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Julie Tribolo

Maître de conférences, Droit public.

Université Côte d'Azur · Faculté de Droit et Science Politique Laboratoire de droit international et européen — LADIE
Université Côte d'AzurFaculté de Droit et Science PolitiqueLaboratoire de droit international et européen

Actualités scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    L'expertise dans les procédures contentieuses interétatiques, soutenue en 2017 à AixMarseille sous la direction de Yann Kerbrat présidée par Habib Ghérari, membres du jury : Albane Geslin (Rapp.), Laurence Boisson de Chazournes (Rapp.), Alain Pellet   

    Le traitement des questions scientifiques est aujourd'hui un enjeu majeur pour les acteurs du contentieux interétatique : au-delà de son coût, il s'avère souvent décisif lorsqu'il s'agit pour les états de défendre leurs intérêts et pour le juge international de promouvoir la légitimité et la pérennité de son institution. La science est en effet considérée comme un gage d'objectivité, un outil capable de dire "le vrai" qui s'avère d'autant plus précieux pour les acteurs du contentieux interétatique que l'ordre juridique international est décentralisé. Pourtant, l'on ne peut manquer de constater le profond désenchantement suscité par la science au cours des dernières décennies : outre l'allongement souvent indu des délais, la multiplication des batailles d'experts dans le prétoire a fait naître un sentiment de méfiance grandissant à l'égard de la preuve scientifique, un doute quant à la part de vérité intrinsèque qu'elle est supposée pouvoir revendiquer. Pour déstabilisante qu'elle puisse être au regard de l'enjeu particulier du maintien de la paix, cette constatation ne doit néanmoins pas conduire à dénier à la science sa place et sa pertinence dans le cadre du règlement des différends interétatiques. La présente étude montrera ainsi que, dépouillé de toute prétention particulière à la vérité, l'expertise est susceptible de s'illustrer (et s'illustre parfois déjà) comme un outil utile et productif dans le cadre du règlement juridictionnel des différends entre états ; au-delà, l'on montrera encore que, dans certaines circonstances, l'expert possède même le pouvoir d'apaiser et de rapprocher les parties, favorisant ainsi l'émergence d'un règlement amiable entre elles

  • Ouvrages

    Julie Tribolo, Julie Tribolo-Ferrand, L'essentiel des relations internationales, Gualino et un savoir-faire de Lextenso, 2025, Les Carrés, 187 p. 

    Les relations internationales sont un champ d'étude pluridisciplinaire qui analyse les interactions entre les différents acteurs de la scène mondiale. Ces acteurs ne se limitent pas seulement aux États, mais incluent également les organisations internationales (comme l'ONU ou l'OTAN), les multinationales, les ONG, et même des groupes non étatiques. L'étude des relations internationales est plus que jamais d'actualité, face à un monde en constante mutation. Plusieurs enjeux majeurs redéfinissent les équilibres traditionnels et posent de nouveaux défis : Le retour de la compétition des grandes puissances (Chine, Russie). La multiplication des conflits non étatiques (conflits impliquant des groupes armés, des terroristes ou des milices, rendant les solutions diplomatiques plus complexes). Les enjeux transnationaux (changement climatique, les pandémies, les crises migratoires et le cyber-terrorisme). La montée des nationalismes et des populismes (repli sur soi et la remise en question du multilatéralisme). Face à la complexité et à la richesse de ces problématiques, un ouvrage synthétique est un outil indispensable pour les étudiants en droit et en sciences politiques. Ce livre propose une approche à la fois rigoureuse et accessible. Points forts : Comprendre les concepts clés. S'approprier les enjeux contemporains. Avoir un aperçu des défis de demain.

    Julie Tribolo, Julie Tribolo-Ferrand, L'essentiel des relations internationales, Gualino et un savoir-faire de Lextenso, 2024, Les Carrés, 166 p. 

    Julie Tribolo, Julie Tribolo-Ferrand, Antoine Gazano, L'essentiel des relations internationales, Gualino et un savoir-faire de Lextenso, 2023, Les Carrés, 164 p. 

    Julie Tribolo, Julie Tribolo-Ferrand (dir.), La confiance dans les procédures devant les juridictions internationales: actes du colloque international de Nice, 3 et 4 juin 2021, Editions A. Pedone, 2022, 250 p. 

    Julie Tribolo, Antoine Gazano, Julie Tribolo-Ferrand, L'essentiel des relations internationales, Gualino et un savoir-faire de Lextenso, 2022, Les carrés, 160 p. 

    Julie Tribolo, Julie Tribolo-Ferrand, Habib Ghérari, Albane Geslin, Laurence Boisson de Chazournes [et alii], L'expertise dans les procédures contentieuses interétatiques, Université Aix-Marseille, 2021, Travaux de droit international et européen, 452 p.  

    Le traitement des questions scientifiques est aujourd'hui un enjeu majeur pour les acteurs du contentieux interétatique : au-delà de son coût, il s'avère souvent décisif lorsqu'il s'agit pour les états de défendre leurs intérêts et pour le juge international de promouvoir la légitimité et la pérennité de son institution. La science est en effet considérée comme un gage d'objectivité, un outil capable de dire "le vrai" qui s'avère d'autant plus précieux pour les acteurs du contentieux interétatique que l'ordre juridique international est décentralisé. Pourtant, l'on ne peut manquer de constater le profond désenchantement suscité par la science au cours des dernières décennies : outre l'allongement souvent indu des délais, la multiplication des batailles d'experts dans le prétoire a fait naître un sentiment de méfiance grandissant à l'égard de la preuve scientifique, un doute quant à la part de vérité intrinsèque qu'elle est supposée pouvoir revendiquer. Pour déstabilisante qu'elle puisse être au regard de l'enjeu particulier du maintien de la paix, cette constatation ne doit néanmoins pas conduire à dénier à la science sa place et sa pertinence dans le cadre du règlement des différends interétatiques. La présente étude montrera ainsi que, dépouillé de toute prétention particulière à la vérité, l'expertise est susceptible de s'illustrer (et s'illustre parfois déjà) comme un outil utile et productif dans le cadre du règlement juridictionnel des différends entre états ; au-delà, l'on montrera encore que, dans certaines circonstances, l'expert possède même le pouvoir d'apaiser et de rapprocher les parties, favorisant ainsi l'émergence d'un règlement amiable entre elles

    Julie Tribolo, Julie Tribolo-Ferrand (dir.), Défiance, doute, incertitude: quelle place pour la notion de confiance dans les sociétés modernes ?, l'Harmattan, 2019, Droit privé et sciences criminelles, 87 p.  

  • Communications

    Julie Tribolo, « L'expertise internationale dans les domaines de la santé et de l'environnement », le 28 juin 2023 

    Organisée par le Centre d'études et de recherches internationales et communautaires (UMR 7318 DICE CERIC) et le Centre de Droit de la Santé (UMR 7268 ADES) sous la direction de Aurélie Mahalatchimy et Sophie Gambardella, chargées de recherche CNRS au CERIC (UMR DICE) et Guylène Nicolas, MCF au Centre de droit de la santé - Faculté de droit et de science politique, Université d'Aix-Marseille

    Julie Tribolo, « [Annulé] Les enjeux actuels de l’expertise internationale dans les domaines de la santé et de l’environnement », le 07 juillet 2021 

    Organisé par le CERIC, à l’initiative de l’Association Internationale Droit Ethique et Science, avec le soutien de la Commission nationale française pour l’UNESCO et du Centre de Droit de la Santé (UMR7268 ADES)

    Julie Tribolo, « La confiance dans les procédures devant les juridictions internationales », le 03 juin 2021 

    Organisé par le LADIE, Université Nice Cote d’Azur

    Julie Tribolo, « Villes, migrations et droit international », le 06 juin 2019 

    Organisé par le LADIE, Université Côte d'Azur

    Julie Tribolo, « Défiance, doute, incertitude : Quelle place pour la confiance dans les sociétés modernes ? », le 22 mars 2019 

    Organisé par l’Université de Nice-Côte d’Azur, la Faculté de droit et de science politique (EUR Law@société) et l’Institut Fédératif de Recherche (IFR)

    Julie Tribolo, « Les 70 ans de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide », le 03 décembre 2018 

    Co-organisé par le CERIC, Université d’Aix-Marseille, le CRLD, Université d’Évry-Val d’Essone et le Site-Mémorial du Camp des Milles

Encadrement doctoral

  • Thèses dirigées

    Nensi Sinanaj, L'état de droit international et son interface domestique, soutenue en 2024 à Université Côte dAzur en co-direction avec Julie Tribolo-Ferrand et Maurizio Arcari présidée par Beatrice Bonafé, membres du jury : Paolo Palchetti (Rapp.), Maura Marchegiani (Rapp.)  

    Cette recherche vise à examiner les deux dimensions de l'État de droit, à savoir aux niveaux national et international, ainsi que les interfaces entre ces dimensions. En particulier, cette thèse discute de la possibilité pour l'État de droit d'établir un principe général de droit à la lumière des deux catégories proposées par la Commission du droit international dans ses conclusions provisoires : (a) les principes généraux de droit qui sont dérivés des systèmes juridiques nationaux ; et (b) les principes généraux de droit qui peuvent se former au sein du système juridique international. L'analyse se concentre d'abord sur la première catégorie, à savoir la possibilité pour l'État de droit de constituer un principe général de droit dérivé des systèmes juridiques nationaux. Elle suit la méthodologie proposée par la Commission du droit international : premièrement, elleidentifie les piliers communs des diverses traditions juridiques de l'État de droit sur la base de l'analyse comparative et, dans un deuxième temps, elle analyse la question de la transposabilité de ces piliers au niveau international. Ensuite, cette recherche analyse si l'État de droit peut être considéré comme un principe général de droit établi au niveau international. En ce qui concerne la deuxième catégorie des principes généraux de droit, cette recherche reconnaît les composantes centrales de l'État de droit dans la pratique des États au niveau international. Dans cette optique, cette thèse examine les instruments internationaux tels que les résolutions ou déclarations adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies et le Conseil de sécurité des Nations Unies concernant l'État de droit. En particulier, elle enquête sur la pratique des États devant la Sixième Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le point « L'État de droit aux niveaux national et international » lors des débats de 2006 à 2022. Sur la base de ces éléments identifiés, un principe général de droit formé au niveau international pourrait être établi, guidé par les normes de jus cogens. En raison de leur importance au niveau international,le jus cogens peut être considéré comme une norme générale de conduite légale pour les États au sein de la communauté internationale. Cette catégorie de normes concerne le contrôle de l'exercice du pouvoir par les États au niveau international. Après avoir expliqué les deux dimensions de l'État de droit, cette recherche examine la notiond'interface de ce concept. Les interfaces sont établies lorsque les dimensions nationale etinternationale de l'État de droit se rencontrent. En analysant les décisions judiciaires les plus pertinentes et les plus récentes touchant aux conflits et interactions entre la dimension internationale et la dimension nationale de l'État de droit, cette recherche analyse le processus continu de l'internationalisation des ordres juridiques domestiques et le processus de constitutionnalisation de l'ordre juridique international.

  • Membre du jury

    Nensi Sinanaj, L'état de droit international et son interface domestique, soutenue en 2024 à Université Côte dAzur en co-direction avec Julie Tribolo-Ferrand et Maurizio Arcari présidée par Beatrice Bonafé, membres du jury : Paolo Palchetti (Rapp.), Maura Marchegiani (Rapp.)  

    Cette recherche vise à examiner les deux dimensions de l'État de droit, à savoir aux niveaux national et international, ainsi que les interfaces entre ces dimensions. En particulier, cette thèse discute de la possibilité pour l'État de droit d'établir un principe général de droit à la lumière des deux catégories proposées par la Commission du droit international dans ses conclusions provisoires : (a) les principes généraux de droit qui sont dérivés des systèmes juridiques nationaux ; et (b) les principes généraux de droit qui peuvent se former au sein du système juridique international. L'analyse se concentre d'abord sur la première catégorie, à savoir la possibilité pour l'État de droit de constituer un principe général de droit dérivé des systèmes juridiques nationaux. Elle suit la méthodologie proposée par la Commission du droit international : premièrement, elleidentifie les piliers communs des diverses traditions juridiques de l'État de droit sur la base de l'analyse comparative et, dans un deuxième temps, elle analyse la question de la transposabilité de ces piliers au niveau international. Ensuite, cette recherche analyse si l'État de droit peut être considéré comme un principe général de droit établi au niveau international. En ce qui concerne la deuxième catégorie des principes généraux de droit, cette recherche reconnaît les composantes centrales de l'État de droit dans la pratique des États au niveau international. Dans cette optique, cette thèse examine les instruments internationaux tels que les résolutions ou déclarations adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies et le Conseil de sécurité des Nations Unies concernant l'État de droit. En particulier, elle enquête sur la pratique des États devant la Sixième Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le point « L'État de droit aux niveaux national et international » lors des débats de 2006 à 2022. Sur la base de ces éléments identifiés, un principe général de droit formé au niveau international pourrait être établi, guidé par les normes de jus cogens. En raison de leur importance au niveau international,le jus cogens peut être considéré comme une norme générale de conduite légale pour les États au sein de la communauté internationale. Cette catégorie de normes concerne le contrôle de l'exercice du pouvoir par les États au niveau international. Après avoir expliqué les deux dimensions de l'État de droit, cette recherche examine la notiond'interface de ce concept. Les interfaces sont établies lorsque les dimensions nationale etinternationale de l'État de droit se rencontrent. En analysant les décisions judiciaires les plus pertinentes et les plus récentes touchant aux conflits et interactions entre la dimension internationale et la dimension nationale de l'État de droit, cette recherche analyse le processus continu de l'internationalisation des ordres juridiques domestiques et le processus de constitutionnalisation de l'ordre juridique international.