François Lecoutre

Professeur
Droit public.
Faculté de Droit et des Sciences sociales

Institut de Droit Public
  • THESE

    La controverse entre Hans Kelsen et Eric Voegelin en théorie du droit et en théorie politique, soutenue en 2019 à CergyPontoise sous la direction de Renaud Baumert présidée par Carlos-Miguel Herrera, membres du jury : Thomas Hochmann (Rapp.), Arnaud Le Pillouer (Rapp.), Jacky Hummel et Manon Altwegg-Boussac   

  • François Lecoutre, Carlos-Miguel Herrera (dir.), Les cercles viennois de l'entre-deux-guerres, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2024, 312 p. 

    François Lecoutre, Hans Kelsen, Eric Voegelin, Une nouvelle science du politique: une réplique au livre d'Eric Voegelin, Éditions Kimé, 2021, Nomos & normes, 262 p. 

    François Lecoutre, La controverse entre Hans Kelsen et Eric Voegelin en théorie du droit et en théorie politique, IFJD, Institut francophone pour la justice et la démocratie, 2020, Collection des thèses, 1002 p. 

  • François Lecoutre, « L'asile constitutionnel », in Pedone (dir.), Droit d'asile. État des lieux et perspectives, 2015 

  • François Lecoutre, traduction et postface à Hans Kelsen, Religion séculière: une polémique contre la mésinterprétation de la philosophie sociale, de la science et de la politique modernes en tant que nouvelles religions, Éditions Kimé, 2023, Nomos & normes, 454 p. 

  • François Lecoutre, « Aristote, agent de propagande macédonien ? »: Lecture critique d'une hypothèse de Hans Kelsen, Éthique, politique, religions, Classiques Garnier, 2025, n°2 

    François Lecoutre, Alexandre Viala, « La notion de religion séculière . Entretien autour du livre de Hans Kelsen (1964) », Questions constitutionnelles. Revue de droit constitutionnel, Questions constitutionnelles, 2024 

    François Lecoutre, Benoit Basse, Livia Profeti, « Critiquer n’est pas calomnier : la pensée de Hannah Arendt n’est pas de gauche », L'Humanité (quotidien national), L'Humanité, 2023 

    François Lecoutre, « Hans Kelsen et le positivisme logique du Cercle de Vienne », Austriaca. Cahiers universitaires dʼinformation sur lʼAutriche, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2022    

    Hans Kelsen a été contemporain du Cercle de Vienne qui, au lendemain de la première guerre mondiale, avec le mathématicien Hans Hahn, le sociologue Otto Neurath et le physicien Philipp Frank, a donné naissance au positivisme logique. Les philosophes Moritz Schlick et Rudolf Carnap contribuèrent aussi significativement à son développement jusqu’au milieu des années 1930, aux côtés notamment de Herbet Feigl, Hans Reichenbach, Carl Hempel et Felix Kaufmann. Le cercle fut dissout en 1938 en raiso...

    François Lecoutre, Emmanuel Faye, « Philosophie critique », Éditions Kimé, 2021  

  • François Lecoutre, Alexandre Viala, La notion de religion séculière: Entretien autour du livre de Hans Kelsen (1964), Questions constitutionnelles, 2024 

  • François Lecoutre, « Le droit des biens publics face à la protection de la nature », prévue le 05 février 2026  

    Colloque organisé sous la direction scientifique de Hugo Avvenire et Simon Jolivet.

    François Lecoutre, « Laboulaye et la galaxie libérale », le 20 octobre 2025  

    Colloque organisé par le Comité d’histoire parlementaire et politique et le CRJP, MSH Val de Loire

    François Lecoutre, « Un médiévalisme juridique ? Représentation, réemploi et instrumentalisation du droit », le 02 juin 2025  

    7ème Rencontre orléanaise d’histoire du droit et d’anthropologie médiévales (ROHDAM) organisée par la MSH Val de Loire, le CRJ Pothier, Université d'Orléans sous la direction scientifique de Pierre-Anne Forcadet, Polen, CRJP, Université d’Orléans

    François Lecoutre, « Cohérence de l’action publique : quelle contribution du droit ? », le 07 novembre 2024  

    Colloque organisé par la faculté de droit, Université de Poitiers sous la direction scientifique de Simon Jolivet et Aurélie Virot-Landais, Maîtres de conférences en droit public, IDP, Université de Poitiers

    François Lecoutre, « Droit et justice au XXIe siècle », le 26 septembre 2024  

    Troisièmes Rencontres de la SFPJ - Société française pour la philosophie et la théorie juridiques et politiques / Third SFPJ Conference organisées par la CEIE, Faculté de droit, Université de Strasbourg et l'IRCM - Institut de recherche Carré de Malberg

    François Lecoutre, « Hans Kelsen, Religion Séculière », le 29 mars 2024  

    Séminaire organisé par le LTD, Université Aix-Marseille

    François Lecoutre, « Eric Voegelin et Carl Schmitt : État autoritaire et État total (une approche critique) », le 25 mars 2024  

    Colloque organisé par le CRJ Pothier, Université d'Orléans et l'ERIAC, Université de Rouen

    François Lecoutre, « Séminaire de Philosophie constitutionnelle », le 27 octobre 2023  

    Cycle de conférences IMH organisé par le Professeur Mathieu Carpentier dans le cadre de sa chaire IUF

    François Lecoutre, « Hans Kelsen : discussion croisée », le 02 octobre 2023  

    Une séance du séminaire THÉORHIS organisé par le CTAD, Université Paris-Nanterre.

    François Lecoutre, « Langue, Langage et Droit », le 26 juin 2023  

    8e édition de l'Université d’été "Facultatis Iuris Pictaviensis" de l'Université de Poitiers organisée sous la direction scientifique de Michel Boudot, Professeur, Institut Jean Carbonnier et Adrien Lauba, MCF, Institut d’Histoire du droit

    François Lecoutre, « Science versus théologie ? », le 20 avril 2023  

    Organisée par le CPJP, Faculté de droit, CY Cergy Paris Université

    François Lecoutre, « Religion séculière », le 18 avril 2023  

    Organisée par le laboratoire Droit et changement social, Nantes Université / CNRS.

    François Lecoutre, « Religion séculière, le manuscrit maudit de Hans Kelsen », le 21 février 2023  

    Organisée par le Partenariat des publicistes poitevins et l'IDP, Université de Poitiers

    François Lecoutre, « Le Parlement escamoté ? », le 15 décembre 2022  

    Organisé par l'Institut de Droit Public (IDP), Faculté Droit et Sciences Sociales, Université de Poitiers sous la Direction scientifique de Damien Fallon et Basile Ridard, Maîtres de conférences en droit public

    François Lecoutre, « Lectures contemporaines de Hans Kelsen », le 29 juin 2022  

    Organisé par M. Renaud Baumert sous l’égide du Centre de Philosophie Juridique et Politique (CPJP)

    François Lecoutre, « Vers une dépolitisation de la démocratie ? », le 09 juin 2022  

    Organisée par le CDPC de la Faculté de droit, Université de Toulon La Garde, sous la direction scientifique de Julien Giudicelli, MCU HDR, Bordeaux et Sylvie Schmitt, MCU HDR, CDPC-JCE, Toulon

    François Lecoutre, « Valeur de la démocratie, valeurs démocratiques », le 27 mai 2022  

    Ateliers organisés sous la responsabilité scientifique de Julien GIUDICELLI et Sylvie SCHMITT dans le cadre du 59e Congrès de la Société québécoise de science politique, Valeurs, identité, politique. Plus d'informations sur la manifestation : https://sqsp.uqam.ca/59e-congres-sqsp2022/ 59e congrès #SQSP2022

    François Lecoutre, « Les cercles viennois de l’entre-deux-guerres », le 10 décembre 2021  

    Colloque international organisé par le CPJP sous la responsabilité de Carlos Miguel Herrera et François Lecoutre

    François Lecoutre, « Les droits et libertés face aux transformations technologiques », le 08 décembre 2021  

    Organisé par l'Université de Bordeaux sous la direction scientifique de Matteo Bartolucci, MCF, ILD Yoann Nabat, Doctorant, ISCJ et Kieran Van den Bergh, Doctorant, COMPTRASEC

    François Lecoutre, « Voyage et droit public », le 07 octobre 2021  

    Organisé par l'Association des doctorants en droit public de l'Université de Lyon (A.D.P.L.)

    François Lecoutre, « Thèses récentes en théorie et philosophie du droit », le 25 septembre 2020  

    Séminaire organisé par la Société française pour la philosophie et la théorie juridiques et politiques, en partenariat avec l’IRJS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    François Lecoutre, « Actualité des doctrines du droit naturel, en France et à l’étranger (2/3) », le 09 mars 2020  

    Organisé par Messieurs Gregory Bligh et Nicolas Sild, Université Paris Est Créteil dans le cadre du laboratoire Marchés, Institutions, Libertés (MIL)

    François Lecoutre, « Semaine doctorale intensive », le 17 juin 2019  

    Organisée par Sciences Po Paris

    François Lecoutre, « Ateliers de philosophie du droit », le 03 juillet 2017  

    Organisé par l’Institut Michel Villey (Université Panthéon-Assas) et PhiCo/NoSoPhi (Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

  • François Lecoutre, Séminaire TheorHis avec François Lecoutre : Actualité de Kelsen 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Innocent damien Compaore, La démocratie substantielle, thèse en cours depuis 2025 en co-direction avec Marc Cottereau  

    La démocratie a souvent été perçue comme la représentation populaire, en ce qu’elle se manifeste par la participation des citoyens au choix de leurs gouvernants. Celà se traduit par le respect de procédures dites démocratiques comme l’organisation d’élection qui constitue une compétition politique à l’issue de laquelle le pouvoir est attribué. On voit donc apparaître à travers ces procédures l’idée d’une légitimation du pouvoir par le peuple dont il est censé obéir. La question qui se pose est celle de savoir si la démocratie se limite à la mise en œuvre des procédures démocratiques? Autrement dit l’essence de la démocratie réside-t-elle dans la satisfaction de règles de procédures? L’analyse de la doctrine permet de révéler une conception dite procédurale de la démocratie selon laquelle elle se justifie par le respect d’un ensemble de procédures. Pour Dahl par exemple, la démocratie constitue un système institutionnel de désignation. Cet auteur se propose de définir la démocratie à partir de deux éléments fondamentaux, la maximisation qui contient l’idée que la démocratie doit permettre d’atteindre une fin politique et la description qui sert à fixer les conditions d’élections. Cette vision procédurale de la démocratie est aussi défendue par Joseph Schumpeter, pour qui la démocratie renvoie à la compétition en vue de l’exercice du pouvoir politique mais aussi par Alf Ross pour qui la démocratie est une procédure, une méthode de désignation qui reflète la volonté du peuple qu’il considère comme un tout. Suivant cette conception, la démocratie c’est la loi de la majorité. Les tenants de cette conception refusent de reconnaître à la démocratie des fins substantielles comme par exemple l’égalité sociale et la justice. Cela paraît critiquable parce qu'elle réduit la démocratie à de simples questions de forme sans s’intéresser au contenu des décisions qui seront prises par les élus, même si les procédures doivent permettre de garantir l’égalité dans la participation, ce qui se caractérise par le fait que lors des élections toutes les voix aient la même valeur. Jürgen Habermas défend une conception procédurale de la démocratie, mais contrairement à Ross, il ne défend pas l’idée qu’elle repose sur la règle de la majorité. Pour lui la démocratie consiste en une procédure de discussion pour prendre les décisions publiques c’est pourquoi sa conception est qualifiée de démocratie délibérative. Ces discussions qu’il appelle de tous ces vœux peuvent aussi amener à prendre des décisions sur des questions substantielles. On peut donc convenir avec Florent Guénard que la démocratie procédurale n’est qu’un processus de formation de la décision sur des questions substantielles. Il est évident que la démocratie est une affaire de procédure, mais il est tout aussi évident de reconnaître qu’elle n’est pas qu’une affaire de procédure. Cette dernière peut être vue comme un degré primaire ou un degré minimal. La démocratie va au-delà des questions de procédure. Elle doit poursuivre d’autres finalités qui permettront d’asseoir une société juste. Dès lors on pourrait se poser la question de savoir comment se manifeste la démocratie véritable. Qu’est-ce qui détermine la démocratie? Ce questionnement permet de comprendre que la démocratie est fondamentalement substantielle et que son essence réside dans la poursuite des valeurs substantielles. La conception Maritanienne de la démocratie semble aller dans ce sens. Cet auteur développe une philosophie de la démocratie qui peut être qualifiée de substantielle, parce que dans sa conception, la démocratie renvoie à la recherche du bien commun. Il précise dans son ouvrage sur le Christianisme et la démocratie que la recherche du bien commun est une exigence rationnelle et montre l’importance des valeurs morales comme la justice et le respect des droits de l’homme dans la recherche de ce bien commun. Maritain montre que l’on doit voter des lois qui sont justes parce qu'il n’y a de désir d’obéir que lorsque c’est juste. Il faut selon cette conception prendre en compte la moralité du peuple qu’il estime

  • Anna Tamion, Le droit, les droits fondamentaux, les valeurs : problèmes d'une fondation et d'une argumentation axiologiques en droit, thèse soutenue en 2025 à Université ParisPanthéonAssas sous la direction de Olivier Jouanjan présidée par Stéphanie Hennette-Vauchez, membres du jury : Benoît Frydman (Rapp.), Élodie Djordjevic et Patrick Savidan    

    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la pensée juridique est marquée par la résurgence d’une recherche de la légitimité du droit positif. Les juristes se montrent soucieux d’assurer la « justesse » du droit et s’attachent à découvrir les justifications du contenu des règles juridiques. Ce mouvement se traduit par l’invocation de valeurs, destinées à justifier l’existence, la signification et la portée des droits fondamentaux. La quête d’une légitimité du contenu des règles de droit positif n’est pas nouvelle en soi. Cependant, le projet spécifique d’une justification des droits fondamentaux par les valeurs est tout à fait original dans son expression. D’abord, au travers de ces droits, l’enjeu n’est rien moins que la protection des idéaux libéraux contre les menaces dont ils pourraient faire l’objet. La compréhension du projet d’une justification axiologique du droit se situe ainsi dans le cadre des présupposés de l’État libéral. Ensuite, les notions de valeur et de droits fondamentaux s’inscrivent dans la modernité intellectuelle, caractérisée par le pluralisme et la difficulté à trouver des justifications solides pour l’organisation politique et juridique. Le sens de la recherche d’une légitimité du droit s’en trouve renouvelé. Cette étude vise ainsi à comprendre la signification de ce projet ainsi qu’à envisager les difficultés qu’il rencontre. Celles-ci se révèlent insurmontables lorsque la justification est comprise comme une fondation. En revanche, lorsque la fondation est abandonnée au profit de l’argumentation, ces difficultés apparaissent, non comme des obstacles définitifs, mais comme les expressions de l’équilibre sur lequel repose l’État libéral.