• THESE

    La Dissolution du contrat de travail dans les pays d'Afrique centrale, soutenue en 1974 

  • Deen Gibirila, Droit des sociétés (7e édition), Ellipses, 2024, 583 p.    

    La septième édition de ce manuel de droit des sociétés retrace fidèlement l’évolution jurisprudentielle, les controverses doctrinales, et les réformes législatives qui bouleversent bon nombre de compartiments de cette matière juridique. Le livre aborde les questions relatives aux sociétés civiles et commerciales, aux groupements d’intérêt économique et aux groupes de sociétés. Il détaille les modalités pratiques de la création, du fonctionnement et des mutations des entreprises sociétaires. Après une partie préliminaire qui conduit le lecteur à « faire connaissance » avec le droit des sociétés, sont présentées « le droit général des sociétés » autrement dit, les règles communes à toutes les sociétés et « le droit spécial des sociétés », c’est-à-dire les règles spécifiques à chacune des sociétés ». L’ouvrage s’adresse prioritairement aux étudiants des facultés de droit. Il vise également les étudiants en administration et communication, en sciences économiques et en gestion, les élèves des IUT, ainsi que des Écoles de commerce et de gestion. Deen GIBIRILA est professeur émérite de la Faculté de droit et science politique de Toulouse. Il est l’auteur de nombreux écrits relatifs au droit des affaires dans plusieurs revues et encyclopédies juridiques. Il est également l’auteur du cours de droit spécial des sociétés de l’Université Numérique Juridique Francophone (UNJF).

    Deen Gibirila, Brigitte Brom, Responsabilité pénale des dirigeants sociaux, Éditions Francis Lefebvre, 2023, Dossier pratique (Thèmexpress), 409 p. 

    Deen Gibirila, Droit des sociétés - 6e édition, Ellipses, 2023, 569 p.    

    La sixième édition de ce manuel de droit des sociétés retrace fidèlement l’évolution jurisprudentielle, les controverses doctrinales, et les réformes législatives, notamment la loi Pacte n° 2019-486 du 22 mai 2019 (visant à « donner aux entreprises les moyens d'innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois ») et la loi de simplification, de clarification et d'actualisation du droit des sociétés n° 2019-744 du 19 juillet 2019, lesquels bouleversent bon nombre de compartiments du droit des sociétés. La présente édition traite de ces nouveautés législatives, sans oublier les principales décisions jurisprudentielles et les discussions doctrinales. Ce livre traite des questions relatives aux sociétés civiles et commerciales, aux groupements d’intérêt économique et aux groupes de sociétés. Il détaille les modalités pratiques de la création, du fonctionnement et des mutations des entreprises sociétaires. Après une partie préliminaire qui conduit le lecteur à « faire connaissance » avec le droit des sociétés, sont présentées « le droit général des sociétés » autrement dit, les règles communes à toutes les sociétés et « le droit spécial des sociétés », c’est-à-dire les règles spécifiques à chacune des sociétés ». L’ouvrage s’adresse prioritairement aux étudiants des facultés de droit. Il vise également les étudiants en administration et communication, en sciences économiques et en gestion, les élèves des IUT, des Ecoles de commerce et de gestion.

    Deen Gibirila, Christine Lebel, Catherine Malecki, Marie-Andrée Rakotovahiny, Karine Rodriguez [et alii], Rencontres multicolores autour du droit: mélanges en l'honneur du Professeur Deen Gibirila, Presses de l'Université Toulouse 1 Capitole, 2021, 875 p. 

    Deen Gibirila, Responsabilité civile des dirigeants de sociétés, Éditions Francis Lefebvre, 2019, Dossier pratique (Thèmexpress), 386 p. 

    Deen Gibirila, Responsabilité pénale des dirigeants sociaux, Éditions Francis Lefebvre, 2016, Dossier Thèmexpress, 354 p. 

    Deen Gibirila, Responsabilité civile des dirigeants de sociétés, Éditions Francis Lefebvre, 2016, Thèmexpress, 310 p. 

    Deen Gibirila, Droit des sociétés, Ellipses, 2015, Universités (Droit), 446 p. 

    Deen Gibirila, Droit des sociétés (5e édition), Ellipses, 2015, 100% Droit, 511 p.   

    Deen Gibirila, Responsabilité pénale des dirigeants sociaux, Éditions Francis Lefebvre, 2015, Thèmexpress, 335 p. 

    Deen Gibirila, Responsabilité civile des dirigeants de sociétés, Éditions Francis Lefebvre, 2015, Thèmexpress, 304 p. 

    Deen Gibirila, William Feugère, Maîtrise des risques du dirigeant : responsabilité civile, pénale et fiscale, sanctions patrimoniales et extra-patrimoniales, Editions Francis Lefebvre, 2009, Dossiers pratiques Francis Lefebvre, 551 p.  

    Deen Gibirila, Droit des entreprises en difficulté, Defrénois/Lextenso, 2009, 764 p. 

    Deen Gibirila, Droit des sociétés, Ellipses, 2008, Universités (Droit), 399 p. 

    Deen Gibirila, Droit des sociétés, Ellipses, 2003, Universités (Droit), 366 p. 

    Deen Gibirila, Droit des sociétés, Ellipses, 1997, Universités (Droit), 318 p.  

    Deen Gibirila, Le dirigeant de société : statut juridique, social et fiscal, Litec, 1995, 590 p.   

    Cet ouvrage a obtenu le Prix Maury de l'Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse en 1995.

    Deen Gibirila, Jacques Treillard, Pierre Jaubert, Jean-Claude Javillier, La dissolution du contrat de travail dans les pays d'Afrique centrale, 1974, 250 p. 

  • Deen Gibirila, « Délégation de pouvoirs », Répertoire droit des sociétés, Dalloz, 2022 

    Deen Gibirila, « Le don d'enfants en société traditionnelle africaine », L'enfant et les familles nourricières en droit comparé, Presses de l'Université des sciences sociales de Toulouse, 1997 

  • Deen Gibirila, préface à Patrice Samuel Aristide Badji, Pour un droit des affaires: quand une approche pluridisciplinaire du droit s'impose, l'Harmattan-Sénégal, 2018, [Harmattan-Sénégal] (CREDILA), 523 p. 

    Ndiaw Diouf, préface à Lamine Dobassy, Les garanties de paiement des créanciers dans les procédures collectives OHADA: étude à la lumière du droit français, LGDJ-Lextenso éditions, 2017, Bibliothèque de droit des entreprises en difficulté, 675 p. 

    Deen Gibirila, préface à Patrice Samuel Aristide Badji, Réforme du droit des sociétés commerciales OHADA, L'Harmattan-Sénégal, 2016, 211 p. 

    Deen Gibirila, préface à Kouman Aimé Diaka, Le crédit-bail mobilier dans les procédures collectives, Publibook, 2015, 678 p. 

  • Deen Gibirila, « La faculté conditionnelle pour un époux commun en biens de renoncer tacitement à revendiquer la qualité d’associé (note s/s Cass. com., 12 mars 2025, n° 23-22.372) », Revue Lamy droit des affaires, Ed. Lamy, 2025, n°218, pp. 13-16  

    Le conjoint de l'époux commun en biens qui a employé des biens communs pour faire un apport à une société ou acquérir des parts sociables non négociables, dispose du droit de se voir reconnaître la qualité d'associé pour la moitié des parts souscrites ou acquises, il peut renoncer à ce droit. Cette renonciation peut être tacite et résulter d'un comportement qui est, sans équivoque, incompatible avec le maintien du droit du conjoint de se voir reconnaître la qualité d'associé.

    Deen Gibirila, « L’absence de qualité d’un créancier social pour agir en demande d’administration provisoire (note s/s Cass. com., 7 mai 2025, n ° 23-20.471) », Petites affiches, Lextenso, 2025, n°78, pp. 47-49  

    Le créancier d’une société n’a pas qualité pour demander en justice la nomination d’un administrateur chargé de gérer provisoirement les affaires sociales.

    Deen Gibirila, « Les transformations relatives aux associations », Lexbase Affaires, Lexbase, 2025, n°824  

    En dépit des différences qui existent entre les différents groupements notamment les sociétés, les associations, les fondations, les groupements d’intérêt économique, les groupements européens d’intérêt et les groupements d’intérêt économique et les groupements d’intérêt public, elles peuvent, au gré des circonstances, éprouver le besoin ou la nécessité de se transformer, c’est-à-dire de passer d’une forme à une autre. C’est précisément le cas des associations auxquelles la présente étude est consacrée, encore faut-il que ces mutations soient autorisées par la loi ou tout au moins, ne soient pas prohibées par elle.

    Deen Gibirila, « Les conditions de recevabilité d’une action en demande d’administration provisoire (Cass. com., 22 janvier 2025, n° 22-20.526, FS-B) », Petites affiches, Lextenso, 2025, n°5, pp. 33-36  

    Il résulte des dispositions de l'article 31 du Code de procédure civile que toute personne justifiant d'un intérêt légitime à agir est recevable à demander la désignation d'un administrateur provisoire. Tel n’est pas le cas lorsqu’un dirigeant révoqué, qui demande la désignation d’un administrateur provisoire, sous couvert d’agir pour les intérêts de ladite société, agit en réalité pour la défense de ses intérêts personnels

    Deen Gibirila, « Le cumul de la responsabilité d’un gérant de SARL relative aux conventions réglementées et de celle ayant trait aux fautes de gestion (Cass. com., 18 décembre 2024, n° 22-21.487) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2025, n°214, pp. 12-15  

    La possibilité, prévue à l'article L. 223-19, alinéa 4, du Code de commerce, de mettre à la charge du gérant les conséquences préjudiciables à la société des conventions réglementées non approuvées n'est pas exclusive de la mise en jeu de sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 223-22 du même code, que ces conventions aient ou non été approuvées. Une cour d’appel qui a constaté l’existence d’un préjudice doit procéder à son évaluation, au besoin en ordonnant un complément d’expertise.

    Deen Gibirila, « Association : formalisme relatif à l'exclusion d’un sociétaire (Cass. 3e civ., 5 décembre 2024, n° 23-17.617) », Defrénois, la revue du notariat, Lextenso, 2025, n°13, p. 20  

    La convocation adressée par une association à l'un de ses membres en vue de son exclusion doit indiquer précisément les griefs qui lui sont reprochés afin qu'il puisse utilement présenter sa défense, sous peine d'annulation de la décision d'exclusion

    Deen Gibirila, « L’exigence de la majorité des voix pour l’adoption des décisions collectives au sein d’une SAS (Cass. ass. plén., 15 novembre 2024, n° 23-16.670) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2025, n°356, pp. 12-14  

    Il se déduit des articles 1844, alinéa 1er et 1844-10, alinéas 2 et 3, du Code civil et L. 227-9 du Code de commerce, que la décision collective d'associés d'une société par actions simplifiée, prévue par les statuts ou imposée par la loi, ne peut être valablement adoptée que si elle réunit au moins la majorité des voix exprimés, toute clause statutaire contraire étant réputée non écrite.

    Deen Gibirila, « La responsabilité pour insuffisance d’actif, faute de déclaration de la cessation des paiements en présence d’une procédure de conciliation (Cass. com., 20 novembre 2024, n° 23-12.297) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2025, n°356, pp. 14-16  

    Lorsque le délai de quarante-cinq jours prévu pour déclarer la cessation des paiements expire au cours de la procédure conciliation, le débiteur est dispensé d'exécuter son obligation de demander l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire. À l'expiration de la procédure de conciliation, le débiteur est en revanche tenu d'exécuter cette obligation sans délai. Ainsi, pour caractériser une éventuelle faute du dirigeant susceptible d'engager sa responsabilité pour insuffisance d'actif, il convient d'apprécier l'exécution de cette obligation à l'expiration de la procédure de conciliation.

    Deen Gibirila, « Le non-renouvellement exprès du mandat à durée déterminée du gérant d’une société civile (Cass. com., 27 novembre 2024, n° 22-24.631) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2025, n°356, pp. 16-17  

    Il résulte de l'article 1846 du Code civil, dans sa rédaction applicable en Polynésie française, que lorsque le gérant d'une société civile a été nommé pour une durée déterminée, la survenance du terme de son mandat entraîne, à défaut de renouvellement exprès, la cessation de plein droit de ce mandat, sans que le gérant qui continue de diriger de fait la société, puisse se prévaloir d'une reconduction tacite.

    Deen Gibirila, « La poursuite d'une activité déficitaire cause de la condamnation d’un dirigeant au comblement de tout ou partie de l’insuffisance d’actif et au prononcé à son encontre une interdiction de gérer (Cass. com., 11 décembre 2024, n° 23-19) », Droit & patrimoine, INFO6TM, 2025, n°356, pp. 17-19  

    La poursuite d'une activité déficitaire, qui justifie la condamnation du dirigeant à combler tout ou partie de l’insuffisance d’actif et à prononcer à son encontre une interdiction de gérer, ne peut résulter du seul constat d'une augmentation du montant des dettes ; et elle n'est sanctionnée que lorsqu'elle est effectuée dans un intérêt personnel et que l'exploitation déficitaire ne pouvait conduire qu'à la cessation des paiements de la personne morale

    Deen Gibirila, « Les conditions de retrait judiciaire d’un associé d’une SCI de jouissance à temps partagé (ass. 3e civ., 21 novembre 2024, n° 23-16.857) », Revue française de comptabilité, Editions comptables/Malesherbes, 2025, n°596, pp. 7-9  

    Les justes motifs, prévus à l'article 19-1 de la loi n° 86-18 du 6 janvier 1986, autorisant le retrait judiciaire de l'associé d'une société d'attribution d'immeubles en jouissance à temps partagé, s'apprécient par la mise en balance des considérations liées à la situation personnelle de celui-ci et de l'intérêt collectif des associés restants au maintien de cette forme sociale d'offre touristique

    Deen Gibirila, « La cessation immédiate des obligations de l’associé retrayant d’une société à capital variable (note s/s Cass. com., 18 décembre 2024, n° 23-10.695) », Petites affiches, Lextenso, 2025, n°3, pp. 42-44  

    L'associé retrayant d'une société à capital variable cesse, à compter de son retrait, d'être soumis aux obligations découlant de sa qualité d'associé, indépendamment de la date à laquelle les conditions de la reprise de son apport seront, le cas échéant, satisfaites, par application de la combinaison des articles L. 231-1, L. 231- 5 et L. 231-6 du Code de commerce.

    Deen Gibirila, « Louage d'ouvrage et d'industrie - Contrat d'entreprise (Art. 1787) », JurisClasseur civil Code, Lexis Nexis, 2025 

    Deen Gibirila, « Le rejet de la responsabilité pour insuffisance d’actif en présence d’une simple négligence (note s/s Cass. com., 2 octobre 2024, n° 23-15.995) », Revue Lamy Droit des Affaires (RLDA), Ed. Lamy, 2025, n°212, pp. 14-18  

    La loi du 9 décembre 2016, qui écarte, en cas de simple négligence dans la gestion de la société, la responsabilité du dirigeant au titre de l'insuffisance d'actif, est applicable immédiatement aux procédures collectives en cours et aux instances en responsabilité en cours

    Deen Gibirila, « L'associé unique », Droit et patrimoine, NFO6TM, 2025, n°353, pp. 12-20  

    L’unicité de l’associé est désormais largement admise dans le paysage juridique du droit français des sociétés . Elle résulte essentiellement de deux situations. Tout d’abord, elle peut émaner de la volonté de l’intéressé qui souhaite être seul maître à bord, dans le cadre d’un investissement solitaire, d’une entreprise personnelle personne physique ou morale (société ou association). Ensuite, la société unipersonnelle peut apparaître en raison de circonstances auxquelles l’intéressé doit faire face et s’adapter. C’est le cas lorsque, sans l'avoir voulu ou prémédité, il réunit toutes les parts/actions d'une société constituée par plusieurs associés

    Deen Gibirila, « La reconnaissance unanime de la qualité d'associé au conjoint commun en biens qui a préalablement renoncé à revendiquer cette qualité (note s/s Cass. com., 19 juin 2024, n° 22-15.851) », Revue Lamy droit des affaires, Ed. Lamy, 2024, n°209, pp. 14-17  

    1. C'est à bon droit qu'un arrêt retient que, bien qu'ils ne fassent pas mention de l'article 1832-2 du code civil, les articles des statuts d'un groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) stipulant que l'épouse d'un associé « déclare avoir été avertie de l'intention de son époux de faire apport de biens de communauté ci-dessus désignés, consent à cet apport et reconnaît ne pas avoir la qualité d'associé du GAEC » et « ne requiert pas la qualité d'associé » établissent que celle-ci a renoncé clairement et sans réserves, au moment de la constitution du groupement, à revendiquer, sur le fondement de ce texte, la qualité d'associé au titre des biens communs apportés par son époux et ce, sans pouvoir revenir ultérieurement sur cette décision. 2. Il résulte de l'article 1134, alinéa 1er, du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, que la renonciation par l'époux à sa qualité d'associé lors de l'apport fait à la société de biens communs par son conjoint ne fait pas obstacle à ce que l'unanimité des associés lui reconnaisse ultérieurement, à sa demande, cette même qualité

    Deen Gibirila, « Le droit fondamental d’un associé de SAS de participer au vote sur son exclusion ( bote s/s Cass. com., 29 mai 2024, n° 22-13.158) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2024, n°10, pp. 71-75  

    Il résulte de la combinaison des articles 1844 et 1844-10 du Code civil et L. 227-16 du Code de commerce que si les statuts d'une société par actions simplifiée peuvent prévoir l'exclusion d'un associé par une décision collective des associés, toute stipulation de la clause d'exclusion ayant pour objet ou pour effet de priver l'associé dont l'exclusion est proposée de son droit de voter sur cette proposition est réputée non écrite

    Deen Gibirila, « La naissance des droits sociaux à compter de l’immatriculation de la société (note s/s Cass. 1re civ., 17 janvier 2024, n° 22-11.303) », Droit & Patrimoine, NFO6TM, 2024, n°349, pp. 16-17  

    Les droits sociaux naissent lors de l’immatriculation de la société et non à la signature des statuts, de sorte que les parts sociales souscrites par un époux ne constituent pas un bien commun susceptible de recel si la société est immatriculée après la prise d’effet du divorce.

    Deen Gibirila, « Le devoir de conseil de l’expert-comptable chargé de tenir la comptabilité d’une société (note s/s Cass. com., 14 février 2024, no 22-13.899,) », Revue française de comptabilité, Editions comptables/Malesherbes, 2024, n°349, pp. 19-21  

    Le devoir de conseil de l'expert-comptable n'implique pas d'alerter les dirigeants sur l'importance de l'encours clients, les relances clients nécessaires et les délais de paiement, s'il n'a pour mission que la tenue de la comptabilité, une aide à l'établissement des comptes annuels et la présentation des documents fiscaux et sociaux ponctuels et de fin d'exercice

    Deen Gibirila, « L’obligation de loyauté du dirigeant social démissionnaire (note s/s Cass. com. 20 mars 2024, no 23-14.824) », Droit & Patrimoine, NFO6TM, 2024, n°349, pp. 21-22  

    Le président du directoire d’une SA, par ailleurs salarié, qui n’informe pas les organes de direction de la faculté pour la SA de renoncer à une clause de non-concurrence insérée dans son contrat de travail manque, en sa qualité de dirigeant, à son obligation de loyauté

    Deen Gibirila, « Action en responsabilité pour insuffisance d’actif :exclusion des fautes de gestion commises pendant la période d’observation en cas de conversion du redressement en liquidation judiciaire (note s/s Cass. com. 4 avr. 2024, n° 22-20.482) », Petites affiches, Lextenso, 2024, n°78, pp. 73-76  

    Il résulte de la combinaison des articles L. 227-9 et L. 235-1 du Code de commerce, 1179 et 1181 du Code civil et 31 du Code de procédure civile que l'action en annulation d'une délibération de l'assemblée générale d'une SAS pour défaut d'objet relève d'une cause de nullité des contrats en général, de sorte que sa recevabilité doit être appréciée au regard du droit commun. L'action en annulation d'une délibération de l'assemblée générale d'une société par actions simplifiée pour défaut d'objet relève d'une cause de nullité des contrats en général, de sorte que sa recevabilité doit être appréciée au regard du droit commun ; le directeur général démissionnaire d'une telle société n'est pas recevable à demander l'annulation, pour défaut d'objet, de la délibération de l'assemblée générale qui l'a ultérieurement révoqué de son mandat, la nullité encourue étant relative et ne pouvant être demandée que par les personnes que la loi a entendu protéger

    Deen Gibirila, « La cessation des fonctions du directeur général d’une société anonyme ne constitue pas une révocation (note s/s Cass. com., 4 avril 2024, n° 22-19.991) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2024, n°205, pp. 11-14  

    La décision du conseil d'administration d'une société anonyme de confier à son président la direction générale de la société, qui a pour effet de mettre fin aux fonctions jusqu'alors exercées par le directeur général, ne constitue pas une révocation de ce dernier, sauf à ce que celui-ci démontre que cette décision a été prise dans le but de l'évincer de son mandat social

    Deen Gibirila, « L’irrecevabilité de l’action en annulation de la délibération d’une assemblée générale exercée par un directeur général démissionnaire (note s/s Cass. com., 4 avril 2024, n° 22-20.482) », Actu juridique, Lextenso, 2024  

    Il résulte de la combinaison des articles L. 227-9 et L. 235-1 du Code de commerce, 1179 et 1181 du Code civil et 31 du Code de procédure civile que l'action en annulation d'une délibération de l'assemblée générale d'une SAS pour défaut d'objet relève d'une cause de nullité des contrats en général, de sorte que sa recevabilité doit être appréciée au regard du droit commun. L'action en annulation d'une délibération de l'assemblée générale d'une société par actions simplifiée pour défaut d'objet relève d'une cause de nullité des contrats en général, de sorte que sa recevabilité doit être appréciée au regard du droit commun ; le directeur général démissionnaire d'une telle société n'est pas recevable à demander l'annulation, pour défaut d'objet, de la délibération de l'assemblée générale qui l'a ultérieurement révoqué de son mandat, la nullité encourue étant relative et ne pouvant être demandée que par les personnes que la loi a entendu protéger

    Deen Gibirila, « Les dirigeants de la SAS et la liberté contractuelle : nomination et révocation », Cahiers de droit de l’entreprise, LexisNexis , 2024, n°3, pp. 18-26  

    Contrairement à la situation juridique des dirigeants des sociétés commerciales, en particulier des dirigeants des sociétés anonymes, celle des dirigeants des sociétés par actions simplifiée connait une vraie libéralisation par l’éviction de nombreuses contraintes. La libre détermination de la situation des dirigeants de cette structure sociétaire n’est cependant pas totale. Bien que les statuts déterminent les conditions dans lesquelles elle est dirigée, la désignation d’un président s’impose dans la mesure où il est le seul représentant de cette société envers les tiers. Cette disposition qui vise le président, mais non les autres dirigeants, constitue une des principales limites à la liberté contractuelle

    Deen Gibirila, « Les conséquences de l’absence d’immatriculation d’une société civile (note s/s Cass. 3e civ., 21 décembre 2023, n° 20-23.658) », Defrénois. La revue du notariat, Lextenso, 2024, n°17, pp. 17-20  

    La perte de la personnalité morale d'une société civile, faute d'avoir procédé à son immatriculation au registre du commerce et des sociétés avant le 1er novembre 2002, entraîne le transfert aux associés de la propriété des biens qui composaient l'actif social. L'immatriculation de la société postérieure à cette date donne naissance à une nouvelle personne morale, à laquelle il appartient aux associés de transférer ces biens

    Deen Gibirila, « Irresponsabilité des préjudices subis du fait des concours consentis et qualification d’acte frauduleux (note s/s Cass. com., 17 janvier 2024, n° 22-18.090, F-B) », Revue Lamy droit des affaires, Ed. Lamy, 2024, n°203, pp. 26-31  

    Constitue un acte frauduleux, au sens de l’article L. 650-1 du Code de commerce, celui réalisé en utilisant des moyens déloyaux destinés à surprendre un consentement, à obtenir un avantage matériel ou moral indu, ou réalisé avec l'intention d'échapper à l'application d'une loi impérative ou prohibitive.

    Deen Gibirila, « Refus de modification de l’objet social et atteinte à l’intérêt général de la société: abus de minorité (note s/s Cass. com., 13 mars 2024, n° 22-13.764) », La Semaine juridique. Edition générale, Ed. technique, 2024, n°13, p. 591  

    Le refus d'un associé minoritaire de modifier l'objet social peut être contraire à l'intérêt général de la société

    Deen Gibirila, « Mandat social et contrat de travail : les situations de non-cumul », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2024, n°345, pp. 11-19  

    Durant de nombreuses années les fonctions de dirigeant social, c’est-à-dire de mandataire social, et de salarié sont apparues comme des concepts naturellement marqués par une antinomie, suscitant ainsi moultes incertitudes . Il en va beaucoup moins ainsi à l’heure actuelle du fait que l’on conçoit généralement qu’un salarié puisse accéder à une fonction sociale, ou même qu’un dirigeant puisse conclure un contrat de travail avec sa société, au point de pouvoir cumuler ces deux types d’attributions, sous réserve dans les deux circonstances que certaines conditions soient strictement respectées.

    Deen Gibirila, « La requalification en dirigeant de fait des membres du conseil de surveillance d’une SAS (note s/s Cass. 2e civ., 1er février 2024, n° 21-25.175, n° 90 F-D) », Lexbase Affaires, Lexbase, 2024, n°789  

    S’il est établi que les membres du conseil de surveillance d’une SAS ont exercé en réalité une fonction de direction, leur rémunération peut valablement être réintégrée à l’assiette des cotisations sociales.

    Deen Gibirila, « Compétence exclusive des tribunaux de commerce et dérogation à l’exclusivité de cette compétence (note s/s Cass. com., 20 décembre 2023, n° 22-11.185) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2024, n°4, p. 70  

    Il n’est dérogé à la compétence exclusive des tribunaux de commerce pour connaître des contestations relatives aux sociétés commerciales que dans l’hypothèse où celles-ci mettent en cause une personne non commerçante qui est extérieure au pacte social et n’appartient pas aux organes de la société, auquel cas cette personne dispose du choix de saisir le tribunal civil ou le tribunal de commerce. Il en résulte que, lorsqu’un litige oppose le dirigeant ou un autre mandataire social ou l’associé d’une société commerciale à cette société ou à un autre de ses associés ou de ses mandataires sociaux et porte sur une contestation relative à cette société commerciale, il relève de la compétence exclusive du tribunal de commerce.

    Deen Gibirila, « Société en participation (Art. 1871 à 1873) », Jurisclasseur commercial, Lexis-nexis, 2024, pp. 1-30 

    Deen Gibirila, « Les conditions de reprise d’un acte passé au nom ou pour le compte d’une société en formation : un important revirement jurisprudentiel (note s/s Cass. com. 29 novembre 2023, n° 22-12.865, FS-B+R, n° 22-21.623, FS-B+R, et n° 22-18.295, FS-B+R) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2024  

    Il résulte des articles L. 210-6 et R. 210-6 du Code de commerce que les sociétés commerciales jouissent de la personnalité morale à dater de leur immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Les personnes qui ont agi au nom ou pour le compte d'une société en formation avant qu'elle ait acquis la jouissance de la personnalité morale sont solidairement et indéfiniment responsables des actes ainsi accomplis, à moins que la société, après avoir été régulièrement constituée et immatriculée, ne reprenne les engagements souscrits, lesquels sont alors réputés avoir été souscrits dès l'origine par la société. En présence d'un acte dans lequel il n'est pas expressément mentionné qu'il a été souscrit au nom ou pour le compte de la société en formation, il appartient au juge d'apprécier souverainement, par un examen de l'ensemble des circonstances, tant intrinsèques à cet acte qu'extrinsèques, si la commune intention des parties n'était pas qu'il soit conclu au nom ou pour le compte de la société et que cette société puisse ensuite, après avoir acquis la personnalité juridique, décider de reprendre les engagements souscrits.

    Deen Gibirila, « La société par actions simplifiée : pouvoir de représentation et révocation du président (note s/s Cass. com. 11 octobre 2023, n° 22-12.946, 1re esp., et Cass. com., 11 octobre 2023, n° 22-12.361, 2e esp.) », Defrénois. La revue du notariat, Lextenso, 2024, n°5, pp. 28-31  

    1- Il résulte de l’article L. 227-6 du Code de commerce que le dirigeant d'une société n'engage celle-ci que par les actes qu'il accomplit en qualité de mandataire social ; à défaut de mention de cette qualité dans l'acte, il appartient au tiers contractant de faire la preuve que le dirigeant a eu et manifesté la volonté d'agir au nom et pour le compte de la société (1re esp.). 2 - Il résulte de l’article 1382, devenu 1240, du Code civil, qu'est abusive la révocation, fût-ce pour faute lourde, du président d'une société par actions simplifiée décidée sans que celui-ci ait été préalablement mis en mesure de présenter ses observations (2e esp.).

    Deen Gibirila, « Dispositions générales - Constitution de la société : apports (Art. 1832 à 1844-17) », JurisClasseur civil Code, LexisNexis, 2024, pp. 1-28 

    Deen Gibirila, « Dispositions générales - Constitution de la société : formalités (Art. 1832 à 1844-17) », JurisClasseur civil Code, LexisNexis, 2024, pp. 1-20 

    Deen Gibirila, « La liberté contractuelle dans la SAS », Lexbase hebdo, édition affaires, Editeur Lexbase, 2024, n°780  

    La SAS répond au principe de liberté contractuelle. Peu de dispositions du code de commerce lui étant consacrée, elle est essentiellement régie par ses statuts, ce qui lui confère une grande souplesse. Inspirée du droit allemand, à l’instar de la SA moderne de type dualiste, cette structure sociétaire a pour vocation première de permettre la création par les entrepreneurs d’une société par actions, tout en alliant souplesse de fonctionnement et liberté d'organisation pour les associés. S’agissant de la direction, ces caractéristiques de souplesse et de liberté s'expriment entre autres, par l'absence d'obligation de se doter d'un conseil d'administration ou de surveillance, le président étant le seul organe obligatoire de direction.

    Deen Gibirila, « Les conditions de remédiation à l’omission de proroger une société (note s/s Cass. com., 30 août 2023, n° 22-12.084) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2024, n°199, pp. 40-42  

    Il résulte de l'article 1844-6 du code civil que, quelle que soit la raison pour laquelle la consultation des associés à l'effet de décider si la société doit être prorogée n'a pas eu lieu, le président du tribunal, statuant sur requête à la demande de tout associé dans l'année suivant la date d'expiration de la société, peut constater l'intention des associés de proroger la société et autoriser la consultation à titre de régularisation dans un délai de trois mois. Lorsque les statuts de la société prévoient que la prorogation peut être décidée à la majorité qu'ils fixent, il suffit au président de constater que des associés représentant au moins cette majorité ont l'intention de proroger la société. Pour autoriser la société à procéder à cette consultation, le texte n'impose pas au président du tribunal de rechercher si les associés ont omis de bonne foi de proroger la société dont le terme est arrivé à échéance, ni n'exige de constater l'intention unanime des associés.

    Deen Gibirila, « La soumission au régime des sociétés en participation d’une association d’avocats qualifiée société créée de fait (note s/s Cass. 1re civ., 8 mars 2023, n° 20-16.475, n° 154 FS B) », Droit et Patrimoine, Editions du Journal des notaires et des avocats, 2023, n°341, pp. 12-13  

    Il résulte des articles 32 du code de procédure civile, 1871 à 1873 du code civil et 124 du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 qu'une association d'avocats à responsabilité professionnelle individuelle est une société créée de fait qui est soumise au régime des sociétés en participation et qui n'a pas la personnalité morale, de sorte que sont irrecevables les demandes dirigées contre elle.

    Deen Gibirila, « La continuation de la société civile avec les héritiers de l’associé décédé et ses conséquences (Cass. 3e civ., 9 mars 2023, n° 21-21.698, F+B) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2023, n°341, pp. 14-16  

    D'une part, il résulte de l'article 1725 du code civil que le bailleur, constitué en société civile, est tenu de garantir le locataire des troubles que ses associés, qui ne sont pas des tiers à son égard au sens de ce texte, ont apporté à sa jouissance par voie de fait. D'autre part, il résulte des articles 1315, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, et 1870, alinéas 1 et 2, du code civil, qu'une société civile étant présumée continuer avec les héritiers d'un associé décédé, il incombe à celui qui dénie la qualité d'associé à l'héritier d'un associé d'établir l'existence d'une stipulation contraire des statuts. Dès lors, viole ces textes, la cour d'appel qui rejette l'action en garantie intentée par un locataire à l'encontre de la bailleresse, constituée en société civile, pour des troubles apportés à sa jouissance par voie de fait par les ayants droit d'un associé décédé de cette société au motif qu'il n'est pas justifié qu'ils en seraient devenus automatiquement associés et qu'au surplus les associés, qui ne peuvent être assimilés à la société civile, sont des tiers au contrat de bail au sens de l'article 1725 du code civil.

    Deen Gibirila, « La nullité des délibérations d'associés d’une SAS prises en violation des statuts (Note s/s Cass. com., 15 mars 2023, n° 21-18.324, FS-B) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2023, n°341, pp. 16-19  

    L'alinéa 4 de l'article L. 227-9 du Code de commerce, institué afin de compléter, pour les sociétés par actions simplifiées, le régime de droit commun des nullités des actes ou délibérations des sociétés, tel qu'il résulte de l'article L. 235-1, alinéa 2, du Code de commerce, doit être lu comme visant les décisions prises en violation de clauses statutaires stipulées en application du premier alinéa et permettant, lorsque cette violation est de nature à influer sur le résultat du processus de décision, à tout intéressé d'en poursuivre l'annulation

    Deen Gibirila, « Des présomptions d’irrégularités suffisent à justifier une demande d’expertise de gestion (Note s/s Cass. com., 5 avril 2023, n° 21-23.289, F-D) », Droit et Patrimoine, INFO6TM, 2023, n°341, pp. 18-19  

    Aux termes de l’article L. 223-37, alinéa 1er, du Code de commerce, un ou plusieurs associés représentant au moins le dixième du capital social peuvent, soit individuellement, soit en se groupant sous quelque forme que ce soit, demander en justice la désignation d’un ou plusieurs experts chargés de présenter un rapport sur une ou plusieurs opérations de gestion.

    Deen Gibirila, « L’impossible cession des parts sociales par l’associé retrayant (note s/s Cass. 3e civ., 25 mai 2023, n° 22-17.246) », Revue Lamy droit des affaires, Ed. Lamy, 2023, n°197, pp. 49-51  

    L’associé engagé dans une procédure de retrait ne peut initier une procédure d’agrément. La simple mise en demeure de la société de payer le prix des parts ne suffit pas à clore la procédure de retrait. La solution peut potentiellement être étendue à d’autres hypothèses et provoquer la nullité d’une cession de parts à un tiers conclue lors d’une procédure de retrait

    Deen Gibirila, « L’abus d’égalité entre associés à parts égales d’une SAS (note s/s Cass. com., 21 juin 2023, n° 21-23.298) », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2023, n°10, p. 57  

    Constitue un abus d’égalité le fait, pour un associé à parts égales, d’empêcher, par son vote négatif, une opération essentielle pour la société, dans l’unique dessein de favoriser ses propres intérêts au détriment de l’autre associé ; le fait que les actionnaires fondateurs d’une société ont entendu soumettre l’ensemble de leurs décisions à la règle de l’unanimité, ce qui a pour conséquence que l’une comme l’autre a accepté l’hypothèse d’une mésentente conduisant à un blocage du fonctionnement de la société, voire à la disparition de l’affectio societatis, est impropre à exclure l’existence d’un abus d’égalité.

    Deen Gibirila, « La gestion de l'entreprise en difficulté : du maintien en fonction du débiteur à l'éviction de ses fonctions », Droit & patrimoine, Droit et patrimoine, 2023, n°338, pp. 12-23  

    En raison du degré de gravité de la difficulté et donc de la nature de la procédure à laquelle se trouve confrontée une entreprises, le débiteur est plus ou moins dépouillé de ses attributions dont la portée oscille entre son maintien en fonction (I.), et l’éviction de ses fonctions (II.).

    Deen Gibirila, « Action en responsabilité pour insuffisance d’actif : exclusion des fautes de gestion commises pendant la période d’observation en cas de conversion du redressement en liquidation judiciaire (note s/s Cass. com., 8 mars 2023, n° 21-24.650) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2023, n°78, pp. 50-53  

    Lorsque la liquidation judiciaire d’un débiteur est prononcée au cours ou à l’issue de la période d’observation d’un redressement judiciaire, le jugement de conversion du redressement en liquidation judiciaire n’ouvrant pas une nouvelle procédure, aucune sanction ne peut, dans cette dernière hypothèse, être prononcée sur le fondement de l’article L. 651-2 du Code de commerce, en raison de fautes commises pendant la période d’observation du redressement judiciaire, seules les fautes de gestion antérieures au jugement d’ouverture de la procédure collective pouvant être prises en compte pour l’application de ce texte.

    Deen Gibirila, « Les conditions de recevabilité de l’action sociale ut singuli exercée par un associé (note s/s Cass. com. 9 novembre 2022, n° 20-19.077) », Droit et patrimoine, Editions Lamy, 2023, n°335, pp. 12-14  

    Lorsqu’ existe un conflit d’intérêts entre la société et son représentant légal, l’action sociale exercée par un associé n’est recevable que si la société est représentée par un mandataire ad hoc, qu’il appartient au juge de désigner à la demande de l’associé ou du représentant légal ou, à défaut, d’office.

    Deen Gibirila, « Les modalités de suspension de l’augmentation de capital prononcée en référé dans le cadre d’un coup d’accordéon (note s/s Cass. com., 4 janvier 2023, n° 21-10.609) », Droit et patrimoine, Editions Lamy, 2023, n°335, pp. 14-16  

    Il résulte des articles L. 210-2 et L. 224-2 du code de commerce que la réduction à zéro du capital d'une société par actions n'est licite que si elle est décidée sous la condition suspensive d'une augmentation effective de son capital amenant celui-ci à un montant au moins égal au montant minimum légal ou statutaire. Viole ces dispositions, une cour d'appel qui juge qu'un actionnaire a perdu cette qualité à la suite de la réduction à zéro du capital de la société, alors qu'elle a retenu que l'augmentation de capital ayant suivi, dont la réalisation avait été suspendue, n'était pas effective, ce dont elle aurait dû déduire que la résolution décidant de la réduction à zéro du capital de la société ne pouvait, sauf à priver celle-ci de tout capital, légalement produire effet

    Deen Gibirila, « La mise en jeu de la responsabilité individuelle d’une pluralité de gérants d’une SARL (note s/s Cass. com., 25 janvier 2023, n° 21-15.772) », Droit et patrimoine, Editions Lamy, 2023, n°335, pp. 16-19  

    La pluralité de gérants au sein d’une SARL ne fait pas obstacle à ce que leur responsabilité soit engagée de manière individuelle. Viole, en conséquence, l’article L. 223-22 du Code de commerce la cour d’appel qui, pour rejeter la demande tendant à la mise en jeu de la responsabilité d’une cogérante de la société à raison de l’exercice de ses fonctions, énonce qu’elle n’en était pas la seule gérante et que l’action devait être dirigée à l’encontre de l’ensemble des cogérants

    Deen Gibirila, « La révocation judiciaire pour cause légitime du gérant d’une SARL à l’initiative d’un associé (note s/s Cass. com., 25 janvier 2023, n° 21-18.985) », Droit et patrimoine, Editions Lamy, 2023, n°335, pp. 19-21  

    Le gérant est révocable par les tribunaux pour cause légitime, à la demande de tout associé ; En rejetant la demande de révocation judiciaire du gérant, aux motifs que les irrégularités et anomalies constatées sur des postes des comptes de la société n'ont pas eu pour conséquence de favoriser un associé ou le dirigeant au détriment des autres associés et que les provisions non justifiées peuvent être régularisées, sans rechercher si, nonobstant leurs conséquences limitées, les anomalies comptables constatées ne justifiaient pas, en elles-mêmes, la révocation du gérant, la cour d'appel a privé sa décision de base légale

    Deen Gibirila, « La transparence dans l’information des actionnaires des sociétés anonymes », Lexbase affaires, Lexbase, 2023, n°754  

    La transparence, synonyme de clarté, symbolise la vérité ; elle s’oppose à l’opacité, à l’obscurité et donc à ce qui est caché. Elle participe à la libre circulation de l’information entre les différents membres d’une organisation, en l’occurrence une société. Impératif constant de la gouvernance d’entreprise, elle figure parmi les principes directeurs du contrat, notamment le contrat de société. En définitive, la transparence constitue avec la loyauté, une condition essentielle à la diffusion des informations auprès des actionnaires.

    Deen Gibirila, « La délégation de pouvoirs et la responsabilité pénale en droit des sociétés », Lexbase , Editeur Lexbase, 2023  

    Toute infraction pénale commise au sein d’une entreprise soulève la question de la responsabilité pénale du chef d’entreprise (désigné également par les termes d’employeur, de dirigeant ou de chef d’établissement). En la matière, la délégation de pouvoirs qui réunit toutes les conditions de forme et de fond entraîne le transfert de la responsabilité pénale du dirigeant chef d'entreprise sur le préposé auteur de l'infraction pénale. Le délégataire est en effet considéré comme un « représentant » de l'entreprise personnifiée. Il s’ensuit alors une exonération de la responsabilité pénale du chef d’entreprise déléguant son pouvoir. La délégation de pouvoirs n’est cependant pas exclusive de la responsabilité pénale de la personne morale impliquée dans la commission de l’infraction. Cette responsabilité est engagée par le délégataire du fait de ses infractions non intentionnelles commises dans le cadre de sa mission, dès lors qu'il intervient dans le cadre de la délégation pour le compte de la société en qualité de représentant de cette dernière.

    Deen Gibirila, « L'engagement à l'égard des tiers des associés des sociétés non-immatriculées », Droit et patrimoine, INFO6TM, 2023, n°332, pp. 12-21  

    La caractérisation de la société non-immatriculée est impérative pour cerner le régime applicable au groupement et aux personnes qui la composent. Il s’ensuit que le juge ne saurait statuer sur le litige dont il se trouverait saisi, sans avoir préalablement qualifié le groupement partie au litige ou au sein duquel celui-ci est né. Pareille démarche implique donc d’identifier la société non-immatriculée, sans omettre d’examiner la situation particulière d’abandon ou d’échec de l’immatriculation, c’est-à-dire de sortie de la situation transitoire de société en formation. L’engagement des associés revêt une teneur liée à l’absence de personnalité juridique de la société, qu’elle soit en formation, en participation ou créée de fait. La société n’est donc pas touchée, faute d’exister en tant que personne morale, si bien qu’elle n’est pas partie aux contrats souscrits dans le cadre de son activité et n’est donc éligible à aucune procédure collective. A cet égard, le législateur a instauré un régime spécifique à la société en formation et un régime propre aux sociétés en participation et créée de fait.

    Deen Gibirila, « Les conditions et modalités d'exclusion d'un associé d'une société à capital variable (note s/s Cass. com., 9 nov. 2022, n° 21-10.540) », Petites affiches, Lextenso , 2023, n°2, pp. 37-40  

    Est licite une clause des statuts d’une société commerciale à capital variable stipulant que tout associé peut être exclu de la société pour justes motifs par une décision des associés réunis en assemblée générale statuant à la majorité fixée pour la modification des statuts, quand bien même cette clause ne précise pas les motifs d’exclusion.

    Deen Gibirila, « Les conditions et modalités d’exclusion d’un associé d’une société à capital variable (Cass. com., 9 nov. 2022, n° 21-10.540) », Petites affiches, Lextenso , 2023  

    Est licite une clause des statuts d’une société commerciale à capital variable stipulant que tout associé peut être exclu de la société pour justes motifs par une décision des associés réunis en assemblée générale statuant à la majorité fixée pour la modification des statuts, quand bien même cette clause ne précise pas les motifs d’exclusion

    Deen Gibirila, « Le juste motif de révocation du président et membre du directoire d’une SA et l’indemnisation d’une SARL brutalement évincée de son mandat de président d’une SAS (Cass. com., 30 mars 2022, n° 20-16.168, 1re esp. - n° 19-25.794, 2e esp.) », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2023, n°331, pp. 16-20  

    La révocation du président et membre du directoire d’une SA ne saurait être justifiée par la volonté de mettre en place une nouvelle gouvernance sans rechercher si la décision de révoquer relevait de la nécessaire préservation de l’intérêt social. Confronté à l’ambiguïté d’une convention de mandat social, le juge doit déterminer la commune intention des parties sur la mission du mandataire et à veiller à l’exécution de bonne foi de la convention (1re espèce). Une SARL révoquée brutalement de son mandat de président d’une SAS a droit à l’octroi de dommages-intérêts, même si son gérant a obtenu pour lui-même réparation du préjudice subi du fait des circonstances vexatoires de la révocation (2e espèce).

    Deen Gibirila, « La caractérisation du délit de banqueroute par augmentation frauduleuse du passif (Cass. crim., 26 janvier 2022, n° 21-81.822) », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2023, n°331, pp. 14-16  

    Le délit de banqueroute par augmentation frauduleuse du passif ne saurait être retenu par le défaut de licenciement des salariés, ne pouvant plus être payés, ainsi que la poursuite de la location d’un local par le dirigeant alors que la situation économique de la société était irrémédiablement compromise. Par ailleurs, le délit prévu par l’article L. 654-15 du Code de commerce réprime spécifiquement le fait, pour toute personne, d’exercer une activité professionnelle ou des fonctions en violation des interdictions, déchéances ou incapacité prévues par l’article L. 653-2 de ce code.

    Deen Gibirila, « Le prononcé d'une interdiction de gérer à l'encontre du dirigeant de la personne morale faisant l'objet d'une procédure collective (Cass. com., 12 janvier 2022, n° 20-21.427). », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2023, n°331, pp. 12-14  

    Le dirigeant qui demande l'ouverture d'une procédure collective alors qu'il se trouve dans l'impossibilité de payer la part patronale des cotisations sociales depuis plus d'un an, la TVA depuis plusieurs mois et les salaires depuis quatre mois, a sciemment tardé à déclarer la cessation des paiements, quand bien même il n'en aurait pas eu conscience à la date à laquelle la cessation des paiements a été fixée par le juge

    Deen Gibirila, « Le directeur général d’une SAS n’est pas investi de plein droit de la qualité de représentant légal (Cass. com., 25 mai 2022, n° 20-21.460) », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2023, n°331, pp. 20-23  

    Une personne inscrite en tant que directeur général sur un extrait Kbis d'une SAS ne dispose pas nécessairement du pouvoir de représenter celle-ci aux termes des statuts. Cette inscription ne suffit donc pas à lui conférer la qualité de représentant légal de la société.

    Deen Gibirila, « La revendication de la qualité d'associé par le conjoint de l’époux associé apporteur de biens communs (note s/s Cass. com., 21 sept. 2022) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2023, n°188, pp. 41-46  

    La renonciation d’un époux à revendiquer la qualité d’associé peut être tacite et faire obstacle à une revendication ultérieure. L’affectio societatis n'est pas une condition requise pour la revendication par un époux de la qualité d'associé. Une société n'est pas recevable à se prévaloir de l'atteinte que la revendication par le conjoint de la qualité d'associé serait susceptible de porter au droit de l'époux associé d'exercer une profession séparée.

    Deen Gibirila, « La révocation du directeur général de la SAS selon les modalités fixées par les statuts (Note s/s Cass. com., 12 octobre 2022, n° 21-15.382) », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°48, pp. 2207-2210  

    Les statuts de SAS fixent les conditions dans lesquelles la société est dirigée, notamment les modalités de révocation de son directeur général. Des actes extra-statutaires peuvent les compléter mais pas y déroger. En conséquence, dès lors que les statuts d’une SAS prévoient une révocation ad nutum du directeur général sans indemnité, celui-ci, révoqué ad nutum, ne peut invoquer une convention de direction prévoyant une indemnité en cas de révocation pour juste motif.

    Deen Gibirila, « Le secret professionnel illustré par le secret bancaire », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2022, n°735  

    Le présent article est issu d’un dossier spécial intitulé « Les déclinaisons du professionnel » sous la direction de Marie Rakotovahiny. A l’instar des professionnels de la santé et autres professionnels libéraux tels que les avocats, les notaires…, les banques sont assujetties au respect du secret professionnel. Effectivement, le principe du secret bancaire leur fait défense de divulguer à des tiers des informations bancaires et personnelles sur leurs clients. Il fonde la relation de confiance entre les banques et leurs clients. Bien que le non-respect de ce principe soit sanctionné, il convient préalablement de déterminer les exceptions à ce principe, plus précisément les cas dans lesquels, le banquier peut être amené à rompre en toute légalité le secret bancaire. Cela ne prive pas pour autant les clients de recours en cas de contentieux avec la banque

    Deen Gibirila, « L'office du juge saisi sur le fondement de l’article 1843-4 du Code civil (note s/s Cass. com., 25 mai 2022) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2022, n°185, pp. 29-34  

    La décision par laquelle le président du tribunal, saisi en application de l’article 1843-4 du code civil, refuse de désigner un expert est susceptible d’appel. Dans ce cas, si elle décide d’infirmer l’ordonnance qui lui est déférée, la cour d’appel peut elle-même désigner l’expert par une décision sans recours possible, sauf excès de pouvoir (Cass. com., 25 mai 2022, n° 20-14.352, 1e esp.) Lorsqu’un président du tribunal est saisi pour statuer sur une demande d’expertise sur le fondement de l’article 1843-4 du code civil, il ne peut connaître de la validité d’une convention d’exécution, sous peine de commettre un excès de pouvoir, ouvert à un appel-nullité. En cas de contestation de celle-ci, ledit président doit surseoir à statuer sur la demande de désignation de l’expert, dans l’attente d’une décision du tribunal compétent, saisi à l’initiative de la partie la plus diligente (Cass com., 25 mai 2022, n° 20-18.307, 2e esp.).

    Deen Gibirila, « L'éthique du dirigeant de société », Droit & Patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2022, n°326, pp. 28-34  

    Les règles d’éthique mettent à la charge du dirigeant social bon nombre d’obligations telles que l’obligation d’informer les membres de la société et celle de respecter leurs droits, mais également l’intérêt social. Ces règles commandent que par son comportement personnel, le dirigeant obéisse à un devoir de loyauté. En matière d’éthique, la rémunération du dirigeant occupe une place importante, en ce qu’elle cristallise de nombreuses critiques, notamment celle d’être souvent excessive ; d’où la nécessite de la rendre transparente et de l’aligner sur la compétence du dirigeant ou les performances de la société.

    Deen Gibirila, « Le pouvoir de licencier du président d'une association irrégulièrement désigné (note s/s Cass. soc., 23 mars 2022, n° 20-16.781) », La Semaine juridique. Entreprise et affaires, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°26  

    ll entre dans les attributions du président d'une association, sauf disposition statutaire attribuant cette compétence à un autre organe, de mettre en œuvre la procédure de licenciement d'un salarié..

    Deen Gibirila, « Compétence du tribunal de commerce pour connaître des actions en responsabilité intentées par des sociétés commerciales contre leurs dirigeants de fait (note s/s Cass. com., 30 mars 2022, n° 20-11.776) », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°23, pp. 1135-1139  

    Les tribunaux de commerce sont compétents pour connaître des actions en responsabilité engagées par des sociétés commerciales contre leurs dirigeants de fait et les juges n'ont pas à rechercher si l'intéressé s'est effectivement comporté en dirigeant de fait pour déclarer le tribunal de commerce compétent pour connaître du litige, une telle question ressortissant au bien-fondé de l'action dirigée contre lui.

    Deen Gibirila, « Abus de biens sociaux et banqueroute par détournement ou dissimulation d’actif : étude comparative », Droit & patrimoine, Droit et patrimoine, 2022, n°325, pp. 25-35  

    Le dirigeant d'une société peut se rendre coupable d’infractions en tant que représentant de la société, à propos d’actes répréhensibles identiques à ceux susceptibles d’être accomplis par tout chef d’entreprise individuelle. Ces infractions peuvent avoir été commises dans le cadre d’une société in bonis ou dans celui d’une entreprise en difficulté. A cet égard, un rapprochement peut être opéré entre l’abus de biens sociaux qui relève du premier contexte et la banqueroute par détournement ou dissimulation d’actif qui relève du second contexte, que ce soit en ce qui concerne leur fondement ou leur portée.

    Deen Gibirila, « Covid 19 : les assemblées des sociétés en situation d'urgence sanitaire », La Semaine Juridique. Entreprise et affaires (JCP E), Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°2122, pp. 1995-1995  

    Afin d’assurer la continuité et la sécurité du fonctionnement des personnes morales de droit privé, bon nombre de textes ont été adoptés en application de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19. Il s’agit notamment de l’ordonnance n° 2020-321 du 25 mars 2020 portant adaptation des règles de réunion et de délibération des assemblées plus précisément des assemblées, et des organes collégiaux d’administration, de surveillance et de direction des personnes morales et entités dépourvues de personnalité morale de droit privé. Ce texte permet aux membres de ces différents organes de participer valablement à toute décision collective par quelque procédé de « distanciation » que ce soit, que celui-ci ait été prévu ou non par loi, leurs statuts ou leur règlement intérieur. A ces textes s’ajoute la loi n° 2022-46 du 22 janvier 2022 (art . 13), renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire.

    Deen Gibirila, « Les conditions et modalités de révocation du directeur général d’une société par actions simplifiée (note s/s Cass. com., 9 mars 2022, n° 19-25.795). », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2022, n°181, pp. 27-31  

    Ayant exactement énoncé que les conditions dans lesquelles les dirigeants d'une société par actions simplifiée peuvent être révoqués de leurs fonctions sont, dans le silence de la loi, librement fixées par les statuts, qu'il s'agisse des causes de la révocation ou de ses modalités, une cour d'appel a retenu à bon droit que le directeur général d'une société par actions simplifiée peut être révoqué sans qu'il soit nécessaire de justifier d'un juste motif, dès lors que les statuts ne subordonnent pas la révocation du dirigeant à une telle condition.

    Deen Gibirila, « Les conditions d’adoption et la sanction d’une décision collective excédant les pouvoirs d’un gérant de société civile (note s/s Cass. 3e civ., 5 janvier 2022, n° 20-17.428) », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2022, n°4, pp. 41-44  

    L'article 1852 du Code civil, selon lequel les décisions qui excèdent les pouvoirs reconnus aux gérants sont prises selon les dispositions statutaires ou, en l'absence de telles dispositions, à l'unanimité des associés, ne restreint pas l'unanimité à celle des associés présents ou représentés à une assemblée générale, mais vise la totalité des associés de la société.

    Deen Gibirila, « Retour sur le refus de reconnaissance de la qualité d’associé à l’usufruitier, après l’avis…, note s/s Cass. 3e civ., 16 février 2022, n° 20-15.164 », La Semaine Juridique. Entreprise et affaires (JCP E), Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°15, pp. 26-29  

    L’usufruitier de parts sociales ne peut se voir reconnaître la qualité d'associé, qui n'appartient qu'au nu-propriétaire, mais il doit pouvoir provoquer une délibération des associés sur une question susceptible d'avoir une incidence directe sur son droit de jouissance

    Deen Gibirila, « La faute de gestion dans la responsabilité pour insuffisance d'actif des dirigeants d'entreprises en difficulté », Droit et patrimoine, Lamy, 2022, n°322, pp. 18-26  

    La responsabilité pour insuffisance d'actif des dirigeants d'entreprise en difficulté s’inscrit dans le contexte de la liquidation judiciaire ouverte à l’encontre d’une personne morale, qu’elle ait été prononcée ab initio ou en cours de période d’observation d’une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire, en raison de la cessation des paiements constatée en cours d’exécution de celui-ci, dans les conditions respectives des articles L. 626-27 (sauvegarde) et L. 631-20-1 (redressement judiciaire). Cette action obéit à trois conditions : l’insuffisance d’actif, la faute de gestion et le lien de causalité. S'agissant de la faute de gestion, le juge doit impérativement identifier et éventuellement sanctionner.

    Deen Gibirila, « L’éligibilité à la procédure de surendettement des particuliers (note s/s Cass. 2e civ., 16 déc. 2021, n° 20-18.344 et n° 20-16.485) », La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°78, pp. 375-379  

    1 - La seule qualité d'associé d'un GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun) ne suffit pas à faire relever la personne concernée du régime des procédures collectives et à l'exclure du champ d'application des dispositions relatives au surendettement des particuliers (1re esp. n° 20-18.344). 2 - La seule qualité d'associé d'une SCI ne suffit pas à faire relever la personne concernée du régime des procédures collectives et à l'exclure du champ d'application des dispositions relatives au surendettement des particuliers (2e esp. n° 20-16.485).

    Deen Gibirila, « La date de transmission à l'absorbante du droit d'agir en justice de l'absorbée, en cas de fusion sans création d’une nouvelle société (note s/s Cass. com., 7 juillet 2021, n° 19-11.906) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022  

    Dans le cadre d’une fusion-absorption, l'assemblée générale de la société absorbante, dont le procès-verbal des délibérations a fait, en temps utile, l'objet d'un dépôt au greffe du tribunal de commerce compétent, a opéré de plein droit, transmission universelle du patrimoine de l’absorbée à l’absorbante et, par voie de conséquence, conféré à cette dernière, dès cette date, qualité pour agir en paiement contre la caution d’une créance détenue par la société absorbée.

    Deen Gibirila, « La décision du juge procédant, sans recours possible sauf cas d'excès de pouvoir, à la désignation d'un expert judiciaire (Cass. com., 7 juillet 2021, n° 19-23.699) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022  

    D’une part, il résulte de l’article 1843-4 du Code civil dans sa rédaction issue de l’ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014, que la décision par laquelle le président du tribunal de commerce procède à la désignation d’un expert chargé de déterminer la valeur de droits sociaux est sans recours possible, de sorte que cette disposition s’applique, par sa généralité, au pourvoi en cassation comme à toute autre voie de recours et il n’y est dérogé qu’en cas d’excès de pouvoir. D’autre part, il n’entre pas dans les pouvoirs du président du tribunal, saisi sur le fondement de l’article 1843-4 du Code civil, de trancher la contestation relative à la détermination des statuts applicables.

    Deen Gibirila, « Le refus de voter la vente du seul bien d'une SCI en difficulté non constitutif d'un abus de minorité (note s/s Cass. com., 9 juin 2021, n° 19-17.161) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022  

    Le refus d'un minoritaire de voter la vente du seul bien immobilier d'une SCI n'ayant plus la trésorerie nécessaire pour faire face à ses charges ne suffit pas à caractériser un abus de minorité. Il faut encore établir que ce refus avait pour unique objet de favoriser les propres intérêts du minoritaire au détriment des autres associés

    Deen Gibirila, « L’abandon d'une répartition égalitaire des bénéfices constitutif d'un abus de majorité (note s/s Cass. 1re civ., 19 mai 2021, n° 18-18.896) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022  

    Les associés majoritaires d'une SCP commettent un abus de majorité en décidant l'abandon de la répartition égalitaire des bénéfices afin de favoriser leur intérêt financier au détriment de l'associé minoritaire qu'ils entendent évincer

    Deen Gibirila, « Le remboursement du compte courant d’un ancien associé, note s/s Cass. com., 27 mai 2021, n° 19-18.983 », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022  

    Le compte courant d’associé dont le solde est créditeur s’analyse en un contrat de prêt consenti à la société. À défaut de terme spécifié, ce prêt est à durée indéterminée et remboursable à tout moment. Les qualités d’associé et de prêteur du titulaire du compte sont indépendantes : sauf clause contraire, la cession de ses titres par l’associé n’emporte pas celle du compte, ni sa clôture, le cédant demeurant créancier ; le délai de prescription court à compter de la demande de remboursement

    Deen Gibirila, « Le droit de l’associé retrayant d’une société civile d’agir en annulation des assemblées générales (note s/s Cass. com., 7 juillet 2021, n° 19-20.673) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2022  

    Tant qu'il n'a pas obtenu le remboursement intégral de la valeur de ses droits sociaux, l'associé retrayant d’une société civile conserve un intérêt à agir en annulation des assemblées générales, non pas en sa qualité d'associé, qu'il a perdue, mais en celle de propriétaire de ces droits sociaux et de créancier de la société, ainsi que pour la sauvegarde des droits patrimoniaux qu'il a conservés, tenant aussi bien au capital apporté et à la valeur de ses parts qu'à la rémunération de son apport.

    Deen Gibirila, « La libre révocabilité du directeur général délégué et ses enjeux (note s/s Cass. com. 17 mars 2021, n° 19-10.350) », Droit & patrimoine, Lamy, 2022, n°320, pp. 13-17  

    Le principe de la libre révocabilité des mandataires sociaux s'oppose à toute stipulation ayant pour objet ou pour effet d'entraver ou de restreindre l'exercice du droit de révocation, sans préjudice de la nécessité que leur révocation repose sur un juste motif. En conséquence, un pacte d’actionnaires prévoyant que le conseil d'administration (de quatre membres) devait être composé de façon paritaire entre les deux groupes d'actionnaires n’empêche pas que la révocation du directeur général puisse être régulièrement votée par deux personnes contre une.

    Deen Gibirila, « La poursuite d'un associé en paiement d'une dette sociale après vaine poursuite de la société suppose que celle-ci soit dotée de la personnalité morale », Revue des Sociétés , Dalloz , 2022, n°01, p. 24  

    Deen Gibirila, « Faillite personnelle : caractérisation de la faute et motivation de la sanction (Notes s/s Cass. com., 20 oct. 2021, n° 20-15.736 et 20-10.557 », Revue Lamy Droit des affaires, Wolters Kluwer, 2022, n°177, pp. 14-18  

    Le remboursement d'une avance en compte courant constitue le paiement d'une dette de la société, sans pouvoir être qualifié de détournement d'actif pouvant donner lieu au prononcé d'une faillite personnelle (n° 20-15.736, 1re espèce). Le tribunal qui prononce une mesure de faillite personnelle doit motiver sa décision, tant sur le principe que sur le quantum de la sanction, au regard de la gravité des fautes et de la situation personnelle de l'intéressé (n° 20-10.557, 2e espèce)

    Deen Gibirila, « La responsabilité pour insuffisance d’actif du directeur général délégué et les conditions de sa condamnation, note s/s Cass. com., 5 mai 2021, n° 19-23.575. », Droit et patrimoine, , 2022, n°320, pp. 17-20  

    D'une part, il résulte des articles L. 225-53 et L. 225-56, II, du Code de commerce que le directeur général délégué d'une société anonyme, qui est chargé d'assister le directeur général et dispose de pouvoirs dont l'étendue est déterminée par le conseil d'administration, a la qualité de dirigeant de droit au sens de l'article L. 651-2 du même code, de sorte qu'il engage sa responsabilité pour les fautes de gestion commises dans l'exercice des pouvoirs qui lui ont été délégués. D'autre part, la condamnation d'un dirigeant pour insuffisance d'actif est subordonnée à l'existence d'une insuffisance d'actif certaine, laquelle détermine le montant maximal de la condamnation susceptible d'être prononcée, de sorte que le juge doit préciser, au jour où il statue, le montant de l'insuffisance d'actif constatée dans la procédure collective de la société.

    Deen Gibirila, « La poursuite d'un associé en paiement d'une dette sociale après vaine poursuite de la société suppose que celle-ci soit dotée de la personnalité morale (Note s/s Cass. com., 3 mars 2021, n° 19-10.089) », Revue des Sociétés , Dalloz , 2022, n°1, pp. 24-28  

    Faute d'être immatriculée, ce dont il résultait qu'elle était dépourvue de personnalité morale, de sorte que les dispositions de l'article 1858 du code civil étaient inapplicables, la cour d'appel, qui a relevé ce moyen d'office sans inviter, au préalable, les parties à s'en expliquer, a porté atteinte aux articles 1858 du code civil et 16 du code de procédure civile.

    Deen Gibirila, « La loi n° 2021-874, du 1er juillet 2021 en faveur de l’engagement associatif (art. 1er), dans Actualité législative et jurisprudentielle », Droit & Patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2022, n°320, pp. 12-13  

    Cette loi entrée en vigueur le 3 juillet 2021 améliore notablement dans son article premier la situation des dirigeants des associations confrontées à une procédure collective, plus précisément à une procédure de liquidation judiciaire, en ce qu’elle amoindrit leur risque d’exposition à l’action en responsabilité pour insuffisance d’actif. D’une part, elle soustrait le dirigeant à l’exercice de cette action en cas de simple négligence de la gestion de son association (I.). D’autre part, elle impose au tribunal d’apprécier l’existence d’une faute de gestion d’un dirigeant d’association régie par la loi du 1er juillet 1901 et non assujettie à l’impôt sur les sociétés, au regard de sa qualité de bénévole (II.).

    Deen Gibirila, « L'associé exclu : l'exclusion statutaire d'un associé d'une SAS dans Figures libre de l'associé », Droit et Patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2021, n°318, pp. 39-46  

    Bien que tout associé ait le droit de rester dans la société et ne puisse être exclu, ni être contraint de céder ses parts ou actions, certaines dispositions légales écartent expressément ce droit dans les sociétés par actions, quand elles prévoient la possibilité de faire mettre en vente les titres des actionnaires ayant manqué à leurs obligations : notamment le défaut de libération des actions, le défaut de conversion de titres au porteur en titres nominatifs de capital etc., le défaut de présentation des titres à l’échange en cas de fusion, de réduction de capital… . Pour autant, parmi les sociétés commerciales, la société par actions simplifiée constitue le cadre privilégié de l’exclusion d’un associé . En la matière le législateur confère aux associés une grande liberté pour fixer dans leurs statuts, les causes et les modalités de l’exclusion, ce qui fait qu’un associé peut être obligé dans certaines conditions de céder ses actions et de quitter la société . Si les statuts subordonnent l’exclusion à une décision collective, ils ne peuvent cependant pas priver l’associé dont l’éviction est envisagée de la faculté de voter sur la proposition. Cela tient au fait que tout associé a le droit de participer aux décisions collectives et de voter, les statuts ne pouvant déroger à cette règle que dans des cas édictés par la loi.

    Deen Gibirila, « La liberté d'association », Defrénois. La revue du notariat, Lextenso, 2021, n°42, p. 33  

    Dossier sur "Les 120 ans de la loi de 1901 relative aux associations" sous la direction de Marie Rakotovahiny « La liberté d’association » implique la possibilité pour un tel groupement de se constituer librement, sans aucun agrément ou autorisation. Ce principe posé par l’article 2 de la loi du 1er juillet 1901 constitue une des libertés publiques garanties par la Constitution. Elle intéresse aussi bien l’association elle-même que ses adhérents. Le principe de liberté qui participe à la constitution d’une société se rencontre au niveau de son organisation et de son fonctionnement. Cette loi laisse aux fondateurs et aux organes de l’association le soin de déterminer à leur gré dans les statuts les modalités d’administration, de gestion et de représentation du groupement vis-à-vis des tiers.

    Deen Gibirila, « La nullité d’une décision excluant abusivement un associé (Note s/s Cass. 1re civ., 3 février 2021, n° 16-19.691) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021  

    La décision prise abusivement par une assemblée générale d'exclure un avocat associé affecte par elle-même la régularité des délibérations de cette assemblée et en justifie l'annulation.

    Deen Gibirila, « La responsabilité à l’égard des tiers des fondateurs d’une SAS en cas de surévaluation d’un apport en nature : application dans le temps de la loi Sapin II (Note s/s Cass. com., 12 mai 2021, n° 20-12.670) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021  

    La règle introduite à l’article L. 227-1, alinéa 7, du Code de commerce par la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 selon laquelle lorsqu'il n'y a pas eu de commissaire aux apports ou lorsque la valeur retenue est différente de celle proposée par le commissaire aux apports, les associés de SAS sont solidairement responsables pendant cinq ans, à l'égard des tiers, de la valeur attribuée aux apports en nature lors de la constitution de la société, n'est applicable que lorsque les statuts de la société ont été signés à compter du 11 décembre 2016, date d'entrée en vigueur de cette loi.

    Deen Gibirila, « La formation d’une tierce opposition au jugement concernant la société par l’associé justifiant d’un moyen qui lui est propre (Note s/s Cass. com., 31 mars 2021, n° 19-14.839) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021  

    Si l’associé est en principe représenté dans les litiges opposant la société à des tiers, par le représentant légal de la société il est néanmoins recevable à former tierce opposition contre un jugement auquel celle-ci a été partie s’il invoque une fraude à ses droits ou un moyen qui lui est propre. Constitue ce moyen l’atteinte portée à sa qualité d’associé et à son droit préférentiel de souscription.

    Deen Gibirila, « La transmission à la société absorbée du bénéfice d’un jugement rendu en cas de fusion de sociétés (Note s/s Cass. 3e civ., 4 mars 2021, n° 20-14.234) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021  

    La société absorbante, en sa qualité d'ayant-cause universel de la société absorbée, acquiert de plein droit, à la date d'effet de la fusion, la qualité de partie aux instances antérieurement engagées par la société absorbée.

    Deen Gibirila, « La nullité de la promesse de société en l’absence d’affectio societatis (Note s/s Cass. com., 3 mars 2021, n° 19-10.693) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021  

    Après avoir rappelé que l’affectio societatis se définit comme une volonté non équivoque de tous les associés de collaborer ensemble et sur un pied d’égalité à la poursuite de l’œuvre commune, la Cour de cassation a jugé l’argument du gérant fondé car les parties ne s’étaient pas entendues sur l’objet des sociétés qu’elles envisageaient de constituer, objet que les biens à acquérir devaient servir à réaliser

    Deen Gibirila, « La responsabilité du commissaire aux comptes pour manquement à son obligation légale de vérification de la sincérité de la rémunération du dirigeant social (Note s/s Cass. com., 31 mars 2021, n° 19-12.045) », Actu-Juridique.fr, Lextenso, 2021  

    A manqué à son obligation légale de vérification de la sincérité de la rémunération du dirigeant social de la société dont il contrôle les comptes et commis une négligence fautive engageant sa responsabilité à l’égard de cette dernière, le commissaire aux comptes qui, d'un côté, n'a pas interpelé les organes compétents de la société et n’a formulé aucune observation ou réserve lors de la certification des comptes et, de l'autre, pour l'exercice suivant, n’a pas suffisamment veillé à s'assurer de la sincérité de l'information relative à la rémunération du dirigeant social et est resté inerte dans l'attente de devoir procéder au seul contrôle sur place des pièces comptables, une fois l'exercice achevé.

    Deen Gibirila, « La responsabilité pour insuffisance d'actif d'un dirigeant bénévole d'une société en liquidation judiciaire », Revue des Sociétés , Dalloz , 2021, n°09, p. 536  

    Deen Gibirila, « La responsabilité pour insuffisance d'actif d'un dirigeant bénévole d'une société en liquidation judiciaire (Note s/s Cass. com., 9 déc. 2020, n° 18-24.730) », Journal des sociétés, Dalloz, 2021, n°9, p. 536  

    L'article 1992, alinéa 2, du code civil, selon lequel la responsabilité générale du mandataire est appliquée moins rigoureusement à celui dont le mandat est gratuit, ne concerne pas la situation du dirigeant d'une personne morale en liquidation judiciaire poursuivi en paiement de l'insuffisance d'actif de celle-ci sur le fondement de l'article L. 651-2 du code de commerce, la responsabilité de ce dirigeant s'appréciant, sur le fondement de ce texte spécial, de la même manière, qu'il soit rémunéré ou non

    Deen Gibirila, « L'absence de société créée de fait entre concubins, faute d'intention de s'associer (note s/s Cass. 1re civ., 12 mai 2021) », La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2021, n°29  

    L'existence d'une société créée de fait entre concubins, qui exige la réunion des éléments caractérisant tout contrat de société, nécessite l'existence d'apports, l'intention de collaborer sur un pied d'égalité à la réalisation d'un projet commun et l'intention de participer aux bénéfices ou aux économies ainsi qu'aux pertes éventuelles pouvant en résulter. L'intention de s'associer en vue d'une entreprise commune ne peut se déduire de la participation financière à la réalisation d'un projet immobilier et est distincte de la mise en commun d'intérêts inhérents au concubinage

    Deen Gibirila, « Le défaut d'immatriculation de la société coopérative agricole et ses conséquences (à propos de civ. 1ère, 6 janv. 2021, N°19-11.949 et N° 19-18.948) », Droit et patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2021, n°315, pp. 10-15  

    Les sociétés coopératives agricoles ne disposent de la personnalité juridique que si elles sont immatriculées, y compris celles constituées avant le 1er juillet 1978. Ensuite, s'il se déduit de l'article 25 de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947, portant statut de la coopération, qu'est en principe interdit l'abandon de la qualité de coopérative agricole par voie de modification statutaire, celle-ci n'exclut pas, en revanche, la perte de cette qualité à la suite d'une disparition de la personnalité morale. Par ailleurs, le défaut d'agrément d'un associé par le conseil d'administration d'une société coopérative agricole ne peut être invoqué que par la société ou ses associés. Enfin, une société coopérative agricole, ayant perdu la personnalité morale faute de s'être immatriculée avant le 1er novembre 2002 et étant ainsi devenue une société en participation à cette date, ne peut être liquidée selon les règles propres aux sociétés coopératives agricoles, peu important l'expiration du temps pour lequel elle a été constituée

    Deen Gibirila, « Les enjeux du non-renouvellement du mandat du président d’une SAS parvenu à expiration (Note s/s Cass. com., 17 mars 2021, n° 19-14.525) », La Semaine juridique. Entreprise et affaires, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2021, n°23, pp. 31-36  

    Lorsque le président d'une société par actions simplifiée a été nommé pour une durée déterminée, la survenance du terme entraîne, à défaut de renouvellement exprès, la cessation de plein droit de ce mandat et le président qui, malgré l'arrivée du terme, continue de diriger la société ne peut donc pas se prévaloir d'une reconduction tacite de ses fonctions et devient alors un dirigeant de fait qui, à l'égard de la société, ne peut revendiquer les garanties dont bénéficie le seul dirigeant de droit.

    Deen Gibirila, « Le transfert à la société absorbante de la responsabilité pénale de la société absorbée au titre des infractions commises par cette dernière (note s/s Cass. crim., 25 novembre 2020, n° 18-86.955) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°107, pp. 22-26  

    Il se déduit de l'article 121-1 du code pénal, interprété à la lumière de la directive n° 78/855/CEE du Conseil du 9 octobre 1978 relative à la fusion des sociétés anonymes, codifiée en dernier lieu par la directive (UE) n° 2017/1132 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2017 et de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, qu'en cas de fusion-absorption d'une société par une autre société entrant dans le champ de la directive précitée, la société absorbante peut être condamnée pénalement à une peine d'amende ou de confiscation pour des faits constitutifs d'une infraction commise par la société absorbée avant l'opération.

    Deen Gibirila, « Les conditions d’annulation d’une délibération octroyant une rémunération exceptionnelle au dirigeant (note s/s Cass. com., 13 janvier 2021, n° 18-21.860) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°107, pp. 26-28  

    Une délibération de l'assemblée générale des associés d'une société octroyant une rémunération exceptionnelle à son dirigeant ne peut être annulée qu'en cas de violation des dispositions impératives du livre II dudit Code de commerce ou de violation des lois qui régissent les contrats, et non au seul motif de sa contrariété à l'intérêt social, sauf fraude ou abus de droit commis par un ou plusieurs associés pour favoriser ses ou leurs intérêts au détriment de ceux d'un ou plusieurs autres associés

    Deen Gibirila, « La sanction du non-respect des règles statutaires répartissant le droit de vote entre le nu-propriétaire et l’usufruitier (note s/s Cass. com., 13 janvier 2021, n° 19-13.399) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°107, pp. 28-31  

    L'article 1844 du Code civil permettant de déroger à la répartition des droits de vote qu'il prévoit entre l'usufruitier et le nu-propriétaire, et les statuts d’un GFA stipulant que l'usufruitier et le nu-propriétaire doivent se faire représenter par l'un d'entre eux et que, s'ils n'en ont pas convenu et signifié leur choix au groupement, toutes les communications seront faites à l'usufruitier concernant les décisions collectives ordinaires, prises ou à prendre, et au nu-propriétaire pour les décisions collectives extraordinaires, il s'en déduit que le critère adopté par les statuts quant à l'exercice du droit de vote n'est pas celui de l'article 1844 du Code civil puisqu'il est fondé sur une distinction entre décisions collectives ordinaires, du ressort de l'usufruitier, et les décisions collectives extraordinaires, du ressort du nu-propriétaire

    Deen Gibirila, « La simple négligence exclusive de la responsabilité pour insuffisance d’actif des dirigeants d’entreprises en liquidation judiciaire (note s/s Cass. com., 3 février 2021, n° 19-20.004) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°107, pp. 31-33  

    L'article L. 651-2 du Code de commerce, qui permet, lorsque la liquidation judiciaire d'une personne morale fait apparaître une insuffisance d'actif, à un tribunal, en cas de faute de gestion ayant contribué à cette insuffisance d'actif, de décider que le montant en sera supporté, en tout ou en partie, par tous les dirigeants de droit ou de fait, ou par certains d'entre eux, ayant contribué à la faute de gestion, écarte cette faculté en cas de simple négligence du dirigeant dans la gestion de la société, sans réduire l'existence d'une simple négligence à l'hypothèse dans laquelle le dirigeant a pu ignorer les circonstances ou la situation ayant entouré sa commission ; Dès lors, l'omission de la déclaration de la cessation des paiements dans le délai légal ne saurait constituer une simple négligence du dirigeant qu'à la condition que celui-ci ait pu ignorer cet état.

    Deen Gibirila, « La portée de la mention bon pour aval inscrite sur un billet à ordre : un vieux problème encore d’actualité (Note s/s Cass. com., 17 févr. 2021, n° 19-15.246) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°97, pp. 23-26  

    L’aval résulte de la signature manuscrite de l’avaliste, et la mention « bon pour aval » doit être dénuée de toute ambiguïté.

    Deen Gibirila, « L’organe d’une association habilité à procéder au licenciement d’un salarié (note s/s Cass. soc., 9 septembre 2020, n° 18-18.810) », Les Petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2021, n°84, pp. 8-10  

    En l'absence de précision sur le pouvoir de licencier, celui-ci revient au conseil d'administration compétent pour effectuer les embauches aux termes des statuts de l'association. Il en est ainsi même si, lors de l'embauche du salarié en cause, la compétence du conseil d'administration n'a pas été respectée

    Deen Gibirila, « Le régime social du gérant majoritaire d'une SARL nommée présidente d'une SAS (note s/s Cass. 2e civ, 24 septembre. 2020, n° 19-10.361) », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2021, n°84, pp. 12-13  

    Le gérant majoritaire d'une SARL nommée présidente d'une SAS ne peut être affilié au régime général de la sécurité sociale en qualité de dirigeant de cette dernière que s'il y a exercé une direction de fait dûment caractérisée.

    Deen Gibirila, « Les poursuites vaines et préalables d’un créancier contre un GAEC en cours de liquidation (Note s/s Cass. com., 30 septembre 2020, nos 18-26.044 et 18-26.113) », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2021, n°84, pp. 14-16  

    Le créancier d’un Gaec dissous par l’arrivée de son terme ne peut pas poursuivre un associé en paiement de la dette sociale, sans avoir au préalable agi contre le Gaec car la personnalité de celui-ci subsiste pour les besoins de sa liquidation.

    Deen Gibirila, « L’exclusion d’un associé de SAS absent aux assemblées générales annuelles, mais jugée ni contraire aux statuts, ni constitutive d’un abus de majorité (note s/s Cass. com., 14 octobre 2020, n° 18-19.181) », Les petites affiches, Journaux judiciaires associés, 2021, n°84, pp. 19-23  

    Est valablement exclu d'une SAS un associé qui a été absent à quatre assemblées générales annuelles successives, dès lors que les statuts mentionnent « une absence répétée aux assemblées générales » parmi les motifs d'exclusion. La décision ne constitue pas un abus de majorité, car l’associé n’a aucun intérêt à exercer le droit de préemption dont l’exclusion l’a privé.

    Deen Gibirila, « La révocation d’un gérant de SARL sans inscription à l’ordre du jour de l’assemblée (note s/s Cass. com., 14 octobre 2020, n° 18-12.183) », Petites affiches, Lextenso , 2021, n°84, pp. 16-19  

    La révocation d’un gérant de SARL n’est pas brutale, peu important que celle-ci n'ait pas été inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée générale, dès lors que les questions inscrites à l'ordre du jour de l'assemblée générale étaient susceptibles de déboucher sur celle de la révocation du gérant et que ce dernier avait été à même de présenter ses observations sur les fautes qui lui étaient reprochées à cet égard préalablement à sa révocation.

    Deen Gibirila, « L’absence de pouvoir du juge des référés pour annuler les délibérations d’une assemblée générale (Cass. com., 13 janvier 2021, n° 18-25.713 et n° 18-25.730) », La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2021, n°13, pp. 619-621  

    L'annulation des délibérations de l'assemblée générale d'une société, qui n'est ni une mesure conservatoire, ni une mesure de remise en état, n'entre pas dans les pouvoirs du juge des référés, qui peut seulement en suspendre les effets.

    Deen Gibirila, « Le juge territorialement compétent en matière d'instruction in fututum (note s/s Cass. 2e civ., 2 juillet 2020, n° 19-21.012) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 11-12  

    Le juge territorialement compétent pour statuer sur une requête fondée sur l'article 145 du Code de procédure civile est le président du tribunal susceptible de connaître de l'instance au fond ou celui du tribunal dans le ressort duquel les mesures d'instruction in futurum sollicitées doivent, même partiellement, être exécutées.

    Deen Gibirila, « La nullité des actes accomplis par une société en formation et insusceptibles d’être repris après immatriculation de celle-ci (note s/s Cass. com., 7 juillet 2020, no 18-13.652) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 12-14  

    Dès lors que la société n’a pas de personnalité juridique au moment de la réalisation des opérations litigieuses, ces actes, contrairement à ceux qui auraient été accomplis en son nom et pour son compte, sont nuls et, par conséquent, insusceptibles d’être repris par la société après son immatriculation.

    Deen Gibirila, « Le pouvoir d’un associé coïndivisaire de demander l’ajournement d’une assemblée générale (note s/s Cass. com., 7 juillet 2020 n° 18-19.330) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 15-16  

    Il résulte de la combinaison des articles 1844, alinéa 1er, et 815-2 du Code civil que le propriétaire indivis de droits sociaux qui a la qualité d'associé, peut prendre les mesures nécessaires à la conservation des actions indivises et, à ce titre, agir en justice aux fins d'ajournement d'une assemblée générale extraordinaire ayant pour ordre du jour l'émission de titres donnant accès au capital de la société émettrice.

    Deen Gibirila, « Le licenciement d’un salarié d'association en vertu d'une délégation de pouvoir donnée après l'entretien préalable (note s/s Cass. soc., 8 juillet 2020, n° 19-15.213) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 16-19  

    Dans le silence des statuts d'une association, le licenciement d'un salarié notifié par le titulaire d'une délégation du pouvoir de licencier consentie après l'entretien préalable est valable. Il en est ainsi même si la lettre de convocation à cet entretien a été signée, sur ordre du président, par un directeur général non investi du pouvoir de licencier.

    Deen Gibirila, « L’intérêt de l’associé d’une société à saisir le juge commis à la surveillance du RCS (note s/s Cass. com., 9 septembre 2020, n° 19-15.422) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 20-23  

    L’associé d’une société assujettie à l'obligation d'immatriculation a un intérêt à saisir le juge commis à la surveillance du registre du commerce et des sociétés pour faire procéder à la rectification de déclarations inexactes de l'assujettie, mentionnées au registre.

    Deen Gibirila, « Le défaut de qualité de l’héritier non associé pour percevoir les dividendes attachés aux parts d’une société civile (note s/sCass. 1re civ., 2 septembre 2020, n° 19-14.604) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°24, pp. 19-20  

    S'il n'est pas associé, l'héritier n'a pas qualité pour percevoir les dividendes attachés aux parts d’une société civile, fût-ce avant la délivrance du legs de ces parts à un légataire.

    Deen Gibirila, « Le devoir de loyauté des dirigeants de sociétés », Droit et Patrimoine, Lamy - Wolters Kluwer France - INFO6TM , 2021, n°310, pp. 12-22 

    Deen Gibirila, « La succession d’une expertise in futurum à une expertise de gestion (note s/s Cass. com., 24 juin 2020, n° 18-17.104, F-D) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°6, pp. 17-20  

    Si l’expertise de gestion (ou de minorité), n’a pas répondu à toutes les questions posées par le demandeur, celui-ci peut utilement solliciter l’expertise « in futurum », en vue d’une éventuelle action en responsabilité.

    Deen Gibirila, « La compétence du tribunal de commerce pour les élections relatives aux administrateurs représentant les salariés actionnaires (note s/s Cass. com., 18 mars 2020, n° 17-24.039, FS P+B) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°6, pp. 10-13  

    Les contestations portant sur la désignation, par les salariés actionnaires, d'un candidat à l'élection d'un administrateur par l'assemblée générale des actionnaires, régie par l'article L. 225-23 du Code de commerce relèvent de la compétence du tribunal de commerce.

    Deen Gibirila, « Pas de rémunération ni de prise en charge des cotisations du gérant de SARL sans une décision collective ou un accord des associés (Note s/s CA Paris, 2 juin 2020, no 18/23074) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°6, pp. 13-15  

    En l’absence de décision collective ou d’accord des associés en ce sens, une SARL n’a pas à prendre en charge les cotisations sociales d’un gérant ou à lui verser une rémunération.

    Deen Gibirila, « La réservation de la qualité d’associé d’une SEL aux seuls professionnels exerçant en son sein (Cass. com., 24 juin 2020, n° 18-17.338, F-D) », Petites affiches, Lextenso , 2021, n°6, pp. 20-22  

    La loi du 31 décembre 1990 sur les sociétés d’exercice libéral n’interdit pas aux statuts d’une telle société de subordonner la qualité d’associé à l’exercice de la profession en son sein.

    Deen Gibirila, « La révocation judiciaire du gérant d’une SCI au comportement nuisible à l’intérêt social (note s/s CA Orléans, 12 mars 2020, no 19/00678) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°6, pp. 8-10  

    Est justifiée la révocation d’un gérant de SCI qui n’a pas établi et fait approuver les comptes de la société pendant plusieurs exercices, n’a pas cherché à recouvrer des loyers dus à la société ni défendu celle-ci dans une procédure de saisie de son unique immeuble.

    Deen Gibirila, « Les conditions de reprise après son immatriculation d’un contrat conclu par une société en formation (Cass. com. 10 juin 2020, n° 18-16.441, F-D) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2021, n°6, pp. 15-17  

    Un contrat ne peut pas être conclu par une société qui n’est pas encore immatriculée. Il ne peut être repris par la société après son immatriculation que si le contrat mentionne, ou s’il est allégué ultérieurement, que les fondateurs ont agi pour le compte de la société.

    Deen Gibirila, « Brèves remarques sur la responsabilité civile des dirigeants sociaux », Lexbase hebdo : édition affaires, Lexbase, 2020, n°658  

    La responsabilité civile des dirigeants sociaux mise en cause pour réparer un préjudice causé par eux varie selon qu’ils sont titulaires du pouvoir de direction ou se trouvent investis de la faculté de représentation de la société. Elle varie également, selon qu’elle émane d’une action sociale exercée ut singuli ou d’une action sociale exercée ut universi. Si, de prime abord, cette responsabilité vise les dirigeants de droit, le rapport élaboré en avril 2019 par un groupe de travail et relatif à « La réforme du droit français de la responsabilité civile et les relations économiques » envisage notamment d’étendre cette responsabilité aux dirigeants de fait, à l’instar de l’action en responsabilité pour insuffisance d’actif, de la faillite personnelle et des autres mesures d’interdiction ou de la banqueroute et des autres infractions pénales.

    Deen Gibirila, « Interdiction de gérer et responsabilité pour insuffisance d’actif en cas de déclaration tardive de la cessation des paiements (note s/s Cass. com., 17 juin 2020, n° 19-10341) », Petites affiches, Lextenso , 2020, n°225, p. 13  

    D’une part, les dispositions de l’article L. 653-8, alinéa 3, du Code de commerce dans sa rédaction issue de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 sont applicables aux procédures collectives en cours. D’autre part, l’insuffisance des apports consentis à une société lors de sa constitution, qui est imputable aux associés, ne constitue pas en soi une faute de gestion dont les dirigeants auraient à répondre.

    Deen Gibirila, « Les pouvoirs du gérant de SCI pour exercer une action en justice (Note s/s Cass. crim., 18 mars 2020, n° 19-82.646) », Les Petites Affiches, Les petites affiches, 2020, n°220, pp. 10-12  

    Le gérant d’une société civile immobilière est présumé avoir la capacité d’agir en justice au nom de la société, à défaut de dispositions des statuts sur le mode d’administration.

    Deen Gibirila, « Les conditions de retrait d’un associé d’une société coopérative agricole (Note s/s Cass. 1re civ., 25 mars 2020, n° 18-17.721). », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2020, n°220, pp. 17-18  

    Faute d'avoir notifié son retrait conformément aux dispositions statutaires, l’associé coopérateur d’une société coopérative agricole ne perd pas sa qualité d’associé, peu important qu'il ait cessé tout apport.

    Deen Gibirila, « L’inopposabilité d'une clause générale d'agrément au conjoint revendiquant la qualité d'associé (Note s/s CA Paris, 18 février 2020, n° 17/08258) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2020, n°220, pp. 8-10  

    L’époux commun en biens qui revendique la qualité d'associé à raison de la moitié des parts sociales acquises par son conjoint sur des fonds communs, ne peut se voir refuser cette qualité qu'en application d'une clause d'agrément prévue spécifiquement pour ce cas.

    Deen Gibirila, « Le mandat apparent d’un associé (Note s/s Cass. 3e civ., 19 mars 2020, n° 19-11.771) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2020, n°220, pp. 14-17  

    En application de la théorie du mandat apparent, une société peut être engagée par un acte conclu par un associé, dès lors qu'il entretenait une relation d'affaires avec le tiers contractant et que ce dernier a pu légitimement croire que l'associé disposait du pouvoir d'engager la société. Le fait que les actes aient été authentifiés par un notaire est en outre de nature à conforter le tiers contractant dans sa croyance

    Deen Gibirila, « Les enjeux de la dissolution anticipée d'une EURL pour des motifs économiques (Note s/s Cass. com., 29 janvier 2020, n° 18-17.131) », Petites affiches, Lextenso , 2020, n°220, pp. 6-8  

    La dissolution anticipée d'une EURL pour des motifs économiques n'entraîne pas la révocation de son gérant.

    Deen Gibirila, « La responsabilité personnelle du président d'une SAS pour une infraction douanière (Note s/s Cass. com., 18 mars 2020, no 17-10.898). », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2020, n°220, pp. 12-14  

    Le président d’une SAS commissionnaire en douane est responsable à titre personnel d’une dette douanière, dès lors que la décision de soustraction à la surveillance douanière relève de son pouvoir de direction et d’administration et que la preuve d’une délégation de pouvoir n’est pas rapportée.

    Deen Gibirila, « Le délit de banqueroute par détournement d’actif pour l’octroi d’une rémunération excessive après la cessation des paiements (Note s/s Cass. crim., 18 mars 2020, n° 18-86.492, P+B+I) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2020, n°161  

    Est coupable du délit de banqueroute par détournement d'actif, la directrice générale d'une association, qui avait la direction effective de l'association et qui connaissait ses graves difficultés financières, s'est sciemment appropriée une partie de l'actif de celle-ci, peu important l'accord du conseil d'administration, en continuant à se faire octroyer, après la cessation des paiements, une rémunération excessive.

    Deen Gibirila, « Le refus de qualité de commerçant à l’associé d’une EURL qui n’accomplit pas d’actes de commerce de manière indépendante et habituelle (note s/s Cass. com., 29 janvier 2020, n° 19-12.584, F-P+B) », Revue de jurisprudence de droit des affaires, Éditions Francis Lefebvre , 2020, pp. 5-8  

    N'a pas la qualité de commerçant l'associé ayant accompli des actes de commerce en sa qualité de mandataire social, mais non de manière indépendante et habituelle de sorte à en constituer sa profession. Il ne peut donc se voir opposer une clause attributive de compétence territoriale.

    Deen Gibirila, « La responsabilité pour insuffisance d'actif encourue par une société dirigeante d'une société anonyme et par son représentant permanent (note s/s Cass. com., 8 janv. 2020, n° 18-15.027, P+B) », La Semaine Juridique. Entreprise et affaires (JCP E), Editions du Juris-classeur, 2020, n°23, pp. 28-33  

    La faute de gestion susceptible d'engager la responsabilité pour insuffisance d'actif d'un dirigeant peut être indifféremment caractérisée à son égard ou à l'égard de son représentant permanent.

    Deen Gibirila, « Validité des stipulations contractuelles relatives au retrait d’un associé d’une SCP d’avocats (note s/s Cass. 1re civ., 8 janvier 2020) », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2020, n°6, pp. 391-394  

    Si en application des articles 1869 du Code civil et 18 de la loi n° 66-879 du 29 novembre 1966, relative aux sociétés civiles professionnelles, l'associé retrayant d'une SCP conserve ses droits patrimoniaux tant qu'il n'a pas obtenu le remboursement intégral de ses parts sociales, les associés ont toutefois la liberté de conclure des conventions dérogeant à cette règle pour déterminer leurs relations financières lors du retrait de l'un d'entre eux. Les dispositions de l'article 1843-4 du Code civil, dans sa rédaction issue de l'ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014, qui imposent désormais à l'expert désigné pour déterminer la valeur des droits sociaux d'un associé d'appliquer, lorsqu'elles existent, les règles et modalités de détermination de la valeur prévues par les statuts de la société et par toute convention liant les parties, s'appliquent à la date de la désignation de l'expert.

    Deen Gibirila, « Les modalités de report de la date de cessation des paiements d’une société mise en liquidation judiciaire par conversion du redressement judiciaire (note s/s Cass. com., 27 nov. 2019, n° 18-18.194) », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2020, n°156, pp. 52-55  

    À la suite de la conversion d’un redressement judiciaire en liquidation judiciaire d’une société en difficulté, le délai d'un an fixé par l'article L. 631-8 du code de commerce pour l’assigner en report de la date de cessation des paiements court à compter du jugement d’ouverture du redressement et non du jugement de conversion de cette procédure.

    Deen Gibirila, « Les conditions de la responsabilité pour insuffisance d'actif du dirigeant d'une entreprise en difficulté (note s/s Cass. com., 17 juin 2020, n° 18-11.737) », Petites affiches, Gazette du Palais, La Loi, Le Quotidien juridique , Petites affiches , 2020, n°177178, p. 20  

    La faute du dirigeant de la débitrice, poursuivi en paiement de l’insuffisance d’actif pour ne pas avoir déclaré la cessation des paiements dans les délais, ne peut pas exister avant l’expiration du délai de 45 jours, courant à compter de la date de cessation des paiements fixée par le jugement d’ouverture, dont le dirigeant dispose pour procéder à la déclaration de cessation des paiements, de sorte que cette faute, fût-elle établie, ne peut avoir contribué à la naissance d’un passif constitué avant l’expiration du délai de 45 jours précité.

    Deen Gibirila, « Le père noël est-il au-dessus des lois ? », Journal Spécial des Sociétés, SPPS Société de publications et de publicité pour les sociétés, 2019, n°92, pp. 16-17  

    A l'approche des fêtes de fin d'année, les juristes ne peuvent s'empêcher de s'interroger quant à l'encadrement juridique du travail du Père Noël et de ses lutins. Déformation professionnelle sans doute, le professeur émérite de l'Université Toulouse 1 Capitole, Deen Gibirila, a accepté de répondre à nos questions, pour le plus grand plaisir des curieux qui se demandent encore si Noël et Droit sont compatibles.

    Deen Gibirila, « La révocation judiciaire pour cause légitime du gérant d’une société civile immobilière (note s/s Cass. 3e civ., 27 juin 2019, n° 18-16.861, F-D). », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°179, pp. 47-48  

    Est judiciairement révoqué pour cause légitime le gérant d’une société civile immobilière qui conclut un bail portant sur des locaux détenus par la société à des conditions particulièrement désavantageuses pour elle et au bénéfice d’une seconde société dont il est associé.

    Deen Gibirila, « Le droit pour des copropriétaires de parts indivises à obtenir communication de documents (note s/s Cass. 3e civ., 27 juin 2019, n° 18-17.662, F-P+B+I) », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°179, pp. 48-49  

    La représentation des indivisaires par un mandataire ne prive pas les copropriétaires indivis de parts sociales, qui ont la qualité d’associé, du droit d’obtenir la communication de documents, en application de l’article 1855 du Code civil.

    Deen Gibirila, « Le désintérêt d’un gérant pour les affaires sociales jugé non fautif (note s/s CA Paris, 2 juillet 2019, no 16/18255) », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°179, pp. 50-52  

    L’insuffisance des résultats d’une SARL qui n’a eu qu’une année d’existence avant que les relations entre les associés se dégradent ne suffit pas à caractériser un manque d’intérêt du gérant pour le développement de la SARL depuis l’origine.

    Deen Gibirila, « La lettre d’intention d’une société mère à sa filiale : un soutien qui équivaut à un résultat (note s/s Cass. com., 3 juillet 2019 n° 17-27.820 F-D). », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°179, pp. 52-53  

    La société mère qui s’est engagée à apporter son soutien à sa filiale afin que celle-ci puisse restituer des dommages-intérêts en cas d’infirmation du jugement les lui ayant alloués, est assujettie à une obligation résultat.

    Deen Gibirila, « La constatation de la dissimulation du fait dommageable commis par le gérant d’une société unipersonnelle (note s/s Cass. com., 7 mai 2019, n° 17-10.467) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°177, pp. 43-44  

    La fixation du point de départ de la prescription de l’action en responsabilité à l’encontre du gérant, au jour de la révélation du fait dommageable, suppose la constatation que ce fait a été dissimulé.

    Deen Gibirila, « L’évaluation des parts sociales d’un associé retiré d’une SCP d’avocats (note s/s Cass. 1re civ., 9 mai 2019, n° 18-12.073) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°177, pp. 44-46  

    L'article 21 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, dans sa rédaction antérieure à celle issue de la loi n° 2011-331 du 28 mars 2011, ne dérogeait pas à l'article 1843-4 du code civil. Dans sa rédaction issue de cette dernière loi, il n'y déroge qu'en ce qu'il donne compétence au bâtonnier pour procéder à la désignation d'un expert aux fins d'évaluation des parts sociales ou actions de sociétés d'avocats. Sous l’empire des dispositions de l’article 1843-4 du Code civil dans sa rédaction antérieure à celle issue de l’ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014, l’expert dispose d’une entière liberté d’appréciation pour fixer la valeur des parts sociales selon les critères qu’il juge opportuns.

    Deen Gibirila, « Le pouvoir du président d'une association de ne pas renouveler l’adhésion d’un des membres de celle-ci (note s/s Cass. 1re civ., 15 mai 2019, n° 18-18.167) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°177, pp. 46-48  

    Le contrat d’association est un contrat de droit privé soumis à la liberté contractuelle et ayant pour limite l’abus de droit ; le libre choix de ses adhérents et les décisions d’exclusion ou de non-renouvellement de ces derniers doivent être mentionnés dans les statuts ; dès lors en vertu des articles 1134 du Code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, 1er et 6 de la loi du 1er juillet 1901, doit être cassé l’arrêt qui énonce que le président d’une association, après consultation du comité de direction, a pu légitimement refuser de renouveler l’adhésion d’un de ses membres sans constater en amont si les statuts lui conféraient un tel pouvoir.

    Deen Gibirila, « Le devoir de loyauté des administrateurs des filiales dans le vote des décisions prises par la société-mère (note s/s Cass. com., 22 mai 2019, n° 17-13.565) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°177, p. 48  

    Il appartient aux juges de rechercher si la décision prise en amont par le conseil d’administration de la société-mère n'était pas contraire à l'intérêt social de ses filiales avant de constater que le refus de vote exprimé par les administrateurs d’une de ses filiales ne soit jugé comme un manquement à leur devoir de loyauté vis-à-vis de la société-mère.

    Deen Gibirila, « Le gérant de la société en participation », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°176, pp. 26-33  

    A l’instar de la société en participation elle-même, la désignation, la révocation, les pouvoirs, les obligations et responsabilités des gérants personnes physiques ou morales obéissent au régime applicable aux sociétés civiles si l’activité du groupement est civile, ou à celui applicable aux sociétés en nom collectif, si l’activité est commerciale . Cette situation tient au fait que la loi du 4 janvier 1978 qui ne traite pas du gérant, renvoie aux dispositions applicables à ces sociétés, sauf organisation autrement prévue des rapports entre associés ; encore faut-il que le gérant soit associé, ce qui est fréquemment le cas. Cette ligne générale, ne suffit cependant pas toujours à éviter les difficultés ou à les résoudre lorsqu’elles se présentent, le juge se trouvant parfois confronté à un vide législatif ou même jurisprudentiel.

    Deen Gibirila, « La délégation du pouvoir de licencier de la directrice d’une association », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°175, pp. 169-170  

    La directrice d'une association qui prononce le licenciement d'un salarié doit disposer d'une délégation du pouvoir de licencier expresse, ce qui exclut une délégation tacite résultant de la présence de la présidente à l'entretien préalable au licenciement.

    Deen Gibirila, « L’obligation aux dettes des associés non liquidateurs d’une SCI en liquidation judiciaire », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°175, pp. 70-72  

    L’autorité de la chose jugée attachée à la décision d’admission de la créance au passif de la procédure collective d’une société ne prive pas l’associé, poursuivi en exécution de son obligation subsidiaire au paiement des dettes sociales, d’opposer au créancier la prescription de l’article 1859 du Code civil, distincte de celle résultant de la créance détenue contre la société, et propre à l’action du créancier contre l’associé. En cas de liquidation judiciaire d’une société civile de droit commun, la déclaration de créance au passif de cette procédure dispense le créancier d’établir l’insuffisance du patrimoine social, de sorte que le créancier, serait-il privilégié, qui a procédé à la déclaration de sa créance au passif de la liquidation judiciaire de la société, n’est pas dans l’impossibilité d’agir contre l’associé.

    Deen Gibirila, « La décision de report de la date de cessation des paiements », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°175, pp. 72-73  

    Les juges du fond disposent d'un pouvoir souverain pour fixer une date de cessation des paiements, autre que celle demandée par les parties.

    Deen Gibirila, « La bonne foi condition de notification régulière de la dissolution d’une société créée de fait à durée indéterminée », Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°175, pp. 73-74  

    Il résulte des articles 1872-2 et suivants du Code civil que la dissolution d'une société créée de fait peut résulter à tout moment d'une notification adressée par l'un d'eux à tous les associés, pourvu que cette notification soit de bonne foi et non faite à contretemps.

    Deen Gibirila, « La rémunération du gérant d’une Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée »: Note s/s Cass. com.,9 janv. 2019, n° 17-18.864, Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°174, pp. 46-47  

    Dès lors que la rémunération du gérant d'une EURL a été déterminée conformément aux prévisions statutaires, il importe peu qu'elle ait été perçue par ce gérant avant la formalisation de la décision par l'associé unique. Dès lors que les circonstances de la perception de la rémunération du gérant d'une EURL font apparaître qu'il ne maîtrisait plus les assemblées générales, que cette rémunération était connue de l'acquéreur du contrôle et qu'elle ne présentait pas un caractère excessif, une cour d'appel ne fait qu'user de la faculté que lui offrent les dispositions légales de ne pas prononcer l'annulation de décisions.

    Deen Gibirila, « L’inopposabilité aux tiers des limitations des pouvoirs du gérant d’une SARL associée »: note s/s Cass. com. 9 janv. 2019, n° 16-26.697, Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°174, pp. 47-48  

    Le principe de l’inopposabilité aux tiers des limitations de pouvoir d’un gérant de SARL joue à l’égard des cocontractants d’une société dont la SARL est associée.

    Deen Gibirila, « La révocation injustifiée et abusive de membres du directoire d’une SAS »: Note s/s Cass. com., 9 janv. 2019, n° 17-28.957, Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°174, pp. 48-50  

    A droit à des dommages-intérêts pour révocation brutale un dirigeant privé d'accès au réseau informatique de la société et à sa messagerie électronique plusieurs semaines avant sa révocation, alors que les faits qui lui sont reprochés ne justifient pas un tel empressement.

    Deen Gibirila, « Les conditions de la responsabilité du dirigeant pour insuffisance d'actif »: Note s/s Cass. com., 30 janv. 2019, n° 17-31.009, Journal des sociétés, SPPS, 2019, n°174, pp. 50-51  

    La responsabilité du dirigeant pour insuffisance d'actif ne peut être retenue dès lors que la dégradation des résultats s'explique par une crise économique à laquelle l'intéressé a réagi par une réduction des coûts ayant permis de diminuer les dettes envers les créanciers sociaux.

    Deen Gibirila, « L'information dans les délits et manquements boursiers dans L'information en droit privé (s/s la direction de Deen Gibirila) », Petites affiches, Lextenso, 2019, n°86  

    L’information privilégiée constitue le fondement des infractions boursières, en particulier les délits et manquements d’initiés qui sont conjointement sanctionnés par le droit pénal et par l’Autorité des marchés financiers. Ainsi une personne auteur de faits constitutifs à la fois d’un délit et d’un manquement d’initié est susceptible d’être poursuivie pour des faits identiques aussi bien auprès de l’AMF que du juge pénal et en définitive subir deux sanctions distinctes pour des faits identiques. Cette dualité de régime a été concrétisée par l’adoption en Europe de la Directive 2003/6 CE du Parlement et du Conseil du 28 janvier 2003, dite directive abus de marché relative sur les opérations d'initiés et les manipulations de marché. Elle a été auparavant validée par le Conseil constitutionnel.

    Deen Gibirila, « Le contrat de société : quelques observations en guise d'introduction dans Droit des obligations et droit des sociétés (sous la direction de Marie Rakotovahiny) », Journal des sociétés, , 2019, n°172, pp. 13-21  

    L'étude du contrat de société constitue le point de départ nécessaire pour définir ce qu'est une société. A ce propos, l’article 1832 du Code civil présente la société comme le contrat par lequel plusieurs personnes apportent à une entreprise commune une partie de leur fortune ou de leur temps en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l'économie susceptible d’en résulter. Pour obtenir des bénéfices ou des économies, le groupement sociétaire doit en général développer une activité économique, ce qui implique de nouer des relations avec des tiers. Après la constitution de la société, les apports effectués par les associés rentreront parmi les ressources nécessaires pour mettre en œuvre l'activité déterminée. Lorsqu'elle contracte, la société se présente comme une entité autonome agissant sur la scène juridique. Elle apparaît alors comme une véritable personne juridique, c'est-à-dire comme un sujet de droit. Si de prime abord, l'analyse des éléments essentiels du contrat de société permet de mettre en exergue les principales caractéristiques des groupements sociétaires, une investigation plus profonde conduit à se demander si la société ne constitue pas un contrat spécial. Cette interrogation a notamment suscité une controverse doctrinale sur la nature juridique de la société : contrat ou institution ?. Au regard des idées proposées par les différents auteurs la société apparaît fondamentalement comme un groupement de personnes institué et organisé par un contrat et/ou une personne morale. Après donc avoir identifié le contrat de société, il convient de le caractériser. C’est ce à quoi s’attache le premier article de la présente étude collective .

    Deen Gibirila, « La charge de la preuve du cumul du mandat social et du contrat de travail (note s/s Cass. soc., 5 déc. 2018, n° 17-16.913) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°172, pp. 64-65  

    Lorsqu'un contrat de travail est antérieur à la nomination de son titulaire aux fonctions de gérant de la société, il appartient à celui qui conteste la coexistence du contrat de travail et du mandat social de prouver l'absence de cumul.

    Deen Gibirila, « Un associé d'une SELARL d'avocats ne peut se retirer unilatéralement de la société, ni obtenir qu'une décision de justice autorise son retrait (note s/s Cass. 1re civ., 12 déc. 2018, n° 17-12.467, FS-P+B) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°172, pp. 65-67  

    A défaut de dispositions spéciales de la loi l’autorisant, un associé d’une société d’exercice libéral à responsabilité limitée d’avocats, ne peut se retirer unilatéralement de la société, ni obtenir qu’une décision de justice autorise son retrait, peu important le contenu des statuts.

    Deen Gibirila, « La qualité d’associé du nu-propriétaire indivis de droits sociaux et la demande en désignation d’un administrateur provisoire (note s/s Cass. 3e civ., 17 janvier 2019, n° 17-26.695, FS-P+B+I) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°172, pp. 67-68  

    Le nu-propriétaire indivis de droits sociaux a la qualité d’associé et est recevable à agir en désignation d’un administrateur provisoire.

    Deen Gibirila, « Le pouvoir de l’associé unique de la société de révoquer le gérant : absence de lien de subordination (note s/s Cass. soc., 16 janv. 2019, n° 17-12.479) », Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°172, pp. 68-69  

    N’est pas dans un lien de subordination avec la société, l’associé unique de cette société qui avait exercé les fonctions de gérant jusqu’au 30 novembre 2011 et disposait du pouvoir de révoquer le gérant, ce qui excluait toute dépendance attachée à la qualité d’associé.

    Deen Gibirila, « Les enjeux de la mainlevée de l'opposition au paiement d'un chèque (note s/s Cass. com., 5 déc. 2018, n° 17-22.658, P+B+I, 1re esp. et Cass. com., 21 nov. 2018, n° 17-24.014, F-P+B, 2e esp.). », Lexbase Hebdo - Edition affaires, Lexbase, 2019, n°578  

    Le juge des référés est seul compétent pour ordonner en application de l’article L. 131-35, alinéa 4 du Code monétaire et financier, la mainlevée d’une opposition au paiement d’un chèque (Cass. com., 5 déc. 2018, n° 17-22.658, P+B+I, 1re esp.). La mainlevée de l’opposition entraîne pour le tiré, dès qu’il en est informé, l’obligation de payer le montant jusqu’alors bloqué, de la provision du chèque, sous la seule réserve que le titre puisse lui être remis en contrepartie. La banque tirée d’un chèque frappé d’opposition est tenue d’en immobiliser la provision jusqu’à décision judiciaire sur la validité de l’opposition ou, sinon pendant une année suivant l’expiration du délai de présentation du chèque, après mainlevée de l’opposition au cours de ces périodes, elle doit soit dès la décision judiciaire de mainlevée, si elle a été elle-même en cause, soit dès qu’lle lui a été notifiée ou signifiée, payer au bénéficiaire le montant, jusqu’alors bloqué, de la provision du chèque, sous la seule réserve que le titre puisse lui être remis en contrepartie (Cass. com., 21 nov. 2018, n° 17-24.014, F-P+B, 2e esp.).

    Deen Gibirila, « L’obligation pour un associé, avant de saisir le juge des requêtes, de se rendre au siège social pour prendre lui-même connaissance des documents qui l’intéressaient »: Note s/s CA Paris 9 oct. 2018, n° 17/19171), Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°170, pp. 33-34  

    L’associé d’une société civile ne peut pas demander en justice la saisie de documents sociaux en prévision d’un procès sans avoir, au préalable, mis en œuvre son droit de consultation au siège social pour tenter de les obtenir.

    Deen Gibirila, « La validité de la clause compromissoire soumettant à l’arbitrage les litiges nés de l’évaluation des parts sociales de l’associé exclu »: note s/s Cass. com., 10 oct. 2018, n° 16-22.215, FS-P+B, Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°170, pp. 34-35  

    Le caractère d’ordre public de l’article 1843-4 du Code civil n’exclut pas l’arbitrabilité du litige né de la valorisation des parts sociales d’un associé exclu.

    Deen Gibirila, « La compétence du juge consulaire en cas de manquements du gérant d’une société commerciale dans l’exercice de ses fonctions ou pour les opérations menées par le liquidateur »: Note s/s Cass. com., 14 nov. 2018, n° 16-26.115, F-P+B+I, Journal des sociétés, Dalloz, 2019, n°170, pp. 36-37  

    Les manquements commis par le gérant d’une société commerciale à l’occasion de l’exécution d’un contrat ainsi que les opérations menées par le liquidateur se rattachent par un lien direct à la gestion de celle-ci, peu importe que le gérant ou le liquidateur n’ait pas la qualité de commerçant ou n’ait pas accompli d’actes de commerce.

    Deen Gibirila, « La transformation d’une interdiction de gérer toute société, de droit ou de fait, prononcée en application de l'article 138, 12° du Code de procédure pénale, en une interdiction générale de gérer, diriger ou administrer (Note s/s Cass. crim., 24 mai 2018, n° 18-81.240, P+B). », Journal des sociétés, Dalloz, 2018, n°169, p. 38  

    L'interdiction de gérer, prononcée en application de l'article 138, 12° du Code de procédure pénale, peut viser tout type d'activité de nature professionnelle ou sociale.

    Deen Gibirila, « Action en responsabilité pour insuffisance d’actif en cas de résolution d’un plan de redressement préalablement adopté (Note s/s Cass. com., 4 juillet 2018, n° 16-22.621, F-D) », Journal des sociétés, Dalloz, 2018, n°169, p. 39  

    Dans le cadre d’une action en responsabilité pour insuffisance d’actif, en cas d’adoption d’un plan de redressement ayant été résolu, les juges du fond doivent rechercher si le dirigeant n’a pas assuré seul la direction de la société, de sorte qu’une faute de gestion puisse lui être amputée.

    Deen Gibirila, « Application immédiate aux procédures collectives en cours de la loi Sapin II en matière de responsabilité pour insuffisance d’actif (note s/s Cass. com., 5 septembre 2018, n° 17-15.031, FS-P+B+I) », Journal des sociétés, Dalloz, 2018, n°169, p. 40  

    En l’absence de disposition contraire prévue par elle, la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 qui écarte, en cas de simple négligence dans la gestion de la société, la responsabilité du dirigeant au titre de l’insuffisance d’actif, est applicable immédiatement aux procédures collectives en cours et aux instances en responsabilité en cours.

    Deen Gibirila, « Compatibilité entre solidarité fiscale et responsabilité pour insuffisance d'actif (Note s/s Cass. com., 5 septembre 2018, n° 17-13.626, FS-P+B+I) », Journal des sociétés, Dalloz, 2018, n°169, p. 41  

    La solidarité prononcée contre le dirigeant social en application de l’article 1745 du CGI, qui constitue une garantie de recouvrement de la créance fiscale et ne tend pas à la réparation d’un préjudice, ne fait pas obstacle à la condamnation de ce dirigeant à supporter, à raison de la faute de gestion consistant à soustraire la société à l’établissement et au paiement de l’impôt et à omettre de passer des écritures en comptabilité, tout ou partie de l’insuffisance d’actif de la société, comprenant la dette fiscale objet de la solidarité, la contribution du dirigeant à l’insuffisance d’actif entrant dans le patrimoine de la société débitrice pour être répartie au marc le franc entre tous les créanciers et la part du produit de la condamnation du dirigeant versée au trésor s’imputant sur le montant de sa créance

    Deen Gibirila, « La preuve du juste motif de révocation de la co-gérante d'une EURL qui a cessé d'exercer son activité d'ambulancière au sein de la société (note s/s Cass. com., 5 avr. 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°167, pp. 36-37  

    Le fait que la cogérante n'ait plus exercé ses fonctions d'ambulancière au sein de la société ne démontre pas qu'elle a abandonné ses fonctions de cogérante et ne saurait, dès lors, constituer un juste motif de révocation. Allègue un moyen nouveau, le demandeur qui n'a pas invoqué en appel que le procès-verbal de révocation a été publié seulement par extraits, sans indication des motifs de révocation.

    Deen Gibirila, « Responsabilité pour insuffisance d’actif : appréciation souveraine par les juges du fond du montant de la condamnation et modalités de la condamnation d’un dirigeant faisant personnellement l’objet d’une procédure collective (note s/s Cass. com., 9 mai 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°167, pp. 38-39  

    Appréciation souveraine des juges du fond. L'arrêt qui retient que les dirigeants ont commis des fautes de gestion ayant contribué à l'insuffisance d'actif, apprécie souverainement, dans la limite de cette insuffisance, le montant de la condamnation, sans que la cour de cassation contrôle le caractère proportionné de ce montant.

    Deen Gibirila, « Le respect du principe constitutionnel de nécessité des peines, dont découle la règle de l’application immédiate de la loi pénale plus douce, commande que, lorsque le juge civil est amené à prononcer une sanction ayant le caractère d’une punition telle que l’interdiction de gérer prévue par l’article L. 653-8 du Code de commerce, la loi nouvelle moins sévère reçoive application aux procédures collectives en cours (Note s/s Cass. com., 24 mai 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°167, pp. 39-40  

    Le respect du principe constitutionnel de nécessité des peines, dont découle la règle de l’application immédiate de la loi pénale plus douce, commande que, lorsque le juge civil est amené à prononcer une sanction ayant le caractère d’une punition telle que l’interdiction de gérer prévue par l’article L. 653-8 du Code de commerce, la loi nouvelle moins sévère reçoive application aux procédures collectives en cours.

    Deen Gibirila, « La responsabilité du gérant architecte pour défaut de souscription d’une assurance en responsabilité décennale et défaut de conclusion d’un CCMI (Note s/s Cass. 3e civ., 7 juin 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°167, pp. 140-140  

    Commet des fautes séparables de ses fonctions sociales engageant sa responsabilité personnelle, l’architecte qui omet de conclure un contrat de construction de maison individuelle et de souscrire une assurance de responsabilité décennale

    Deen Gibirila, « Propos introductifs », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°166, p. 9  

    Une des approches requises pour déterminer ce que contient l’ESS implique de s’appuyer surla nature des structures qui la composent : les associations, les coopératives, les mutuelles et les fondations en font partie. La question se pose pour les sociétés commerciales dont certaines en font partie, à condition qu’elles aient une vocation sociale, sociétale ou environnementale.

    Deen Gibirila, « La notion de cessation des paiements, critère de distinction entre la société in bonis et l'entreprise en difficulté », Les Petites Affiches, Les petites affiches, 2018, n°152, p. 5  

    La cessation des paiements est une notion spécifique au droit des entreprises en difficulté : soit qu’il permet au débiteur exerçant une activité commerciale ou artisanale et éprouvant une difficulté juridique, économique ou financière avérée ou possible, de solliciter une procédure de conciliation, s’il ne se trouve pas dans cet état depuis plus de 45 jours (C. com., art. L. 611-4), soit que le débiteur, bien que n’étant pas encore dans cet état, rencontre des difficultés insurmontables (C. com., art. L. 620-1, al. 1er), soit qu’il était déjà confronté à cette situation lors du prononcé du jugement de sauvegarde(C. com., art. L. 621-12, al. 1er), soit qu’il participe à l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire (C. com., art. L. 631-1, al. 1er), soit enfin qu’il contribue à l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire, le redressement étant alors manifestement impossible (C. com., art. L. 640-1, al. 1er). Elle est donc étrangère à une société in bonis.

    Deen Gibirila, « Le sort de la délégation de pouvoirs consentie par un dirigeant après la cessation de ses fonctions (note s/s CA Paris 25 janv. 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°165, pp. 49-50  

    En cas de changement de direction, les délégations de pouvoirs consenties par l’ancien dirigeant subsistent tant qu’elles ne sont pas révoquées par son successeur.

    Deen Gibirila, « La responsabilité d’un dirigeant auteur d’une faute commise après sa démission (Note s/s Cass. com., 14 févr. 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°165, pp. 50-51  

    Même si une assemblée générale prend acte de la poursuite par un dirigeant de son mandat après sa démission, la responsabilité de ce dernier ne relève pas du régime spécifique prévu par le droit des sociétés.

    Deen Gibirila, « La sanction de la déclaration tardive de l’état de cessation des paiements (note s/s Cass. com., 28 févr. 2018) », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°165, pp. 51-52  

    La déclaration tardive de l’état de cessation des paiements ne peut être sanctionnée que par une mesure d’interdiction de gérer. Elle ne peut donc pas donner lieu à une condamnation à la faillite personnelle du dirigeant fautif.

    Deen Gibirila, « L’action subsidiaire en responsabilité pour insuffisance d’actif exercée par des contrôleurs »: note s/s Cass. com., 24 mai 2018, Lexbase hebdo, éditions affaires, Lexbase, 2018, n°556  

    Il résulte de la combinaison des articles l. 651-3, alinéa 2, et r. 651-4 du code de commerce que, pour être recevable, l’action en responsabilité pour insuffisance d’actif, lorsqu’elle est exercée, à titre subsidiaire, par des créanciers nommés contrôleurs, doit être précédée d’une mise en demeure au liquidateur délivrée conjointement par au moins deux d’entre eux puis être engagée par la majorité des contrôleurs. s’il n’est pas exigé que cette saisine postérieure émane conjointement d’une telle majorité, la demande pouvant, contrairement à la mise en demeure préalable, être régularisée par l’intervention d’un ou plusieurs autres contrôleurs pour constituer la majorité, qui a seule qualité pour agir, c’est à la condition que cette intervention ait lieu avant l’expiration du délai triennal de prescription de l’action, conformément à l’article 126, alinéa 2, du code de procédure civile.

    Deen Gibirila, « Le domaine de la responsabilité civile pour faute des dirigeants sociaux », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°164, p. 21  

    La responsabilité pour faute des dirigeants sociaux prend appui sur les principes généraux de la responsabilité civile. Cette responsabilité apparue tardivement en droit des sociétés se distingue de celle des associés. Elle est individuelle ou solidaire, la solidarité obligeant chaque dirigeant à s’acquitter auprès de la victime du paiement entier de la réparation du dommage supporté par elle, quitte à exercer une action récursoire contre chacun des autres pour le montant fixé par la décision de justice ou pour celui issu d’une répartition « par tête ». Dès lors qu’ils se rendent coupables de fautes dans l’exercice de leurs fonctions, les dirigeants en assument les conséquences, que les préjudices aient été subis par la société et les associés ou plus rarement par les tiers.

    Deen Gibirila, « Les implications de la délégation de pouvoirs sur la responsabilité pénale d’une société (Note s/s Cass. crim., 17 oct. 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°161, p. 30  

    N'a pas justifié sa décision au regard de l'article 121-2 du code pénal, la cour d'appel qui condamne une société sans mieux déterminer par quel organe ou représentant de la société les manquements à l'origine de l'accident du travail ont été commis pour le compte de celle-ci et sans rechercher, à cet égard, si le directeur salarié, ou le chef d'équipe, auquel elle a imputé une faute d'abstention, était titulaire d'une délégation de pouvoirs en matière de sécurité de nature à lui conférer la qualité de représentant de la personne morale. Directeur salarié. la circonstance selon laquelle une personne physique a valablement représenté la société au cours de la procédure, au sens de l'article 706-43 du code de procédure pénale, en sa qualité de cogérant acquise postérieurement à un accident de chantier est inopérante pour en déduire qu'elle représentait la personne morale au sens de l'article 121-2 du code pénal.

    Deen Gibirila, « Le caractère absolu de la nullité d’une sûreté consentie par une SCI en garantie de la dette d’un associé (note s/s Cass. 1re civ., 18 oct. 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°160, p. 42  

    L'action en nullité d'une sûreté accordée par une société civile en garantie de la dette d'un associé vise à faire constater une nullité absolue.

    Deen Gibirila, « L'invalidité de l'aval d'une lettre de change irrégulière »: note s/s Cass. com., 29 nov. 2017, Lexbase hebdo, Edition affaires, Lexbase, 2018, n°536  

    L'aval donné par une personne physique au profit d'un créancier professionnel sur une lettre de change annulée pour vice de forme ne peut constituer un cautionnement valable, faute de comporter les mentions manuscrites prévues par les articles l. 341-2 (c. consom., art . l. 331-1, nouv. et l. 343-1,nouv.) et l. 341-3 (c. consom., art . l. 331-2, nouv. et l. 343-2, nouv.) du code de la consommation.

    Deen Gibirila, « Le droit de retrait dans les sociétés civiles », Journal des sociétés, SPPS, 2018, n°159, p. 20  

    À l’inverse, des sociétés commerciales, les sociétés civiles sont marquées par un droit de retrait dont bénéficient leurs membres. Cette prérogative qu’il convient de distinguer de notions voisines, peut s’exercer amiablement ou judiciairement, encore faut-il qu’elle soit mise en oeuvre par son titulaire et, autorisée selon le cas, par les autres associés ou par le juge, sous réserve de se prévaloir d’un juste motif lorsqu’elle n’est pas prévue par les statuts.

    Deen Gibirila, « EIRL : la distinction entre le patrimoine affecté, éligible au droit des entreprises en difficulté et le patrimoine non affecté, éligible à la procédure de surendettement des particuliers »: note s/s Cass. 2e civ., 27 sept. 2018, n° 17-22.013, F-P+B+I), Journal des sociétés, Dalloz, 2018, n°170, pp. 32-33  

    La seule circonstance que le patrimoine affecté par un entrepreneur individuel relève de la procédure instituée par les titres II à IV du livre VI du Code de commerce relative au traitement des difficultés des entreprises n’est pas de nature à exclure le patrimoine non affecté à la procédure de traitement des situations de surendettement. L’entrepreneur individuel à responsabilité limitée peut donc faire l’objet pour son patrimoine non affecté et à raison du surendettement résultant de dettes non professionnelles, d’une procédure de surendettement des particuliers.

    Deen Gibirila, « La démission d'un dirigeant de société est un acte juridique unilatéral (note s/s Cass. com., 8 juin 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 35  

    Sauf stipulation contraire des statuts, la démission d'un dirigeant de société, qui constitue un acte juridique unilatéral, produit tous ses effets dès lors qu'elle a été portée à la connaissance de la société, qu'elle ne nécessite aucune acceptation de la part de celle-ci et ne peut faire l'objet d'aucune rétractation, son auteur pouvant seulement en contester la validité en démontrant que sa volonté n'a pas été libre et éclairée.

    Deen Gibirila, « L'interdiction de gérer du dirigeant qui a omis de déclarer la cessation des paiements (note s/s Cass. com., 14 juin 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 36  

    En modifiant l’article L. 653-8, alinéa 3, du Code de commerce, par l’ajout de l’adverbe « sciemment », l’article 239 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 a apporté une innovation afin d’éviter le prononcé d’une interdiction de gérer lorsque l’omission de déclarer la cessation des paiements procède d’une négligence de la part du chef d’entreprise. Ce texte, dépourvu de caractère interprétatif, est inapplicable aux procédures collectives ouvertes avant l’entrée en vigueur de ladite loi.

    Deen Gibirila, « Le caractère obligatoire tant qu'elle n'est pas révoquée de la rémunération du gérant absent pour maladie (note s/s Cass. com., 21 juin 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 37  

    La rémunération du gérant de SARL étant due tant qu’aucune décision des associés la supprimant n’est intervenue, celui-ci doit continuer à la percevoir même s’il est absent pour maladie. Cette rémunération n'est pas la contrepartie de son travail, mais de ses fonctions.

    Deen Gibirila, « La révocation pour motif grave d'un directeur général de SAS (note s/s Cass. com., 5 juillet 2017) », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 38  

    La révocation du directeur général d’une société par actions simplifiée est justifiée par un motif grave, ce dirigeant ayant commis des fautes de gestion personnelles qui portent atteinte à l’intérêt social, peu important le quitus donné au président.

    Deen Gibirila, « L'inéligibilité aux procédures collectives du gérant associé majoritaire d'une SARL (Cass. com., 20 septembre 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 40  

    L’exercice d’une activité professionnelle indépendante, distincte de celle exercée pour le compte et au nom de la société dont une personne physique est gérant et associé majoritaire, ne peut se déduire de sa seule inscription au répertoire des entreprises et de leurs établissements tenu par l’INSEE.

    Deen Gibirila, « Associations et fondations », Joly Sociétés, Joly éd., 2017 

    Deen Gibirila, « La représentation d’une SCI et l’engagement de celle-ci en justice-Note s/s Cass. com., 15 mars 2017, n° 15-12.742 », Journal des sociétés, SPPS, 2017, n°154, p. 59  

    La nomination d’un mandataire ad hoc n’a pas pour effet de dessaisir les organes sociaux, de sorte que le gérant de la société ultérieurement nommé par décision des associés en remplacement du gérant décédé a seul qualité pour engager la société et exercer une voie de recours.

    Deen Gibirila, « Siège social et liberté d'établissement », Joly Sociétés, Joly éd., 2017 

    Deen Gibirila, « L’organisation par les statuts des organes de direction d’une SAS issue de la transformation d’une SA »: note s/s Cass. com., 25 janv. 2017, Journal Spécial des Sociétés, SPPS Société de publications et de publicité pour les sociétés, 2017, n°50, p. 9  

    Les statuts d’une société par actions simplifiée issue de la transformation d’une société anonyme ne mentionnent pas de conseil d’administration. Les membres du conseil en poste avant la transformation n’ont donc pas conservé leur qualité d’administrateur.

    Deen Gibirila, « Modalités et circonstances de la révocation du directeur général d’une société anonyme (Note s/s Cass. com., 26 avr. 2017) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2017, n°511 

    Deen Gibirila, « Le droit de retrait des associés d’un groupement foncier agricole »: Note s/s Cass. 1re civ., 1er mars 2017, Journal des sociétés, SPPS, 2017, n°153, p. 38  

    Bien que les textes spéciaux sur les GFA (groupements fonciers agricoles) ne le prévoient pas, l’associé d’un tel groupement peut demander son retrait en justice si la limitation légale du droit de retrait porte une atteinte disproportionnée au droit de propriété de l’associé.

    Deen Gibirila, « L'organisation par les statuts des organes de direction d'une SAS issue de la transformation d'une SA (Note s/s Cass. com., 25 janv. 2017) », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 34 

    Deen Gibirila, « Le conjoint de l'associé », Journal des sociétés, SPPS, 2017, n°151 

    Deen Gibirila, « Le conjoint de l'associé (Dossier Personnes, famille et entreprise) », Journal des sociétés, SPPS, 2017, n°151   

    Deen Gibirila, « La modification des statuts relative à l’exclusion d’un membre d’une association ne constitue pas une augmentation des engagements des sociétaires »: note s/s Cass. 1re civ., 1er févr. 2017, Lexbase hebdo, Edition affaires, Lexbase, 2017, n°499 

    Deen Gibirila, « La révocation pour faute de gestion du co-gérant d’une SELARL (note s/s CA Rouen, 1er décembre 2016) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2017, n°494 

    Deen Gibirila, « La recevabilité de la tierce oppoition d'un dirigeant poursuivi pour insuffisance d'actif à l'encontre d'une décision prud'homale (note s/s Cass. soc., 17 mai 2017). », Journal des sociétés, SPPS, 2017, p. 34  

    Le dirigeant, dont la responsabilité personnelle est recherchée à raison de l’insuffisance d’actif de la liquidation judiciaire de la société et qui a intérêt à contester le principe et le montant du passif salarial, est une personne intéressée (C. com., art. L. 625-6). Il peut donc former tierce opposition à l’arrêt ayant reconnu et fixé une créance salariale au passif de la liquidation judiciaire.

    Deen Gibirila, « L’ouverture de procédures d’apurement du passif à l’encontre de gérants associés d’une EURL ou d’une SARL (note s/s Cass. 2e civ., 13 octobre 2016 et Cass. com., 15 novembre 2016) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°491 

    Deen Gibirila, « La transmission universelle du patrimoine sans liquidation à la suite de la dissolution d'une société décidée par l'associé unique personne morale (Note s/s Cass. com., 6 sept. 2016) », Lexbase hebdo, éditions affaires, Lexbase, 2016, n°482 

    Deen Gibirila, « La dissolution des sociétés pour mésentente entre associés », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°480 

    Deen Gibirila, « Sociétés civiles et sociétés commerciales : une distinction justifiée malgré un rapprochement avéré entre elles », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2016, n°476, pp. 22-35  

    Article paru dans l'édition spéciale "Le droit des sociétés 50 ans après la loi du 24 juillet 1966" dirigée par Deen Gibirila

    Deen Gibirila, « Le non-cumul de la responsabilité pour insuffisance d'actif avec les responsabilités du droit des sociétés (note s/s CA Chambéry, 24 mai 2016, n˚ 14/00 762). », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°473  

    Lorsqu'une société à risques limités se trouve soumise à une procédure collective, révélant ainsi une insuffisance d'actif, ses dirigeants ne sont justiciables que des seules sanctions financières prévues par les dispositions spécifiques du droit des procédures collectives (livre VI du Code de commerce), à l'exclusion de celles du droit des sociétés et de celles du droit commun des articles 1382 et suivants du Code civil, les dispositions de l'article L. 651-2 du Code de commerce instituant une responsabilité pour insuffisance d'actifs ne pouvant se cumuler avec l'action en responsabilité susmentionnée.

    Deen Gibirila, « Les enjeux de la non-immatriculation d'une société civile immobilière (Note s/s Cass. 3e civ., 4 mai 2016) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°468 

    Deen Gibirila, « L'effet rétroactif de la reprise par une société régulièrement immatriculée d'un contrat de vente conclu au nom d'une société en formation (note s/s Cass. 3e civ., 7 avril 2016) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°466 

    Deen Gibirila, « La dissolution d'une société pour extinction de son objet (note s/s Cass. com., 30 mars 2016) », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2016, n°464, pp. 29-32 

    Deen Gibirila, « Le défaut de souscription d'assurance obligatoire, faute intentionnelle constitutive d'une infraction pénale caractérisant une faute séparable des fonctions sociales du gérant (note s/s Cass. 3e civ., 10 mars 2016) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2016, n°460, pp. 25-29 

    Deen Gibirila, « Droit de veto d'un sociétaire relatif aux nominations des membres du conseil d'administration, note s/s Cass. 1re civ., 17 février 2016 », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2016, n°457 

    Deen Gibirila, « Convention réglementée entachée de fraude et dissimulée (Note s/s Cass. com., 5 janvier 2016) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2016, n°452, pp. 24-27 

    Deen Gibirila, « Mésentente entre associés », Thèmexpress, Editions Francis Lefebvre, 2016 

    Deen Gibirila, « Responsabilité civile des dirigeants de sociétés », Thèmexpress, Editions Francis Lefebvre, 2016 

    Deen Gibirila, « Responsabilité pénale des dirigeants de sociétés », Thèmexpress, Editions Francis Lefebvre, 2016 

    Deen Gibirila, « Société en formation », Thèmexpress, Editions Francis Lefebvre, 2016 

    Deen Gibirila, « Le crédit-bail immobilier », Lamy Droit du financement, Wolters Kluwer, 2016, pp. 1908-1931 

    Deen Gibirila, « L'incompatibilité entre la qualité d'associé en nom collectif et celle de salarié », Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°444  

    Le juge qui retient qu'une personne est associée d'une société en nom collectif et se trouve, en vertu de l'article L. 221-1, alinéa 1er, du Code de commerce, être un commerçant répondant indéfiniment et solidairement des dettes sociales, en déduit exactement que cette situation exclue qu'il puisse être lié à cette société par un contrat de travail. Telle est la solution dégagée par la Chambre sociale de la Cour de cassation dans un arrêt rendu le 14 octobre 2015 (n˚ 14-10.960, FS-P+B).

    Deen Gibirila, « Juste motif de révocation et principe de la contradiction »: note s/s Cass. com., 3 mars 2015 et 14 avril 2015, Journal des sociétés, SPPS, 2015, n°135, pp. 48-52 

    Deen Gibirila, « Heurs et malheurs d'époux associés »: Note s/s Cass. com., 29 septembre 2015, n° 14-11.491, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°441 

    Deen Gibirila, « La saisie-attribution d'un compte bancaire in Les comptes bancaires sous la direction de Deen Gibirila », Journal des sociétés octobre 2015, n° 134, p. 30, SPPS, 2015, n°134, pp. 30-37  

    Un compte bancaire peut être l'objet d'une saisie-attribution par un créancier muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible. La procédure porte donc sur des créances de sommes d'argent du débiteur sur des tiers et emporte attribution immédiate au profit du saisissant de la créance saisie disponible, ainsi que de ses accessoires, tout au moins ceux exprimés en argent, du fait que les sûretés accessoires de la créance ne sont pas transmises.

    Deen Gibirila, « Sociétés et associations », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2015, n°437 

    Deen Gibirila, « La délégation du pouvoir de licencier au sein d'un groupe de sociétés »: note s/s Cass. soc., 30 juin 2015, n° 13-28.146, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°436 

    Deen Gibirila, « L'impossibilité pour les tiers de se prévaloir de la clause organisant les modalités de prorogation d'une société »: note s/s Cass. com., 30 juin 2015, n° 14-17.649, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°435 

    Deen Gibirila, « Société en formation et société créée de fait : distinction et substitution entre elles »: note s/s Cass. com., 12 mai 2015, n° 14-13.229, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°431 

    Deen Gibirila, « L'inapplication de la clause statutaire contraire à la disposition de l'article 1860 du Code civil »: note s/s Cass. com., 5 mai 2015, n° 14-10.913, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°426 

    Deen Gibirila, « Le retrait d'un associé d'une société civile de moyens »: note s/s Cass. com., 14 avril 2015, n° 14-11.605, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°423 

    Deen Gibirila, « Juste motif et abus de droit, limites à la libre révocabilité des dirigeants sociaux »: note s/s Cass. com., 10 février 2015, n° 13-27.967, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°417 

    Deen Gibirila, « Dissolution de sociétés civiles et révocation de son gérant »: note s/s Cass. com., 3 février 2015, n° 13-24.580, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°414 

    Deen Gibirila, « Le défaut de validité en tant que chèque d'un titre dépourvu de date et de lieu de création »: note s/s Cass. com., 16 décembre 2014, n° 13-20.895, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2015, n°410 

    Deen Gibirila, « Le régime juridique de la rémunération du président de société par actions simplifiée »: note s/s Cass. com., 4 novembre 2014, n° 13-24.889, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2014, n°404 

    Deen Gibirila, « La perte de titularité des parts sociales d'un notaire démissionnaire d'office »: note s/s Cass. 1re civ., 15 octobre 2014, n° 13-18.983, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2014, n°401 

    Deen Gibirila, « La date d'évaluation des droits sociaux par l'expert de l'article 1843-4 du Code civil »: note s/s Cass. com., 16 septembre 2014, n° 13-17.807, Lexbase hebdo, édition affaires, Lexbase, 2014, n°398 

    Deen Gibirila, « La réforme des conventions réglementées dans les sociétés anonymes par l'ordonnance du 31 juillet 2014 », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°395, pp. 21-25 

    Deen Gibirila, « La représentation des salariés au sein des conseils d'administration et de surveillance », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°394, pp. 29-33 

    Deen Gibirila, « La révocation sans juste motif d'un gérant de SARL (note s/s Cass. com., 8 juillet 2014, n°13-14.307) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°392, pp. 37-40 

    Deen Gibirila, « La délégation de pouvoirs dans les associations in Le droit associatif sous la direction de Deen Gibirila », Journal des sociétés, , 2014, n°122, p. 8 

    Deen Gibirila, « La dissolution d'une SCI pour mésentente entre associés (Note s/s Cass. com., 24 juin 2014, n° 13-20.044) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°390, pp. 35-38 

    Deen Gibirila, « L'opposition à l'avaliste de la présomption d'existence de la provision (Note s/s Cass. com., 1er avril 2014, n° 13-16.902) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°383, pp. 4-8 

    Deen Gibirila, « La révocation pour cause légitime du gérant d'une SCI est exclusive d'une faute séparable de ses fonctions (Note s/s Cass. 3e civ., 12 mars 2014, n°13-14.374) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°380, pp. 26-31 

    Deen Gibirila, « La faute détachable et la responsabilité à l'égard des tiers du gérant d'une SEP et d'un associé de SAS (Note s/s Cass. com., 4 février 2014, n° 13-13.386 et 18 février 2014, n° 12-29.752) », Revue Lamy Droit des affaires, , 2014, n°93, pp. 10-14 

    Deen Gibirila, « Identification et sanction de l'abus de minorité (Note s/s CA Paris, 11 février 2014, n°12/21 679 et Cass. com., 4 février 2014, n°12-29.348). », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°337, pp. 30-35 

    Deen Gibirila, « La responsabilité à l'égard des tiers du gérant d'une société en participation (Note s/s Cass. com., 4 février 2014, n°13-13.386) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°374, pp. 30-33 

    Deen Gibirila, « Le sort de l'aval donné sur une lettre de change nulle pour défaut de signature du tireur (Note s/s CA Paris, 9 janvier 2014, n° 12/10185) », Les Petites affiches, , 2014, n°57, p. 6 

    Deen Gibirila, « La prescription de l'action en nullité fondée sur l'absence d'autorisation régulière d'une convention réglementée (note s/s Cass. com., 21 janvier 2014, n°12-29.452) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°372, pp. 23-25 

    Deen Gibirila, « Limites du devoir de mise en garde par le banquier du tireur d'un chèque sans provision suffisante (Cass. com., 19 novembre 2013, n°12-26.253) », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), , 2014, n°3, p. 179 

    Deen Gibirila, « Les effets de la perte de personnalité morale d'une société civile non immatriculée le 1er novembre 2002 (Note s/s Cass. com., 7 janvier 2014, n° 11-25.635) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2014, n°368, pp. 33-36 

    Deen Gibirila, « Le dirigeant caution », Journal des sociétés, , 2014, n°116, p. 50 

    Deen Gibirila, « Convention réglementée relative à la révocation d'un directeur général (Note s/s Cass. com., 26 novembre 2013, n°12-25.004) », Lexbase Hebdo : édition affaires n° 364, , 2014, n°364, pp. 28-32 

    Deen Gibirila, « Fascicule 10 : Louage d'ouvrage et d'industrie - Contrat d'entreprise », JurisClasseur Civil Code, LexisNexis, 2014  

    Art. 1787

    Deen Gibirila, « Fascicule 20 : Société - Dispositions générales - Immatriculation de la société », JurisClasseur Civil Code, LexisNexis, 2014  

    Art. 1832 à 1844-17

    Deen Gibirila, « Fascicule 30 : Société - Dispositions générales - Conflits de lois », JurisClasseur Civil Code, LexisNexis, 2014  

    Art. 1832 à 1844-17

    Deen Gibirila, « Pouvoirs et délégations de pouvoirs au sein d'une société en nom collectif (Note s/s Cass. com., 22 octobre 2013, n°12-24.658) », Lexbase Hebdo : édition affaires n° 363, 19 décembre 2013, , 2013, n°363, pp. 29-31 

    Deen Gibirila, « Les incidences de la révocation du PDG d'une société anonyme sur la reprise de son contrat de travail suspendu (Note s/s CA Paris, Pôle 6, 5ème Chambre, 3 octobre 2013, n°S 11/10 540) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°357, pp. 36-39 

    Deen Gibirila, « La mise en œuvre d'une expertise de gestion dans le cadre d'un groupe de sociétés (Note s/s Cass. com., 10 septembre 2013, n°12-16.509) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°354, pp. 20-23 

    Deen Gibirila, « La représentation de la SAS par son directeur général ou son directeur général délégué (Note s/s Cass. com., 9 juillet 2013, n°12-22.627) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°349, pp. 27-32 

    Deen Gibirila, « L'apport en industrie : du droit commun au droit spécial des SARL et SAS in Les apports en société sous la direction de Deen Gibirila », Journal des sociétés, SPPS, 2013, n°111, pp. 31-38  

    L'apport en industrie n’est pas autorisé dans la société anonyme. S’il intéresse essentiellement les sociétés de personnes, qu’elles soient dotées de la personnalité morale (sociétés civiles, sauf celles faisant une offre au public de titres financiers, société en nom collectif, sociétés en commandite de la part des commandités) plus particulièrement les sociétés civiles professionnelles (SCP), ou qu’elles en soient dépourvues (société en participation et, par extension, société créée de fait), l’article L. 223-29 du Code de commerce énonce expressément le droit pour les associés d’une société à responsabilité limitée (SARL) de participer aux décisions d’assemblées au regard du nombre de parts sociales détenues par eux. Par ailleurs, la loi de modernisation de l’économie n° 2008-776 du 4 août 2008 (LME), prenant exemple sur la SARL, a autorisé les apports en industrie dans la société par actions simplifiée (SAS). Dorénavant, l’article L. 227-1, alinéa 3 du Code de commerce donne la possibilité à toute SAS d’émettre des actions inaliénables nées d’apports en industrie tels que définis par l’article 1843-2 du Code civil.

    Deen Gibirila, « Abus de droit de révocation et libre révocabilité d'un administrateur de société anonyme (Cass. com., 14 mai 2013, n° 11-22.845) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°341, pp. 25-32 

    Deen Gibirila, « L'impossibilité pour un associé de se retirer après la dissolution de la société (Note s/s Cass. com., 12 février 2013, n°12-13.837) », Journal des sociétés, , 2013, n°108, p. 58 

    Deen Gibirila, « La nullité relative sanctionnant le formalisme protecteur des intérêts de la caution et l'exécution volontaire de son engagement régulier (Note s/s Cass. com., 5 février 2013, n°12-11.720) », Revue Lamy Droit des affaires, , 2013, n°82, p. 12 

    Deen Gibirila, « Société civile : nullité des délibérations des associés et dissolution pour mésentente entre eux (Cass. com., 19 mars 2013, n°12-15.283) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°334, pp. 22-26 

    Deen Gibirila, « Juste motif et abus de révocation d'un gérant de SARL (Note s/s Cass. com., 12 février 2013, n°11-23.610) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°330, pp. 27-31 

    Deen Gibirila, « La date d'évaluation par expertise des parts sociales de l'associé retrayant d'une société civile (Note s/s Cass. com., 15 janvier 2013, n°12-11.666) », Journal des sociétés, , 2013, n°107, p. 63 

    Deen Gibirila, « La perpétuité de l'exception de nullité d'une convention irrégulière conclue avec une société anonyme (Note s/s Cass. com., 15 janvier 2013, n° 11-28.244) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°327, pp. 22-25 

    Deen Gibirila, « Les enjeux de la révocation d'un gérant non associé de SARL (Note s/s Cass. com., 6 novembre 2012, n°11-20.582) », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), , 2013, n°2, p. 91 

    Deen Gibirila, « Le domaine d'application de l'expertise de l'article 1843-4 du Code civil (Note s/s Cass. com., 4 décembre 2012, pourvoi numéro 10-16.280) », Lexbase Hebdo : édition affaires, , 2013, n°324, pp. 32-35 

    Deen Gibirila, « SAS : le sort des mandats en cours de commissaires aux comptes démissionnaires (Note s/s Cass. com., 6 novembre 2012, n° 11-30.648) », Journal des sociétés, , 2013, n°105, p. 64 

    Deen Gibirila, « La réalisation de l'objet social, cause de dissolution d'une société : Cass., com., 20 novembre 2012, pourvoi n°11-27.835 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°320 

    Deen Gibirila, « Délégation de pouvoirs », Répertoire Dalloz Droit des sociétés, , 2012 

    Deen Gibirila, « L'augmentation de capital est une opération exclusive d'une expertise de gestion : Cass., com., 25 septembre 2012, pourvoi n°11-18.312 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°313 

    Deen Gibirila, « Les enjeux de la dissolution sans liquidation d'une société unipersonnelle : Cass., com., 11 septembre 2012, pourvoi n°11-11.141 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°311 

    Deen Gibirila, « Les pouvoirs limités du tuteur d'un gérant de société : Cass., 1ère civ., 12 juillet 2012, pourvoi n°11-13.161 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°309 

    Deen Gibirila, « L'expression dans un acte du consentement unanime des associés d'une société civile : Cass., com., 12 juin 2012, pourvoi n°11-17.042 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°304 

    Deen Gibirila, « Conditions de l'obligation aux dettes sociales des associés en nom collectif : Cass., com., 20 mars 2012, pourvoi n°10-27.340, Tchin Soi contre Labbeyi », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2012, n°7, pp. 599-602 

    Deen Gibirila, « Le recours contre la décision du président du TGI désignant un expert chargé de déterminer la valeur de droits sociaux : Cass., com., 3 mai 2012, pourvoi n°11-16.349, 15 mai 2012, pourvoi n°11-12.999, 15 mai 2012, pourvoi n°11-17.866 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°299 

    Deen Gibirila, « L'impossibilité pour les associés de se prévaloir du principe de l'obligation aux dettes sociales : Cass., com., 3 mai 2012, pourvoi n°11-14.844 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°297 

    Deen Gibirila, « Le sort des droits sociaux des dirigeants d'entreprises en difficulté », Journal des sociétés, , 2012, n°98, p. 45 

    Deen Gibirila, « Le juste motif de révocation des dirigeants de sociétés », Journal des sociétés, , 2012, n°97, p. 56 

    Deen Gibirila, « Détermination de l'actif disponible et caractérisation de la cessation des paiements lors de la fixation de sa date : Cass., com., 7 février 2012, pourvoi n°11-11.347 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°290 

    Deen Gibirila, « La poursuite d'un avocat associé d'une SCP en réparation d'une faute professionnelle : Cass., 1ère civ., 8 mars 2012, pourvoi n°11-14.811 », Lexbase Hebdo : édition professions, Lexbase, 2012, n°115 

    Deen Gibirila, « Carte de paiement », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2012 

    Deen Gibirila, « La validité de la délégation de pouvoirs à durée indéterminée consentie par le président du directoire : Cass., com., 17 janvier 2012, pourvoi n°10-24.811 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°284 

    Deen Gibirila, « Modalités et conséquences de la reprise des engagements souscrits au nom d'une société en formation : Cass., 3ème civ., 7 décembre 2011, pourvoi n°10-26.726 et Cass., com., 13 décembre 2011, pourvoi n°11-10.699 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2012, n°280 

    Deen Gibirila, « La société caution », Revue des Sociétés , Dalloz , 2011, n°12, pp. 663-678  

    Deen Gibirila, « La validité de la garantie hypothécaire conférée à un tiers par une société civile immobilière : Cass., com., 8 novembre 2011, pourvoi n°10-24.438 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°276 

    Deen Gibirila, « La participation du gérant majoritaire d'une SARL au vote de la décision fixant sa rémunération : Cass., com., 4 octobre 2011, pourvoi n°10-23.398 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2011, n°66, pp. 10-13 

    Deen Gibirila, « L'information des administrateurs de sociétés anonymes in L'information en droit de l'entreprise sous la direction de Deen Gibirila », Journal des sociétés, , 2011, n°93, p. 19 

    Deen Gibirila, « La coexistence de l'expertise préventive et de l'expertise de gestion : Cass., com., 18 octobre 2011, pourvoi n°10-18.989 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°272 

    Deen Gibirila, « Les enjeux de la publicité d'une cession de parts sociales : Cass., 1ère civ., 28 septembre 2011, pourvoi n°10-13.733 et 6 octobre 2011, pourvoi n°10-19.190 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°270 

    Deen Gibirila, « La recevabilité de l'action en paiement du liquidateur judiciaire : Cass., com., 20 septembre 2011, pourvoi n°10-24.888 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°268 

    Deen Gibirila, « Panorama de droit des sociétés et autres groupements (II) : Cass., com., 21 juin 2011, pourvoi n°10-23-262, Société Champagne Henriot contre Société Champagne Serge Henriot ; Cass., com., 21 juin 2011, pourvoi n°10-22.790, Société Auditec Provence contre Société Axa France Iard ; Cass. com., 21 juin 2011, pourvoi n°10-20.878, P. Fabre contre Sofiag », Les Petites affiches, , 2011, n°189, pp. 6-12 

    Deen Gibirila, « Panorama de droit des sociétés et autres groupements (I) : Cass., 1ère civ., 12 mai 2011, pourvoi n°10-11.813, Brunet contre Fondation des Treilles ; Cass., com., 17 mai 2011, pourvoi n°09-16.186, Société Emball'iso contre Société Bayerische Hypo und Vereinsbank AG ; Cass., com., 7 juin 2011, pourvoi n°10-17.732, Société TSAF-OTC et société TSAF contre M. F. Belkacemi », Les Petites affiches, , 2011, n°188, pp. 3-10 

    Deen Gibirila, « La dissolution pour justes motifs et le rejet de la demande d'annulation des délibérations d'assemblées générales d'une SCM : Cass., com., 21 juin 2011, pourvoi n°10-210.928 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°263 

    Deen Gibirila, « La qualité de dirigeant de droit des administrateurs de sociétés anonymes : Cass., com., 31 mai 2011, pourvoi n°09-13.975 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°261 

    Deen Gibirila, « La cession de ses parts par l'associé d'une SCP de notaires dans les six mois de la publication de l'arrêté prononçant sa démission d'office : Cass., 1ère civ., 9 juin 2011, pourvoi n°09-69.923 », Lexbase Hebdo : édition professions, Lexbase, 2011, n°83 

    Deen Gibirila, « Panorama de droit des sociétés et autres groupements », Les Petites affiches, , 2011, n°130, pp. 3-16 

    Deen Gibirila, « La perte immédiate de la qualité d'associé d'une SEL consécutive à l'exclusion de celui-ci : Cass., 1ère civ., 26 mai 2011, pourvoi n°10-16.894 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°257 

    Deen Gibirila, « L'incidence de la liquidation judiciaire d'un avocat sur l'exercice de son activité professionnelle(note s/s Cass. com., 5 avr. 2011) », Lexbase hebdo, édition Professions, Lexbase, 2011, n°78 

    Deen Gibirila, « Indemnisation et modalités de révocation d'un gérant de SARL : CA Amiens, 8 mars 2011, arrêt n°09/01543 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°250 

    Deen Gibirila, « La dissolution d'une SCI pour mésentente entre ses associés : Cass., 3ème civ., 16 mars 2011, pourvoi n°10-15.459 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°247 

    Deen Gibirila, « L'annulation plus de trois ans après sa conclusion d'une convention réglementée sciemment dissimulée : Cass., com., 8 février 2011, pourvoi n°10-11.896 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2011, n°59, pp. 10-12 

    Deen Gibirila, « Modalités et conséquences de la démission sans préavis d'un mandataire social : Cass., soc., 1er février 2011, pourvoi n°10-20.953, Société Azelis France contre Delemme », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2011, n°4, pp. 267-270 

    Deen Gibirila, « L'identification de l'abus de biens sociaux in L'abus en droit des sociétés sous la direction de Deen Gibirila », Journal des sociétés, , 2011, n°86, p. 10 

    Deen Gibirila, « L'inopposabilité aux associés d'une clause du règlement intérieur incompatible avec les statuts d'une SCM : Cass., com., 1er mars 2011, pourvoi n°10-13.795 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°245 

    Deen Gibirila, « L'entreprise individuelle à responsabilité limitée après les textes de décembre 2010 », Bulletin Joly mensuel d'information des sociétés (BMIS), Joly, 2011, n°3, pp. 234-252 

    Deen Gibirila, « La loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance et à l'égalité professionnelle », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°240 

    Deen Gibirila, « Sociétés civiles : le refus d'agrément de cession de parts sociales ne confère aux autres associés aucun droit de préemption : Cass., com., 7 décembre 2010, pourvoi n°09-17.351 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2011, n°234 

    Deen Gibirila, « Lettre de change », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2011 

    Deen Gibirila, « Panorama de droit des sociétés et autres groupements », Les Petites affiches, , 2010, n°227, pp. 3-11 

    Deen Gibirila, « L'inéligibilité aux procédures collectives des associés en nom collectif : CA Paris, Pôle 5, 8ème ch., 6 juillet 2010, arrêt n°10/03837 », Lexbase Hebdo : édition affaires, Lexbase, 2010, n°226 

    Deen Gibirila, « Nullité d'une décision prise en assemblée générale portant atteinte à l'objet civil d'une SCEA : Cass., com., 13 juillet 2010, pourvoi n°09-16.100 », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2010, n°408 

    Deen Gibirila, « L'exclusion d'un associé d'une société coopérative à capital variable : Cass., com., 13 juillet 2010, pourvoi n°09-16.156 », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2010, n°407 

    Deen Gibirila, « La participation du gérant de SARL à la décision fixant sa rémunération : Cass., com., 4 mai 2010, pourvoi n°09-13.205, Jacques Lacroix », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2010, n°399 

    Deen Gibirila, « Le paiement du chèque émis avant la mise en redressement judiciaire du tireur : Cass., com., 12 janvier 2010, pourvoi n°08-20.241 ; Cass., 1ère civ., 4 avril 2001, pourvoi n°99-14.927 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2010, n°50, pp. 27-30 

    Deen Gibirila, « Conditions de redressement ou de liquidation judiciaire d'un avocat associé d'une Selarl ou d'une SCP : Cass., com., 9 février 2010, pourvois n°08-15.191, 08-17.144, 08-17.670 », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2010, n°6, pp. 564-567 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 9 mars 2010, pourvoi n°09-11.631 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2010, n°49, pp. 10-13 

    Deen Gibirila, « L'obligation d'un associé aux dettes d'une société civile dont la liquidation est clôturée : Cass., 3ème civ., 10 février 2010, pourvoi n°09-10.982, Société Coopérative méditerranéenne de financement CAMEFI », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2010, n°388 

    Deen Gibirila, « Pluralité de griefs ou de fautes de gestion et proportionnalité de la sanction : Cass., com., 1er décembre 2009, pourvoi n°08-17.187, Delaval contre Deltour ès qualité ; Cass., com., 15 décembre 2009, pourvoi n°08-21.906, Debono contre Canet ès qualité », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2010, n°3, pp. 211-214 

    Deen Gibirila, « Recours subrogatoire et recours personnel de la caution qui a payé au lieu et place du débiteur : Cass., com., 12 mai 2009, pourvoi n°08-13.430 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2010, n°4, pp. 481-484 

    Deen Gibirila, « Irrecevabilité de la tierce opposition du conjoint commun en biens de l'époux en liquidation judiciaire : Cass., com., 28 avril 2009, pourvoi n°08-10.368 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2010, n°4, pp. 478-481 

    Deen Gibirila, « Irrecevabilité du recours de l'auteur d'une offre d'acquisition contre la décision du juge-commissaire : Cass., com., 28 avril 2009, pourvoi n°07-18.715 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2010, n°4, pp. 475-478 

    Deen Gibirila, « Irrecevabilité de l'action en inopposabilité d'une déclaration notariée d'insaisissabilité intentée par le liquidateur, faute d'intérêt à agir : Cass., com., 3 février 2009, pourvoi n°08-10.303 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2010, n°4, pp. 472-475 

    Deen Gibirila, « Caractère antérieur de la créance de restitution résultant de l'obligation de rembourser le prix de vente, consécutivement à l'annulation de celle-ci : Cass., com., 20 janvier 2009, pourvoi n°08-11.098 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2010, n°4, pp. 469-472 

    Deen Gibirila, « La saisie des sommes déposées sur le compte joint d'époux séparés de biens : Cass., 1ère civ., 20 mai 2009, pourvoi n°08-12.922, Jacky G. », Les Petites affiches, , 2010, n°19, pp. 9-13 

    Deen Gibirila, « Le défaut de qualité et l'intérêt de l'associé retiré d'une SCP de notaires à agir en nullité d'une assemblée générale postérieure à son départ : Cass., 1ère civ., 17 décembre 2009, pourvoi n°08-19.895, Jacques Destouesse Colmant », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2010, n°379 

    Deen Gibirila, « Endossement », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2010 

    Deen Gibirila, « Effets de commerce », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2010 

    Deen Gibirila, « La contestation antérieure à la cession de droits sociaux, condition de nomination de l'expert de l'article 1843-4 du code civil : Cass., com., 24 novembre 2009, pourvoi n°08-21.369, Bertrand Trehu », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°376 

    Deen Gibirila, « Les conditions de nomination d'un administrateur provisoire en lieu et place d'un mandataire ad hoc : Cass., com., 29 septembre 2009, pourvoi n°08-19.937, Sylvie Uderzo épouse Boyer de Choisy », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°370 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 15 septembre 2009, Monsieur Y contre Monsieur X, pourvoi n°08-15.267 », Gazette du Palais, , 2009, n°308, pp. 16-19 

    Deen Gibirila, « La demande de cession forcée des droits sociaux des dirigeants d'une SAS en difficulté : CA Paris, Pôle 5, ch. 9, 18 juin 2009, n°08/20924, Geoffroy Chevalier contre Maître Bertrand Jeanne », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°366 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 16 décembre 2008, pourvoi n°07-13.081 », Gazette du Palais, , 2009, n°275, pp. 6-8 

    Deen Gibirila, « La délégation ou la subdélégation du pouvoir de déclarer les créances », Revue des sociétés, Journal des sociétés, Dalloz, 2009, n°69, pp. 66-68 

    Deen Gibirila, « Société en formation et société créée de fait : CA Paris, 11 mars 2009, n°06-20507, Letinturier contre Ayache ès qualités », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2009, n°10, pp. 739-741 

    Deen Gibirila, « Société en formation et société créée de fait : CA Paris, 25ème ch., 11 mars 2009, arrêt n°06-20507 », La Lettre Omnidroit, , 2009, n°67, pp. 19-22 

    Deen Gibirila, « Faculté pour le juge de mettre fin au redressement judiciaire pour désintéressement des créanciers : Cass., com., 16 décembre 2008, pourvoi n°07-22.033 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1405-1408 

    Deen Gibirila, « Délais de grâce dans le cadre de la procédure de conciliation : Cass., 3ème civ., 10 décembre 2008, pourvoi n°07-19.899 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1403-1405 

    Deen Gibirila, « Possibilité pour le codébiteur in bonis de se prévaloir de la décision d'admission limitée au capital : Cass., com., 25 novembre 2008, pourvoi n°07-14.583 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1400-1403 

    Deen Gibirila, « Le gérant de société à responsabilité limitée [SARL] n'est pas un professionnel indépendant et ne peut être mis en redressement judiciaire : Cass., com., 12 novembre 2008, pourvois n°07-16998 et 07-15648 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1397-1400 

    Deen Gibirila, « Exclusion du traitement des situations de surendettement du professionnel indépendant soumis aux procédures collectives : Cass., com., 30 septembre 2008, pourvoi n°07-15.446 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1394-1396 

    Deen Gibirila, « Confusion des patrimoines entre sociétés d'un même groupe et appréciation du soutien abusif : Cass., com., 30 septembre 2008, pourvoi n°07-17.384 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°13, pp. 1391-1394 

    Deen Gibirila, « Le refus de l'associé égalitaire d'une SARL de voter l'augmentation de la rémunération du gérant : Cass., com., 31 mars 2009, pourvoi n°08-11.860, Jean François Civet », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°358 

    Deen Gibirila, « La libre évaluation des droits sociaux par l'expert de l'article 1843-4 du Code civil : Cass., com., 5 mai 2009, pourvoi n°08-17.465 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2009, n°40, pp. 10-13 

    Deen Gibirila, « Jurisprudence commerciale : Cass., com., 16 octobre 2007, pourvoi n°06-10.805 ; Cass., com., 30 octobre 2007, pourvoi n°06-16.129 ; Cass., com., 13 novembre 2007, pourvois n°05-13.248 et 06-14.372 ; CA Paris, 3ème ch., sect. A, 20 novembre 2007, n°07-3359 ; Cass., com., 18 décembre 2007, pourvoi n°06-16.350 ; Cass., com., 22 janvier 2008, pourvois n°06-20.379 et 06-20.766 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°11, pp. 1216-1243 

    Deen Gibirila, « Les modalités de révocation d'un dirigeant en ses qualités de président et de membre du directoire : CA Paris, 3ème ch., sect. B, 5 mars 2009, n°08/08682, Jean Charles Mathey contre Société anonyme NRJ Group », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°350 

    Deen Gibirila, « Quelques observations sur la réforme du droit des entreprises en difficulté », Banque & droit : la pratique du droit bancaire français et européen, Banque, 2009, n°125, pp. 3-11 

    Deen Gibirila, « L'actionnaire minoritaire agissant en demande d'expertise doit justifier d'un intérêt légitime : Cass., com., 3 mars 2009, pourvoi n°08-11.706, Colin contre Société Le Jardin impérial », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°347 

    Deen Gibirila, « L'impossibilité de priver l'associé d'une SAS (société par actions simplifiée) du droit de participer au vote relatif à son exclusion : Cass., com., 23 octobre 2007, pourvoi n°06-16.537 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°6, pp. 674-680 

    Deen Gibirila, « La responsabilité des dirigeants à l'égard des tiers, en raison de leur faute intentionnelle et particulièrement grave : Cass., com., 10 février 2009, pourvoi n°07-20.445, Société de gestion Pierre Cardin », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°342 

    Deen Gibirila, « Désignation de l'expert en application de l'article 1843-4 du Code civil et portée des clauses statutaires d'évaluation des droits sociaux : CA Paris, 3ème ch., sect. A, 9 décembre 2008, n°07/20084, Patrice Deyglun contre Société civile des mousquetaires », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2009, n°338 

    Deen Gibirila, « Le créancier ne peut faire jouer la compensation après la clôture de la liquidation judiciaire pour insuffisance d'actif : Cass., com., 8 juillet 2008, pourvoi n°05-20.497 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 363-366 

    Deen Gibirila, « Redressement judiciaire d'un agent de recherches privé : conditions d'ouverture : Cass., com., 27 mai 2008, pourvoi n°07-13.131 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 359-363 

    Deen Gibirila, « Action paulienne relative à des paiements effectués par un moyen inhabituel : Cass., com., 1er avril 2008, pourvoi n°07-11.911 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 352-356 

    Deen Gibirila, « Liquidation judiciaire simplifiée : mesure d'administration judiciaire non susceptible de recours : Cass., com., 4 mars 2008, pourvoi n°07-10.033 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 350-352 

    Deen Gibirila, « Du défaut de règlement des frais de greffe : CA Paris, 3ème ch., sect. A, 5 février 2008, n°07-13090 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 346-350 

    Deen Gibirila, « Redressement judiciaire personnel et obligation aux dettes sociales : Cass., com., 5 février 2008, pourvoi n°07-15.011 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2009, n°3, pp. 343-346 

    Deen Gibirila, « Aval », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2009 

    Deen Gibirila, « Billet à ordre », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2009 

    Deen Gibirila, « Billet au porteur », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2009 

    Deen Gibirila, « Sociétés : Cass., com., 8 juillet 2008, pourvoi n°07-16.936, Société Carrefour contre Société Parmalat », Droit et procédures : la revue des huissiers de justice, Editions juridiques et techniques, 2009, n°1, pp. 48-51 

    Deen Gibirila, « Les conditions de perception d'une retraite supplémentaire et de dommages-intérêts par un ancien dirigeant d'une société anonyme : CA Paris, 3ème ch., sect. A, 7 octobre 2008, n°07/09681, SA Carrefour contre Daniel Bernard », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2008, n°330 

    Deen Gibirila, « La ratification des engagements pris par des associés au nom d'une SARL en formation par le mandat donné à l'un d'eux : Cass., com., 1er juillet 2008, pourvoi n°07-10.676, Monsieur Henri Valax et autre contre Monsieur Perche », Les Petites affiches, , 2008, n°222, pp. 10-13 

    Deen Gibirila, « La perte de la qualité d'associé de société civile après le remboursement de la valeur des droits sociaux : Cass., com., 17 juin 2008, pourvois n°06-15.045 et 07-14.965 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2008, n°32, pp. 10-13 

    Deen Gibirila, « La responsabilité du gérant de société en participation : Cass., com., 6 mai 2008, pourvoi n°07-12.251, Suplice contre Crozat ès qualité », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2008, n°11, pp. 1063-1065 

    Deen Gibirila, « La ratification des engagements pris par des associés au nom d'une SARL en formation par le mandat donné à l'un deux : Cass., com., 1er juillet 2008, pourvoi n°07-10.676, Henri Valax », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2008, n°320 

    Deen Gibirila, « Sociétés : Cass., com., 8 avril 2008, pourvoi n°06-15.193, Société Breiz alu contre Procureur général près la Cour d'appel de Rennes », Droit et procédures : la revue des huissiers de justice, Editions juridiques et techniques, 2008, n°5, pp. 288-290 

    Deen Gibirila, « Transformation d'une SA en SAS : le dépôt au greffe du rapport du commissaire aux comptes n'est prescrit pas aucun texte : Cass., com., 8 avril 2008, pourvoi n°06-15.193, Société Breiz alu », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2008, n°307 

    Deen Gibirila, « Seule l'ordonnance désignant un expert dans le cadre de la cession de droits sociaux n'est susceptible d'aucun recours : Cass., com., 11 mars 2008, pourvoi n°07-13.189, Emilie Assous », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2008, n°306 

    Deen Gibirila, « Escompte », Répertoire Dalloz Droit commercial, Dalloz, 2008 

    Deen Gibirila, « Le caractère d'ordre public de l'article 1843-4 du Code civil relatif à la détermination par expertise de la valeur de droits sociaux : Cass., com., 4 décembre 2007, pourvoi n° 06-13.912, Bruno Quilliard, pourvoi n°06-13.913, Denis Jacqmin », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2008, n°295 

    Deen Gibirila, « L'annulation de la convention de cession de parts sociales non soumise à la consultation préalable du conseil de surveillance : CA Paris, 3ème ch., sect. A, 12 juin 2007, n°07/05264, Monsieur Thierry Gisserot et autres contre SA Caceis Bank », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2007, n°282 

    Deen Gibirila, « Chronique de jurisprudence commerciale : Cass., com., 13 février 2007, pourvoi n°05-13.526 ; Cass., com., 27 février 2007, pourvoi n°06-10.170 ; CA Versailles, 13ème ch., 1er mars 2007, n°06-07624, Odile L contre Caisse nationale des barreaux français ; Cass., com., 9 mai 2007, pourvois n°05-19.320 et 05-21.357 ; Cass., mixte, 18 mai 2007, pourvoi n°05-10.413 ; Cass., 1ère civ., 4 juin 2007, pourvoi n°06-18.515 ; Cass., com., 26 juin 2007, pourvois n°06-17.821 et 06-20.820 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2007, n°21, pp. 1553-1581 

    Deen Gibirila, « La caractérisation et l'indemnisation de la révocation abusive d'un dirigeant social : Cass., com., 15 mai 2007, pourvoi n°05-19.464, Société Vedreine et compagnie », Les Petites affiches, , 2007, n°217, pp. 16-21 

    Deen Gibirila, « La demande d'expertise de gestion formée par un actionnaire minoritaire : CA Versailles, 14 février 2007, 14ème ch., n°06/05831, Monsieur Guillaume Langlois contre SA Gras Savoye Crédit », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2007, n°271 

    Deen Gibirila, « Chronique de jurisprudence commerciale : Cass., com., 7 novembre 2006, pourvois n°04-18.650, 05-17.112 et 05-16.693 ; Cass., crim., 8 novembre 2006, pourvois n°05-85.271, 05-85.922 et 06-81.862 ; TC, 20 novembre 2006, n°3570, Maître André ès qualités contre Commune d'Alès ; Cass., com., 21 novembre 2006, pourvois n°05-17.008 et 05-19.298 ; Cass., com., 19 décembre 2006, pourvoi n°05-14.816 ; Cass., com., 16 janvier 2007, pourvoi n°04-14.592 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2007, n°11, pp. 870-896 

    Deen Gibirila, « Le refus d'un actionnaire minoritaire de voter une augmentation de capital : Cass., com., 20 mars 2007, pourvoi n°05-19.225 ; CA Aix-en-Provence, 8ème ch., sect. B, 23 mars 2007 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2007, n°17, pp. 10-13 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., soc., 21 novembre 2006, pourvoi n°05-45.416, Société HPE », Droit & patrimoine, Droit et patrimoine, 2007, n°158, pp. 46-51 

    Deen Gibirila, « La solidarité entre la société apporteuse et la société bénéficiaire de l'apport partiel d'actif soumis au régime des scissions : Cass., com., 12 décembre 2006, pourvoi n°05-15.619, Société Hydraulique », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2007, n°250 

    Deen Gibirila, « Le droit aux bénéfices en cas de cession de parts sociales : Cass., com., 28 novembre 2006, n°04-17.486, Monsieur Alexis Saurat », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2007, n°245 

    Deen Gibirila, « L'inopposabilité paulienne et la saisie du bien frauduleusement soustrait : Cass., 1ère civ., 30 mai 2006, pourvoi n°02-13.495, Philippe Lucas contre Monsieur de Sarcus », Les Petites affiches, , 2007, n°3, pp. 11-14 

    Deen Gibirila, « Procédure civile : Cass., com., 3 octobre 2006, pourvoi n°05-12.410, CRCAM contre Société Vally », Droit et procédures : la revue des huissiers de justice, Editions juridiques et techniques, 2007, n°1, pp. 32-34 

    Deen Gibirila, « Chronique de jurisprudence commerciale : Cass., com., 21 mars 2006, pourvoi n°04-17.869 ; Cass., com., 4 avril 2006, pourvoi n°05-10.416 ; Cass., com., 3 mai 2006, pourvoi n°04-10.115 ; Cass., 1ère civ., 10 mai 2006, pourvoi n°04-15.184 ; Cass., com., 16 mai 2006, pourvoi n°05-12.400 ; Cass., com., 13 juin 2006, pourvoi n°05-17.081 ; CA Versailles, 13ème ch., 15 juin 2006, SA Euler Hermes SFAC contre Canet ès qualités ; Cass., com., 27 juin 2006, pourvoi n°04-15.831 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2006, n°24, pp. 1897-1924 

    Deen Gibirila, « L'introduction en justice de l'action en relèvement d'un commissaires aux comptes : Cass., com., 3 octobre 2006, pourvoi n°05-12.410, Caisse Régionale du Crédit Agricole Mutuel (CRCAM) de Toulouse et du Midi-toulousain », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2006, n°235 

    Deen Gibirila, « Le sort des actes accomplis au nom d'une société en formation : Cass., com., 23 mai 2006, pourvoi n°03-15.486 ; Cass., 2ème civ., 19 décembre 2002, pourvoi n°00-20.250 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2006, n°9, pp. 10-16 

    Deen Gibirila, « L'incapacité d'ester en justice d'une société en formation et ses enjeux : Cass., com., 20 juin 2006, pourvoi n°03-15.957, Société Déclics-multimédia contre Société Santé magazine », Revue de jurisprudence de droit des affaires (RJDA), Editions Francis Lefebvre, 2006, n°10, pp. 915-918 

    Deen Gibirila, « L'incapacité d'agir en justice d'une société dissoute par absorption : Cass., 3ème civ., 17 mai 2006, pourvoi n°05-10.936, Société immobilière Berri Champs Elysées contre société Arnell », Les Petites affiches, , 2006, n°195, pp. 10-20 

    Deen Gibirila, « La garantie d'éviction du fait personnel du cédant de droits sociaux : Cass., 1ère civ., 24 janvier 2006, pourvoi n°03-12.736, Monsieur Laurent Paudex contre Monsieur Jean-Michel Mazue », Les Petites affiches, , 2006, n°142, pp. 16-19 

    Deen Gibirila, « Les responsabilités et les sanctions du dirigeant dans la loi de sauvegarde des entreprises », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2006, n°12, pp. 989-1025 

    Deen Gibirila, « Notes sous Cass., com., 17 janvier 2006, pourvoi n°05-10.167, Perruchot contre SA Polyclinique les fleurs ; Cass., com., 14 février 2006, pourvoi n°02-11.822, SELARL Bouffer-Mandon ès qualité contre SA Hauterive Saint James », La Semaine Juridique. Entreprise et affaires (JCP E), Editions du Juris-classeur, 2006, n°25, pp. 1122-1125 

    Deen Gibirila, « Chronique de jurisprudence commerciale : Cass. soc., 12 octobre 2005, pourvoi n°04-15.794 ; Cass., com., 2 novembre 2005, pourvois n°04-16.738 et 04-16.232 ; Cass., com., 4 janvier 2006, pourvoi n°04-19.868 ; Cass., com., 10 janvier 2006 (deux arrêts) ; Cass., com., 7 mars 2006 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2006, n°11, pp. 923-944 

    Deen Gibirila, « Appréciation par le juge des conditions préalables à la demande d'expertise de gestion : Cass., com., 17 janvier 2006, pourvoi n°05-10.167, Perruchot ; Cass., com., 14 février 2006, pourvoi n°05-11.822, SELRL Bouffard-Mandon, ès qualités Mandataire-liquidateur de J-M Amat », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 2006, n°18, pp. 913-916 

    Deen Gibirila, « Entreprises en difficulté : Cass., com., 4 octobre 2005, Madame Barbier épouse Truchard contre Maître Delibes ès qualités », Droit et procédures : la revue des huissiers de justice, Editions juridiques et techniques, 2006, n°3, pp. 149-152 

    Deen Gibirila, « Les poursuites contre un associé de SCI en liquidation judiciaire : Cass., com., 24 janvier 2006, pourvoi n°04-19.061, SCI Azur Investissement Holding contre sociétés CDR Créances », Les Petites affiches, , 2006, n°85, pp. 14-19 

    Deen Gibirila, « Jurisprudence : Cass., mixte, 16 décembre 2005, pourvoi n°04-10.986 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2006, n°7, pp. 572-579 

    Deen Gibirila, « Les poursuites contre un associé de SCI en liquidation judiciaire : Cass., com., 24 janvier 2006, pourvoi n°04-19.061, Société Civile Immobilière (SCI) Azur Investissement Holding contre Société CDR Créances », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2006, n°209 

    Deen Gibirila, « L'existence du droit d'agir en demande d'expertise de gestion s'apprécie à la date de l'action introductive d'instance : Cass., com., 6 décembre 2005, pourvoi n°04-10.287, Monsieur Gilbert Ginhoux contre Société Exploitation des Sources de Signes (SESS) », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2006, n°206 

    Deen Gibirila, « La date de l'action en demande d'expertise de gestion : Cass., com., 6 décembre 2005, pourvoi n°04-10.287, Monsieur Gilbert Ginhoux contre société Exploitation des sources de Signes », Les Petites affiches, , 2006, n°53, pp. 10-14 

    Deen Gibirila, « L'articulation du droit des régimes matrimoniaux et du droit des entreprises en difficulté en cas de liquidation judiciaire d'un artisan : Cass., com., 4 octobre 2005, pourvoi n°04-12.610, Madame Nadia Barbier épouse Truchard contre Monsieur Bernard Delibes », Lexbase Hebdo : édition privée générale, Lexbase, 2006, n°205 

    Deen Gibirila, « Chronique de jurisprudence commerciale : Cass., com., 1er mars 2005, pourvoi n°03-12.425 ; Cass., com., 8 mars 2005, pourvoi n°02-17.692 ; Cass., com., 15 mars 2005, pourvoi n°03-19.359 ; Cass., com., 12 avril 2005, pourvoi n°02-19.451 ; Cass., com., 19 avril 2005, pourvoi n°05-10.094 ; Cass., com., 24 mai 2005, pourvoi n°00-19.721 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2006, n°23, pp. 1916-1940 

    Deen Gibirila, « Chronique de jurisprudence commerciale : Cass., com., 28 janvier 2004, pourvoi n°01-00.741 ; Cass., com., 11 février 2004, pourvoi n°01-00.430, Madame Gil contre Monsieur Gil et autre ; Cass., com., 24 mars 2004, pourvoi n°01-10.927, Société Mahana et autre contre Monsieur Mu Si Yan ; Cass., com., 5 mai 2004, pourvoi n°01-03.873 ; Cass., com., 2 juin 2004, pourvoi n°02-13.940 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2005, n°23, pp. 1651-1674 

    Deen Gibirila, « Jurisprudence : Cass., com., 19 avril 2005, pourvoi n° 03-11.790 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2005, n°19, pp. 1497-1502 

    Deen Gibirila, « Jurisprudence : Cass., 1ère civ., 25 janvier 2005, pourvoi n°01-10.395 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2005, n°13, pp. 1146-1153 

    Deen Gibirila, « Entreprises en difficulté : Cass., com., 4 janvier 2005, Madame Renner, épouse Saguet contre SCP Dargent et Morange », Droit et procédures : la revue des huissiers de justice, Editions juridiques et techniques, 2005, n°4, pp. 217-219 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 11 février 2004, pourvoi n°01-01.642 », La Semaine Juridique. Entreprise et affaires (JCP E), Editions du Juris-classeur, 2005, n°15, pp. 670-672 

    Deen Gibirila, « Irrecevabilité de l'appel nullité du jugement prononçant par extension la liquidation judiciaire d'une société créée de fait : Cass., com., 11 février 2004, pourvoi n°01-01.642, Brucelle contre SA Dalpes », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 2005, n°13, pp. 640-642 

    Deen Gibirila, « Jurisprudence : Cass., 1ère civ., 25 novembre 2003, pourvoi n°00-22.089 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2004, n°17, pp. 1152-1161 

    Deen Gibirila, « Sociétés : Cass., 1ère civ., 30 mars 2004, Y contre X », Droit et procédures : la revue des huissiers de justice, Editions juridiques et techniques, 2004, n°5, pp. 293-296 

    Deen Gibirila, « Le gérant associé d'une SNC peut-il cumuler cette qualité avec celle du salarié ? : CA Paris, 3ème ch., sect. A, 4 novembre 2003, n°02-19500, Bougnon contre Maître Boisset », Les Petites affiches, , 2004, n°152, pp. 16-17 

    Deen Gibirila, « La décision de continuation d'une SNC, à la suite de la révocation d'un associé gérant : Cass., com., 26 novembre 2003, n°00-20.478, F. Lefebvre et J. Demuth contre J.-F. Deruas et X. Huertas ès qualités de liquidateur », Les Petites affiches, , 2004, n°148, pp. 17-19 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 8 juillet 2003, n°00-11.993, Société Générale contre Madame Montaurier », La Semaine Juridique. Entreprise et affaires (JCP E), Editions du Juris-classeur, 2004, n°27, pp. 1109-1110 

    Deen Gibirila, « Chronique de jurisprudence commerciale : Cass., com., 4 février 2003, 8 juillet 2003 (deux arrêts), 8 octobre 2003 », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2004, n°8, pp. 571-584 

    Deen Gibirila, « Le banquier peut refuser de remettre au tireur, qui est son client, le verso des chèques émis par lui : Cass., com., 8 juillet 2003, n°00-11.993, Société Générale contre Madame Montaurier », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 2004, n°18, pp. 795-796 

    Deen Gibirila, « Société à responsabilité limitée », Répertoire de droit des sociétés, Dalloz, 2004 

    Deen Gibirila, « La lettre d'intention : consécration de la nouvelle tendance jurisprudentielle : Cass., com., 9 juillet 2002, Société Lordex, société de développement région de Lorraine contre SA La Rhénane », Les Petites affiches, , 2003, n°2, pp. 11-14 

    Deen Gibirila, « Société en nom collectif », Répertoire de droit des sociétés, Dalloz, 2003 

    Deen Gibirila, « Société en commandite simple », Répertoire de droit des sociétés, Dalloz, 2003 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., 3ème civ., 23 janvier 2002, Mme A. Frenet contre M.-J. Voland », Revue de jurisprudence commerciale (RJC), Librairie du Journal des notaires et des avocats, 2002, n°12, pp. 469-472 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 20 février 2001, pourvoi n°97-14.256, Di Maggio contre CRCAM de Charente Périgord », Revue de jurisprudence commerciale (RJC), Librairie du Journal des notaires et des avocats, 2002, n°1, pp. 44-47 

    Deen Gibirila, « Actualité du droit des sociétés : les sociétés civiles », Les Petites affiches, , 2001, n°193, pp. 14-20 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 20 février 2001, pourvoi n°97-21.289, Union pour le financement d'immeubles de sociétés contre Bobichon et autres », Revue de jurisprudence commerciale (RJC), Librairie du Journal des notaires et des avocats, 2001, n°7, pp. 231-233 

    Deen Gibirila, « Redressement judiciaire d'un associé en nom sous tutelle : Cass., com., 28 novembre 2000, pourvoi n°98-12.400 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2001, n°39, pp. 13-17 

    Deen Gibirila, « Actualité du droit de l'entreprise : les dirigeants d'entreprises en difficulté », Les Petites affiches, , 2001, n°107, pp. 21-28 

    Deen Gibirila, « L'impossible mise en redressement judiciaire de la société en formation : Cass., com., 1er février 2000, pourvoi n°97-18.480, SARL Docks des matériaux contre Auger-Dupau ès qualités », Les Petites affiches, , 2001, n°49, pp. 18-19 

    Deen Gibirila, « Actualité du droit de l'entreprise : les dirigeants d'entreprises en difficulté », Les Petites affiches, , 2000, n°232, pp. 13-19 

    Deen Gibirila, « L'extension d'une procédure collective : Cass., com., 4 janvier 2000 et 5 février 2000 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2000, n°32, pp. 3-9 

    Deen Gibirila, « Actualité du droit de l'entreprise : entreprises en difficulté », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 2000, n°17, pp. 993-1001 

    Deen Gibirila, « La situation juridique des coavalistes d'un billet à ordre : Cass., com., 1er juin 1999 », Lamy Droit du financement, Lamy, 2000, n°111, pp. 1-4 

    Deen Gibirila, « La condition juridique du président du directoire : CA Paris, 3ème ch., 10 décembre 1999, n°1998/15995, Micoud contre Société Gestra », Les Petites affiches, , 2000, n°152, pp. 27-31 

    Deen Gibirila, « La responsabilité d'une banque du fait de l'octroi d'un crédit : Cass., com., 11 mai 1999 », Revue Lamy Droit des affaires, Lamy, 2000, n°24, pp. 8-13 

    Deen Gibirila, « Le chèque de garantie peut être encaissé immédiatement : Cass., com., 17 novembre 1998, Société Vips France contre Société Logicia et autre », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1999, n°51, pp. 2304-2307 

    Deen Gibirila, « A propos du chèque de banque : Cass., com., 26 janvier 1999 », Lamy Droit du financement, Lamy, 1999, n°100, pp. 1-3 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 8 décembre 1998, Ayache contre Madame Climens épouse Pechberty et autres », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1999, n°28, pp. 1361-1363 

    Deen Gibirila, « Note sous CA Versailles, ch. 12, 1er octobre 1998, Mehio et autres contre SARL Trans Act et autres », Recueil Dalloz, Dalloz, 1999, n°20, pp. 294-298 

    Deen Gibirila, « Recevabilité et bien-fondé de la demande d'administration provisoire », Recueil Dalloz, Dalloz , 1999, n°20, p. 294  

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 10 février 1998, pourvoi n°96-11.988, Société SAE et autres contre Société Promo Réal », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1999, n°17, pp. 771-774 

    Deen Gibirila, « Preuve de l'existence d'une société créée de fait : Cass., com., 16 juin 1998, pourvoi n°96-20.182, Monsieur Gilbert Roydor contre Madame Betty Roydor », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 1999, n°7, pp. 415-423 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., pourvoi n°93-11.437, 27 janvier 1998, Vanhove contre Société Total France », Recueil Dalloz, Dalloz, 1998, n°43, pp. 605-608 

    Deen Gibirila, « La faute personnelle détachable des fonctions de gérant », Recueil Dalloz, Dalloz , 1998, n°43, p. 605  

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 10 février 1998, pourvoi n°95-22.052, SA Sidergie contre Marmonier », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1998, n°29, pp. 1335-1338 

    Deen Gibirila, « L'obligation aux dettes sociales dans les sociétés civiles », Répertoire du notariat Defrénois, Répertoire du notariat Defrénois, 1998, n°10, pp. 625-650 

    Deen Gibirila, « Redressement et liquidation judiciaires, actualité jurisprudentielle », Les Petites affiches, , 1998, n°56, pp. 11-14 

    Deen Gibirila, « La mention du siège social au lieu et place du domicile du dirigeant pour raison de sécurité : CA Paris, Ch. 1, 23 janvier 1998, Société l'Oréal », Bulletin Joly mensuel d'information des sociétés (BMIS), Joly, 1998, n°5, pp. 551-555 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., 3ème civ., 08 octobre 1997, Eskenazi contre Madame Benloulou et autres », Recueil Dalloz, Dalloz, 1998, n°11, pp. 139-142 

    Deen Gibirila, « Conditions de l'action en paiement du créancier d'une société civile contre un associé », Recueil Dalloz, Dalloz , 1998, n°11, p. 139  

    Deen Gibirila, « Note sous CA Paris, Ch. 16, sect. A, 13 mai 1997, Société d'exploitation du CNIT », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1998, n°10, pp. 392-395 

    Deen Gibirila, « Le cumul des fonctions de directeur commercial et de président du conseil d'administration : CA Paris, Ch. 1, Sect. A, 28 janvier 1997 », Les Petites affiches, , 1998, n°4, pp. 25-29 

    Deen Gibirila, « Circonstances de la révocation du président du conseil d'administration et principe de la contradiction », Recueil Dalloz, Dalloz , 1997, n°37, p. 493  

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 26 novembre 1996, pourvoi n°94-15.661, SA Econocom Location et autres contre Spilmont », Recueil Dalloz, Dalloz, 1997, n°37, pp. 493-496 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 26 novembre 1996, pourvoi n°94-14.519, Epoux Chéry contre Epoux Lautier », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1997, n°37, pp. 389-392 

    Deen Gibirila, « L'existence et la liquidation d'une société créée de fait entre concubins : Cass., 1ère civ., 11 février 1997 », Les Petites affiches, , 1997, n°81, pp. 18-22 

    Deen Gibirila, « L'ouverture d'un compte chèques au nom d'une société en formation : CA Versailles, 19 décembre 1996, n°1990/94, Société Frutteto Pepino contre CCF », Les Petites affiches, , 1997, n°74, pp. 26-29 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 1er octobre 1996, Gannat contre Abergel », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1997, n°24, pp. 141-142 

    Deen Gibirila, « La régularisation de la lettre de change : Cass., com., 9 avril 1996, Société Sugar contre Caisse de crédit Agricole du Morbihan », Les Petites affiches, , 1997, n°58, pp. 21-24 

    Deen Gibirila, « L'absence de déclaration de l'état de cessation des paiements : Cass., com., 8 octobre 1996, Blanchet contre Cosme Rogeau ; Cass., com., 8 octobre 1996, Rodarie contre Aubert », Les Petites affiches, , 1997, n°29, pp. 21-25 

    Deen Gibirila, « La dissolution judiciaire d'une société en nom collectif pour mésentente des associés », Recueil Dalloz, Dalloz , 1997, n°09, p. 108  

    Deen Gibirila, « La nature commerciale de l'engagement d'aval d'une lettre de change : Cass., com., 1er octobre 1996, Jallet », Les Petites affiches, , 1997, n°3, pp. 9-11 

    Deen Gibirila, « Des interactions entre concurrence déloyale et contrefaçon : cumul et points de jonction », Les Petites affiches, , 1997, n°3, pp. 4-11 

    Deen Gibirila, « Conditions d'attribution de dommages-intérêts à un directeur général pour révocation abusive : Cass., com., 3 janvier 1996, Société Marcelle Houvenaegel contre Martin », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1996, n°24, pp. 266-268 

    Deen Gibirila, « De la difficulté de combiner les règles propres de l'aval et celle de droit commun du cautionnement : Cass., com., pourvoi n°93-18.642, 17 octobre 1995, SA Codifa contre Vauvillier Perreau », Les Petites affiches, , 1996, n°69, pp. 24-27 

    Deen Gibirila, « Le droit du porteur sur la provision d'une lettre de change non acceptée », Recueil Dalloz, Dalloz , 1996, n°21, p. 292  

    Deen Gibirila, « Substitution, au profit d'un dirigeant, de l'interdiction de gérer à la faillite personnelle en raison de circonstances économiques spécifiques : CA Paris, 6 juillet 1995, Epinette contre Segui ès qualités », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1996, n°22, pp. 241-243 

    Deen Gibirila, « Note sous Cass., com., 11 juillet 1995, pourvoi n°93-15.864, Goullier contre Procureur Général près Cour d'appel de Riom », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1996, n°7, pp. 42-44 

    Deen Gibirila, « Recevabilité de l'action en nullité de l'article 360 de la loi du 24 juillet 1966 : Cass., com., 4 juillet 1995, de La Fournière contre Aymard », Les Petites affiches, , 1996, n°12, pp. 18-23 

    Deen Gibirila, « Président du conseil d'administration d'une SA condamné cumulativement à la faillite personnelle et au comblement du passif : Cass., com., 11 juillet 1995 », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1995, n°49, pp. 504-506 

    Deen Gibirila, « Le refus d'immatriculer les associations au RCS : Cass., com., 15 novembre 1994, pourvoi n°93-10.193, Association de la croisade du livre chrétien », Les Petites affiches, , 1995, n°89, pp. 47-50 

    Deen Gibirila, « Indemnisation de préjudice résultant de la révocation fautive, sans juste motif et dans des conditions brusques et vexatoires d'un gérant : Cass., com., 1er février 1994, Société d'exploitation Wohlschlegel et fils (SEWF) et autres contre Wohlschlegel », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1995, n°20, pp. 189-192 

    Deen Gibirila, « Le sort des conventions conclues par une société avec un tiers auxquelles un administrateur est intéressé : Cass., com., 5 mars 1994, pourvoi n°92-13.047, Compagnie d'assurances La Mondiale contre Jacquot », Les Petites affiches, , 1995, n°14, pp. 15-17 

    Deen Gibirila, « Irrégularité de la procédure de révocation d'un directeur général : Cass., com., 26 avril 1994 », La Semaine Juridique. Édition Générale (JCP G), Editions du Juris-classeur, 1995, n°4, pp. 30-33 

    Deen Gibirila, « La reprise par une société des engagements souscrits en son nom par ses fondateurs : Cass., 3ème civ., 5 janvier 1994, SCI Coconut contre Rachula », Les Petites affiches, , 1994, n°99, pp. 14-17 

    Deen Gibirila, « La responsabilité civile du banquier dispensateur de crédit : Cass., com., 18 mai 1993, pourvoi n°91-10.166, Banque Hirigoyen », Les Petites affiches, , 1994, n°24, pp. 17-20 

    Deen Gibirila, « La distinction entre société en formation et société créée de fait et ses conséquences : Cass., com., 7 avril 1992, Société DIN contre M Peynaud », Les Petites affiches, , 1993, n°148, pp. 16-19 

    Deen Gibirila, « Associations et fondations (EA 160) », Joly Sociétés, Lextenso éditions 

    Deen Gibirila, « Identification de la société (EI 010) », Joly Sociétés, Lextenso éditions 

    Deen Gibirila, « Fascicule unique : Société en participation », JurisClasseur Civil Code, LexisNexis  

    Art. 1871 à 1873

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Christelle Chieudji Nguedou, Sociétés et cautionnement, thèse soutenue en 2018 à Toulouse 1    

    L’importance du cautionnement pour les sociétés est indéniable. En plus de contribuer à l’essor de ces dernières par l’accès au crédit, le cautionnement s’impose comme un levier de célérité et de simplicité, atouts majeurs dont requiert le monde des affaires. Cependant, son implémentation dans le cadre des sociétés ne va pas sans poser des difficultés. En effet, l’articulation du cautionnement au sein des sociétés suscite une multitude de controverses et d’ambiguïtés. La combinaison des règles du droit des sociétés et de celles des sûretés n’est pas toujours empreinte d’homogénéité. La complexité de la mise en œuvre du cautionnement au sein des sociétés prend un relief particulier quand il s’agit d’ajouter au panel des règles existantes, les multiples productions jurisprudentielles et les innombrables apports de la doctrine. Ces diverses confrontations dépouillent la matière de sa fluidité, de sa cohérence et par là-même, de son efficacité. Son essence première s’en trouve entachée et le seul trait qui semble ne souffrir autant de reproches est son caractère singulier. L’état des lieux actuel révèle que la mise en œuvre du cautionnement dans les sociétés manque de clarté. Les incessantes interventions du législateur, les désaccords entre les acteurs juridiques, tendent à « polluer » son régime et à le compromettre, ce constat étant valable dans ses deux variantes, que le cautionnement soit donné par une personne physique, le dirigeant social, ou par une personne morale, la société. En pareil contexte, il est impératif de redonner son éclat au cautionnement.

    Julie Duroch, La société coopérative d'intérêt collectif à l'épreuve du statut de la coopération et du droit des sociétés, thèse soutenue en 2017 à Toulouse 1    

    L’année 1947 marque la reconnaissance des coopératives en tant que sociétés par la loi n°47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération. Depuis, l’intérêt de la doctrine pour les difficultés d’articulation des différents corps de règles régissant ces groupements s’est accru. Cette question est aujourd’hui galvanisée par la crise identitaire que connaît le statut de la coopération. La société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) offre un terrain privilégié pour l’examen de cette confrontation. Cette société coopérative revêt la forme de société anonyme (SA) ou de société à responsabilité limitée(SARL). Elle s’est vue récemment accorder la possibilité d’utiliser comme nouveau réceptacle la société par actions simplifiée (SAS). Cet emprunt au droit des sociétés ne saurait la dispenser d’avoir pour objet la production ou la fourniture de biens et de services d'intérêt collectif qui présentent un caractère d'utilité sociale. Originale à plus d’un titre, la SCIC demeure néanmoins occultée par le prestige de certaines sociétés « classiques » ou coopératives et est fort peu utilisée en pratique, en raison de la complexité de son régime juridique. L’étude porte d’une part sur le particularisme de la structure. Elle concerne, d’autre part, la relation entre la société et ses associés. Elle assiste à la confrontation de deux dynamiques opposées : l’affirmation du rattachement de la SCIC à l’identité coopérative et la dénaturation de cette dernière. Il s’avère alors nécessaire d’adapter le statut de la SCIC. À cette fin, une troisième voie est envisageable : l’émancipation de la SCIC par rapport à la loi cadre coopérative. Cette autonomie nouvelle lui permettrait d’échapper à sa propre censure.

    Kerzen Mahy, La protection juridique des photographies, thèse soutenue en 2016 à Toulouse 1      

    De réelles problématiques relatives aux photographies existent eu égard aux difficultés rencontrées à faire valoir les droits d’auteur, mais aussi concernant la reconnaissance du caractère original de la photographie. Les juges font face à une difficile conciliation entre le droit d’auteur, le droit à l’image et l’évolution des réseaux sur internet. Chaque cliché est susceptible d’être une œuvre d’art, seulement si elle remplit les critères d’originalité. Le droit à l’image est protégé par de nombreux articles, il est parfois mis à l’écart pour faire valoir une liberté d’information ou une liberté d’expression. Les réseaux sociaux sont une conséquence de l’avènement du numérique, ceux-ci introduisent de nouvelles possibilités d’exposition des utilisateurs, de communication, de relations et d’échanges. Le temps, l’espace et l’intimité prennent une autre dimension. Il en résulte des conséquences juridiques sur le droit des utilisateurs.

    Stéphane Rapha, Les professions réglementées du champ sportif, thèse soutenue en 2016 à Toulouse 1 en co-direction avec Gérard Auneau      

    Les professions réglementées font l’objet de critiques de nature économique et sociale, qui interrogent directement la nécessité et la proportionnalité des cadres juridiques à leur soutien. L’époque apparaissant propice au questionnement et à la réformation de certaines d’entre elles, la présente recherche s’attache à interroger celles du champ sportif et notamment la profession d’éducateur sportif. Pour cette dernière qui regroupe en réalité une mosaïque de métiers (animateur, entraîneur, enseignant et éducateur) les entraves posées à son accès et à son exercice par le Code du sport ainsi que par certains règlements fédéraux nous apparaissent mal conciliées avec les libertés économiques et notamment la liberté professionnelle. Il en résulte une réglementation professionnelle disproportionnée, infondée et peu respectueuse des exigences de légalité, qui pour autant constitue un nid de rentes et de privilèges, moins pour les professionnels eux-mêmes, que pour les acteurs institutionnels. Si le contrôle juridictionnel apparaît pour l’heure insuffisant, pour saisir ces irrégularités et les censurer, ce particularisme sportif dans le concert des professions réglementées nous semble en sursis. Confronté à l’exigence de transparence imposée par l’Union européenne, victime de sa complexification erratique qui heurte les libertés premières et les exigences économiques de notre époque, ce cadre juridique n’est pas plus à même de contenir les différentes stratégies de contournement. En définitive, cette réglementation surannée est sommée de se réformer, selon des perspectives dont nous nous proposons d'esquisser les contours.

    Céline Brune-Jammes, L'incidence de l'activité professionnelle sur le couple du chef d'entreprise, thèse soutenue en 2016 à Toulouse 1 en co-direction avec Sophie Paricard      

    Le fait, pour un chef d’entreprise, d’exercer une activité professionnelle par la gestion d’un fonds de commerce, artisanal ou libéral ou de parts sociales d’une société, a des incidences sur la personne qui partage sa vie. Les difficultés personnelles ou financières qu’il peut rencontrer, parce qu’elles ont un impact sur son patrimoine, peuvent influencer sur celui de son concubin, partenaire de PACS, ou époux, a fortiori lorsque ces derniers ont des intérêts financiers communs avec le chef d’entreprise (prêt, cautionnement, acquisition en commun des outils professionnels), ou lorsqu’ils participent à son activité professionnelle (de façon légitime avec adoption d’un statut ou en dehors de tout cadre légal). L’activité professionnelle exercée par le chef d’entreprise peut donc avoir des conséquences positives (sur le patrimoine du couple) ou négatives sur la personne en couple avec lui, selon la prospérité que connaît l’activité, ou les difficultés qu’elle rencontre (procédure collective, souscription d’emprunts, existence de dettes, conflits entre associés). Il convient donc de s’interroger sur le statut le plus protecteur pour la personne en couple avec le chef d’entreprise ? Par ailleurs, l’existence même de l’activité peut se trouver perturbée par l’évolution du couple (adoption d’un nouveau lien juridique ou modification de celui-ci, mais surtout rupture, ou décès du chef d’entreprise). D’où la nécessité d’envisager au gré des hypothèses, les meilleurs moyens de protection qui concernent la personne en couple avec le chef d’entreprise, ce dernier et l’entreprise elle-même, une des difficultés tenant à l’autonomie que celle-ci revêt en tant que sujet de droit indépendant du chef d’entreprise.

    Lamine Dobassy, Les garanties de paiement des créanciers dans les procédures collectives OHADA : étude à la lumière du droit français, thèse soutenue en 2015 à Toulouse 1 en co-direction avec Ndiaw Diouf    

    Le résumé en français n'a pas été communiqué par l'auteur.

    Moussa Zio, Le cautionnement à l'épreuve du droit de la consommation, perspective d'évolution du cautionnement en droit OHADA, thèse soutenue en 2014 à Toulouse 1    

    Le résumé en français n'a pas été communiqué par l'auteur.

    Lyvia Disa, Responsabilités et sanctions civiles du dirigeant d’entreprise en difficulté, thèse soutenue en 2013 à Toulouse 1    

    Si le droit est une matière évolutive, les procédures collectives en donnent une illustration particulièrement flagrante. Amorcées par la loi du 26 juillet 2005, les réformes se sont enchaînées, façonnant au fur et à mesure le régime en vigueur. L’étude menée a permis précisément de rendre compte des évolutions poursuivies, en matière de responsabilités et de sanctions civiles applicables au dirigeant d’entreprise en difficulté. Elle a ainsi conduit à examiner la finalité, l’efficience et la cohérence du régime, à l’aune des nombreux bouleversements législatifs et jurisprudentiels intervenus, et ce, comparativement à la réglementation passée. Elle s’est articulée autour de deux grands axes tendant notamment à mettre en évidence le paradoxe de son organisation. En conséquence, ont été abordés, d’une part, les principes communs qui gouvernent l’exercice des actions aux fins de sanctions et d’autre part, les disparités des mécanismes et des conditions de leur mise en œuvre. Le premier angle d’étude a donné l’occasion d’appréhender le sujet de droit visé par ce régime spécifique, en s’interrogeant sur la notion générale de dirigeant d’entreprise au regard de la diversité des activités entrepreneuriales visées. Il a servi, en outre, à examiner les différentes modalités procédurales soumises, entre autres, aux exigences d’impartialité et de proportionnalité. Le second angle d’étude s’est attaché à mettre en exergue la diversité et la spécificité des sanctions civiles applicables. Dans un premier temps, l’évolution et le particularisme de la responsabilité patrimoniale ont permis d’en souligner la finalité principale et, dans un second temps le rapprochement des sanctions professionnelles a conduit à vouloir renforcer leur distinction, en intensifiant leur singularité.

    Philippe Kouhangholale Bassène, Les mesures d’exécution sur les valeurs mobilières et les droits d’associé dans l’espace OHADA, thèse soutenue en 2013 à Toulouse 1 en co-direction avec Ndiaw Diouf  

    L’instauration en faveur des titres sociaux de mesures particulières d’exécution forcée, constitue l’un des points essentiels de l’uniformisation réalisée par l’Acte uniforme portant procédures simplifiées de recouvrement et voies d’exécution de l’OHADA. En effet nul ne peut douter qu’actuellement, les titres sociaux représentent certainement la partie la plus importante des biens mobiliers. Pourtant cette question de la saisie des titres sociaux n’avait pas été prise en compte par plusieurs législations des Etats parties à l’OHADA. Il est vrai que les usages avaient tenté d’apporter une solution spécifique au problème de la saisie des parts sociales et valeurs mobilières. Mais cette solution préconisée ne paraissait pas adaptée à la réalité des biens en cause. En effet, la pratique s’était répandue de saisir arrêter les titres sociaux entre les mains du tiers mandataire ou de la société émettrice des titres ; mais cette pratique était inadaptée car le titulaire des valeurs mobilières n’est pas créancier du tiers mandataire. Ce dernier n’est que, selon les cas, le mandataire de la personne morale émettrice ou le mandataire du titulaire du compte. Le caractère inadéquat de cette pratique était d’autant plus pesant pour les praticiens que les occasions de procéder à la saisie des titres sociaux se multipliaient. Ainsi donc, l’importance graduelle des titres sociaux justifie, au nom de l’effectivité du droit à l’exécution, que des mesures adaptées soient instaurées pour encadrer la saisie des valeurs mobilières et des droits d’associé dans l’espace OHADA. Reste maintenant à savoir si ces mesures ne sont pas assez pesantes pour le créancier saisissant car, en plus des difficultés générales d’exécution que le créancier rencontrera tout au long de la procédure, elles se caractérisent par une certaine technicité due à la prise en compte des règles du droit des sociétés et du droit boursier.

    Samira Lemkhairi, La responsabilité du gérant de la société à responsabilité limitée : étude comparative entre le droit français et le droit marocain, thèse soutenue en 2013 à Toulouse 1    

    Diriger une société à responsabilité limitée est un métier exaltant qui expose celui qui l’exerce à une prise de responsabilité et donc de risque. Il risque sa fortune, il risque sa personne, il risque sa réputation, son honorabilité, son crédit. Ces risques peuvent être pécuniaires, on parlera alors de responsabilité civile ou peuvent prendre un caractère plus général face aux obligations qu’impose la société, on parlera alors de responsabilité pénale. Dans cette étude nous porterons un éclairage sur une question très sensible celle de la responsabilité du gérant de la société à responsabilité limitée, in bonis et en cas de difficulté, en droit français et en droit marocain, en déterminant les différentes catégories de responsabilité que peut encourir le gérant d’une société à responsabilité limitée, ainsi que les différentes actions judiciaires auxquelles peuvent donner lieu les responsabilités encourues par un gérant, notamment en matière civile et en matière pénale. L’objectif fondamental de cette étude comparative entre le droit français et le droit marocain en matière des régimes de la responsabilité du gérant de la SARL, est de savoir si la législation marocaine est à niveau, en déphasage ou en avance par rapport aux régimes en vigueur en France. Aussi, nous estimons que le monde académique marocain ainsi que les gérants de la SARL, les créanciers sociaux et éventuellement les autres victimes des mauvais agissements des gérants retireront un bénéfice d’une telle étude. De nos jours, il ressort que le Maroc s’est doté d’un arsenal juridique dissuasif, surtout répressif qui est approprié pour rendre viable les sociétés commercial.

    Philippe Kouhangholale Bassène, Les mesures d'exécution sur les valeurs mobilières et les droits d'associé dans l'espace OHADA, thèse soutenue en 2013 en co-direction avec Ndiaw Diouf    

    L’instauration en faveur des titres sociaux de mesures particulières d’exécution forcée, constitue l’un des points essentiels de l’uniformisation réalisée par l’Acte uniforme portant procédures simplifiées de recouvrement et voies d’exécution de l’OHADA. En effet nul ne peut douter qu’actuellement, les titres sociaux représentent certainement la partie la plus importante des biens mobiliers. Pourtant cette question de la saisie des titres sociaux n’avait pas été prise en compte par plusieurs législations des Etats parties à l’OHADA. Il est vrai que les usages avaient tenté d’apporter une solution spécifique au problème de la saisie des parts sociales et valeurs mobilières. Mais cette solution préconisée ne paraissait pas adaptée à la réalité des biens en cause. En effet, la pratique s’était répandue de saisir arrêter les titres sociaux entre les mains du tiers mandataire ou de la société émettrice des titres ; mais cette pratique était inadaptée car le titulaire des valeurs mobilières n’est pas créancier du tiers mandataire. Ce dernier n’est que, selon les cas, le mandataire de la personne morale émettrice ou le mandataire du titulaire du compte. Le caractère inadéquat de cette pratique était d’autant plus pesant pour les praticiens que les occasions de procéder à la saisie des titres sociaux se multipliaient. Ainsi donc, l’importance graduelle des titres sociaux justifie, au nom de l’effectivité du droit à l’exécution, que des mesures adaptées soient instaurées pour encadrer la saisie des valeurs mobilières et des droits d’associé dans l’espace OHADA. Reste maintenant à savoir si ces mesures ne sont pas assez pesantes pour le créancier saisissant car, en plus des difficultés générales d’exécution que le créancier rencontrera tout au long de la procédure, elles se caractérisent par une certaine technicité due à la prise en compte des règles du droit des sociétés et du droit boursier.

    Marion Laval, Essai sur les contrats de jeux et paris, thèse soutenue en 2012 à Toulouse 1  

    Les jeux et paris ont toujours constitué une activité controversée. Attrayante et ludique pour les uns, elle est dangereuse et déviante pour les autres. Ce paradoxe a conduit l’État à encadrer cette activité. Pour cela, il a instauré un système d’autorisations administratives conférant des droits exclusifs aux trois piliers du secteur : le Pari Mutuel Urbain, la Française des Jeux et les casinos. Ce système a contribué à faire de la France un pays monopoliste en matière de jeux. Considérant les jeux et paris comme une activité spécifique, le Gouvernement a fait le choix de limiter les actions en justice qui s’y rapportent par un droit civil restreint et de réprimer sévèrement les infractions instituées par un droit pénal contraignant. Conscient de l’évolution des jeux, notamment par l’émergence d’Internet, et étant confronté à la pression de la Commission européenne, le législateur est intervenu afin de renouveler la matière. Soucieux aussi de mettre un terme à l’illégalité des sites de jeux et de paris pullulant sur Internet, il a ouvert le marché des jeux et paris à la concurrence et ainsi, tranché avec son antique politique des jeux. La loi n°2010-476 du 12 mai 2010 est venue rénover un droit ancien composé de règles inadaptées aux temps modernes. Prenant en compte à la fois les souhaits des joueurs et les intérêts de l’État, cette loi a un double objectif : promouvoir une offre légale diversifiée mais sécurisée et lutter contre l’offre illégale d’opérateurs hors la loi. Si la loi n°2010-476 du 12 mai 2010 relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne semble allier nouveautés et respect des acquis, elle nous donne l’occasion, deux ans après sa mise en application, d’analyser ce secteur aussi bien dans sa situation initiale que dans celle postérieure à cette loi afin d’en relever les apports et d’en critiquer les limites.

    Patrice Samuel Aristide Badji, Les garanties du justiciable dans le procès civil Sénégalais , thèse soutenue en 2011 à Toulouse 1 en co-direction avec Ndiaw Diouf  

    La complexité des rapports sociaux et l'inflation normative vont de pair avec la processivité même si la voie contentieuse n'est pas le seul moyen de mettre fin à un conflit. S'il est vrai que le procès civil, contrairement au procès pénal ne soulève pas beaucoup de passions, il n'en demeure pas moins qu'il mérite qu'on s'y intéresse puisse que les droits du justiciable y sont protégés. En effet, lorsque les droits d'une personne sont violés, celle-ci peut s'adresser aux juridictions compétentes afin que ces dernières se prononcent sur le bien fondé de la prétention. Pour le justiciable, il n'y a ni grande, ni petite affaire. Les garanties du justiciable tiennent à l'accès au juge qui, en plus de pouvoir être saisi, doit revêtir des qualités telles que l'indépendance et l'impartialité. Et pourtant, l'accès au juge est non seulement régulé, mais miné par des obstacles tant juridiques que factuels. Cette situation a suscité l'adoption de mesures telles que l'instauration d'un système d'assistance judiciaire et de modes alternatifs de règlements des différends communément appelés « justice douce ». Relativement à l'indépendance et à l'impartialité du juge, le constat qui est fait c'est que ces deux qualités sont constamment battues en brèche par l'autorité exécutive. Les garanties du justiciable tiennent également au déroulement de la procédure. Le cours de l'instance doit être accéléré dans un souci d’efficacité de la justice et de restauration de la confiance des justiciables en celle-ci. Dans le déroulement de la procédure, on note une répartition des rôles entre les parties et le juge qui ne joue plus un rôle passif et un minimum de loyauté dont doivent faire montre les acteurs du procès ; laquelle loyauté permet à chaque plaideur de pouvoir discuter les prétentions, moyens et pièces de son adversaire. La réflexion sur ce sujet de thèse aura permis de mettre en évidence la question du financement de la justice, de son indépendance, des rapports entre le temps et la procédure et d'arriver à la conclusion que non seulement le droit processuel Sénégalais n'est pas une pâle copie du droit Français car dans certains cas, la différence, loin d'être de degré est de taille, mais également qu'une réforme en profondeur du système judiciaire Sénégalais s'impose afin de mieux répondre aux attentes des justiciables que sont une justice accessible, rapide, peu coûteuse et efficace.

    Kouman Aimé Diaka, Le crédit-bail mobilier dans les procédures collectives, thèse soutenue en 2010 à Toulouse 1  

    A en juger par le rythme des réformes, les organismes de crédit-bail n'ont pas tort d'affirmer que le droit des procédures collectives est une matière particulièrement instable susceptible de les désemparer au regard de son impact sur leur activité. C'est pourquoi, cette thèse s'est fixée comme objectif de réaliser un "audit" du contrat de crédit-bail mobilier dans les procédures de traitement des difficultés des entreprises. Ne bénéficiant d'aucun statut particulier, le crédit-bailleur devra se présenter à la procédure paré de sa qualité de cocontractant-propriétaire du bien pour tenter d'en obtenir la restitution. Concomitamment, il mettra en avant sa qualité de cocontractant-créancier de l'entreprise en difficulté, pour essayer cette fois, de recouvrer sa créance restée obstinément impayée. Il entreprendra cette dernière démarche soit dans le cadre des procédures collectives, soit en marge de celles-ci, en appelant les garants personnes physiques ou morales à assumer leurs responsabilités. Ce schéma national n'est pas insensible à la pénétration de la réglementation communautaire dans le droit français et aux effets de la mondialisation des affaires. Ainsi, la rançon de l'ouverture des "frontières financières" conduit le crédit-bailleur international à se couvrir de ses deux apparences pour tenter d'extraire des contraintes de la procédure d'insolvabilité transfrontalière ouverte à l'encontre de son débiteur. Notre analyse se focalise sur l'importance du contrat étudié dans le financement des entreprises. Dès lors, nous suggérons au législateur, aujourd'hui, obsédé par l'anticipation des "faillites", de tenir compte de la "notion d'outil de production majeure", pour conférer aux établissements de crédit-bail un "statut particulier", à défaut de leur reconnaître un "régime spécial" dans les procédures collectives. Le crédit-bail mobilier trouvera ainsi de nouvelles assises pour affronter les mutations annoncées avec notamment l'arrivée prochaine sur le marché du crédit-bail halal sensé être cent pour cent charia compatible.

    Arthur Ajavon, Les procédures simplifiées de recouvrement et des voies d'exécution en droit de l'OHADA, thèse soutenue en 2010 à Toulouse 1  

    L'acte uniforme sur les procédures simplifiées de recouvrement du 10 avril 1998 consacre un premier livre aux procédures simplifiées de recouvrement et un livre deux aux voies d'exécution et aux procédures de distribution des deniers de la vente. Les procédures simplifiées de recouvrement des créances sont des voies par lesquelles un créancier peut obtenir un titre exécutoire c'est à dire une décision judiciaire de condamnation de son débiteur au paiement de la créance. Les voies d'exécution, par contre, sont de véritables procédures par lesquelles un créancier impayé saisit les biens de son débiteur afin de les faire vendre et se payer sur le prix de vente ou de se faire attribuer lesdits biens. Ce texte visant à susciter l'investissement en rassurant le créancier par une plus grande revalorisation du titre exécutoire à travers le renforcement des techniques juridques de sa mise en oeuvre.

    Malik Ait Ali, L'exclusion d'un associé, thèse soutenue en 2010 à Toulouse 1  

    La question de l'exclusion d'un associé dans les sociétés pose le délicat problème de la perte forcée de la qualité de membre. De nombreuses controverses doctrinales jalonnent ce sujet. Cette étude est basée sur l'analyse de la jurisprudence et des textes en vigueur. Il apparaît que l'exclusion peut être légale ou extra légale. Une exclusion ne peut être qualifiée de légale que dans la mesure où la loi prévoit les modalités et les conséquences de l'exclusion.

    Laurent Nakache, L'entreprise à objet sportif face au droit , thèse soutenue en 2002 à Toulouse 1  

    Cette étude a pour objet l' analyse juridique de la structure de l' entreprise sportive. Les groupements sportifs professionnels et non professionnels, appelés clubs sportifs, n' avaient à l' origine d' autre vocation que l' encadrement de la pratique d' un sport. Actuellement, cette pratique entraîne des contraintes multiples : obligations légales conformément au droit en vigueur ou en matière de gestion financière et administrative. Cette gestion pouvant s' avérer difficile, le club ne devra sa survie qu' à des apports d' activités purement commerciales. Selon leur caractère professionnel ou non, le cadre et la nature juridique de la gestion des clubs sportifs diffèrent. Les statuts de l' entreprise sportive doivent évoluer : comme toute société commerciale, l' entreprise sportive devra se conformer au droit , notamment au droit communautaire, en se soumettant aux principes de libre concurrence et de libre circulation. Cependant, compte tenu de l' aspect éducatif du sport dans le cadre d' une mission d' intérêt général, elle a, comparativement aux autres sociétés commerciales, un caractère exceptionnel.

  • Adama Kafando, La coopération judiciaire en matière de blanchiment dans l'espace UEMOA : état des lieux et perspectives, thèse soutenue en 2019 à Bordeaux sous la direction de Marie-Cécile Nagouas-Guérin présidée par Filiga Michel Sawadogo, membres du jury : Amane Gogorza (Rapp.)      

    En Afrique de l'Ouest, l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) s'est engagée résolument dans la lutte contre le blanchiment des capitaux. En matière d'entraide judiciaire, elle a prévu des mécanismes destinés à faciliter la coopération dans les enquêtes permettant notamment la communication de renseignements et de preuves d'un État membre à un autre, ainsi que l'accomplissement d'opérations d'investigation. De même, les conditions de l'extradition ont été définies de manière à assouplir les procédures requises. Cependant, l'existence de ces instruments juridiques ne signifie pas que la coopération judiciaire connait de meilleurs jours dans l'espace UEMOA. De nombreux défis restent à relever. C'est pourquoi, il convient d'analyser le cadre général de la coopération judiciaire internationale telle qu'elle existe au sein des États membres de l'UEMOA en se focalisant sur l'impact qu'elle peut avoir dans l'éradication du phénomène du blanchiment dans cette partie du continent. Le modèle de coopération judiciaire existant entre les États membres de l'Union européenne pourrait servir de base de réflexion à cet effet.

    David Defrance, Le retour à meilleure fortune : Etude en droit des difficultés économiques, thèse soutenue en 2016 à Limoges sous la direction de Marcel Bayle présidée par Éric Garaud, membres du jury : Abdelaziz Squalli (Rapp.), Moussa Thioye      

    Le retour à meilleure fortune est un fait juridique résultant de l’amélioration soudaine de la situation patrimoniale d’un débiteur, par un gain à la loterie ou un héritage, le mettant en mesure de payer ses créanciers. Pris en compte dans la cession de biens sous l’Antiquité, le débiteur de bonne foi n’échappait à la prison pour dettes que contre l’abandon de ses biens et l’engagement de s’acquitter du reliquat dû après leur vente si la fortune venait de nouveau à lui sourire. Le droit positif n’accorde, aujourd’hui, que peu de place à ce fait juridique. En droit public, celui-ci constitue encore, dans le Code de l’action sociale et des familles ainsi que dans celui des collectivités territoriales, un critère de récupération des aides publiques. Et, en droit privé, la liberté contractuelle permet encore d’assortir la remise de dette d’une clause de retour à meilleure fortune afin d’organiser une réversibilité de l’abandon de créance. L’article 2284 du Code civil donne encore un effet juridique à cette situation en intégrant au gage commun des créanciers tous les biens nouveaux acquis par le débiteur. Partant de là, le retour à meilleure fortune devrait profiter aux créanciers. Mais ce principe est aujourd’hui malmené par un droit « à ne pas payer ses dettes ». Qu’il soit un consommateur ou un professionnel, le débiteur de bonne foi peut obtenir la purge de ses dettes. L’obligation de paiement du débiteur est alors éteinte y compris si la fortune vient de nouveau à lui sourire. Seuls les créanciers dont les droits sont juridiquement préservés des effets de la purge peuvent encore prétendre à un paiement dans une telle situation. Pour l’essentiel, le débiteur conserve donc l’acquis de son retour à meilleure fortune. D’ailleurs, la Commission européenne a demandé aux Etats-membres de l’Union d’encourager le rebond du débiteur par une politique en faveur de la seconde chance. Le législateur français a ainsi adopté différentes mesures en faveur du rebond pour encourager celui qui a échoué à retenter sa chance. Les présents travaux envisagent donc les incidences juridiques du retour à meilleure fortune en distinguant les situations dans lesquelles il est valorisé de celles où il est neutralisé ; avant d’aborder les mesures en faveur du rebond du débiteur.

    Nawel Boudriat Kerbadj, Approche comparative franco-algérienne de la responsabilité pénale du dirigeant de société commerciale, thèse soutenue en 2016 à Montpellier sous la direction de Marie-Christine Sordino, membres du jury : Gilles Mathieu (Rapp.), Didier Thomas    

    La responsabilité pénale du dirigeant de société commerciale, même si elle n’est pas nouvelle en droit français, est d’actualité en droit algérien. Dans les deux droits, la gestion de la société commerciale n’est pas chose aisée, car il existe des risques pénaux pouvant déboucher sur la condamnation de son dirigeant. Ces risques constituent la préoccupation majeure du dirigeant qui peut facilement voir sa responsabilité pénale engagée. Cependant, cette responsabilité, réputée sévère et lourde, peut être adoucie, voire éteinte. Eneffet, dès lors qu’un dirigeant de société commerciale se trouve poursuivi pour violation des lois et des règlements, il cherche à justifier son acte de gestion par les moyens dont il dispose, afin de se protéger contre l’éventuelle mise en œuvre de sa responsabilité pénale. Ces moyens peuvent être classiques de portée générale, ou bien spécifiques au droit des sociétés commerciales tel que la délégation de pouvoirs. De plus, la dépénalisation du droit des sociétés commerciales permet elle aussi de limiter les poursuites pénales contre le dirigeant et encourage le développement de l’initiative économique. Les acteurs de la vie économique auront donc plus envie de se lancer dans leur projet d’entreprendre.

    Fanny Sbaiti, Contribution juridique à l'étude de la responsabilité de l'avocat en droit interne, thèse soutenue en 2015 à Montpellier sous la direction de Olivier Sautel présidée par Marie-Christine Sordino, membres du jury : Gilles Mathieu (Rapp.)      

    Le thème de la responsabilité s'est considérablement développé durant le vingtième siècle, les professionnels du droit, dont l'avocat, n'ont pas échappé à cette mouvance. Réputé de bonne foi, ce dernier était assuré de voir sa responsabilité engagée uniquement sur la base d'une faute lourde ou du dol. Le recours à ces notions était indispensable pour qu'il soit inquiété, restreignant ainsi tout recours à son encontre au pur cas d'école. La déontologie, garantie de l'intégrité de l'avocat formait comme un écran, véritable obstacle à l'idée de toute responsabilité à l'égard du client. Ce n'est que face à ses pairs que le professionnel pouvait avoir à rendre des comptes ou dans le cadre d’éventuels délits d'audience. Sa responsabilité était ainsi limitée au plan disciplinaire. Ces temps sont aujourd'hui révolus. Se basant sur la déontologie, le juge et le législateur entendent encadrer les nouvelles activités de l'avocat et ont mis au jour différentes obligations sur le plan civil comme pénal. Désormais,l'avocat répond de son activité sur le plan civil, pénal et disciplinaire.

    Mathieu Montfort, La prévention du terrorisme, thèse soutenue en 2010 à Montpellier 1 sous la direction de Didier Thomas, membres du jury : Jean-François Roulot (Rapp.)    

    Le terrorisme est un phénomène complexe. La menace qu'il constitue pour les Etats et la communauté internationale conduit à ne plus limiter son appréhension à la seule répression de ses manifestations. Les politiques nationales sont ainsi dirigées vers une anticipation des actes terroristes. Dès lors, la prévention du terrorisme ne se contente plus d'une organisation juridique performante, mais oriente ses priorités sur des services de renseignements efficaces, sur la lutte contre le financement des activités terroristes et tend à anticiper les menaces nouvelles de type NRBC notamment. L'évidente insuffisance d'une prise en charge uniquement nationale du phénomène n'étant plus à démontrer face à un terrorisme transnational, une approche internationale apparait nécessaire. Bien qu'imparfaite, elle se matérialise par une prise en charge juridique du phénomène mais également par une coopération diplomatique, policière et judiciaire dont l'efficacité n'est souvent pas à la hauteur de la menace, demeurant ainsi largement perfectible. Dès lors, face aux difficultés et imperfections nationales et internationales existantes, l'amélioration de la prévention du terrorisme doit conduire à une réflexion sur ses causes afin de pallier les motivations terroristes et doit s'accompagner d'une étude sur les perspectives futures de manifestations terroristes afin d'anticiper et de prévenir au mieux le terrorisme d'aujourd'hui et ce que peut être le terrorisme de demain.

    Naji Medawar, Le mandataire social-salarié, thèse soutenue en 2001 à Bordeaux 4 sous la direction de Bernard Saintourens  

    L'evolution de la reglementation , au cours des dix dernieres annees , induit une reconnaissance du mandataire social salarie. Cette reconnaissance s'est faite sous l'angle quantitatif , la pluriactivite , mais surtout sous l'angle qualitatif , une biactivite specifique. Elle s'est aussi realisee tant au niveau de la fonction que du statut juridique du mandataire social salarie. Elle prend la forme , en l'etat actuel du droit positif , d'un cumul de fonctions et d'un cumul de statuts. L'evolution s'est faite a deux niveaux : d'une part , une evolution generale consistant en la modernisation (contractualisation et simplification) du droit des societes , d'autre part une evolution speciale relative au mandat social et au contrat de travail. En effet, la contractualisation tend aussi a toucher les rapports entre la societe et ses dirigeants. Cette reconnaissance peut etre , sous certains aspects , une reponse a la question recurrente du statut juridique de dirigeant de societe. L'objectif est la protection du dirigeant salarie. La reponse du droit positif est en partie legislative , mais surtout jurisprudentielle. Les inconvenients sont une possible instabilite , les avantages etant une adaptabilite. Les solutions jurisprudentielles se sont neanmoins globalement stabilisees. Cette reponse est un droit au modele prevu par la loi mais aussi un droit a la liberte du modele, avec la societe par actions simplifiee. Cette reponse est aussi multiple : au modele classique du cumul , se sont recemment ajoutes deux nouveaux modeles , fondes sur l'exclusion partielle , soit du mandat social , soit du contrat de travail. La reponse est enfin moderee et equilibree , conciliant diverses legitimites.

    Mohamed-Cheikh Kounta, L'accord compromissoire et les tiers , thèse soutenue en 2001 à Bordeaux 4 sous la direction de Jean-Francis Overstake  

    La justice arbitrale à l'instar des autres modes alternatifs de résolution des conflits (M. A. R. C. ), jouit d'un légitime engouement de la part du justiciable et du législateur. A cet égard, la loi du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques, en libéralisant le domaine de validité de l'art. 2061 du Code civil, consacre définitivement l'arbitrage sur clause compromissoire comme justice à part entière. Toutefois, la mise en oeuvre de la clause compromissoire-ou accord compromissoire-présente la particularité d'être aux confins du droit des obligations et du droit processuel. . .