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Elise Fraysse

Professeure, Droit public.

Université Clermont Auvergne · Ecole de Droit Centre Michel de L'Hospital — CMH
Université Clermont AuvergneEcole de DroitCentre Michel de L'Hospital

Présentation

Contact : elise.fraysse@uca.fr

Actualités scientifiques

Colloque
5 juin 2025 · Brest
Parution
22 avr. 2025
Colloque
14 mars 2025 · Clermont-Ferrand
Colloque
11 oct. 2024 · Clermont-Ferrand
Colloque
11 juin 2024 · Cergy-Pontoise Cedex
Colloque
21 mars 2024 · Clermont-Ferrand
Colloque
15 mars 2024 · Clermont-Ferrand
Conférence
12 mars 2024 · Saint-Martin-d'Hères
Conférence
23 mars 2023 · Clermont-Ferrand
Colloque
30 sept. 2022 · Lyon
Séminaire
17 juin 2022 · Clermont-Ferrand
Conférence
31 janv. 2022 · Paris

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    L'Etat dans la construction doctrinale du droit administratif, soutenue en 2019 à Lyon sous la direction de David Mongoin présidée par Olivier Beaud, membres du jury : Anne-Laure Girard (Rapp.), Benoît Plessix (Rapp.), Sylvie Caudal   

    S'intéresser à l'Etat dans la construction doctrinale du droit administratif suppose de se pencher sur les rapports qu'ont entretenu les administrativistes avec l'Etat depuis la naissance de la discipline, au début du XIXe siècle. La période s'étendant de 1804 à 1870 révèle à quel point les administrativistes de cette époque sont porteurs d'une pensée d'Etat : grâce au droit administratif, ils parviennent à légitimer tant le modèle étatique que le pouvoir en place. Ils justifient l'Etat tel qu'il existe alors, à savoir un Etat administratif et instituteur du social, peu soucieux des libertés. Leur étatisme-libéral, qui consiste à défendre les intérêts de l'Etat avant ceux des individus, oeuvre en ce sens. Cela change toutefois à la fin du XIXe siècle avec l'avènement de la IIIe République, qui souffle un nouveau vent libéral dans la doctrine. Celle ci s'attache alors à penser l'Etat de façon théorique voire, pour certains auteurs, à ériger une véritable théorie de l'Etat. Pour autant, il ne faut pas s'y tromper: les administrativistes du XXe siècle ne rompent pas totalement avec ceux du siècle passé. Si leur pensée d'Etat a bien disparu, leur discours n'est toutefois pas dépourvu d'une forme de légitimation du modèle étatique. Ils restent en cela porteurs d'un certain libéral-étatisme, c'est à dire d'un libéralisme non pas contre l'Etat, mais par l'Etat.

  • Ouvrages

    Elise Fraysse, Anne Jacquemet-Gauché, Fabrice Melleray, Christophe Testard, Sébastien Bernard [et alii], L' enseignement supérieur au prisme des contentieux, Dalloz, 2026, Thèmes et commentaires   

    Elise Fraysse (dir.), Droit public et politique: [actes du colloque, 21-22 mars 2024, Université Clermont Auvergne], Institut francophone pour la justice et la démocratie, 2025, Colloques & essais, 234 p. 

    Elise Fraysse, L'État dans la construction doctrinale du droit administratif, L'Harmattan, 2022, Logiques juridiques, 414 p. 

    S'intéresser à l'État dans la construction doctrinale du droit administratif suppose de se pencher sur les rapports qu'ont entretenus les administrativistes avec l'État depuis la naissance de la discipline, au début du XIXe siècle. La période s'étendant de 1804 à 1870 révèle à quel point les administrativistes de cette époque sont porteurs d'une pensée d'État : grâce au droit administratif, ils parviennent à légitimer tant le modèle étatique que le pouvoir en place. Ils justifient l'État tel qu'il existe alors, à savoir un État administratif et instituteur du social, peu soucieux des libertés. Leur étatisme-libéral, qui consiste à défendre les intérêts de l'État avant ceux des individus, oeuvre en ce sens. Cela change toutefois à la fin du XIXe siècle avec l'avènement de la IIIe République, qui souffle un nouveau vent libéral dans la doctrine. Celle ci s'attache alors à penser l'État de façon théorique voire, pour certains auteurs, à ériger une véritable théorie de l'État. Pour autant, il ne faut pas s'y tromper : les administrativistes du XXe siècle ne rompent pas totalement avec ceux du siècle passé. Si leur pensée d'État a bien disparu, leur discours n'est toutefois pas dépourvu d'une forme de légitimation du modèle étatique. Ils restent en cela porteurs d'un certain libéral-étatisme, c'est-à-dire d'un libéralisme non pas contre l'État, mais par l'État.

    Elise Fraysse, Intérêts publics et intérêts privés en droit administratif français, Publication de l'Université Jean Moulin Lyon 3, 2014, Collection des mémoires de l'Équipe de droit public, 129 p.  

    « Il en est du droit comme de la littérature, les thèmes classiques y sont éternels, seulement, de temps à autre, ils ne paraissent plus adaptés à la mentalité des contemporains et il convient de les renouveler dans la forme » (M. Hauriou, Principes de droit public, 1ère éd., 1910, p. 6). Il en est précisément ainsi concernant la distinction et les relations entre les intérêts publics et privés. C’est grâce à une lecture renouvelée de la doctrine et de la jurisprudence administratives sur un thème aussi classique que les véritables enjeux apparaissent. La séparation entre les intérêts publics et les intérêts privés reflète la séparation entre l’État et la société civile, qui structure le droit administratif tout entier. Une corrélation certaine existe entre les figures historico-politiques de l’État (libéral, interventionniste, néolibéral, régulateur...) et l’évolution des rapports entre les intérêts publics et les intérêts privés. Les difficultés émergent lorsque deux intérêts publics sont amenés à s’opposer ou encore lorsqu’il s’agit de distinguer l’intérêt public de l’intérêt général. En tout état de cause, si le partage entre les intérêts publics et les intérêts privés garde une dimension symbolique indéniable, ce qui explique qu’on y ait encore recours en droit administratif, sa portée juridique et contentieuse tend à décroître (du fait de leur mixage perpétuel). Fragilisées, les frontières entre les intérêts se renouvellent pourtant, notamment à travers la frontière entre les intérêts économiques et les intérêts politiques, dont elle est l’héritière mais dont elle tend à se désolidariser, notamment sous l’influence du droit de l’Union européenne.

  • Chapitres d'ouvrage

    Elise Fraysse, Aurore Gaillet, Mathieu Carpentier, « Doctrine publiciste et politique: le positivisme coupable? », Droit public et politique :, Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, 2025, pp. 181-195 

  • Articles

    Elise Fraysse, « Décision fixant le lieu d'implantation d'une aire de voyages et exception d'illégalité du schéma départemental – revue Alyoda », revue Alyoda. Revue de jurisprudence de la cour administrative d, Association lyonnaise de droit administratif, 2021, n°2021-2   

    Elise Fraysse, « Pratique de motoneiges dans les stations des Menuires et de Val-Thorens – revue Alyoda », revue Alyoda. Revue de jurisprudence de la cour administrative d, Association lyonnaise de droit administratif, 2017, n°2018-1   

  • Communications

    Elise Fraysse, « La durabilité au prisme du droit et de la géopolitique », le 14 octobre 2025 

    Tables-ronde organisées par le CMH, Université Clermont-Auvergne sous la direction scientifique d'Adrien Estève, MCF en science politique dans le cadre des Journées "Sciences de la durabilité"

    Elise Fraysse, « Droit administratif et science(s) », le 05 juin 2025 

    Colloque annuel de l'Association Française pour la recherche en Droit administratif.

    Elise Fraysse, « Le vivant face au changement climatique », le 14 mars 2025 

    Colloque organisé par le CMH, Université Clermont Auvergne et la SFDE sous la direction scientifique des professeurs Elise Fraysse et Christophe Testard avec les doctorants Ameni Cherif, Arthur Thévenet et Laura Vermote

    Elise Fraysse, « Droit privé administratif », le 11 octobre 2024 

    Colloque organisé sous la direction d'Anne Jacquemet-Gauché, Pr de droit public, CMH UR 4232-UCA et Ioannis Michalis, Pr de droit public, Themis-UM EA 4333-Le Mans Université.

    Elise Fraysse, « Les fonctionnaires et les libertés », le 11 juin 2024 

    Colloque organisé par le C.PJ.P. Sous la direction scientifique de Maxence Chambon, Professeur en droit public, Université d'Artois Gesa Dannenberg, Maître de conférences, CY Paris Cergy Université.

    Elise Fraysse, « Droit public et politique », le 21 mars 2024 

    Colloque organisé par le CMH, Université Clermont Auvergne sous la direction scientifique de Élise Fraysse, Pr de droit public à l'Université Clermont Auvergne

    Elise Fraysse, « Abus sexuels dans l'Église : comment rendre justice ? », le 15 mars 2024 

    Colloque organisé par le CMH, Université Clermont Auvergne et l'IUF sous la direction de Sophie Prétot, Pr. de droit privé et sciences criminelles, Evan Raschel, Pr. de droit privé et sciences criminelles et Anne Jacquemet-Gauché, Pr. de droit public

    Elise Fraysse, « Personnalité de la puissance ou puissance de la personnalité ? », le 12 mars 2024 

    2e Conférence du cycle "Chez Michoud", discussions grenobloises sur les transformations du droit administratif.

    Elise Fraysse, « [Reporté] Penser les symboles constitutionnels », le 23 mars 2023 

    Organisée par le CMH - Centre Michel de L'Hospital, Université Clermont-Auvergne

    Elise Fraysse, « Les combats juridiques de Julie-Victoire Daubié », le 30 septembre 2022 

    Organisé pour la faculté de droit Julie-Victoire Daubié, Université Lumière Lyon 2 dans le cadre des 25e Rencontres juridiques par Valérie Goesel-Le Bihan, Professeure de droit public à la Faculté de droit Julie-Victoire Daubié, Université Lumière Lyon 2

    Elise Fraysse, « Les sources de la science du droit », le 17 juin 2022 

    Rencontres doctorales organisées par l'ACDD/ADPL, UCA, Universités de Lyon et de St Etienne

    Elise Fraysse, « Théophile Ducrocq (1829-1913) », le 31 janvier 2022 

    Conférence organisée dans le cadre du cycle "Les figures administrativistes de la Faculté de droit de Paris".

    Elise Fraysse, « Métropole de Lyon, an I : des élections directes, et après ? », le 26 février 2021 

    Organisé par la Faculté de droit Julie-Victoire Daubié, Université Lumière Lyon 2 dans le cadre des Rencontres juridiques

    Elise Fraysse, « L'Etat peut-il tout ? », le 11 janvier 2021 

    Conférence organisée par le CMH, Université de Clermont-Auvergne

Encadrement doctoral

  • Président du jury

    Yann Le Foulgoc, Le principe de continuité de l'État en droit public français, soutenue en 2025 à Strasbourg sous la direction de Éric Maulin et Nicolas Chifflot, membres du jury : Bruno Daugeron (Rapp.), Maxime Tourbe (Rapp.)   

    L’objectif de cette thèse est de découvrir le statut juridique du principe de continuité de l’État. L’utilisation de la théorie de l’institution permet de considérer le principe de continuité de l’État comme un principe instituant, sur lequel peut être établi le système juridique étatique. L’interprétation du principe de continuité de l’État précèdera l’examen de son applications par les pouvoirs publics, constitués ou révolutionnaires.

  • Rapporteur

    Mathilde Pasquiou, L'Administration et les théories économiques : Essai sur la réception des théories économiques dans l'Administration entre 1870 et 1970, soutenue en 2024 à SaintEtienne sous la direction de Aurélien Antoine présidée par Anne-Sophie Chambost, membres du jury : Thomas Perroud (Rapp.), Bernard Quiriny   

    Cette recherche étudie la réception des théories économiques au sein de l'Administration dans le cadre d’une approche historique centrée sur la période 1870-1970. Elle interroge les relais de la pensée économique à travers le prisme de la haute fonction publique, et constate les discordances entre ce que les théories économiques préconisent et les réalisations effectives du droit positif. Elle conclut que si l’action administrative est marquée par l’influence des théories économiques dominantes, elle a cependant dû s’adapter aux crises économiques et sociales depuis l’instauration de la Troisième République. Elle tend également à montrer que la remise en cause de l’État modernisateur, moteur de la croissance économique, germait en réalité depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle conclut enfin à l’existence d’un rapport ontologique entre les savoirs économiques, la république des experts et l’élaboration des politiques publiques.