• THESE

    Essai sur la place du travail temporaire dans le droit du travail français, soutenue en 1994 à Nantes sous la direction de Alain Supiot 

  • Jean-Yves Kerbourc'h, Christophe Willmann, Droit de la sécurité sociale, LGDJ, un savoir-faire de Lextenso, 2024, Manuel, 1071 p.    

    Le droit de la protection sociale et de l'aide sociale régit les rapports des assurés sociaux avec les institutions chargées du versement de prestations liées à l'état de besoin ("aide sociale") ou à la survenance d'un risque (maladie, AT/MP, vieillesse, famille, chômage…). Particulièrement complexe, constamment soumise à des réformes et donc très difficile à suivre et comprendre, la protection sociale ne se résume pas aux rapports noués entre les caisses et les assurés, portant sur le bénéfice des prestations. Ce Manuel s’efforce aussi de les contextualiser, en les replaçant dans leur cadre économique, social/sociétal, démographique, à la fois interne et européen. En ce sens, l'ouvrage, synthétique, présente les solutions et les règles selon une hiérarchie (aller à l'essentiel ; et pour ceux qui veulent approfondir, des développements plus substantiels suivent les présentations résumées). Très documentée, parfaitement à jour des derniers développements législatifs et contentieux, cette 11e édition est à l'image du monde actuel, de ses soubresauts, de ses crises sociales et économiques qui affectent directement la protection sociale. Les auteurs, pleinement conscients des impacts du réchauffement climatique et de l'appauvrissement de la biodiversité sur la santé des assurés sociaux et les risques professionnels, ont intégré dans l'ouvrage les débats relatifs aux effets des crises environnementales et sanitaires sur la protection sociale. La précédente édition, de manière inédite et souvent exploratoire, avait rendu compte des réflexions, en cours, d'une protection sociale compatible avec les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat. La 11e édition poursuit ces réflexions. C'est ainsi que les auteurs ont exposé les premières préconisations pour une mise en œuvre effective de la transition écologique dans les caisses (mode de fonctionnement, gestion de la mobilité, optimisation de l'immobilier…). Ce Manuel s'adresse aux étudiants de licence 3 et de master 1 et 2, mais également à tous les acteurs de la protection sociale (agents des Cpam, des Carsat, des Urssaf…)

    Jean-Yves Kerbourc'h, Jean-Pierre Chauchard, Christophe Willmann, Droit de la sécurité sociale, LGDJ, un savoir-faire de Lextenso, 2022, Manuel, 944 p.   

    Jean-Yves Kerbourc'h, Jean-Pierre Chauchard, Christophe Willmann, Droit de la sécurité sociale, LGDJ, un savoir-faire de Lextenso, 2020, Manuel, 864 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Jean-Pierre Chauchard, Christophe Willmann, Droit de la sécurité sociale, LGDJ, un savoir faire de Lextenso, 2020, 730 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Hervé Le Chevalier, Les groupements d'employeurs à la lumière de leurs enjeux: étude économique et sociale des groupements d'employeurs dans les Pays de la Loire,, 2016, 125 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Jean-Pierre Chauchard, Christophe Willmann, Droit de la sécurité sociale, LGDJ-Lextenso éditions, 2015, Manuel, 644 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Jean-Pierre Chauchard, Christophe Willmann, Droit de la sécurité sociale, LGDJ, 2013, Manuel, 620 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Chômeurs: protection sociale, Éd. des citoyens, 2011, Vous avez le droit, 126 p.  

    Jean-Yves Kerbourc'h, Chômeurs: indemnisation, Éd. des Citoyens, 2011, Vous avez le droit, 155 p.  

    Jean-Yves Kerbourc'h, Les enjeux de l'industrie dans le Val-de-Marne: synthèse, IRES, 2010, 47 p.  

    Jean-Yves Kerbourc'h (dir.), Clauses de non-concurrence, Lamy, 2004, 79 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Christophe Willmann (dir.), Loi Fillon du 3 janvier 2003: commentaires, Litec, 2003, 19 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Le statut protecteur des représentants du personnel, Litec, 2003, Pratique professionnelle, 343 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Jean-Pierre Chauchard, Anne-Chantal Hardy-Dubernet (dir.), La subordination dans le travail: analyse juridique et sociologique de l'évolution des formes d'autonomie et de contrôle dans la relation de travail, La Documentation Française, 2003, Cahier travail et emploi, 311 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Christophe Willmann (dir.), Le licenciement pour motif économique après la loi de modernisation sociale, Éd. du Juris-Classeur, 2002, Pratique professionnelle, 496 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Christophe Willmann (dir.), Le salarié, l'entreprise, le juge et l'emploi: plans sociaux, reclassements, réembauchages, accords de garantie d'emploi, La Documentation française, 2001, Cahier travail et emploi, 215 p.  

    Jean-Yves Kerbourc'h, Le développement des emplois familiaux, effets sur les métiers de l'aide à domicile, Céreq, 1997, Document, 244 p. 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Alain Supiot, Essai sur la place du travail temporaire dans le droit du travail français,, 1994, 715 p.  

    Le statut du travail temporaire français défini par la loi du 3 janvier 1972 et des textes ultérieurs présente un caractère paradoxal. 1- Ce statut est source de distorsions avec le droit du travail car il permet à l'entrepreneur d'exercer une activité d'intermédiaire généralement prohibée. Cette activité est fortement encadrée par des règles de forme et de fond stricts. Mais ce sont les règles de dénouement qui paraissent les plus dérogatoires car l'utilisateur n'est pas lié par une convention de travail avec la main-d'oeuvre, mais par une convention commerciale à l'entrepreneur de travail temporaire. 2-Toutefois, des règles d'harmonisation ont permis d'unifier le statut de ces travailleurs sur celui du droit commun du contrat à durée indéterminée. Ceci s'est fait, soit par la création de règlesn nouvelles (marchandages, insertion), soit par l'adaptation du droit commun (représentation collective et négociation collective, accidents et maladies professionnels).

    Jean-Yves Kerbourc'h, Les accords d'intéressement de l'ordonnance du 21 octobre 1986,, 1989 

  • Jean-Yves Kerbourc'h, « Les métamorphoses des instances représentatives du personnel », Les métamorphoses du droit du travail, LexisNexis, 2025 

  • Jean-Yves Kerbourc'h, « Le seul constat de l’existence d’une discrimination syndicale ouvre droit à réparation (Cass. soc., 10 septembre 2025, n° 23-21.124) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°42 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Plénitude de juridiction du tribunal judiciaire pour répartir les électeurs et les sièges dans les collèges électoraux (Cass. soc., 25 juin 2025, n° 23-24.013) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°35 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Une abrogation subreptice : le licenciement des candidats à l’élection du CSE n’est plus soumis à l’avis du comité (CE avis, 16 mai 2025, n° 498924) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°27 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Précisions sur les modalités d’indemnisation d’un représentant de proximité au titre de la violation de son statut protecteur (Cass. soc., 9 avril 2025, n° 23-12.990) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°21 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Accident du travail d’un salarié protégé : rupture nulle pour absence de visite de reprise même en présence d’une autorisation administrative de licenciement pour motif économique (Cass. soc., 26 mars 2025, n° 23-12.790) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°20 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Précisions sur les modalités de contestation de la désignation d’un représentant syndical au CSE d’établissement d’une entreprise d’au moins 300 salariés (Cass. soc., 12 mars 2025, n° 24-11.468) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°18 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Quelle computation du délai de recours imparti à l’employeur contre la désignation d’un expert par le CSE (Cass. soc., 5 février 2025, n° 22-21.892) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°13 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Grève : un syndicat peut faire établir les manquements de l’employeur mais non réclamer le paiement des jours de Grève (Cass. soc., 22 janvier 2025, n° 23-17.782) », Semaine sociale Lamy, Editions Lamy/Wolkers Kluwer France, 2025, n°2132, pp. 20-23 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Contestation du refus par l’employeur d’une candidature syndicale au premier tour : obligation d’agir dans les 15 jours suivant le premier tour et faculté de demander l’annulation du second tour à venir (Cass. soc., 22 janvier 2025, n° 23-19.384) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°12 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Garantie salariale des représentants du personnel : précisions sur la méthode de détermination de l’évolution salariale en l’absence de catégorie comparable (Cass. soc., 22 janvier 2025, n° 23-20.466) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°11 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Assimilée à un complément de salaire, l’indemnité versée en cas d’annulation d’une autorisation de licenciement est soumise à la prescription triennale (Cass. soc., 11 décembre 2024, n° 23-10.439) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°5 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Mesure d’audience des syndicats dans les TPE : invalidation pour fraude au principe d’indépendance de la double candidature d’une union et d’un syndicat non affilié (Cass. soc., 21 novembre 2024, n° 24-20.894) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2025, n°12 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Pas de demande de régularisation de la situation individuelle des salariés sous couvert d’une action en défense des intérêts collectifs de la profession (Cass. soc., 6, novembre 2024, n° 22-17.106) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2024, n°5152 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Action de substitution d’un syndicat : l’information des salariés doit intervenir au plus tard le jour de l’introduction de l’instance (Cass. soc., 23 octobre 2024, n° 23-11.087) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2024, n°50 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Délai de saisine du juge par le CSE en cas de procédure accélérée au fond : la date d’assignation fait foi (Cass. soc., 9 octobre 2024, n° 23-11.339) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2024, n°47 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Protection des salariés à l’échéance du terme d’un CDD : seuls les contrats saisonniers et d’usage sont concernés (Cass. soc., 10 juillet 2024, n° 22-21.856) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2024, n°37 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Les chausse-trappes des jours de congé de formation économique, sociale, environnementale et syndicale (Cass. soc., 12 juin 2024, n° 22-18.302) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2024, n°3034 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Action collective et action individuelle : une distinction malaisée (Cass. soc., 29 mai 2024, n° 22-16.433 et n° 22-18.145) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2024, n°3034 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Licenciement pour motif économique et sauvegarde de la compétitivité d’une entreprise associative (CE, 3 avril 2024, n° 471271) », La Semaine juridique. Entreprise et affaires, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2024, n°25 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Constitution d’un comité de groupe : une personne physique peut être une entreprise dominante ou une société de participation financière : Cass. soc., 22 novembre 2023 », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2024, n°22192821063 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Garantie d’évolution salariale des représentants du personnel : Quelle période de référence ? Quel panel de comparaison faut-il retenir ? : Cass. soc., 20 décembre 2023 », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2024, n°2211676, p. 1350 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Laurent Duclos, « Orienter et accompagner les demandeurs d'emploi : deux raisons de prendre la réforme France travail au sérieux », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2024, n°01, p. 16  

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Des effets indemnitaires du refus de l’employeur de réintégrer le salarié dont l’autorisation de licenciement est annulée : Cass. soc., 8 novembre 2023 », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°2217919, p. 1357 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Candidature imminente aux élections : l’employeur ne peut invoquer la fraude qu’en saisissant le juge dans les 15 jours suivant l’élection : Cass. soc.,18 octobre 2023, », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°2211339, p. 1326 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « BDESE : pas de préalable de négociation collective obligatoire : Cass. soc., 4 octobre 2023, », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°2125748, p. 1298 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Cessation d’activité fautive : le juge judiciaire peut indemniser la perte d’emploi consécutive à un licenciement économique sans se prononcer sur sa cause réelle et sérieuse : Cass. soc.,20 septembre 2023, », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°22134941269 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Licenciement sans cause réelle et sérieuse prononcé en représailles d’une demande d’organisation d’élections professionnelles : quelle administration de la preuve de l’existence d’une discrimination syndicale ? : Cass. soc., 28 juin 2023, », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°2211699, p. 1243 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Seuls les membres de la délégation du personnel au CSE peuvent se prévaloir des délais légaux et conventionnels d’inscription d’un point à l’ordre du jour d’une réunion du CSE : Cass. soc., 28 juin 2023, », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°22105861229 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Un salarié protégé harcelé et discriminé peut-il conclure une convention de rupture exempte de vices du consentement ? : Conseil d’État, 3 avril 2023, », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°4592131201 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Le licenciement disciplinaire d’un salarié protégé déclaré inapte faisant obstacle à son reclassement : Conseil d’État, 12 avril 2023, », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°4589741190 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Annulation de l’homologation d’un PSE : le juge judiciaire est compétent pour statuer sur la cause réelle et sérieuse du licenciement des salariés protégés : Cass. soc., 1er juin 2023 », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°2122857, p. 1183 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « L’autorisation administrative de licenciement pour inaptitude d’un salarié protégé n’empêche pas le juge judiciaire de rechercher son origine : Cass. soc., 19 avril 2023, », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°2121349, p. 1146 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Pas de consultation des représentants du personnel en cas de licenciement pour motif économique d’un seul salarié (Cass. soc., 5 avr. 2023, n° 21-10.391) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°1920 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « L’électorat et l’éligibilité au comité social et économique après la loi du 21 décembre 2022 », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, p. 1088 

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Modalités de contestation des représentants de proximité (Cass. soc., 1er février 2023, n° 21-13.206) », La Semaine juridique. Social, LexisNexis , 2023, n°1075 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Laurent Duclos, « Régime juridique de l'AFEST : une nouvelle image du droit de la compétence », Éducation permanente, Arcueil : Éducation permanente, Le Cnam, 2021, n°227, pp. 33-50 

    Jean-Yves Kerbourc'h, Laurent Duclos, « L'AFEST : cadrages et débordements », Éducation permanente, Arcueil : Éducation permanente, Le Cnam, 2021, n°227  

    Jean-Yves Kerbourc'h, Christophe Willmann, « Faut-il un droit du travail des jeunes ? », Revue de droit du travail, Dalloz , 2010, n°06, p. 342  

  • Jean-Yves Kerbourc'h, « 40 ans de sciences sociales du travail », le 25 novembre 2021  

    Colloque organisé par l’Institut des Sciences Sociales du Travail de l’Ouest, Université Rennes 2, à l'occasion de ses 40 ans, en partenariat avec la DREETS Bretagne.

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Liberté du travail, droit à l’emploi et obligation de travailler », le 06 mars 2020  

    Colloque coordonné par M. Franck Petit, professeur à l’université d’Aix-Marseille, co-directeur du master II Droit des relations du travail et protection sociale.

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Dynamiques de la responsabilité », le 17 septembre 2019  

    Organisé par le DCS, Université de Nantes sous la responsabilité scientifique de Antoine Delblond, DCS, Pr – Univ. Nantes ; Jacques Fialaire, DCS, Pr – Univ. Nantes ; Olivier Ménard, DCS, MC – Univ. Nantes et Katia Barragan, DCS, IE – Cnrs

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Des lois Aubry aux ordonnances Macron : mise en perspective des mutations du Droit du travail », le 11 décembre 2018  

    4e Journée d'étude pluridisciplinaire, organisée par l'Institut des Sciences Sociales du Travail, dans le cadre des Assises de la recherche qui se tiendront à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne du 10 au 15 décembre

    Jean-Yves Kerbourc'h, « Dynamiques de la responsabilité », le 15 février 2017  

    Séminaire entre le 15 février et le 12 avril 2017

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Louise Gobin-Fauvarque, Les relations de travail multilatérales, thèse soutenue en 2022 à Nantes Université sous la direction de Nicole Maggi-Germain, membres du jury : Alexandre Fabre (Rapp.), Lise Casaux (Rapp.), Pascal Caillaud et Laurent Duclos      

    Les relations de travail multilatérales font intervenir un client, un accompagnant et un travailleur. Ce dernier peut relever du statut de travailleur salarié, de travailleur indépendant ou se situer à la frontière travail salarié et indépendant. L’analyse du cadre juridique spécifique aux relations de travail multilatérales, à la frontière du travail salarié et indépendant, rend compte de la place tout à fait particulière accordée à l’accompagnant dont l’intervention produit des effets juridiques sur la constitution des droits sociaux et individuels. La référence à la notion de dépendance technique permet de prendre en compte le particularisme des relations de travail à la frontière du travail salarié et indépendant afin de déterminer quels sont les droits des travailleurs. Par ailleurs, la structuration juridique des relations collectives dans lesquelles s’inscrivent ces travailleurs ne peut s’inspirer uniquement du droit du travail : d’autres mécanismes juridiques relevant d’autres branches du Droit peuvent être sollicités. Enfin, l’analyse de ce cadre juridique spécifique ouvre aussi la voie à une réflexion autour de l’élaboration d’un cadre juridique commun à tous les travailleurs.

  • Rodolphe Martinière, Le droit du travail à l'épreuve de la révolution numérique, thèse soutenue en 2023 à AixMarseille sous la direction de Virginie Renaux-Personnic et Joël Colonna présidée par Alexis Bugada, membres du jury : Allison Fiorentino (Rapp.), Jean-Pierre Laborde    

    Le XXIe siècle est numérique et la révolution qui l’accompagne n'épargne pas le droit du travail. En permettant un affranchissement des contraintes spatio-temporelles, le numérique a fait voler en éclat la conception fordiste de l’entreprise sur laquelle le droit du travail s’est construit et en bouleverse ainsi tous les aspects jusqu’à ses fondations les plus profondes : l’emploi et le lien de subordination juridique, menacés par les nouvelles formes d’emploi développées par les plateformes d’intermédiation ; le lieu de travail, déplacé hors de l’entreprise par l’essor du télétravail ; les droits et libertés du salarié, menacés par l’extension des pouvoirs de l’employeur décuplés par les nouvelles technologies ; la santé du salarié et sa vie personnelle, exposés au risque de l’hyperconnexion ; le contrat de travail, les élections et les relations avec les représentants du personnel…, dématérialisés. La présente étude analyse les réponses du droit du travail à l’épreuve de la révolution numérique. Celles-ci sont doubles et complémentaires. Lorsque le numérique menace ses fondements et les droits du salarié, le droit du travail oppose en résistance ses principes fondamentaux ; lorsqu’il offre de nouvelles potentialités, le droit du travail innove par la construction d’un nouveau droit du travail du numérique

    Nicolas Robine, Les conséquences de la rupture du contrat de travail sur les droits du salarié à la prévoyance collective d’entreprise, thèse soutenue en 2020 à AixMarseille sous la direction de Joël Colonna présidée par Daniel Berra, membres du jury : Jean-Pierre Laborde (Rapp.), Virginie Renaux-Personnic et Guillaume Champy    

    La recherche porte sur la prévoyance collective qui soulève d’importantes difficultés juridiques. Liées à l’appartenance du salarié à l’entreprise, ces garanties disparaissent en cas de rupture du contrat de travail du salarié à la suite, notamment, d’un licenciement ou d’une démission. C’est pour cette raison que le législateur a institué des mécanismes renforçant les garanties des salariés dont le contrat a été rompu, en leur permettant de conserver une couverture à l’issue de cette rupture. Outre les difficultés soulevées par chacun de ces mécanismes, leur articulation est source d’une grande complexité. De plus, elles concernent désormais l’ensemble des entreprises et de facto leurs salariés, en raison de la généralisation à tous les salariés de la couverture complémentaire santé. L’ensemble de ces observations témoignent des difficultés créées par les différents dispositifs exposés ci-dessus et qui, compte tenu de leur généralisation, font tout l’intérêt de l’étude envisagée

  • Hermann Martial Ndjoko, La prévention de la discrimination syndicale par la reconnaissance des compétences liées au mandat de représentation, thèse soutenue en 2024 à Nantes Université sous la direction de Nicole Maggi-Germain présidée par Delphine Tharaud, membres du jury : Franck Petit (Rapp.), Marie Mercat-Bruns (Rapp.), Jean-Michel Denis   

    Depuis 2008, dans le souci de renforcer la protection des salariés face à la discrimination syndicale, indépendamment de la réparation – du point de vue civil – et de la répression – du point de vue pénal –, le législateur semble avoir ouvert une « troisième voie » qui est celle de la prévention. La prévention de la discrimination syndicale se manifeste alors, dorénavant, à travers les dispositifs légaux et conventionnels de reconnaissance des compétences acquises par les représentants du personnel et syndicaux dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions de représentation. La logique est a priori simple : en faisant reconnaître l’utilité de l’engagement syndical à l’aune des compétences que celui-ci permet d’acquérir, le mandat de représentation se trouve « normalisé » dans et en dehors de l’entreprise ; ce qui aurait potentiellement pour effet de juguler les actes de discrimination émanant de l’employeur. Cependant, notre étude du contenu, de la portée et de l’usage même de tels dispositifs révèle des impensés qui peuvent transformer la notion juridique de représentation. La nuance devrait dès lors s’imposer à toute analyse du sujet. La pertinence de la reconnaissance des compétences syndicales, en tant que réponse du Droit au phénomène de la discrimination syndicale, fait l’objet de la présente étude.

    Clotaire Mouloungui, L’absentéisme et ses inconvénients prétendus, thèse soutenue en 2023 à Nantes Université sous la direction de Augustin Emane et Etienne Nsie présidée par Gilles Huteau, membres du jury : Romain Marié (Rapp.), Gérard Akrikpan Kokou Dokou (Rapp.), Sandrine Drapier et Fanny Garcia    

    Il est facile de convaincre un auditoire ou un lectorat de l’apparition d’inconvénients patrimoniaux et/ou extrapatrimoniaux en cas d’absentéisme. Pourtant, l’orateur ou l’écrivain devrait toujours aussitôt préciser qu’une grande part des absences se révèle excusable. Mieux, les autorités elles-mêmes encouragent ou commandent une proportion de celles-ci. La raison est qu’il leur apparaît utile ou salutaire qu’une personne manque passagèrement son activité ou se soustrait de sa structure. Les causes du défaut de présence sont nombreuses, les principales étant : les arrêts maladies, les congés, les départs en formation professionnelles, les suspensions administratives et les mises à pied. Prendre du recul sur l’absentéisme et ses méfaits probables revient à mettre en œuvre (serait-ce intuitivement) la théorie du bilan. Le bilan entre les gains et les pertes de protagonistes dignes d’intérêt. Au demeurant, l’on détecte des bienfaits dans l’absentéisme ; même lorsque celui-ci survient dans le monde du travail subordonné. Mais ceste un constat optimiste qui doit beaucoup à l’humanisme occidental. En revanche, l’absentéisme des apprenants, ou des parlementaires, ou des électeurs, repose plus nettement sur des présupposés faux ou dérisoires. Car l’on exagère probablement l’importance de ce qui, compte de l’absentéisme, surviendrait ou n’adviendrait pas : les diplômes ratés ; le défaut de légitimité électorale ; la délinquance juvénile ; etc. Dans cet état d’esprit, l’on doit pareillement questionner les notions de majorité, d’unanimité, de nullité de délibérations ou de validation de celles-ci, de ratio d’encadrement ou de sous-effectif, de droit de grève ou de droit de retrait. Il n’empêche que, bien à la marge, l’on rencontre des absentéismes vraiment blâmables et punissables. Le cas échéant, il convient de se demander s’il faut suivre les adages prétendant que « les absents ont tort », ou bien que « la loi ne protège pas les imbéciles [les je-m’en-foutistes] ». Derechef, l’appréciation humaniste s’impose certainement. Car l’indisponibilité plus ou moins durable des humains ne devrait pas être plus critiquable que celle des machines et autres équipements d’un employeur.

    Léa Gosselin, Les moyens de défense de l’employeur dans le contentieux des accidents du travail et maladies professionnelles, thèse soutenue en 2023 à Nantes Université sous la direction de Augustin Emane présidée par Gilles Huteau, membres du jury : Philippe Auvergnon (Rapp.), Philippe Coursier (Rapp.), Sophie Garnier      

    La législation applicable aux accidents du travail a été construite sur le fondement d’un compromis entre les intérêts des employeurs et des salariés. Le principe d’une responsabilité patronale automatique, en contrepartie d’une réparation forfaitaire, a ainsi été instauré par la loi du 9 avril 1898. Or, le contentieux des accidents du travail et des maladies professionnelles fait l’objet d’une vive actualité légale et jurisprudentielle. Cette actualité s’inscrit dans le contexte d’une préoccupation accrue pour les questions de santé au travail et d’une remise en cause du caractère forfaitaire de la réparation accordée aux victimes. La présente recherche consiste alors à s’intéresser à la situation juridique de l’employeur face aux différentes évolutions du droit des risques professionnels. Une restriction de ses moyens de défense peut, en effet, être observée. Ce constat innerve l’ensemble du contentieux. Cette orientation du droit positif conduit, par conséquent, à interroger les voies susceptibles de permettre un renouvellement de la défense patronale. Face à l’enfermement des moyens de défense de l’employeur, la recherche d’un nouvel équilibre guidé par la prévention semble s’amorcer. L’influence du droit du procès équitable sur la législation des accidents du travail et maladies professionnelles est également perceptible. Si des réponses semblent dès lors s’initier à l’aune de ces fondements, leur portée demeure cependant limitée. Certains obstacles opposés à la défense de l’employeur ne peuvent ainsi être dépassés en l’état actuel du contentieux des accidents du travail et maladies professionnelles.

    Valentin Daviot, L'articulation des contrats collectifs : Essai dans l'ordre juridique national et transnational, thèse soutenue en 2020 à Paris 2 sous la direction de Bernard Teyssié, membres du jury : Gilles Auzero et Yannick Pagnerre    

    La diversité des contrats collectifs de travail, qu’elle tienne à la qualité de leurs signataires, à leur objet ou à leur champ d’application territorial ou professionnel, est source d’enchevêtrements, eux-mêmes facteur d’interrogations. Ainsi en est-il déjà dans le périmètre du droit français de la négociation collective. Plusieurs niveaux de négociation coexistent ; la voie est ouverte à la conclusion de conventions et d’accords collectifs interprofessionnels, professionnels, de branche, d’unité économique et sociale, de groupe, d’entreprise, d’établissement mais aussi d’accords interentreprises. Le constat s’aggrave lorsque sont intégrés à la réflexion les accords de dimension transnationale. Ils peuvent concerner une entreprise, un groupe ou encore, dans le cadre de l’Union européenne, l’ensemble d’une profession, un ou plusieurs secteurs d’activité, voire tous. Les incertitudes qui accompagnent l’articulation des contrats collectifs, que ce soit à l’échelle nationale ou transnationale, sont telles qu’elles peuvent aller jusqu’à dissuader les partenaires sociaux de s’emparer de certaines des opportunités offertes par le dialogue social. A une articulation cohérente des contrats collectifs s’attachent des enjeux qui ne relèvent pas que du débat doctrinal. Leur dimension pratique peut, chaque jour, être mesurée.

    Steven Rioche, La représentation du personnel dans l'entreprise : Du regroupement à la fusion., thèse soutenue en 2018 à Paris 2 sous la direction de Bernard Teyssié, membres du jury : Gilles Auzero et Grégoire Loiseau    

    Assurer l’efficacité du processus décisionnel tout en y associant les salariés : telle est l’équation que s’attache à résoudre le système français de représentation du personnel. Les réformes successives qu’il a connues traduisent bien des incertitudes quant au meilleur moyen d’y parvenir. Fruit d’une lente maturation, la création d’une instance unique, le comité social et économique, est de nature à affecter durablement les relations sociales. Parce qu’elle concentre des pouvoirs jusque-là disséminés, dans les entreprises d’au moins cinquante salariés, entre les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, cette instance nouvelle constitue a priori un vecteur de simplification des procédures de participation. Favorisant le dialogue, le « nouveau » droit de la représentation du personnel est susceptible d’entraîner de profonds bouleversements. Laissant une large place au contrat collectif, il comporte de multiples facettes. Une analyse systémique est possible, à condition d’identifier les traits saillants d’un déploiement susceptible de remettre en cause, lorsque l’instance est métamorphosée en conseil d’entreprise, la place accordée à la représentation syndicale.

    Louis Aluome, La norme collective à l'épreuve du transfert d'entreprise. : Essai en droit du travail., thèse soutenue en 2018 à Paris 2 sous la direction de Bernard Teyssié et Emeric Jeansen, membres du jury : Gilles Auzero et Pascal Lokiec    

    L’entreprise est le lieu de déploiement d'un statut professionnel privé nourri de conventions et accords collectifs de travail mais aussi d’engagements unilatéraux, d’usages et d’accords atypiques. L'application de ces normes, quelque fois leur survie, suscitent de nombreuses interrogations au fil des modifications apportées à la situation juridique de l’employeur, singulièrement de celles résultant du transfert de l’entreprise. Comment articuler les normes en concours ? Comment forger un corpus normatif unifié ? Les règles successivement posées par le législateur sont soumises à la double épreuve de la pratique professionnelle et, dès lors qu'éclate un contentieux, de l'interprétation du juge. Contraintes et incohérences sont dans certains cas de nature à neutraliser les effets attendus du transfert, voire d’y mettre obstacle. Des évolutions du corpus normatif seraient pertinentes afin que cessent les doutes (souvent) et les contradictions (parfois).

    Olivia Nongou-Moundounga, Travail et santé au Gabon : quelles garanties de protection pour les salariés ?, thèse soutenue en 2018 à Nantes sous la direction de Augustin Emane présidée par Gilles Huteau, membres du jury : Martin Mankou (Rapp.), Etienne Nsie (Rapp.), Camille-Frédéric Pradel      

    Depuis les premières lois instituant un code du travail en Rèpublique gabonaise en 1962, les règles relatives à la protection de la santé au travail repose sur deux piliers fondamentaux, la prévention et la réparation des risques professionnels. Avec la réforme du code du travail de 1994 un accent particulier a été mis sur la prévention des risques en ce sens qu'elle doit être privilégiée, la réparation ne devant intervenir que de manière secondaire. Malgré cette évolution, 20 ans après cette réforme, La protection de la santé des travailleurs repose encore essentiellement sur la réparation des risques liés au travail et sur la préservation de l'emploi des victimes d'accident du travail ou de maladie professionnelle. Un intérêt pour la prévention et la promotion de la santé au travail est perceptible mais il reste encore hésitant. Le constat général qui se dégage de l'examen de cette protection est qu'elle reste largement inappliquée, compte tenu de nombreux facteurs, liés au caractère essentiellement législatif et incomplet des textes. Les insuffisances tiennent également aux difficultés dans l'organisation de la prévention. La mise en oeuvre des règles de sécurité et santé au travail pose encore beaucoup de problèmes, ce qui contribue à relativiser la protection à laquelle les travailleurs peuvent prétendre.

    Darly Russel Kouamo, L'implication du salarié dans la prévention et le traitement des difficultés des entreprises dans l'espace OHADA : le cas du Cameroun, thèse soutenue en 2018 à Nantes sous la direction de Augustin Emane et Isiodre Léopold Miendjiem présidée par Etienne Nsie, membres du jury : Marius Tchendjou (Rapp.), Philippe Auvergnon (Rapp.)      

    La recherche des solutions pour prévenir ou éradiquer les difficultés de l’entreprise passe par l’articulation de diverses interventions d’acteurs. En ce sens, le droit de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du droit des Affaires (OHADA), applicable au Cameroun, a doté le débiteur, les créanciers et les organes judiciaires de nombreuses prérogatives. Cependant, le salarié semble être privé de réelles possibilitésd’anticiper ou d’influencer le processus, alors qu’il est au plus fort degré intéressé par la pérennisation de l’entreprise. Le sentiment d’exclusion du processus pourrait démotiver le salarié et entacher ses performances au sein de l’entreprise ; alors que son intégration dans la conception et la prise des décisions serait susceptible de développer un sentiment de solidarité d’une part avec les dirigeants, d’autre part avec les autres salariés. Ainsi, lorsque l’entreprise connaît des difficultés, le dialogue qui s’ouvre à ceteffet doit rassembler toutes les parties prenantes. Il faudrait fédérer toutes les énergies qui s’activent quotidiennement au service de l’entreprise. La présente recherche entend proposer une approche d’implémentation du dialogue social aussi bien dans la gestion quotidienne de l’entreprise que dans la résolution des crises ; en somme, une réelle implication du salarié dans le processus décisionnel.

    Victoria Drochon, Le recours aux experts par les instances de représentation du personnel, thèse soutenue en 2016 à Paris 2 sous la direction de Bernard Teyssié, membres du jury : Bernard Bossu et Jean-François Cesaro    

    Entre 1946 et 2016, ce sont plus de vingt cas de recours à des experts par les instances de représentation du personnel qui ont été créés, dont huit sur les trois dernières années. La possibilité sans cesse étendue de recourir à l’assistance d’experts pourrait laisser penser que le régime du recours à l’expertise est efficient. La facilité avec laquelle la loi associe désormais l’expert à chaque nouvelle mesure prise en faveur du dialogue social masque cependant mal l’incapacité croissante du législateur à préserver la fonction initiale de l’expertise : une fonction informative. Signe des dysfonctionnements qui grèvent le régime actuel du recours à l’expertise, le sujet est hautement polémique et fait l’objet d’un contentieux florissant. L’étude du périmètre ainsi que des modalités du recours à des experts exhorte à la construction d’un régime plus cohérent, de nature à assurer l’effet utile de l’expertise tout en préservant la compétence et la parole des représentants du personnel.