Emilie Biland-Curinier

Professeure
Sociologie, démographie.

Centre de sociologie des organisations
  • THESE

    Concours territoriaux et institutionnalisation de l'emploi public local (années 1970-années 2000), soutenue en 2008, sous la direction de Michel Offerlé, membres du jury : Françoise Dreyfus, professeure à l'Université Paris 1, Jean-Michel Eymeri-Douzans, professeur à l'IEP de Toulouse, Christine Musselin, directrice de recherche au CNRS, Michel Offerlé, professeur à l'Ecole Normale Supérieure de Paris, Gilles Pollet, professeur à l'IEP de Lyon et Jean-Noël Retière, professeur à l'Université de Nantes   

    THESE

    Concours territoriaux et institutionnalisation de l'emploi public local : (années 1970-années 2000), soutenue en 2008 à Paris EHESS, sous la direction de Michel Offerlé 

  • Emilie Biland-Curinier, Émilie Curinier-Biland (dir.), Séparations conjugales: transitions privées, dispositifs publics, Caisse nationale des allocations familiales et CAIRN, 2022, 147 p. 

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Curinier-Biland (dir.), Justice et inégalités au prisme des sciences sociales, Mission de recherche droit et justice, 2020, 180 p. 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Émilie Curinier-Biland, Gouverner la vie privée. L’encadrement inégalitaire des séparations conjugales en France et au Québec: l'encadrement inégalitaire des séparations conjugales en France et au Québec, ENS Éditions, 2019, Gouvernement en question(s), 258 p. 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Émilie Curinier-Biland, La fonction publique territoriale, Éditions La Découverte, 2019, Repères, 128 p.  

    La 4e de couv. indique : "Forte de 2 millions d'agents, soit plus du tiers des effectifs totaux de la fonction publique, la fonction publique territoriale est présentée par les promoteurs de la décentralisation et de la réforme de l'État comme l'avant-garde de la modernisation publique. Pour aller au-delà de cette rhétorique réformatrice, cet ouvrage conjugue les apports de la sociologie du travail et de l'emploi et ceux de la sociologie politique des administrations. il rend compte des dynamiques sociales et politiques qui animent ce segment de l'emploi public (de la féminisation à la politisation, en passant par la contractualisation et des rapports changeants aux territoires). Ce faisant, il montre que la fonction publique territoriale est au coeur des compromis institutionnels entre État et collectivités locales depuis la IIIe République, tout en prenant part aux mutations contemporaines du marché du travail."

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Curinier-Biland, Gouverner la vie privée: l’encadrement inégalitaire des séparations conjugales en France et au Québec, ENS Éditions et OpenEdition, 2019, Gouvernement en question(s)  

    L’implication de l’État dans la vie privée pose problème : les individus ont davantage de droits que par le passé, mais certains de leurs comportements, jugés problématiques pour la collectivité, justifient un interventionnisme renouvelé, dans lequel acteurs privés et mécanismes de marché occupent une place croissante. En tension entre libéralisme et normalisation, cette action publique participe aux recompositions des rapports sociaux, entre les classes sociales, entre les genres, ainsi qu’entre la population majoritaire et les personnes racisées. Objet de vifs débats et de réformes récurrentes, la régulation par le droit des séparations conjugales est un observatoire précieux de ces recompositions, ici analysées à partir de trois enquêtes collectives, qualitatives et quantitatives, menées des deux côtés de l’Atlantique. En France comme au Québec, l’accès aux procédures, les interactions avec les professionnel.les et l’encadrement des modes de vie sont les trois dimensions constitutives du gouvernement de la vie privée. Cependant, chacun des contextes n’articule pas de la même manière inégalités de classe et inégalités de genre. En scrutant la production institutionnelle des inégalités privées, cet ouvrage invite à imaginer des voies alternatives, dans la sphère privée comme dans la sphère publique, pour que la politique des droits tienne ses promesses émancipatrices. For both governments and citizens, the role of the State in private life is tricky: individuals have more rights than in the past; however since some behaviors are seen as problematic for the community, they stimulate new forms of interventionism. In addition, the goal of reducing public spending increases the role of private actors. Through their own ambiguities, such policies play a major part in shaping class, gender and race relations. To analyse this unequal dynamic in the regulation of breakups, this book draws on several empirical studies, which were conducted collectively, over a long period…

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Curinier-Biland, Gabrielle Schütz (dir.), Justice familiale et inégalités sociales: dossier, L.G.D.J.-Lextenso, 2017, 1 p. 

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Curinier-Biland, Fabien Desage (dir.), France / Québec: (se) comparer, De Boeck, 2017, 225 p. 

    Emilie Biland-Curinier, Céline Bessiere, Emilie Biland, Benoît Coquard, Aurélie Fillod-Chabaud [et alii], Au tribunal des couples: Enquête sur des affaires familiales, Odile Jacob, 2013, 309 p. 

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Curinier-Biland, La fonction publique territoriale, Cairn et La Découverte, 2012, Repères, 125 p.    

    Forte de 2 millions d'agents, soit plus du tiers des effectifs totaux de la fonction publique, la fonction publique territoriale est présentée par les promoteurs de la décentralisation et de la réforme de l'État comme l'avant-garde de la modernisation publique. Pour aller au-delà de cette rhétorique réformatrice, cet ouvrage conjugue les apports de la sociologie du travail et de l'emploi et ceux de la sociologie politique des administrations. Il rend compte des dynamiques sociales et politiques qui animent ce segment de l'emploi public (de la féminisation à la politisation, en passant par la contractualisation et des rapports changeants aux territoires). Ce faisant, il montre que la fonction publique territoriale est au cœur des compromis institutionnels entre État et collectivités locales depuis la IIIe République, tout en prenant part aux mutations contemporaines du marché du travail

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Curinier-Biland (dir.), La fonction publique territoriale, la Documentation française, 2009, 117 p. 

  • Emilie Biland-Curinier, Émilie Biland, « "Les pensions alimentaires profitent aux femmes" », Idées reçues sur les familles monoparentales", Le Cavalier Bleu, 2024, pp. 129-135 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Isabelle Sayn, « La pension alimentaire, un dispositif- clépour la condition économiquedes familles monoparentales », in in Marie-Clémence Lepape et Clémence Helfter (dir.), Les familles monoparentales - Conditions de vie, vécu et action publique - Un état des savoirs, La Documentation française, 2023, pp. 219-233   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Joanie Bouchard, Kévin Lavoie, Isabel Côté [et alii], « Aller en médiation ou consulter un avocat ? Recours et non-recours aux services juridiques et parajuridiques dans le processus de séparation », in Presses de l'Université Laval (dir.), La séparation parentale et la recomposition familiale dans la société québécoise : les premiers moments, 2023, pp. 387-408   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Didier Demazière, Anne-Laure Beaussier, « Démocratie et organisations : inséparables et antagonistes », in Borraz Olivier (dir.), La société des organisations, Presses de Sciences Po, 2022, pp. 277-290 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Natacha Gally, « Fonction publique : vers un nouveau modèle ? », Nouvelle sociologie politique de la France, Armand Colin, 2021, pp. 47-58 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Fonction publique territoriale », Dictionnaire des politiques territoriales, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 2020, pp. 250-255 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « La résistible fabrique de rapports critiques au genre », Rapports au genre en politique., Peter Lang, 2020, pp. 263-282   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Liora Israël, « In the Law School Classroom »: Hidden Messages in French Elite Training, in Meera Deo, Mindie Lazarus-Black, Elizabeth Mertz (dir.), Power, Legal Education, and Law School Cultures, Routledge, 2019, pp. 73-104 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Julie Minoc, Hélène Oehmichen, « S'occuper des enfants, un truc de meufs ? », in Fondation Copernic (dir.), Manuel indocile de Sciences sociales, Éditions La Découverte, 2019, pp. 752-762   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Natacha Gally, « Civil Servants and Policy Analysis in Central Government », in Charlotte Halpern, Patrick Hassenteufel, Philippe Zittoun (dir.), Policy Analysis in France, Policy Press, 2018, pp. 101-118 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Maëlle Moalic, Karel Yon, Maëlle Moalic-Minnaert, « Les syndicalistes ont-ils une vie privée ? », in Olivier Fillieule, Sophie Béroud, Camille Masclet, Isabelle Sommier (dir.), Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militants et les militantes des années 1968 en France, Actes Sud, 2018, pp. 193-220 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Sarah Kolopp, « Haute fonction publique », Rencontres avec Michel Offerlé, Editions du croquant, 2018, pp. 221-226 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Muriel Mille, Hélène Steinmetz, « National paths towards private ordering »: Professional’s jurisdictions and separating couples’ privacy in the French and Canadian Family Justice Systems, in Mavis Maclean, John Eekelaar, Benoit Bastard (dir.), Delivering Family Justice in the 21st Century, Hart Publishing,Oxford, 2015, pp. 87-105   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Fonction publique », in Pascal Mbongo, François Hervouët, Carlo Santulli (dir.), Dictionnaire encyclopédique de l’État, Éditions Berger-Levrault, 2014, pp. 445-450 

    Emilie Biland-Curinier, Catherine Paradeise, Jean-Claude Thoenig, Stéphanie Mignot-Gerard, Emilie Biland [et alii], « Relevance and Excellence in Higher Education Vocational Schools: Business Schools as Institutional Actors »: Business Schools as Institutional Actors, in Andrew Pettigrew, Eric Cornuel, Ulrich Hommel (dir.), The institutional development of business schools. Andrew M. Pettigrew, Eric Cornuel, Ulrich Hommel (eds.), Oxford University Press, Oxford University Press, 2014, pp. 126-151 

    Emilie Biland-Curinier, Catherine Paradeise, Stephanie Mignot Gerard, Jean-Claude Thoenig, Emilie Biland [et alii], « Pertinence et excellence en gestion. Quatre business schools dans leur histoire »: "Quatre business schools dans leur histoire", in Yamina Bettahar, Marie-Jeanne Choffel-Mailfert (dir.), Les universités au risque de l’Histoire, Presses Universitaires de Nancy, 2014, pp. 475-502   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « La fonction publique territoriale et la réforme de l’État », in Patrick Le Galès, Nadège Vezinat (dir.), L'État recomposé, Presses Universitaires de France, 2014, pp. 73-85 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Rachel Vanneuville, « Les mutations de la surveillance juridique des administrations : le conseil d’État français et la promotion de la légistique », in Crête, Jean (dir.), Les surveillants de l’État démocratique, Presses de l'Université Laval, 2014, pp. 109-133   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Jacques Girault, « Michel Mazéas », Le Maitron. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social, Editions de l'Atelier, 2012 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Les cultures d’institution », in Jacques Lagroye, Michel Offerlé (dir.), La sociologie de l’institution, Editions Belin, 2011, pp. 177-192 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Les usages du statut par les employeurs publics locaux : embaucher et gérer les carrières à la ville des années 1970 aux années 2000 », in Marie Cartier, Yasmine Siblot (dir.), Le salariat à statut, Presses Universitaires de Rennes, 2010, pp. 127-139 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « La 'démocratie participative' comme entreprise de (re)mobilisation des habitants : l’exemple d’une municipalité de l’ancienne banlieue rouge », in Virginie Anquetin, Audrey Freyermuth (dir.), La figure de l’"habitant", Presses Universitaires de Rennes, 2009, pp. 149-165 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Collectivités locales », in Jean-Michel Barreau (dir.), Dictionnaire des inégalités scolaires, ESF Editeur, 2007 

  • Emilie Biland-Curinier, Émilie Biland, Joanie Bouchard, Kévin Lavoie, Hélène Zimmermann, « Law, Blood, and Custody: Sexual Minority Mothers and Heteronormativity », Journal of Homosexuality, 2024, pp. 1-26   

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Biland, Joanie Bouchard, Kévin Lavoie, Hélène Zimmermann, « Des parents comme les autres ? », Revue du CREMIS, 2024, n°2, pp. 11-16   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Child support and income inequalities »: A cross-continental comparison from welfare design to judicial implementation, International Journal of Law, Policy and the Family, 2024, n°1 

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Biland, « La cause des pères ? Des mobilisations conservatrices au temps des séparations massifiées et du référentiel égalitaire »: À propos des ouvrages d’Aurélie Fillod-Chabaud, Au nom du père. Sociologie des mobilisations de pères séparés (ENS Éditions, 2022) et d’Édouard Leport, Les papas en danger ? Des pères à l’assaut des droits des femmes (Éditions de la MSH, 2022), Sociologie du Travail, 2023, n°3     

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Biland, « Pensions alimentaires : pourquoi ne sont-elles pas plus fréquentes et plus élevées en en France ? », COGITO le magazine de la recherche à Sciences Po, 2023 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Sibylle Gollac, Mathieu Brier, « Aux affaires familiales, des procédures socialement différenciées. »: Inégalités de classe, de genre et de territoire., Actu-Recherche, 2023, n°19     

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Compte-rendu de Bosvieux-Onyekwelu (Charles), Mottier (Véronique), dir. – Genre, droit et politique. – Paris, LGDJ, 2022 (Droit et société). 262 p. », Revue Française de Science Politique, 2022, n°5, pp. 835-836 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Introduction », Informations sociales, 2022, n°3, pp. 4-10 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Séparations conjugales : transitions privées, dispositifs publics », 2022   

    Emilie Biland-Curinier, Lus Prauthois, Emilie Biland, « L’État des LGBTI. Comment politiques et administrations publiques ordonnent et transforment le genre et la sexualité », Gouvernement & action publique, 2022, n°1, pp. 11-35 

    Emilie Biland-Curinier, Lus Prauthois, Emilie Biland, « Minorités sexuelles et de genre dans les services publics », Gouvernement & action publique, 2022, p. 200 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Nicolas Rafin, Hélène Steinmetz, « Vie privée : quand l’État rame, les femmes et les enfants écopent », Délibérée, 2021, n°12, pp. 6-12 

    Emilie Biland-Curinier, « La classe, le genre, le territoire : les inégalités procédurales dans la justice familiale », Droit et société , 2021, n° 106, pp. 547-566    

    Au moins un couple sur deux se sépare et le traitement judiciaire de ces séparations ne cesse de se diversifier. Analyser les inégalités face à ces procédures est essentiel pour questionner tant l’égalité de traitement dans les services publics que la différenciation des trajectoires sociales à l’issue de ces transitions familiales. Cet article mobilise une base inédite de 4 000 dossiers judiciaires en matière familiale, constituée dans sept tribunaux de grande instance, pour examiner les interdépendances entre les inégalités de classe, de genre et de territoire, au regard des délais de jugement, de la représentation par avocat·e et du recours à l’expertise. Les expériences de la justice familiale des hommes et des femmes qui se séparent sur le territoire français métropolitain varient significativement, tant en fonction de leurs propriétés sociales que de l’organisation des différents tribunaux et des marchés locaux du conseil juridique.

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Compte rendu de Aurélie Peyrin (2019), Sociologie de l’emploi public », Gouvernement & action publique, 2020, n°3, pp. 135-137   

    Emilie Biland-Curinier, Céline Bessière, Emilie Biland, Sibylle Gollac, Pascal Marichalar [et alii], « Penser la famille aux temps du COVID-19 », Mouvements : des idées et des luttes, 2020     

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Genre, patrimoine et droit civil. Les femmes mariées de la bourgeoisie québécoise en procès, 1900–1930, Thierry Nootens, Montréal & Kingston : McGill-Queen's University Press », Canadian Journal of Political Science / Revue canadienne de science politique, 2020, n°0102, pp. 481-482   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Hélène Steinmetz, « Séparations conjugales : qui paie (ou pas) pour les enfants ? », Analyse Opinion Critique, 2020   

    Emilie Biland-Curinier, Céline Bessière, Emilie Biland, Hélène Oehmichen, « Justice familiale : tribunaux à l’arrêt, inégalités aggravées », Dalloz Actualité, 2020 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Sibylle Gollac, Hélène Oehmichen, Nicolas Rafin [et alii], « La classe, le genre, le territoire : les inégalités procédurales dans la justice familiale », Droit & société : théorie et sciences sociales du droit. , 2020, n°106, pp. 547-566   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Émilie Biland, « Une convergence divergente : Séparations conjugales et inégalités sociales en France et au Québec », SociologieS, 2019, p. -    

    Parmi les topos sociologiques les plus répandus – et sans doute les plus justes – la massification des séparations conjugales comme révélateur des transformations de la vie privée figure en bonne place. Ce fait social est d’autant plus intéressant pour les sociologues en quête de dépassement du « nationalisme méthodologique » (Beck, 2014) qu’il se déploie bien au-delà des frontières nationales. La littérature internationale sur la justice familiale met ainsi l’accent sur les convergences entr...

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Internationalisation de la recherche »: Une expérience franco-québécoise, Palimpseste. Sciences, humanités, sociétés , 2019, n°2, pp. 8-10   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Julien Nessi, « Vers un Big Bang dans la fonction publique ? », Horizons publics, 2018, n°6 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Pensions alimentaires et politiques sociales »: Quels impacts sur les droits des femmes ?, À bâbord!, 2018, n°74 

    Emilie Biland-Curinier, « Trop de fonctionnaires territoriaux ? Dits et non-dits d’une fausse évidence », Revue française d'administration publique , 2018, n° 164, pp. 765-781    

    RésuméLe nombre croissant de fonctionnaires tend à être considéré comme la principale raison de l’augmentation de la masse salariale dans les collectivités territoriales. Limiter celle-ci passerait nécessairement par sa réduction. Cet article analyse les conditions cognitives (comment sont produits ces chiffres ?) et les ressorts sociaux (qui sont les entrepreneurs de cette cause ?) de ce diagnostic bien installé dans les discours publics. En associant sociologie de la quantification et sociologie des problèmes publics, il met au jour les bases réductionnistes sur lesquelles repose ce diagnostic. Ce dernier est autant le produit de la raison comptable qui oriente aujourd’hui l’action publique que des tensions entre collectivités et État pour le gouvernement du « local ».

    Emilie Biland-Curinier, « Vers un enracinement cosmopolite : Sciences et pratiques de la comparaison internationale », Politix , 2018, n°  120, pp. 7-35    

    Dans un livre désormais classique, le politiste américain Sydney Tarrow soulignait les ressources internes mobilisées par les militant·e·s engagé·e·s dans des causes transnationales, évoquant des formes de « cosmopolitisme enraciné ». En analysant le développement récent des circulations entre la France et le Québec, cet article montre, de manière symétrique, combien la comparaison internationale constitue une dimension de plus en plus fréquente, voire obligée, de pratiques sociales et politiques ancrées localement et/ou nationalement. Ainsi, et en dépit des multiples différences qui caractérisent ces sociétés si souvent rapprochées, la France et le Québec tendent à former un vis-à-vis comparatif, dont les ressortissant·e·s, chercheur·e·s mais aussi et surtout fonctionnaires, militant·e·s, élu·e·s, journalistes – tendent à se comparer. Défendant une épistémologie réflexive, cet article invite donc les comparatistes savants à interroger leurs propres méthodes, en tenant compte des usages ordinaires de la comparaison parmi leurs enquêté·e·s (qui se comparent, autant qu’on les compare), ainsi que des enjeux internes de ce comparatisme désormais généralisé.

    Emilie Biland-Curinier, Céline Bessière, Emilie Biland, Abigail Bourguignon, Sibylle Gollac [et alii], « Faut s’adapter aux cultures, Maître ! La racialisation des publics de la justice familiale en France métropolitaine », Ethnologie française, 2018, n°48, pp. 131-140   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Fabien Desage, « France / Québec : (se) comparer », Politix, 2017, n°120, p. 228 

    Emilie Biland-Curinier, « Ruptures de riches : Privilèges de classe et inégalités de genre au sein de la justice québécoise », Sociétés contemporaines , 2017, n° 108, pp. 97-124    

    Les séparations des couples québécois fortunés constituent un observatoire des rapports au droit des classes dominantes. Dix cas ethnographiques, rassemblés à partir d'entretiens et d'observations au tribunal et dans des cabinets d'avocat·e·s, et complétés par une centaine de dossiers judiciaires, montrent le traitement judiciaire exceptionnel auquel ces couples ont accès en comparaison de ceux des autres milieux sociaux. Leurs capitaux et leurs styles de vie, ainsi que l'empathie et la compétence technique des professionnel·le·s les aident à utiliser toutes les ressources du droit pour faire valoir leurs droits. Ces couples très inégalitaires parviennent à jouer avec les rapports de genre de façon significative : les pères obtiennent plus souvent la garde des enfants, les épouses peuvent espérer voir leu investissement familial financièrement reconnu. Les inégalités de genre demeurent cependant prégnantes, les femmes étant conduites à faire davantage de concessions que les hommes.

    Emilie Biland-Curinier, « Dans l’intérêt des enfants. Présentation du dossier », Droit et société , 2017, n° 95, pp. 7-12   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Hélène Steinmetz, « Are Judges Street-Level Bureaucrats? Evidence from French and Canadian Family Courts », Law & Social Inquiry, 2017, n°2 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Fabien Desage, « Vers un enracinement cosmopolite. Sciences et pratiques de la comparaison internationale », Politix, 2017, n°120, pp. 7-35 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Aurélie Fillod-Chabaud, Gabrielle Schütz, « Dans l’intérêt des enfants. Présentation du dossier », Droit et Société : Revue internationale de théorie du droit et de sociologie juridique, 2017, n°95, pp. 7-12     

    Emilie Biland-Curinier, Aurélie Fillod-Chabaud, Emilie Biland, Gabrielle Schütz, « Justice familiale et inégalités sociales [dossier thématique] », Droit et Société : Revue internationale de théorie du droit et de sociologie juridique, 2017, n°95, pp. 7-102 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Muriel Mille, « Ruptures de riches. Privilèges de classe et inégalités de genre au sein de la justice québécoise », Sociétés contemporaines, 2017, n°4, pp. 97-124   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Fabien Desage, « France/Québec : (se) comparer (dossier) », Politix, 2017, pp. 7-138 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Trop de fonctionnaires territoriaux ? »: Dits et non-dits d’une fausse évidence, Revue française d’administration publique, 2017, n°164, pp. 765-781 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Aurélie Fillod-Chabaud, Gabrielle Schütz, « Justice familiale et inégalité sociales », Droit et Société : Revue internationale de théorie du droit et de sociologie juridique, 2017, n°95, p. 206 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Aurélie Fillod-Chabaud, Gabrielle Schütz, « Dans l’intérêt des enfants »: Présentation du dossier, Droit et Société : Revue internationale de théorie du droit et de sociologie juridique, 2017, n°95, pp. 7-12 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Gabrielle Schütz, « Éric c Lola »: Du conflit privé à la cause publique, Bulletin de liaison de la Fédération des Associations de Familles Monoparentales et Recomposées du Québec, 2016, n°2, pp. 9-11   

    Emilie Biland-Curinier, Aurélie Fillod-Chabaud, Céline Bessiere, Emilie Biland, Benoît Coquard [et alii], « Enquêter, écrire et publier en collectif », Ethnographiques.org : revue en ligne de sciences humaines et sociales, 2016, n°32     

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Muriel Mille, « Selon que vous serez puissant ou misérable… »: Les inégalités sociales et genrées dans l’accès à la justice familiale, Nouveaux Cahiers du socialisme, 2016, n°16, pp. 70-78 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Hélène Zimmermann, « Se séparer au bas de l’échelle sociale : avec ou sans avocat », Bulletin de liaison de la Fédération des Associations de Familles Monoparentales et Recomposées du Québec, 2016, n°2 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Gabrielle Schütz, « Physical Custody of Children in the Province of Québec »: A Quantitative Analysis of Court Records, Que savons-nous ? , 2015   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Gabrielle Schütz, « Les couples non-mariés ont-ils des droits ? »: Comment juristes, intellectuels et journalistes ont construit l’affaire, Canadian Journal of Law and Society / Revue Canadienne Droit et Société, 2015, n°3, pp. 323-343   

    Emilie Biland-Curinier, « Tels pères, telles mères ? : La production des déviances parentales par la justice familiale québécoise », Genèses , 2014, n° 97, pp. 26-46    

    Au Québec, plusieurs dispositifs institutionnels amènent les juges à s’investir particulièrement dans les affaires mettant en cause la capacité des parents qui se séparent à s’occuper de leurs enfants. L’enquête ethnographique menée dans trois tribunaux montre comment juges et avocat-e-s donnent crédit aux accusations de déviance, mais aussi quels sont les ressorts structurels de ces accusations, situés au cœur des rapports sociaux de classe, de « race » et de sexe. Le contrôle judiciaire de la parentalité s’avère très inégal, différenciant fortement les rôles paternel et maternel et pesant plus durement sur les justiciables de classe populaire, en particulier ceux issus de l’immigration.

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Gabrielle Schütz, « Tels pères, telles mères ? »: La production des déviances parentales par la justice familiale québécoise, Genèses. Sciences sociales et histoire, 2014, n°97, pp. 26-46 

    Emilie Biland-Curinier, « La fabrique de la pensée d'État : Luttes d'institutions et arrangements cognitifs à l'ENA (1945-1982) », Gouvernement et action publique , 2013, n° VOL. 2, pp. 221-248    

    Portant sur la formation à l’École nationale d’administration entre 1945 et 1982, cet article entend contribuer à l’analyse des ressorts cognitifs de la domination bureaucratique. Au moyen d’une étude archivistique, il montre que les enseignements sont travaillés par des processus de changement indexés sur des rapports de force situés au croisement du champ du pouvoir et du champ des grandes écoles. Ces inflexions permettent d’historiciser la figure du « généraliste », souvent mobilisée pour caractériser les hauts fonctionnaires français. Du haut fonctionnaire humaniste dans les années 1950 au modèle « opérationnel » des années 1970, en passant par le projet de haut fonctionnaire scientifique dans les années 1960, ces constructions curriculaires de l’excellence administrative participent à la recomposition des modes de légitimation des groupes bureaucratiques, ainsi qu’aux transformations des catégories symboliques qui encadrent les dispositifs d’action publique.

    Emilie Biland-Curinier, « Quand les managers mettent la robe. Les grandes écoles de commerce sur le marché de la formation juridique », Droit et société , 2013, n° 83, pp. 49-65    

    Dans quelles conditions et avec quel degré de succès une institution scolaire peut-elle investir une discipline et un segment professionnel qui ne sont pas historiquement les siens ? Cet article examine un cas précis de transgression des frontières disciplinaires, institutionnelles et professionnelles : celui de la formation des avocats d’affaires par les grandes écoles de commerce françaises. Examinant en détail le cursus dédié au droit de la grande école des Hautes études commerciales (HEC), il montre que leur participation prudente au marché de la formation juridique s’inscrit dans leur jeu triangulaire avec les universités et les professionnels du droit. Analysant les transformations de ces transactions collusives depuis le milieu des années 1980, il conclut à l’affinité entre ce type de formation, pluridisciplinaire et sélective, et les dynamiques contemporaines du capitalisme à la fois juridicisé et financiarisé.

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Rachel Vanneuville, « Government lawyers and the training of senior civil servants : maintaining law at the heart of the French state », International Journal of the Legal Profession, 2013, n°1, pp. 29-54 

    Emilie Biland-Curinier, Céline Bessière, Emilie Biland, Aurélie Fillod-Chabaud, « Résidence alternée : la justice face aux rapports sociaux de sexe et de classe », Lien social et Politiques, 2013, n°69, pp. 125-143     

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Quand les managers mettent la robe »: Les grandes écoles de commerce sur le marché de la formation juridique, Droit et Société : Revue internationale de théorie du droit et de sociologie juridique, 2013, n°83, pp. 49-65 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Sarah Kolopp, « La fabrique de la pensée d’État »: Luttes d’institution et arrangements cognitifs à l’ENA (1945-1982), Gouvernement & action publique, 2013, n°2, pp. 221-247 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Les concours territoriaux : à l’ombre de l’État, entre les mains des élus ou aux avant-postes de la modernisation ? », Revue française d’administration publique, 2012, n°142, pp. 431-442 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Liora Israël, « À l’école du droit. Les apports de la méthode ethnographique à l’analyse de l’enseignement du droit », Les Cahiers de droit, 2011, n°34, pp. 619-658 

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Biland, « Fonction publique territoriale : de la mobilité interne à la mobilité spatiale ? », 2011  

    « Si vous n’êtes pas nommés trois mois après avoir réussi le concours, la France vous tend les bras ! Les concours ont valeur nationale et on ne pourra pas vous muter d’autorité comme dans la Fonction Publique de l’État. Et la Savoie est belle ! » Prononcés avec enthousiasme par un haut fonctionnaire du conseil général de Savoie lors du salon de l’emploi public organisé en 2007, ces paroles sont emblématiques des encouragements contemporains à la mobilité spatiale dans la fonction publique t...

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Fonction publique territoriale : de la mobilité interne à la mobilité spatiale ? », Travail et Emploi, 2011, n°127, pp. 53-66 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Les transformations générationnelles de la politisation dans les collectivités territoriales », Politix, 2011, n°96, pp. 17-37 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Les ambiguïtés de la sélection par concours dans la fonction publique territoriale »: Une institutionnalisation inachevée, Sociologie du Travail, 2010, n°2, pp. 172-194 

    Emilie Biland-Curinier, Émilie Biland, « Les ambiguïtés de la sélection par concours dans la fonction publique territoriale : une institutionnalisation inachevée », 2010  

    Instituée par la loi du 24 janvier 1984, la fonction publique territoriale (FPT) compte aujourd’hui 1,7 million d’agents, soit près du tiers des effectifs totaux de l’emploi public. Alors que les effectifs de l’État diminuent légèrement, elle continue de connaître un rythme de croissance soutenu (DGCL, 2008, p. 104–105). Ces fonctionnaires travaillent en effet pour des collectivités aux missions étendues par les deux vagues de décentralisation (1982–1983, 2003–2004) ; ils sont en ce sens les ...

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Carrières concourantes »: Éléments sur la socialisation par les concours administratifs territoriaux, Terrains et Travaux : Revue de Sciences Sociales, 2010, n°17, pp. 57-73 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « L’emploi public local et la réforme de l’État », Books and Ideas, 2010 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « La fonction publique territoriale », Problèmes Politiques et Sociaux - Articles et Documents d'Actualité Mondiale, 2009, n°967, p. 117 

    Emilie Biland-Curinier, « Ceteris (non) paribus ? : Combiner régression logistique et analyse des données pour étudier les arrangements pratiques des personnes handicapées ou dépendantes », Genèses , 2009, n° 73, pp. 37-56    

    RésuméPrenant appui sur l’exploitation statistique de l’enquête Insee « Handicaps, incapacités, dépendance », cette contribution met en lumière les apports comparés de deux méthodes statistiques, l’analyse factorielle et les régressions. Ces outils méritent d’être utilisés de manière combinée : c’est en effet en séparant les influences des différentes variables structurant le recours à l’aide, grâce à des régressions, puis en analysant leurs interactions, par des analyses factorielles, que l’on peut identifier la diversité des arrangements pratiques mis en place par les personnes face à des difficultés dans la vie quotidienne.

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « 'Moderniser les ressources humaines' dans une petite ville française : appropriations et contournements des normes juridiques et gestionnaires », Pyramides : Revue du Centre d'études et de recherches en administration publique, 2009, n°17, pp. 15-34 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Jean-Sébastien Eideliman, Séverine Gojard, « Ceteris (non) paribus ? Combiner régression logistique et analyse des données pour étudier les arrangements pratiques des personnes handicapées ou dépendantes », Genèses. Sciences sociales et histoire, 2008, n°73, pp. 37-56   

    Emilie Biland-Curinier, « Enquêter à partir de dossiers personnels. : Une ethnographie des relations entre institutions et individus », Genèses , 2008, n° 70, pp. 106-119    

    RésuméCet article explore les usages quantitatifs et ethnographiques offerts par l’exploitation de dossiers personnels. Soucieuses de réfléchir aux enjeux éthiques posés par ces matériaux confidentiels, les deux contributions (s’appuyant l’une sur des dossiers de carrière de fonctionnaires, l’autre sur des dossiers médicaux) montrent que ceux-ci permettent d’analyser les formes institutionnelles de traitement des individus ou, plus exactement, les modalités proprement scripturales de l’encadrement institutionnel. Ces dossiers témoignent également des formes individuelles d’appropriation des logiques institutionnelles.

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Comprendre la diversité des modes d’organisation quotidienne après 50 ans », Retraite et société, 2008, n°53, pp. 67-87 

    Emilie Biland-Curinier, Aude Béliard, Emilie Biland, « Enquêter à partir de dossiers personnels »: Une ethnographie des relations entre institutions et individus, Genèses. Sciences sociales et histoire, 2008, n°70, pp. 106-119 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « La 'démocratie participative' en 'banlieue rouge' »: Les sociabilités politiques à l’épreuve d’un nouveau mode d’action publique, Politix, 2006, n°75, pp. 53-74 

  • Emilie Biland-Curinier, Émilie Biland, Inside the Castle. Law and the Family in 20th Century America, J. L. Grossman et L. M. Friedman, Association pour le développement de la sociologie du travail, 2016  

    Somme aussi documentée que vivante consacrée à l’histoire contemporaine du droit de la famille aux États-Unis, Inside the Castle a été largement commenté depuis sa publication outre-Atlantique. Lauréat d’un prix d’histoire du droit en 2011, il a fait l’objet de comptes rendus dans des revues de droit, d’histoire et d’études américaines, qui ont loué tant son approche panoramique que sa capacité à se départir d’une approche positiviste du droit pour engager la discussion avec la sociologie de ...

  • Emilie Biland-Curinier, Sibylle Gollac, Céline Bessière, Emilie Biland, Abigail Bourguignon [et alii], Parents au tribunal., 2022   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Kévin Lavoie, Hélène Zimmermann, Joanie Bouchard, Professionnel•les et intermédiaires du droit face aux parents LGBTQ+, 2022, 40 p.   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Sibylle Gollac, Justice et inégalités au prisme des sciences sociales, 2020, 180 p. 

  • Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Jeanne Hersant, Felipe Aguila, Retamal Felipe Bustos [et alii], La prensa convencional trata mejor a las parejas del mismo sexo que hace 20 años, 2022, pp. 20220408------------------20- 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Joanie Bouchard, Kévin Lavoie, Isabel Côté [et alii], Quelles expériences du droit et de la justice pour les parents LGBTQ+ qui se séparent ?, 2021   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Joanie Bouchard, Kévin Lavoie, Isabel Côté [et alii], Les droits familiaux des personnes LGBTQ+ au prisme des séparations conjugales, 2021 

    Emilie Biland-Curinier, Céline Bessiere, Emilie Biland, Elizabeth Brown, Catherine Cavalin [et alii], Violences conjugales : « Pour sauver des vies, un SMS ne suffira pas », Le Monde, 2020   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Inside the Castle. Law and the Family in 20th Century America, J.L. Grossman,L.M. Friedman. Princeton University Press, Princeton (2011)., 2016, pp. 88-90 

  • Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Sibylle Gollac, Nicolas Rafin, Hélène Steinmetz, « Une et indivisible ? La justice familiale au prisme des inégalités territoriales », Justice et inégalités au prisme des sciences sociales, Paris, le 23 novembre 2022 

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, Julie Minoc, Gabrielle Schütz, « Rôles parentaux et inégalités sociales. La justice familiale en France et au Québec. », Séminaire général du Printemps, Guyancourt, le 01 octobre 2015   

    Emilie Biland-Curinier, Emilie Biland, « Fixation et perception des pensions alimentaires au Québec : de l'élaboration à la mise en œuvre. », Colloque - Les ruptures familiales : affaire publique, affaire privée ?, Paris, le 09 juin 2015   

    Emilie Biland-Curinier, Catherine Paradeise, Jean-Claude Thoenig, S. Mignot-Girard, Emilie Biland [et alii], « Practical relevance and academic excellence: Four business schools in context », EFMD Higher Education Research Conference - Session 6B "Relevance of HE Institutions & Business Schools, Zürich Switzerland (CH), le 14 janvier 2012 

    Emilie Biland-Curinier, Catherine Paradeise, Jean-Claude Thoenig, Stéphanie Mignot-Gerard, Emilie Biland [et alii], « Excellence académique et pertinence professionnelle. Etude de quatre Business Schools en Europe et aux Etats-Unis », Les universités au risque de l'histoire. Principes, configurations et modèles. 19ème-20ème siècles, Nancy, le 10 octobre 2011 

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Chloé Socha, La mondialisation des politiques de diversité des entreprises françaises , thèse en cours depuis 2021 en co-direction avec Émilie Curinier-Biland 

    Suzanne Quintin, En quête de respectabilité. Une ethnographie du travail du petit personnel municipal., thèse en cours depuis 2019 en co-direction avec Bleuwenn Lechaux et Émilie Curinier-Biland 

  • Rémi Rouméas, Trier les crimes. Approche sociologique de la correctionnalisation judiciaire, thèse soutenue en 2023 à Lyon École normale supérieure sous la direction de Bernard Lahire, membres du jury : Laurent Willemez (Rapp.), Alexis Spire, Anne-Claude Ambroise-Rendu et Laure Bereni  

    Une partie importante des crimes est jugée au sein des tribunaux correctionnels, sous la qualification de délit. Cet usage discrétionnaire, nommé correctionnalisation, suppose de passer sous silence des circonstances aggravantes prévues par la loi. Le premier objectif de la thèse est d’étudier les logiques qui conduisent les magistrats et avocats à faire ce tri. La première partie retrace ainsi les processus historiques par lesquels le respect inconditionnel de la loi, prôné par les premiers codes pénaux, s’est vu relégué au rang d’une conduite professionnelle anormale et atypique en matière de qualification des crimes. Cette partie examine la promotion professionnelle la désobéissance au code pénal, les entreprises menées pour donner force de droit à la correctionnalisation, ainsi que les controverses qu’elle suscite, en particulier dans le contexte de politisation des violences sexuelles. Le second objectif de la thèse est d’étudier comment les professionnels choisissent les crimes, en l’absence de codification et d’encadrement du tri. La thèse met au jour les logiques morales et sociales qui sous-tendent la distinction entre de « vrais crimes » et des « crimes ordinaires », et la façon dont cette distinction interagit avec les attentes gestionnaires, répressives et symboliques des professionnels. En dernier lieu, la thèse met au jour les conditions de félicité de l’attribution d’une qualification délictuelle dans un dossier criminel, en interrogeant la manière dont se déroulent les échanges entre les magistrats, les avocats et les victimes. Cette recherche s’appuie sur quatre types de matériaux : des archives et des sources de presse ; 82 entretiens semi-directifs avec des magistrats, des avocats et des victimes ; des observations de la permanence pénale du parquet, d’audiences correctionnelles, de procès à la cour criminelle départementale et à la cour d’assises ; des dossiers criminels archivés, complétés par un corpus de chroniques judiciaires.

    Penatcha Clément Hili, Syndicalisme communal, luttes sociales contre la précarité, et établissement d'un système décentralisé stable en Côte d'Ivoire, thèse soutenue en 2023 à université ParisSaclay sous la direction de Matthieu Hély, Bony Guiblehon et Alexandra Oeser, membres du jury : Aurélie Peyrin (Rapp.), Alexis Roy  

    La présente étude a été menée sur le syndicalisme territorial en vue de comprendre les initiatives syndicales dans la lutte contre la précarité. La question de départ de cette recherche était : Comment expliquer la progression de la syndicalisation parmi les agents territoriaux en dépit de la précarité croissante et de l'absence de statut unifiant les groupes professionnels ?A travers cette problématique, nous avons essayé d'interroger plus largement la mobilisation collective dans un contexte où la sécurité de l'emploi devient quasiment un luxe où les contrats se précarisent, et où les trajectoires professionnelles sont de moins en moins linéaires. En étudiant l'action syndicale dans les collectivités territoriales ivoirienne, il s'agit pour nous d'observer les dynamiques sociales représentatives de nouveaux modes de contestation vis-à-vis de l'Etat et de comprendre le (ré)investissement des organisations syndicales, par des stratégies capables d'intégrer les revendications des agents concernés, et de lutter contre les disqualifications et l'incertitude qui mine le secteur des collectivités territoriales ivoiriennes.À travers ce travail de recherche, nous avons examiné la nature et l'objet du syndicat, son implantation ainsi que son évolution au sein des communes ivoiriennes. Pour cela nous avons formulé l'hypothèse selon laquelle que l'années 2002 accompagné de la crise politico-militaire à constituer une époque charnière dans l'élaboration et la coordination des réponses syndicales apportées aux questions de la précarité dans les communes ivoiriennes.Les résultats obtenus après avoir séjourné sur le terrain pour des observations, des entretiens avec les syndicats et tous les autres acteurs tant institutionnels que salariés, contribuent à la compréhension que la précarité reste un élément structurant dans l'histoire des luttes du syndicalisme territorial ivoirien. Les syndicats ont été confrontés à toute une série de problèmes concernant la situation des salariés. Ceux-ci sont traités par les organisations syndicales, en collaboration avec leurs deux principaux interlocuteurs : les élus locaux et l'État. Ces relations collectives ont été institutionnalisées : elles sont ainsi régies et organisées par des règles et procédures déclinées à différents niveaux d'activité (du niveau communal au niveau interprofessionnel, en passant par le niveau national). Désignées sous le terme de « relations professionnelles », elles visent à encadrer et règlementer les conditions d'accès à l'emploi, d'exercice professionnel et de départ en retraite, ainsi qu'à réguler l'emploi et le marché du travail communal. Ce rôle repose sur la mise en place d'un rapport de force permettant de représenter les intérêts collectifs des salariés et d'agir au nom de ces intérêts. C'est pourquoi, ces syndicats sont convaincus que leur intérêt coïncide avec le bien des agents.L'étude montre également que l'activité syndicale semble être encore embryonnaire à l'échelle des communes et reste tributaires de la politique. Les syndicats ne disposant pas véritablement de droits et de moyens d'action spécifiques pour assumer leur rôle dans le cadre de ces relations professionnelles, utilisent des accointance politiques comme stratégie de lutte. L'action syndicale dans ce contexte devient alors tributaire des acteurs politiques qui essaieront toujours de faire évoluer au même rythme que cette dernière. Alors, l'échange politique devient un élément central des relations professionnelles. Cet élément viendrait également nuancer l'idée d'une autonomisation des relations professionnelles à l'égard des partis politiques et de l'Etat.

    Marine Delaunay, Les violences entre partenaires intimes , thèse soutenue en 2019 à Bordeaux sous la direction de Éric Macé, membres du jury : Fabien Jobard (Rapp.), Cécile Vigour et Boel Berner  

    Cette thèse propose de comprendre les ressorts du décalage entre l’indignation politique et morale que suscitent les violences entre partenaires intimes en France, et les pratiques routinières de leur prise en charge par l’institution pénale. L’hypothèse générale consiste à penser que la mobilisation des problématiques relatives aux rapports de genre tendrait à politiser davantage les pratiques judiciaires. La méthode comparative éclaire par contrastes les cadres sociaux et juridiques à partir desquels les violences sont définies et leurs causes interprétées. En France, l’intimité du lien entre les partenaires fonctionne comme un standard qui déclenche automatiquement la mise en œuvre d’une circonstance aggravante. En Suède, ces violences consistent en une infraction spécifique qui considère la distribution genrée des rôles de victimes et de coupable. Quelle est l’influence de ces cadrages sur le traitement institutionnel des violences entre partenaires intimes ? Reposant sur plus d’une centaine d’entretiens et des observations, la thèse documente la manière dont les pratiques des acteurs (enquêteurs, médecins légistes, procureures, juges et intervenant sociaux) s’alignent pour produire des qualifications pénales, réguler les flux et sanctionner ces affaires. Elle met en relief les contraintes socio-organisationnelles, les règles normatives et ce qu’elles permettent comme marges de manœuvres au déroulement de ces activités sociales. Enfin, elle interroge le sens que les acteurs professionnels mettent dans leurs pratiques et que les justiciables, désignés comme auteurs de violences par la justice, trouvent dans la sanction pénale. La rencontre des cadres, des pratiques et des subjectivités produit in fine une euphémisation de la dimension politique des violences en France, et une politisation comprenant un certain nombre d’angles morts en Suède.

    Bartolomeo Cappellina, Quand la gestion s'empare de la Justice : de la fabrique européenne aux tribunaux., thèse soutenue en 2018 à Bordeaux sous la direction de Olivier Cousin et Cécile Vigour, membres du jury : Claudio Maria Radaelli (Rapp.), Antoine Vauchez et Ève Chiapello  

    Dans de nombreux pays européens, l’institution judiciaire a connu de profondes transformations ces vingt dernières années - notamment, sous l’impulsion d’une logique gestionnaire, qui se caractérise par l’attention aux enjeux d’efficacité, d’efficience et de coûts, au-delà des préoccupations en termes de qualité. La recherche vise à analyser les diverses institutions européennes impliquées dans ce processus de circulation d’une approche managériale dans les systèmes judiciaires nationaux, ainsi qu’à étudier les dynamiques de circulation d’acteurs, d’instruments d’action publique et d’injonctions au changement entre les différents échelons. Pour ce faire, une analyse prosopographique relative aux ressources, carrières, moyens d’action, stratégies et réseaux des divers entrepreneurs de changement au niveau européen sera développée, à partir d’entretiens semi-directifs et de questionnaires. L’analyse des contributions de la Commission Européenne, de plusieurs comités du Conseil de l’Europe et d’autres réseaux d’acteurs judiciaires travaillant sur thématiques d’organisation, qualité et efficacité de la justice, ainsi que de leur construction et développement, intégreront l’analyse de cette espace européen d’élaboration de politiques publiques en matière judiciaire et de ces effets sur les processus de réforme nationaux et locaux en cours ou récemment aboutis en plusieurs pays de l’Europe occidentale.

  • Delphine Griveaud, La justice restaurative en France : sociologie politique d'un "supplément d'âme" à la justice pénale, thèse soutenue en 2022 à Paris 10 sous la direction de Sandrine Lefranc, Valérie-Barbara Rosoux et Éric Phélippeau, membres du jury : Mylène Jaccoud (Rapp.), Antoine Vauchez (Rapp.), Marie-Sophie Devresse et Stephan Parmentier    

    La thèse porte sur la justice restaurative en France, objet par lequel elle réalise une sociologie politique d’un « supplément d’âme » à la justice pénale. Elle est principalement ancrée dans la sociologie des professions, de l’action publique, et une sociologie politique de la justice. Elle étudie les conditions de l’émergence de la justice restaurative en France, de son intégration dans l’institution pénale, et les différents investissements, personnels, professionnels et sociopolitiques, qui la maintiennent en son sein. Ce faisant, elle défriche un objet encore jamais étudié par ce prisme dans ce pays, et dont les enquêtes sur ses pratiques font également défaut dans la littérature internationale. On y découvre entre autres le fonctionnement d’un Etat qui tente de remotiver ses employés en leur offrant un nouveau projet, un nouvel outil, mais surtout un « supplément d’âme » à leur activité dans un contexte de rationalisation et de managérialisation de l’activité judiciaire perçu comme pesant. Plus largement, en étudiant ses différents investissements, la thèse montre comment l’institution pénale est progressivement transformée par des attendus à son endroit, en terme d’écoute, de dialogue et d’empathie, de la part des justiciables mais également de ses propres travailleurs.L’enquête repose principalement sur une ethnographie multi-située et soutenue du monde de la justice restaurative en France durant plus de trois ans, entre 2016 et 2020. Elle s’appuie également sur 71 entretiens semi-directifs réalisés depuis dix-huit villes différentes, essentiellement avec des individus investis à différentes échelles et depuis différents secteurs dans la justice restaurative en France.

    Marion Gaboriau, L’inaptitude au travail comme dispositif , thèse soutenue en 2021 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Jérôme Pélisse et Marie Cartier, membres du jury : Nicolas Dodier (Rapp.), Delphine Serre (Rapp.), Isabelle Probst  

    Cette thèse porte sur la reconnaissance de l’inaptitude au travail pour raison de santé dans la fonction publique territoriale. Elle explore ce phénomène à la ville de Paris, employeur de plus de 51 000 agents publics permanents qui reconnaît chaque année plus de 500 travailleurs et travailleuses inaptes à leurs fonctions. Cette recherche s’appuie sur une enquête ethnographique de trois ans mêlant observations de situations de travail et d’expertise, entretiens avec divers professionnels et travailleurs reconnus inaptes à leurs fonctions, analyses qualitatives de dossiers médico-administratifs et traitements statistiques de bases de données. Plutôt que d’être pensée comme une décision figée et ponctuelle, l’inaptitude est envisagée dans la thèse comme un dispositif composite (au croisement du droit, de la santé et du travail), processuel et dynamique (en ce qu’il implique de nombreux acteurs qui, par jeu d’alliance, négociation ou contestation, peuvent en changer l’issue). L’analyse vise à comprendre les logiques institutionnelles (juridiques, financières et gestionnaires) qui sous-tendent le dispositif tout comme ce qui nourrit les jugements d’inaptitude en situation. La thèse explore différentes scènes d’expertise médico-statutaire (consultation médicale et commission de réforme), traversées par des rapports de force dissymétriques et par des jeux avec l’information sources de malentendus et d’incertitude. L’analyse met enfin au jour un effet de (re)production d’inégalités sociales (notamment entre hommes et femmes) en matière de reconnaissance et de prise en charge des problèmes de santé au travail dont les causes potentiellement professionnelles sont souvent ignorées.

    Thomas Scapin, La circulation transnationale de l'éthique publique : socio-histoire d'un répertoire océdéen du bon gouvernement et de ses réceptions au Québec et en France (années 1990-années 2010), thèse soutenue en 2019 à Lyon sous la direction de Renaud Payre, membres du jury : Jean-Michel Eymeri-Douzans (Rapp.), Patrick Hassenteufel (Rapp.), Philippe Bezes  

    Cette thèse part du constat d’un intérêt accru pour l’éthique des agents publics depuis les années 1990 et d’une référence généralisée aux travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques sur ce sujet. S’appuyant sur un travail archivistique, des entretiens et de l’observation participante, cette recherche analyse la circulation du répertoire de l’OCDE en matière d’éthique de l’administration publique. Ce dernier renvoie aux manières de concevoir et de gérer la bonne conduite des fonctionnaires selon l’organisation internationale qui sont promues sous la forme de modèles, de standards, de recettes, d’instruments etc. La thèse se déploie en trois temps. Elle étudie d’abord la genèse du répertoire océdéen en éthique publique, puis les frontières de la circulation des idées et des savoirs qui alimentent ce dernier, et enfin sa réception au Québec et en France. La première partie retrace le développement d’activités consacrées à l’éthique publique à l’OCDE depuis les années 1990 et montre que la prise en compte de cette question constitue un frein aux réformes de l’État d’après le New Public Management. La deuxième partie met en évidence les barrières linguistiques, nationales, disciplinaires, culturelles, géopolitiques et géographiques, et professionnelles qui entravent les échanges scientifiques transnationaux dans ce domaine. La troisième partie souligne la convergence limitée des politiques québécoises et françaises d’éthique publique qui demeurent avant tout marquées par leur contexte national d’élaboration. L’analyse de la circulation de l’éthique publique révèle au final l’hybridation qui caractérise le bon gouvernement dans les pays de l’OCDE au XXIe siècle.