Sophie Gaudemet, François Terré, Yves Lequette, Droit civil: les successions, les libéralités, Lefebvre Dalloz, 2024, Précis Dalloz (Droit Civil), 1308 p.
Sophie Gaudemet, Pierre Brenner, La fiducie-libéralité, 2022
Sophie Gaudemet, Margaux Lelong, La distinction du titre et de la finance en régimes matrimoniaux appliquée aux droits sociaux, 2021
La distinction du titre et de la finance a, à l’origine, été pensée au milieu du XIXème siècle pour les offices ministériels. Le titre est la fonction elle-même dans ses différents aspects extra-patrimoniaux. Il est toujours personnel alors que la finance tombe dans la communauté pour sa valeur en tant qu’elle représente la valeur patrimoniale de l’office, l’idée étant que cette dissociation garantit le maintien de l’esprit communautaire tout en respectant le caractère éminemment personnel de l’activité professionnelle. Puis la Cour de cassation a étendu cette distinction aux clientèles civiles des professions libérales sur le fondement du caractère personnel de l’activité professionnelle. Antérieurement à la réforme du 10 juillet 1965, la jurisprudence décidait d’appliquer la distinction aux parts sociales. Le titre était reconnu à l’un des époux tandis que la valeur des parts sociales entrait en communauté. La doctrine approuvait très largement cette solution. Toutefois, la question s’est posée de savoir si la loi du 10 juillet 1965 ne la remettait pas en cause. Contrastant avec les incertitudes textuelles, la jurisprudence a maintenu la distinction du titre et de la finance. Elle l’a même étendue à de nouvelles hypothèses, telles qu’à une autorisation délivrée par l’administration pour exercer la profession de taxi, ou encore à une officine de pharmacie. C’est dire qu’au regard du droit positif, la distinction du titre et de la finance est on ne peut plus d’actualité. Pourtant, cette qualification appliquée aux parts sociales ne nous semble pas opportune. Nombreux sont les arguments qui militent aujourd’hui en faveur de l’abandon de la distinction du titre et de la finance appliquée aux droits sociaux (Première partie). Néanmoins, la critique est aisée mais l’art est difficile. Ce mémoire a pour objectif de démontrer que le recours aux catégories ordinaires du droit des régimes matrimoniaux est tout à fait satisfaisant (Seconde partie).
Sophie Gaudemet, Karine Foucher, Paul-Anthelme Adèle, Mustapha Afroukh, Gilles Auzero [et alii], L'apport de la question prioritaire de constitutionnalité à la protection des droits et libertés: un bilan colloque organisé à la Faculté de droit et des sciences politiques de Nantes les 11 et 12 octobre 2018, Dalloz, 2020, Thèmes et commentaires, 324 p.
Sophie Gaudemet, Vincent Rodriguez, La dévolution du patrimoine artistique au conjoint survivant de l’auteur, 2019
Le conjoint survivant de l’auteur est un élément central de la succession de son époux. Titulaire d’un usufruit spécial au titre de sa vocation anomale, titulaire de droits en usufruit ou en pleine propriété́ au titre de sa vocation ordinaire, la loi lui laisse un vaste éventail de combinaisons pour recueillir le patrimoine artistique. Pourtant, la vocation du conjoint présente des imperfections qu’il semble nécessaire de chasser, au premier rang desquelles se situe son usufruit anomal. De plus, des libéralités auront pu lui être faites par l’auteur. La loi reconnaît en effet au conjoint, outre des droits légaux importants, des prétentions libérales hors-normes. Cette surpuissance peut déranger lorsqu’elle porte sur un ensemble d’oeuvres : le conjoint survivant peut parfois être aveuglé par les richesses patrimoniales qui lui sont échues, et c’est là que la nature particulière des droits d’auteur ressurgit pour faire contrepoids à cette hypothèse. Le droit moral attaché à chacune des oeuvres de l’auteur, qui reflète sa personnalité, va tempérer la prééminence du conjoint survivant au sein de la succession. Non investi de l’ensemble des prérogatives morales, il devra composer avec les autres héritiers de l’auteur, n’étant alors plus seul décisionnaire. Mais même investi de l’ensemble des attributs du droit moral, ses pouvoirs seront réduits par l’existence d’un contrôle de l’exercice du droit moral. Dans ces conditions, le conjoint, bridé par l’intérêt supérieur de l’auteur et de ses oeuvres, ne pourra pas se comporter en héritier égoïste, détaché de toutes les considérations afférentes aux oeuvres qui lui auront été remises.
Sophie Gaudemet, François Terré, Yves Lequette, Droit civil: les successions, les libéralités, Dalloz, 2014, Précis Dalloz (Droit privé), 1174 p.
Sophie Gaudemet, Frédéric Bicheron, Cyril Grimaldi, Laurent Poulet (dir.), Mélanges en l'honneur du professeur Gérard Champenois, Defrénois, 2012, 820 p.
Sophie Gaudemet, Isabelle Dauriac, Clothilde Grare-Didier (dir.), Quelle association patrimoniale pour le couple ?: [actes du colloque organisé le 26 juin 2009 à l'Université de Rouen], Dalloz, 2010, Thèmes et commentaires, 126 p.
Sophie Gaudemet, La clause réputée non écrite, Economica, 2006, Recherches juridiques, 380 p.
Sophie Gaudemet, Yves Lequette, La clause réputée non-écrite, 2004, 449 p.
La clause réputée non écrite n'est-elle qu'une hypothèse de nullité partielle ? Une intuition commence à se faire jour, en jurisprudence et en doctrine, selon laquelle la clause réputée non écrite pourrait être un procédé de sanction original. Historiquement conçue comme un procédé destiné à assurer la sauvetage du contrat, la clause réputée non écrite continue à être comprise comme tel : il est de son essence d'assurer le maintien d'un contrat conforme aux exigences de légalité, alors que ce n'est là qu'un effet possible de la nullité. Et pour ce faire, la clause réputée non écrite opère d'elle-même, en dehors de toute intervention du juge : elle est une sanction extrajudiciaire, ce qui la distingue également de la nullité, laquelle n'existe aujourd'hui en droit français que par son prononcé en justice. La distinction est loin d'être dépourvue de conséquences, tant judiciaires que pratiques. L'identité de la clause réputée non écrite acquise, il convient de procéder à son identification, de rechercher celles des clauses qui sont réputées non écrites. La seule consultation des textes et de la jurisprudence ne saurait suffire : la confusion règne dans l'emploi nominal de l'expression " clause réputée non écrite ". C'est alors la recherche des fonctions de la clause réputée non écrite qui doit permettre de corriger, voire de compléter, l'identification formelle de la notion : à une fonction de police de la cohérence des obligations contractuelle devrait venir s'ajouter demain une fonction de police des valeurs de notre ordre social.
Sophie Gaudemet, « Quelle protection pour le conjoint survivant en France ? Régimes matrimoniaux, successions, libéralités », Paris : Société de législation comparée et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2018, pp. 249-260
Gaudemet Sophie. Quelle protection pour le conjoint survivant en France ? Régimes matrimoniaux, successions, libéralités. In: Revue internationale de droit comparé. Vol. 70 N°2,2018. pp. 249-260.
Sophie Gaudemet, « Des minutes qui font l'histoire - Cinq siècles d'archives notariales à Paris », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, Dalloz , 2012, n°03, p. 587
Sophie Gaudemet, Yves Gaudemet, « Baptiste BONNET et Pascale DEUMIER (dir.), De l'intérêt de la summa divisio droit public-droit privé ? », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, Dalloz , 2011, n°04, p. 822
Sophie Gaudemet, « La prescription et le notaire », le 17 novembre 2025
XXXVe Rencontres Notariat-Université organisée par l’Association Rencontres Notariat-Université - ARNU avec le Cabinet Defrenois
Sophie Gaudemet, « Pierre Catala, Variations autour de la communauté universelle », le 17 décembre 2024
Conférence organisée par la Revue de droit d'Assas avec le soutien du Laboratoire de droit civil, Université Paris-Panthéon Assas dans le cadre du cycle intitulé "Les grands textes du droit"
Sophie Gaudemet, « La responsabilité », le 20 septembre 2024
Colloque organisé par le Laboratoire de Droit Civil, l'Institut de droit comparé (IDC), le Laboratoire de Droit Social, Université Paris Panthéon-Assas et l'Université de Tokyo sous la direction scientifique de Jean-Jacques Ansault, Professeur à l’Université Paris-Panthéon-Assas et Tetsushi Saito, Professeur à l’Université de Tokyo
Sophie Gaudemet, « Le droit transitoire », le 04 avril 2024
Journée d'études organisée par l'équipe de recherche Louis Josserand, sous la direction scientifique de Benjamin Ménard, Maître de conférences en droit privé, équipe de recherche Louis Josserand, Université Jean Moulin Lyon 3
Sophie Gaudemet, « Libéralités philanthropiques et fondations », le 25 mars 2024
Conférence organisée à l’initiative de l’Association du Master 2 Gestion du Patrimoine Privé et Professionnel de l’Université Paris Panthéon-Assas.
Sophie Gaudemet, « Cinq cents ans d'enseignement du droit », le 21 novembre 2022
Colloque organisé par l'université Paris-Panthéon-Assas, en partenariat avec l'Académie des Sciences morales et politiques, l'Académie des Inscriptions et Belles lettres et France Mémoire, service de l'Institut de France, avec l'assistance matérielle et financière de l'Institut Cujas, Fédération des centres de recherche en droit public de l'université Paris-Panthéon-Assas, et de l'Institut d'Histoire du droit Jean Gaudemet.
Sophie Gaudemet, « L'appréhension de la vulnérabilité par le droit privé », le 16 mai 2022
XVIe Colloque annuel du Master 2 Droit privé général organisé par l'association du Master 2 droit privé général, Université Paris Panthéon Assas
Sophie Gaudemet, « Notariat – Université : une histoire sans fin ! », le 04 mai 2021
Organisée par l’Association Rencontres Notariat-Université (ARNU).
Sophie Gaudemet, « Le notaire à distance des parties ? », le 02 octobre 2020
Journée nationale de l’Association Henri Capitant, organisée sous la présidence de Marie Goré, Vice-Présidente de l’Association.
Sophie Gaudemet, « L’apport de la QPC à la protection des droits et libertés dans les différents champs du droit : un bilan », le 11 octobre 2018
Sophie Gaudemet, « Renonciations et successions : quelles pratiques ? », le 11 mai 2017