Sébastien Caré, La théorie politique contemporaine: courants, auteurs, débats, Armand Colin, 2024, 301 p.
Après une agonie longue de plus d'un siècle, la théorie politique a connu au début des années 1970 un renouveau majeur, lui permettant d'occuper une place centrale au sein de la science politique contemporaine. Cet ouvrage a pour ambition de rendre compte de cette vitalité retrouvée, en dressant le premier panorama en langue française des théories politiques développées dans le monde occidental depuis cinquante ans. Après l'analyse des doctrines libérales et libertariennes, il examine successivement leurs critiques économiques (socialistes et libérales-égalitaristes), morales (conservatrices, communautariennes et multiculturalistes) et politiques (républicaines, démocratiques et anarchistes), puis envisage deux nouveaux fronts de la critique anti-libérale respectivement occupés par les théories écologistes et féministes. En s'appuyant sur les grands auteurs qui ont théorisé ces différents courants, et en inscrivant leurs pensées dans les débats actuels, ce manuel offre un état des lieux raisonné des réflexions récentes sur les principes qui structurent la vie en commun et les fins qui orientent l'action publique
Sébastien Caré, Bernard Bruneteau, Jean Baudouin, Philippe Bénéton, David Bisson [et alii], L'aventure démocratique: Cheminements en compagnie de Jean Baudouin, Presses universitaires de Rennes, 2022
Sébastien Caré, La théorie politique contemporaine , 2021
Au carrefour de la philosophie politique et de l’histoire des idées, la théorie politique est une sous-discipline centrale de la science politique, qui a pour objet l’étude des doctrines et idéologies contemporaines.Cet ouvrage dresse un panorama complet des théories politiques actuelles, en les regroupant par grands thèmes: en partant du libéralisme, qui constitue la doctrine dominante, il identifie ensuite plusieurs «familles» de théories qui se sont construites en critique des théories libérales (critiques morales, politiques, économiques, écologistes et féministes).Illustré de nombreux encadrés thématiques (le transhumanisme, le conservatisme de gauche, les accommodements raisonnables, le populisme de gauche, le socialisme libéral, le revenu universel, la cause animale, le féminisme cyborg), ce manuel sans équivalent sur le marché permettra également aux étudiants de mieux comprendre les phénomènes politiques actuels et d’en mesurer la portée. Sommaire : Pages de début (p. 1-10)| Remerciements (p. 11)| Introduction (p. 12-31)| Chapitre 1. Les théories libérales (p. 33-66)| Chapitre 2. Les théories libertariennes (p. 67-95)| Chapitre 3. Les théories socialistes (p. 97-128)| Chapitre 4. Les théories libérales égalitaristes (p. 129-155)| Chapitre 5. Les théories conservatrices (p. 157-183)| Chapitre 6. Les théories communautariennes (p. 184-204)| Chapitre 7. Les théories multiculturalistes (p. 205-225)| Chapitre 8. Les théories républicaines (p. 227-249)| Chapitre 9. Les théories contemporaines de la démocratie (p. 250-283)| Chapitre 10. Les théories critiques du pouvoir (p. 284-310)| Chapitre 11. Les théories écologistes (p. 313-343)| Chapitre 12. Les théories féministes (p. 344-366)| Bibliographie (p. 367-385)| Index des auteurs (p. 386-389).
Sébastien Caré, Gwendal Châton (dir.), Pratiques du séminaire, Presses de Sciences Po, 2018, 155 p.
Sébastien Caré, Gwendal Châton, Serge Audier, Néolibéralisme(s) et démocratie(s), Librairie philosophique J. Vrin, 2016, 242 p.
Sébastien Caré, Les libertariens aux États-Unis: sociologie d'un mouvement asocial, Presses universitaires de Rennes, 2015, 312 p.
Cette étude appréhende le libertarianisme comme une mutation en utopie du libéralisme classique, et vise à en restituer la généalogie, les fondements théoriques et les différents usages dans la vie politique américaine. Elle s'attache dans une première partie à établir une histoire du libertarianisme, depuis la période coloniale jusqu'à sa constitution en mouvement dans les années 1970. Dans une deuxième partie, elle s'attache à rendre compte de la diversité de ses fondements épistémologiques (paradigmes néoclassique, autrichien et objectiviste) et moraux (conséquentialiste, déontologique, et éthique de la vertu), puis explore la variété des horizons d'attente auxquels ils destinent la société. Enfin, la troisième partie de ce travail montre comment la recherche d'influence des libertariens dans les années 1980 a conduit à la fragmentation du mouvement en diverses tendances irréconciliables, puis présente leurs différentes stratégies d'intervention intelllectuelle et partisane
Sébastien Caré, La pensée libertarienne: genèse, fondements et horizons d'une utopie libérale, Presses universitaires de France, 2009, Fondements de la politique (Série Essais), 359 p.
Sébastien Caré, Philippe Portier, James Wilbur Ceaser, Le mouvement libertarien aux États-Unis: genèse, fondements et usages d'une utopie libérale,, 2007, 866 p.
Cette étude appréhende le libertarianisme comme une mutation en utopie du libéralisme classique, et vise à en restituer la généalogie, les fondements théoriques et les différents usages dans la vie politique américaine. Elle s'attache dans une première partie à établir une histoire du libertarianisme, depuis la période coloniale jusqu'à sa constitution en mouvement dans les années 1970. Dans une deuxième partie, elle s'attache à rendre compte de la diversité de ses fondements épistémologiques (paradigmes néoclassique, autrichien et objectiviste) et moraux (conséquentialiste, déontologique, et éthique de la vertu), puis explore la variété des horizons d'attente auxquels ils destinent la société. Enfin, la troisième partie de ce travail montre comment la recherche d'influence des libertariens dans les années 1980 a conduit à la fragmentation du mouvement en diverses tendances irréconciliables, puis présente leurs différentes stratégies d'intervention intelllectuelle et partisane.
Sébastien Caré, « Le paléolibertarianisme aux États-Unis : genèse, doctrine et stratégie d’un hypolibéralisme hyperconservateur », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, 2025, n°61, pp. 179-216
Le
paléolibertarianisme se présente comme un courant libertarien
conceptualisé au début des années 1990 dans la perspective
de forger une coalition avec le paléoconservatisme. Pour
rendre compte de ce mouvement aujourd’hui influent, cette
contribution s’articule en trois temps. Il s’agit dans un premier
temps de restituer la genèse de ce mouvement en distinguant
trois vagues : l’« alliance des paléos » théorisée par le dernier
Rothbard (1990-1995), la coalition de l’alt-right ayant soutenu la
première élection de Trump (2010-2016) et le rapprochement des
paléolibertariens, rejoints par les libertariens de la tech, avec les
« conservateurs nationalistes » (2020-2025). Dans un deuxième
temps, cet article examine le produit doctrinal de cette histoire,
et présente la morphologie de l’idéologie paléolibertarienne
qui s’adosse à des fondements théoriques presque intangibles
et promeut un programme marginalement actualisé. Ce travail
examine enfin, dans une troisième partie conclusive, la stratégie
poursuivie par ses tenants, que Rothbard avait théorisée sous
le concept de « populisme de droite », mais qui peut donner
lieu à deux interprétations sensiblement différentes dont la
distinction permet d’éclairer certaines inflexions récentes du
paléolibertarianisme.
Sébastien Caré, « Historiciser et conceptualiser le néolibéralisme », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°74, pp. 739-743
Sébastien Caré, « La route (libertarienne) de la servitude (transhumaniste) », Raisons politiques, Raisons politiques, 2019, n°74, pp. 13-28
RésuméCet article interroge la pertinence théorique des liens historiquement constitués entre le libertarianisme et le transhumanisme. Il s’attache tout d’abord à démontrer qu’il n’y a entre les deux théories aucune implication réciproque. D’un côté, le transhumanisme peut ne pas être libertarien : l’avènement d’un homme nouveau, augmenté par la technique, ne passe pas nécessairement par la défense d’un État minimal. D’un autre côté, le libertarianisme peut ne pas être transhumaniste : le rejet d’un État étendant ses prérogatives au-delà de la simple protection des personnes ne suppose pas une amélioration fondamentale de la condition humaine et la promotion de toutes les technologies susceptibles d’y conduire. Cet article analyse ensuite les rapports entre transhumanisme et libertarianisme en envisageant la compossibilité de leurs réalisations respectives. Si le libertarianisme ne justifie aucunement le transhumanisme, il ne le proscrit pas, et sa concrétisation pourrait même l’encourager en instaurant une concurrence exacerbée et en créant ainsi faisant un besoin de performance que les technologies amélioratives voudraient pouvoir satisfaire. En retour, la réalisation du transhumanisme, et l’avènement de l’homme augmenté, consacrerait cependant l’obsolescence d’une théorie libertarienne originellement destinée à des êtres très imparfaits, et ouvrirait la possibilité de son contraire totalitaire.
Sébastien Caré, « Ludwig von Mises’s New York University seminar (1948–1969) : The covert migration of Austrian liberalism to the United States », Raisons politiques, Raisons politiques, 2018, n°o 71, pp. 17-41
Cet article prend pour objet le séminaire hebdomadaire dispensé par l’économiste autrichien Ludwig von Mises à l’Université de New York entre 1948 et 1969. En s’intéressant à la fois au contenu des idées exposées lors du séminaire, et à la forme des relations qui s’y sont constituées (aussi bien entre le maître et ses élèves qu’entre les élèves entre eux), cette contribution se propose d’examiner le double rôle de cette expérience d’enseignement dans la constitution d’une école austro-américaine d’économie et dans la formation du mouvement libertarien.
Sébastien Caré, Gwendal Châton, « Pratiques du séminaire », Raisons politiques, Raisons politiques, 2018, n°71, pp. 5-16
ResumeAprès être revenu sur le renouvellement récent de l’histoire des idées politiques, ce texte à visée programmatique présente l’histoire du genre séminaire, il définit les contours de cet objet puis évoque les difficultés que pose son étude. Il propose ensuite de l’envisager comme un lieu d’élaboration conceptuelle et comme un espace de sociabilité.
Sébastien Caré, « La dérive des continents néolibéraux : essai de typologie dynamique », Revue de philosophie économique, Revue de philosophie économique, 2016, n°17, pp. 21-55
Partant du constat d’une certaine confusion régnant dans les études sur le néolibéralisme, cette étude entend apporter des éléments de clarification quant au sens et à l’histoire de la doctrine. Pour ce faire, elle s’efforce tout d’abord de dresser une typologie originale des diverses tendances (ordolibérale, néoclassique, autrichienne et française), puis essaie d’éclairer, à la lueur de cette cartographie, les différentes mutations du mouvement jusqu’à aujourd’hui.
Sébastien Caré, Gwendal Châton, « Néoliberalisme(s) et démocratie(s) », Revue de philosophie économique, Revue de philosophie économique, 2016, n°17, pp. 3-20
Sébastien Caré, Gwendal Châton, « Néolibéralisme(s) et démocratie(s) », Revue de Philosophie Economique / Review of Economic Philosophy, Vrin ; De Boeck, 2016, n°1
Sébastien Caré, « Racines théoriques du libertarianisme américain », Cités, Cités, 2011, n°46, pp. 133-139