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Droit pénal médical

Droit pénal médical

Contentieux médical, responsabilité pénale, droits du patient

Auteur(s) : 3759

Édition : 2019

ISBN: 978-2-275-06562-5

Présentation de l'éditeur

Le droit pénal médical est constitué de l'ensemble des règles répressives qui permettent et organisent la sanction pénale du médecin ayant commis une infraction à l'occasion ou dans l'exercice de sa profession. Alors que la médecine apparaît aujourd'hui de plus en plus technique, spécialisée et surtout efficace, le malade, jadis protégé par le paternalisme médical, est devenu au xxie siècle un patient autonome qui n'hésite plus à revendiquer des droits que le législateur contemporain lui a accordés. Face à un droit pénal médical qui occupe désormais une place prégnante, y compris sur la scène médiatique, l'ambition de cet ouvrage est de montrer la réalité du risque pénal médical et d'exposer la norme pénale que le médecin doit respecter afin de lui donner les moyens de comprendre le raisonnement du juge pénal en cas de mise en cause. 

À jour de la jurisprudence la plus récente et des dernières évolutions législatives (lois relatives à la fin de vie, à l'organisation et à la transformation du système de santé, à la bioéthique), il ambitionne également de provoquer la réflexion du lecteur sur des sujets sensibles et d'actualité (grandes affaires de santé publique, affaire Lambert) afin de montrer que le droit pénal médical, aussi précoce soit-il, est un droit qui se prête déjà volontiers à la généralisation, à la logique et à la cohérence. L'ouvrage est destiné à tous ceux qui ont vocation à appliquer le droit pénal médical qu'ils soient médecins, juristes, avocats ou magistrats. Il intéressera également les étudiants des facultés de droit et de médecine.

La Convention de Vienne sur le droit des traités

La Convention de Vienne sur le droit des traités

Bilan et perspectives 50 ans après son adoption

Auteur(s) : 4558,4767

Édition : 2019

ISBN: 978-2-233-00934-0

Présentation de l'éditeur

Habituellement, la célébration de l’anniversaire d’un grand texte juridique est marquée par des compliments sur sa nécessaire utilité et son incontestable effectivité. A rebours de ce paradigme, l’axe de ce colloque international, tenu à Grenoble le 15 mars 2019, concerne le bilan et les perspectives de l’ineffectivité partielle ou totale de certaines dispositions de la Convention de Vienne de 1969 (CV) sur le droit des traités, texte au surplus supplétif.

Une approche strictement théorique s’avèrerait insuffisante pour appréhender l’ineffectivité de telle ou telle disposition de la CV, en raison de son indifférence à l’égard de la pratique. En revanche, la démarche pragmatique retenue permet bien de saisir la pratique étatique et la jurisprudence pertinente en la matière.

L’originalité de cette thématique est indéniable parce qu’aucune recherche n’a jusqu’à présent été faite sur la « mauvaise » application de cette CV, les travaux existant se focalisant a contrario sur la « bonne application » de ce traité.

Afin d’établir le bilan et envisager les perspectives de l’ineffectivité relative ou intégrale de dispositions de la CV, il convient de faire une distinction entre ce qui relève des domaines de l’inapplication et de la modification. Les raisons de cette inapplication peuvent être soit d’ordre temporel – la désuétude –, soit d’ordre structurel – les mécanismes verticaux et hiérarchisés inhérents à la nullité absolue étant inadaptés au caractère horizontal de l’ordre juridique international, caractérisé par l’égale souveraineté des Etats. Quant à la modification de dispositions de la CV, d’une part la pratique des Etats et la jurisprudence pertinente permettent de constater ces changements et, d’autre part, la nécessité d’une adéquation entre les faits et le droit laisse envisager certaines innovations textuelles.

Les conflits armés en mutation

Les conflits armés en mutation

Jérôme de Hemptinne

Édition : 2019

ISBN: 978-2-233-00935-7

Présentation de l'éditeur

Le morcellement du champ d’application du droit international humanitaire en diverses catégories de conflits armés, internationaux et non internationaux, de haute et de basse intensité, ne s’harmonise pas facilement avec la nature des hostilités contemporaines. Celles-ci se laissent difficilement enfermer, une fois pour toutes, dans l’une ou l’autre de ces catégories. En effet, de nos jours, rares sont les conflits armés qui sont en permanence internationaux ou non internationaux, de haute ou de basse intensité. Qu’il soit afghan, centrafricain, congolais, irakien, israélo-palestinien, ivoirien, libyen, malien, somalien, syrien, ukrainien ou yéménite, ces conflits évoluent tous au fur et à mesure de leur déroulement, au gré des interventions et retraits de forces armées externes, des contrôles que ces forces exercent, puis perdent, sur d’autres forces, des structurations et déstructurations des groupes armés en combat, des variations d’intensité des opérations militaires ou des pertes et regains d’effectivité des belligérants. L’objet de cet ouvrage est précisément d’analyser les contours de ces processus de mutation et leurs répercussions sur le droit applicable. Il est également de montrer que, dans la plupart des conflits armés d’aujourd’hui, lorsque ces processus se combinent entre eux ou se succèdent, le système de classification des conflits armés envisagé par le droit international humanitaire apparaît de plus en plus obsolète et nécessite donc d’être repensé.

Jérôme de Hemptinne enseigne le droit international humanitaire et le droit international pénal dans les Universités de Louvain et de Lille ainsi qu’à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’Académie de droit international humanitaire et de droits humains de Genève. 

Il est également chercheur à l’Université de Genève. 

Précédemment, Jérôme de Hemptinne a travaillé pendant près de vingt ans aux Nations Unies, dont au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, au Tribunal spécial pour le Liban et au Bureau du Conseiller juridique des Nations Unies à New York. 

Il a récemment participé à la rédaction du règlement de procédure et de preuve de la Cour pénale spéciale en République centrafricaine. Il est membre du comité éditorial du Journal of International Criminal Justice.

La diffamation saisie par les juges en Europe

La diffamation saisie par les juges en Europe

Auteur(s) : 4329,4606

Édition : 2019

ISBN: 978-2-233-00936-4

Présentation de l'éditeur

Fruit d’un colloque organisé par l’IREDIES à l’automne 2018, La diffamation saisie par les juges en Europe porte sur une question dont l’actualité, à l’ère des réseaux sociaux, est chaque jour plus aigüe.

L’accès largement facilité à différents forums d’expression publique radicalise en effet les termes d’un conflit classique. D’un côté, le droit à la réputation ; de l’autre, le droit de parler librement.

Le droit à la réputation bénéficie, dans les systèmes de common law comme dans les droits continentaux, d’une protection ancrée dans le temps long, adossée à de fortes justifications philosophiques et politiques. Ceux qui jettent le discrédit sur l’un de leurs concitoyens, sur une institution de la Cité ou sur l’un de ses serviteurs, doivent être appelés à répondre de leurs actes. Il en va de la paix civile, de la simple civilité, mais aussi du respect d’autrui. Les Etats parties au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ont ainsi l’obligation minimale de protéger chacun contre « des atteintes illégales à son honneur et à sa réputation ».

Or les Etats doivent aussi garantir l’exercice de la liberté d’expression, qui inclut évidemment le droit de critiquer, de dénoncer, de brocarder, de révéler des vérités cachées… Mais jusqu’où ? Quelles responsabilités emporte la faculté de « livrer aux chiens l’honneur d’un homme » ? La question posée par François Mitterrand le jour des funérailles de Pierre Bérégovoy fait écho à la définition que la Cour européenne des droits de l’homme donne des journalistes ou des associations lanceuses d’alerte : « chiens de garde de la démocratie ».

Aboyer pour alerter la Cité et protéger le bien commun, ou aboyer pour mordre et tuer ? Les contributions réunies dans cet ouvrage montrent que le curseur est difficile à fixer. Les cours régulatrices dont la jurisprudence est ici examinée s’efforcent, en fonction des différents ordres de valeurs juridico-politiques dont elles sont les gardiennes, de fixer un cap aux juridictions du fond appelées, vaille que vaille, à maintenir un équilibre entre deux exigences démocratiques contradictoires.

Cet ouvrage réunit les contributions de Jean-Sylvestre Bergé, Laurence Burgorgue-Larsen, Gwénaële Calvès, Brice Dickson, Emmanuel Dreyer, Tarlach Mc Gonagle, Anne-Marie Thévenot-Werner et Zlotan J. Toth.

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