Laurent Olivier

Maître de conférences
Science politique.
Faculté de Droit, Sciences Economiques et Gestion de Nancy et Epinal

Institut de Recherches sur l'Évolution de la Nation et de l'État
  • THESE

    Un exemple de social-democratie dans le socialisme francais : la federation du nord de la sfio de 1944 a 1958, soutenue en 1992 à Lille 2 sous la direction de Marc Sadoun 

  • Laurent Olivier, Dominique Andolfatto, Fabienne Greffet (dir.), Les partis politiques: Quelles perspectives ?, L'Harmattan, 2006, Logiques politiques, 267 p. 

    Laurent Olivier, Marc Sadoun, UN EXEMPLE DE SOCIAL-DEMOCRATIE DANS LE SOCIALISME FRANCAIS: LA FEDERATION DU NORD DE LA SFIO DE 1944 A 1958,, 1992  

    LE SOCIALISME FRANCAIS, CAUSE DE SON FAIBLE LIEN AVEC LE MONDE OUVRIER ET LA NON COINCIDENCE CHRONOLOGIQUE ENTRE L'APPARITION DE LA DEMOCRATIE PARLEMENTAIRE ET LA FONDATION D'UN PARTI UNIFIE. SE DISTINGUE DE LA SOCIAL-DEMOCRATIE. EN REVANCHE, LA SFIO DANS LE NORD, DE 1944 A 1958, S'EN RAPPROCHE. CELLE CI MANIFESTE EN EFFET UNE FACULTE D'EXTRAVERSION DANS SON ENVIRONNEMENT EN SE MOULANT A UNE SORTE DE CONTRE SOCIETE OUVRIERE UNISSANT LE MOUVEMENT ASSOCIATIF ET SYNDICALE, LA SECTION ET L'ELU LOCAL, DEPUIS DES DIZAINES D'ANNEES, ENCORE AVEC SUCCES AU LENDEMAIN DE LA GUERRE. L'ORGANISATION FEDERALE EN ELLE MEME, NOMBREUSE ET EFFICACE, DECLINE MOINS QUE DANS L'ENSEMBLE DU PARTI, EN PRESERVANT UNE IMPLANTATION SOLIDE ET GENERALISEE, ACCENTUEE EN MILIEU INDUSTRIEL. LE PROFIL SOCIO-PROFESSIONNEL DES MILITANTS EST NETTEMENT PLUS OUVRIER QU'AU NIVEAU NATIONAL, ET LA CONSCIENCE DE LA SINGULARITE FEDERALE EST CULTIVEE AVEC SOIN PAR UNE MOBILISATION DES SOUTIENS FAVORISANT LA DISCIPLINE ET LE GOUT POUR LES DECISIONS UNANIMES. ENFIN, LA STRUCTURE PARTISANE FEDERALE DU NORD DANS SES RAPPORTS AVEC LE NIVEAU NATIONAL, EN TANT QUE SOUTIEN ESSENTIEL DE G. MOLLET, FAVORISE UNE INTEGRATION BIEN ASSUMEE AU SYSTEME EN RECHERCHANT CONSTAMMENT UNE ATTITUDE MOYENNE POUR PREVENIR LES CRISES INTERNES. L'INTERACTION DE CES TROIS DIMENSIONS REVELE AINSI LA FONCTION PIVOT D'UNE ORGANISATION DAVANTAGE PREOCCUPEE PAR L'UNITE QUE PAR L'IDEOLOGIE.

  • Laurent Olivier, « La territorialisation des primaires socialistes en Meurthe-et-Moselle : Appropriations locales et traces temporelles d’une procédure nationale », in Remi Lefebvre, Eric Treille (dir.), Les primaires ouvertes en France: Adoption, codification, mobilisation, Presses Universitaires de Rennes, 2016 

  • Laurent Olivier, « Bernard Dolez, Anne-Cécile Douillet, Julien Fretel, and Rémi Lefebvre (eds.), L’entreprise Macron à l’épreuve du pouvoir (Presses universitaires de Grenoble/UGA Éditions, 2022) : A look back at the first act of the Macron experience: The illusion of disruption », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 283-285  

    Laurent Olivier, « Bour (Julie) – Clientélisme politique et recommandations. L’exemple de la Lorraine de la IIIe à la IVe République. – Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018. 212 p. Annexes. Bibliogr. Index. Figures. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°71, p. -  

    Laurent Olivier, « Usages du populisme de gauche dans le champ des partis politiques français », Civitas Europa, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2021, n°47  

    Laurent Olivier, « Nadeau (Richard), Foucault (Martial), Jérôme (Bruno), Jérôme-Speziari (Véronique) – Villes de gauche, villes de droite. Trajectoires politiques des municipalités françaises de 1983 à 2014. – Paris, Presses de Sciences Po, 2018 (Académique). 288 p. Index. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, p. -  

    Laurent Olivier, David Gouard, Julien Audemard, Julien Boyadjian, Christèle Marchand-Lagier, « The three electorates of the French right-wing primary : Mobilization and voting at the edge of political endogamy », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2018, n°67, pp. 1113-1130   

    This article assesses the social and political motivations for mobilization during the French “Right and Centre” primary election of November 2016 through an exit-poll administered in seven departments of metropolitan France. Beyond the requirement that voters pay a fee to participate in this election, our survey emphasises the diversity of voters’ motivations. Whereas some of them mobilized because of their proximity to the main right-wing party (“Les Républicains”) and its networks, others went to vote mainly owing to their social characteristics. The landslide victory of François Fillon in this election can be interpreted as a twofold ability to meet the expectations of this part of the right-wing electorate and to use local partisan networks.

    Laurent Olivier, « Allal (Amin), Bué (Nicolas), dir. – (In)disciplines partisanes. Comment les partis politiques tiennent leurs militants. – Villeneuve-d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2016 (Espaces politiques). 286 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2018, n°67, p. -  

    Laurent Olivier, David Gouard, Julien Audemard, Julien Boyadjian, Christèle Marchand-Lagier, « Les trois électorats de la primaire de la droite et du centre: Mobilisation et production des votes aux limites de l’entre-soi. », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2017, n°6  

    Laurent Olivier, « Le parti socialiste et l'européanisation de l'espace de confrontation politique : le clivage national à l'épreuve du clivage sur l'intégration européenne », Politique européenne, Politique européenne, 2005, n°16, pp. 155-182   

    L’intégration européenne est longtemps restée au PS un enjeu périphérique aux conséquences limitées, affectant peu les lignes de clivages sur lesquelles le parti fondait son action au plan national, tel le clivage gauche/droite. Pourtant, les oppositions qu’elle produit structurent de plus en plus le PS et brouille les clivages traditionnels jusqu’en son sein. L’analyse des modalités de pénétration des clivages « intégration/indépendance » dans l’espace de la conflictualité partisane montre que l’évolution du PS est marquée par une combinaison des scénarii proposés par S. Bartolini. Le PS s’inscrit principalement dans une logique d’européanisation des clivages nationaux, en dessinant les perspectives d’une social-démocratie européenne au sein du PSE. Il reste cependant marqué de façon segmentaire par un antagonisme sur l’intégration européenne, qui transgresse les cadres du parti et des frontières nationales. En outre, l’émergence du clivage « intégration/indépendance » se manifeste de façon duale, tantôt sur le mode de l’internationalisation, en faisant de l’arène européenne une instance de « second ordre », tantôt sur le mode de l’européanisation en préservant un système partisan à deux niveaux national et européen. Il reste que le clivage « intégration/indépendance » tend à être de plus en plus absorbé par le clivage gauche/droite

    Laurent Olivier, « Ambiguïtés de la démocratisation partisane en France (PS, RPR, UMP) », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2003, n°53, pp. 761-790   

    Résumé La démocratie interne des partis politiques, tels le PS l’ex-RPR et l’UMP, obéit, depuis quelques années, à des logiques concurrentes et évolutives qui semblent relever de plusieurs modèles inspirés des paradigmes normatifs d’Habermas, diversement combinés. Les partis redécouvrent ainsi, malgré la crise du régime représentatif et l’« impératif délibératif », les procédures d’inspiration atomiste et universaliste de la démocratie libérale. Ils restent cependant marqués, selon une conception holiste et institutionnelle du pluralisme, par le modèle républicain et le mythe contesté de l’identité fusionnelle du parti. Enfin, la promotion d’une conception individualiste et délibérative de la démocratie est affectée par la multidimensionnalité de l’organisation partisane, saisie par les revendications sectorielles, corporatives, identitaires. Les tensions entre ces différentes conceptions, ou leur hybridation, expriment les perspectives ambiguës des modes alternatifs de participation et de légitimation partisans.

  • Laurent Olivier, Etienne Criqui, Fabienne Greffet, Anne Jadot, In memoriam. Hommage à Thierry Choffat, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2021  

  • Laurent Olivier, « La sécularisation du catholicisme vue par Serge Bonnet », le 13 janvier 2026  

    Conférence organisée par l'IRENEE, Faculté de droit, Université de Lorraine dans le cadre des « Entretiens de l’IRENEE »

    Laurent Olivier, « Faire de la recherche en science politique », le 25 septembre 2025  

    Séminaire organisé par la faculté de droit, Université de Lorraine dans le cadre de la Semaine de la recherche

    Laurent Olivier, « Citoyenneté(s) politique, sociale, sanitaire et numérique face au covid-19 », Citoyenneté(s) politique, sociale, sanitaire et numérique face au Covid-19, Dijon, le 17 novembre 2022  

    Organisé par le CREDESPO, l'IRENEE, Université de Lorraine, l'Université de Bourgogne, l'Université de Bourgogne-Franche Comté

    Laurent Olivier, Benjamin Fargeaud, Stephane Pierre-Caps, Thibault Guilluy, Themistoklis Raptopoulos, « Table ronde n° 1 : Réélection d'Emmanuel Macron : l'été indien du présidentialisme majoritaire continue ? », Workshop : La Ve République après les échéances électorales de 2022, Nancy, le 30 juin 2022 

    Laurent Olivier, « Réinvention du territoire du pouvoir au prisme de ses lieux périphériques : lieux de conquête et de compétition, lieux de contestation, lieux alternatifs et virtuels du pouvoir », Journée d'études : Le nomadisme au pouvoir, Nancy, le 04 juin 2021  

    Journée d'études virtuelle organisée par l’IRENEE, Université de Lorraine.

    Laurent Olivier, « Les habits neufs du citoyen », le 01 octobre 2020  

    Colloque virtuel organisé par l’IRENEE, Université de Lorraine sous la direction de Mélanie Dubuy, MCF HDR en droit public et Gildas Renou, MCF en science politique IRENEE/UL

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Samantha Turquoise Simon, Animal politique : l'émergence de partis animalistes en Europe, thèse soutenue en 2023 à Université de Lorraine sous la direction de Étienne Criqui présidée par Bruno Villalba, membres du jury : Florence Faucher-King (Rapp.), Fabienne Greffet et Corine Pelluchon    

    Cette thèse, intitulée "Animal Politique: l'émergence des partis animalistes en Europe", entend analyser la création, l'existence, le déploiement, la structuration et le développement, en Europe, de partis politiques (exclusivement ou essentiellement) dédiés à la défense des animaux. Ce phénomène interroge, et invite à penser de grands thèmes transversaux politiques et philosophiques, tels que la représentation politique des entités naturelles, la politisation des mouvements sociaux, les transformations des systèmes de partis, ainsi que les représentations sociales de l'animal, comme de la politique.

    William Dannon, Politiques publiques ; esquisse d’une analyse des mécanismes des choix publics face à la globalisation : enjeux politiques et sociaux des relations entre l'État et le groupe ArcelorMittal dans le bassin sidérurgique lorrain de 2012 à 2017, thèse soutenue en 2020 à Université de Lorraine sous la direction de Étienne Criqui présidée par Dominique Andolfatto, membres du jury : Sophie Béroud (Rapp.), Fabienne Greffet et François Rangeon    

    Cette thèse s’intéresse à la fermeture des deux derniers hauts fourneaux de la Lorraine par le sidérurgiste ArcelorMittal. En ce sens, elle se penche sur la lutte ouvrière de Florange et s’attache à comprendre l’incapacité du candidat François Hollande, élu président de la République le 6 mai 2012, à tenir la promesse qu’il a faite aux ouvriers de cette usine d’ArcelorMittal pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2012. Pour ce faire, elle développe une démarche épistémologique qui croise une approche d’analyse cognitive des politiques publiques avec une perspective néo-institutionnaliste. L’intérêt d’une telle démarche est de dépasser l’opposition entre ces deux approches en proposant une articulation entre policy et politics. Il s’agit donc de saisir comment les acteurs impliqués dans cette lutte analysent, interprètent et donnent du sens à leur action, sans pour autant négliger le poids des facteurs politiques et institutionnels ayant structuré le processus décisionnel. Le premier résultat de ce travail révèle que l’émergence du problème social, dont la définition dépend de l’activité de cadrage des acteurs sociaux, est conjointement liée à la formation de l’identité collective des syndicats du site. En d’autres termes, l’émergence du problème social est indissociable de la constitution de l’intersyndicale de Florange. Cette instance collective de lutte est traversée par plusieurs cadres d’action collective dont le plus dominant (master frame) est celui incarné par la CFDT, qui va l’imposer aux autres. Le second résultat montre que les choix effectués par les autorités politiques dans ce dossier reflètent la conception que François Hollande et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault se font de la place et du rôle de l’État sur la scène des politiques publiques. Plus fondamentalement, ces choix s’inscrivent très clairement dans la doctrine néo-libérale défendue au niveau européen et qui, routinisée depuis des décennies comme pratique et manière de faire au sein de l’Union, est devenue une matrice cognitive et normative encadrant le comportement des États au niveau national. Ce constat permet d’expliquer la difficulté d’un changement de politique publique dans cette affaire. Plus concrètement, l’incapacité de François Hollande à sauvegarder les hauts fourneaux de Florange s’explique par les contraintes institutionnelles de « dépendance au sentier » (path dependence) exercées par le cadre institutionnel européen sur les choix publics effectués au niveau domestique. Toutefois, cette décision publique est empreinte d’un certain pragmatisme politique qui s’explique par la crainte de la réaction des investisseurs ; c’est-à-dire du marché en cas de nationalisation temporaire du site par l’État.

    Willy N'Djali Luswanga, La France dans les opérations de paix en Afrique noire depuis la chute du mur de Berlin : acteurs et prises de décision, thèse soutenue en 2015 à Université de Lorraine sous la direction de Étienne Criqui présidée par Christian Mestre, membres du jury : Raphaël Porteilla (Rapp.)    

    La France a toujours joué un rôle dans le cadre des opérations de paix en Afrique noire,surtout depuis la chute du mur de Berlin avec l’émergence des nouveaux conflits intraétatiquesqui nécessitent non seulement des acteurs traditionnels, mais aussi, des nouveauxacteurs dotés de nouvelles compétences pour ramener la paix et la sécurité dans les sociétésmarquées par les conflits. Cependant, son implication sur les opérations de paix est souventsujette de diverses critiques mal définies comme ingérence dans les affaires intérieures, excèsde bavure, illégalité, retour du néocolonialisme, due à l’absence d’une politique decollaboration cohérente avec d’autres acteurs qui exercent sur le terrain. C’est pourquoi, lestravaux de recherche portent sur les opérations françaises de paix, les acteurs de relationsinternationales français qui participent sur les opérations de paix, et enfin, sur lacompréhension des interactions décisionnelles au niveau de chaque opération. Il s’agit demettre en lumière les spécificités des pratiques politiques, des différentes stratégies déployéespar les acteurs, des rapports de force et des enjeux du pouvoir qui sous-tendent la prise dedécision en France dans le cadre des opérations de paix.