pp. 21-25
Deen Gibirila, « La représentation des salariés au sein des conseils d'administration et de surveillance », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°394, pp. 29-33
Deen Gibirila, « La révocation sans juste motif d'un gérant de SARL (note s/s Cass. com., 8 juillet 2014, n°13-14.307) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°392, pp. 37-40
Deen Gibirila, « La délégation de pouvoirs dans les associations in Le droit associatif sous la direction de Deen Gibirila », Journal des sociétés, , 2014, n°122, p. 8
Deen Gibirila, « La dissolution d'une SCI pour mésentente entre associés (Note s/s Cass. com., 24 juin 2014, n° 13-20.044) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°390, pp. 35-38
Deen Gibirila, « L'opposition à l'avaliste de la présomption d'existence de la provision (Note s/s Cass. com., 1er avril 2014, n° 13-16.902) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°383, pp. 4-8
Deen Gibirila, « La révocation pour cause légitime du gérant d'une SCI est exclusive d'une faute séparable de ses fonctions (Note s/s Cass. 3e civ., 12 mars 2014, n°13-14.374) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°380, pp. 26-31
Deen Gibirila, « La faute détachable et la responsabilité à l'égard des tiers du gérant d'une SEP et d'un associé de SAS (Note s/s Cass. com., 4 février 2014, n° 13-13.386 et 18 février 2014, n° 12-29.752) », Revue Lamy Droit des affaires, , 2014, n°93, pp. 10-14
Deen Gibirila, « Identification et sanction de l'abus de minorité (Note s/s CA Paris, 11 février 2014, n°12/21 679 et Cass. com., 4 février 2014, n°12-29.348). », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°337, pp. 30-35
Deen Gibirila, « La responsabilité à l'égard des tiers du gérant d'une société en participation (Note s/s Cass. com., 4 février 2014, n°13-13.386) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°374, pp. 30-33
Deen Gibirila, « Le sort de l'aval donné sur une lettre de change nulle pour défaut de signature du tireur (Note s/s CA Paris, 9 janvier 2014, n° 12/10185) », Les Petites affiches, , 2014, n°57, p. 6
Deen Gibirila, « La prescription de l'action en nullité fondée sur l'absence d'autorisation régulière d'une convention réglementée (note s/s Cass. com., 21 janvier 2014, n°12-29.452) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°372, pp. 23-25
Deen Gibirila, « Limites du devoir de mise en garde par le banquier du tireur d'un chèque sans provision suffisante (Cass. com., 19 novembre 2013, n°12-26.253) », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), , 2014, n°3, p. 179
Deen Gibirila, « Les effets de la perte de personnalité morale d'une société civile non immatriculée le 1er novembre 2002 (Note s/s Cass. com., 7 janvier 2014, n° 11-25.635) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°368, pp. 33-36
Deen Gibirila, « Le dirigeant caution », Journal des sociétés, , 2014, n°116, p. 50
Deen Gibirila, « Convention réglementée relative à la révocation d'un directeur général (Note s/s Cass. com., 26 novembre 2013, n°12-25.004) », Lexbase Hebdo : édition affaires n° 364, , 2014, n°364, pp. 28-32
Deen Gibirila, « Fascicule 10 : Louage d'ouvrage et d'industrie - Contrat d'entreprise », JurisClasseur Civil Code, LexisNexis, 2014
Deen Gibirila, « Fascicule 20 : Société - Dispositions générales - Immatriculation de la société », JurisClasseur Civil Code, LexisNexis, 2014
Deen Gibirila, « Fascicule 30 : Société - Dispositions générales - Conflits de lois », JurisClasseur Civil Code, LexisNexis, 2014
Deen Gibirila, « Pouvoirs et délégations de pouvoirs au sein d'une société en nom collectif (Note s/s Cass. com., 22 octobre 2013, n°12-24.658) », Lexbase Hebdo : édition affaires n° 363, 19 décembre 2013, , 2013, n°363, pp. 29-31
Deen Gibirila, « Les incidences de la révocation du PDG d'une société anonyme sur la reprise de son contrat de travail suspendu (Note s/s CA Paris, Pôle 6, 5ème Chambre, 3 octobre 2013, n°S 11/10 540) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°357, pp. 36-39
Deen Gibirila, « La mise en œuvre d'une expertise de gestion dans le cadre d'un groupe de sociétés (Note s/s Cass. com., 10 septembre 2013, n°12-16.509) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°354, pp. 20-23
Deen Gibirila, « La représentation de la SAS par son directeur général ou son directeur général délégué (Note s/s Cass. com., 9 juillet 2013, n°12-22.627) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°349, pp. 27-32
Deen Gibirila, « L'apport en industrie : du droit commun au droit spécial des SARL et SAS in Les apports en société sous la direction de Deen Gibirila », Journal des sociétés, SPPS, 2013, n°111, pp. 31-38
L'apport en industrie n’est pas autorisé dans la société anonyme. S’il intéresse essentiellement les sociétés de personnes, qu’elles soient dotées de la personnalité morale (sociétés civiles, sauf celles faisant une offre au public de titres financiers, société en nom collectif, sociétés en commandite de la part des commandités) plus particulièrement les sociétés civiles professionnelles (SCP), ou qu’elles en soient dépourvues (société en participation et, par extension, société créée de fait), l’article L. 223-29 du Code de commerce énonce expressément le droit pour les associés d’une société à responsabilité limitée (SARL) de participer aux décisions d’assemblées au regard du nombre de parts sociales détenues par eux. Par ailleurs, la loi de modernisation de l’économie n° 2008-776 du 4 août 2008 (LME), prenant exemple sur la SARL, a autorisé les apports en industrie dans la société par actions simplifiée (SAS). Dorénavant, l’article L. 227-1, alinéa 3 du Code de commerce donne la possibilité à toute SAS d’émettre des actions inaliénables nées d’apports en industrie tels que définis par l’article 1843-2 du Code civil.
Deen Gibirila, « Abus de droit de révocation et libre révocabilité d'un administrateur de société anonyme (Cass. com., 14 mai 2013, n° 11-22.845) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°341, pp. 25-32
Deen Gibirila, « L'impossibilité pour un associé de se retirer après la dissolution de la société (Note s/s Cass. com., 12 février 2013, n°12-13.837) », Journal des sociétés, , 2013, n°108, p. 58
Deen Gibirila, « La nullité relative sanctionnant le formalisme protecteur des intérêts de la caution et l'exécution volontaire de son engagement régulier (Note s/s Cass. com., 5 février 2013, n°12-11.720) », Revue Lamy Droit des affaires, , 2013, n°82, p. 12
Deen Gibirila, « Société civile : nullité des délibérations des associés et dissolution pour mésentente entre eux (Cass. com., 19 mars 2013, n°12-15.283) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°334, pp. 22-26
Deen Gibirila, « Juste motif et abus de révocation d'un gérant de SARL (Note s/s Cass. com., 12 février 2013, n°11-23.610) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°330, pp. 27-31
Deen Gibirila, « La date d'évaluation par expertise des parts sociales de l'associé retrayant d'une société civile (Note s/s Cass. com., 15 janvier 2013, n°12-11.666) », Journal des sociétés, , 2013, n°107, p. 63
Deen Gibirila, « La perpétuité de l'exception de nullité d'une convention irrégulière conclue avec une société anonyme (Note s/s Cass. com., 15 janvier 2013, n° 11-28.244) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°327, pp. 22-25
Deen Gibirila, « Les enjeux de la révocation d'un gérant non associé de SARL (Note s/s Cass. com., 6 novembre 2012, n°11-20.582) », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), , 2013, n°2, p. 91
Deen Gibirila, « Le domaine d'application de l'expertise de l'article 1843-4 du Code civil (Note s/s Cass. com., 4 décembre 2012, pourvoi numéro 10-16.280) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°324, pp. 32-35
Deen Gibirila, « SAS : le sort des mandats en cours de commissaires aux comptes démissionnaires (Note s/s Cass. com., 6 novembre 2012, n° 11-30.648) », Journal des sociétés, , 2013, n°105, p. 64
Deen Gibirila, « La réalisation de l'objet social, cause de dissolution d'une société : Cass., com., 20 novembre 2012, pourvoi n°11-27.835 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°320
Deen Gibirila, « Délégation de pouvoirs », Répertoire Dalloz Droit des sociétés, , 2012
Deen Gibirila, « L'augmentation de capital est une opération exclusive d'une expertise de gestion : Cass., com., 25 septembre 2012, pourvoi n°11-18.312 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°313
Deen Gibirila, « Les enjeux de la dissolution sans liquidation d'une société unipersonnelle : Cass., com., 11 septembre 2012, pourvoi n°11-11.141 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°311
Deen Gibirila, « Les pouvoirs limités du tuteur d'un gérant de société : Cass., 1ère civ., 12 juillet 2012, pourvoi n°11-13.161 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°309
Deen Gibirila, « L'expression dans un acte du consentement unanime des associés d'une société civile : Cass., com., 12 juin 2012, pourvoi n°11-17.042 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°304
Deen Gibirila, « Conditions de l'obligation aux dettes sociales des associés en nom collectif : Cass., com., 20 mars 2012, pourvoi n°10-27.340, Tchin Soi contre Labbeyi », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2012, n°7, pp. 599-602
Deen Gibirila, « Le recours contre la décision du président du TGI désignant un expert chargé de déterminer la valeur de droits sociaux : Cass., com., 3 mai 2012, pourvoi n°11-16.349, 15 mai 2012, pourvoi n°11-12.999, 15 mai 2012, pourvoi n°11-17.866 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°299
Deen Gibirila, « L'impossibilité pour les associés de se prévaloir du principe de l'obligation aux dettes sociales : Cass., com., 3 mai 2012, pourvoi n°11-14.844 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°297
Deen Gibirila, « Le sort des droits sociaux des dirigeants d'entreprises en difficulté », Journal des sociétés, , 2012, n°98, p. 45
Deen Gibirila, « Le juste motif de révocation des dirigeants de sociétés », Journal des sociétés, , 2012, n°97, p. 56
Deen Gibirila, « Détermination de l'actif disponible et caractérisation de la cessation des paiements lors de la fixation de sa date : Cass., com., 7 février 2012, pourvoi n°11-11.347 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°290
Deen Gibirila, « La poursuite d'un avocat associé d'une SCP en réparation d'une faute professionnelle : Cass., 1ère civ., 8 mars 2012, pourvoi n°11-14.811 », Lexbase Hebdo : édition professions, Lexbase, 2012, n°115
Deen Gibirila, « Carte de paiement », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2012
Deen Gibirila, « La validité de la délégation de pouvoirs à durée indéterminée consentie par le président du directoire : Cass., com., 17 janvier 2012, pourvoi n°10-24.811 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°284
Deen Gibirila, « Modalités et conséquences de la reprise des engagements souscrits au nom d'une société en formation : Cass., 3ème civ., 7 décembre 2011, pourvoi n°10-26.726 et Cass., com., 13 décembre 2011, pourvoi n°11-10.699 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°280
Deen Gibirila, « La société caution », Revue des Sociétés , Dalloz , 2011, n°12, pp. 663-678
Deen Gibirila, « La validité de la garantie hypothécaire conférée à un tiers par une société civile immobilière : Cass., com., 8 novembre 2011, pourvoi n°10-24.438 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°276
Deen Gibirila, « La participation du gérant majoritaire d'une SARL au vote de la décision fixant sa rémunération : Cass., com., 4 octobre 2011, pourvoi n°10-23.398 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2011, n°66, pp. 10-13
Deen Gibirila, « L'information des administrateurs de sociétés anonymes in L'information en droit de l'entreprise sous la direction de Deen Gibirila », Journal des sociétés, , 2011, n°93, p. 19
Deen Gibirila, « La coexistence de l'expertise préventive et de l'expertise de gestion : Cass., com., 18 octobre 2011, pourvoi n°10-18.989 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°272
Deen Gibirila, « Les enjeux de la publicité d'une cession de parts sociales : Cass., 1ère civ., 28 septembre 2011, pourvoi n°10-13.733 et 6 octobre 2011, pourvoi n°10-19.190 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°270
Deen Gibirila, « La recevabilité de l'action en paiement du liquidateur judiciaire : Cass., com., 20 septembre 2011, pourvoi n°10-24.888 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°268
Deen Gibirila, « Panorama de droit des sociétés et autres groupements (II) : Cass., com., 21 juin 2011, pourvoi n°10-23-262, Société Champagne Henriot contre Société Champagne Serge Henriot ; Cass., com., 21 juin 2011, pourvoi n°10-22.790, Société Auditec Provence contre Société Axa France Iard ; Cass. com., 21 juin 2011, pourvoi n°10-20.878, P. Fabre contre Sofiag », Les Petites affiches, , 2011, n°189, pp. 6-12
Deen Gibirila, « Panorama de droit des sociétés et autres groupements (I) :
Cass., 1ère civ., 12 mai 2011, pourvoi n°10-11.813, Brunet contre Fondation des Treilles ; Cass., com., 17 mai 2011, pourvoi n°09-16.186, Société Emball'iso contre Société Bayerische Hypo und Vereinsbank AG ;
Cass., com., 7 juin 2011, pourvoi n°10-17.732, Société TSAF-OTC et société TSAF contre M. F. Belkacemi », Les Petites affiches, , 2011, n°188, pp. 3-10
Deen Gibirila, « La dissolution pour justes motifs et le rejet de la demande d'annulation des délibérations d'assemblées générales d'une SCM : Cass., com., 21 juin 2011, pourvoi n°10-210.928 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°263
Deen Gibirila, « La qualité de dirigeant de droit des administrateurs de sociétés anonymes : Cass., com., 31 mai 2011, pourvoi n°09-13.975 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°261
Deen Gibirila, « La cession de ses parts par l'associé d'une SCP de notaires dans les six mois de la publication de l'arrêté prononçant sa démission d'office : Cass., 1ère civ., 9 juin 2011, pourvoi n°09-69.923 », Lexbase Hebdo : édition professions, Lexbase, 2011, n°83
Deen Gibirila, « Panorama de droit des sociétés et autres groupements », Les Petites affiches, , 2011, n°130, pp. 3-16
Deen Gibirila, « La perte immédiate de la qualité d'associé d'une SEL consécutive à l'exclusion de celui-ci : Cass., 1ère civ., 26 mai 2011, pourvoi n°10-16.894 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°257
Deen Gibirila, « L'incidence de la liquidation judiciaire d'un avocat sur
l'exercice de son activité professionnelle(note s/s Cass. com., 5 avr. 2011) », Lexbase hebdo, édition Professions, Lexbase, 2011, n°78
Deen Gibirila, « Indemnisation et modalités de révocation d'un gérant de SARL : CA Amiens, 8 mars 2011, arrêt n°09/01543 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°250
Deen Gibirila, « La dissolution d'une SCI pour mésentente entre ses associés : Cass., 3ème civ., 16 mars 2011, pourvoi n°10-15.459 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°247
Deen Gibirila, « L'annulation plus de trois ans après sa conclusion d'une convention réglementée sciemment dissimulée : Cass., com., 8 février 2011, pourvoi n°10-11.896 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2011, n°59, pp. 10-12
Deen Gibirila, « Modalités et conséquences de la démission sans préavis d'un mandataire social : Cass., soc., 1er février 2011, pourvoi n°10-20.953, Société Azelis France contre Delemme », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2011, n°4, pp. 267-270
Deen Gibirila, « L'identification de l'abus de biens sociaux in L'abus en droit des sociétés sous la direction de Deen Gibirila », Journal des sociétés, , 2011, n°86, p. 10
Deen Gibirila, « L'inopposabilité aux associés d'une clause du règlement intérieur incompatible avec les statuts d'une SCM : Cass., com., 1er mars 2011, pourvoi n°10-13.795 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°245
Deen Gibirila, « L'entreprise individuelle à responsabilité limitée après les textes de décembre 2010 », Bulletin Joly mensuel d'information des sociétés (BMIS), Joly, 2011, n°3, pp. 234-252
Deen Gibirila, « La loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance et à l'égalité professionnelle », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°240
Deen Gibirila, « Sociétés civiles : le refus d'agrément de cession de parts sociales ne confère aux autres associés aucun droit de préemption : Cass., com., 7 décembre 2010, pourvoi n°09-17.351 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°234
Deen Gibirila, « Lettre de change », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2011
Deen Gibirila, « Panorama de droit des sociétés et autres groupements », Les Petites affiches, , 2010, n°227, pp. 3-11
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Deen Gibirila, « Nullité d'une décision prise en assemblée générale portant atteinte à l'objet civil d'une SCEA : Cass., com., 13 juillet 2010, pourvoi n°09-16.100 », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2010, n°408
Deen Gibirila, « L'exclusion d'un associé d'une société coopérative à capital variable : Cass., com., 13 juillet 2010, pourvoi n°09-16.156 », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2010, n°407
Deen Gibirila, « La participation du gérant de SARL à la décision fixant sa rémunération : Cass., com., 4 mai 2010, pourvoi n°09-13.205, Jacques Lacroix », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2010, n°399
Deen Gibirila, « Le paiement du chèque émis avant la mise en redressement judiciaire du tireur : Cass., com., 12 janvier 2010, pourvoi n°08-20.241 ; Cass., 1ère civ., 4 avril 2001, pourvoi n°99-14.927 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2010, n°50, pp. 27-30
Deen Gibirila, « Conditions de redressement ou de liquidation judiciaire d'un avocat associé d'une Selarl ou d'une SCP : Cass., com., 9 février 2010, pourvois n°08-15.191, 08-17.144, 08-17.670 », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2010, n°6, pp. 564-567
Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 9 mars 2010, pourvoi n°09-11.631 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2010, n°49, pp. 10-13
Deen Gibirila, « L'obligation d'un associé aux dettes d'une société civile dont la liquidation est clôturée : Cass., 3ème civ., 10 février 2010, pourvoi n°09-10.982, Société Coopérative méditerranéenne de financement CAMEFI », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2010, n°388
Deen Gibirila, « Pluralité de griefs ou de fautes de gestion et proportionnalité de la sanction : Cass., com., 1er décembre 2009, pourvoi n°08-17.187, Delaval contre Deltour ès qualité ; Cass., com., 15 décembre 2009, pourvoi n°08-21.906, Debono contre Canet ès qualité », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2010, n°3, pp. 211-214
Deen Gibirila, « Recours subrogatoire et recours personnel de la caution qui a payé au lieu et place du débiteur : Cass., com., 12 mai 2009, pourvoi n°08-13.430 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2010, n°4, pp. 481-484
Deen Gibirila, « Irrecevabilité de la tierce opposition du conjoint commun en biens de l'époux en liquidation judiciaire : Cass., com., 28 avril 2009, pourvoi n°08-10.368 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2010, n°4, pp. 478-481
Deen Gibirila, « Irrecevabilité du recours de l'auteur d'une offre d'acquisition contre la décision du juge-commissaire : Cass., com., 28 avril 2009, pourvoi n°07-18.715 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2010, n°4, pp. 475-478
Deen Gibirila, « Irrecevabilité de l'action en inopposabilité d'une déclaration notariée d'insaisissabilité intentée par le liquidateur, faute d'intérêt à agir : Cass., com., 3 février 2009, pourvoi n°08-10.303 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2010, n°4, pp. 472-475
Deen Gibirila, « Caractère antérieur de la créance de restitution résultant de l'obligation de rembourser le prix de vente, consécutivement à l'annulation de celle-ci : Cass., com., 20 janvier 2009, pourvoi n°08-11.098 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2010, n°4, pp. 469-472
Deen Gibirila, « La saisie des sommes déposées sur le compte joint d'époux séparés de biens : Cass., 1ère civ., 20 mai 2009, pourvoi n°08-12.922, Jacky G. », Les Petites affiches, , 2010, n°19, pp. 9-13
Deen Gibirila, « Le défaut de qualité et l'intérêt de l'associé retiré d'une SCP de notaires à agir en nullité d'une assemblée générale postérieure à son départ : Cass., 1ère civ., 17 décembre 2009, pourvoi n°08-19.895, Jacques Destouesse Colmant », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2010, n°379
Deen Gibirila, « Endossement », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2010
Deen Gibirila, « Effets de commerce », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2010
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Deen Gibirila, « Les conditions de nomination d'un administrateur provisoire en lieu et place d'un mandataire ad hoc : Cass., com., 29 septembre 2009, pourvoi n°08-19.937, Sylvie Uderzo épouse Boyer de Choisy », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°370
Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 15 septembre 2009, Monsieur Y contre Monsieur X, pourvoi n°08-15.267 », Gazette du Palais, , 2009, n°308, pp. 16-19
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Deen Gibirila, « Faculté pour le juge de mettre fin au redressement judiciaire pour désintéressement des créanciers : Cass., com., 16 décembre 2008, pourvoi n°07-22.033 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1405-1408
Deen Gibirila, « Délais de grâce dans le cadre de la procédure de conciliation : Cass., 3ème civ., 10 décembre 2008, pourvoi n°07-19.899 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1403-1405
Deen Gibirila, « Possibilité pour le codébiteur in bonis de se prévaloir de la décision d'admission limitée au capital : Cass., com., 25 novembre 2008, pourvoi n°07-14.583 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1400-1403
Deen Gibirila, « Le gérant de société à responsabilité limitée [SARL] n'est pas un professionnel indépendant et ne peut être mis en redressement judiciaire : Cass., com., 12 novembre 2008, pourvois n°07-16998 et 07-15648 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1397-1400
Deen Gibirila, « Exclusion du traitement des situations de surendettement du professionnel indépendant soumis aux procédures collectives : Cass., com., 30 septembre 2008, pourvoi n°07-15.446 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1394-1396
Deen Gibirila, « Confusion des patrimoines entre sociétés d'un même groupe et appréciation du soutien abusif : Cass., com., 30 septembre 2008, pourvoi n°07-17.384 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1391-1394
Deen Gibirila, « Le refus de l'associé égalitaire d'une SARL de voter l'augmentation de la rémunération du gérant : Cass., com., 31 mars 2009, pourvoi n°08-11.860, Jean François Civet », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°358
Deen Gibirila, « La libre évaluation des droits sociaux par l'expert de l'article 1843-4 du Code civil : Cass., com., 5 mai 2009, pourvoi n°08-17.465 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2009, n°40, pp. 10-13
Deen Gibirila, « Jurisprudence commerciale : Cass., com., 16 octobre 2007, pourvoi n°06-10.805 ; Cass., com., 30 octobre 2007, pourvoi n°06-16.129 ; Cass., com., 13 novembre 2007, pourvois n°05-13.248 et 06-14.372 ; CA Paris, 3ème ch., sect. A, 20 novembre 2007, n°07-3359 ; Cass., com., 18 décembre 2007, pourvoi n°06-16.350 ; Cass., com., 22 janvier 2008, pourvois n°06-20.379 et 06-20.766 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°11, pp. 1216-1243
Deen Gibirila, « Les modalités de révocation d'un dirigeant en ses qualités de président et de membre du directoire : CA Paris, 3ème ch., sect. B, 5 mars 2009, n°08/08682, Jean Charles Mathey contre Société anonyme NRJ Group », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°350
Deen Gibirila, « Quelques observations sur la réforme du droit des entreprises en difficulté », Banque & droit : la pratique du droit bancaire français et européen, Banque, 2009, n°125, pp. 3-11
Deen Gibirila, « L'actionnaire minoritaire agissant en demande d'expertise doit justifier d'un intérêt légitime : Cass., com., 3 mars 2009, pourvoi n°08-11.706, Colin contre Société Le Jardin impérial », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°347
Deen Gibirila, « L'impossibilité de priver l'associé d'une SAS (société par actions simplifiée) du droit de participer au vote relatif à son exclusion : Cass., com., 23 octobre 2007, pourvoi n°06-16.537 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°6, pp. 674-680
Deen Gibirila, « La responsabilité des dirigeants à l'égard des tiers, en raison de leur faute intentionnelle et particulièrement grave : Cass., com., 10 février 2009, pourvoi n°07-20.445, Société de gestion Pierre Cardin », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°342
Deen Gibirila, « Désignation de l'expert en application de l'article 1843-4 du Code civil et portée des clauses statutaires d'évaluation des droits sociaux : CA Paris, 3ème ch., sect. A, 9 décembre 2008, n°07/20084, Patrice Deyglun contre Société civile des mousquetaires », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°338
Deen Gibirila, « Le créancier ne peut faire jouer la compensation après la clôture de la liquidation judiciaire pour insuffisance d'actif : Cass., com., 8 juillet 2008, pourvoi n°05-20.497 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 363-366
Deen Gibirila, « Redressement judiciaire d'un agent de recherches privé : conditions d'ouverture : Cass., com., 27 mai 2008, pourvoi n°07-13.131 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 359-363
Deen Gibirila, « Action paulienne relative à des paiements effectués par un moyen inhabituel : Cass., com., 1er avril 2008, pourvoi n°07-11.911 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 352-356
Deen Gibirila, « Liquidation judiciaire simplifiée : mesure d'administration judiciaire non susceptible de recours : Cass., com., 4 mars 2008, pourvoi n°07-10.033 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 350-352
Deen Gibirila, « Du défaut de règlement des frais de greffe : CA Paris, 3ème ch., sect. A, 5 février 2008, n°07-13090 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 346-350
Deen Gibirila, « Redressement judiciaire personnel et obligation aux dettes sociales : Cass., com., 5 février 2008, pourvoi n°07-15.011 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 343-346
Deen Gibirila, « Aval », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2009
Deen Gibirila, « Billet à ordre », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2009
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Deen Gibirila, « Sociétés : Cass., com., 8 juillet 2008, pourvoi n°07-16.936, Société Carrefour contre Société Parmalat », Droit et procédures : la revue des huissiers de justice, Editions juridiques et techniques, 2009, n°1, pp. 48-51
Deen Gibirila, « Les conditions de perception d'une retraite supplémentaire et de dommages-intérêts par un ancien dirigeant d'une société anonyme : CA Paris, 3ème ch., sect. A, 7 octobre 2008, n°07/09681, SA Carrefour contre Daniel Bernard », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2008, n°330
Deen Gibirila, « La ratification des engagements pris par des associés au nom d'une SARL en formation par le mandat donné à l'un d'eux : Cass., com., 1er juillet 2008, pourvoi n°07-10.676, Monsieur Henri Valax et autre contre Monsieur Perche », Les Petites affiches, , 2008, n°222, pp. 10-13
Deen Gibirila, « La perte de la qualité d'associé de société civile après le remboursement de la valeur des droits sociaux : Cass., com., 17 juin 2008, pourvois n°06-15.045 et 07-14.965 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2008, n°32, pp. 10-13
Deen Gibirila, « La responsabilité du gérant de société en participation : Cass., com., 6 mai 2008, pourvoi n°07-12.251, Suplice contre Crozat ès qualité », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2008, n°11, pp. 1063-1065
Deen Gibirila, « La ratification des engagements pris par des associés au nom d'une SARL en formation par le mandat donné à l'un deux : Cass., com., 1er juillet 2008, pourvoi n°07-10.676, Henri Valax », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2008, n°320
Deen Gibirila, « Sociétés : Cass., com., 8 avril 2008, pourvoi n°06-15.193, Société Breiz alu contre Procureur général près la Cour d'appel de Rennes », Droit et procédures : la revue des huissiers de justice, Editions juridiques et techniques, 2008, n°5, pp. 288-290
Deen Gibirila, « Transformation d'une SA en SAS : le dépôt au greffe du rapport du commissaire aux comptes n'est prescrit pas aucun texte : Cass., com., 8 avril 2008, pourvoi n°06-15.193, Société Breiz alu », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2008, n°307
Deen Gibirila, « Seule l'ordonnance désignant un expert dans le cadre de la cession de droits sociaux n'est susceptible d'aucun recours : Cass., com., 11 mars 2008, pourvoi n°07-13.189, Emilie Assous », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2008, n°306
Deen Gibirila, « Escompte », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2008
Deen Gibirila, « Le caractère d'ordre public de l'article 1843-4 du Code civil relatif à la détermination par expertise de la valeur de droits sociaux : Cass., com., 4 décembre 2007, pourvoi n° 06-13.912, Bruno Quilliard, pourvoi n°06-13.913, Denis Jacqmin », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2008, n°295
Deen Gibirila, « L'annulation de la convention de cession de parts sociales non soumise à la consultation préalable du conseil de surveillance : CA Paris, 3ème ch., sect. A, 12 juin 2007, n°07/05264, Monsieur Thierry Gisserot et autres contre SA Caceis Bank », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2007, n°282
Deen Gibirila, « Chronique de jurisprudence commerciale : Cass., com., 13 février 2007, pourvoi n°05-13.526 ; Cass., com., 27 février 2007, pourvoi n°06-10.170 ; CA Versailles, 13ème ch., 1er mars 2007, n°06-07624, Odile L contre Caisse nationale des barreaux français ; Cass., com., 9 mai 2007, pourvois n°05-19.320 et 05-21.357 ; Cass., mixte, 18 mai 2007, pourvoi n°05-10.413 ; Cass., 1ère civ., 4 juin 2007, pourvoi n°06-18.515 ; Cass., com., 26 juin 2007, pourvois n°06-17.821 et 06-20.820 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2007, n°21, pp. 1553-1581
Deen Gibirila, « La caractérisation et l'indemnisation de la révocation abusive d'un dirigeant social : Cass., com., 15 mai 2007, pourvoi n°05-19.464, Société Vedreine et compagnie », Les Petites affiches, , 2007, n°217, pp. 16-21
Deen Gibirila, « La demande d'expertise de gestion formée par un actionnaire minoritaire : CA Versailles, 14 février 2007, 14ème ch., n°06/05831, Monsieur Guillaume Langlois contre SA Gras Savoye Crédit », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2007, n°271
Deen Gibirila, « Chronique de jurisprudence commerciale : Cass., com., 7 novembre 2006, pourvois n°04-18.650, 05-17.112 et 05-16.693 ; Cass., crim., 8 novembre 2006, pourvois n°05-85.271, 05-85.922 et 06-81.862 ; TC, 20 novembre 2006, n°3570, Maître André ès qualités contre Commune d'Alès ;
Cass., com., 21 novembre 2006, pourvois n°05-17.008 et 05-19.298 ; Cass., com., 19 décembre 2006, pourvoi n°05-14.816 ; Cass., com., 16 janvier 2007, pourvoi n°04-14.592 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2007, n°11, pp. 870-896
Deen Gibirila, « Le refus d'un actionnaire minoritaire de voter une augmentation de capital : Cass., com., 20 mars 2007, pourvoi n°05-19.225 ; CA Aix-en-Provence, 8ème ch., sect. B, 23 mars 2007 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2007, n°17, pp. 10-13
Deen Gibirila, « Note sous Cass., soc., 21 novembre 2006, pourvoi n°05-45.416, Société HPE », Droit & patrimoine, Droit et patrimoine, 2007, n°158, pp. 46-51
Deen Gibirila, « La solidarité entre la société apporteuse et la société bénéficiaire de l'apport partiel d'actif soumis au régime des scissions : Cass., com., 12 décembre 2006, pourvoi n°05-15.619, Société Hydraulique », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2007, n°250
Deen Gibirila, « Le droit aux bénéfices en cas de cession de parts sociales : Cass., com., 28 novembre 2006, n°04-17.486, Monsieur Alexis Saurat », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2007, n°245
Deen Gibirila, « L'inopposabilité paulienne et la saisie du bien frauduleusement soustrait : Cass., 1ère civ., 30 mai 2006, pourvoi n°02-13.495, Philippe Lucas contre Monsieur de Sarcus », Les Petites affiches, , 2007, n°3, pp. 11-14
Deen Gibirila, « Procédure civile : Cass., com., 3 octobre 2006, pourvoi n°05-12.410, CRCAM contre Société Vally », Droit et procédures : la revue des huissiers de justice, Editions juridiques et techniques, 2007, n°1, pp. 32-34
Deen Gibirila, « Chronique de jurisprudence commerciale : Cass., com., 21 mars 2006, pourvoi n°04-17.869 ; Cass., com., 4 avril 2006, pourvoi n°05-10.416 ; Cass., com., 3 mai 2006, pourvoi n°04-10.115 ; Cass., 1ère civ., 10 mai 2006, pourvoi n°04-15.184 ; Cass., com., 16 mai 2006, pourvoi n°05-12.400 ; Cass., com., 13 juin 2006, pourvoi n°05-17.081 ; CA Versailles, 13ème ch., 15 juin 2006, SA Euler Hermes SFAC contre Canet ès qualités ; Cass., com., 27 juin 2006, pourvoi n°04-15.831 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2006, n°24, pp. 1897-1924
Deen Gibirila, « L'introduction en justice de l'action en relèvement d'un commissaires aux comptes : Cass., com., 3 octobre 2006, pourvoi n°05-12.410, Caisse Régionale du Crédit Agricole Mutuel (CRCAM) de Toulouse et du Midi-toulousain », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2006, n°235
Deen Gibirila, « Le sort des actes accomplis au nom d'une société en formation : Cass., com., 23 mai 2006, pourvoi n°03-15.486 ; Cass., 2ème civ., 19 décembre 2002, pourvoi n°00-20.250 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2006, n°9, pp. 10-16
Deen Gibirila, « L'incapacité d'ester en justice d'une société en formation et ses enjeux : Cass., com., 20 juin 2006, pourvoi n°03-15.957, Société Déclics-multimédia contre Société Santé magazine », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2006, n°10, pp. 915-918
Deen Gibirila, « L'incapacité d'agir en justice d'une société dissoute par absorption : Cass., 3ème civ., 17 mai 2006, pourvoi n°05-10.936, Société immobilière Berri Champs Elysées contre société Arnell », Les Petites affiches, , 2006, n°195, pp. 10-20
Deen Gibirila, « La garantie d'éviction du fait personnel du cédant de droits sociaux : Cass., 1ère civ., 24 janvier 2006, pourvoi n°03-12.736, Monsieur Laurent Paudex contre Monsieur Jean-Michel Mazue », Les Petites affiches, , 2006, n°142, pp. 16-19
Deen Gibirila, « Les responsabilités et les sanctions du dirigeant dans la loi de sauvegarde des entreprises », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2006, n°12, pp. 989-1025
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Deen Gibirila, « Le refus d'immatriculer les associations au RCS : Cass., com., 15 novembre 1994, pourvoi n°93-10.193, Association de la croisade du livre chrétien », Les Petites affiches, , 1995, n°89, pp. 47-50
Deen Gibirila, « Indemnisation de préjudice résultant de la révocation fautive, sans juste motif et dans des conditions brusques et vexatoires d'un gérant : Cass., com., 1er février 1994, Société d'exploitation Wohlschlegel et fils (SEWF) et autres contre Wohlschlegel », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1995, n°20, pp. 189-192
Deen Gibirila, « Le sort des conventions conclues par une société avec un tiers auxquelles un administrateur est intéressé : Cass., com., 5 mars 1994, pourvoi n°92-13.047, Compagnie d'assurances La Mondiale contre Jacquot », Les Petites affiches, , 1995, n°14, pp. 15-17
Deen Gibirila, « Irrégularité de la procédure de révocation d'un directeur général : Cass., com., 26 avril 1994 », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1995, n°4, pp. 30-33
Deen Gibirila, « La reprise par une société des engagements souscrits en son nom par ses fondateurs : Cass., 3ème civ., 5 janvier 1994, SCI Coconut contre Rachula », Les Petites affiches, , 1994, n°99, pp. 14-17
Deen Gibirila, « La responsabilité civile du banquier dispensateur de crédit : Cass., com., 18 mai 1993, pourvoi n°91-10.166, Banque Hirigoyen », Les Petites affiches, , 1994, n°24, pp. 17-20
Deen Gibirila, « La distinction entre société en formation et société créée de fait et ses conséquences : Cass., com., 7 avril 1992, Société DIN contre M Peynaud », Les Petites affiches, , 1993, n°148, pp. 16-19
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