Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Droit des pollutions et nuisances », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2025, n°50, pp. 425-441
Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Droit des pollutions et nuisances », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2024, n°49, pp. 439-456
La définition du déchet et les pouvoirs de police en la matière ont été renforcés par la jurisprudence. Le stockage géologique des déchets montre les limites de notre système au regard des générations futures. Pour la première fois, l’État est condamné pour préjudice écologique en matière de pesticides, et un lien de causalité est reconnu par le juge entre la lenteur de l’État et les pathologies de victimes de pollution de l’air. Le droit des installations classées continue à subir des réformes censées le simplifier et en accélérer la mise en œuvre mais le rendant instable, sans disposer de plus de moyens pour en assurer une bonne application. Concernant le contentieux, les éoliennes continuent à faire évoluer la jurisprudence.
Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Droit des pollutions et nuisances », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2023, n°Volume 48, pp. 391-407
Le droit des installations classées a été marqué par le régime juridique des éoliennes. Si certains aspects sont généraux (office du juge, intérêts pris en compte, dérogation « espèces protégées »), d’autres sont plus directement liés à la volonté de développer les énergies renouvelables, parfois au détriment de la protection de l’environnement. Un rapport de la Cour des comptes sur les installations agricoles rappelle que les difficultés plus classiques n’ont pas disparu. En matière de production d’énergie et de protection de l’eau, le Code de l’environnement fait de plus en plus souvent l’objet de régimes dérogatoires, tandis que la Cour de cassation précise sa jurisprudence en matière de déchets et de pollution de l’air.
Thomas Schellenberger, « La réforme du Code minier à l’ère de la transition écologique », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2023, n°Volume 48, pp. 139-155
Dans quelle mesure l’importante réforme du Code minier issue de la loi « Climat et Résilience » et des textes en découlant, contribue à relever le défi de la transition écologique ? On peut faire le constat que la valorisation économique des ressources minières, qui est la finalité existentielle du Code minier, est insuffisamment orientée vers la transition énergétique, tandis que l’encadrement des effets négatifs des travaux miniers est renforcé mais de façon relative.
Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Droit des pollutions et nuisances », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2022, n°Volume 47, pp. 351-367
Le droit des installations classées a été marqué par la poursuite de la mise en œuvre des recommandations post-Lubrizol et de la loi ASAP et l’adoption de la loi « climat et résilience » comprenant un volet sur la réhabilitation des ICPE. La jurisprudence administrative s’est notamment attachée à préciser certains aspects liés aux autorisations, à la police des déchets combinée avec la police des ICPE, aux sanctions administratives et au plein contentieux des autorisations environnementales. À l’image d’Héraclès, le juge, l’exécutif et le législateur ont entrepris Douze Travaux de longue haleine laissant entrevoir quelques espoirs pour la protection de l’environnement.
Thomas Schellenberger, « Stockage géologique de déchets et droit du sous-sol : une fracture entre intérêt public et usage industriel », Natures Sciences Sociétés, Natures Sciences Sociétés, 2021, n°Supplémet, pp. 25-32
Le développement du stockage géologique de déchets permet de s’interroger sur la façon dont le droit français appréhende le sous-sol et ce procédé qui génère des risques et des conflits d’usages à long terme. Le stockage géologique transfert les déchets dans un espace possédant des normes et des enjeux propres. Or, l’encadrement juridique du stockage souterrain de déchets tend à enfermer le sous-sol dans une fonction d’exutoire favorable à la production industrielle. Les règles de droit sur l’accès au sous-sol en sont une illustration : on peut dire qu’il existe une fracture, dans le droit du sous-sol, entre intérêt public et usage industriel. D’un côté, le sous-sol est approprié par l’État au nom de l’intérêt général. De l’autre, cet espace est mis à disposition des exploitants industriels au détriment d’un usage public du sous-sol envisagé plus largement.
Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Droit des pollutions et nuisances », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2021, n°Volume 46, pp. 317-333
Le droit des installations classées a été marqué, d’une part, par l’adoption de dispositions destinées à tirer les conséquences de l’accident de l’usine Lubrizol et, d’autre part, par la loi ASAP dont les dispositions attestent en partie, sous couvert d’efficacité et de simplification, d’un recul de la protection de l’environnement. Par ailleurs, le juge administratif confirme l’étendue de ses prérogatives dans le contentieux des installations classées. Les autres champs du droit des pollutions sont marqués par un affaiblissement des protections, le développement des régimes dérogatoires défavorables à l’environnement, et par un essor du contentieux dans les domaines du climat, de l’air et des pesticides. Quant au déchet, il fait l’objet d’une nouvelle loi censée l’intégrer dans une économie circulaire.
Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Droit des pollutions et des nuisances », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2020, n°Volume 45, pp. 381-398
L’explosion de l’usine Lubrizol à Rouen, installation Seveso seuil haut, suscite, comme c’est généralement le cas de tels événements, beaucoup d’interrogations liées notamment à l’application du droit de l’environnement industriel et de la gestion de crise. Dans un contexte où l’assouplissement des règles est un des maîtres mots, un tel accident majeur conduit à réinterroger leur effectivité de ces règles. Pour le reste, la jurisprudence administrative a appliqué aux ICPE les solutions dégagées par ailleurs concernant l’autorisation environnementale ou la compatibilité avec les SCOT et PLU.On observe une accentuation des tensions entre intérêts antagonistes en matière de protection de l’environnement contre les pollutions. Les droits fondamentaux reviennent dans plusieurs grands arbitrages, et le principe de précaution donne lieu à un large éventail de jurisprudences. À l’image du contentieux de la pollution atmosphérique, la question centrale qui se pose est la suivante : qui est responsable des phénomènes diffus et multifactoriels qui, avec le changement climatique, risquent de se multiplier ?
Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Droit des pollutions et des nuisances », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2019, n°Volume 44, pp. 175-186
L’année 2018 a été l’occasion des premières décisions de la juridiction administrative faisant application des règles contentieuses des autorisations environnementales. L’on relève particulièrement leur intégration dans un contentieux qui est déjà marqué par des prérogatives de juge administrateur et dont la sophistication n’en finit pas de croître.Plus globalement des perspectives apparaissent pour le renforcement du droit des pollutions et nuisances via la jurisprudence administrative (déchets, nuisances lumineuses) et judiciaire (pollution des eaux). Ces perspectives concernent aussi le principe de non-régression et la réparation des dommages. Le droit des pollutions et nuisances montre sans cesse qu’il est finalement aux prises avec des enjeux globaux.
Thomas Schellenberger, Marie Fournier, Corinne Larrue, « Changes in flood risk governance in France: a David and Goliath story? », Journal of Flood Risk Management, Wiley, 2018, n°3
Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Droit des pollutions et des nuisances », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2018, n°Volume 43, pp. 167-179
En 2017 est entré en vigueur le nouveau régime de l’autorisation environnementale unique, réforme qui confirme la tendance à l’accélération des procédures au profit des pétitionnaires. La principale évolution concernant les installations classées pour la protection de l’environnement réside dans l’instauration de l’autorisation environnementale. Pour le reste, un certain nombre de textes ajustent plus marginalement le cadre légal et réglementaire des ICPE. Au niveau de la jurisprudence, les éoliennes continuent de susciter du contentieux alors qu’ont été rendues les premières décisions suite à l’instauration de l’autorisation environnementale. On relèvera un remarquable renforcement de l’efficacité du droit de l’environnement grâce à un arrêt du Conseil d’État ayant fait grand bruit en matière de pollution atmosphérique. Parallèlement le domaine des déchets est vecteur d’effectivité du droit de l’environnement à travers deux illustrations intéressantes. Après en avoir perdu beaucoup, l’évaluation environnementale gagne un peu de terrain grâce à la jurisprudence administrative tandis que le juge judiciaire reconnaît qu’un risque de pollution peut constituer une perte de chance pour une entreprise.
Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Droit des pollutions et des nuisances », Limoges : Société Française pour le Droit de l'Environnement et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2018, pp. 167-179
En 2017 est entré en vigueur le nouveau régime de l’autorisation environnementale unique, réforme qui confirme la tendance à l’accélération des procédures au profit des pétitionnaires. La principale évolution concernant les installations classées pour la protection de l’environnement réside dans l’instauration de l’autorisation environnementale. Pour le reste, un certain nombre de textes ajustent plus marginalement le cadre légal et réglementaire des ICPE. Au niveau de la jurisprudence, les éoliennes continuent de susciter du contentieux alors qu’ont été rendues les premières décisions suite à l’instauration de l’autorisation environnementale. On relèvera un remarquable renforcement de l’efficacité du droit de l’environnement grâce à un arrêt du Conseil d’État ayant fait grand bruit en matière de pollution atmosphérique. Parallèlement le domaine des déchets est vecteur d’effectivité du droit de l’environnement à travers deux illustrations intéressantes. Après en avoir perdu beaucoup, l’évaluation environnementale gagne un peu de terrain grâce à la jurisprudence administrative tandis que le juge judiciaire reconnaît qu’un risque de pollution peut constituer une perte de chance pour une entreprise.
Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Chronique de droit des pollutions et des nuisances », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2017, n°Volume 42, pp. 143-156
Deux réformes remarquables marquent actuellement le droit des pollutions et nuisances, celle de l’évaluation environnementale et celle instituant « l’autorisation environnementale ». Le droit des installations classées reste globalement stable en 2016 et est principalement marqué par des apports jurisprudentiels. Parmi ces derniers, l’on notera la mise en œuvre de l’article L. 514-6 C. env. modifié ou encore l’appréciation de la capacité financière des candidats. Le droit des déchets poursuit son évolution amorcée vers l’économie circulaire et la jurisprudence confirme son dynamisme vers la recherche de débiteurs des obligations de prise en charge des déchets. De notables évolutions sont apparues en matière de protection des sols, avec la reconnaissance juridique du sol en tant que tel et avec la création d’une nouvelle police ambitieuse mais très incertaine. Quant au droit de l’eau, deux décisions de justice remarquables se sont fait remarquer en matière pénale et administrative.
Thomas Schellenberger, « L’emprise du droit public sur le régime des lotissements : la fin des servitudes de droit privé ? », Cahiers du GRIDAUH, Cahiers du GRIDAUH, 2017, n°31, pp. 85-98
Thomas Schellenberger, Raphaël Schneider, « Chronique - Droit des pollutions et des nuisances », Limoges : Société Française pour le Droit de l'Environnement et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2017, pp. 143-156
Deux réformes remarquables marquent actuellement le droit des pollutions et nuisances, celle de l’évaluation environnementale et celle instituant « l’autorisation environnementale». Le droit des installations classées reste globalement stable en 2016 et est principalement marqué par des apports jurisprudentiels. Parmi ces derniers, l’on notera la mise en oeuvre de l’article L. 514-6 C. env. modifié ou encore l’appréciation de la capacité financière des candidats. Le droit des déchets poursuit son évolution amorcée vers l’économie circulaire et la jurisprudence confirme son dynamisme vers la recherche de débiteurs des obligations de prise en charge des déchets. De notables
évolutions sont apparues en matière de protection des sols, avec la reconnaissance juridique du sol en tant que tel et avec la création d’une nouvelle police ambitieuse mais très incertaine. Quant au droit de l’eau, deux décisions de justice remarquables se sont fait remarquer en matière pénale et administrative.
Thomas Schellenberger, « Encadrer la densité et la consommation foncière dans les SCOT et les PLU. Réflexions sur le rôle et la place des normes en droit de l’urbanisme », Droit et Ville, Droit et Ville, 2015, n°78, pp. 75-95